• La maternité de #guingamp va-t-elle crever ?
    https://ladeviation.com/agiter/maternite-guingamp-lannion

    Le Comité de défense de l’hôpital de Guingamp a pris place dans le cortège intersyndical qui a rassemblé 600 #fonctionnaires le long des quais, à #lannion, le mardi 22 mai 2018. Le même jour, l’Agence régionale de Santé (ARS #bretagne) a annoncé la fermeture de la maternité de Guingamp pour fin janvier 2019. Dix ans [...]

    #Agiter #cgt #côtes-d'armor #fonction_publique #grève #hôpital #manifestation #maternité #pompiers #service_public #social #syndicats


  • Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Isabelle Rey-Lefebvre et Denis Cosnard, Le Monde (qui lâche son canasson)

    Ce proche d’Emmanuel #Macron préside aux destinées du groupe SOS d’économie solidaire dont le chiffre d’affaires frôle le milliard d’euros.

    https://img.lemde.fr/2018/12/04/0/0/3775/2517/688/0/60/0/47d9957_d1LBB2q8VdWULerC7YoeyePQ.jpg
    Jean Marc Borello à son arrivée pour une réunion avec les candidats du mouvement « En marche ! », à Paris, le 13 mai 2017.

    Et un #hôpital de plus ! Le neuvième à tomber dans l’escarcelle de SOS. Le groupe français d’économie sociale a annoncé, début novembre, la reprise du centre médical La Source, à Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes). Au même moment, à Marseille, il a été choisi par la ville pour restaurer et exploiter durant quarante ans le fort d’Entrecasteaux, un site militaire du XVIIe siècle fermé depuis des années. Dans un ou deux ans, il devrait être transformé en lieu d’innovation culturelle. A la clé, 300 emplois, notamment pour des jeunes en difficulté.

    C’est encore le Groupe SOS qui a été désigné, en septembre, par le gouvernement pour prendre en charge des personnes radicalisées, notamment celles de retour de Syrie. Objectif : les sortir de leur parcours extrémiste et les réinsérer. Un centre a ouvert à Paris fin septembre, un deuxième est prévu à Marseille.

    Plus discrètement, SOS a été retenu par le groupe parlementaire La République en marche (#LRM) pour apprendre à une partie de ses députés à s’exprimer dans les médias. Et dans quelques jours, il devrait reprendre Les Brigades vertes, une grosse association de Dardilly (Rhône) chargée d’aider des personnes au revenu de solidarité active (RSA) à trouver un avenir, elle-même en grand péril.

    Un hôpital à redresser, un monument historique à restaurer, des islamistes radicalisés à remettre dans le droit chemin, des élus à former, des réfugiés à héberger… De mois en mois, SOS n’en finit pas de remporter les appels d’offres les plus divers, et de grandir, grandir.

    Au total, le groupe associatif affirme employer à présent près de 18 000 salariés dans 500 établissements, et table, pour 2018, sur un chiffre d’affaires de 948 millions d’euros. Le cap du milliard est en vue. « Cela fera une croissance de 10 % à 15 %, comme les années précédentes », évalue Jean-Marc Borello, installé dans son bureau du 11e arrondissement de Paris. En France, jamais une entreprise de l’économie sociale et solidaire n’avait atteint pareille taille.

    Association milliardaire

    Soudain, le patron de 60 ans se lève et ouvre la fenêtre, histoire de fumer une cigarette en mesurant le chemin accompli depuis la création des premières associations fondatrices de SOS, en #1984. « La valeur liquidative du groupe est désormais voisine de 1 milliard d’euros, notamment parce que notre “truc associatif” est propriétaire de ses murs, glisse-t-il avec satisfaction. Cela veut dire que, si demain on arrêtait tout, on se retrouverait avec 1 milliard. Mais qu’est-ce qu’on en ferait ? »

    Une association milliardaire ! Joli succès pour cet ancien éducateur spécialisé, devenu gestionnaire de boîtes de nuit aux côtés de Régine, puis figure de proue de l’économie sociale, et désormais l’un des #patrons les plus proches d’Emmanuel Macron. Après l’avoir eu comme élève à Sciences Po, le dirigeant de SOS s’est mis à son service durant la campagne présidentielle. Dans la foulée, deux anciens du groupe, Pacôme Rupin et Aurélien Taché, ont été élus à l’Assemblée.

    Quatre mois après l’élection, le président-fondateur lui-même s’est vu confier par le gouvernement une mission sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion ». Membre du bureau exécutif de LRM, l’homme fort de SOS préside aujourd’hui la commission chargée de choisir les candidats pour les élections européennes, un poste de confiance. Dans certaines réunions, « il arrive que M. Borello surplombe les ministres, leur coupe la parole », constate Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

    Mais ce succès ne va pas sans susciter des critiques. M. Borello s’est vu qualifier de « Bernard Tapie », d’« industriel du social ». Certains l’accusent de reproduire dans le monde associatif les logiques prédatrices du capitalisme classique. Et d’avoir constitué, avec SOS, un petit empire géré de façon clanique.

    Pouvoir concentré

    De fait, l’association est verrouillée. Pas de bénévoles, pas d’adhérents hormis une centaine de membres triés sur le volet : magistrats, hauts fonctionnaires, professeurs de médecine qui doivent être parrainés par les trente membres du conseil d’administration… qu’ils ont élus. Le circuit est ainsi bouclé, ce qu’admet le patron. « Bien sûr, il ne suffit pas de payer sa cotisation pour entrer : il faut avoir rendu des services éminents ou être ancien responsable des associations passées dans le groupe. » Le conseil, réuni trois ou quatre fois l’an, a d’ailleurs un rôle mineur, affirme un administrateur des premiers jours.

    « Cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale », juge Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux. M. Borello se défend : « C’est une association de gestion, elle reste fermée et à l’abri d’une OPA associative. »

    En pratique, le pouvoir paraît concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. « Oui, il y a autour de Jean-Marc une forme de cour, dont j’ai fait partie, et qui bénéficie parfois de privilèges, notamment d’appartements rachetés au groupe », reconnaît, un peu gêné, un ancien responsable.

    Un château avec piscine et kangourous dans le parc

    Le patron se déplace en voiture avec chauffeur. Il passe des week-ends dans une propriété du groupe, Les Tournelles, à Hautefeuille (Seine-et-Marne), un château avec piscine, jacuzzi, salle de projection, et même des kangourous dans le parc.
    Des signes qui passent mal dans le milieu de l’action sociale et qui contrastent avec le sort des salariés de base. « En fin d’année 2017, j’ai voulu remercier mon équipe qui s’est démenée pour remettre sur pied notre accueil, témoigne une directrice. La hiérarchie a royalement proposé une prime humiliante de 50 euros... »

    Et puis, il y a la façon dont Jean-Marc Borello se comporte avec certains hommes. La scène s’est répétée à de nombreuses reprises. « C’est une sorte de tradition », racontent des habitués. Lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie du groupe, M. Borello ouvre le bal sur Gigi L’Amoroso, de Dalida. Lorsque résonnent les premières notes de piano et de mandoline, le patron de SOS choisit dans l’assemblée un des membres du personnel, un beau jeune homme en général, l’entraîne sur la piste et danse avec lui. Quand la chanson s’arrête, il embrasse son partenaire. Parfois sur la bouche.
    « Moi, il m’a même roulé une pelle en public, par surprise, alors que je n’avais rien demandé », témoigne un de ceux passés entre ses bras, encore sidéré. « Il a essayé, mais j’ai tourné la tête à temps pour éviter son baiser », confie un autre. « Comme ses habitudes sont connues dans le groupe, les garçons qui ne veulent pas être pris pour cible sortent de la salle à ce moment-là, ajoutent trois anciens cadres. Mais tous ne sont pas avertis. »

    « Je ne force personne »
    Des baisers ? Jean-Marc Borello assume. « Cela peut choquer, mais nous savons d’où nous venons, c’est-à-dire d’Arcat, du Kiosque, des premières associations de lutte contre le sida. » Du baiser sur la bouche conçu comme un acte militant, et de la fête antidote à la mort. En revanche, il dément tout harcèlement. « Je ne force personne, se défend-il. Cette maison a été fondée sur la protection des plus faibles, et nous avons des procédures très rigoureuses contre ce genre de choses. » Aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée.

    « Tous les garçons ne sont pas consentants, corrige un de ceux qui ont assisté à ce type de scène. Mais comment voulez-vous qu’ils se rebellent ? Ils ont face à eux le patron du groupe, un homme imposant, charismatique, qui pourrait être leur père. Le pape de l’économie sociale et solidaire ! S’ils veulent faire carrière dans le secteur, ils n’ont aucun intérêt à ruer dans les brancards. »
    « Je me suis senti agressé, mais je ne voulais pas être à l’origine d’une crise dans notre petit milieu », confirme un des hommes concernés, qui souhaite rester anonyme, comme les neuf témoins qui nous ont décrit ces situations. Et puis, autour d’eux, personne ne semble choqué. « Tu connais Jean-Marc, il est comme ça, avec ses excès… »

    Quant à la stratégie tous azimuts du groupe, elle peut dérouter, elle aussi. Le patron assume. « Certains groupes veulent se concentrer sur leur “core business”. Nous, on en a soixante, de corps, et quand on en a marre, on en change ! », s’exclame-t-il en riant.

    « Dans le domaine social au sens large »

    Aux centres de soin pour les drogués ou les personnes handicapées, aux maisons pour les enfants de la Ddass, se sont ajoutés au fil des ans des hôpitaux, des crèches, des maisons de retraite, des chantiers d’insertion, des boutiques de produits équitables, deux journaux (Respect Mag, Up le mag), une radio (Raje), une agence de média training, un restaurant à Saint-Denis, ou encore le Pavillon Elysée, un lieu de réception ultrachic qui vient de rouvrir après un an de travaux, en bas des Champs-Elysées.

    Derrière cet empilement, il y a une logique, plaide M. Borello : « inventer la société de demain » en multipliant les initiatives « dans le domaine social au sens large ».
    De même, l’ex-patron du Palace revendique l’efficacité économique. « Dans de nombreux secteurs, nous sommes en concurrence directe avec le privé, par exemple dans les maisons de retraite, et on ne peut pas se louper », souligne-t-il. A ses yeux, gagner de l’argent est la clé pour continuer à assurer ses missions au profit d’un public toujours plus large.

    Pour y parvenir, le groupe emploie une méthode bien rodée. D’abord, il dépense moins que d’autres pour payer son personnel, même si les écarts de salaires, initialement limités de 1 à 4, vont désormais de 1 à 15, en comptant certains chirurgiens. « Comme on donne du sens à leur job, on attire les meilleurs élèves des meilleures écoles, sourit le président du directoire. Ils viennent ici travailler plus et gagner moins ! »
    Ensuite, parmi toutes les structures mal en point qui frappent à la porte, il ne reprend que celles qui bénéficient de #subventions sûres ou, surtout, disposent d’un #patrimoine_immobilier. « C’est le critère numéro un », assurent des anciens. Une fois dans le giron du groupe, les structures font l’objet d’une reprise en main vigoureuse. Les dirigeants sont remplacés par de jeunes diplômés des meilleures écoles.

    Gestion par courriel
    Pour Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, association qui prône une agriculture biologique, cela s’est bien passé, même s’il a dû lâcher la direction : « Nous avons longuement réfléchi avant d’adhérer à SOS, nous avons eu toutes les réponses à nos questions et, surtout, des moyens financiers pour un tour de France qui a permis de développer le concept », raconte-t-il.
    Une autre association de producteurs, Bio Normandie, a, elle, renoncé au mariage malgré une mauvaise passe financière : « Nous avons tout de suite senti que la seule chose qui intéressait les émissaires de SOS était notre réseau de producteurs et transformateurs, bâti en vingt ans d’activité, mais pas notre fonctionnement ni nos valeurs, et que nous y perdrions notre identité », confie Grégory Tierce, responsable du pôle production.
    Pour l’association bordelaise Mana, spécialisée dans les soins aux réfugiés les plus traumatisés, l’intégration, depuis juillet 2017, se révèle douloureuse. Les traducteurs du bulgare, du roumain, de l’albanais, de l’afghan, qui viennent à l’appui des médecins lors de consultations, ont été priés, pour certains, de devenir #auto-entrepreneurs, d’accepter des #missions facturées à la minute, sans prise en charge de leurs déplacements, sans rétribution si le rendez-vous est annulé, sans protection s’ils doivent se rendre dans des squats où peuvent sévir tuberculose, gale et rougeole… La gestion se passe désormais par courriel et plate-forme informatique, sans contacts humains, ce qui heurte ces travailleurs sociaux très impliqués dans leur tâche.

    Economies d’échelle
    Face aux tensions, Guy Sebbah, le directeur de SOS Solidarités est venu de Paris fin octobre en réunion de crise pour « écouter les salariés », constitués en collectif. Quatre jours plus tard, celle qui avait pris la parole au nom des autres, la psychologue Zineb Mantrach, était remerciée et son contrat non renouvelé à quatre jours de son échéance : « J’ai dû interrompre toutes mes séances et ateliers qui s’adressent à des réfugiés en grande souffrance, traumatisés par des viols, des tortures. »

    Durant notre entretien, elle reçoit un texto : « J’ai besoin de vous. Quand revenez-vous ? », demande une ancienne patiente, enceinte à la suite d’un viol. « Je reçois plein de messages de ce type », explique en pleurant la psychologue.
    Autre levier, le groupe joue la carte des économies d’échelle, en particulier au niveau des achats. A Douai (Nord), où SOS a repris en 2015 un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « on a pu économiser 70 000 euros par an grâce aux tarifs négociés par le groupe », relate ainsi M. Borello. La même mécanique devrait permettre d’améliorer les comptes des quatre #Ehpad que la SNCF doit transférer à SOS au 1er janvier.

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros , Isabelle Rey-Lefebvre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/groupe-sos-un-tresor-immobilier-evalue-a-500-millions-d-euros_5392949_3224.h

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros
    Certains dirigeants de SOS ont pu racheter au groupe des appartements à des prix très avantageux.

    Depuis une trentaine d’années, le Groupe SOS s’est constitué un petit empire #immobilier évalué à 500 millions d’euros. Il repose sur un portefeuille hétéroclite de 455 #logements_sociaux et très sociaux principalement situés à Paris, 26 commerces, deux garages, des châteaux, des bureaux à Metz, Marseille et Casablanca, et 48 structures du type résidences sociales, crèches, maisons-relais, foyers de jeunes travailleurs… Tout est logé dans Alterna, filiale à statut coopératif de SOS, dirigée par Frédéric Bailly. « Centraliser l’immobilier permet de mutualiser des compétences pour réaliser des travaux, et de mieux convaincre les banques de nous accorder des prêts », explique Jean-Marc Borello, président du directoire du groupe.

    Un trésor dont les dirigeants de SOS ont parfois su profiter. C’est ainsi qu’un bel immeuble en pierre de taille, au cœur de Paris, destiné initialement à du logement très social, s’est ainsi retrouvé pour moitié la propriété d’Eric Teboul, alors gérant d’Alterna. En juin 2004 et juin 2006, en pleine flambée des prix, il y a acquis cinq appartements pour 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, bien en dessous des prix de marché. Guy Sebbah, directeur de SOS Solidarités, y a, lui, acheté, en 2004, un appartement de 74 mètres carrés au prix de 157 000 euros, qu’il a revendu 710 000 euros en 2015. Frédéric Bailly, l’actuel gérant d’Alterna, a pu bénéficier en 2004, dans le même immeuble, d’un appartement de 47 mètres carrés achetés 2 143 euros le mètre carré. A l’époque, le prix moyen dans l’arrondissement s’établissait à 4 910 euros. Une opération similaire a porté sur un appartement d’un immeuble du 18e arrondissement, vendu au directeur de la communication de SOS, Nicolas Froissard.

    « Risque de conflit d’intérêts »

    L’Agence nationale de contrôle du logement social, qui a étudié l’affaire, relève : « En décidant de vendre à des personnes travaillant au sein du Groupe SOS, Alliance Immobilière [ancien nom d’Alterna] a écarté des acheteurs offrant un meilleur prix. Ceci illustre le risque de conflit d’intérêts d’autant que deux de ces ventes se sont traduites par une moins-value pour Alliance Immobilière. » Le groupe se défend en affirmant avoir respecté la valeur donnée par l’administration des Domaines.

    D’où vient le patrimoine d’Alterna ? Il a grandi au fil des acquisitions réalisées pour mener à bien les projets sociaux et financées par d’abondantes subventions (36,1 millions d’euros en 2017), mais aussi de l’intégration d’associations. En rejoignant SOS, elles lui transfèrent leurs actifs, terrains, bâtiments, etc. C’est le cas, par exemple, des Œuvres sociales d’Ormesson et de Villiers, vieille fondation datant du XIXe siècle destinée à l’origine au soin des tuberculeux, à la tête de deux établissements dans le Val-de-Marne, dont une maison d’accueil de 50 places pour personnes lourdement handicapées à Ormesson-sur-Marne.

    La fondation a rejoint SOS en 2010 et son patrimoine immobilier, évalué à 6,5 millions d’euros, a été transféré à Alterna en juillet 2015 : « Très vite, nous avons senti l’intérêt du Groupe SOS pour ce terrain, en plein centre-ville, raconte Jean-Luc Lefeuvre, président du conseil de la vie sociale de l’établissement. Depuis qu’il a mis la main sur cette propriété sans débourser un sou, le président de SOS qui nous avait promis de la maintenir et la réhabiliter veut transférer l’établissement à Villiers, dans un nouveau bâtiment, et vendre le terrain de d’Ormesson, un parc de trois hectares, mitoyen de la mairie ». M. Borello se défend : « Nous discutons avec la maire de l’utilisation future de ce terrain, dont la vente financerait tout juste la construction d’un nouveau bâtiment à Villiers. »

    Mélange des genres

    Alterna vend aussi beaucoup de biens dont elle n’a plus l’usage. Elle a ainsi, entre 2015 et 2017, cédé dix immeubles à la régie immobilière de la ville de Paris, dégageant de belles plus-values, par exemple de 5,4 millions d’euros rien qu’avec les deux immeubles et trois appartements vendus en 2017. Grâce à ces gains et malgré une exploitation déficitaire, les comptes d’Alterna sont bénéficiaires, d’environ 2 millions d’euros en 2017, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

    Cela permet à la société de transférer, chaque année, entre 1 et 2 millions d’euros à des entités du groupe à statut commercial, telles que le Comptoir de l’innovation, la société d’événementiel Event It, des incubateurs d’entreprises, la société de BTP Exigences ou encore la société holding SOS Participations.
    Ce mélange des genres a le don d’irriter les contrôleurs de l’Ancols qui, dans leurs rapports de 2003, 2011 et 2016, critiquent ces mouvements de fonds et l’absence de comptabilités séparées sans, toutefois, les sanctionner : « L’activité de logement social, qui bénéficie d’aides publiques sous forme de subventions et d’exemptions fiscales, ne doit pas permettre le soutien d’autres activités même s’il s’agit de l’intérêt général », jugeaient-ils en 2011. « Il faut bien aider au démarrage de ces entreprises d’insertion », justifie M. Borello.

    Isabelle Rey-Lefebvre

    Jean-Marc Borello, l’atout social d’Emmanuel Macron , Patrick Roger, le 17 janvier 2017

    Le président de SOS, numéro un de l’économie sociale et solidaire, est l’un des neuf délégués nationaux du candidat d’En marche !

    Le siège du groupe SOS ne paye pas de mine. Niché au fond d’un passage du quartier de la République, à Paris (11e), à deux pas du Cirque d’hiver, le lieu n’a rien à voir avec ces luxueux bureaux d’affaires dont le clinquant et le tape-à-l’œil font office de carte de visite. Le hall d’accueil a des allures de ruche affairée. C’est le cœur névralgique d’un géant de l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 400 établissements, emploie 15 000 salariés et devrait franchir en 2017 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

    A peine son visiteur lui a-t-il été annoncé que le président fondateur, Jean-Marc Borello, surgit, la main tendue, la poignée de main ferme. Il revient tout juste d’un déplacement à Mayotte, où le groupe gère trois établissements, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance. En jean et chemise, ce « grand patron » à la carrure de rugbyman et à l’accent méridional, né en 1957 à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne colle pas aux canons du genre.

    Depuis la fin octobre 2016, Emmanuel Macron en a fait un des neuf délégués nationaux de son mouvement, En marche !, de même que Catherine Barbaroux, la présidente de l’Adie, première association de microcrédit en France. Ce sont ainsi deux des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, connus pour leurs engagements de longue date aux côtés des exclus et leur enracinement à gauche, qui figurent dans le cercle rapproché des « ambassadeurs » du mouvement.

    « Je suis irréductiblement de gauche »

    Voilà qui ne cadre guère avec le cliché abondamment reproduit de l’ex-banquier d’affaires de chez Rothschild, estampillé libéral et voué aux gémonies par une partie de la gauche. C’est pourtant une des facettes méconnues du personnage, qui en nourrissent la complexité. « Bien avant En marche !, j’ai amené Emmanuel voir ce qui se passait dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, il y a quinze ans déjà », raconte Jean-Marc Borello, qui l’a eu comme élève à Sciences Po, où l’ancien éducateur spécialisé prodiguait des enseignements.
    Les deux hommes se sont revus lorsque Emmanuel Macron est devenu ministre de l’économie, en août 2014. Le président du groupe SOS avait préalablement pas mal travaillé sur l’élaboration de la loi de juillet 2014 avec Benoît Hamon, lorsque celui-ci était ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Ils ont alors recommencé à travailler ensemble. Et le voilà à présent intégré dans l’équipe d’En marche !
    « Macron, c’est un vrai bénéfice pour amener les jeunes à réinvestir le débat politique. C’est franchement une belle histoire, s’enthousiasme Jean-Marc Borello. C’est formidable de repartir sur une aventure comme ça. »

    Il avoue avoir toujours à affronter le scepticisme d’une partie de son entourage, notamment parmi ceux qui ont suivi sa trajectoire depuis qu’il intervenait à la fin des années 1970 auprès de jeunes délinquants en région parisienne, aux Ulis (Essonne), avant d’intégrer, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en #1981, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies.

    « Je suis irréductiblement de gauche et je suis trop vieux pour changer, se défend-il. Mais on ne pourra pas faire face aux besoins de solidarité, qui sont immenses, si on ne crée pas au préalable de la richesse. » Cette vision, il la développe dans un ouvrage à paraître le 19 janvier, au titre en forme d’oxymore, Pour un capitalisme d’intérêt général (Débats publics, 193 p., 18 euros).

    « Aller voir tout ce qui fonctionne très bien »

    Quel peut être le rôle de ces délégués nationaux issus de l’économie sociale et solidaire dans l’élaboration du projet d’Emmanuel Macron, outre le fait qu’ils disposent d’un important réseau ? « Notre domaine d’intervention, c’est la #lutte_contre_les_exclusions, comment gérer les politiques publiques autour de l’exclusion, du logement, etc., explique Jean-Marc Borello. Je fais remonter les propositions et les demandes du secteur. Il y a des groupes qui travaillent sur le logement, la grande exclusion, l’immigration, le droit d’asile… » Il n’ira pas, toutefois, jusqu’à lever le voile sur ce qui pourrait irriguer les engagements du candidat Macron, que ce dernier devrait présenter le 4 février à Lyon.
    « Nous sommes dans l’idée d’aller voir tout ce qui fonctionne très bien et qu’on n’a jamais été foutu de développer à l’échelle nationale, comment, avec toutes ces initiatives qui ont fait leurs preuves sur le terrain, monter des dispositifs ambitieux, comment faire pour desserrer l’étau administratif et réglementaire pour permettre aux gens d’innover », reprend le patron de SOS.

    Il cite en exemple l’expérience de Cuisine mode d’emploi(s), créée par le chef Thierry Marx pour permettre à des jeunes sans qualification ou à des chômeurs de longue durée d’intégrer les métiers de la restauration. Ou encore celle de Mozaïk RH, fondée par Saïd Hammouche pour aider les jeunes diplômés des quartiers défavorisés à intégrer le monde de l’entreprise.

    Mauvaise polémique
    Et, quand Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais, rencontre des acteurs locaux intervenant dans le domaine de l’habitat social ou de la précarité, décrit les conséquences sanitaires de la paupérisation de certains territoires, il parle en connaissance de cause, nourri précisément par ces expériences de terrain. Il décrit une réalité qui perdure et, même, va en s’aggravant. Cela lui a valu un tombereau de critiques. Une bien mauvaise polémique, en fait : cette réalité, les acteurs de l’économie sociale et de la prévention ne la connaissent que trop bien.

    « Il y a un vrai mouvement mondial autour de l’entrepreneuriat social, 40 % des sortants de grandes écoles veulent travailler dans l’économie sociale , assure Jean-Marc Borello. Là-dessus, Emmanuel Macron est absolument convaincu. » Ses propositions dans ce domaine pourraient contribuer à rééquilibrer l’image et le corpus programmatique du candidat d’En marche ! Et aussi exercer un réel pouvoir de séduction auprès d’une partie de l’électorat jeune – et moins jeune – à la recherche de nouveaux modes d’engagement.

    #histoire #socialisme

    https://seenthis.net/messages/741504 via colporteur


  • Quatre hôpitaux, privatisés, se sont déclarés en faillite aux Pays-Bas Antoine Mouteau/kkub - 27 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9949646-quatre-hopitaux-privatises-se-sont-declares-en-faillite-aux-pays-bas.htm

    Aux Pays-Bas, quatre hôpitaux ont été déclarés en faillite mercredi. Privatisés, aux mains de compagnies d’assurance, les établissements ont été contraint de fermer leurs portes ces deux dernier jours.
    Depuis, des centaines d’employés se sont retrouvés sans emploi et des patients transférés en urgence dans d’autres établissements. Le paiement des salaires d’octobre n’est pas garanti. La situation provoque la colère d’une partie des Néerlandais contre de la classe politique du pays.

    Le système de santé des Pays-Bas, complètement privatisé, est aux mains des compagnies d’assurances depuis 2006.
    https://www.lesechos.fr/medias/2018/10/24/2216239_ca-se-passe-en-europe-faillites-dhopitaux-en-perspective-aux-pays-bas-web-06023623579.jpg

    Refus d’injecter des fonds
    L’objectif de la privatisation du système était la réduction des coûts de la santé. En renforçant la concurrence pour offrir des garanties à meilleur prix aux assurés, les compagnies ont négocié au plus serré avec les hôpitaux.

    Sous le joug de l’assurance Zilveren Kruis, les quatre hôpitaux en cessation de paiement ont été acculés par le refus de cette compagnie de débloquer des crédits malgré l’urgence.

     #santé #privatisation #services_publics #santé #hôpital #médecine #privatisations  #it_has_begun @sinehebdo (Si c’est pas de la #collapsologie , ça y ressemble !)

    https://seenthis.net/messages/731803 via BCE 106,6 Mhz


  • Quelques informations factuelles sur la lutte au sein de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, puisque ni les instances de tutelle ni les médias nationaux ne semblent en faire grand cas. Pourtant, son enjeu n’est pas du tout anecdotique.

    D’abord, le #CH_du_Rouvray, c’est ni plus ni moins que le 3ème HP de France. 2000 salarié·es (personnel médical et non médical) et 1000 lits selon la belle plaquette des « chiffres-clé » que son administration met en ligne :
    https://fr.calameo.com/read/0044637175cd97c4c8027

    Ensuite, pourquoi les soignant·es exigent-ils et elles avec autant d’urgence la création de 52 postes de soignant·es et d’une unité pour adolescent·es ? Parce que le manque de personnel et de places, voilà ce que ça signifie concrètement :

    "Aujourd’hui, telles que les choses sont faites, un garçon de 12 ans qui déprime peut très bien se retrouver dans la même chambre qu’un pervers sexuel de 40 ans. Sur la dernière année, on a eu quatre plaintes pour #viol_sur_mineur·e."

    "Le plus jeune qu’on ait eu, 9 ans, dans les services adultes. Tellement jeune qu’on est obligé de l’isoler dans ce qu’on appelle une #chambre_d'isolement. (...) Quatre murs et un lit. Et un seau pour chier."

    "Il y a des personnes de 80 balais qui dorment dans des placards, sur des matelas de quatre centimètres, ou dans des pièces qui ne ferment pas à clé…"

    "Moi j’ai un patient qui s’est pendu à 16h30 parce que ce jour-là, au lieu d’être quatre on n’était que trois, j’étais avec deux femmes enceintes, et la surveillance on n’a pas pu la faire. Et que voilà, on l’a retrouvé accroché 3/4 d’heure trop tard quoi. Mais j’ai dû assumer ça avec la famille le lendemain. J’y pense souvent à ça."

    "Moi y a des patients, je suis obligé de les enfermer. Je suis obligé de le faire parce que, à deux ou à trois, je peux pas m’occuper de tout le monde. J’ai enfermé quelqu’un qui est venu ici de son plein gré juste pour dépression. J’ai dû l’enfermer toute la nuit, avec un seau pour aller uriner ou pour aller à la selle. Forcément, quand je suis revenu le voir le lendemain matin, parce que je lui avait vendu que tout allait bien se passer et que j’allais être là pour lui, quand je suis revenu le revoir le lendemain matin, vous croyez qu’il m’a dit quoi le patient ? Que j’étais le pire des infirmiers, qu’il remettrait plus les pieds là-dedans... Il s’est énervé et du coup ça s’est terminé qu’on a dû le contentionner et lui faire une injection. Alors que ce monsieur-là venait juste pour une dépression."

    "Je fais de la maltraitance. Je ne suis plus infirmier. Je ne sais plus ce que je suis. Mais je ne fais pas du soin, ça c’est sûr."

    "Par rapport à l’année dernière, il y a eu une augmentation de 40% des arrêts maladie. Ça inclut les petits arrêts maladie de rien du tout, les classiques, mais aussi, évidemment, les dépressions, les troubles anxieux, les blessures physiques…"

    "Parfois, mon boulot consiste à parler toute une matinée avec un seul patient qui me répète en boucle qu’il est en pleine conversation avec Dieu. Quand il y en a 30 autres qui m’attendent derrière, forcément, je n’ai le temps de rien… J’ai arrêté de compter les collègues qui se sont fait casser la gueule par des patients qui sentent qu’on est de moins en moins capables de les aider."

    [Citations extraites des témoignages de Marc-Aurélien et Jean-Yves, grévistes de la faim, sur https://www.society-magazine.fr/cette-greve-de-la-faim-fait-de-moi-un-robot-sans-ame et la vidéo de Konbini sur https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/revue-de-presse-au-2-juin-sur-la-lutte-du-rouvray ]

    Et ce ne sont là que deux témoignages. Il y a des centaines de salarié·es sur l’hôpital qui soutiennent les sept grévistes de la faim, des salarié·es d’autres hôpitaux psy, d’hôpitaux tout courts, d’associations de soin, d’associations de personnes psychiatrisées. Voilà donc ce qu’on trouve derrière les chiffres bien propres brandis par les #gestionnaires de la psychiatrie : la #contention (physique et médicamenteuse), l’#isolement, la #maltraitance, la #mise_en_danger des patient·es et une très grande #souffrance_au_travail. La start-up psychiatrie commence à ressembler drôlement à la vieille psychiatrie, celle d’il y a bien longtemps comme celle qui ne s’est jamais remise en question.

    Alors ce choix de la #grève_de_la_faim, qui semble échauder les bonnes âmes en haut lieu, comme si ce n’était vraiment pas une façon de demander les choses, comme si c’était de la comédie ou comme si c’était trop sale, ce choix de la grève de la faim, il s’est fait le dos au mur. C’est, paradoxalement, du pur instinct de survie - la survie des patient·es et la survie des soignant·es. La survie physique et la survie psychique. Notez bien qu’on ne parle pas de bien-être, tout le monde sait que ce n’est pas envisageable un instant, mais de survie pure et simple.

    Donc ces sept-là :

    https://static.mediapart.fr/etmagine/portfolio/files/portfolios/776830/5b125b47ad02b.JPG

    https://static.mediapart.fr/etmagine/portfolio/files/portfolios/776830/5b125b47c664b.JPG

    ces sept-là sont en train de nous dire quelque chose de salement, en effet de salement, important.

    [Photos de Jean-Pierre Levaray
    https://blogs.mediapart.fr/776830/blog/020618/mon-hp-va-craquer-photos-de-la-lutte-du-rouvray ]

    https://seenthis.net/messages/699211 via intempestive


  • Message de soutien de Frédéric Lordon aux grévistes de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/messages-de-soutien-au-2-juin

    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/06/02/tousblousesnoires-levaray.jpg

    Ainsi nous en sommes là ? Il faut maintenant mettre en jeu son intégrité physique, ou comme dans le film En guerre de Stéphane Brizé sa vie même, pour obtenir des pouvoirs qu’ils écoutent ? Que les gens qui soignent le mal en soient conduits à choisir de se faire du mal pour pouvoir faire convenablement leur métier, et d’abord pour être simplement entendus, c’est le signe d’une tyrannie oligarchique qui ne peut elle-même que mal finir. En attendant, ce sont les gens qui finissent mal. En tout cas quand ils se laissent maltraiter isolément. Mais au centre hospitalier du Rouvray, comme dans beaucoup d’autres endroits, la lutte s’organise : elle change d’âme quand elle devient collective. Sauf à ceux qui ne veulent pas voir, la forme qu’elle s’est choisie montre assez dans quel sens va la violence, d’où à où. Elle fait voir qui produit et qui détruit. Qui fait le travail et qui bousille les conditions du travail. Qui soigne les gens et qui abîme les gens qui soignent les gens. Pour tous ceux qui ne sont pas soignants mais sont dans la lutte, la lutte des soignants est doublement exemplaire : elle l’est en elle-même, par la force de son exemple, mais elle l’est aussi parce que le métier de soignant est l’un des plus respectés et des plus légitimes dans la société. C’est pourquoi la lutte des soignants, d’une certaine manière, prête sa propre légitimité à tous ceux qui luttent en parallèle à eux et avec eux. C’est donc peu dire que nous devrions tous être attentifs à ce qui se passe au Rouvray, mais aussi dans tous les hôpitaux et les Ephad, où d’autres luttes admirables ont lieu. On ne sait pas trop comment s’y prendre, mais on voudrait pouvoir leur dire à tous, ici spécialement à ceux et celles du Rouvray, que nous les regardons, que nous les admirons, et que nous savons ce que nous leur devons. Nous voyons leur lutte comme les nôtres. On ose à peine, car en entrant dans la grève de la faim, ce sont eux qui payent de leur personne et pas nous, mais nous voudrions leur dire, un peu contradictoirement sans doute : prenez soin de vous et tenez bon !

    #CH_du_Rouvray

    https://seenthis.net/messages/699078 via intempestive


  • Les soignant·es en lutte de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray occupent l’administration depuis cette après-midi. Leur communiqué :
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/310518/communique-des-soignant-es-en-lutte

    Aujourd’hui, jeudi 31 mai à 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) occupent l’administration pour réclamer notamment 52 postes supplémentaires pour prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens. Ils appuient ainsi l’action de 7 de leurs collègues en grève de la faim DEPUIS 10 jours !!!

    Nous rappelons que le mouvement de grève a débuté depuis le 22 mars 2018. Et que nous recevons pour seule réponse que du mépris !

    Défendons un service public de Santé de qualité sur tout le territoire !!!

    Z’hôpital public A Défendre !

    L’intersyndicale : CFDT, CGT, SUD, CFTC, Comité de grève, #blousesnoires.

    Pour les Rouennais·es : appel à venir en masse samedi à 14 sur place.

    La direction, elle, avait décampé des lieux au préalable et préparé un autre bâtiment. Prévoyante, mais pas pressée de regarder en face le mouvement social qui la concerne au premier chef. Un article pas mal du tout sur l’après-midi :
    https://actu.fr/normandie/sotteville-les-rouen_76681/greve-faim-lhopital-rouvray-pres-rouen-locaux-direction-occupes_17059763.html

    Les sept grévistes de la faim sont unanimes sur les réponses données par le ministère et son pendant régional. Quand Agnès Buzyn estime que le problème de l’hôpital est le recrutement de psychiatres, ils estiment que ce n’est « pas la priorité et pas ce qu’on demande », résume Marc-Aurélien : « Plus de psychiatres, ça veut dire du rendement. Cela ne nous décharge pas, nous soignants. » Jean-Yves Herment, autre gréviste de la faim, explique :

    Structurellement c’est de soignants dont on a besoin, du personnel au quotidien, à proximité des patients. Sur du long terme, bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre. Nous c’est l’urgence qu’on veut gérer, là.

    Julie, salariée simple gréviste, appuie son analyse : « Ils vont recruter des médecins étrangers, en leur disant qu’ils auront une place qu’ils n’auront jamais et feront du chiffre. » L’autre pendant de la « logique comptable » dénoncée par les grévistes est la création d’une « mission d’audit flash » par l’ARS, annoncée mercredi 30 mai. Ils fustigent cette décision, « le troisième audit en trois ans, qui ont coûté 330 000 euros, pour des problèmes connus ».

    #psychiatrie #travail #CH_du_Rouvray

    https://seenthis.net/messages/698685 via intempestive


  • « Grève de la faim à Saint-étienne-du-rouvray. La colère monte... »
    https://rouendanslarue.net/greve-de-la-faim-ser

    https://www.youtube.com/watch?v=16RYPo_VNYw

    Le personnel de l’#hôpital_psychiatrique de Saint-Etienne du Rouvray est en grève depuis le 22 mars. L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge des patients et demande la création de postes, l’ouverture d’une unité spécialisée pour adolescent puisque à l’heure actuelle des jeunes de 14 ans peuvent se retrouver sur un lit de camp dans la même chambre que des adultes. Elle demande aussi l’agrandissement de l’unité accueillant des personnes incarcérées. Le conflit a démarré par une grève reconductible et ils ont multiplié les actions comme par exemple l’occupation des locaux de l’ ARS, l’agence régionale de santé, d’où ils ont été délogés par les CRS. Organisés en intersyndicale, des syndiqués et des-non syndiqués se sont réunis dans le collectif « les blouses noires ».

    Voir aussi le texte de François Ruffin sur le site du comité de soutien aux grévistes
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/290518/communiques-et-lettres-de-soutien-aux-grevistes-du-rouvray-au-30-mai

    Nous avons joint le délégué CFDT, Jean-Yves Herment, par téléphone :

    "Nous sommes obligés de faire dormir des patients dans des lits de camp, de les installer dans les couloirs, dans des bureaux. Des jeunes ados, de douze ans, se retrouvent dans des services adultes, faute de place. Mais ça n’est pas le pire. Le pire, c’est que j’en ai marre d’enfermer des gens parce qu’on manque de personnel. On met des malades en #chambre_d'isolement, pas pour des raisons médicales, pas pour leur apporter un soin, mais juste pour des raisons administratives, par manque de temps. On ne soigne plus, on enferme, et je n’ai pas choisi ce métier pour ça.
    Depuis le 22 mars, on a tout essayé, mais ni la direction, ni l’Agence Régionale de Santé, n’ont répondu à nos demandes. C’est le mépris. Alors, ça a suscité une telle colère, on s’est dit : ’Il ne nous reste plus que ça, la grève de la faim, nous mettre en danger."

    À Amiens, à l’hôpital Philippe Pinel, la situation, pourtant déjà critique, s’est encore dégradée : deux psychiatres viennent de démissionner, laissant les services médicalement exsangues. Près de quarante postes sont aujourd’hui vacants. Et les mêmes causes produisent (à peu près) les mêmes effets : « Par manque de places, des patients doivent parfois dormir en chambre d’isolement, en contradiction avec tous les protocoles. »

    #vidéo #psychiatrie #contention #maltraitance_institutionnelle

    https://seenthis.net/messages/698236 via intempestive


  • Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’#hôpital public - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2018/05/le-plan-de-macron-et-de-l-ue-pour-detruire-l-hopital-publ
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20180513/ob_11015c_capture-d-ecran-2018-05-13-a-07-31.png

    La réalité est là : les instruments de #destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du #capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, #privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), gestion allégée (« lean management ») du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la #peur et la #flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de #Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    https://seenthis.net/messages/694649 via Agnès Maillard


  • La conférence de presse des parents de Naomi Musenga - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=yzt6AJ7pw1Q

    La famille de Naomi Musenga, décédée à l’hôpital de Strasbourg fin décembre après un appel pris à la légère par le Samu, compte réclamer des réponses à ses questions sur la mort de cette jeune femme de 22 ans, refusant d’ériger l’opératrice du Samu en bouc émissaire. Les parents et la sœur de cette Strasbourgeoise décédée le 29 décembre s’expriment devant la presse, au cabinet de leurs avocats.

    Je lis et relis ce qui traîne sur cette affaire et personne à part des particuliers dans les commentaires, ou des personnes militant déjà contre la négrophobie, ne présentent les choses sous l’angle du racisme. C’est quand même un truc de fou ce pays !!
    On apprend quand même que le corps est resté en réanimation après son décès au lieu d’être envoyé en chambre froide, ce qui a rendu l’autopsie compliquée, ou que personne de l’hôpital n’a reçu dignement la famille. On ne connaît pas les sanctions éventuelles prises contre l’autre personne au téléphone.
    En fait les deux façons de se débarrasser des noirs et des arabes en France c’est les dégommer comme des pigeons par l’intermédiaire de la police ou les laisser crever quand ils sont en danger via le personnel hospitalier. Et après ça vient faire la morale en pointant du doigt les États-Unis.
    #justice_pour_Naomi #Naomi_Musenga #samu #racisme #hôpital

    https://seenthis.net/messages/693545 via ninachani


  • Bonne anneée Bonne Santé ? signez la #Pétition pour l’accès au soins pour tous !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/bonne-anneee-bonne-sante-signez-la-petition-pour-lacces-au-soi

    La Commission Nationale Santé du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) vous invite à signer la pétition ci-dessous, lancée par Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux & Maternités de Proximité . Tous les services de santé, comme tous les autres services publics en France, sont menés sur le chemin de la pénurie […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #hôpital #santé


  • #Suicides à l’#hôpital : mourir pour être entendu
    http://www.parismatch.com/Actu/Societe/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu-1391846
    http://resize1-parismatch.ladmedia.fr/r/940,628/l/logo/w/dpmvkmQ5u0fsJNBrcdvUhDoyd3FzK2g2YjlEYnpVNzJxTXpiWE1nPT0=/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/societe/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu-1391846/23056166-1-fre-FR/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu.jpg

    La #rentabilité ne fait-elle pas partie du service public ?
    Pas en #médecine. C’est une hérésie. Comment oser dire : “Toi, tu as un cancer un peu métastasé, tu n’es pas prioritaire.”

    Le système de santé était-il obsolète ?
    Pas du tout ! On a des centres de recherche et des secteurs dont l’innovation est reconnue dans le monde entier. Certes, des services devaient être réformés, en lien avec l’évolution des besoins, mais le gouvernement a imposé brutalement sa volonté de réforme. En outre, côté médical, on favorise une course à l’#élitisme. La figure charismatique du professeur des universités-­praticien hospitalier (PU-PH), au sommet de la #hiérarchie, et les usages féodaux d’un autre temps perdurent. Le PU-PH a le pouvoir d’écraser celui qui est trop brillant, surtout en fin de carrière, pour rester le référent. Inversement, le vieux chef de service qui aura tout transmis va se faire dégager par son élève. Quant au directeur omnipotent, il peut casser un service pour le donner à son protégé et asseoir ainsi son pouvoir au sein de l’établissement. Cette lutte clanique brise la chaîne humaine d’une équipe médicale. Le #harcèlement moral entre médecins est terrible, dû à leur formation, très concurrentielle : dès la première année de médecine, ils doivent se positionner dans des systèmes de parrainage. Ensuite, leurs propos restent d’une grande cruauté quand ils intègrent l’hôpital qui devient un bassin de moqueries, d’humiliations et d’isolement, intenables pour qui ne joue pas le jeu.

    #organisation

    https://seenthis.net/messages/648363 via Agnès Maillard


  • La #sécurité_sociale est en danger
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/141117/la-securite-sociale-est-en-danger

    La vidéo est accessible à l’intérieur de l’article Pour notre nouvelle émission vidéo de « L’Éco à contre-courant », organisée conjointement par les Économistes atterrés et Mediapart, nous décryptons le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, qui menace le principal pilier du modèle social français, des mesures de restriction pesant sur l’hôpital jusqu’à la hausse de la CSG, en passant par la future réforme des retraites.

    #Economie #hopital #PLFSS_2017 #sante


  • Les internes polonais se mobilisent pour dénoncer l’état du système de santé
    https://hu-lala.org/les-internes-polonais-se-mobilisent-pour-denoncer-letat-du-systeme-de-soin

    En Pologne, les internes en médecine ont entamé début octobre une #grève de la faim pour y dénoncer la très forte dégradation du système de soin. Si leurs revendications ont été en partie satisfaites, ils continuent de se battre pour une réforme en profondeur de l’accès à la santé publique. Cet article est en grande […]

    #Société #Beata_Szydło #Hôpital_public #Józefa_Hrynkiewicz #Santé #une-sous



  • La #condition_féminine en suspens
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/230717/la-condition-feminine-en-suspens

    Alors que les associations féministes s’inquiètent d’une restriction drastique de l’enveloppe allouée aux droits des femmes, #Ghada_Hatem, médecin gynécologue à l’hôpital Delafontaine et fondatrice de la #Maison_des_femmes de Saint-Denis, réfléchit à l’avenir de la condition féminine.

    #Culture-Idées #excision #féminisme #gynécologie #Hôpital_Delafontaine #violences_faites_aux_femmes #viols


  • Les mirages de la #Médecine moderne
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/140717/les-mirages-de-la-medecine-moderne

    Alors qu’on nous vend à longueur de pages une médecine futuriste à la fois hyper efficace et individualisée, la réalité est celle d’une stagnation dans les découvertes médicales et d’une emprise économique croissante qui creuse les inégalités de santé. Comment réorienter le #soin en maîtrisant la technologie et les questions éthiques et politiques qu’il soulève ? Entretien avec le professeur Sicard.

    #Culture-Idées #Didier_Sicard #Ethique #hopital #malade #patient #Technologies


  • Info luttes spécial santé – L’euro austérité casse la sécu et détruit l’hôpital public – n° 28 juillet 2017
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/info-luttes-special-sante-leuro-austerite-casse-secu-detruit-l

    L’euro austérité, c’est le résultat des diktats de l’Union européenne des patrons ! Pour ceux qui en douteraient encore, il suffit de lire l’ordre donné en mai 2016 par la Commission européenne au gouvernement français d’accroître l’austérité frappant la Sécurité sociale et l’Hôpital public. Confirmant les directives données en 2015 et avant : « Il n’est pas possible […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #austérité_GOPE #Europe #hôpital #lutte #santé #secu


  • Les #Personnels_hospitaliers avec FO ne lâchent rien sur leurs revendications !
    https://www.force-ouvriere.fr/les-personnels-hospitaliers-avec-fo-ne-lachent-rien-sur-leurs

    Depuis des semaines et des mois, les conflits se succèdent dans les hôpitaux, le secteur médico-social, les EHPAD et les cliniques (Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, #CHU de Nantes, de Tours, de Bordeaux, CH de Cayenne, CH du Mans, de Saint-Nazaire, du Contentin, CHS du Vinatier, CHS du Rouvray, de l’Yonne, de Sainte-Gemmes, de Saint Egrève, …).

    Toute l’actualité

    / #Service_Public, #Hôpital_public, Personnels hospitaliers, #72_-_Sarthe, #973_-_Guyane, #89_-_Yonne, #38_-_Isère, CHU, #ARS, #76_-_Seine-Maritime, #49_-_Maine-et-Loire, #Condition_de_travail, La loi de santé, #Éhpad, 13 - Bouches-du-Rhône , #44_-_Loire-Atlantique, #37_-_Indre-et-Loire, #33_-_Gironde, #Loi_Travail, #Sécurité_sociale, (...)

    #Toute_l'actualité #La_loi_de_santé #13_-_Bouches-du-Rhône_ #GHT


  • Les #Personnels_hospitaliers avec FO ne lâchent rien sur leurs revendications !
    http://www.force-ouvriere.fr/les-personnels-hospitaliers-avec-fo-ne-lachent-rien-sur-leurs

    Depuis des semaines et des mois, les conflits se succèdent dans les hôpitaux, le secteur médico-social, les EHPAD et les cliniques (Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, #CHU de Nantes, de Tours, de Bordeaux, CH de Cayenne, CH du Mans, de Saint-Nazaire, du Contentin, CHS du Vinatier, CHS du Rouvray, de l’Yonne, de Sainte-Gemmes, de Saint Egrève, …).

    Toute l’actualité

    / #Service_Public, #Hôpital_public, Personnels hospitaliers, #72_-_Sarthe, #973_-_Guyane, #89_-_Yonne, #38_-_Isère, CHU, #ARS, #76_-_Seine-Maritime, #49_-_Maine-et-Loire, #Condition_de_travail, La loi de santé, #Éhpad, 13 - Bouches-du-Rhône , #44_-_Loire-Atlantique, #37_-_Indre-et-Loire, #33_-_Gironde, #Loi_Travail, #Sécurité_sociale, (...)

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  • Psychiatrie : les agents du CESAME manifestent à Angers
    https://www.force-ouvriere.fr/psychiatrie-les-agents-du-cesame-manifestent-a-angers

    Jeudi 6 avril, les personnels du Centre de santé mentale angevin (CESAME) ont manifesté pour protester contre la suppression de vingt-et-un postes et de quarante lits. Une délégation syndicale FO et CGT a été reçue à l’Agence régionale de santé à Angers.

    Toute l’actualité

    / #Service_Public, #ARS, #49_-_Maine-et-Loire, #Hôpital_public

    #Toute_l'actualité


  • Psychiatrie : les agents du CESAME manifestent à Angers
    http://www.force-ouvriere.fr/psychiatrie-les-agents-du-cesame-manifestent-a-angers

    Jeudi 6 avril, les personnels du Centre de santé mentale angevin (CESAME) ont manifesté pour protester contre la suppression de vingt-et-un postes et de quarante lits. Une délégation syndicale FO et CGT a été reçue à l’Agence régionale de santé à Angers.

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    #Toute_l'actualité


  • Pascal Pavageau : « Supprimer des effectifs et des services publics est stupide ! »
    https://www.force-ouvriere.fr/pascal-pavageau-supprimer-des-effectifs-et-des-services-publics

    Pour le Secrétaire confédéral du Secteur économique de Force Ouvrière, l’approche budgétaire de la #Fonction_publique et des services publics privilégiée par certains candidats à l’élection présidentielle est une menace pour l’avenir de notre modèle social, particulièrement dans les territoires ruraux. Une interview réalisée le 4 avril.

    Vidéos & Interviews

    / #Service_Public, Santé, Fonction publique, #Fonctionnaires, #Régions, #République, #Service_Public, #Police, #Hôpital_public, #Éducation_nationale

    #Vidéos_&_Interviews #Santé


  • Pascal Pavageau : « Supprimer des effectifs et des services publics est stupide ! »
    http://www.force-ouvriere.fr/pascal-pavageau-supprimer-des-effectifs-et-des-services-publics

    Pour le Secrétaire confédéral du Secteur économique de Force Ouvrière, l’approche budgétaire de la #Fonction_publique et des services publics privilégiée par certains candidats à l’élection présidentielle est une menace pour l’avenir de notre modèle social, particulièrement dans les territoires ruraux. Une interview réalisée le 4 avril.

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    #Vidéos_&_Interviews #Santé


  • Faut-il changer le statut de l’#hôpital public ?, par Anne Gervais & André Grimaldi (26 mars 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2017-03-26-privatisation-hopital-public
    https://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton57399.jpg

    À l’occasion de l’élection présidentielle, s’est amorcé un débat sur la Sécurité sociale et les assurances privées complémentaires (Le Monde diplomatique publie une enquête de Martine Bulard sur ce sujet dans le numéro d’avril, en vente à partir du 29 mars). Le débat a été ouvert lors du second tour de la primaire de la droite et du centre par M. Alain Juppé, partisan de ne pas diminuer le taux de remboursement des soins courants par la Sécurité sociale, contrairement à M. François Fillon qui proposait de transférer aux assurances privées les « petit risques », soit 20 milliards d’euros. Il a toutefois mis en lumière le rôle des mutuelles, des instituts de prévoyance et des assureurs privés regroupés dans l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (UNOCAM). Et ainsi de suggérer le chemin inverse de celui proposé par M. Fillon : des mutuelles vers la #Sécurité_sociale, avec pour ceux qui le souhaitent un seul payeur, la Sécu jouant à la fois son rôle d’assurance maladie obligatoire et d’assurance maladie complémentaire.