#george_floyd

  • 8 Minutes and 46 Seconds : How George Floyd Was Killed in Police Custody [Video]
    https://www.nytimes.com/2020/05/31/us/george-floyd-investigation.html
    https://static01.nyt.com/images/2020/05/27/autossell/flyod-site-1-white-box/flyod-site-1-white-box-facebookJumbo.jpg
    By Evan Hill, Ainara Tiefenthäler, Christiaan Triebert, Drew Jordan, Haley Willis and Robin Stein - The New York Times

    The Times has reconstructed the death of George Floyd on May 25. Security footage, witness videos and official documents show how a series of actions by officers turned fatal. (This video contains scenes of graphic violence.)
    https://www.nytimes.com/video/us/100000007159353/george-floyd-arrest-death-video.html

    On May 25, Minneapolis police officers arrested George Floyd, a 46-year-old black man, after a deli employee called 911, accusing him of buying cigarettes with a counterfeit $20 bill. Seventeen minutes after the first squad car arrived at the scene, Mr. Floyd was unconscious and pinned beneath three police officers, showing no signs of life.

    Attention, comme ils le disent, la vidéo est difficilement soutenable. Et implacable quand à la responsabilité de Dereck Chauvin dans la mort et la torture de #George_Floyd qui n’a jamais opposé de résistance.

    #police #maintien_de_l-ordre #violences_policieres #violences_systémiques #racisme

    https://seenthis.net/messages/857799 via ¿’ ValK.


  • Mort de George Floyd : à Minneapolis, le caractère multiracial des émeutes ébranle les certitudes des autorités, Laurent Borredon
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/31/mort-de-george-floyd-a-minneapolis-le-caractere-multiracial-des-emeutes-ebra

    Des responsables de la communauté noire à la Maison Blanche, tout le monde a voulu voir, samedi, la main des militants « antifas » derrière les destructions. La réalité est bien plus complexe.

    « C’est notre ville » , explique, tout simplement, l’un des volontaires. Samedi 30 mai, Minneapolis (Minnesota) est à peine réveillée d’une nuit d’émeutes, qu’une nuée d’habitants équipés de pelles et de balais est déjà à l’œuvre pour nettoyer les décombres fumants, tout juste éteints par les pompiers à l’aube.

    A Midtown, sur Lake Street, et tout particulièrement à l’intersection avec Chicago Avenue, les stigmates sont sévères. Cinq jours après la mort de George Floyd – un Afro-Américain – lors de son interpellation par un policier blanc, Derek Chauvin, à South Minneapolis, et quelques heures seulement après l’annonce de l’inculpation de ce dernier pour meurtre, les destructions n’ont pas connu de répit.

    En l’absence de la police et de la Garde nationale, occupées, à l’est de la ville, à sécuriser les ruines du commissariat du troisième district, incendié la veille, et, à l’ouest, à bloquer l’accès au poste du cinquième district, encore debout, les casseurs ont eu toute la nuit pour passer leur rage sur les commerces de la rue, qui ont brûlé jusqu’aux dernières heures de la nuit. Ce n’est que vers 5 heures que les pompiers, accompagnés de membres de la Garde nationale, ont fait leur apparition. Les bâtiments ne sont déjà plus qu’un souvenir.

    Qui est le responsable de ce désastre ? Avec une belle unanimité, tout le monde a désigné les « antifas » , militants d’extrême gauche. Des groupes de casseurs qui seraient venus d’autres Etats. Un épouvantail bien commode.

    Emballement

    Pour les représentants traditionnels des Afro-Américains – l’un d’eux, lors d’une conférence de presse avec le gouverneur de l’Etat, a clairement pointé du doigt « les Blancs » –, cela permet de détourner l’attention de leur communauté, mais aussi de leur propre décalage avec une jeunesse en colère qui ne veut plus se satisfaire de prières et de citations de Martin Luther King. Les autorités locales, elles, diluent la responsabilité de leur échec patent et tentent de mettre un coin dans une mobilisation dont elles ne comprennent pas les ressorts. Quant au président Donald Trump, lui, qui a affirmé sans preuve que « 80 % des émeutiers venaient de l’extérieur de l’Etat » , il reste dans son registre habituel.

    L’emballement a atteint les chaînes d’information en continu, samedi. On a ainsi vu apparaître sur MSNBC un retraité de l’antiterrorisme expliquer doctement, confiné dans son bureau à des centaines de kilomètres du Minnesota, que de nombreux manifestants portaient des « signes distinctifs » des antifas. Et un bruit s’est même répandu comme une traînée de poudre dans la ville traumatisée : ce serait en fait des militants d’extrême droite qui seraient venus jeter de l’huile sur un feu déjà bien vif.

    En fin de journée, la réalité a rattrapé le fantasme. Le maire de Saint Paul, la ville sœur de Minneapolis, affirmait que « 100 % » des personnes arrêtées venaient de l’extérieur ? Elles n’étaient en fait que 4 sur 18, ont prouvé les registres de la prison du comté. L’édile a dû reconnaître, en fin de journée, son erreur. Au total, 83 % des interpellés vendredi dans l’agglomération venaient de l’Etat – l’exact inverse du chiffre cité par Donald Trump – et 56 % de Minneapolis-Saint Paul.

    A tous les niveaux, les officiels semblent avoir des difficultés à appréhender la réalité d’une rébellion multiraciale, qui rassemble la jeunesse afro-américaine, les immigrants d’origine somalienne, les Latinos et enfin les habitants, majoritairement blancs, des banlieues résidentielles. Entre le chômage et la fermeture des universités liés au confinement dû à l’épidémie de coronavirus, tous sont disponibles, simultanément, de manière inédite. Dans l’Etat voisin du Michigan, à Detroit, pas moins des deux tiers des personnes interpellées viennent ainsi des « suburbs ».

    Merci « d’être avec nous aujourd’hui »

    Cette réalité, samedi après-midi, les participants à la manifestation pacifique devant le commissariat du cinquième district n’avaient pas de problèmes à l’accepter. La majorité de l’assistance est blanche, et une intervenante n’hésite pas à remercier ces « alliés blancs » dans la lutte contre les violences policières subies par les minorités aux Etats-Unis.

    Elle balaye d’une phrase les condamnations des destructions de la nuit : « Je m’en fiche de Target [grand magasin incendié jeudi], de Wells Fargo [une banque dont les ruines fument encore derrière l’assemblée d’un petit millier de personnes]. Parce que vous savez qui n’ira jamais chez Target, chez Wells Fargo ? » « George Floyd », crie, de concert, la foule.

    Quelques minutes plus tard, une autre jeune femme noire issue du quartier remercie les mêmes « d’être avec nous aujourd’hui » et les exhorte à éduquer leurs enfants : « Vos enfants sont les policiers, les procureurs, les juges de demain. Ayez cette conversation [sur les discriminations raciales] à la table du dîner ce soir. » Face à elle, les manifestants opinent.

    Ce que les autorités ont bien compris, néanmoins, c’est l’échec de leur stratégie de maintien de l’ordre. Samedi soir, dès la tombée du couvre-feu, la police de Minneapolis, assistée de la police d’Etat, a dispersé violemment un groupe de manifestants qui quittait, pourtant, les lieux de la manifestation de l’après-midi. A la surprise générale, vu sa passivité des jours précédents. De New York à Los Angeles, en passant par Minneapolis, les autorités ont décidé, samedi, d’éteindre l’incendie à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

    #George_Floyd #Black_lives_matter #émeutes #riots

    https://seenthis.net/messages/857372 via colporteur


  • La fabrique des « agitateurs extérieurs »
    https://came2016.wordpress.com/2020/05/28/la-fabrique-des-agitateurs-exterieurs
    https://came2016.files.wordpress.com/2020/05/poster1370.jpg?w=1200

    Traduction par le Collectif Auto Media énervé

    Article initialement paru le 20 août 2014 sur CrimethInc. Republié et traduit aujourd’hui suite aux émeutes en cours à Minneapolis en réaction au meurtre de #George_Floyd par la police, avant que des théories conspirationnistes circulent sur les responsables de ces émeutes. Retour sur la stratégie de division des médias, de la police et de l’État du Missouri lors des émeutes de Ferguson en 2014 suite au meurtre de Michael Brown par la police.

    Article original : The Making of “Outside Agitators”
    https://fr.crimethinc.com/2014/08/20/feature-the-making-of-outside-agitators

    La police militarisée d’aujourd’hui entend dire qu’elle opère sur deux terrains différents à la fois : non seulement celui de la rue, mais aussi celui du discours. Tant que la plupart des personnes restent passives, la police peut harceler, battre, arrêter et même tuer des personnes en toute impunité – en tout cas certaines personnes. Mais parfois, les protestations deviennent « incontrôlables », c’est-à-dire qu’elles ont en fait un impact sur la capacité des autorités à garder la population sous contrôle. Alors, sans surprise, la police et les politiciens passent à la deuxième stratégie de leur manuel : ils déclarent qu’ils soutiennent les manifestant-e-s et sont là pour défendre leurs droits, mais quelques mauvaises pommes gâchent le tout. Dans ce nouveau récit, les ennemi-e-s des manifestant-e-s ne sont pas les policiers qui gazent et tirent sur les gens, mais celleux qui résistent à la police et à sa violence. Lorsque cette stratégie fonctionne, elle permet à la police de recommencer à harceler, battre, arrêter et tuer des personnes en toute impunité – en tout cas, certaines personnes.

    De #Ferguson à #Minneapolis
    Des U.S jusqu’ici
    #ICantBreathe
    Même système, sans frontières...

    « Si vous n’êtes attentifs-ves, les journaux vous feront haïr les personnes oppressées et aimer celles qui font ces oppressions. »
    Malcolm X

    https://seenthis.net/messages/856759 via ¿’ ValK.