#historicisation

  • Penser la controverse des sexes - Fondation maison des sciences de l’homme - Vidéo - Canal-U
    https://www.canal-u.tv/video/fmsh/penser_la_controverse_des_sexes.30089

    Geneviève Fraisse parle d’un événement fondateur pour elle, en étudiant Spinoza elle voie qu’il range ensemble « le délirant, la bavarde et l’enfant » comme les êtres non doués de raison.

    #phallosphe #philosophie #féminisme #histoire #historicisation

    texte qu’elle cite : La lucidité des philosophes
    http://www.persee.fr/doc/grif_0770-6081_1992_num_46_1_1861

    https://seenthis.net/messages/618572 via mad meg


  • Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté
    https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-01-juillet-2017

    https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2017/06/d37ca433-eb63-4f73-bc9e-349bd04cd92f/640_gettyimages-548817733.jpg
    Louise Michel en uniforme de la Garde Nationale après la bataille de 1871 © Getty / Ullstein Bild

    Une femme qui pense le monde d’aujourd’hui et qui a peut-être même l’intention de le changer : l’historienne Mathilde Larrère, spécialistes des révolutions et de la citoyenneté.

    "Dis moi qui tu cites et je te dirai qui tu es"

    Maître de Conférence à Sciences Po et à l’Université de Paris-Est ; chroniqueuse de l’émission Arrêt sur Image. Ses threads sur Twitter sont suivis par 24700 personnes. https://twitter.com/larreremathilde?lang=fr
    Une histoire joyeuse, accessible, politique, voire féministe...

    On l’appelle "la snipeuse" sur Twitter depuis ce jour où elle interpella Manuel Valls en le traitant de crétin. Celui qui était alors Premier Ministre s’était ce jour-là illustré en invectivant les femmes musulmanes portant le voile par ces mots “Marianne, le symbole de la République ! Elle a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ! Elle n’est pas voilée, parce qu’elle est libre ! C’est ça la République !” Mathilde Larrère rappela, pas à pas, l’histoire de la représentation de Marianne en 23 tweets....

    Ça sert à quoi l’histoire ? Et bien, à ça, un peu. A éclairer le présent. A empêcher l’instrumentalisation de certains symboles. Et à bien plus encore...

    La programmation musicale :

    Beth Ditto, "Fire"
    Tracy Chapman, "Talkin’ bout a Revolution"
    Fishbach, "Feu"

    #historicisation #radio #histoire #femmes

    https://seenthis.net/messages/611995 via mad meg


  • Anna Maria Sibylla Merian — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Maria_Sibylla_Merian
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Maria_Sibylla_Merian_portrait_from_500DM_banknote.png

    #Maria_Sibylla_Merian (née le 2 avril 1647 à Francfort-sur-le-Main, morte le 13 janvier 1717 à Amsterdam) était une #naturaliste et une #artiste-peintre. Elle mit son talent de dessinatrice, acquis au sein d’une famille d’éditeurs et d’illustrateurs célèbres, au service des observations naturalistes très détaillées qu’elle conduisit notamment sur la métamorphose des papillons.

    Elle vécut entre l’Allemagne et les Pays-Bas et fit un grand voyage exploratoire au Suriname qui lui procura la matière de son ouvrage le plus important et le plus célèbre sur les métamorphoses des insectes.

    Longtemps méconnue, elle est aujourd’hui considérée, en raison de la qualité de son œuvre artistique et scientifique, comme une importante figure de l’histoire naturelle de son époque. L’Allemagne redécouvrit son travail et lui rendit hommage au XXe siècle, en particulier en apposant son portrait sur les derniers billets en Deutsche Mark.

    #historicisation #femmes

    http://www.biodiversitylibrary.org/item/129308#page/1/mode/1up
    http://www.archive.org/download/Metamorphosisin00Meri/page/n6_w572#.jpg
    http://www.archive.org/download/Metamorphosisin00Meri/page/n20_w576#.jpg

    https://seenthis.net/messages/601536 via odilon


  • #seenthis_fonctionnalités : Les thèmes privilégiés d’un.e auteur/autrice

    Grâce aux hashtags et aux thèmes automatiques, Seenthis fabrique une liste (pondérée) des thèmes privilégiés d’une personne. Cela apparaît en colonne de droite de la page d’un.e contributeur.trice. Par exemple :

    Country:France / Continent:Europe / City:Paris / #femmes / Country:Grèce / #sexisme / #Grèce / #racisme / Currency:EUR / #Palestine / #travail / Country:Israël / Country :États-Unis / #Israël / Country:Allemagne / #féminisme / Person:Encore / City:Gaza / Country:Suisse / Country:Royaume-Uni / City:Londres / City:Bruxelles / Person:Charlie Hebdo / Country:United States / #santé / Currency:USD / #prostitution / City:This / Person:Alexis Tsipras / #politique / Country:Israel / Country:Russie / #histoire / #viol / City:New York / #migrants / #cartographie / #photographie / Country:Espagne / #écologie / Company:Facebook / #inégalités / #réfugiés / Country:Palestinian Territories / Country:Italie / Person:François Hollande / #journalisme / Country:Japon / Continent:Afrique / #art / #culture_du_viol / Country:Syrie / Country:Iraq / City:Athènes / City:Lille / #France / #austérité / #littérature / Person:Manuel Valls / #Suisse / Person:Tony Blair / #misogynie / #éducation / #audio / #islamophobie / Country:Algérie / #plo / #Internet / ProvinceOrState:Cisjordanie / #asile / City:Bonne / #Union_européenne / #cinéma / PublishedMedium:The New York Times / NaturalFeature:Philippe Val / #sorcières / #livre / #revenu_garanti / City:Die / Country:Afghanistan / Person:Hillary Clinton / #photo / #chômage / Country:Danemark / Person:Mona Chollet / Region:Moyen-Orient / #gauche / City:Lyon / Country:Chine / #capitalisme / Person:Jeremy Corbyn / Country:Belgique / #colonisation / #qui_ca / City:Amsterdam / Organization:Académie française / City:London / #violence / Facility:Palestine Square / Country:Liban / #discrimination / #shameless_autopromo / #médecine / Company:Google / #radio / Country:Pays-Bas / Organization:Hamas / ProvinceOrState:Bretagne / ProvinceOrState :Île-du-Prince-Édouard / #société / City:Munich / #domination / City:Nice / City:Cologne / #Europe / Organization:Sénat / #nourriture / Region:Proche-Orient / Person:Christiane Taubira / Country:Suède / Organization:White House / Person:Donald Trump / Person:Laurence Rossignol / Company:Le Monde / #voile / #historicisation / Continent:America / #childfree / Person:Arnaud Leparmentier / #revenu_de_base / #théâtre / ProvinceOrState:Québec / Person:Philippe Rivière / #imaginaire / City:Strasbourg / Country:Finlande / City:Venise / #migrations / #Etats-Unis / Country:Arabie saoudite / City:Jerusalem / #Gaza / Country:Greece / City:Beyrouth / City:Toulouse / #islam / City:Marseille / Person:Mark Regev / Country:Grande-Bretagne / Person:encore / #Genève / City:Ramallah / #temps / #géographie / #sexe / Person:Osez / Country:South Africa / #patriarcat / Country:Pakistan / City:Bordeaux / #urbanisme / Person:Richard Malka / Person:Frédéric Lordon / Continent:Amérique / Company:The Guardian / #occupation / Person:Alain Juppé / Person:Denis Robert / Region:Méditerranée / PublishedMedium:The Guardian / #science / #BDS / City:Damas / Person:Peter Brook / City:Oslo / City:Dublin / #violences_sexuelles / City:Pomerol / City:Juif / Person:Paul Guers / City:Mayenne / #laïcité / Person:Jean-Luc Mélenchon / #censure / Organization:Tsahal / Person:Daniel Schneidermann / Organization:United Nations / Country:Bolivie / Position:Prime Minister / #domination_masculine / City:Nesle / Person:Virginia Woolf / ProvinceOrState:Maine / City:Montsoreau / Person:Jean-Louis Barrault / Person:Paul Dutron / Person:Lino Ventura / Person:Max Weber / City:La Tour / Company:Charles Oulmont /

    À une époque, on avait un gadget trop mignon : on pouvait balancer ça d’un clic sur Wordle pour obtenir une représentation graphique (ici @odilon) :
    https://www.flickr.com/photos/odilodilon/6684464421

    Flickr

    https://seenthis.net/messages/589559 via ARNO*


  • Wikipédia : où sont les femmes ? - Le Point
    http://www.lepoint.fr/culture/wikipedia-ou-sont-les-femmes-14-12-2016-2090265_3.php#xtmc=wikipedia-femmes&

    Le bruit court que les femmes ont été effacées de l’histoire. La preuve par l’exemple : si nul n’ignore les travaux de l’ingénieur Thomas Edison, combien se souviennent de ceux, révolutionnaires, de sa brillante contemporaine, l’inventrice américaine Margaret E. Knight, décorée en son temps par la reine Victoria ? À l’origine de la machine à fabriquer les célèbres sacs en papier à fond plat, « la première femme à avoir breveté aux États-Unis » n’a que douze ans lorsqu’elle conçoit le prototype qui la fera connaître : un mécanisme de sécurité adapté aux équipements dans l’industrie textile. Au total, la savante déposera 87 certificats.

    Pour autant, l’auteur de sa nécrologie l’affublera, en 1914, d’un sobriquet bien réducteur : « Madame Edison ». Plus d’un siècle plus tard, la version anglaise de sa page Wikipédia comporte 500 mots quand celle de son équivalent masculin et père du phonographe en comprend 8 500. « Bien sûr, le perfectionnement de l’ampoule électrique d’Edison lui garantit de bonnes critiques, et son héritage mérite un long portrait. Mais son profil contient aussi des détails sur son enfance, son régime alimentaire et son rapport au religieux », relève une journaliste du Guardian dans un article intitulé « Mais où sont passées les femmes, Wikipédia ? ».

    Le quotidien britannique s’inspire de cette différence de traitement pour illustrer un chiffre alarmant dévoilé par la BBC le 7 décembre dernier : moins de 17 % des biographies de l’encyclopédie en ligne concernent des figures féminines. Rien d’étonnant si l’on considère que les femmes représentent à peine 15 % des contributeurs bénévoles de cette inépuisable source d’informations en accès libre. Un phénomène en partie expliqué par le harcèlement latent et autres commentaires misogynes dont sont victimes certaines rédactrices.

    Alors que Wikipédia serait aujourd’hui le cinquième site internet le plus fréquenté dans le monde, le Guardian pointe un problème de taille posé par des représentations des hommes et des femmes aussi disparates. À en croire une étude de 2011, 53 % des internautes américains puisent en priorité leurs connaissances sur Wikipédia. La même enquête indique que près de 70 % des étudiants ont développé cet automatisme au pays de l’Oncle Sam. « Un tel fossé pourrait avoir de vraies répercussions sur des projets de carrière chez les jeunes ou sur le choix des personnes invitées à s’exprimer lors de conférences ou de grands événements », redoute à juste titre le journal anglais.

    #wikipédia #sexisme #historicisation #invisibilisation_des_femmes #discrimination #domination_masculine

    https://seenthis.net/messages/566961 via mad meg


  • The Price of Desire (2015) - IMDb
    http://www.imdb.com/title/tt3009776
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/M/MV5BNDgyOTExODctNTliYS00NjE2LTllM2ItNmRkZTgwOTkyZjVmXkEyXkFqcGdeQXVyNDQ5MDcwNzM@._V1_UY1200_CR148,0,630,1200_AL_.jpg

    The Price of Desire tells the controversial story of how Le Corbusier effaced and defaced Eileen Gray’s moral right to be recognized as the author of her work and as one of the most forceful and influential inspirations of a century of modern architecture and design.

    #femmes #architecture #historicisation #imposteur #Eileen_Gray #Le_Corbusier

    Je cherche un moyen de choper le film... @sandburg

    https://seenthis.net/messages/562576 via Aude



  • Le collectif Mwasi : « L’Afroféminisme n’est pas un bloc monolithique » | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201607100001/le-collectif-mwasi-lafrofeminisme-nest-pas-un-bloc-monolithique

    Le Bondy Blog : Comment définiriez-vous votre Afroféminisme ?

    Il est bon de rappeler que l’Afroféminisme n’est pas un bloc monolithique. Il y a différents Afroféminismes. Le nôtre est non seulement pro-choix au sens où il défend le droit à l’avortement, la liberté de porter le voile ou non, la liberté d’expression corporelle et sexuelle, le choix de son identité de genre mais également intersectionnel, un concept popularisé par une Afroféministe états-unienne Kimberlé Williams Crenshaw à partir d’un travail sur la violence domestique et l’isolement des femmes battues Afro-étatsuniennes, rendues doublement invisibles par l’expérience croisée du racisme et du sexisme. C’est un outil qui permet de penser l’intersection des rapports de domination de sexe, de race et de classe. C’est en ce sens que nous sommes un collectif intersectionnel : nos luttes sont multiples et indémêlables. Elles s’attaquent aussi bien aux discriminations raciales, sexistes, classistes, validistes qu’à celles que subissent les minorités sexuelles et de genre face à la cishéteronormativité.

    Le Bondy Blog : On porte aujourd’hui beaucoup d’attention au mouvement Afroféministe en France mais on oublie l’histoire de la présence de féministes noires en France. Pouvez-vous retracer la généalogie de l’Afroféminisme français ?

    Notre collectif n’est pas le premier collectif Afroféministe en France. En témoigne l’existence de la Coordination des femmes noires de 1976 à 1982, un mouvement de femmes noires Africaines et Antillaises qui luttaient pour le droit à la contraception et à l’avortement, contre l’apartheid et la répression en Afrique ou contre les politiques impérialistes. De 1982 à 1994, le mouvement pour la défense des droits de la femme noire (MODEFEN) a pris le relais. Mais on pourrait remonter aux soeurs Nardal qui, dans les années 20, tenaient un salon littéraire à Clamart dont l’objectif était de mettre en relation les diasporas noires. Des féministes noires ont donc bien existé en France. Il faudrait cesser de se référer sans cesse aux États-Unis même si cela s’explique par le peu de visibilité et d’archives sur ce mouvement en France. Il est par exemple très difficile de se procurer un exemplaire de La parole aux négresses d’Awa Thiam, une des membres de la Coordination des femmes noires ou d’avoir accès à La Revue du Monde Noir fondée en 1931 par le Dr Sajous (Haïtien) et les soeurs Jane, Andrée et Paulette Nardal (Martiniquaises). Il faut raviver la mémoire des Afroféminismes en France. Il y a actuellement un problème de transmission et d’institutionnalisation de ces luttes.

    Le Bondy Blog : Vous prônez un savoir sur, par et pour les femmes noires au sein d’espaces non mixtes. En quoi cette non-mixité de race et de genre est-elle une « nécessité politique » pour reprendre l’expression de la sociologue Christine Delphy ?

    C’est une nécessité politique parce que nous devons reconquérir notre droit à la parole. L’hostilité de certaines féministes à cette non-mixité perçue comme « communautariste » et « excluante » est assez surprenante quand on sait que la non-mixité est une tradition féministe. Ce qui dérange ces gen.te.s, au fond, c’est de ne pas avoir le contrôle sur nos luttes et notre agenda militant. De voir leurs privilèges mis en lumière. Nous affirmons être les mieux placées pour saisir les armes de notre émancipation. Ce n’est pas une non-mixité contre les autres. C’est une non-mixité pour nous retrouver entre nous, dans un espace sain et bienveillant où s’écouter et se soutenir. Un espace pour identifier et combattre les multiples violences que nous subissons en tant que femmes noires.

    #féminisme #afroféminisme #historicisation #non-mixité #choix #intersectionnalité

    https://seenthis.net/messages/508067 via mad meg


  • À Lyon, les re-baptiseuses de rues ont encore frappé ! | Rue89Lyon
    http://www.rue89lyon.fr/2016/06/24/lyon-rues-rebaptisees-noms-femmes
    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/06/DSC_0170_converted.jpg

    En sortant de chez eux ce matin, les habitants des Pentes de la Croix-Rousse ont dû croire qu’ils étaient mal réveillés : toutes les rues (ou presque) de leur quartier avaient changé de nom durant la nuit ! Les plaques bleues des noms de rues et de places portant des patronymes biens virils (place Morel, rue Flesselles, rue de La Tourette, rue Bodin…) cohabitent désormais avec des affiches roses collées sauvagement et rendant, elles, hommage à des femmes.

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    Ce n’est pas la première fois que des féministes lyonnaises mènent ce type d’opération : en 2014 déjà, elles avaient tenté d’instauré un peu plus de parité dans une toponymie encore très masculine : seulement 2% des rues françaises portent un nom de femme…

    Parmi les femmes ainsi mises à l’honneur, il y a les revenantes, comme la célèbre Divine (« née Harris Glenn Milstead, actrice, chanteuse, drag-queen, modèle d’Ursula dans La Petite Sirène (Walt Disney), égérie des films de John Waters, « plus belle femme du monde« , 1945-1988« ) ou Clara Campoamor (« avocate et femme politique républicaine, activiste pour le suffrage des femmes en Espagne, 1888-1972« ), qui avaient déjà été célébrées lors de la précédente opération de collage sauvage, il y a deux ans.

    Il y a aussi les personnages de fiction, comme les héroïnes de bande dessinée Mafalda et Yoko Tsuno (« ingénieure japonaise en électronique, pilote d’hélicoptère, ceinture noire d’aïkido« ) ou encore le personnage de comédie inventé par Aristophane en 411 avant Jésus-Christ, Lysistrata, qui « impulsa la grève du sexe pour faire cesser la guerre » et à qui le metteur en scène Emmanuel Daumas et le dramaturge Serge Valletti redonnent justement vie sur la scène des Nuits de Fourvière à partir de demain et jusqu’à dimanche.

    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/06/DSC_0174_converted.jpg

    Mais les initiatrices de ce projet n’ont pas voulu limiter leur hommage aux seules femmes occidentales, comme les suffragettes (« militantes du droit de vote des femmes au Royaume-Uni à partir de 1903, aux modes d’action basés sur la provocation, en rupture avec la bienséance des autres mouvements« ) ou Marie-Louise Giraud (domestique et femme de ménage qui fut guillotinée sous l’Occupation pour avoir pratiqué des avortements).

    Au contraire, elles ont choisi d’opérer un décentrage bienvenu en célébrant également les femmes en lutte sur d’autres continents que l’Europe ou l’Amérique du Nord. Alors que se tenait justement ce lundi 20 juin à l’École normale supérieure (ENS) de Lyon une conférence de Hourya Bentouhami plaidant « pour un féminisme décolonial« , de nombreuses féministes d’Afrique subsaharienne ont soudainement fait leur apparition sur les murs du premier arrondissement.

    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/06/DSC_0180_converted.jpg

    Des féministes islamiques, arabes ou africaines

    C’est le cas de la rappeuse nigériane Zara Moussa (« pionnière du hip-hop féminin d’Afrique de l’Ouest, porte-parole des sans-voix et des droits des femmes« ) ou de la princesse légendaire Yennenga (« reine guerrière, grande cavalière en lutte contre le patriarcat, fondatrice du royaume Mossi, née entre le XIeme et le XVeme siècle en Afrique« ). D’autres femmes en lutte font également le lien entre le combat contre le sexisme et celui contre le colonialisme et l’impérialisme : elles sont honorées par la rue de la Marche des femmes de Grand-Bassam (« marche des femmes d’Abidjan pour faire libérer leurs maris indépendantistes en défiant à mains nues l’armée coloniale, 24 décembre 1949« ).

    Ce projet permet également de mieux faire connaître des féministes arabes et/ou islamiques telles que l’écrivaine marocaine Fatima Mernissi (1940-2015) ou l’activiste Haneen Maikey (« directrice du mouvement queer palestinien Al Qaws – lutte pour l’émancipation sexuelle et contre l’occupation israélienne« ).

    Bien d’autres femmes de tous les continents mériteraient d’être ainsi mises à l’honneur ; cette initiative a le mérite de donner un coup de projecteur à quelques-unes d’entre elles, en espérant qu’elle donnera envie de mieux connaître l’histoire et l’actualité des féminismes à travers le monde.

    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/06/DSC_0185_converted.jpg
    Par Romain Vallet sur heteroclite.org
    Photos Stéphane Stoclet

    #femmes #féminisme #historicisation

    http://seenthis.net/messages/504433 via mad meg


  • De colère et d’espoir : À la découverte du féminisme islandais
    http://decolereetdespoir.blogspot.fr/2016/05/a-la-decouverte-du-feminisme-islandais.html

    Bien sûr, en parcourant ses rues, j’ai été attentives aux signes d’une présence féministe. Je n’ai pas été déçue. Si je n’ai trouvé que quelques exemples anecdotiques, il faut comprendre que je ne les ai pas activement cherchés. Je n’ai pas visité d’autre ville qui m’aie permis, après seulement quelques heures, d’observer autant d’éléments qui trouveraient leur place sur ce blogue. Ainsi, j’ai souri en voyant un restaurant affichant « Racistes, sexistes, homophobes : ne rentrez pas », et un bar queer dont la façade – il faut le faire dans cette ville arc-en-ciel – attire le regard par son explosion de couleurs. Le site de la ville dit qu’elle est fière de « sa communauté LGBT ». L’Islande a été le neuvième pays à ouvrir l’institution du mariage aux couples de même sexe et le premier à élire une personne ouvertement gaie à sa tête.

    https://4.bp.blogspot.com/-zmZlkzIbq60/VzjzbchXs_I/AAAAAAAAAHQ/1sxKxmcXfa0vZJ6CMPtSTP3OYSCMkaFXgCLcB/s320/13211204_10206243843671405_747672859_o.jpg

    Photo de la plaque commémorant
    Svava Jakobsdóttir
    J’ai aussi porté attention aux statues et aux pancartes explicatives que l’on retrouve dans toutes les villes touristiques. Je n’ai vu que deux ou trois statues qui toutes représentaient un homme – ce qui n’est guère surprenant. Mais ce qui l’est davantage est que les trois pancartes que j’ai lues mettait en relief une histoire féminine de la ville. Deux d’entre elles sont en réalité des plaques commémoratives inaugurée à l’occasion des cent ans du suffrage féminin.

    La première présentait une courte biographie Svava Jakobsdóttir, autrice de la deuxième moitié du 20e siècle, mais aussi chercheuse, militante des arts et parlementaire. On dit de ses écrits qu’ils abordent des enjeux sociaux et sont centrés sur des personnages féminins.

    La deuxième plaque concernait Þorbjörg Sveinsdóttir, une sage-femme. Honnêtement : vous connaissez beaucoup de villes qui sont fières que leurs sages-femmes et les intègrent dans leur histoire ? On apprend qu’en plus d’être une sage-femme populaire dans le Reykjavik de la deuxième moitié du 19e siècle, elle était impliquée politiquement. Elle a fondé avec d’autres l’Association des femmes islandaises, la première à revendiquer le droit de vote pour les femmes. Que l’affiche nous apprenne que cette association avait pour membresses après seulement un an d’existence le quart des femmes de Reykjavik en dit long sur le poids politique des femmes islandaises. Ces deux exemples montrent des femmes qui ont marqué leur époque et sont fièrement présentées par la Ville d’abord par leur carrière professionnelle, puis comme militantes et femmes politiques.

    Finalement, une troisième pancarte de ce style que j’ai croisée invitait les visiteuses à découvrir des pionnières de la sculpture islandaise dans un jardin lancé à l’occasion de la journée des droits des femmes en 2014 (je n’ai pas trouvé ce jardin, il n’existe peut-être plus). Un survol rapide des programmes des différents musées de Reykjavik semble indiquer que l’art s’y conjugue aussi au féminin.

    Quelques faits divers sur l’Islande et le féminisme :

    À l’élection de 2009, 43% des parlementaires étaient des femmes (on est à 25% au Canada).
    On trouve à Reykjavik un Musée du pénis (Icelandic Phalological Museum) qui en compare la taille de divers mammifères, y compris les baleines.
    L’Islande permet l’avortement sous une base médicale ou sociale jusqu’à la 12e semaine de grossesse. L’avortement est limité aux raisons médicales après la 16e semaine (au Canada, la loi ne pose aucune limite à l’avortement).
    Les parents islandais.es se partagent le congé parental comme suit (dans un couple hétérosexuel) : trois mois pour les mères, trois mois pour les pères, et trois mois à partager comme iels l’entendent. À titre comparatif, le Québec ne réserve que cinq semaines au père. Une distribution plus égale du congé parental favorise la prise de responsabilité des pères quant à leurs obligations familiales. Elle n’a pas, cependant, réduit les inégalités économiques.
    Le droit de vote est ouvert à certaines femmes (de plus de 40 ans) en 1915.
    Dans les compagnies de plus de 50 employé.e.s, les hommes forment 90% des directeurs généraux.
    Vigdis Finnbogadottir, élue en 1980, est la première présidente démocratiquement élue de l’Europe.
    Le 24 octobre 1975, 90% des femmes du pays on fait une grève générale pour exiger l’égalité. Elles ont refusé d’aller travailler, de prendre soin des enfants ou de faire quelque travail ménager. Le pays s’est retrouvé totalement paralysé et les pères ont dû amener leurs enfants à leur travail. Pour en savoir plus sur cet événement historique : http://www.bbc.com/news/magazine-34602822

    #féminisme #Islande #historicisation #grève_des_femmes

    http://seenthis.net/messages/489619 via mad meg


  • Correctionnalisation du viol : l’éternel recommencement ? – A dire d’elles
    https://sandrine70.wordpress.com/2016/03/18/correctionnalisation-du-viol-leternel-recommencement

    Depuis que je milite contre les violences faites aux femmes et contre le viol, deux sujets me sidèrent :

    –la correctionnalisation du viol :

    il s’agit de transformer le crime de viol (pénétration) en délit d’agression sexuelle sans pénétration. C’est une pratique illégale, qui concerne une majorité des plaintes pour viol, au double motif d’une « facilitation de la procédure » qui aiderait les victimes, et d’une « soi-disant plus grande sévérité des magistrats professionnels par comparaison avec le jury citoyen ». (1) Face à la faiblesse des peines, la reconnaissance pour la victime de la réalité de ce qu’elle a subi est aussi juste qu’essentielle. La correctionnalisation le lui refuse.

    –l’éternel recommencement de la lutte féministe : je publiais en 2010 le manifeste féministe contre le viol, qui me semblait tellement juste, mais dont je soulignais alors surtout la radicalité : les enjeux du 1er manifeste contre le viol.

    Aujourd’hui, me voilà encore sidérée par la jonction des deux phénomènes, qui n’a rien de nouveau, mais qui n’apparaît pas au grand jour ! Sidérée, parce qu’il y a tout juste 40 ans, lorsque les féministes qu’on dit parfois « historiques », celles qui ont fait le mouvement de libération des femmes, se sont mobilisées pour faire reconnaître le crime de viol, que s’est-il passé ? Pourquoi le viol n’était-il pas un crime ?

    En fait, il l’était…mais il était systématiquement correctionnalisé ! Le viol était un crime depuis 1810. Depuis la loi de 1832, il était même puni de peines de 10 à 20 ans, pouvant aller jusqu’à la perpétuité en cas de viol collectif. Le seul « hic » : il n’était pas défini. Ainsi, il était facile d’y échapper, de nier son existence. En conséquence, s’était développée une pratique censée favoriser la condamnation des hommes agresseurs : les juges requalifiaient les actes en coups et blessures ou attentats à la pudeur, comme l’explique Françoise Picq dans le chapitre « ras le viol »de son livre sur l’histoire du mouvement (2) :

    #viol #culture_du_viol #correctionnalisation_du_viol #féminisme #historicisation

    http://seenthis.net/messages/471385 via mad meg


  • Ringards sur le monde, par Marie Darrieussecq - Libération
    http://www.liberation.fr/chroniques/2015/10/09/ringards-sur-le-monde_1400736

    Mon fils est en troisième et il étudie, en français, la nouvelle : c’est au programme de littérature, et forcément, ça m’intéresse. Douze Nouvelles contemporaines ; regards sur le monde, c’est le titre du livre conseillé, que vont lire quantité d’élèves cette année. Un tableau de Martial Raysse fait la couverture, une jolie femme avec un cœur sur la joue. Au dos, la liste des douze auteurs : dix Français, un Italien, un Américain ; je ne les connais pas tous, mais ce qui me saute aux yeux, c’est que ce sont tous des hommes. J’ai un petit espoir sur un ou une Claude ; ah non, c’est un Claude. « Regards sur le monde », au pluriel peut-être, mais tous masculins. L’ambitieux sous-titre du recueil est : « Portrait des hommes et des femmes d’aujourd’hui, de la naissance à la mort » ; les hommes sont donc vus ici par des hommes, et les femmes aussi. Dans le dossier pédagogique, un chapitre est intitulé : « Un portrait critique de l’homme d’aujourd’hui » ; j’y lis que « les personnages féminins ne sont pas davantage épargnés par la critique que les hommes » ; la femme y est traitée en dix lignes et quatre personnages : deux tueuses, une quinquagénaire « vénale et hypocrite » et une jeune coquette « qui semble réduire la femme à un être sans profondeur intellectuelle ». Il est vrai que ce recueil ne laisse aucune chance à « la » femme de s’exprimer avec ses mots et son regard. Peut-être aurait-il fallu « des » femmes ? Mon fils, amusé et déjà féministe - c’est-à-dire raisonnablement sensible à l’injustice -, me montre le dossier pédagogique final. Dans le chapitre « Regards sur le monde en poésie et en chansons » sont proposés cinq autres auteurs… tous des hommes. Dans le chapitre « Visions du monde de demain », ils sont quatre, attention… tous des hommes. Le fou rire nous gagne, nous allons au chapitre « Fenêtres sur » : quatorze noms… suspense… deux femmes ! Bravo, Andrée Chedid et Fred Vargas ! Mais rien d’Alice Munro, qui semblait tout indiquée puisqu’elle pratique exclusivement la nouvelle, prix Nobel en 2013, deux ans avant la composition de ce recueil « pédagogique ».

    Comment éduquons-nous nos enfants ? Christine Pau, professeure d’histoire-géo à Laval, commentait récemment ici les modifications du nouveau programme d’histoire : « Le chapitre "Les femmes au cœur des sociétés qui changent", que j’avais repéré dans la première version, devient "Femmes et hommes dans les sociétés des années 1950" ». Il est louable que le mot « femmes » vienne, pour une fois, en premier ; mais probable que le cours novateur sur les femmes d’action se transforme en panorama des fifties.

    Une jeune amie australienne me montre avec étonnement la carte d’étudiant qu’elle vient d’obtenir à la Sorbonne : « Est-ce que le "e" du féminin est toujours mis entre parenthèses ? » Sous sa photo, les mentions « étudiant(e) » et « né(e) » l’ont choquée. Mais ma propre carte d’étudiant, dans les années 90, était au masculin d’évidence, au masculin universel du « neutre ». J’étais donc « étudiant » et « né » ; à l’époque, ça ne m’avait même pas surpris(e).

    Ici-même, dans Libération, je n’ai jamais pu obtenir le moindre « e », parenthèse ou pas, à « auteur » écrit sous ma pomme (ne parlons d’« autrice », qui serait pourtant la forme correcte en français). Toute la vie d’une femme en France est à l’avenant ; ma carte d’« assuré social » est à mon nom d’épouse ; je paie mes impôts à mon nom à moi depuis peu de temps et après avoir beaucoup insisté (c’est-à-dire à mon nom de jeune fille, qui est de facto le nom de mon père). Il se trouve que j’en paie plutôt plus que mon mari ; ça aussi, ça amuse mes enfants. Et mon mari aussi, ça l’amuse, que la plupart de nos biens soient à mon nom mais que, pour toutes les administrations, le « chef de famille », ce soit lui. Il parvient à me faire rire quand tous mes formulaires de réservation en ligne se bloquent si je refuse de renseigner la case « madame » ou « mademoiselle », alors que lui, on ne lui demande rien de son état conjugal, de sa virginité de damoiseau ou de sa disponibilité sexuelle quand il doit remplir un bordereau quelconque. La case « civilité » est obligatoire, madame ou mademoiselle : cochez ! Oui, nous nous mettons en colère et nous rions aussi, plutôt que de nous taper la tête contre les murs. Parce que nous sommes féministes, lui plus encore que moi, et que la lourdeur du monde en est moins accablante. Féministe, la vie est plus gaie. D’ailleurs, on ne dit plus « chef de famille ». On dit « personne de référence ». Un changement purement cosmétique. Allez voir les définitions de l’Insee : dans les couples homosexuels, la personne de référence est la personne la plus âgée ; et dans les couples hétérosexuels, c’est l’homme. Un regard sur le monde aussi simple que ça.

    #féminisme #manuels_scolaires #historicisation #femmes #litterature

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  • Sur « la bride »
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    La bride à aussi été utilisé dans le contexte de l’esclavagisme des noirs aux Amériques. Federici fait d’ailleur le lien entre l’esclavage des femmes et l’esclavage des personnes racisés ainsi que dans la diabolisation des femmes et la diabolisation des noirs et des amérindiens ainsi qu’entre l’animalisation des femmes et des populations opprimés aux Amériques. Pas besoin d’illustration pour affirmer que la bride est un outil de domestication des animaux, principalement cheveux et chiens.

    #historicisation #esclavage #histoire #oppression #femme #femmes #mégère #sorcière #bride #muselière #silenciation

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