• L’Internet mondial visé par une vague d’attaques informatiques inédite
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    L’internet mondial est actuellement visé par une vague d’attaques informatiques d’une ampleur inédite, qui consistent à modifier les adresses des sites internet pour les pirater. L’information a été confirmée ce lundi 25 février par le secrétaire d’État français chargé du numérique, Mounir Mahjoubi.

    Des pirates informatiques ont attaqué l’annuaire central de l’internet, l’#Icann, ce qui leur a donné potentiellement accès à toutes sortes de données, a confirmé ce lundi matin le secrétaire d’État français chargé du numérique, Mounir Mahjoubi. Fondée en 1998, l’Icann coordonne à l’échelle internationale les identifiants uniques qui permettent aux ordinateurs du monde entier de s’identifier entre eux. C’est cette organisation à but non lucratif qui a donné l’alerte le 22 février dernier.

    « Ce que les pirates ont réussi à faire est quelque chose de très rare : ils ont piraté l’annuaire et chaque fois que vous mettez l’adresse (d’un site internet), au lieu d’aller sur la vraie machine, ils nous amenaient sur une autre machine qui leur appartient. Vous avez l’impression d’être sur le site (...) sauf qu’en fait vous êtes sur la machine de ceux qui vous attaquent (...) Ils peuvent récupérer vos données, ils peuvent les utiliser pour se reconnecter, pour prendre de l’argent. »

    Mounir Mahjoubi a déclaré ne pas être en mesure de dire à ce stade qui était derrière ses attaques ni de savoir ce que les pirates avaient fait des connections qu’ils avaient pu établir. Aussi, il n’a pas dit si les attaques contre l’Icann avaient pu être neutralisées ou avaient cessé.

    Selon des experts extérieurs à l’ICANN interrogés par l’AFP, les pirates ciblent aussi bien des gouvernements que des services de renseignements ou de police, des compagnies aériennes ou l’industrie pétrolière et ce, au Moyen-Orient ou en Europe. L’un d’entre eux estime, en outre, que ces attaques ont pour origine l’Iran.

    Ils « s’attaquent à l’infrastructure internet elle-même », a indiqué vendredi à l’AFP David Conrad un des responsables de l’ICANN, qui évoque une campagne « inédite à très grande échelle », qui s’est extraordinairement intensifiée très récemment.

    « Il y a déjà eu des attaques ciblées mais jamais comme ça », a-t-il ajouté après une réunion d’urgence de l’organisation vendredi.

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  • #ICANN Gouvernance d’Internet : « On pourrait passer à côté d’une occasion historique »
    http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/gouvernance-d-internet-on-pourrait-passer-a-cote-d-une-occasion-historique

    Pourquoi les Etats-Unis accepteraient-ils de perdre une partie de leur influence sur Internet ?
    [Mathieu Weill, directeur de l’@afnic ] Tout simplement car ils n’ont plus vraiment le choix. De plus en plus de pays, de la Russie à la Chine en passant par la France, se disent qu’il n’y a aucune raison de confier aux Etats-Unis le contrôle unilatéral des noms de domaines sur Internet. Dans la nouvelle économie numérique, confier cette responsabilité à une organisation qui vit sous la tutelle des Etats-Unis pose un problème politique et moral.

    Il y a cinq ans, j’avais l’impression qu’on ne sortirait jamais de ce système, car le consensus aux Etats-Unis était de bloquer à tout prix et d’étouffer les velléités de changement. Puis, les Etats-Unis ont subi une série de petits revers diplomatiques sous la pression des pays, de plus en plus nombreux, qui réclamaient ce changement. En 2012, une conférence à Dubaï a été extrêmement tendue, car il y a eu la volonté de nombreux pays membres d’accorder un rôle plus important à l’Union internationale des télécoms (UIT) dans la gouvernance d’Internet. Evidemment, les Etats-Unis s’y sont opposés, mais ils ont dû faire face à une grosse résistance.

    L’élément déclencheur a incontestablement été l’affaire Snowden, en 2014, qui a révélé l’ampleur de la surveillance de masse pratiquée par la NSA via Internet. Ce scandale a fragilisé et a isolé le pays sur la scène diplomatique. Les Etats-Unis se sont rendu compte que leur position n’était plus tenable. Aujourd’hui, les Américains ne sont plus les seuls maîtres d’Internet. La Chine est devenue elle aussi une grande puissance numérique, avec des entreprises comme Alibaba, Tencent ou Baidu qui sont aussi fortes que les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon, NDLR]. L’Europe commence à hausser le ton face à l’hégémonie américaine et des pays comme le Brésil sont aussi montés au créneau. Les Etats-Unis, sous la pression de leurs entreprises qui souhaitent se développer partout dans le monde et ne veulent pas soutenir un navire qui prend l’eau, ont donc décidé d’accompagner un changement perçu comme inévitable, tout en protégeant leurs intérêts au passage.

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  • Les USA garderont la tutelle du régulateur d’Internet au moins jusqu’en 2016
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/18/les-usa-garderont-la-tutelle-du-regulateur-d-internet-au-moins-jusqu-en-2016

    Les Etats-Unis ont repoussé au moins jusqu’à la fin du mois de septembre 2016 l’abandon de leur tutelle du régulateur mondial d’Internet, l’#Icann.

    Dans un message publié sur le site du département du commerce, le secrétaire adjoint américain, Lawrence Strickling, annonce avoir informé le Congrès de son intention de prolonger d’un an le contrat de supervision qui lie Washington à l’Icann, qui expirait normalement en septembre 2015.

    L’Icann avait ouvert au début du mois une consultation publique sur son projet d’émancipation, qui prévoit une gestion plus internationale. M. Strickling a formulé des arguments pour justifier la décision du gouvernement américain :

    « Il est devenu de plus en plus apparent ces derniers mois que la communauté a besoin de temps pour terminer son travail, voir le plan examiné par le gouvernement américain, et ensuite le voir appliqué s’il est approuvé. Au-delà de 2016, nous avons des options pour étendre le contrat pour jusqu’à trois années supplémentaires si nécessaire. »

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