• RECIT. « Personne n’a compris quoi que ce soit » : comment Tim Berners-Lee a créé le web il y a 30 ans
    https://www.francetvinfo.fr/internet/recit-personne-na-compris-quoi-que-ce-soit-comment-tim-berners-lee-a-cr
    https://www.francetvinfo.fr/image/75naujdlb-cc8e/1500/843/17117039.jpg

    Super article, avec des insights que je ne connaissais même pas !

    En tout cas, c’est clair, avec cette histoire, il devrait y avoir moyen de fêter les 30 ans du web tous les jours pendant quatre ou cinq ans...

    « Il m’arrivait d’avoir 50 comptes ouverts sur différents logiciels et sur différents ordinateurs pour échanger des données avec des collègues. » L’ingénieur français François Flückiger, qui a fait sa carrière au Centre européen pour la recherche nucléaire (Cern), a encore des sueurs quand il se souvient des difficultés à partager des informations avant la création du web, qui fête ses 30 ans mardi 12 mars.

    A la fin des années 1980, il fait partie de la poignée de scientifiques à être sur internet. Le Cern est connecté au réseau dès 1988. Cette année-là, le campus suisse situé entre le lac Léman et le massif du Jura est en pleine effervescence. Un immense chantier touche à sa fin : les équipes composées de scientifiques du monde entier ont enfin relié les 27 km de tunnel du grand collisionneur électron-positron (LEP), l’accélérateur de particules qui a précédé le LHC.
    De la difficulté d’échanger des données

    Pour avancer, cette communauté de chercheurs dispersée aux quatre coins de la planète a besoin de partager une immense masse de données disparates. « Les physiciens doivent échanger tous les documents de travail qui permettent aux collaborations de fonctionner. Ce sont les notes de réunion, les articles écrits en commun, mais surtout les documents de conception et de réalisation des détecteurs » du LEP, explique François Flückiger, alors chargé des réseaux externes au Cern.

    Mais les échanges sont lents et fastidieux. Avant chaque action, les utilisateurs doivent s’identifier. Puis, pour que les échanges aient eu lieu entre deux machines, un premier ordinateur doit en appeler un autre et ce dernier doit rappeler son homologue. « Partager de l’information, à l’époque, c’était compliqué et ça marchait mal », résume François Flückiger, évoquant la « tyrannie des logins » et la « guerre des protocoles ».

    C’était extrêmement complexe d’utiliser internet. C’était infernal.François Flückigerà franceinfo

    Aujourd’hui, dans le langage courant, les termes « internet » et « web » sont devenus interchangeables. Mais il convient de les distinguer. Internet, qui est né dans les années 1970, est, en résumé, l’infrastructure qui permet d’interconnecter des ordinateurs et des objets. Le web, lui, n’est que l’une des applications qui utilisent ce réseau, comme, entre autres, la messagerie électronique, la téléphonie ou la vidéophonie.

    Et avant l’arrivée du web, l’utilisation d’internet relève du parcours du combattant. Face à ces difficultés, des membres du Cern cherchent des solutions. Parmi eux se trouve Tim Berners-Lee. Ce Britannique, physicien de formation et autodidacte en informatique, fait partie d’une équipe qui déploie la technologie Remote Protocol Control, permettant d’appeler depuis son ordinateur des programmes se trouvant sur d’autres machines.
    Au commencement était un schéma

    Il n’y a pas eu de « moment Eureka », comme le raconte la légende concernant Isaac Newton sous son pommier, répète souvent Tim Berners-Lee. Mais à la fin de l’année 1988, le physicien de 34 ans fait part à son supérieur, Mike Sendall, de sa réflexion sur l’amélioration du partage de données. Il lui parle d’un système fondé sur internet et l’hypertexte, autrement dit les liens tels que nous les connaissons toujours aujourd’hui (comme ce lien qui renvoie vers les mémoires de Tim Berners-Lee). En réalité, le Britannique lui propose une version améliorée d’Enquire, un système qu’il avait mis au point quelques années auparavant. Ce système, lui aussi fondé sur l’hypertexte, liait les noms des chercheurs à leurs thèmes de travail.

    Mike Sendall lui demande de rédiger une note à ce sujet. Tim Berners-Lee la lui remet le 12 mars 1989. Le document de 16 pages, disponible sur le site du Cern (PDF), est sobrement intitulé « gestion de l’information : une proposition ». Il montre un schéma buissonnant avec des ronds, des rectangles et des nuages, tous reliés par des flèches. L’idée est de lier entre eux des documents variés du Cern qui, à l’origine, n’ont rien à voir entre eux. « Vague but exciting » ("vague mais excitant"), écrit laconiquement Mike Sendall en haut de la première page de ce document, aujourd’hui considéré comme l’acte fondateur du web.

    Aperçu de la note de Tim Berners-Lee déposée en mars 1989, présentant le principe du web, avec le commentaire écrit de son supérieur Mike Sendall \"vague but exciting...\"
    Aperçu de la note de Tim Berners-Lee déposée en mars 1989, présentant le principe du web, avec le commentaire écrit de son supérieur Mike Sendall « vague but exciting... » (CERN)

    « En 1989, je peux vous assurer que personne n’a compris quoi que ce soit », affirme François Flückiger, qui travaillait dans le même bâtiment que Tim Berners-Lee, à un étage de différence. Et d’insister : "Mike Sendall a écrit ça ["vague but exciting"] mais c’était vraiment incompréhensible." « Je ne pense pas que quelqu’un ait dit que c’était fou », commente dans le documentaire The Web, Past and Future Peggie Rimmer, l’une des supérieures de Tim Berners-Lee.

    Vous devez d’abord comprendre quelque chose avant que vous puissiez dire que c’est fou. Nous n’avons jamais atteint ce point.Peggie Rimmerdans « The Web, Past and Future »

    Aussi incompréhensible soit-elle, cette proposition n’est pas totalement isolée. La même année, sur le même campus, à un kilomètre d’écart, Robert Cailliau a une intuition proche de celle de Tim Berners-Lee. « J’ai écrit une proposition pour étudier les hypertextes par les réseaux du Cern parce que je voyais beaucoup de physiciens qui transportaient des disquettes ou les envoyaient les uns aux autres alors qu’en fait il y avait un réseau », a-t-il expliqué en 2016 lors d’une conférence donnée à l’université de Fribourg (Suisse).

    Mais le Belge met rapidement de côté son projet et se joint au Britannique. Selon ses explications, la proposition de Tim Berners-Lee, « fondée sur internet », « était beaucoup plus ouverte, beaucoup plus utilisable ». Si Tim Berners-Lee fait un premier converti, ses supérieurs l’ignorent poliment. Ils ne peuvent lui allouer de moyens : son idée concerne d’abord l’informatique et non la physique, l’objet premier du Cern. Cela n’empêche pas son supérieur de l’encourager passivement en le laissant faire sur son temps libre.
    Un puissant ordinateur et un nom temporaire

    Le tandem britannico-belge se met au travail. Le Britannique se penche sur l’aspect technique, tandis que le Belge, présent au Cern depuis longtemps, fait marcher ses réseaux et joue les évangélistes au sein de l’institution. « Il a beaucoup œuvré à formuler la pensée de Tim Berners-Lee avec des mots simples et compréhensibles par d’autres communautés », explique Fabien Gandon, directeur de recherches en informatique à l’Inria, qui connaît Tim Berners-Lee. Selon François Flückiger, Robert Cailliau est un « excellent communicant » contrairement à Tim Berners-Lee qui, à l’époque, est plutôt perçu comme un « professeur Tournesol ». Pour lui, l’apport de Robert Cailliau est crucial.

    Robert Cailliau n’est pas le co-inventeur du web, comme cela a pu être écrit, mais il n’y aurait pas eu de web sans lui.François Flückigerà franceinfo

    Au début de l’année 1990, un ordinateur NeXT – la marque fraîchement lancée par Steve Jobs – arrive au Cern. Tim Berners-Lee, impressionné, demande à son supérieur la possibilité d’en acquérir un. Cet outil, particulièrement puissant pour l’époque, est idéal pour développer son projet. Mike Sendall valide : il justifie cet achat en expliquant que Tim Berners-Lee va explorer les éventuelles utilisations de cet ordinateur pour l’exploitation du LEP.

    Tim Berners-Lee et Robert Cailliau posent avec l\’ordinateur NeXT sur lequel le Britannique a codé les premiers outils du web, à Genève (Suisse), le 13 mars 2009.
    Tim Berners-Lee et Robert Cailliau posent avec l’ordinateur NeXT sur lequel le Britannique a codé les premiers outils du web, à Genève (Suisse), le 13 mars 2009. (MARTIAL TREZZINI/AP/SIPA)

    En attendant que l’ordinateur arrive, la réflexion de Tim Berners-Lee progresse. En mai 1990, il fait une seconde proposition (PDF) et y évoque le vocable de « mesh » ("filet") pour désigner son idée. Le même mois, en compagnie de Robert Cailliau, il se penche sérieusement sur le nom du projet. Le Belge raconte dans une note (en anglais) vouloir écarter d’emblée les références à des dieux grecs ou à la mythologie égyptienne, une habitude à la mode chez les scientifiques. « J’ai regardé dans la mythologie nordique mais je n’ai rien trouvé qui convenait », précise-t-il auprès du New York Times (en anglais) en 2010.

    Tim Berners-Lee, lui, a plusieurs pistes. Il pense donc à « mesh » mais l’écarte rapidement car il trouve que la sonorité ressemble trop à « mess » ("bazar"). La possibilité de l’appeler « Mine of information » traverse également son esprit mais il trouve que l’acronyme MOI est trop égocentrique. Même réflexion pour « The information machine » dont l’acronyme TIM résonnerait comme une autocélébration. Le Britannique affectionne également « World Wide Web » ("la toile d’araignée mondiale"). Ses collègues sont sceptiques. Ils soulignent que l’acronyme « www » est long à prononcer en anglais : « double-u, double-u, double-u ».

    Dans ses mémoires, Tim Berners-Lee précise que pour Robert Cailliau, qui parle flamand, et comme pour ceux qui parlent des langues scandinaves, « www » se prononce simplement « weh, weh, weh ». « World Wide Web » finit par figurer sur la proposition commune des deux hommes déposée le 12 novembre 1990 (PDF). Mais il ne s’agit, pensent-ils, que d’une solution temporaire.
    Il ne fallait surtout pas éteindre le premier serveur

    Entre temps, l’ordinateur NeXT a fini par être livré, en septembre 1990. De quoi ravir Tim Berners-Lee, se souvient Ben Segal, le mentor du Britannique. « Il m’a dit : ’Ben, Ben, c’est arrivé, viens voir !’ Je suis allé dans son bureau et j’ai vu ce cube noir sexy. » Tim Berners-Lee peut enfin donner forme à son projet. Il s’enferme et propose, à quelques jours de Noël, le 20 décembre, la première page web de l’histoire et un navigateur appelé lui-même World Wide Web. Ce premier site, visible à cette adresse, pose l’ambition encyclopédiste du web et affirme que le projet « entend fournir un accès universel à un large univers de documents ». Il propose, entre autres, une présentation, une bibliographie et quelques liens.

    Capture d\’écran de la reproduction du premier site web mis en ligne en décembre 1990 par Tim Berners-Lee.
    Capture d’écran de la reproduction du premier site web mis en ligne en décembre 1990 par Tim Berners-Lee. (CERN)

    L’ensemble tient grâce aux trouvailles imaginées et développées par le Britannique : le protocole HTTP (grâce auquel des machines peuvent échanger entre elles sans les lourdeurs jusqu’alors nécessaires), la notion d’URL (qui donne une adresse précise à chaque document disponible sur le réseau) et le langage HTML (langage informatique qui permet d’écrire et de mettre en forme les pages web).

    Si le protocole HTTP et le langage HTML marchent si bien ensemble, c’est parce qu’ils proviennent d’un seul et même cerveau.François Flückigerà franceinfo

    Le fameux ordinateur NeXT de Tim Berners-Lee sert de serveur à ce web embryonnaire. Autrement dit : sans lui, pas de web. Pour que personne ne l’éteigne par mégarde, il colle dessus une étiquette et écrit en rouge « Cette machine est un serveur. NE PAS ÉTEINDRE !! »
    Le web tisse sa toile

    Dix-huit mois après la première proposition, la donne change totalement. François Flückiger le concède sans détour : ce n’est qu’à partir de cette première mise en ligne qu’il est convaincu par l’innovation de Tim Berners-Lee, anticipant au moins un succès au sein de la communauté scientifique. Le projet séduit également le Français Jean-François Groff. Ce jeune ingénieur en télécom de 22 ans vient de débarquer au Cern, dans le cadre de son service civil, « pour travailler sur l’acquisition de données ». « Tim Berners-Lee était un voisin de bureau et c’est un collègue qui nous a présentés assez vite à mon arrivée », raconte-t-il. Aussitôt, c’est l’entente parfaite. « J’avais la culture nécessaire pour comprendre ce qu’il faisait. Et étant exposé au succès du minitel en France, j’ai tout de suite saisi la portée que pourrait avoir son sytème », ajoute-t-il.

    Le jeune Français fait rapidement part de ses idées à celui qui travaille alors seul au développement du projet. Pour lui, le système doit tourner sur tout type de plateforme. « Tim était d’accord. Mais il nous fallait un peu de temps et de ressources pour transférer ce prototype », relate Jean-François Groff. Ce dernier se met alors à travailler « en sous-marin » avec Tim Berners-Lee pour « écrire une librairie de logiciels ». Au cœur de l’hiver, il ne compte pas les heures supplémentaires à coder en écoutant à la radio les dernières nouvelles de la guerre du Golfe.

    Souvent, je terminais vers 17 ou 18 heures ma journée normale. Je rentrais chez moi, je mangeais et je rejoignais Tim à 21 heures jusqu’à 2 ou 3 heures du matin.Jean-François Groffà franceinfo

    Avec le travail accumulé, l’ouverture s’accélère. En mars, le logiciel est mis à disposition à des collègues sur des ordinateurs du Cern. A la même période, Jean-François Groff bascule, de façon non officielle, à plein temps avec Tim Berners-Lee.

    Le 6 août, le Britannique fait part de son innovation à l’extérieur du Cern. Il partage sur un groupe de discussion un texte présentant les grandes lignes de son projet. « Nous sommes très intéressés par le fait de propager le web dans d’autres endroits. (...) Les collaborateurs sont les bienvenus », écrit-il. C’est avec cette annonce que le web commence à intéresser du monde, à tisser sa toile sur d’autres campus et à se répandre sur la planète. Le début d’une révolution historique qui connaît un coup d’accélérateur déterminant lorsque le Cern verse le web dans le domaine public en avril 1993.

    Mais aujourd’hui Tim Berners-Lee se dit « dévasté » par ce qu’est devenu le web. Il regrette la toute puissance d’une poignée de géants comme Google, Amazon ou encore Facebook, et déplore l’utilisation qui est faite des données des utilisateurs. Le Britannique, qui a été anobli en 2004, milite désormais pour un web décentralisé. Avec son nouveau système baptisé Solid (en anglais), il souhaite que les internautes « reprennent le pouvoir » sur leurs données personnelles. « Il n’y aura plus de streaming reposant uniquement sur la publicité, a-t-il anticipé lors d’une conférence, en octobre 2018. Du point de vue des développeurs, leur seule préoccupation sera de construire des services utiles pour les utilisateurs. » Une ambition qui renverse en grande partie le modèle économique du web actuel, et renoue avec l’idéal des débuts.

    #Histoire_numérique #Web #Tim_Berners_Lee

    https://seenthis.net/messages/766657 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • « Cette sélection de onze extraits [vidéo] retrace quelques étapes de ces premiers pas numériques des Français sur le Minitel, puis sur la Toile. » Sélectionnés et annnotés par Valérie Schafer, la spécialiste de l’histoire de l’Internet français.

    http://sites.ina.fr/bref-je-cherche/expo/expo/0005/step/1/histoire-francaise-du-web-par-valerie-schafer.html

    #INA #histoire_Internet #ORTF

    Le déchainement de #propagande de la télé officielle est impressionnant, dès le début : « monstre sans contrôle », « vide juridique », « porno et pédophiles ».

    PS : pour moi, ça ne marche qu’avec Chromium, pas avec Firefox.

    https://seenthis.net/messages/654255 via Stéphane Bortzmeyer


  • Gérard Noiriel : une histoire populaire de la France
    https://la-bas.org/5245

    Rares, très rares sont les intellectuels qui mettent le savoir non pas au service du pouvoir, mais au service du contre-pouvoir. L’historien Gérard Noiriel fait partie de ce courant-là, de ceux qui partagent les armes et les clés pour l’émancipation de tous. Depuis des années, avec notre film sur Howard ZINN, Une Histoire populaire américaine, on nous demande si un tel livre d’histoire existe sur la France. Et bien le voilà !Continuer la lecture…

    #Vidéo #L'Huma_si_j'y_suis_#2018 #Histoire_coloniale #Idées #Mémoire
    https://la-bas.org/IMG/arton5245.png?1542033555


  • Un sculpteur hitlérien débarque à Roubaix
    http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/1024-un-sculpteur-hitlerien-debarque-a-roubaix

    http://labrique.net/images/numeros/numéro56/piscine_web.jpg

    Comment célébrer un artiste pro-nazi en toute discrétion ? Voilà le défi du Musée de La Piscine et de la ville de Roubaix qui s’apprêtent à inaugurer la reconstitution de l’atelier d’Henri Bouchard le 20 octobre 2018 dans sa toute nouvelle extension. Sculpteur Vichyste officiel, militant de la politique culturelle du Reich, il se proposait « d’assainir les Beaux-arts » contre le complot d’une « organisation occulte et internationale de marchands ».

    #En_vedette #Histoire_du_bocal

    https://seenthis.net/messages/729692 via La Brique



  • Qu’est-ce que la mort ?
    https://jeretiens.net/quest-ce-que-la-mort

    https://jeretiens.net/wp-content/uploads/2018/08/goya_deux_vieillards_meangant_soupe_représentation_mort-150x150.jpg

    La mort : définitions et perspectives historique, anthropologique, sociologique et contemporaine Difficile d’avoir des projets à très long terme car il y a toujours la limite de la mort à l’horizon qu’il s’agisse de la mort sociale (autrement dit la retraite) ou de la mort biologique. La mort est l’horizon de toute vie quotidienne. Mais malgré […]

    #Histoire_et_religions #Je_comprends #sociologie


  • https://dl.dropbox.com/s/e564oy4zpght0zh/kaethe-leichter-6.5451026.jpg?dl=0
    Portrait
    Käthe Leichter, née Pick (1895-1942) est une figure importante de l’histoire de Vienne la Rouge (1918-1934). Cependant, en tant que femme, femme de gauche, autrichienne, juive et féministe, la sociologue cumule les handicaps (!) et ne jouit d’aucune reconnaissance internationale. Ses études documentaires et statistiques constituent pourtant de remarquables témoignages sur les conditions de vie et de travail des ouvrières entre les deux guerres mondiales.
    En 1918, elle obtient son doctorat de Staatswissenschaften (sociologie, droit, économie, science politique) à Heidelberg (directeur de thèse : Max Weber) et travaille ensuite à Vienne pour les sociaux-démocrates en dirigeant le Referat für Frauenarbeit (département pour le travail des femmes). Elle diligente et publie alors de grandes études sur la vie professionnelle des femmes.
    En 1932 parait „So leben wir… 1.320 Industriearbeiterinnen berichten über ihr Leben“, une étude sur la vie des ouvrières, dont les résultats sont transcrits selon la méthode de la Bildstatistik (futur Isotype) d’Otto Neurath. Voici un exemple qui montre le mode de garde des enfants pendant que leur mère travaille :
    https://dl.dropbox.com/s/4q2wsxjpv2xyps7/Leichter-9.gif?dl=0
    Sur 10 enfants, 2 sont au jardin d’enfants, 2 sont gardés par les voisinEs ou la fratrie, 3 par les grands-parents, 1,5 par le père et 1,5 sont livrés à eux-mêmes.

    En 1934 éclate la guerre civile et les austrofascistes prennent le pouvoir. Käthe Leichter s’engage dans la résistance et poursuit ses travaux dans la clandestinité. Elle est dénoncée et arrêtée par la Gestapo en 1938, l’année de l’Anschluss. Déportée au KZ Ravensbrück, elle sera assassinée en 1942.

    Une bio pour les germanophones : http://www.portraittheater.net/?page_id=1361

    Un film documentaire (1931) réalisé par les syndicalistes Anna Boschek et Wilhelmine Moik, deux collègues de Käthe Leichter, qui montre la vraie vie des ouvrières :
    https://www.youtube.com/watch?v=WLc2AwC_yIU


    #histoire_des_femmes #ou_sont_les_femmes

    https://seenthis.net/messages/715075 via Nepthys


  • Ce n’est pas seulement l’#histoire_des_femmes qui a été longtemps ignorée, mais aussi, par exemple, l’étude des femelles chez les #oiseaux : « Scientists remind their peers : Female birds sing, too »
    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180314092348.htm

    When North American ornithologists hear a bird singing, they’re likely to assume it’s a male. But in many species, the females sing too — and a new commentary in The Auk: Ornithological Advances argues that a better understanding of these unappreciated female songs could lead to advances in many aspects of bird biology.

    Authors #Karan_Odom of #Cornell_University and #Lauryn_Benedict of the #University_of_Northern_Colorado both discovered the world of female birdsong through their own research. “I started studying California towhees 17 years ago, and I was fascinated by the duet vocalization given by females and males,” says Benedict. “That led me to start looking for female song in other North American bird species, and I was surprised to learn that it was much more common than I expected. The reports of female song are buried in odd corners of the literature, but when you put them all together, you start to see some interesting patterns.”

    Remarque linguistique incidente : le terme #oiselle fait partie de ces nombreux mots du langage courant qui marquaient simplement le féminin et se sont vus assigner une connotation extrêmement péjorative pour cette seule raison.
    Selon le Larousse : « jeune fille, naïve, niaise ».
    Selon le Littré : « Femelle d’oiseau. »

    #sexisme_scientifique #ornithologie

    https://seenthis.net/messages/694285 via intempestive


  • La “#Pudicizia”, scultura e segreti

    La “Pudicizia” è opera dello scultore veneziano #Antonio_Corradini (1688-1752) e si trova nella cappella #Sansevero (conosciuta anche come chiesa di Santa Maria della Pietà o “Pietatella”), a Napoli.

    Il progetto iconografico della cappella Sansevero, che si trova nelle vicinanze di piazza San Domenico Maggiore, è il parto della fantasia esoterica di Raimondo di Sangro (1710-1771), illuminista, alchimista, massone e letterato campano.

    Egli volle restaurare questa costruzione sacra risalente agli inizi del XVII secolo per farne la cappella funeraria dei componenti del proprio aristocratico casato, del quale, contestualmente, intendeva celebrare il valore, la nobiltà e le virtù.

    In quegli spazi trasfuse il suo messaggio segreto che è sempre stato oggetto di disparati tentativi d’interpretazione.

    Tra le opere che di Sangro commissionò per decorare gli spazi della cappella gentilizia, tre sono le più importanti: il “Cristo velato” (capolavoro di Giuseppe Sanmartino), il “Disinganno” (di Francesco Queirolo) e, appunto, la “Pudicizia” di Corradini, artista di fama europea.

    La statua, un’allegoria della Sapienza, è dedicata a Cecilia Gaetani dell’Aquila d’Aragona, madre del di Sangro, la quale morì quando il figlio non aveva compiuto ancora un anno.

    Il velo che aderisce con grande naturalezza alle flessuosità del corpo è realizzato con straordinaria maestria.

    Dietro quel velo è nascosto il dolore del figlio.

    E tanti altri suoi segreti che non saranno probabilmente mai rivelati.

    http://www.italianways.com/wp-content/uploads/2013/12/IW_Antonio-Corradini_LaPudicizia_01.jpg
    http://www.italianways.com/wp-content/uploads/2013/12/IW_Antonio-Corradini_LaPudicizia_04.jpg
    http://www.italianways.com/wp-content/uploads/2013/12/IW_Antonio-Corradini_LaPudicizia_07.jpg
    http://www.italianways.com/la-pudicizia-scultura-e-segreti
    #art #histoire_de_l'art #sculpture #voile

    https://seenthis.net/messages/691955 via CDB_77


  • Pologne : une pétition d’universitaires francophones dénonce une « loi liberticide »
    https://courrierdeuropecentrale.fr/pologne-petition-duniversitaires-francais-denonce-loi-libert

    Agnieszka Grudzinska, #Jean-Charles_Szurek et #Jean-Yves_Potel, universitaires français, ont mis en ligne aujourd’hui une pétition appelant « le législateur polonais à reculer » sur le vote de la loi mémorielle sur la responsabilité de crimes nazis attribués à la Pologne et aux Polonais. Adressée ce lundi au président polonais Andrzej Duda et d’ores-et-déjà signée par 350 […]

    #Idées #Agnieszka_Grudzinska #Camps_de_la_mort #Histoire_contemporaine #Holocauste #Jan_Błoński #Jan_T._Gross #Marek_Edelman #Sciences_sociales #Seconde_Guerre_mondiale #Shoah #Valentin_Behr #Władysław_Bartoszewski


  • L’ “Education Nationale” : la régression en marche vers le totalitarisme A.C.I.E.R. ! à propos d’une épreuve de brevet
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/l-education-nationale-regression-marche-vers-totalitarisme-a-c

    Que « l’Education nationale » (en réalité, Inéducation territoriale) soit progressivement détruite et devienne le fer de lance de la #propagande d’Etat et de l’idéologie A.C.I.E.R – c’est-à-dire l’idéologie atlantiste-capitaliste-impérialiste-européiste-réactionnaire –, cela ne fait aucun doute depuis très longtemps : l’ambition est clairement affichée dans l’Histoire de l’Europe contemporaine de Pierre Milza et Serge Berstein, lorsque ce dernier […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #brevet_des_collèges #Ecole #Education_Nationale #histoire #histoire_géo




  • Les détricoteuses : Barcelone-Madrid, un match historique
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/151117/les-detricoteuses-barcelone-madrid-un-match-historique

    Détricoter la brûlante actualité pour l’inscrire dans le temps long, faire réfléchir à l’utilité de l’Histoire : voilà les objectifs du nouveau rendez-vous mensuel de Laurence De Cock et Mathilde Larrère. Dans ce premier numéro, les deux historiennes reviennent sur les événements en Catalogne et interrogent le « début » de l’Histoire de France.

    #Culture-Idées #Gaulois #histoire_de_France #Indépendance_de_la_Catalogne


  • Wauquiez et « l’âge d’or » de Vichy
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091117/wauquiez-et-l-age-d-or-de-vichy

    Dans une opération intitulée « La région fière de son histoire », la collectivité dirigée par #Laurent_Wauquiez a présenté la ville de Vichy en passant totalement sous silence l’épisode de la Collaboration. L’opposition s’insurge mais le maire de la ville défend, lui, l’exaspération des habitants de Vichy.

    #France #histoire_de_France #Philippe_Pétain #régime_de_Vichy


  • #Histoire, inégalités et classes : de nouveaux angles pour penser l’Europe
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/181017/histoire-inegalites-et-classes-de-nouveaux-angles-pour-penser-l-europe

    Plusieurs ouvrages parus en cette rentrée reprennent le chantier de la réflexion sur l’Europe, en s’intéressant aux impasses et impensés qui peuvent expliquer la défiance qu’elle suscite.

    #Culture-Idées #Alexis_Spire #Cédric_Hugrée #Emmanuelle_Loyer #Étienne_François #Etienne_Panissat #europe #histoire_culturelle #Thomas_Serrier #union_européenne


  • Boucheron/Rediker : la tenaille existentielle de l’Histoire
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/040617/boucheronrediker-la-tenaille-existentielle-de-l-histoire

    Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, et #Marcus_Rediker, historien américain tenant d’une #Histoire « par en bas », ont dialogué, lors des rencontres toulousaines sur « L’Histoire à venir », autour de l’engagement en histoire et par l’histoire. Échange croisé.

    #Culture-Idées #engagement #Histoire_à_venir #histoire_par_en_bas #Patrick_Boucheron


  • Boucheron/Rediker : la tenaille existentielle de l’Histoire
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/040617/boucheronrediker-la-tenaille-existentielle-de-lhistoire

    Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, et #Marcus_Rediker, historien américain tenant d’une #Histoire « par en bas », ont dialogué, lors des rencontres toulousaines sur « L’Histoire à venir », autour de l’engagement en histoire et par l’histoire. Échange croisé.

    #Culture-Idées #engagement #Histoire_à_venir #histoire_par_en_bas #Patrick_Boucheron


  • L’Histoire et ses possibles
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/190517/l-histoire-et-ses-possibles

    « L’Histoire à venir », une nouvelle manifestation qui se tient à Toulouse pendant quatre jours, creuse le sillon d’une #Histoire contrefactuelle qui cherche, en étudiant l’histoire des possibles, à élargir les potentialités de l’Histoire.

    #Culture-Idées #Charles-Henri_Lavielle #Christian_Thorel #Claire_Judde_de_Larivière #Histoire_à_venir #histoire_contrefactuelle #histoire_des_possibles #Jacky_Ohayon #Patrick_Boucheron #Pierre_Singaravélou #Quentin_Deluermoz


  • Juste pour t’espliquer la politique du logement
    Tu prends un pauvre qui a hérité de quelques sous (et qui arrive à ne pas conchier la notion d’héritage) et pour des raisons obscures (genre des moisissures dans les pièces et l’eau qui coule du plafond de la location, voire un truc ou tout son fric passe dans le nucléaire d’EDF) hum, bref, il souhaite avoir son propre logement.
    Comme il n’a pas assez, il lui faut quand même demander un prêt, la banque va alors se baser sur 33% de la moyenne de ses revenus avec les avis des impôts sur 3 ans (j’y reviendrai).
    Le pauvre se dit, ben si je paye un loyer de 350€, je pourrai aussi bien rembourser un prêt de même prix.
    Faut suivre ! bon, si ton pauvre a gagné une moyenne de 900€/mois (pfff c’est juste énorme quand ton pauvre est un indépendant du web), l’éventuel remboursement du prêt s’élèvera donc à 300€/mois, son reste à vivre (c’est comme ça que ça se nomme) sera de 600€. Avec un bon montage financier, au bout de 15 ans, il rembourse les 50.000€ emprunté.
    C’est là que ça se gâte et que tu comprends que ça va pas le faire du tout. Ben ouais, ton pauvre en fait, c’est une femme et en plus, elle a un gamin marqué à sa charge sur ses feuilles d’impôts. Le banquier il va pas lui dire : wao, vous assurez grave, réussir à tenir aussi longtemps sans crever, je vous suis, ben NAN. Le banquier, il calcule : 50% de moins parce qu’enfant en plus. Reste à vivre en dessous de la barre, prêt je te réponds même pas, je t’ignore, je t’emmerde, on parle pas aux pauvresses ici, c’est une banque.
    Ton pauvre s’accroche à son idée, il en a marre de nourrir des proprios qui refusent de réparer le plafond ou les radiateurs. Non seulement il leur lache 350€ par mois mais derrière la CAF (l’Etat quoi) complète de 250€ pour qu’ils aient pas de problèmes pour rembourser le prêt de leur vrai maison à eux, le pauvre occupe la sous maison pourrie, qui se nomme alors un immeuble de rapport, faut bien qu’il serve à quelque chose dans le capitalisme.
    Bon, là, c’est super, parce que ton pauvre s’en sort bien, les potes se cotisent et lui prêtent de l’argent, il accède à son appart à lui. Ok, le proprio lui rend pas sa caution mais il le rechopera au tournant et taguera marchand de sommeil sur l’immeuble histoire de prévenir les autres pauvres, bref il loge infine son gosse sous un toit et c’est le bonheur.
    Evidemment, faudrait pas un coup dur ou qu’il ait à faire des travaux maintenant, vu qu’il n’a vraiment plus un sou.
    Alors, voila maintenant l’épilogue merveilleux, il retourne à la CAF, la dame est fort sympathique, dommage lui dit-elle, que vous n’ayez pas de prêt, la CAF vous aurait aidé à le rembourser.
    #logement #histoire_vraie #sur_la_tête #mère_célibataire

    https://seenthis.net/messages/583755 via touti



  • L’histoire de France made in monde
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130117/l-histoire-de-france-made-monde

    Peut-on concrètement faire pièce aux publicistes et intellectuels médiatiques qui racontent ad nauseam une #Histoire de France autocentrée servant de combustible au rétrécissement du débat sur « l’identité » ? C’est le pari politique et scientifique d’une Histoire mondiale de la France, publiée jeudi 12 janvier. Entretien avec les historiens #Patrick_Boucheron et #Yann_Potin.

    #Culture-Idées #Essais #Florian_Mazel #grandes_dates #histoire_de_France #identité #Nicolas_Delalande #Pierre_Singaravélou


  • Leçons et conséquences d’un été révélateur : la construction progressive des conditions d’un pogrome

    Publié le 31 août 2016 par bouamamas

    #Saïd_Bouamama

    [...]

    Il s’agit plus simplement de la stigmatisation des musulmans réels et supposés diffusée largement par une multitude d’#islamalgames : islam incompatible avec le féminisme, avec la laïcité, avec la république, etc. Même pour les femmes invoquant leur croyance religieuse pour porter cette tenue de bain les explications dominantes inversent la réalité. Alors que cette tenue est un signe d’une volonté de présence dans l’espace public, il est interprété comme « communautarisme ». Alors qu’elle est un indicateur d’une « intégration à la plage », elle est présentée comme « menace pour l’ordre public ».

    Les débats de cet été qu’ont dû une nouvelle fois subir nos concitoyens musulmans ou supposés tels ont été marqués par trois postures qui sont révélatrices d’une société malade qui refuse de regarder sa maladie en face pour pouvoir la soigner.

    [...]

    La participation active de citoyens à la dénonciation de femmes portant le #burkini, les appels téléphoniques à la police pour signaler leur présence sur une plage ou l’applaudissement des policiers lors des verbalisations sont des attitudes qui se sont multipliées au fur et à mesure du délire politique et médiatique de cet été. Elles nous renseignent sur l’enracinement de l’#islamophobie dans une partie de la population française. Plus de vingt ans de discours médiatiques et politiques posant l’Islam comme problème pour la société française révèle aujourd’hui leurs effets. Deux décennies d’instrumentalisation politique donnent aujourd’hui des fruits amers et acides.

    Ce qui s’est passé à Cisco n’est que ce qui s’annonce ailleurs et à une plus grande échelle si nous ne réagissons pas collectivement pour stopper la logique dominante actuelle. Une rixe entre des « maghrébins » et des « riverains » pour reprendre les termes de la presse, se transforme dès le lendemain en manifestation de plus de cinq cents personnes scandant des slogans significatifs comme « aux armes », « on est chez nous », etc.
    C’est par en haut que l’islamophobie contemporaine s’est développée en France à coup de débats et de lois successives désignant les musulmans ou les supposés tels comme problème et comme danger. L’hystérisation du débat est le fait des médias et d’une partie conséquente de la classe politique et non d’une brusque et soudaine épidémie d’islamophobie.

    [...] Il existe dans la société française un héritage culturel islamophobe hérité de l’#histoire_coloniale française et qui n’a jamais été déconstruit et combattu sérieusement. Celui-ci n’est d’ailleurs qu’un segment d’un racisme colonial plus vaste construit en même temps que la pensée républicaine dominante. C’est ce qui explique la possibilité d’un « #racisme_républicain ». Cet élément de vérité est justement nié par la troisième réaction qui a marquée l’été français. Tout ne serait affaire que d’instrumentalisation pour masquer d’autres questions sociales telles que le vote de la loi El Khomri.

    En fait le deux dernières thèses sont indissociables et ne peuvent être séparées. C’est parce qu’il existe un terreau hérité de l’histoire que des hommes et des femmes politiques font le choix d’une stratégie de diversion et d’instrumentalisation. A l’inverse l’instrumentalisation renforce systématiquement le terreau existant conduisant à la réunion progressive des conditions d’un futur #pogrome. Ni simple racisme préexistant, ni résultat de la seule instrumentalisation, l’islamophobie contemporaine est le résultat de la logique infernale constituée par la juxtaposition historique de ces deux réalités. Le caractère infernal de la logique est encore renforcé par le contexte mondial des guerres pour le pétrole et de la théorie du « choc des civilisations » qui les légitime.

    C’est aujourd’hui qu’il faut réagir pour détruire cette logique dominante. Cela passe par une véritable prise en compte de la lutte contre l’islamophobie dans les agendas politiques et militants. Sans une telle mobilisation nous assisterons impuissant à une #fascisation de notre société et à la réunion progressive des conditions d’un pogrome à l’ombre desquels le projet ultralibéral pourra se déployer avec de moins en moins de contestation. Une telle logique ne disparaît pas seule ou par la « discrétion ». Elle ne s’arrête que par le rapport des forces.

    https://bouamamas.wordpress.com/2016/08/31/lecons-et-consequences-dun-ete-revelateur-la-construction-progr

    https://seenthis.net/messages/520532 via Martin Scriblerus


  • Les dessous géopolitiques du #nucléaire français
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/090816/les-dessous-geopolitiques-du-nucleaire-francais

    Vidéo accessible dans l’article Faillite d’Areva, endettement record d’EDF, difficultés non surmontées du réacteur EPR : alors que la filière française de l’atome connaît une crise inédite et entre peut-être dans une nouvelle phase de son histoire, l’historienne américaine #Gabrielle_Hecht interroge les liens entre le système nucléaire français et l’identité nationale.

    #Culture-Idées #démocratie #Histoire_des_techniques


  • Hier je racontais l’#histoire_d'une_femme, Madeleine #Martenot, qui a été la créatrice d’une pédagogie musicale révolutionnaire, puisqu’elle remettait l’enfance et le jeu au centre de l’apprentissage musicale. Mais surtout, elle a sauvé sa famille de la misère (ruinée par l’emprunt du canal de panama) parce que devenir prof de piano à 18 ans rapportait 20 sous de plus qu’être prof de français.
    C’est elle qui a formé son frère, Maurice, inventeur des Ondes.
    Bref, cela a fait rire tout le monde de voir la place centrale de la musique alors, car qui pourrait encore sauver sa famille par la #musique ?

    http://federation-martenot.fr/IMG/jpg/les_jeunes_prodiges0026.jpg
    La photo représente Madeleine enseignant à sa sœur Ginette et son frère Maurice Martenot.

    http://seenthis.net/messages/485362 via touti