• « Toi, je sais que tu veux ma bite » : à Ubisoft Monde, qui protège les femmes ?
    https://www.numerama.com/politique/635193-toi-je-sais-que-tu-veux-ma-bite-a-ubisoft-monde-qui-protege-les-fem

    Les problèmes de sexisme et de harcèlement ne se retrouvent pas seulement au département éditorial, « fierté d’Ubisoft » et porte étendard de la firme. Pendant plusieurs semaines, Numerama a parlé à plusieurs dizaines de témoins, employés ou anciens de la boîte, qui rapportent tous le même discours : à tous les étages, de Paris aux États-Unis, qu’importe la qualification, le harcèlement et les agressions ne sont pas assez pris au sérieux, même quand des témoins se risquent à aller en parler aux RH. Une mise à (...)

    #Ubisoft #manipulation #sexisme #violence #femmes #harcèlement #viol #travail (...)

    ##jeu
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  • Harcèlement sexiste et sexuel à Ubisoft : « Il a tenté de m’embrasser, tout le monde rigolait »
    https://www.numerama.com/politique/635049-harcelement-sexiste-et-sexuel-a-ubisoft-il-a-tente-de-membrasser-to

    Dans une enquête en deux parties, Numerama met au jour des agissements intolérables au sein d’Ubisoft, que dénoncent une trentaine d’employés et anciens salariés. Harcèlement sexuel, tentatives d’agression sexuelle, protection d’hommes haut placés : nos témoins parlent d’une ambiance non seulement toxique pour les femmes, mais aussi largement tolérée par un pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux. Le service édito du siège parisien, la « fierté d’Ubisoft », sur lequel ce premier (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #jeu #travail

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    https://seenthis.net/messages/865054 via e-traces


  • Facebook is out of control. If it were a country it would be North Korea
    https://www.theguardian.com/technology/2020/jul/05/facebook-is-out-of-control-if-it-were-a-country-it-would-be-north-korea

    If the combined might of brands like Unilever and Coca-Cola don’t scare Mark Zuckerberg, who can hold the social media platform to account ? There is no power on this earth that is capable of holding Facebook to account. No legislature, no law enforcement agency, no regulator. Congress has failed. The EU has failed. When the Federal Trade Commission fined it a record $5bn for its role in the Cambridge Analytica scandal, its stock price actually went up. Which is what makes this moment so (...)

    #Coca-Cola #Starbucks #Unilever #Facebook #Instagram #WhatsApp #manipulation #domination #violence #BlackLivesMatter #extrême-droite (...)

    ##harcèlement
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  • Harcèlement : Ubisoft réagit, nos témoins répondent
    https://next.liberation.fr/culture/2020/07/03/harcelement-ubisoft-reagit-nos-temoins-repondent_1793241?xtor=EREC-2

    Dans une lettre, le PDG Yves Guillemot dessine les premières mesures pour assainir la culture interne du géant des jeux vidéo. Les témoins de notre enquête réagissent. « Nous ne visons pas des ajustements à la marge. Ce que nous voulons mettre en œuvre est un changement structurel au sein d’Ubisoft, en totale adéquation avec nos valeurs qui ne tolèrent aucun comportement toxique et veillent à ce que chacun se sente en sécurité pour s’exprimer. » Vingt-quatre heures après la publication de l’enquête de (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #jeu #GigEconomy (...)

    ##travail
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  • Ubisoft : « Un jour, il me dit "c’est un appel au viol, ce rouge" »
    https://www.liberation.fr/france/2020/07/02/ubisoft-un-jour-il-me-dit-c-est-un-appel-au-viol-ce-rouge_1793177?xtor=ER

    Après notre enquête nourrie de récits de harcèlement et d’agressions sexuels au sein de l’entreprise de jeux vidéo, une ex-employée témoigne à visage découvert auprès de « Libération ». « J’ai vingt ans de carrière à Ubi. je suis une femme et je voulais vous remercier pour votre article. Vous ne venez que de découvrir le sommet d’un iceberg. » Quelques heures après la publication de l’enquête de Libération sur le management de l’équipe éditoriale au siège d’Ubisoft à Montreuil, beaucoup de messages nous (...)

    #Ubisoft #jeu #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol

    https://medias.liberation.fr/photo/1322964-siege-social-d-ubisoft-france.jpg

    https://seenthis.net/messages/864507 via e-traces


  • #MeToo gagne enfin le jeu vidéo
    https://next.liberation.fr/culture/2020/06/25/metoo-dans-le-jeu-video-game-over-pour-les-agresseurs_1792384

    Depuis trois jours, les témoignages affluent sur Twitter à l’encontre d’acteurs majeurs du secteur accusés de viol, agression ou harcèlement sexuels. Jusqu’à présent, et après le mouvement #MeToo, le jeu vidéo et son industrie à 150 milliards de dollars s’était épargné l’examen de conscience. Mais, depuis quelques jours et les accusations formulées contre l’un de ses scénaristes de renom, les langues se délient. Figure majeure de la société américaine Obsidian, travaillant maintenant en freelance, Chris (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #travail

    https://medias.liberation.fr/photo/1321291-major-leagues-have-entered-esports-but-will-anyone-watch.jpg

    https://seenthis.net/messages/864508 via e-traces


  • MeToo in Gaming : Two Ubisoft Executives Placed on Leave
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-06-26/metoo-in-gaming-two-ubisoft-executives-placed-on-leave?cmpid=socialflow-t

    The two men are among several employees under scrutiny by the video game publisher. Ubisoft Entertainment SA, one of the world’s largest video-game publishers, placed two executives and several other employees on administrative leave as part of a corporate investigation into misconduct allegations made public over the last week, according to people familiar with the situation. The two high-ranking employees under scrutiny are Tommy François and Maxime Béland, both vice presidents in the (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #harcèlement #travail #viol #femmes #discrimination

    https://seenthis.net/messages/864324 via e-traces


  • Récits de harcèlement et d’agressions sexuelles à Ubisoft : « Les jeux vidéo c’est fun, on peut tout faire, rien n’est grave »
    https://next.liberation.fr/images/2020/07/01/recits-de-harcelement-et-d-agressions-sexuelles-a-ubisoft-les-jeux-v

    « Libération » a recueilli une vingtaine de témoignages qui décrivent, au siège du numéro 3 mondial du secteur, un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait « un mur des RH ». « Il y a des hommes de pouvoir qui se permettent tout et qui doivent être écartés de l’entreprise parce qu’ils font du mal aux femmes. Et il y a autour d’eux un système global qui cautionne ces comportements et les protège en empêchant tout recours. Un système qui rend impuissant parce que de toute façon, les (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #harcèlement #viol #travail

    https://medias.liberation.fr/photo/1322760-game-maker-ubisoft-holds-press-event-during-annual-e3-conference.jpg

    https://seenthis.net/messages/864279 via e-traces


  • Des dirigeants d’eBay ont piloté une campagne de harcèlement hallucinante pour faire taire des critiques
    https://cyberguerre.numerama.com/5651-des-dirigeants-debay-ont-pilote-une-campagne-de-harceleme

    Un groupe de 6 employés d’eBay, mené par le directeur de la sécurité de l’entreprise, ont lancé une campagne de harcèlement hallucinante contre un couple de quinquagénaires. Ils leur reprochaient d’avoir écrit trop d’avis négatifs sur leur site. En août 2019, un couple de quinquagénaires américains a subi une campagne de cyberharcèlement d’une violence inouïe, orchestrée par six employés d’eBay avec l’aval de leurs dirigeants. Leur tort ? Avoir publié sur leur site ecommercebytes.com des avis sur les services (...)

    #eBay #harcèlement

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    https://seenthis.net/messages/862216 via etraces


  • Le Défenseur des droits dénonce la #discrimination systémique pratiquée par la police - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020620/le-defenseur-des-droits-denonce-la-discrimination-systemique-pratiquee-par

    Comme nous l’avions révélé (à lire ici et là), une douzaine de policiers du Groupe de soutien des quartiers (GSQ), surnommés les « tigres » en référence à l’écusson cousu sur leur tenue, ont, des années durant, contrôlé en permanence et sans motif valable des #jeunes âgés de 14 à 23 ans. 

    Ces contrôles discriminatoires et abusifs s’accompagnaient de propos racistes, d’agressions physiques et de transferts injustifiés au commissariat. En décembre 2015, dix-huit de ces jeunes ont déposé plainte, notamment pour « violences aggravées », « agressions sexuelles aggravées », « séquestrations et arrestations arbitraires » et « discrimination ». Compte tenu du caractère #systématique de ce #harcèlement, les victimes ont tenu à concentrer en une seule plainte l’ensemble des faits subis entre 2013 et 2015. 

    Après avoir obtenu, en avril 2018, la condamnation à des peines de #prison avec sursis pour #violences aggravées de trois policiers (ces derniers ont fait appel), ces mêmes jeunes ont assigné le ministre de l’intérieur et l’agent judiciaire de l’État pour « faute lourde », en l’occurrence des faits de « harcèlement discriminatoire » (à lire ici). 

    Dans le cadre de cette procédure, le Défenseur des droits a été saisi en qualité de « amicus curiae », « ami de la cour », personne qui n’a aucun lien avec les parties et qui apporte une expertise objective susceptible d’aider les juges. 

    Dans sa décision rendue le 12 mai, le Défenseur des droits rappelle que, « sur instructions de la hiérarchie, des opérations de patrouille ont été mises en place ayant pour objectif de repérer les regroupements de jeunes et de les “évincer”, c’est-à-dire de leur demander de quitter les lieux lorsque des nuisances de type tapage », par exemple, étaient constatées.

    https://seenthis.net/messages/857832 via ant1


  • Mark Zuckerberg désavoué par des salariés de Facebook après avoir refusé de signaler des messages polémiques de Donald Trump
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/le-fondateur-de-facebook-mark-zuckerberg-desavoue-par-des-salaries-apre

    Son concurrent Twitter a signalé ou masqué plusieurs messages dans lesquels le président américain partageait de fausses informations ou tenait des propos violents. Le clash entre Twitter et Donald Trump autour de la diffusion de fausses informations éclabousse Facebook. Depuis qu’il a refusé de sanctionner des propos polémiques du président américain fin mai, comme l’a fait Twitter, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, est désavoué publiquement par des employés – un phénomène rare dans la Silicon (...)

    #harcèlement #censure #modération #élections #racisme #manipulation #Twitter #Facebook

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    https://seenthis.net/messages/857782 via etraces


  • New Study Shows Scale of Abuse Against Women on Twitter
    https://time.com/5482390/twitter-online-abuse-women-amnesty-international-study

    Amnesty International has released a study detailing the scale of threats made against women on Twitter, calling the social media platform “a toxic place” in what it claims is the “world’s biggest dataset of online abuse targeting women.” In partnership with Element AI, an artificial intelligence software company, a so-called “Troll Patrol” group of 6,500 volunteers from more than 150 countries helped analyze millions of tweets for Amnesty’s large-scale survey, released Tuesday. The tweets (...)

    #Twitter #sexisme #discrimination #femmes #harcèlement #SocialNetwork #Amnesty

    https://api.time.com/wp-content/uploads/2018/12/GettyImages-867797190.jpg

    https://seenthis.net/messages/855743 via etraces


  • Fessées, menottes, bondage : les préférences sexuelles de 20 000 Français fuitent d’un forum
    https://cyberguerre.numerama.com/4925-fessees-menottes-bondage-les-preferences-sexuelles-de-20-

    [Enquête Numerama] Le site de discussions et de rencontres BDSM Domi a laissé sans protection les données de 20 000 utilisateurs. Un hacker aurait pu mettre la main sur le détail des préférences sexuelles des victimes, et l’utiliser pour les harceler ou les faire chanter. Numerama est remonté jusqu’au responsable de la fuite : l’étrange groupe BD Multimedia dont l’activité se partage entre sites coquins et services financiers. Rarement une fuite de données n’aura été aussi complète sur la vie intime (...)

    #GPS #géolocalisation #BigData #hacking #harcèlement

    //c1.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/05/bondage-ok.jpg

    https://seenthis.net/messages/854258 via etraces


  • China is trolling and hacking Uighur exiles across the world
    https://www.wired.co.uk/article/china-uighur-hacking

    Once, Uighurs forced to flee China would at least get some respite. Not anymore At the ballot box in November, Americans will have to choose between Donald Trump — the Republican incumbent — and “not Donald Trump,” the Democratic challenger. Despite the fact that they overwhelmingly voted for our former vice president in their primary, the Democrats are afraid of running the actual Joe Biden against Donald Trump : a Wall Street lackey with an unsavory record in the Senate and Tara Reade’s (...)

    #WeChat #cryptage #spyware #bot #PGP #écoutes #hacking #harcèlement #Islam #lutte #phishing #surveillance (...)

    ##TheGreatFirewallofChina
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  • Laetitia Avia, la députée LREM qui horrifie ses assistants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120520/laetitia-avia-la-deputee-lrem-qui-horrifie-ses-assistants?onglet=full

    Alors que Laetitia Avia présente mercredi 13 mai en dernière lecture à l’Assemblée nationale sa proposition de loi de lutte contre la haine sur Internet, cinq ex-assistants parlementaires de la députée LREM dénoncent, preuves à l’appui, des humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste. L’élue « conteste ces allégations mensongères ». Laetitia Avia doit concrétiser mercredi à l’Assemblée un combat mené de longue date : le vote final de sa loi contre la (...)

    #racisme #domination #législation #sexisme #harcèlement #LGBT #travail

    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/05/12/avia.jpg

    https://seenthis.net/messages/852875 via etraces


  • Décidément (mais est-ce vraiment une surprise ?) LREM est plein de gens charmants.

    Laetitia Avia, la députée LREM qui horrifie ses assistants - Page 4 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120520/laetitia-avia-la-deputee-lrem-qui-horrifie-ses-assistants?page_article=4

    Alors que Laetitia Avia présente mercredi 13 mai en dernière lecture à l’Assemblée nationale sa proposition de loi de lutte contre la haine sur Internet, cinq ex-assistants parlementaires de la députée LREM dénoncent, preuves à l’appui, des humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste. L’élue « conteste ces allégations mensongères ».

    Laetitia Avia doit concrétiser mercredi à l’Assemblée un combat mené de longue date : le vote final de sa loi contre la haine en ligne. Avocate de formation et militante En marche de la première heure, elle a rapidement gravi les échelons, jusqu’à devenir députée de Paris en 2017, puis porte-parole du mouvement. Lors de son discours général, le premier ministre a même rendu un hommage appuyé à cette élue qui incarne le combat contre toutes les discriminations. Mais d’anciens assistants parlementaires de la députée livrent une version bien plus nuancée. Avec de nombreux documents à l’appui, ils ont accepté de parler, de raconter les coulisses et les méthodes de la porte-parole d’En marche. William, Sophie, Charlotte, Nicolas et Benoît (voir notre Boîte noire), la trentaine pour la plupart, reprochent à Laetitia Avia des humiliations au quotidien. Ils révèlent aussi d’importantes contradictions entre le discours public de l’élue et ses pratiques au travail.

    Aucun de ces assistants parlementaires n’a entrepris de démarche judiciaire. Au départ, d’ailleurs, Sophie ne voulait pas témoigner des pratiques de son ancienne cheffe, pour qui elle a travaillé plus d’un an en 2018. « J’ai tenté de passer à autre chose et il m’a fallu du temps pour me reconstruire, explique-t-elle. Mais de voir qu’elle va faire voter sa loi sur la cyberhaine, qu’elle se positionne sur tous les sujets anti-discrimination, j’ai dû mal à le supporter. » D’après elle, il y aurait « un fossé entre les valeurs qu’elle défend publiquement et ce [qu’elle a] constaté en travaillant à ses côtés ». Les cinq ex-collaborateurs rapportent tous avoir été témoins de propos à connotation sexiste, raciste et homophobe de la part de la députée. Leurs différentes alertes en interne étant restées lettre morte, ils se sont résolus à parler à Mediapart.

    Contactée, la députée nie d’emblée. « Il y a un élément sur lequel vraiment je suis sans appel, c’est le racisme, l’homophobie et le sexisme. Je ne les tolère pas. Je ne les tolère nulle part, y compris dans les cadres privés, y compris pour ce qui est considéré comme étant des blagues, qui ne participent en réalité qu’au racisme ordinaire » (voir notre Boîte noire). De nombreux documents obtenus par Mediapart montrent pourtant l’inverse.

    Selon ses anciens assistants, un ex-salarié d’origine asiatique, qui n’a pas souhaité livrer de commentaires, en faisait régulièrement les frais. « C’était son bouc émissaire, elle l’appelait parfois “le Chinois” ou reprenait des clichés racistes pour parler de lui », se souvient Sophie. Ainsi, en avril 2018, elle cherche à savoir qui a encaissé un chèque et l’accuse sur la messagerie cryptée Telegram, en confiant à un autre collaborateur : « Ça sent le Chinois. »

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    Dans un autre message envoyé dans la boucle de toute l’équipe, elle écrit : « Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac », par référence au cliché raciste qui veut que les personnes asiatiques soient plus compétentes en informatique.

    Juste avant de partir en vacances, le 12 août 2017, elle envoie une note vocale à toute l’équipe dans laquelle elle reproche notamment à ce salarié de ne pas avoir créé son site internet ni nettoyé son image. Laetitia Avia met en effet beaucoup d’énergie à faire oublier un article du Canard enchaîné révélant qu’elle avait mordu un chauffeur de taxi. Dans ce document sonore que Mediapart a pu écouter, elle demande très sérieusement : « Alexandre* étant vraiment, malgré ses origines, pas le meilleur sur les sujets informatiques, je vais transférer ces sujets-là à Nathalie*. Donc Nathalie*, maintenant, c’est vraiment une de tes priorités de ta rentrée, c’est ma e-réputation. […] Le site internet, je veux qu’on avance. Et Wikipédia. Wikipédia, il y a plusieurs choses à faire. Il faut prendre le contrôle sur cette page. Il ne suffit pas juste de supprimer le paragraphe sur Le Canard enchaîné, il faut le réécrire de toute façon et le sourcer quand on le réécrit. »

    En public, la députée mène aussi un travail en faveur des droits LGBT et rencontre régulièrement de nombreuses associations pour évoquer ce sujet. « Très honorée de porter haut et fort notre combat contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie sur Internet : en mai, je déposerai une proposition de loi contre la cyberhaine », rappelait-elle sur Twitter. En privé, ce serait une autre histoire. « Régulièrement, elle se permet des sorties très déplacées sur l’orientation sexuelle d’un collègue homosexuel. »

    Parfois, la députée se lâche même à l’écrit, comme en avril 2018, juste après avoir voté un amendement en faveur des réfugiés LGBT. « On a voté l’amendement des PD », se félicite-t-elle, sans le moindre smiley pour nuancer son propos.

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    Autre exemple resté dans la mémoire des assistants : le 6 juin 2018, devant son équipe, elle liste un à un, en commentant, les membres du gouvernement de l’époque. Et critique la communication d’une ex-ministre d’Édouard Philippe, d’après des documents que nous avons pu consulter : « C’est ma copine [mais] elle communique très mal sur ce qu’elle fait. C’est ce qu’il se passe quand tu mets un gay à la com’. »

    Aussi très active dans la lutte contre le sexisme – elle a notamment corédigé un rapport sur le harcèlement de rue –, Laetitia Avia publie de nombreuses interviews ou tweets sur le sujet. « Dans le monde politique aussi il faut combattre le sexisme du quotidien, les remarques déplacées ou le paternalisme », dit-elle en octobre 2018. Et d’ajouter : « Je suis fière d’être parmi ces dix femmes qui montent au front contre le sexisme… » Pourtant, devant son équipe, les propos sexistes fuseraient, selon ses ex-collaborateurs. « Elle insulte souvent les députées qu’elle n’aime pas de “pute”. Elle se moque aussi beaucoup de leur physique », révèle Nicolas, qui a gardé plusieurs messages pour le prouver. En janvier par exemple, elle envoie une photo de sa collègue et députée Aurore Berger pour la comparer au Pingouin dans Batman, le défi.

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    En février, elle envoie une photo de la même députée pour commenter sa tenue.

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    « Parfois, elle se moque du physique de certaines militantes de sa circonscription, mais aussi de membres de l’équipe quand ils ne sont pas là. L’un est trop gros, l’autre s’habille mal, se souvient Benoît. Avia, c’est une gamine de 4e B au collège qui n’a pas grandi et pour qui la vie est une cour de récré. Mais ça peut faire très mal quand c’est vous qui êtes ciblé. Et ce n’est pas digne, ni d’une supérieure hiérarchique, ni d’une représentante de la nation. »

    Trois anciens salariés évoquent aussi la fois où un conseiller de Paris et militant LREM a envoyé une photo de son sexe par erreur dans une boucle Telegram de députés. « Elle a fait une capture d’écran très rapidement et depuis montre cette photo à qui veut la voir, ainsi qu’à des députés. Même après l’affaire Griveaux, quand il apparaissait évident que cela participait à une forme de harcèlement, elle continuait d’exhiber cette photo pour se moquer de lui », raconte Sophie. Un témoignage corroboré par trois autres assistants parlementaires.

    « Parfois, on se demandait pourquoi elle avait voulu représenter LREM et faire de la politique », témoigne Benoît, qui estime que la députée « méprise ses électeurs ». Laetitia Avia délèguerait en effet la majorité de ces rendez-vous en circonscription. « Les rares fois où elle vient à sa permanence, elle fait tout pour ne pas répondre à ses administrés. »

    Les cinq anciens assistants parlementaires dénoncent également les méthodes de travail de la députée. « Avia, c’est un système qui vous broie », analyse aujourd’hui William, qui a travaillé avec la députée pendant plus d’un an. Selon lui, le turn-over de son cabinet donne déjà un indice : en à peine trois ans, six personnes ont déjà quitté son équipe et une autre s’apprête à le faire. Au sein de son bureau, Laetitia Avia s’entoure de trois collaborateurs, l’un qui gère sa circonscription du XIIe arrondissement de Paris, le deuxième qui s’occupe de sa communication et le dernier qui travaille les sujets législatifs.

    En 2017, comme les années suivantes, les reproches sont les mêmes : des conditions de travail intenables et une surveillance permanente de leur activité. Charlotte se souvient : « Travailler pour elle, c’était être sollicitée de 7 heures à 1 heure du matin. Même le week-end. » Tous disent avoir été « noyés » par le travail. « Si on lui disait que c’était trop ou qu’on n’avait pas dormi de la nuit, elle se fichait de notre état », dit Sophie.

    Progressivement, l’équipe accuse le coup et alerte quand elle le peut les nouveaux stagiaires qu’ils ont intérêt à « se blinder ». « Au début, j’essayais de me protéger mais, comme d’autres, j’ai été vite démunie. Il y avait un paradoxe insupportable : elle était capable de piquer de grosses colères ou de nous infantiliser en permanence, mais pouvait devenir tout à fait adorable ou s’excuser quand elle allait trop loin. Psychologiquement, c’est très dur à gérer et ça maintenait une emprise », explique William. « Je pensais constamment à vouloir démissionner sans y parvenir », ajoute Sophie.

    Parmi tous les assistants parlementaires que nous avons contactés, cinq ont donc accepté de raconter ce qu’ils avaient vécu. Les autres n’ont pas voulu répondre, à part une d’entre elles qui nous a expliqué : « Globalement, les députés sont exigeants. Pour ma part, j’ai travaillé avec elle pendant la campagne, avant qu’elle soit députée. Elle m’a donné ma chance et ça se passait globalement bien. Puis j’ai travaillé deux mois pour elle il y a deux ans lors d’un turn-over dans son équipe. Ça s’est bien passé. Elle ne m’a pas traumatisée. »

    Pour communiquer avec son équipe, Laetitia Avia passe principalement par un groupe sur l’application Telegram. C’est là qu’elle sollicite untel pour publier un tweet, un autre pour avoir une fiche de synthèse ou un compte rendu d’audition. « Elle avait l’habitude de critiquer notre travail ou de nous réprimander devant nos collègues, c’était très humiliant et cela maintenait une concurrence malsaine entre nous », relate Benoît. Dans un échange avec ses collaborateurs, elle-même reconnaît : « Je ne peux pas passer mon temps à vous taper dessus, à vous gueuler dessus. Ça m’épuise. »

    Le 31 janvier, elle va jusqu’à créer une conversation baptisée “Biiiiitch Talking” illustrée par une image d’un tableau à craie sur lequel est écrit « GOOD BYE ! » pour se moquer d’un de ses salariés dont elle venait se séparer. Elle y poste notamment un gif la représentant lui donner un violent coup de pied aux fesses.

    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/05/12/8-gif-bitch-talking.png?width=149&height=72&width_format=pixel&height_format=pixel

    Le 26 février, et une fois la rupture conventionnelle signée, elle précise que ce salarié est maintenant son « ennemi » et se vante : « Bon, je viens de faire pleurer Alexandre*. Mais il m’a saoulée. Il a signé. » Le tout sans prendre en compte le fait qu’un collaborateur fasse preuve de compassion à l’égard d’Alexandre. « Moi, j’avais honte de participer à ces méchancetés mais je m’y sentais obligé pour avoir la paix », regrette William.

    « Je suis une députée exigeante envers mes collaborateurs, car ils sont bien payés mais je suis hyper souple sur les horaires. Je suis très peu présente au bureau, donc oui nous échangeons beaucoup par Telegram », concède seulement la députée qui dément avoir déjà humilié son équipe ou usé de « méthodes brutales » : « Dès qu’il me reste de l’argent sur mon enveloppe, je leur verse des primes. Je valorise leur travail. »

    Cependant, Laetitia Avia n’hésiterait pas non plus à exiger de son équipe qu’elle remplisse des tâches sans lien manifeste avec le travail parlementaire. « Elle nous demandait de gérer ses rendez-vous personnels comme de prendre rendez-vous chez le notaire ou de réserver une place pour son mari à Roland-Garros », raconte Nicolas. « Elle avait aussi prévenu l’équipe qu’elle ne supportait pas la chaleur et m’avait demandé d’avoir une bouteille d’eau et un brumisateur toujours sur moi pour elle lorsqu’il faisait chaud. En juin 2018 par exemple, j’ai dû brumiser ses jambes à plusieurs reprises », se souvient Sophie.

    D’après des échanges écrits consultés par Mediapart, la députée, qui donne parfois des cours à Sciences-Po, charge même l’un de ses collaborateurs de corriger ses copies de droit des sociétés. « J’ai accepté car à l’époque je voulais faire bonne figure et elle me l’avait demandé gentiment », se remémore William. « Mais j’ai rapidement déchanté car ce jour-là, je voulais l’accompagner au Congrès des maires. Elle savait que j’y tenais, mais elle a conditionné ma venue au fait que je termine ses corrections. Je les ai terminées trop tard et je n’ai donc pas pu y aller. »

    C’est aussi William qui s’occupe d’harmoniser les notes globales de ses étudiants « à la louche ». « Mets 1,5 en plus », demande la députée : « Avec 12,5 de moyenne on me laissera tranquille. » Manque de chance pour elle, un étudiant de la prestigieuse école se plaint quelques mois plus tard de sa note et cherche à « avoir des informations sur (sa) copie, notamment sur les points faibles ». « On lui dit la vérité ? », s’amuse Laetitia Avia incapable de justifier la note de l’étudiant.

    Auprès de Mediapart, Laetitia Avia insiste sur l’attention qu’elle porterait à ses collaborateurs : « Je leur offre des cadeaux, des soins, plein de trucs sur mes deniers personnels. Je les ai emmenés en week-end dans ma maison de campagne... » À propos de ce week-end justement, l’équipe ne semble pas en avoir le même souvenir qu’elle. En avril 2018, la députée décide d’organiser un team building pour renforcer les liens de l’équipe et améliorer l’efficacité de chacun.

    Le séjour a lieu dans sa maison de campagne dans le Morvan. Une fois sur place, les collaborateurs découvrent qu’ils vont devoir dormir dans des chambres avec une intimité tout à fait relative. « C’était encore en travaux, seul un rideau faisait office de porte. Avec des amis, pas de problème, mais avec sa boss... », raconte Sophie. Et rien ne se passe comme prévu. Un soir, l’équipe joue à un jeu de société, mais Laetitia Avia perd une partie. « Elle ne l’a pas supporté et a engueulé l’une de mes collègues en l’accusant d’avoir perdu à cause d’elle. Puis elle a fait le lien avec le boulot en lui disant qu’elle manquait de rigueur, au travail comme pour les jeux de société. »

    À l’issue de ce séjour, elle envoie un bilan à son équipe. « Il s’agissait d’un plan de carrière hypothétique avec des vrais objectifs et des choses plus fantaisistes », explique William. « Écrire une PPL, mener une réflexion Grand Paris, écouter de la musique actuelle et des séries », retient-elle dans la rubrique « Actions ». « Devenir ministre de la justice, entrer au gouvernement, publier une tribune dans Le Monde, que plus personne ne cite le nom de Sandrine Mazetier [l’ancienne députée de sa circonscription et sur la même liste que Laetitia Avia pour les municipales à Paris – ndlr] – jamais – que je devienne la référence », résume-t-elle dans la rubrique « Objectifs ».

    Après ce séjour, les salariés envoient tous un message de remerciement à la députée. Ils racontent d’ailleurs volontiers qu’à d’autres moments aussi, par peur de perdre leur emploi ou parce qu’ils ne voulaient pas fâcher leur employeur, ils ont pu envoyer des messages sympathiques souvent agrémentés de smileys.

    Il n’empêche : c’est après ce passage dans le Morvan que certains ex-salariés disent avoir pris conscience des conséquences psychologiques « dramatiques » selon leur récit, du comportement de la députée. Deux ont d’ailleurs été l’objet d’un arrêt maladie. « On a commencé à se protéger mutuellement, et prendre progressivement conscience de l’emprise qu’elle avait sur nous. » En juin 2018, la psychologue d’un des employés en question rapporte dans un certificat intitulé « Signes d’alerte d’une souffrance au travail » le récit qu’elle a recueilli. La psychologue y fait notamment part de son « inquiétude concernant des signes alarmants » : « “Boule au ventre” en se levant le matin à l’idée de se rendre sur le lieu de travail, persistante, maintenant, tout au long de la journée, vécu d’humiliations et de menace, doubles injonctions rendant impossible un travail évalué positivement… »

    Le comportement de la députée semble par ailleurs parfois éloigné du droit du travail. Sophie par exemple, a été officiellement embauchée en février 2018 mais assure avoir commencé à travailler un mois avant sans être rémunérée. En août de la même année, la députée a aussi, au moins dans un premier temps, refusé de payer des congés à une autre salariée qui avait travaillé pour elle quelques mois en CDD. L’employée en question s’en plaint à l’époque à sa collègue : « Elle est tellement méchante, elle ne veut pas me verser mes congés. Elle veut que je prenne trois jours de congé et que je vienne quand même travailler parce qu’elle n’a pas les moyens. »

    Le 23 janvier 2019, Laetitia Avia se dispute avec l’une de ses collaboratrices. La députée accepte une rupture conventionnelle mais ne respecte pas les formalités requises en demandant notamment à ce qu’elle quitte l’équipe immédiatement. Elle exige qu’elle pose ses congés pour ne pas avoir à les lui payer. Patrice Petriarte, représentant syndical chez Solidaires se déplace alors dans son bureau pour lui rappeler ses obligations légales. « Je fais très souvent ce genre de rendez-vous, mais c’est la première fois que cela se passe aussi mal. Elle était menaçante en répétant sans cesse qu’elle était avocate. Je suis resté impassible en lui rappelant que j’étais conseiller de la salariée. Mais j’ai vu une équipe terrorisée par leur cheffe », explique-t-il auprès de Mediapart.

    Après cet entretien, Laetitia Avia est très agacée : « Elle est malade là, je vais l’exploser. (Quand) elle revient au bureau, vous lui mettez une chaise et elle reste là jusqu’à la fin de la journée », dit-elle au reste de l’équipe. Elle réfléchit alors à annuler la rupture conventionnelle pour la licencier à la place. Pour cela, elle demande à une partie de l’équipe de témoigner pour faire comme si la dispute avec la salariée avait eu lieu bien plus tôt et ainsi avoir des raisons légales de la licencier : « Je vais avoir besoin de vous. J’ai besoin d’une attestation, parce que comme je ne lui ai pas notifié sa mise à pied à titre conservatoire, il faut que je puisse attester qu’au début, les choses… ce qu’il s’est passé la semaine dernière. » Elle n’ira finalement pas jusqu’au bout, la salariée en question ayant alerté la déontologue et une rupture conventionnelle sera signée en mars.

    Si la plupart de ces salariés passés par l’équipe d’Avia acceptent de témoigner aujourd’hui, c’est aussi parce qu’ils disent avoir frappé à toutes les portes. D’après nos informations, la déontologue de l’Assemblée nationale a été saisie au moins six fois sur le cas de la députée.

    Le cabinet du patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, et celui du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ont également été avisés d’importants « dysfonctionnements ». Richard Ferrand n’a pas plus répondu à Mediapart qu’aux assistants parlementaires. Quant à Gilles Le Gendre, son cabinet nous a expliqué que cela n’était pas de son ressort.

    Plus récemment, la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée a également été saisie. Mais pour l’heure, aucune de ces instances n’est intervenue. Charlotte par exemple a saisi la déontologue à plusieurs reprises. Une fois notamment après un déjeuner où la députée « était allée très loin en lui disant qu’elle était sans doute borderline et qu’elle devrait se faire diagnostiquer par un psychiatre ». Contactée, Agnès Roblot-Troizier, déontologue de l’Assemblée, n’a pas souhaité réagir.

    Et rien ne semble s’arranger. En mars dernier, selon les éléments recueillis par Mediapart, la députée de Paris a demandé à sa collaboratrice atteinte d’une maladie grave, d’interrompre son confinement pour revenir télétravailler à Paris. Lorsque Mediapart s’apprêtait à publier un nouvel article pour évoquer le courrier de la salariée en question alertant la présidence de l’Assemblée, Laetitia Avia a fait pression sur elle pour qu’elle intervienne auprès de Mediapart. Elle voulait d’abord que la salariée publie un communiqué public pour démentir les informations, ce qu’elle a refusé. La députée a ensuite rédigé un SMS à sa place et lui a demandé de l’envoyer à Mediapart pour vider l’article de son contenu. « Si tu veux m’envoyer tes captures après », avait-elle demandé pour s’assurer que le message avait bien été envoyé.

    Seule la cellule anti-harcèlement a pour la première fois pris attache avec elle après les révélations dans la presse. Nicolas interprète gravement ce silence : « L’institution, le règlement et l’administration de l’Assemblée ont une grosse part de responsabilité voire de complicité ». Pour Nicolas, il y a donc « un problème de fond, car lorsqu’un collaborateur est victime de son député, il ne bénéficie d’aucune protection ». « À l’époque, on nous a seulement proposé un rendez-vous avec la déontologue et Laetitia Avia… À quoi bon, elle nous l’aurait fait payer derrière, pense William. On a aussi songé à saisir le procureur de la République, mais on n’a jamais eu le courage de le faire. » Ce qui explique qu’aucune procédure judiciaire ne soit aujourd’hui engagée.

    #LREM #sexisme #homophobie #vulgarité #bêtise_crasse #manipulation #harcèlement

    https://seenthis.net/messages/852677 via EricW


  • Programmed Inequality
    https://mitpress.mit.edu/books/programmed-inequality

    How Britain Discarded Women Technologists and Lost Its Edge in Computing How Britain lost its early dominance in computing by systematically discriminating against its most qualified workers : women. In 1944, Britain led the world in electronic computing. By 1974, the British computer industry was all but extinct. What happened in the intervening thirty years holds lessons for all postindustrial superpowers. As Britain struggled to use technology to retain its global power, the nation’s (...)

    #sexisme #discrimination #femmes #harcèlement

    https://seenthis.net/messages/851307 via etraces


  • The long history behind the Google Walkout
    https://www.theverge.com/2018/11/9/18078664/google-walkout-history-tech-strikes-labor-organizing

    Tech companies ignore labor history at their own peril Last week, tens of thousands of Google employees around the globe a took part in a largely women-led walkout, organized in response to Google’s shielding and rewarding men who sexually harass their female co-workers. Protesters held signs that said “I reported and he got promoted,” “Worker’s Rights are Women’s Rights,” and “Time’s Up, Tech.” The seven main organizers wrote that they were demanding “an end to the sexual harassment, (...)

    #Google #sexisme #discrimination #femmes #lutte #harcèlement

    https://seenthis.net/messages/851269 via etraces


  • Au Maroc, on fait la chasse aux homos sur internet en plein confinement | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/190038/maroc-denonciation-homos-outing-harcelement-internet

    Les gays du Royaume sont devenus la cible d’une campagne massive d’outings et les cas de harcèlement se multiplient. « N’importe qui peut insulter un gay désormais. C’est comme si elle avait donné le feu vert qu’ils attendaient tous. » Ismaël* a à peine 18 ans. Depuis le lundi 13 avril, il est devenu encore plus difficile pour lui d’assumer son orientation sexuelle. Il fait partie de ces dizaines d’homos marocain·es dont les données personnelles et le nom, parfois accompagné d’un numéro de téléphone ou (...)

    #Grindr #smartphone #géolocalisation #discrimination #harcèlement #LGBT

    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/honey-fangs-33ikv_a1e2s-unsplash.jpg

    https://seenthis.net/messages/850652 via etraces


  • NSO Employee Abused Phone Hacking Tech to Target a Love Interest - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/bvgwzw/nso-group-employee-abused-pegasus-target-love-interest

    The previously unreported news is a serious abuse of NSO’s products, which are typically used by governments and authoritarian regimes. An employee of controversial surveillance vendor NSO Group abused access to the company’s powerful hacking technology to target a love interest, Motherboard has learned. The previously unreported news is a serious abuse of NSO’s products, which are typically used by law enforcement and intelligence agencies. The episode also highlights that potent (...)

    #harcèlement #hacking #femmes #écoutes #spyware #smartphone #Pegasus #iPhone #Android #NSO (...)

    ##NSA
    https://video-images.vice.com/test-uploads/articles/5ea857eac1ee6b009e334fd4/lede/1588091347164-hacking.png

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  • Le puissant logiciel espion Pegasus a été utilisé par un employé pour espionner le smartphone d’une femme - Cyberguerre
    https://cyberguerre.numerama.com/4792-le-puissant-logiciel-espion-pegasus-a-ete-utilise-par-un-

    Quand une entreprise comme NSO Group développe un puissant outil de surveillance, peut-elle s’assurer que ses employés n’en feront pas un usage abusif à des fins personnelles ? Un employé de l’éditeur de logiciel espion NSO Group s’est laissé tenté par l’usage de la technologie à des fins personnelles. D’après Motherboard, il a utilisé le compte d’un client pour hacker le smartphone d’une femme qui l’intéressait. À la suite de cette intrusion abusive, de l’ordre du harcèlement, l’entreprise a limogé (...)

    #surveillance #harcèlement #hacking #femmes #spyware #smartphone #Pegasus #NSO #Clearview

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  • Facebook’s name-and-shame coronavirus groups are hellish | WIRED UK
    https://www.wired.co.uk/article/coronavirus-facebook-name-and-shame

    Thousands of people have joined ‘name and shame’ groups on Facebook. But these digital vigilantes can wreak havoc on innocent people’s lives Kiran Deep owns the Seaton Sluice Superstore near Whitley Bay, a tight-knit community where gossip travels fast. Deep has been in business for around seven months, splitting her time between building the business, working part-time as a nurse and looking after a young family. In mid-March, a Facebook post claimed that Deep had raised the price of bread (...)

    #santé #harcèlement #délation #COVID-19 #Facebook

    ##santé
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  • Messenger Rooms are Facebook’s answer to Zoom and Houseparty for the pandemic - The Verge
    https://www.theverge.com/2020/4/24/21233468/facebook-messenger-rooms-live-instagram-live-igtv-video-chat

    Facebook is greatly expanding its video chat offerings to keep up with rising demand Facebook is rolling out a suite of new products to expand its capabilities in video chat. The company today announced Messenger Rooms, a tool for starting virtual hangouts with up to 50 people and allowing friends to drop in on you whenever they like. It’s also doubling the capacity of video calls on WhatsApp from four people to eight, adding video calls to Facebook Dating, and adding new live-streaming (...)

    #COVID-19 #SocialNetwork #harcèlement #Instagram #Zoom #WhatsApp #Messenger #Facebook

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  • Le Slack chinois DingDing vous surveille partout, tout le temps | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/chine-entreprises-traquer-personnel-dingding-alibaba-slack-surveillance

    Progéniture choyée du géant Alibaba, cet outil de communication très orwellien s’est imposé dans près de sept millions d’entreprises. « Faites entrer votre entreprise dans l’ère du business intelligent : DingDing, l’application qui rend le travail plus simple, plus efficace, plus sûr, déjà sept millions d’entreprises convaincues. » Sur la version chinoise de son site, DingTalk (appelée DingDing dans son pays d’origine) se voit déjà comme la plateforme collaborative du futur. Derrière cette interface (...)

    #Alibaba #Tencent #WeChat #algorithme #géolocalisation #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #harcèlement #notation #surveillance #travail (...)

    ##DingDing
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  • Comment les vendeurs de logiciels espions se cachent et attirent leurs clients
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/09/09/comment-les-vendeurs-de-logiciels-espions-se-cachent-et-attirent-leurs-clien

    Des éditeurs de logiciels, établis pour la plupart dans des paradis fiscaux, ont recours à des méthodes de marketing agressives pour vendre des services à la légalité discutable. Si vous tapez dans un moteur de recherche « localiser un téléphone » ou « espionner ma femme », impossible de les manquer. Une quinzaine d’entreprises, de tailles variables, proposent à un public français des logiciels espions pouvant être installés sur un téléphone ou un ordinateur, donnant accès à toute l’intimité de la (...)

    #smartphone #travail #écoutes #famille #marketing #firme #surveillance #Fireworld #mSpy #SpyStealth #BIBIspy #Refog #spyware #algorithme #manipulation #fiscalité #vidéo-surveillance #femmes (...)

    ##fiscalité ##harcèlement
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