• Destins des enfants d’immigrés, par Cécile Marin @cecilecarto
    https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/immigres-enfants
    https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L214xH300/3-Origines-et-trajectoires1-821fd.png

    Les enfants d’#immigrés obtiennent des diplômes, parfois davantage que la population majoritaire ; ils choisissent fréquemment des conjoints sans ascendance étrangère et ils occupent des emplois qualifiés bien plus souvent que leurs parents. Ils demeurent néanmoins largement surreprésentés parmi les classes populaires, et d’importantes disparités existent entre nationalités d’origine.


  • La vérité des chiffres de l’immigration pour stopper la peur et la #haine. Travailleurs unissons nous !
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/la-verite-des-chiffres-de-limmigration-pour-stopper-la-peur-et

    Diviser pour mieux régner. Pour tous les tenants du système capitaliste, pour préserver la dictature de l’oligarchie et leurs profits obtenus à la sueur du front des travailleurs par une exploitation toujours plus importante et une guerre permanente contre les salaires, l’ennemi c’est l’immigré pas le banquier. Pourtant la réalité est bien différente. Le problème […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #division #immigration #immigré #Immigrés #Lutte_des_classes #Racisme #Xénophobie



  • Humilié, le #Mexique réfléchit à échapper à l’emprise des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020217/humilie-le-mexique-reflechit-echapper-l-emprise-des-etats-unis

    Le mur à la frontière américano-mexicaine existe déjà depuis belle lurette sur plus de 1 000 kilomètres. Ici à Ciudad Juarez. © Reuters L’arrivée de Trump à la Maison Blanche et la faiblesse de leur propre président déstabilisent les Mexicains qui se sont laissé enfermer dans une relation à sens unique avec les États-Unis.

    #International #ALENA #Amérique_du_nord #Carlos_Slim #Donald_Trump #Enrique_Peña_Nieto #immigration #immigrés



  • Migrants : comment aider ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260516/migrants-comment-aider

    En Allemagne, en Autriche, en Italie, et dans tous les pays qui se sont trouvés ou se trouvent encore sur les routes des migrants, ici et là sur le continent, les besoins sont énormes et des collectifs se sont mis en place. En #France aussi, des initiatives se développent. Recension des pistes pour aider.

    #association #bénévolat #collectif #engagement #europe #immigrés #ONG #réfugiés #solidarités


  • #réfugiés : comment aider ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260516/refugies-comment-aider

    Près de 55 000 réfugiés en transit en Grèce, plus d’un million de personnes arrivées en Allemagne en 2015, plusieurs dizaines de milliers en Autriche... Ici et là sur le continent, les besoins pour accueillir cette population sont énormes et des collectifs se sont mis en place. En #France aussi, des initatives se développent. Recension des pistes pour aider.

    #association #bénévolat #collectif #engagement #europe #immigrés #ONG #solidarités


  • Un enjeu majeur, le rôle et la formation des imams en #France
    http://orientxxi.info/magazine/un-enjeu-majeur-le-role-et-la-formation-des-imams-en-france,1127

    Les mosquées sont dans le collimateur de la lutte antiterroriste en France depuis les derniers attentats. Mais comment les imams définissent-ils leur rôle, au-delà même de leur mission religieuse ? De quels enjeux nationaux et internationaux sont-ils l’objet ? #Entretien avec Omar Mahassine, conférencier et imam de la mosquée de Mantes-la-Ville. Les premiers imams sont arrivés en France avec les soldats du Maghreb pendant la première guerre mondiale. Le secteur privé n’était pas en reste puisque (...)

    #Magazine

    / #Algérie, #Maroc, France, #Islam, #Immigrés, Société, #Relations_bilatérales, Entretien, Laïcité, (...)

    #Société #Laïcité #Radicalisation
    « http://www.institut-al-ghazali.fr »
    « http://www.dici.org/actualites/algerie-accord-avec-la-france-pour-lenvoi-dimams-a-paris »


  • Les domestiques asiatiques moins bien traitées en Scandinavie que dans le Golfe ?
    http://orientxxi.info/magazine/les-domestiques-asiatiques-moins-bien-traitees-en-scandinavie-que-dans-l

    chapô en cours de rédaction. FF. Ces trois dernières années, de surprenants débats publics au #Danemark et en #Norvège ont quelque peu écorné l’image du progressisme scandinave. Selon plusieurs organisations de défense des travailleurs, les employées domestiques asiatiques, venues essentiellement des #Philippines, y seraient traitées comme des esclaves modernes. Pourtant, dans la presse internationale, ce sont plus souvent les pétromonarchies du Golfe — Arabie saoudite et Qatar en tête — qui font l’objet (...)

    #Magazine

    / #Pays_du_Golfe, #Immigrés, #Travail, Norvège, Danemark, #Droit_du_travail, Philippines

    « http://www.ilo.org/dyn/normlex/en/f?p=NORMLEXPUB:12100:0::NO::P12100_INSTRUMENT_ID,P12100_LANG_CODE:2551460,fr »
    « http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/09/une-domestique-indienne-se-fait-couper-la-main-en-arabie-saoudite_4786661_32 »
    « http://www.liberation.fr/planete/2013/11/18/travailleurs-migrants-au-qatar-le-cauchemar-continue_947247 »
    « http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Minimum_wage_statistics »
    « http://www.eiu.com/wcol2015 »
    « http://thecnnfreedomproject.blogs.cnn.com/2013/08/09/slave-maids-cost-the-price-of-a-smart-phone »


  • Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN
    David Pestieau

    Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN.
    http://ptb.be/sites/default/files/styles/primary_image/public/images/2015/12/11/fn.jpg?itok=GVivjzQM

    C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste #Thomas_Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (…) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme #Podemos en Espagne ou #Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. » 

    Un an plus tard, nous connaissons le résultat. L’expérience grecque anti-austérité de gauche a été écrasée avec le diktat du 13 juillet, malgré que le peuple s’était exprimé totalement dans un sens contraire, à la fois lors des élections du 25 janvier et du référendum du 6 juillet. Elle a montré que, dans cette Union européenne, sous la garde de la main de fer de Merkel et des kilos de pactes et de traités qui instituent la politique d’austérité, il n’y a aucune latitude pour plier, ou même adapter prudemment, l’obsession de l’austérité. La volonté des peuples de pouvoir avoir une politique sociale et qui s’attaque aux plus riches pour sortir de la crise a été simplement interdite par l’establishment européen.

    De #Juncker à #Merkel, de Dijsselbloem à Hollande, l’unité a été scellée pour prolonger le calvaire grec en imposant un troisième mémorandum encore plus étouffant. Un diktat qui résonnait aussi comme un gigantesque avertissement aux autres peuples d’Europe : « ne sortez pas des clous, sinon nous allons vous écraser ».

    Et, en dépit de leurs cris effarouchés d’aujourd’hui sur la montée du Front national en France, tous ces dirigeants sont responsables du choc venu de la droite annoncé par Piketty. Car, en bouchant la voie de l’alternative à gauche, ils ont créé les conditions pour que les gens cherchent à l’extrême droite une solution à leur désespoir. Pire : la politique de l’Union européenne a créé les conditions pour le renouveau du Front national, ce parti fasciste du 21e siècle.

    21 avril 2002 - décembre 2015 : qu’ont-ils fait en 13 ans contre l’austérité ?

    Il y a 13 ans, le 21 avril 2002, la France avait déjà vécu un choc : Jean-Marie Le Pen se qualifiait au second tour des élections présidentielles, écartant le candidat du PS Lionel Jospin. Dans les jours qui ont suivi, des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans les rues pour faire barrage à l’extrême droite, dans ce qui a été appelé le « nécessaire grand front républicain ». Et le président de droite Chirac a été élu avec un score de 82 %. Beaucoup de promesses ont été faites.

    On allait lutter contre le chômage, les banlieues pourraient sortir de leur misère, on allait s’attaquer à la « fracture sociale »… Mais rien de tout ça n’est venu. La vague d’austérité, de précarisation de l’emploi (le fameux CPE) et de privatisations a déferlé en France comme ailleurs en Europe, soutenue par toutes les grandes familles traditionnelles européennes, libérales, sociales-démocrates et conservatrices.

    En 2007, #Sarkozy s’est hissé au pouvoir en reprenant une grande partie du discours du FN. L’identité nationale, la France garante des valeurs chrétiennes, le nettoyage des banlieues au karcher ont été les leitmotivs de Sarkozy qui s’est vanté, au soir de sa victoire, d’avoir réduit Le Pen père à 8 %. En « oubliant » qu’il avait amplifié, élargi et banalisé le discours du FN, qu’il a contribué à lui faire gagner la bataille des idées, qu’il a œuvré à la « lepénisation des esprits ».

    Mais la démagogie de Sarkozy le « moralisateur du capitalisme » de 2008 s’est écrasée sur la réalité sociale. À l’issue de son mandat, en 2012, le chômage était passé de 8 à 9,4 %, bien plus encore chez les jeunes. Et ce, en ayant retardé l’âge de départ en retraite, supprimé des centaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, travaillé main dans la main avec Angela Merkel pour faire aboutir le traité d’austérité européen #TSCG… Le tout, en diminuant les impôts sur les plus riches. Ce qui lui a valu son surnom de « président des riches ».

    Hollande : la « dernière chance » qui déçoit

    Puis est venu #Hollande. Pour faire échec à la montée du Front de gauche en 2012, sa rhétorique a viré toujours plus à gauche. Hollande a été jusqu’à promettre dans sa campagne électorale la révision du Pacte de stabilité. Avec son discours « mon ennemi, c’est la finance », une « dernière chance » a été donnée par beaucoup d’électeurs à la sociale-démocratie pour montrer qu’elle ferait les choses autrement que la droite.

    Or Hollande n’a pas touché à une virgule du Pacte de stabilité et a appliqué les programmes d’austérité européens, reprenant à Sarkozy son rôle dans le duo avec Merkel. Fin 2014, le Premier ministre Manuel Valls confirmait l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies à réaliser « en trois ans ». « Tous les acteurs publics sont concernés, » a-t-il déclaré. De cette manière, Hollande continuait la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, tout en continuant à transférer de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus grandes entreprises.
    Hollande a même fait rentrer au gouvernement, comme ministre de l’Économie, un haut représentant de la finance (celle qu’il prétendait pourtant combattre) : Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild & cie. Celui-ci a fait passer la fameuse loi Macron, qui prévoit d’élargir le travail du dimanche, le travail de nuit, facilite les licenciements, affaiblit considérablement les syndicats, prépare la privatisation des transports… La loi s’est aussi attaquée aux petits indépendants (grandes surfaces ouvertes le dimanche, fin des protections pour les taxis, coiffeurs…). Ceux du CAC-40 (les 40 plus grandes sociétés de la Bourse de Paris) et le MEDEF (la FEB française) ont applaudi des deux mains les mesures du gouvernement Valls. Résultat : le chômage a passé la barre des 10 %[2] et les inégalités ont continué à exploser. Il y a ainsi eu plus de 700 000 chômeurs supplémentaires en trois ans.

    Entre une droite qui court après l’extrême droite et une sociale-démocratie qui se dit de gauche, mais mène une politique de droite, tous les ingrédients sont là pour créer une confusion politique totale. D’abord par une désaffection politique majeure des classes populaires : 50 % n’ont pas voté le 6 décembre, dont 59 % des ouvriers, 65 % des moins de 25 ans et 66 % des inactifs. Ensuite, le FN apparaît, pour beaucoup de ceux qui vont quand même voter, comme la seule alternative qui brise le consensus austéritaire des deux grands partis traditionnels. Cependant, l’analyse doit être plus profonde si on veut aller à la racine des causes du succès du FN.

    Le mépris du peuple et la démocratie bafouée

    Autre date clé de l’histoire politique française : le 29 mai 2005. Ce soir-là, les résultats du référendum sur la Constitution européenne s’affichent sur les écrans de télévision : 55 % des Français rejettent un traité qui coule dans le marbre l’austérité néo-libérale. Pourtant, la presque totalité des grands partis traditionnels et une grande partie des médias ont milité pour le « oui ». Les commentaires d’après référendum affichent le mépris d’une élite politique envers un peuple qui « n’a pas compris ». Cela ne provoque aucune remise en cause de la politique de l’Union européenne (la Constitution étant aussi rejetée aux Pays-Bas quatre jours plus tard). Au contraire, deux ans plus tard, le texte à peine modifié revient sous le nom de « Traité de Lisbonne » et est adopté sans débat ni référendum. Une gifle aux millions de Français qui avaient fait entendre leur voix en 2005.

    Le cas français n’est d’ailleurs pas unique en Europe. Ainsi, en Irlande, le gouvernement va même faire revoter le peuple trois fois jusqu’au moment où il répond « correctement » à la question posée.

    Et en Grèce, le référendum convoqué le 6 juillet dernier sur les mesures imposées par la Troika européenne est sans appel : 61 % des Grecs votent contre. Pourtant, bien que, selon la Constitution grecque, le résultat d’un référendum ait la même valeur qu’une loi adoptée par le Parlement, le Parlement grec se voit obligé, le mercredi 15 juillet, d’accepter l’essentiel de ces mesures sous la menace du diktat de l’Union européenne de Merkel, Hollande et consorts.

    Tout cela témoigne de l’autoritarisme d’une Union européenne qui écarte les votes démocratiques qui ne l’arrangent pas, qui prend des décisions essentielles au sein d’organes non élus, comme la Banque centrale européenne ou l’Eurogroupe. La colère latente gronde dans toute l’Europe contre cette Union européenne de l’entre-soi, où la Table ronde des Industriels (regroupant les grandes multinationales) et Business Europe décident en réalité des axes essentiels de la politique. Et, en France, contre les privilégiés du CAC-40, comme les milliardaires Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

    Comment ne pas s’étonner, devant cette hypocrisie, qu’une partie de la population ne suive pas les appels à défendre les Hollande et Sarkozy de ce monde et tombe dans les griffes d’une Marine Le Pen qui prétend, elle, incarner le peuple ?

    Comme l’écrit The Guardian ce 9 décembre : « La dynamique commune (en Europe) apparaît comme l’interaction de l’insécurité financière et du détachement des élites gouvernementales de leur population. De Paris à Varsovie, les politiciens du centre technocratique professionnel sont perçus comme une caste à part avec ses privilèges, isolée de l’anxiété provoquée dans leur électorat par les turbulences économiques et les changements démographiques. »[3]

    La concurrence de l’Union européenne entre les travailleurs, substrat du poison raciste

    Deux autres éléments essentiels de la politique de l’Union européenne alimentent le substrat du Front national : la concurrence entre travailleurs érigée en principe cardinal et la politique de guerre et de conquête des grandes puissances européennes.

    En dépit des déclarations, l’Union européenne n’est pas dans son essence un projet coopératif entre les peuples. Au contraire : les politiques économiques des traités européens visent à mettre en concurrence les pays de l’Union entre eux dans une spirale vers le bas.
    Des tableaux socio-économiques comparatifs sont établis pour inciter voire obliger les États à s’en prendre aux « coûts salariaux » trop élevés (avec, du coup, une baisse du pouvoir d’achat), contre « les rigidités du marché du travail » (lisez ultra-flexibilisation et précarisation du travail), contre « l’intervention des États et le non-respect des principes de concurrence » (lisez libéralisation et privatisation des services publics). Durant des mois, les Allemands ont été montés contre « les Grecs paresseux » qui « profitent de l’Union ». Les Belges, Français et Néerlandais ont eux été sommés de rattraper la locomotive allemande en bloquant leurs salaires et en introduisant leurs « mini-jobs ».

    D’autre part, avec la directive sur les travailleurs détachés de l’Union européenne, les travailleurs de la construction et du transport routier ici ont vu des travailleurs polonais, roumains et bulgares venir travailler sur les chantiers pour des salaires de misère, sans aucune obligation de leurs patrons de verser des salaires et d’accorder des protections sociales et des conditions de travail égales à celles des travailleurs résidents ici.

    En posant le tabou qu’on ne peut pas toucher au 1 % le plus riche et en organisant la concurrence, l’Union européenne alimente le substrat sur lequel le poison du racisme et de la division peut se propager.

    Immigration et réfugiés : toujours plus de guerres et de murs

    La politique étrangère de grandes puissances européennes comme la France est aussi à remettre en cause. Elle crée toutes les conditions pour alimenter le racisme.

    D’une part, les guerres menées par les États-Unis, mais aussi par la France, provoquent « à retardement » la venue de centaines de milliers de réfugiés en Europe (voir notre article « Les réfugiés syriens, irakiens ou afghans sont le miroir à retardement de nos guerres » https://lc.cx/4wTZ). Mais l’immigration est aussi provoquée par d’autres décisions de l’Union européenne, comme, par exemple, les politiques climatiques décidées à la #COP21 à Paris.

    Le refus obstiné d’avoir un programme réellement ambitieux pour le climat, le refus d’adopter comme objectif une limite maximale d’1,5°C pour le réchauffement et celui de ne pas financer à hauteur suffisante les programmes de soutien au Sud (surtout en matière de transfert de technologies) pour réaliser la transition aux énergies renouvelables est aussi à la base de la venue de dizaines de milliers de réfugiés climatiques aujourd’hui, et surtout demain.

    D’autre part, l’Union européenne construit des murs toujours plus hauts autour, mais aussi à l’intérieur de l’Europe, comme en Hongrie, Slovénie et même en Autriche, validant en réalité les programmes de l’extrême droite qui désignent l’immigré comme l’ennemi intérieur. Au lieu d’intégrer les populations qui fuient les conséquences des politiques de « nos » gouvernements dans leur pays, les réfugiés sont mis en quarantaine de la société. Dans des camps fermés, voire même dans une « jungle » comme à #Calais, où les autorités françaises laissent pourrir une situation inhumaine, au lieu d’offrir un accueil décent à ceux qui fuient une misère indescriptible. Ainsi sont créées les conditions pour des tensions grandissantes avec les habitants voisins.

    La politique actuelle de l’Union européenne crée toutes les conditions pour le nationalisme

    Comme nous l’avions écrit dans Comment osent-ils ? La crise, l’#euro et le grand hold-up (de #Peter_Mertens), la continuation de la politique actuelle de l’Union européenne ne peut mener qu’à l’autoritarisme (comme on l’a vu en Grèce) ou au nationalisme (comme on le voit aujourd’hui en France). Et nous assistons aujourd’hui aux deux.
    Aussi, on ne peut combattre le nationalisme du Front national de Le Pen en défendant l’autoritarisme de l’Union européenne et en ne s’en prenant pas aux racines de sa politique.

    Car, si l’on interdit, comme l’Union européenne le fait, des politiques qui touchent les privilèges des plus riches, il ne reste qu’à s’en prendre aux plus faibles. Il n’y a pas de troisième voie. S’il n’y a jamais d’argent pour des nouveaux logements publics, on crée la base pour que ceux d’en bas se battent entre eux pour ceux qui existent. Si l’on coupe dans les budgets de l’enseignement, des services publics et de la vie associative, on crée toutes les conditions pour le repli sur soi et les tensions d’aujourd’hui et de demain.

    Remettre en cause la politique antisociale, antidémocratique et guerrière de l’Union européenne est une condition indispensable pour la reconquête des classes populaires.

    Une autre est évidemment de dévoiler la nature profonde du Front national derrière sa démagogie sociale. Et on ne peut le faire que si on rejette réellement le néo-libéralisme, qui se cache aussi dans le programme FN.

    Le FN : remplacer l’austérité made in Union européenne par une austérité made in France

    Car, en effet, le FN reprend en paroles des termes propres aux traditions de gauche. Il critique la mainmise des multinationales sur l’économie, les taxes qui étranglent citoyens et petits entrepreneurs, l’Europe qui impose l’#austérité à la France...

    Mais, si l’on examine les mesures proposées dans le programme du FN, autant le vague domine le volet social, autant il est précis quand il s’agit de l’immigration. Pour tout ce qui concerne l’emploi et la réindustrialisation de la France, il n’y a que des formules, aucune proposition concrète (et même, il veut réduire le nombre de fonctionnaires, ce qui est loin d’être une mesure créatrice d’emploi).

    Par contre, le thème omniprésent est ce que le FN appelle la « priorité nationale ». Celle-ci implique que les citoyens de nationalité française auraient plus droit que les autres à la sécurité sociale et aux services publics, ainsi qu’à l’emploi. Le piège est que, contrairement à l’image que cela veut renvoyer, cette mesure est avant tout une manière de favoriser l’austérité : plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la #pénurie. C’est d’autant plus le cas que le FN est très dur vis-à-vis des chômeurs et allocataires sociaux, et compte s’en prendre durement à ceux-ci, Français ou non. D’une part, il fait donc semblant de protéger les « pauvres » français contre les autres, mais, d’autre part, il compte bien traiter tous les défavorisés comme des « parasites » - à l’instar d’un #Bart_De_Wever. Ainsi, dans plusieurs villes dirigées par le FN, les tarifs de cantine scolaire ont explosé pour les familles précaires et les subventions ont diminué – quand elles n’ont pas disparu – pour les associations d’aide aux personnes les plus pauvres.

    L’#immigré comme cible est un moyen d’épargner les #banquiers et grands patrons qui ont profité de la crise pour s’enrichir. Le FN reprend ainsi de nombreuses propositions propres à la droite ultralibérale : on parle d’« alléger le coût du travail », de diminuer le pouvoir des #syndicats, de réduire le nombre de logements sociaux, d’offrir des cadeaux fiscaux aux entrepreneurs, etc. Et, quand il semble vouloir s’en prendre aux grandes entreprises, « les 50 plus fortes capitalisations boursières, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15 % de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation », c’est en réalité pour la forme, car le programme stipule bien que ce sera « sans incidence sur leur rentabilité » et que les sommes seront « restituées » au terme d’une période de 5 ans.

    Malgré des déclarations qui semblent anti-système, le programme du FN est une version nationaliste du libéralisme. Le discours sur « la France d’abord » vise à rallier les travailleurs et petits indépendants français derrière un programme qui servira le 1 %... français.
    C’est d’ailleurs dans cette optique que des responsables FN ont mené récemment une opération de séduction vis-à-vis du monde patronal. Ainsi, #Christophe_Boudot, tête de liste FN en Auvergne-Rhône Alpes, s’est félicité d’une rencontre avec #Jean_Dominique_Senard, président du groupe Michelin, et a déclaré fièrement que « le FN est l’ami de l’entreprise ».

    En ce qui concerne la fiscalité, l’#ISF, l’impôt sur la fortune, doit passer à la trappe pour le parti de Marine Le Pen qui veut le « fusionner » avec la taxe foncière. Pas étonnant quand on sait que la famille Le Pen est elle-même soumise à l’ISF. La famille tient sa fortune de l’héritage du magnat du béton Hubert Lambert, que Jean-Marie Le Pen a touché en 1985. Les membres de la famille continuent de bénéficier de ce patrimoine à travers de sociétés civiles immobilières. Comme l’a écrit #Jean_Marie_Le_Pen dans la brochure « Droite et démocratie économique » : « Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. » 

    Finalement, le FN ne peut se présenter comme anti-système que parce qu’il trompe sur la nature du système. Il pointe du doigt les immigrés, l’Europe et les pays étrangers. Mais c’est bien l’élite économique française qui a contribué à la construction de cette Europe, ce sont les grands patrons français qui exercent un lobbying acharné pour des traités #ultralibéraux qui précarisent les travailleurs, menacent la sécurité sociale et donnent tout le pouvoir aux multinationales. Mais le 1 % des plus riches Français, c’est le grand absent des discours du FN, ce 1 % qui s’enrichit notamment par l’exploitation des travailleurs sans-papiers, dont certaines entreprises bien françaises, comme le géant de la construction Vinci.

    C’est là que se situe la grande ligne de fracture : entre une élite économique qui s’enrichit toujours plus et la majorité de la population qui craint toujours plus pour son avenir. Et, dans cette situation, le #FN n’offre qu’un discours qui divise les gens. Et propose en réalité, à la place d’une austérité made in Union européenne, une austérité made in France.

    Contre l’Europe de la concurrence et de l’inégalité et contre le FN

    Nous savons qu’en ces temps de crise, des gens peuvent devenir de plus en plus aigris. Beaucoup voient que le monde ne tourne pas rond, ce qui peut produire le meilleur, dans la recherche d’alternatives, ou le pire, avec des solutions nationalistes et simplistes.
    La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère. Pas en cherchant un consensus avec ceux, dans l’Union européenne, qui ont frayé la voie au FN, mais, au contraire, en osant désigner les responsables de la crise sociale dans laquelle l’Union européenne s’enfonce depuis sept ans : le 1 % le plus riche. Celui des Arnault, Bettencourt et Albert Frère de ce monde.
    La gauche ne doit pas s’unir pour se mettre à la remorque de politiques de droite, comme le fait le #PS d’#Hollande et #Valls, mais bien pour avoir une vraie politique de gauche, qui combatte pied à pied la politique actuelle de l’Union européenne.

    « La concurrence et la chasse au profit sur le libre marché sont la base de l’Union européenne. Elles sont gravées dans les textes de base de l’Union. Elles pourrissent et étouffent tout, écrivions Peter Mertens et moi-même en 2011 dans Comment osent-ils ?. Nous ne devons pas rhabiller de neuf cette construction de la concurrence ni donner une nouvelle couche de peinture aux déséquilibres. Nous avons besoin d’autres fondations. La coopération et la solidarité doivent remplacer la concurrence et l’inégalité. Cela suppose une tout autre Europe. »

    Ces mots nous semblent plus actuels que jamais. Dans cette #Union_européenne, il n’y a pas place pour une politique basée sur la coopération, la solidarité, les investissements équilibrés et le développement régional. Si une Europe répondant aux besoins des gens doit grandir, elle ne peut le faire qu’en remettant en cause les fondements de l’Union européenne. Autrement, soit l’Union s’enfoncera dans l’autoritarisme croissant, soit toute l’Union éclatera et les tensions nationalistes du début du 20e siècle referont leur entrée dans ce jeune 21e siècle. 

    Comme l’écrivait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » Faisons en sorte, ensemble, que les monstres soient arrêtés à temps pour aider à construire un nouveau monde.
     
    [1] Tribune Libération 29 décembre http://www.liberation.fr/futurs/2014/12/29/2015-quels-chocs-pour-faire-bouger-l-europe_1171435
    [2] Le 3 décembre dernier, on apprenait que le chômage atteignait son plus haut niveau depuis 1997, avec plus de 10 % de la population active concernée.
    [3] As Le Pen rises Europe’s liberal dream is disappearing in front of our eyes, Rafel Behr, The #Guardian 9 decembre.

    Origine de l’article : http://ptb.be/articles/union-europeenne-ceux-qui-ont-ecrase-les-grecs-ont-fraye-la-voie-au-fn

    http://seenthis.net/messages/439367 via BCE 106,6 Mhz


  • #Allemagne. La « culture de l’accueil » en question
    http://orientxxi.info/magazine/allemagne-la-culture-de-l-accueil-en-question,1107

    L’Allemagne est confrontée à un défi démographique d’envergure dans les années à venir. La chancelière Angela Merkel défend par conséquent une politique d’accueil massif des #Réfugiés, futur vivier d’actifs dans un pays vieillissant. Les Allemands cèderont-ils aux sirènes des partis d’extrême droite qui refusent toute immigration — surtout de populations musulmanes — ou le pragmatisme l’emportera-t-il ? Dans une Europe qui fait piètre figure face à la crise des réfugiés, l’Allemagne est l’exception : elle (...)

    #Magazine

    / Allemagne, #Immigrés, Réfugiés, #Droit_d'asile, #Démographie, #Règlement_de_Dublin

    "http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:180:0031:0059:FR:PDF"
    "http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/10/05/Merkel-Erdogan"
    "http://www.zeit.de/politik/deutschland/2015-11/angela-merkel-fluechtlinge-dublin"
    "http://www.tagesspiegel.de/politik/gewalt-von-rechts-deutschland-hat-ein-rechtsextremismus-problem/12563048.html"
    "http://www.michel-verrier.com/BerlinBlog/?2012/04/26/299-une-strategie-face-a-la-decroissance-demographique"
    "http://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/praesident-der-handwerkskammer-berlin-im-interview-wir-brauchen-die-fluechtlinge/12165870.html"
    "http://www.welt.de/wirtschaft/article146478956/Deutschland-hat-Glueck-mit-seinen-Fluechtlingen.html"


  • Quand la barbarie du monde nous rattrape | Le dernier #éditorial de Lutte Ouvrière. Un texte à lire.
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/quand-la-barbarie-du-monde-nous-rattrape-62400.html

    #Bombardements, quartiers dévastés, #attentats, #assassinats, #tortures, populations terrorisées par des régimes sanguinaires, #réfugiés survivant dans des conditions infâmes : chaque jour la télévision et la presse amènent leur lot d’images barbares.

    Cela se passe en #Syrie, en #Turquie, en Israël, dans les territoires palestiniens occupés. C’est en #Irak, en #Libye, au #Yemen, au #Nigeria ou en #Afghanistan. C’est à des milliers de kilomètres d’ici. Mais même ceux qui veulent ne pas voir ne peuvent pas faire comme si cela n’existait pas.

    Parce que les victimes de ces guerres sont jetées sur les routes par centaines de milliers et frappent aujourd’hui à nos portes. Parce qu’avec la menace du #terrorisme, nous payons les contrecoups de ces #oppressions et de ces #guerres.

    Et ce n’est pas un hasard : notre gouvernement est coresponsable de cet enfer. Parce qu’il bombarde en #Irak et en Syrie. Parce qu’il apporte son soutien à l’État d’Israël, au gouvernement turc et aux #dictatures du Golfe. Parce qu’il manœuvre en #Afrique pour que la bourgeoisie française continue d’exploiter les richesses de ce continent. Cette barbarie ne peut pas ne pas rejaillir sur nous.

    Elle aggrave d’ores et déjà le cours réactionnaire dans lequel l’Europe est engagée depuis quelques années. De partout en Europe, la crise, le chômage de masse et les politiques anti-ouvrières menées par tous les gouvernements, de gauche ou de droite, ont affaibli les partis gouvernementaux au profit de partis souverainistes anti-immigrés.

    Ces partis d’#extrême_droite, pour différents qu’ils soient, ont en commun de s’appuyer sur des peurs et des préjugés et de les attiser. Ils sont partout profondément réactionnaires et anti-ouvriers.

    Mais si l’extrême droite est championne du repli sur soi, elle n’est pas la seule force politique à pousser dans ce sens. La volonté affichée par tous les dirigeants européens de renforcer les frontières européennes, d’expulser ceux qui ne sont pas considérés comme de « vrais réfugiés » et même de rétablir des frontières au sein de l’#espace_Schengen, en témoigne.

    Ici en #France, sans même parler du Front national qui joue sur les #préjugés les plus crasses, comment la droite et les socialistes présentent-ils les migrants ? Non pas comme des victimes, mais comme des indésirables ! Non pas comme des femmes et des hommes qui nous ressemblent, mais comme des « fardeaux » ! Qu’un élan de solidarité s’exprime, et la propagande mensongère et honteuse se met en marche pour marteler qu’il ne faut pas créer d’appel d’air.

    Tout est fait pour que nous taisions nos sentiments de #fraternité. Tout est fait pour nous convaincre que les migrants représentent une menace pour nous et nos enfants. Tout cela pour accréditer, ouvertement ou hypocritement, l’idée que le salut viendra du #protectionnisme, de la #méfiance à l’égard de l’étranger, des frontières voire des barbelés.

    La France et la Grande-Bretagne - deux pays riches pour lesquels absorber quelques dizaines de milliers de migrants n’est pas un vrai problème - en sont à s’accuser mutuellement pour ce qui se passe à #Calais. En #Allemagne et en Suède, des minorités d’extrême droite s’organisent pour incendier des foyers de réfugiés. Combien d’autres racistes, portés par le climat actuel, se sentiront autorisés à s’attaquer aux #immigrés ?

    Dans les années 1990, en #Yougoslavie, la #démagogie xénophobe a débouché sur la constitution de milices puis sur la #guerre_civile. Il y a deux ans, dans l’est de l’Ukraine, on a vu comment ces mêmes réflexes ont dégénéré en escalade guerrière.

    Si on n’y prend garde, la #barbarie du monde, la #xénophobie, les guerres nous rattraperont. Le #nationalisme, la méfiance généralisée nous ont déjà rattrapés. Il faut que les travailleurs conscients prennent le contrepied de cette évolution délétère.

    Ce n’est pas en se barricadant derrière des frontières qu’on se protégera du fléau du #chômage, de la concurrence et de la misère du monde. Ces méfaits ne viennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de notre société. Ils sont propres au capitalisme, et on ne s’en débarrassera qu’en renversant ce système.

    Tout se tient : les bombes là-bas, l’exploitation et le chômage ici. Car elles ont une source commune, la course au profit et la domination d’une minorité sur toute la société.

    La seule force capable de renverser cette domination est la classe ouvrière consciente de ses intérêts et organisée à l’échelle internationale. Cela commence par comprendre que toutes les victimes du #capitalisme ont le même intérêt fondamental de mettre fin à ce système aussi injuste qu’inhumain.

    http://seenthis.net/messages/422262 via Recriweb


  • Des réformes à pas comptés pour les travailleurs au #Qatar
    http://orientxxi.info/magazine/des-reformes-a-pas-comptes-pour-les-travailleurs-au-qatar,1011

    Réformera ou ne réformera pas ? De manière régulière, le Qatar est sur la sellette en raison des conditions de vie et de #Travail de ses quelque 1,8 million de travailleurs étrangers dont 250 000 directement concernés par les chantiers de la Coupe du monde de 2022. Officiellement, les autorités de ce pays assurent qu’elles ont pris acte des critiques, y compris les plus virulentes, et qu’elles entendent modifier la donne. Mais la vraie réforme attendue est celle de la kafala, qui soumet le travailleur (...)

    #Magazine

    / Qatar, #Immigrés, Travail


  • Une #discrimination en douce - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Une-discrimination-en-douce

    Selon l’enquête #Logement réalisée par l’INSEE, la part des ménages #immigrés logés en #HLM n’a ainsi cessé d’augmenter, pour représenter 17,3 % des locataires en 2002 contre 13,2 % en 1992. Pour autant, ces ménages continuent à subir un traitement défavorable dans les chances d’entrée dans le logement et au regard du type de logements obtenus. Pour preuve, l’ancienneté de la demande est plus importante pour les ménages immigrés que pour les autres : 28 % des ménages immigrés ont déposé leur demande depuis au moins trois ans, soit près de deux fois plus que pour l’ensemble de la population en attente. Comme le montrent les données de l’INSEE, ce décalage ne s’explique pas par le nombre d’enfants des familles immigrées et par l’insuffisance de grands logements, puisque les ménages immigrés d’une à quatre personnes sont proportionnellement aussi nombreux à attendre depuis au moins trois ans [4]. En outre, les ménages immigrés sont concentrés dans le parc ancien : les trois quarts vivent dans des immeubles construits avant 1975.

    http://seenthis.net/messages/399500 via Agnès Maillard


  • La Coupe du monde de #Football au #Qatar dans la tourmente de la #Corruption...
    http://orientxxi.info/magazine/la-coupe-du-monde-de-football-au-qatar-dans-la-tourmente-de-la-corruptio

    Les arrestations d’importants dirigeants de la FIFA ont illustré le niveau de corruption qui gangrène cette organisation. Elles ont remis en discussion les choix pour les prochaines Coupes du monde à Moscou et, en 2022 à Doha. Le Qatar est au cœur de nombreuses polémiques, dont le traitement des ouvriers sur les chantiers du Mondial. Controverse sur l’obtention de l’organisation de la Coupe par la Russie et le Qatar, échec de la Fédération internationale du football association (FIFA) à résoudre ses (...)

    #Magazine

    / Qatar, #Immigrés, #Droits_fondamentaux, #Travail, Corruption, #Sport, Football, #États-Unis, Fédération internationale de football association (...)

    #Fédération_internationale_de_football_association_FIFA_
    « http://www.transparencyinsport.org »
    « http://www.huffingtonpost.co.uk/2015/05/27/qatar-world-cups-slave-labour-attacked-by-five-former-internationa »
    « http://mideastsoccer.blogspot.fr »
    « http://www.themalaymailonline.com »
    « http://thebiglead.com/2014/06/01/the-london-sunday-times-says-the-qatar-world-cup-was-bought-with-3-milli »
    « http://www.brandingmagazine.com/2015/05/26/are-brands-obligated-to-take-part-in-the-2022-fifa-world-cup-qatar »