#homophobie


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

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  • Pédophilie : tous les évêques chiliens remettent leur démission au pape
    http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/18/pedophilie-dans-un-document-incendiaire-le-pape-reconnait-une-faillite-colle

    Tous les évêques chiliens ont remis, vendredi 18 mai, leur démission au pape. Mardi 15 mai, convoqués à Rome, ils s’étaient vu remettre par le pontife argentin un texte de dix pages dans lequel celui-ci avait écrit noir sur blanc : depuis des années, l’Eglise catholique chilienne abrite « de nombreuses situations d’abus de pouvoir, d’autorité et d’abus sexuels ».

    « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous », indique une déclaration lue devant la presse par deux porte-paroles de la Conférence épiscopale chilienne. Le pape doit à présent décider de sanctions nominatives après cette démission collective sans précédent depuis deux siècles.

    Le texte glaçant, dont le contenu a été révélé jeudi par la télévision chilienne T13, s’appuie sur des faits rassemblés dans un rapport (non publié) de 2 300 pages rédigé par les deux enquêteurs que le pape a dépêchés auprès des victimes d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir commis au sein de l’Eglise chilienne.

    Le document dénonce ainsi « l’existence de gravissimes négligences dans la protection des enfants vulnérables de la part d’évêques et de supérieurs religieux ». On peut aussi lire dans ce document que des religieux expulsés de leur ordre pour des « comportements immoraux » ont été accueillis dans d’autres diocèses avec des charges comportant « un contact quotidien et direct avec des mineurs ».
    Des plaintes ont par ailleurs été hâtivement jugées « invraisemblables » alors qu’elles étaient « de graves indices d’un délit effectif ». D’autres ont même été classées sans la moindre enquête. Des pressions ont été exercées sur des enquêteurs et des « documents compromettants » ont été détruits.

    Par ailleurs, révèle le document, des évêques ou des supérieurs d’ordre religieux auraient confié la direction de séminaires ou de noviciats à « des prêtres soupçonnés d’homosexualité active », en violation des règles ecclésiastiques.

    Pendant trois jours, de mardi à jeudi, le pape a rencontré à huis clos ces 34 évêques pour quatre séances de prise de conscience de la réalité des faits.

    « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous, indique une déclaration lue devant la presse. Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises ».

    « Nous remercions les victimes pour leur persévérance et leur courage, malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales qu’elles ont dû affronter, auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale, ajoutent-ils. Nous implorons leur pardon et leur aide pour continuer à avancer sur le chemin de la guérison des blessures, pour qu’elles puissent se cicatriser ».

    Lire aussi : Pédophilie : le pape reconnaît des dérives au sein de l’épiscopat chilien
    Cas d’abus dans des écoles catholiques

    A ce stade, on ignore si le pape va accepter ces démissions, ou certaines d’entre elles. Il apparaît en tout cas aujourd’hui clairement que le problème dépasse de loin le seul cas, pourtant déjà gravissime, de Fernando Karadima, ce charismatique prêtre de Santiago qui a formé de nombreux prêtres et plusieurs évêques et a été condamné par l’Eglise elle-même pour des agressions sexuelles commises pendant des années, par lui et autour de lui.

    Ces dernières années, plusieurs cas d’abus dans des écoles catholiques sont apparus au grand jour. Dans ce texte, le pape qualifie de « nombreux » ces abus. Il décrit en réalité une véritable faillite collective de cette Eglise. « Nous sommes tous impliqués, moi le premier », affirme François.

    Pendant plusieurs années, le pape a en effet refusé d’entendre certaines anciennes victimes de Fernando Karadima, qui accusaient notamment l’évêque Juan Barros, l’un de ses proches, d’avoir couvert les agissements de l’ecclésiastique. François avait même accusé de « calomnie » ceux qui lui demandaient de revenir sur la nomination de Mgr Barros dans le diocèse d’Osorno. Il a ensuite affirmé n’avoir pas été informé exactement par les victimes, alors même qu’une lettre de l’une d’entre elles lui a été remise dès 2015.

    Lire aussi : La visite du pape au Chili entachée par les affaires de pédophilie

    Dans le texte transmis à l’épiscopat chilien, le pontife rappelle que par le passé, l’Eglise chilienne a eu le « courage » de s’engager et de prendre des risques pour défendre ses ouailles. Il oppose cette attitude à celle de l’Eglise d’aujourd’hui, qui a entre-temps été « transformée en son centre » : « La douloureuse et honteuse constatation des abus sexuels sur mineurs, des abus de pouvoir et de conscience de la part de ministres de l’Eglise ainsi que la manière dont ces situations ont été abordées met en évidence ce changement de centre ecclésial. »
    « Quelque chose, dans le corps ecclésial, est malade »

    Il décrit une Eglise passée du service des autres à une institution gangrenée par des individus et des groupes qui ont prétendu « s’ériger comme unique interprète de la volonté de Dieu ». Cette « psychologie d’élite », affirme le pape François, a fini par constituer des « cercles fermés qui débouchent sur des spiritualités narcissiques et autoritaires » pour lesquelles « l’important, c’est de se sentir spécial, différent des autres ». « Quelque chose, dans le corps ecclésial, est malade », résume François, qui parle aussi de « perversion » ecclésiale.
    « Promouvoir une culture anti-abus »

    Pour sortir de cette dérive collective, il préconise d’ouvrir l’institution et de travailler avec « différentes instances de la société civile pour promouvoir une culture anti-abus ». Il insiste sur le fait qu’à ses yeux, de simples changements de personnes (c’est-à-dire d’évêques) ne suffiront pas à résoudre des problèmes aussi profondément ancrés et structurels. « Cela, il faut le faire, écrit le pape, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin. Il serait irresponsable de notre part de ne pas creuser pour trouver les racines et les structures qui ont permis que ces événements se produisent et se perpétuent. »

    Se contenter de changer des hommes, explique-t-il, donnerait l’illusion d’avoir réglé les problèmes alors que ceux-ci perdureraient. Pour que « plus jamais ils ne viennent à se répéter », conclut François, il faut considérer le problème comme « celui de tous et pas seulement comme celui de certains ».

    Autrement dit, les évêques chiliens auraient une responsabilité collective dans ces dérives et aucun ne saurait s’en exonérer. Reste maintenant au pape à dévoiler les réformes « de court, de moyen et de long terme » promises aux victimes de ces nombreuses dérives.

    Lire aussi : La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie

    Jeudi, deux représentants de l’épiscopat chilien ont lu une déclaration et refusé de répondre aux questions. « Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises », ont néanmoins déclaré les évêques.

    « Nous remercions les victimes pour leur persévérance et leur courage, malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales qu’ils ont dû affronter, auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale », ont-ils ajouté.

    La veille, l’un d’eux, le cardinal Javier Errazuriz, membre d’une puissante commission de neuf cardinaux (C9) chargée de conseiller le pape sur les réformes de la Curie, avait encore accusé les victimes de « calomnies », dans un entretien à la chaîne de télévision T13.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/18/pedophilie-dans-un-document-incendiaire-le-pape-reconnait-une-faillite-colle

    #catholicisme #criminalité_organisée #pedoviol #mafia #homophobie #violophilie

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  • « Le succès de l’AfD n’est pas lié à l’afflux de #réfugiés »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280917/le-succes-de-l-afd-n-est-pas-lie-l-afflux-de-refugies

    Au lendemain des élections allemandes, entretien avec #Caroline_Emcke, reporter de guerre, essayiste et militante LGBT, qui publie Contre la #haine. Plaidoyer pour l’impur : un livre de combat portant un titre avec lequel il est difficile d’être en désaccord, même si l’analyse laisse certaines questions en suspens.

    #Culture-Idées #AFD #Allemagne #discrmination #Homophobie #musulmans #racisme


  • Une intelligence artificielle révèle les préjugés anti-LGBT (et anti-plein d’autres gens) des chercheurs de Stanford | Antonio A. Casilli
    https://www.casilli.fr/2017/09/09/une-intelligence-artificielle-revele-les-prejuges-des-chercheurs-de-stanford
    https://www.casilli.fr/wp-content/uploads/2017/09/physiognomica-1024x328.png

    Dès les premières lignes de l’étude (avec un lignage revendiqué de la physiognomonie et de Cesare Lombroso) jusqu’aux derniers paragraphes (“la fin de la vie privée est inévitable est c’est la faute aux usagers qui s’affichent tout le temps sur les réseaux”), en passant par l’explication du fonctionnement de l’IA par un lien ténu avec l’hypothèse—qualifiée ici de théorie—des “prenatal hormones”, on a vite épuisé son stock de médicaments antireflux.

    #homophobie #science #sexisme #physiogonomie

    https://seenthis.net/messages/628571 via jln


  • Les Happy Men et la libération des hommes : de l’égalité professionnelle au rejet du féminisme | Simonæ
    https://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-happy-men-et-la-liberation-des-hommes-de-legalite-professionnelle-au-rej

    Alors que le compte est désormais censé représenter un grand nombre de personnes et est soutenu par plusieurs grandes entreprises, on y trouve pêle-mêle des tweets favorables à l’égalité femmes / hommes, des retweets de bons articles sur des sujets féministes, mais aussi des blagues sexistes ou transphobes, des articles antiféministes de Causeur ou Boulevard Voltaire (note 1), des liens vers des articles provenant de sites de groupes de pères séparés, des propos défendant les violences éducatives ordinaires, banalisant les violences faites aux femmes, et surtout, autour de 2013, des propos hostiles à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe (note 2).

    Un tweet des Happy Men déplorait ainsi la souffrance des pères montés sur des grues car ils avaient été « privés de leurs enfants » ; à une féministe qui soulignait que l’un des militants avait été condamné pour violences conjugales, le compte répondait : « Priver un homme du droit de voir ses enfants, c’est inhumain ». Le compte Twitter répondait également à Claire Serre-Combe, militante d’Osez Le Féminisme, qui dénonçait les violences faites aux femmes comme le produit du patriarcat que « raisonner en termes de culture face à la violence pulsionnelle est toujours sujet à caution ». Le compte s’indignait enfin de la condamnation par la justice d’un père qui avait frappé son enfant (une fessée), car « un enfant apprend avec son corps tout autant qu’avec sa tête ».

    Voila comment les dominants détournent les budgets (maigres, femmeliques on devrait dire) dédiés à aux femmes

    les Happy Men reçoivent des moyens matériels et financiers, une attention médiatique et des soutiens d’entreprises ou de structures liées au féminisme (réseaux féminins, ministère des droits des femmes, centre Hubertine Auclert, etc.) parce qu’ils se présentent comme un réseau dont l’objet est d’œuvrer pour l’égalité hommes / femmes.

    #alliés #masculinisme #féminisme #happy_men #masculinisme #non-mixité #domination_masculine #lesbophobie #homophobie #virilisme #transphobie #cynisme

    https://seenthis.net/messages/628321 via mad meg


  • Cyril Hanouna est un danger public | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/145842/cyril-hanouna-danger-public
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/hanouna.jpg

    On parle ici de #persécution. Pas de canular, pas de blague potache, ni même de harcèlement. Une persécution est « un type d’oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d’ordre idéologique, politique, religieux ou encore racial ».

    Rire d’un homme parce qu’il est homosexuel, le rabaisser, l’humilier, le jeter en pâture aux rires d’un public, et être tout content de soi, c’est l’exacte définition de la persécution. Sans compter que, comme le rappelent de nombreux internautes sur Twitter, cette méthode, consistant à se faire passer soi-même pour gay, est exactement « la technique des casseurs d’homosexuels ».

    Quant au contexte : l’émission est diffusée le lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’#homophobie et la transphobie, alors que les actes homophobes sont repartis à la hausse, et alors qu’en Tchétchénie, les homosexuels sont traqués, torturés par les autorités avec la complicité de la population. J’entends déjà ceux qui vont dire que, quand même, « c’est pas pareil ». Bah si. Bien sûr qu’Hanouna n’est pas un génocidaire, mais il passe son temps à mettre plein de pièces dans la machine à homophobie, et légitime dans l’esprit de certains, que rire des homosexuels et de les rabaisser est tout à fait normal. La #violence physique à l’égard d’un groupe commence toujours comme ça : on moque, on parodie, on humilie, on essentialise, on rit... et la malveillance, puis la violence physique finit toujours par débouler.

    https://seenthis.net/messages/599959 via Agnès Maillard

    • Bonjour,
      Admettons qu’il s’agisse de persécution et qu’embrasser les seins d’une femme sans son consentement c’est du harcèlement (selon quelles définitions ?), qui décide ce qui est pire (harcèlement ou persécution) ? Et puis, si c’est aussi grave que ce qui se passe en Tchétchénie, pourquoi parler de la Tchétchénie ? Et puis pourquoi parler de la Tchétchénie de toute façon ? S’agit-il du seul endroit au monde où les homosexuels sont en danger ?
      J’invite les lecteurs qui ne l’ont pas déjà fait à lire le dernier numéro de Manière de Voir intitulé « l’Engrenage identitaire ».



  • L’ombre de l’ultradroite dans l’affaire des noyés de la Deûle - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/05/04/l-ombre-de-l-ultradroite-dans-l-affaire-des-noyes-de-la-deule_1567285

    L’affaire avait été classée sans suite. Un suicide, pensaient alors les enquêteurs. Hervé Rybarczyk, guitariste des Ashtones, groupe lillois de punk-rock, avait été retrouvé mort dans le canal de la Deûle, en novembre 2011. En fait, il a sans doute été passé à tabac par un groupe de skinheads. La semaine dernière, trois membres de l’extrême droite radicale ont été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, avec préméditation ou guet-apens et avec arme », une information révélée ce mercredi par la Voix du Nord. Ces arrestations se sont tenues après le démantèlement d’une bande de l’ultradroite en Picardie, jugée en mars dernier à Amiens pour une série d’agressions. « C’est l’un d’eux qui a dû parler, soit par trouille, soit par bêtise », estime un proche du musicien.

    Il n’a pas été surpris de ces mises en examen. « Je savais qu’il ne s’était pas suicidé, explique-t-il. Par des fuites, j’avais appris qu’il avait le visage amoché quand on l’a retrouvé. Ce ne pouvait être qu’une agression. » Il ne comprend toujours pas pourquoi l’enquête a été stoppée nette. La PJ n’a même jamais été saisie. Certes, le groupe avait déjà été éprouvé par une mort violente, quelques mois auparavant : leur autre guitariste avait été tué par une balle perdue de chasseur, alors qu’il conduisait le van sur l’autoroute de Dijon, au retour d’une date à Marseille. Les policiers ne sont pas allés chercher plus loin.

    Pourtant, le contexte de l’époque était tendu, à Lille. La Deûle était devenue le croque-mitaine des fêtards : quatre hommes y avaient perdu la vie, entre octobre 2010 et septembre 2011, après une nuit arrosée. John Ani, 33 ans, opérateur technique chez SFR, Thomas Ducroo, 26 ans, concessionnaire d’un magasin de motos, Jean-Meriadec Le Tarnec, 22 ans, étudiant en droit à la faculté, Lloyd Andrieu, 19 ans, étudiant en communication. La rumeur avait enflé, imaginé un serial killer, le « pousseur de la Deûle », à tendance homophobe. En effet, John Ani ne cachait pas son homosexualité, Thomas Ducroo sortait ce soir-là d’un bar gay-friendly, et l’Esplanade, où les noyades ont eu lieu, est connue comme un lieu de drague masculin. Le procureur de l’époque, Frédéric Fèvre, avait ouvert une information judiciaire, mais les enquêteurs n’avaient rien trouvé : les corps étaient indemnes de coups, aucun objet n’avait été volé. Les affaires avaient été classées sans suite, et les décès considérés comme accidentels. Certains avaient été retrouvés la braguette ouverte, ce qui accréditait la thèse d’une envie pressante et d’une glissade sur les berges.

    Gilles Durand, journaliste, qui a consacré un livre aux zones d’ombre des noyés de la Deûle, raconte une étrange anecdote : un homme l’a contacté à l’automne 2015 pour lui affirmer qu’Hervé Rybarczyk n’était pas tombé tout seul dans la Deûle. « Il affirmait que c’était dans le cadre d’un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite, par le même groupe qui avait attaqué le Resto Soleil [une pizzeria et salle de concerts lilloise appréciée des antifascistes, ndlr]. Ce soir-là, ils avaient décidé d’aller plus loin. » Et c’était prémédité, selon ce témoin anonyme : ils auraient enlevé la puce de leur téléphone portable pour ne pas être repérés. Une thèse qu’à l’époque, le journaliste n’arrive pas à recouper.
    « Nouveaux éléments suspects »

    Le décès d’Hervé Rybarczyk n’a jamais été considéré par les policiers comme faisant partie du dossier des noyés de la Deûle. Il était plus âgé, 42 ans, et son corps a été repêché dans une autre partie du canal, à Loos, dans la banlieue de Lille. Loin de l’Esplanade, où les autres noyades ont eu lieu. Cela avait d’ailleurs toujours été une interrogation pour ses amis : pourquoi avait-il été si loin, en pleine nuit ? Le musicien avait disparu après un concert donné à la Chimère, un café distant de la Deûle. Ce n’est qu’en 2015, lors de la réouverture de l’enquête sur les noyés de la Deûle, « à cause de nouveaux éléments suspects », dit le parquet, que son dossier y a été rattaché. Pourquoi ? Aucune réponse des services du procureur. « Il n’y a peut-être pas un lien avec tous les morts, mais avec certains, c’est probable », lâche l’ami d’Hervé. L’une des personnes mises en examen a été impliquée en 2013 dans le saccage du bar homosexuel le Vice-Versa, à Lille. Ce qui relance les spéculations sur un éventuel motif d’agression. Mais le parquet reste ferme sur le sujet : les mises en examen ne concernent que la mort d’Hervé Rybarczyk. Lui, et lui seul.

    Je ne comprend pas que Libé utilise le mot « ultra-droite ». C’est un élément de langage qui crée une différence artificielle avec l’extrême droite. Les citations dans l’article parlent bien d’"un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite" et pas d’ultras. Ultra droite ca implique l’idée que l’extrême droite et l’ultra droite se distinguent par quelque chose et vu le contexte ca serait l’usage de la violence. L’extrême droite ne serait pas violente et radicale puisque c’est l’apanage de l’ultra-droite. C’est ce que me dit le mot « ultra-droite » et comme je sais que Libé demande d’autre part qu’on fasse obstacle au FN en votant massivement pour Macron, c’est bien cyniques de leur part de banalisé l’extrême droite en la faisant passer pour non-violente.

    #homophobie #ACAB #extrême-droite #ultra #ultra-droite #langage #homophobie #banalisation

    https://seenthis.net/messages/596090 via mad meg



  • Lilian Thuram : « A l’école, on m’appelait “La Noiraude” »
    http://www.lemonde.fr/la-matinale/article/2016/10/23/lilian-thuram-a-l-ecole-on-m-appelait-la-noiraude_5018739_4866763.html
    http://s2.lemde.fr/image2x/2016/10/23/534x0/5018772_6_a3d6_lilian-thuram-en-juin-2016_3fde37047032a8be69baa0bdb6b0fbee.jpg

    Quand débute votre intérêt pour les questions de discrimination et de racisme ?

    C’est l’histoire de la noiraude, à l’école à Bois-Colombes. Très tôt, vous comprenez qu’être noir, c’est être vu inférieurement. Les personnes non blanches comprennent très rapidement dans quelle société elles vivent. Ma mère me disait : « C’est comme ça mon chéri, les gens sont racistes, ça ne va pas changer. » C’est une très mauvaise réponse pour un enfant de 9 ans. Je voulais comprendre qu’est-ce que le racisme, d’où il vient, comment il se construit.

    Après, ce sont des lectures. Quand j’étais jeune joueur à l’AS Monaco, je lisais des livres sur l’histoire de l’esclavage. Je suis tombé sur le Code noir, texte essentiel pour comprendre la relation entre les gens selon leur couleur de peau. Ce code construit et entérine la domination des personnes de couleur blanche sur celles de couleur noire. Plus tard, j’ai rencontré Alain Anselin, puis Aimé Césaire : ces rencontres m’ont enrichi et interpellé.

    Vous citez souvent l’anthropologue et féministe Françoise Héritier. Pourquoi ?

    « L’inégalité des sexes est la matrice de tous les autres régimes d’inégalité. » En me questionnant sur la couleur de peau, j’ai découvert que la problématique de domination culturelle était la même avec les femmes. Et c’est pareil avec l’homophobie. Tout est une question d’éducation.

    En 1998, la victoire de la France à la coupe du monde de football fait naître le slogan « black, blanc, beur ». Cet espoir d’une France multiculturelle réconciliée a été très fugace…

    Je ne suis pas d’accord. C’est quelque chose d’inscrit dans l’inconscient collectif. Il y a moins de racisme aujourd’hui qu’avant. Prenons l’exemple de ma famille sur une période longue : mon grand-père est né en 1908, soixante ans après l’abolition de l’esclavage en France, ma mère en 1947, il y avait la colonisation, moi en 1972, il y avait la ségrégation en Afrique du Sud. La domination des personnes blanches n’est plus écrite dans les lois comme à l’époque de mon grand-père ou de ma maman. Nous vivons dans une société de plus en plus égalitaire, mais il y a encore des gens réfractaires à cette égalité qui, actuellement, le disent ouvertement. Il faut avoir le courage de leur répondre. Ceux qui tiennent un discours positif doivent se faire entendre davantage dans l’espace public.

    Comme lorsque vous répondez à Jean-Marie Le Pen qui considère qu’il y a trop de « joueurs de couleur » au sein de l’équipe de France ?

    Bien sûr. Il faut répondre. Le racisme est un positionnement culturel et politique. Regardez : Trump parle aux personnes blanches ; Marine Le Pen, Sarkozy avec les ancêtres les Gaulois, parlent aux mêmes personnes. Ils veulent réveiller le sentiment qu’être blanc, c’est passer avant. Quand, dans un stade, des gens me faisaient « Ouh ! Ouh ! », ils disaient : moi je suis blanc, je suis mieux que toi qui es noir.

    Pourquoi le phénomène Zemmour existe ? Parce qu’il est blanc et que les gens qui le font travailler le sont aussi, réfléchissent en tant que blancs, comme des dominants. Sinon, on ne le laisserait pas faire. Le racisme, c’est une inégalité de traitement : vous ne trouverez jamais un Noir, un Maghrébin ou un Asiatique qui pourrait venir à la télévision tenir un discours méprisant les personnes blanches. Il serait, à juste titre, écarté parce qu’en face, les personnes blanches se sentiraient attaquées et ne le supporteraient pas.

    Comment est venue l’idée de créer une fondation pour « l’éducation contre le racisme », qui porte votre nom ?

    J’ai lancé la fondation quand j’étais joueur à Barcelone. J’ai été invité chez le consul de France. A côté de moi, à table, un monsieur, qui était directeur de l’agence de publicité DDB, me dit : « Alors, qu’est-ce que vous allez faire quand vous serez plus grand ? » Cela m’a fait sourire. Je lui ai donné une réponse d’enfant : « Quand je serai plus grand, j’aimerais changer le monde. » On commence la discussion et je lui explique que je souhaiterais aller dans les écoles pour expliquer aux enfants qu’on ne naît pas raciste, mais qu’on le devient parce que cela est ancré dans nos cultures. A la fin du repas, il me dit : « Je suis plus vieux que vous, sachez que le monde, on ne le change pas. » Quelques semaines après, ce monsieur m’appelle, me parle de ses préjugés et me dit : « Vous avez déjà changé une personne. Vous devriez faire une fondation. » C’est comme cela que c’est parti. Je me sers de ma notoriété pour essayer de construire, avec beaucoup d’autres, l’égalité.

    Nicolas Sarkozy vous avait proposé il y a quelques années un poste de ministre de la diversité. La politique, ça vous tente ?

    Non. Et un ministère de la diversité, n’est-ce pas en réalité un ministère pour les non-blancs ? J’ai le sentiment que certains politiques sont comme dans une télé-réalité. Ce ne sont pas eux qui donnent la direction, ils s’adaptent à l’air du temps. Sur la question du racisme et des discriminations, il manque quelqu’un de courageux, un discours clair sur ce que sera la France dans trente ans. Débattre sur les burkinis, cela va nous emmener où ? Ce n’est pas sérieux.

    #racisme #sexisme #homophobie #discrimination

    https://seenthis.net/messages/535908 via mad meg


  • Tuerie d’Orlando : géométries variables

    Pas un seul gros titre de la presse du jour ne mentionne que le club visé par le tueur d’Orlando était un club homosexuel, réflexions sur l’#invisibilisation.

    Cette pratique a un nom […] ça s’appelle l’invisibilisation… un peu comme si au lendemain des attaques de Charlie Hebdo, la presse avait évoqué des attentats contre des bureaux… ou après l’Hyper Casher, contre un supermarché. Sans préciser la nature de la cible de l’attaque terroriste…

    Parce que, s’il reste à déterminer les motivations exactes du terroriste… il n’y a pas de doute sur la nature de l’endroit qui était visé. Sur la cible de l’attaque. Et le problème avec l’invisibilisation, c’est qu’elle permet de faire « comme si », de minimiser en quelque sorte la portée du geste… C’est ce qui permet, par exemple, à des personnes qui ont pris des positions notoirement hostiles aux personnes homosexuelles, de faire « comme si » et de se fendre de messages de compassion et d’oublier comme par magie la nature de la cible visée…

    Et pour conclure sur cette notion d’invisibilisation… le Pulse, cette discothèque gay et lesbienne d’Orlando, n’est pas qu’une discothèque gay et lesbienne. C’est une discothèque fréquentée majoritairement par des noirs et des latinos. Et ça, pour le coup, tout le monde semble s’en moquer éperdument.

    Analyse du traitement médiatique de la tuerie d’Orlando. De qui parle-t-on, comment et avec quels mots.
    http://www.franceculture.fr/emissions/la-revue-de-presse/tuerie-d-orlando-geometries-variables
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/f03ccba8-fc0d-48cd-8765-2a38001a5378/600x337_1.jpg
    #Etats-Unis #homophobie #LGBT #médias #violence

    http://seenthis.net/messages/499699 via plus que zéro


  • Après #Orlando, l’impression de K.O.
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130616/apres-orlando-l-impression-de-ko

    Ce lundi, le réveil fut douloureux aux Etats-Unis. On y sentait un mélange de colère et de peur, un état de confusion et de fatigue suite à l’attaque d’Orlando, ayant fait 49 morts et 53 blessés. Un ras-le-bol des tueries de masse à répétition, de l’impossible réforme du contrôle des armes à feu, tout autant que des crimes de haines contre les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses.

    #International #Amérique_du_nord #Donald_Trump #Homophobie #Pulse #terrorisme


  • La tuerie homophobe d’Orlando bouleverse un pays en pleine campagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130616/la-tuerie-homophobe-dorlando-bouleverse-un-pays-en-pleine-campagne

    Plus de 50 personnes ont trouvé la mort dans une boîte de nuit gay à #Orlando en Floride, aux États-Unis, dans la nuit de samedi à dimanche. L’attaque a été revendiquée par l’État islamique.

    #International #Amérique_du_nord #armes_à_feu #Barack_Obama #Daech #Donald_Trump #Etat_islamique #Hillary_Clinton #Homophobie #terrorisme


  • La tuerie d’Orlando bouleverse un pays en pleine campagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130616/la-tuerie-dorlando-bouleverse-un-pays-en-pleine-campagne

    Plus de 50 personnes ont trouvé la mort dans une boîte de nuit gay à #Orlando en Floride, aux États-Unis, dans la nuit de samedi à dimanche. L’attaque a été revendiquée par l’État islamique.

    #International #Amérique_du_nord #armes_à_feu #Barack_Obama #Daech #Donald_Trump #Etat_islamique #Hillary_Clinton #Homophobie #terrorisme


  • #tuerie à #Orlando : 50 morts, le suspect abattu
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120616/tuerie-orlando-50-morts-le-suspect-abattu

    53 personnes ont également été blessées par un homme qui a ouvert le feu dans une boîte de nuit gay. Il a été abattu lorsque la police a donné l’assaut. Les autorités américaines ont qualifié cet événement meurtrier d’« incident terroriste ».

    #International #discothèque #Homophobie #terrorisme


  • Eva Lion, 18 ans, youtubeuse nazie
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/05/31/eva-lion-18-ans-youtubeuse-nazie-264197

    « Eva Lion » est une youtubeuse de 18 ans installée au Canada. Elle a la particularité de véhiculer « dans chacune de ses vidéos [...] un message antisémite, nazi, raciste, homophobe et/ou misogyne ». Elle poste à l’occasion des cupcakes ornées de croix gammées et projette de publier « Mein Kampf » en livre audio. Elle proclame son « amour du nazisme », juge Hitler « si beau et adorable », explique « comment identifier les juifs » ou encore pourquoi « l’inceste est halal dans l’islam ». « Le tout, bien sûr, avec le même ton de voix bienveillant et amusé que l’on retrouve chez les...

    #YouTube #antisémitisme #Trolls #RACISME #homophobie


  • Les étranges méthodes des soutiens à la #LoiTravail #Sexisme #racisme #homophobie #violence #grossieretés #antisyndicalisme – les échos de la gauchosphère
    https://gauchedecombat.net/2016/05/29/les-etranges-methodes-des-soutiens-a-la-loitravail-sexisme-racisme-h
    https://gauchedecombat.files.wordpress.com/2016/05/capture80.png

    Denis Robert, ce journaliste qui s’est rendu célèbre notamment pour avoir révélé le scandale Clearstream, et dont je respecte et suis le travail depuis, a fait paraître cette publication sur facebook hier. Elle révèle certaines des pratiques peu honorables (racisme, sexisme, ultra-libéralisme, violence, discours ordurier, homophobie…) de l’étrange mode de campagne militante de certains acteurs peu scrupuleux qui luttent contre l’opposition à la loi El Khomri. Certains ne sont pas des inconnus, et non des moindres dans l’univers économique, comme ce VICE-PRÉSIDENT FINANCIER DE DANONE WATERS, François-Xavier Lacroix (@lacruzFX sur Twitter, qui a supprimé son compte depuis…Pas de bol, on a les sreens). Et pourtant… Médiocrité et vacuité idéologique assurée :

    http://seenthis.net/messages/494631 via Agnès Maillard


  • Aujourd’hui, un policier m’a menacé de #mort. “On sait où tu habites. On te surveille.” — Medium
    https://medium.com/@LucasCitoyen/aujourdhui-un-policier-m-a-menac%C3%A9-de-mort-on-sait-o%C3%B9-tu-habites-on
    https://d262ilb51hltx0.cloudfront.net/max/1200/1*0IejZWGNkHQ5ZTLMXhe8AA.jpeg

    “C’est toi le mec de l’autre jour à Nation, je t’ai reconnu. C’est toi qui a publié nos #photos sur Facebook, d’ailleurs on a fait bloquer ton compte” commence-t-il. [ Il fait référence à un évènement arrivé le jeudi 28 avril où lors d’un #contrôle similaire dans un couloir de métro, ils m’ont vu avec mon compagnon nous tenir la main et nous ont retenus sans aucune raison, renversant nos affaires par terre, humiliant mon compagnon à genoux et, en désignant une capote trouvée dans une poche et une capsule de lacrymo ramassée pour relever sa référence, ont lâché “C’est pour vous la mettre dans le cul ? Vous allez jouer avec ?” ce qui semblait bien les faire rire. J’avais le soir même publié mon #témoignage et des photos de l’incident, publication partagée plusieurs milliers de fois et recensant des milliers de soutiens et de réactions sur Facebook ; publication censurée le lendemain, je republie, soutenu par quelques dizaines de camarades et d’internautes relayant l’info, puis mon compte a été bloqué par Facebook 48h plus tard. ] Ce policier, dont le matricule était non visible, continue : “Plus jamais tu ne racontes ce qui s’est passé ou tu publies les photos ! On surveille ce que tu publies sur Facebook. Sinon on a ton adresse, on sait où tu habites, on vient devant chez toi et on te casse la gueule, fais gaffe à ta peau et à ta tête, t’es fragile”. Je reste muet, le regardant dans les yeux. “T’as compris ? Alors réponds ! — Je dois répondre quoi ? — Que tu publieras plus rien sur nous enculé !”. Essayant de garder mon calme, je lui réponds “Vous ne voulez pas qu’on en parle avec un avocat ? — J’en ai rien à foutre de ton avocat, on te surveille ! — Pour vous les humiliations homophobes de vos collègues étaient justifiées ? N’ayant pas les matricules que vos collègues avaient cachés, on a dû prendre des photos.” Le voyant agressif, j’ai appelé “Des gens ?! Officier !”. L’officier arrive alors : “Contrôle d’identité, c’est filmé”, désignant une petite caméra sur son équipement. Je lui réponds calmement : “Fouillez tant que vous voulez, je n’ai rien à me reprocher, rien à cacher ; par contre votre collègue m’a menacé de mort !”

    #police #homophobie #répression

    http://seenthis.net/messages/493893 via Agnès Maillard


  • Traiter un coiffeur de « PD » n’est pas homophobe, d’après le Conseil de prud’hommes de Paris
    http://www.huffingtonpost.fr/2016/04/07/coiffeur-prudhommes-pd-pas-insulte-homophobe_n_9637080.html
    http://i.huffpost.com/gen/4193540/images/o-COIFFEUR-PRUD-HOMMES-facebook.jpg

    Au cours de cette absence, le coiffeur avait reçu par erreur un SMS de sa patronne qui disait : « Je ne garde pas [le coiffeur en question]. Je ne le sens pas ce mec. C’est un PD, ils font tous des coups de p... ».

    #homophobie

    http://seenthis.net/messages/477972 via Agnès Maillard



  • Toute une histoire" donne la parole à des invités « misogynes » et « homophobes »
    http://www.metronews.fr/info/france-2-quand-toute-une-histoire-donne-la-parole-a-des-invites-misogynes-et-homophobes/moju!S0Kfnm0UdgGcc

    Sur les fauteuils de « Toute une histoire » ont donc pris place deux pères de famille, Yann et Fabrice. Aka Yann Vasseur et Fabrice Mejias, tous deux présidents d’associations œuvrant pour la co-parentalité popularisées au moment des « papas perchés » sur les grues, qui réclamaient des droits. L’association « SOS Papa », gérée par Fabrice Mejias, prend soin de diffuser un discours policé. Mais tel n’est pas le cas de « SVP Papa », présidée quant à elle par Yann Vasseur.

    « Putes de jaf » et « mères malveillantes »

    Si elle se présente comme une banque de données et "d’informations sur le droit des pères"sur Facebook, l’association « SVP Papa » diffuse des arguments qui font grincer des dents et dont certains jugent qu’ils sont à la fois anti-avortement, misogynes et homophobes. C’est-à-dire que Yann Vasseur ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dénigrer les « putes de jaf » (comprendre Juges aux affaires familiales), et autres « mères malveillantes » qui selon lui, obtiennent systématiquement la garde des enfants lors de conflits conjugaux.

    Et voici quelques illustrations emmenant de ces association
    http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$62izyiu15h6nrplc97ufa21fu434q6d/Capture-SVP-PAPA.jpeg
    http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$4szulq707n096k81q3zxpeqcjojr1th/Captureivg.jpeg
    http://www.metronews.fr/x/metro/2015/10/21/S0Kfnm0UdgGcc/fond-vert-1(1).jpg

    #misogynie #homophobie #masculinisme #sos_papa #divorce #PN #propagande #desinformation

    http://seenthis.net/messages/420753 via mad meg


  • L’auteur de « Eye of the Tiger » refuse sa récupération par les anti-gays
    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/09/09/lauteur-eye-of-the-tiger-refuse-recuperation-les-anti-gays-261133

    Après Neil Young refusant à Donald Trump le droit d’utiliser ses chansons, c’est au tour du groupe Survivor, auteur de l’immortel tube « Eye of the Tiger », de dénoncer l’utilisation réactionnaire de sa #chanson. En effet, Kim Davis, la greffière du Kentucky qui a préféré aller en taule plutôt que de donner des certificats de mariage aux couples gays, a choisi de passer « Eye of the Tiger » à son rally de sortie de prison. La chanson de « Rocky III » a ainsi servi de bande-son à son serrage de pince avec un candidat à l’investiture républicaine dans la course à la présidentielle. Ce...

    #Etats-Unis #homophobie #Mariage_homosexuel


  • Duke students boycott [Alison Bechdel] ’pornographic’ reading assignment - BBC News
    http://www.bbc.com/news/world-us-canada-34047150

    A group of students at Duke University have refused to read a book assigned to all new students, saying the graphic novel’s depictions of sexuality “compromised” their religious beliefs.

    Fun Home was selected as “shared experience” reading for the Class of 2019 at the North Carolina university.

    The novel is an autobiography of Alison Bechdel, a lesbian, whose father was a closeted gay man.

    #religion #homophobie #censure

    http://seenthis.net/messages/401352 via Fil


  • Mon parcours d’homo dans la classe ouvrière
    http://www.revolutionpermanente.fr/Mon-parcours-d-homo-dans-la-classe-ouvriere

    Le parcours de Rachid est loin d’être un cas isolé, et pourtant, son histoire est celle de millions de travailleurs et de travailleuses dans l’ombre. Si assumer sa sexualité, lorsque celle-ci ne correspond pas à la norme hétérosexuelle reste un parcours du combattant dans toutes les couches de la société, ceci est d’autant plus dur lorsqu’on est ouvrier et que les patrons s’en servent pour nous humilier et nous maintenir sous leur domination. Malheureusement, l’histoire des personnes LGBTI dans la classe ouvrière a souvent été aussi celle de la marginalisation de leur lutte au sein de certaines organisations du mouvement ouvrier. Par exemple, l’homosexualité a été pour les appareils staliniens jusque dans les années 1970 “une tradition étrangère à la classe ouvrière”. Or, comme le récit de Rachid le montre bien, la classe ouvrière est aussi gay, lesbienne, bisexuelle, trans, intersexe, etc. Voici un récit de vie et de lutte contre un système qui exploite, opprime et répand son idéologie dans tous les recoins de la société. De quoi donner du courage à l’ensemble des travailleurs et travailleuses dans leurs luttes de tous les jours et celles qui sont à venir.

    #domination #racisme #homophobie #prolétariat #travail #discrimination

    http://seenthis.net/messages/384788 via Agnès Maillard