• Pourquoi les riches s’autorisent-ils à frauder ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153600/pourquoi-les-riches-autorisent-frauder
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/capture_2017-11-08_a_19.43.33.png
    C’est le fondement même de la pensée de Ayn Rand et de ses adorateurs : #supériorité, #morgue, #impunité et mépris des autres. Il se sentent en pleine #légitimité pour la #fraude, celle-la même qu’ils projettent dans leurs fantasmes sur les plus pauvres (pour aussi mieux les contrôler ET leur faire porter le chapeau de leurs propres sales comportements). En gros, nous nous laissons gouverner par des gorilles immatures…

    Dan Ariely, spécialiste d’économie comportementale et professeur à l’université Duke, a étudié la délinquance des cols blancs, celle qui émane des catégories supérieures. Une de ses études montre que des cas de tricherie sont plus courants au sein des universités de la Ivy-league, qui regroupe les plus prestigieux campus nord-américains avec des droits d’inscription de 50.000 dollars l’année en moyenne, qu’au sein des universités publiques américaines, aux coûts bien plus faibles.

    Pour le co-auteur du livre C’est vraiment moi qui décide, « les personnes qui approuvent le plus les moyens illégitimes de tricher sont celles qui auraient précisément les moyens de ne pas le faire ». D’après lui, c’est parce qu’elles se sentent supérieures qu’elles légitiment, inconsciemment ou consciemment, le droit d’agir de manière déviante et immorale.

    « La délinquance des cols blancs s’explique par le sentiment d’impunité qu’auraient les fautifs. Ils ont l’impression de pouvoir faire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ont payé pour. »

    De plus, sociologiquement, la plupart d’entre eux considèrent que « jamais personne ne pourra leur reprocher leur comportement déviant ».

    https://seenthis.net/messages/643933 via Agnès Maillard


  • Les Inrockuptibles et Cantat ; de l’#impunité face aux #féminicides - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/10/cantat-feminicide

    Oh les hommes français, qu’ils soient de gauche ou de droite, aiment à corner qu’ils aiment les femmes en grands poètes de l’amour courtois qu’ils sont.
    Les femmes françaises se bercent de cette douce illusion et chacun de croire que c’est de l’amour si typiquement français que d’infliger tant de coups que le visage devient violet, que le nez éclate, qu’on finisse dans le coma, qu’on meure.
    Chacun finit par croire à la fable de l’homme brisé qui a voulu mourir tant il regrettait. Il ne regrettait pas au point de ne pas qualifier Marie Trintignant d’"hystérique" pendant le procès toutefois. Il ne regrettait pas au point de ne pas inventer une fable où il l’aurait poussée et où elle aurait heurté un radiateur ; thèse que le rapport d’autopsie a mise à mal. Il ne ne regrettait pas au point de ne pas laisser ses avocats fouiller dans le passé de Marie Trintignant afin de voir si elle n’avait pas le crâne fragilisé ce qui aurait pu expliquer qu’elle meure sous ses coups. Il ne regrettait pas au point de ne pas écrire de minables chansons sur le sujet pour chouiner sur son sort. Il ne regrettait pas au point de ne pas avoir la décence de taire son chagrin qu’il est bien le seul à avoir provoqué. Mais nous vivons dans un monde si tolérant envers les violences faites aux femmes qu’on en vient à plaindre un homme qui dit souffrir après avoir massacré sa compaagne. Et on parle bien ici de massacre, le mot n’est pas trop fort.

    https://seenthis.net/messages/636495 via Agnès Maillard


  • Le chef de la #police anti-drogue française mis en examen
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/drog-a29.shtml
    L’#impunité policière contre l’état de droit !

    L‘affaire Thierry n‘est pas la seule a avoir secoué l‘establishment policier ces derniers temps. En mai de cette année c‘est tout le service national d’enquêtes des douanes qui a été décapité, de nombreux cadres de ce service étant limogés pour cause de « graves événements » selon la direction des douanes. Une des responsables avait été mise en examen en avril pour « complicité d’importation et de détention en bande organisée de marchandises contrefaites ».

    Selon Mediapart, le service était alors « touché par une demi-douzaine d’enquêtes judiciaires qui mettent à mal ses méthodes. » Une des enquêtes portait entre autre « sur une saisie de kalachnikovs au péage de Reims, en novembre 2013 », trafic dans lequel était impliquée l‘antenne des douanes du Havre. Là on avait saisi 800.000 euros, et le 5 janvier 2017 un agent des douanes s‘y était suicidé.

    En mai dernier, c‘était le numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret, un autre « super-flic » à qui il était reproché de protéger et d‘entretenir en grand des relations amicales avec des membres de la pègre, qui était condamné à deux ans et demi de prison ferme.

    Indépendamment des motivations de l‘appareil judiciaire et de sections de l‘establishment politico-policier dans ces affaires, celles-ci lèvent en partie le voile sur la collusion en France entre la police et les trafiquants en tout genre. Cela montre le caractère hostile à l’État de droit de forces de police à qui on a donné des pouvoirs extraordinaires dans le cadre de l‘état d‘urgence.

    https://seenthis.net/messages/625319 via Agnès Maillard


  • Encore un tué par la police.

    Une video tournée cet après-midi à #Montargis est apparue sur les réseaux sociaux. Pas de détail sur le contexte pour l’instant.

    dit "AlertesInfos sur leur blue bird.

    On voit une dizaine de policiers qui, après avoir essayé d’interpeller, sans succès...
    https://pbs.twimg.com/media/DHoVbJHXYAEBOSv.jpg

    tirent une vingtaine de fois contre une tentative de fuite alors qu’aucun keuf n’était menacé... L’#impunité_policière, eux, ils n’en doutent pas. La vidéo montre une séance collective de ball-trap au sol sur la caisse à une distance de quelques mètres...
    https://twitter.com/AlertesInfos/status/899022772487303174

    puis, parait ensuite :

    L’homme armé d’un couteau et menaçant a été abattu à Chalette-sur-Loing près de #Montargis. Il aurait blessé des policiers. (BFMTV)

    C p’têtre un terroriste, un voyou, force doit rester à la loi !, se disent-ils. Désarmer ? Viser les pneus ? Noway #éxécutionextrajudiciaire

    #tué_par_la_police #police #justice

    https://seenthis.net/messages/623282 via colporteur


  • Amiante: un non-lieu après 21 ans d’instruction? - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/amiante-un-non-lieu-apres-21-ans-d-instruction,84085?xtor=R
    http://www.journaldelenvironnement.net/mediatheque/0/2/9/000006920_5.jpg

    Pas de responsables coupables pour l’amiante ?
    DR

    Le parquet de Paris estime que faute de pouvoir dater au jour près l’intoxication des victimes de l’amiante, aucun responsable ne peut répondre d’éventuelles fautes au pénal. Une lecture absurde du fonctionnement même de la contamination causée par la fibre tueuse, qui pourrait éteindre toutes les actions pour des expositions à des produits à effets différés.

    au jour près

    #paywall #impunité

    https://seenthis.net/messages/610931 via vazy


  • Cette artiste laisse le public lui faire ce qu’il veut pendant 6 heures.
    http://www.feroce.co/marina-abramovic/?ref=fb
    http://files.ferocecdn.com/wp-content/uploads/2017/06/be6a686ba6a5ea45087cad530f017284.jpeg
    Démonstration du principe d’#impunité

    « Ce travail révèle ce qu’il y a de plus horrible chez les gens. Cela montre à quelle vitesse quelqu’un peut se décider à te blesser lorsqu’il y est autorisé. Cela montre à quel point il est facile de déshumaniser quelqu’un qui ne se défend pas. Cela montre que la majorité des gens ’normaux’ peuvent devenir très violents en public si on leur en donne la possibilité. »

    https://seenthis.net/messages/609893 via Agnès Maillard


  • Soldats accusés de #viols en #République_centrafricaine : un non-lieu requis
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/22/soldats-accuses-de-viols-en-republique-centrafricaine-un-non-lieu-requis_509
    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/22/600x315/5098673_3_11d5_la-france-est-intervenue-en-republique_cf6213b71114c39b39edb2da85a862ac.jpg

    « Le parquet n’a même pas attendu que les juges se prononcent sur cette demande », regrette l’avocat de l’association, Me Emmanuel Daoud. « C’est la manifestation d’un manque de considération pour les parties civiles et cela alimente le soupçon de vouloir en terminer au plus vite avec ce dossier. » Entendue par les enquêteurs, la fonctionnaire onusienne qui avait recueilli les premiers témoignages s’est dite convaincue de la sincérité du discours des enfants.

    Six militaires désignés comme pouvant être des agresseurs ont été identifiés, puis entendus, dont l’un en garde à vue. Certains ont affirmé avoir donné des rations alimentaires, dans un contexte de grande pauvreté, mais ils ont nié tout abus sexuel. Leur placement sur écoute n’a pas permis d’étayer les soupçons.

    Sur le téléphone de l’un d’eux, des dizaines de vidéos #pornographiques ont été retrouvées, dont huit à caractère pédopornographique, un nombre de fichiers trop faible pour caractériser un profil de pédophile, selon une source proche de l’enquête. Une autre enquête judiciaire, toujours en cours, porte sur des faits similaires visant des soldats de « #Sangaris », de 2013 à 2015, dans l’est du pays.

    #pédocriminalité #impunité #abus_de_pouvoir #armée

    https://seenthis.net/messages/581016 via odilon


  • https://labyrinthes.wordpress.com/2017/02/15/nous-appartenons-a-un-gang

    « Nous appartenons à un gang quoiqu’il arrive nous sommes solidaires » (un policier anonyme, Le Parisien)1.
    Le passage à tabac et le viol à coup de matraque de #Théo Luhaka par des policiers a suscité des gestes de solidarité qui ne surprendront que ceux dont la mémoire sait se faire sélective. Lorsqu’un banal harcèlement policier « dégénère » en une violente agression, la corporation, choquée, organise une collecte d’argent « pour venir en aide aux familles des policiers suspendus ». Un policier, ému par la tragédie, s’inquiète : « ça va être dur pour les familles ». Et s’indigne : « c’est toute la corporation qui va manger. » Nous ne saurons pas s’il s’agit du même policier qui, sans ambages, présentait fièrement sa corporation à la manière d’une bande organisée de voyou, un « gang », à la solidarité inébranlable.

    Sans surprise, cette solidarité avec les agresseurs se manifestera avec conviction par les gradés et représentants syndicaux de la profession. Alors que le secrétaire général de l’Unité SGP #Police – FO exige le respect de la présomption d’innocence, un représentant d’Alliance ne se contente pas de présumer : « nous ne pouvons pas imaginer que des policiers se soient livrés volontairement à un acte aussi abject et nous continuons à leur apporter notre soutien ». L’enquête de la police des polices, l’#IGPN, dont la solidarité peut s’exprimer bien plus concrètement, s’empressera de trancher : il n’y a pas eu #viol, car il n’y a pas eu intention de violer. Il s’agit donc d’un « accident ».

    Le législateur n’avait pas envisagé le cas de figure : « l’acte de pénétration » qui caractérise légalement le viol, il n’avait pas songé à le qualifier « d’intentionnel », afin que la justice puisse distinguer, parmi les actes de pénétrations forcées, ceux qui relèvent du viol de ceux qui relèvent de « l’accident ».

    Anticipant craintivement qu’une aussi macabre solidarité n’amplifie la rage des habitants et le risque d’émeutes, l’ex-flic B. Beschizza, devenu maire de la commune d’Aulnay – et qui à ce titre a largement participé à amplifier la présence policière dans ses quartiers, – ne manqua pas de surprendre en adoptant, les premiers jours, une position qui choquera certains parlementaires : la requalification en « violences » du viol subit par Théo Luhaka « est vécue comme un détournement de vérité ». Qu’à cela ne tienne, ce détournement de la vérité, au profit des violeurs, fait depuis longtemps système : l’écrasante majorité des affaires de viol sont requalifiées en « agression sexuelle », et sont donc jugées en correctionnelle plutôt qu’aux assises.2 Dans le cas présent, l’enjeu ne se réduit certes pas à « désengorger » les tribunaux, mais consiste bel et bien à éluder tout caractère sexuel à une pénétration forcée. Mais après tout, ce ne serait pas une première.

    « D’un coup, j’ai senti un truc dans mes fesses. J’ai hurlé, je me suis allongé sur la banquette et j’ai pleuré ». Le témoignage et la plainte d’Alexendre T. suite à son interpellation le 29 octobre 2015, au cours de laquelle un policier l’a, lui aussi, violé avec sa matraque, mettrons longtemps à l’attention de quelques médias. Eux qui d’habitude sont si prompts à rappeler les « faits similaires qui se sont déjà produits » – ceux-là qui en effet permettent de mettre en perspective un événement qui autrement peut paraître exceptionnel – savent parfois rester discrets. Il faut dire qu’à l’époque, déjà, l’affaire n’avait pas fait grand bruit. Une semaine après le viol de Théo, seuls les sites de l’Humanité et de… LCI semblent estimer important de rappeler cette précédente « agression », pourtant largement d’actualité : jugé le 16 janvier, le verdict tombera le 20 février. Si l’on peut supposer que d’ici là, et à la suite de nombreux blogs et #médias alternatifs qui ont déjà jugé pertinent de corréler ces deux « faits divers », d’autres journaux « relayeront » enfin l’information, cette amnésie temporaire est clairement révélatrice d’un phénomène qui n’a rien d’anodin : ce ne sont pas seulement les policiers qui sont solidaires entre-eux lorsqu’il y a « bavure », mais aussi, de manière plus ou moins lucide, une très large part du discours médiatique. D’autant que le point commun entre ces deux événements ne se réduit pas à l’effroyable « coup de matraque horizontal » dans « les fesses ». Là aussi, l’inculpation pour « viol en réunion » à été requalifier par le parquet en « violence aggravées ». Mais cette fois-ci, seul le policier qui a « involontairement » sodomisé sa victime, dont le pantalon, comme de coutume, « a glissé tout seul », est poursuivie pour violence.

    En taisant cette autre affaire, ce que taise les médias, c’est aussi la « sévérité » de la #justice en pareilles occasions : le parquet a requis à l’encontre du violeur de l’agresseur 6 mois de prisons avec sursis, et une suspension d’un an…

    Si la clémence de la Justice envers les policiers qui violent et assassinent éclaire la manière dont les juges et procureurs apportent eux aussi leur soutien aux policiers inculpés, la solidarité sournoise des médias ne saurait être trop soulignée. Car au-delà de la qualification juridique, celle du discours journalistique n’est en rien innocente quant à l’impunité quasi-systématique des violences et crimes policiers. Face à la gravité de la situation, de nombreux articles ont certes parlé « d’agression violente ». Le réflexe bien ancré dans la profession d’euphémiser la violence des pratiques policières a cependant largement imbibé le traitement de « l’affaire Théo » : Le Parisien, France Soir, BFMTv, LCI et l’Express, ont notamment eu la délicatesse de parler « d’interpellation musclée ». Pour les journalistes comme pour les politiques, lorsqu’il y a « dérapage » de la part de la police, les passages à tabac, la torture et les meurtres sont qualifier de « bavures ». Les viols, eux, sont des « accusations » de la part des victimes, et exceptionnellement, un chef d’inculpation. Lorsque le mot est prononcé, ce sera donc très souvent entre guillemet. Et la présomption d’innocence d’être scrupuleusement respectée, jusqu’à l’absurde : ce sera « selon la victime » ou son avocat qu’il y aura eu viol, et aucun rapport médical, aussi accablant soit-il, ne saurait remettre en question la prudence des journalistes. Car sur l‘embarrassant « débat juridique » concernant la nécessité d’une « intentionnalité » du viol pour le qualifier de viol, les médias ont pour la plupart choisi leur camps, celui de l’IGPN : une pénétration forcée non intentionnelle n’est pas un viol.

    Police française, police tortionnaire

    #Torture. Le mot fut lâché par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), très peu d’articles le mentionneront. Le témoignage de Théo Luhaka a pourtant été retranscrit par tous : « ils m’ont mis plein de coups, des patates, m’ont matraqué les parties intimes, m’ont craché dessus. ». Mais parler de torture, au sujet de policiers français, reviendrait très certainement à outrepasser la savante neutralité du journaliste. Cela obligerait aussi à prendre au sérieux la parole d’un « bamboula », alors même qu’elle contredit la version policière. Et surtout, cela obligerait probablement à rappeler d’autres faits, et ainsi à « mettre en contexte » ce qu’il convient de présenter comme un fait divers. Informer, là encore, sur les « précédents de l’affaire Théo », et prendre le risque de donner aux violences policières les plus infamantes la dimension d’un phénomène de société.

    La torture et le viol (à l’aide d’une matraque) d’Ahmed Selmouni pendant sa garde à vue en novembre 1991 avait finalement abouti à une condamnation de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (#CEDH) en 1999. Deux ans auparavant, soit six ans après les faits, cinq policiers avaient été mis en examen, et condamnés à des « peines exemplaires » de 2 à 4 ans de prison ferme. Mais la corporation, exaspérée, avait largement manifesté sa solidarité, et finalement, les tortionnaires bénéficièrent en appel d’une mansuétude forcenée de la part du tribunal : trois mois ferme pour le commandant, du sursis pour les autres.
    Ce fut la première condamnation de la France par la CEDH pour des actes de tortures. Ce ne sera pas la dernière : en 2004, la CEDH condamnera la France à deux reprises pour « traitement inhumains et dégradants » au sujet de violences policières. Puis en 2010, suite à la torture de Yassine Darraj (16 ans) pendant un « interrogatoire » en 2001, dont il ressortit avec des « contusions du globe oculaire droit, du poignet et du dos, de multiples érosions cutanées du visage et du cou, de multiples hématomes du cuir chevelu [ainsi qu’] une fracture du testicule droit avec contusions et hématomes ».

    Mais mieux vaut ne pas trop remuer la merde. Comment, sinon, interpréterions-nous les propos de ce policier d’Alliance, qui « ne peut pas imaginer que des policiers se soient livrés volontairement à un acte aussi abject » ? Mieux vaut ne pas remettre sur le tapis les multiples rapports d’Amnesty International (2005, 2009, 2010, 2011, 20143…) sur l’ampleur des violences de la police française, et l’#impunité effarante dont elle bénéficie. Ne pas rappeler les 10 à 15 morts annuels dont est responsable la police. Ni le fait que parmi ces morts, un certain nombre sont victimes de la technique d’immobilisation dite « clé d’étranglement », dont le Comité Européen pour la prévention de la Torture (CPT) réclamait l’interdiction en 2002, avant d’être l’occasion d’une nouvelle condamnation de la France par la CEDH en 2007… Dur métier que celui de journalistes, qui d’ailleurs considèrent plus important de souligner les « conditions difficiles dans lesquelles s’exerce » le métier de policier.

    Le viol, « manquement à la déontologie » ou « tragique accident » ?

    Ils ne sont pas seuls, heureusement, à devoir manier habillement la langue française lorsque survient un tel « fait divers ». Et ce n’est peut-être pas tant envers les policiers qu’envers les politiciens que s’expriment leur solidarité sournoise. Alors même que le rapport médical établit sans aucune ambiguïté la gravité des blessures de Théo, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, n’a pas peur de parler de « sanctions », « s’il était avéré (sic) que les règles déontologiques, éthiques et de droit (re-sic) n’ont pas été scrupuleusement respectés »... Sous des airs de fermeté, c’est le doute qui avant tout s’affirme, et, au lieu de viol et de violences, de crimes, c’est de déontologie dont il serait question. C’est d’ailleurs sur le même registre que B. #Cazeneuve s’exprimera cinq jours après les faits : lorsqu’il réclamera la « plus grande fermeté », ce sera à propos de « manquements graves à la déontologie ». Plus tard, B. Le Roux parlera d’un « tragique accident ». La « plus grande fermeté », les « sanctions » et l’appel à ce que « justice soit rendue » ne signifient pas, on le comprend bien, l’exigence que soit appliquée la peine maximale encourue en cas de viol par « personne dépositaire de l’autorité publique », pas plus que celles prévues pour violences aggravées. Là encore, et contrairement à leurs habitudes, la presse restera globalement muette sur ce que (ne) risque (pas) les policiers.

    L’indignation elle-même sonne étrangement : c’est que Théo n’avait « rien à se reprocher », que c’est « un garçon exemplaire », « sans histoire »… Sous les masques de la compassion, se laissent déduire une logique effrayante : la pire des violences policières, lorsqu’elle s’abat sur un « jeune délinquant », serait relativement acceptable. Et elle est, de fait, globalement acceptée.

    « Tentatives d’apaisement »

    Derrière les éléments de langage politico-médiatiques, transparaît la recherche d’un équilibre impossible : ménager la police, ne pas attiser la colère. Et le rôle des médias est ici central. En ont-ils pleinement conscience ? L’homogénéité du traitement médiatique de ce genre « d’affaires » ne trahit pas seulement la part de stratégie qui y est consciemment mise en œuvre. C’est une position de classe qui s’exprime ici, et oriente l’analyse des journalistes. Et, plus encore, une position raciale. Blancs, et socialement « intégrés », l’expérience qu’ils ont de la police les persuadent qu’elle est, avant tout, au « service du citoyen et de sa protection ». C’est sous ce prisme qu’à leurs yeux le caractère scandaleux des « bavures » surgit : non pas comme une politique de domination, un système d’oppression visant des populations spécifiques, mais comme des actes isolés, des manquements circonstanciés ou exceptionnels à la « déontologie ». Ainsi, les lecteurs qui jouissent des mêmes privilèges verront leurs perspectives renforcées, plutôt que questionnées.

    Mais questionner, dans pareilles occasions, c’est prendre le risque d’attiser la colère. Comprendre que l’on envoie sciemment des policiers racistes et violents harceler une population noire ou arabe, dévoiler l’impunité systématique que la Justice orchestre lorsqu’une plainte dénonce des agressions ou des crimes policiers, révéler la banalité des insultes, des coups, des humiliations et attouchements qui sont cautionnés par l’État dans ces « zones de non-droit », c’est commencer à exposer le grotesque des « appels au calme » qui jugent « la colère légitime mais la violence inacceptable ».

    Pour autant, l’alternative n’est pas moins risquée : se taire, c’est se faire complice. C’est aussi donner l’exemple édifiant de ce qui est dénoncé lorsque l’on parle de racisme institutionnel et structurel.

    #Racisme_institutionnel

    Si la violence extrême d’un coup de matraque « porté horizontalement », qui pénètre et déchire « accidentellement » l’anus de la victime sur une dizaine de centimètres ne décourage en rien l’esprit de corps du « gang » des policiers, il faudrait être naïf pour s’étonner que le chargé de communication du syndicat Unité SGP Police Luc Poignant puisse manifester sa solidarité à la banalité du racisme dont on accuse la profession – n’est-elle pas majoritairement acquise au Front Nationnal4 ? Alors que le témoignage de Théo indique sans ambiguïté le caractère négrophobe de la violence des policiers – ce que la justice, elle aussi, considère théoriquement comme une circonstance aggravante – en rapportant les insultes qui ont accompagné son agression et son viol (« négro », « #bamboula »), c’est décomplexé que Luc Poignant affirme sur un plateau télé : « bamboula, ça reste à peu près convenable ». L’incitation à la haine racial de la part d’un « gardien de la paix » sur un média à large audience (circonstance aggravante…) ne sera probablement pas condamnée comme telle. Le plus terrible n’est pas là. Le plus terrible, c’est que l’illustration la plus flagrante de la banalité du racisme au sein de la police ne sera probablement même pas perçu comme telle. Qui oserait parier que la dimension négrophobe de l’agression soit reconnue lors du procès ? Ce que ce policier confirme aux yeux de tous, c’est que l’insulte « bamboula » fait parti du registre plutôt modéré de la haine raciale qui s’exprime ordinairement, de la part de la police, envers les personnes noires. Et ce racisme ordinaire n’est, bien entendu, pas le propre de la police : l’ancien magistrat Philippe Bilger affirmera quelques jours plus tard qu’il s’agit là d’un terme « presque affectueux »5.

    Qu’importe l’institutionnalisation de la violence et du racisme, le discours politico-médiatique tient bon : rien ne saurait justifier l’émeute. Pas de quoi, non plus, relayer les exigences d’associations aux méthodes citoyennes mais manifestement inaudibles : démantèlement de la BAC et autres brigades de « terrains », désarmement de la police, rénovation urbaine... A peine parlera-t-on de la promesse de Hollande d’instaurer la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité. Fallait-il seulement espérer qu’un débat s’installe sur le renforcement continu de l’arsenal policier ? Ou sur l’assouplissement des conditions de « légitime défense » des policiers voté au même moment ?6 Lorsque des policiers organisent des manifs sauvages, cagoulés, avec leurs armes et véhicules de services, politiciens et médias savent faire preuve de bienveillance, et, compréhensifs, les élus ne se contentent plus d’accroître une énième fois les moyens et les armes des forces de l’ordre : ils promulguent des lois pour garantir l’impunité.

    Les événements s’enchaînent, et jours après jours, l’exercice d’euphémisation et d’occultation de la part des médias se fait plus périlleuse. La journaliste de l’Humanité7 avoue son « trouble » lorsqu’elle divulgue que « l’actuel commissaire divisionnaire, qui règne aussi sur tout le district nord-est de la Seine-Saint-Denis, a déjà été mis en cause dans un scandale de #violences_policières ». Février 2004 : « Finalement extrait de l’habitacle et tabassé, il finit sur le goudron, pantalon et slip baissés, un cerceau d’enjoliveur entre les fesses. Bilan : un nez cassé, sept jours d’ITT. Les policiers, accuse-t-il, l’ont « menacé de sodomie ». La scène a bien été filmée, mais l’inspection générale des services (IGS), immédiatement saisie, ne parvient pas à mettre la main sur les images, détruites. » Comme toujours, la Justice fait preuve de fermeté : « Le gardien de la paix qui a reconnu, à l’audience, avoir placé l’enjoliveur « entre les cuisses » du conducteur interpellé est condamné à un an de prison avec sursis et trois ans d’interdiction professionnelle. Le capitaine reconnu coupable de « destruction de documents pour faire obstacle à la manifestation de la vérité » prend dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis et trois ans d’interdiction professionnelle. Le commissaire Vincent Lafon [actuel responsable des policiers aujourd’hui incriminés], écope, lui, d’un an de prison avec sursis et d’un an d’interdiction professionnelle pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit ». Parallèlement, Mohamed K. porte plainte contre des policiers ayant participé à l’agression de Théo : une semaine auparavant, lui aussi fut tabassé par ces gardiens de la paix. Faut-il préciser que les insultes racistes accompagnaient les coups ?

    La période de campagne présidentielle n’y fait rien : ce qui « s’invitent dans la campagne », ce ne sont pas les violences policières, mais celles des manifestants qui réclament justice8. Des centaines d’arrestations, des condamnations de manifestants qui sont d’ores et déjà prononcées, dont certaines pour « embuscade »9. Imagine-t-on l’émoi que cela aurait provoqué si, lors des manifestations contre la loi travail, la police avait tiré à balles réelles10 ? Le caractère particulièrement déchaîné de la répression contre les manifestants d’alors – majoritairement blancs – avait laissé entrevoir quelques brèches au sein du discours médiatique : certains journalistes entreprirent de mettre des guillemets au terme de « #casseurs », des « intellectuels » signaient une tribunes pour dénoncer son instrumentalisation11 tandis que d’autres appelaient la « jeunesse » à « se permett[re] tout ce qu’il lui semblera nécessaire d’expérimenter »12. Libération proposait un entretien avec un « casseur et une casseuse » qui participait à déconstruire la figure fantasmatique habituellement véhiculée par le discours idéologique dominant13... Force est de constater que les émeutiers des quartiers ne suscitent pas chez les journalistes et intellectuels les mêmes réflexions. Qu’importe qu’ils subissent de manière bien plus systématique l’oppression policière, c’est en tant que non-blancs qu’ils sont victimes. Leur révolte, et la répression qu’elle endure, n’éveille donc pas les mêmes sympathies.

    Pas de justice, pas de paix

    Des prises de positions de la part de ceux qui disposent d’une certaine audience tentent d’infléchir la situation – suffiront-elles ? L’appel des artistes contre l’impunité des violences policières affirme : « Nous refusons que les habitants des quartiers populaires qui sont quotidiennement frappés par la violence économique et la violence raciste soient également abandonnés à l’insécurité, aux mensonges, à une culture de l’excuse permanente des excès des forces de l’ordre et au jeu dangereux des politiques qui tentent de monter les citoyens les uns contre les autres. »14. Le syndicat Solidaire 93 ne se résout pas , lui non plus, à la timidité coupable des journalistes et politiques : « Les tergiversations des policiers, de l’IGPN et des médias sont tout simplement inadmissibles et banalisent l’acte de viol, or ce qui a eu lieu ne peut trouver aucune excuse quelle que soit la situation et la personne victime. »15

    L’enjeu d’une solidarité forte, en parole et en acte, de tous ceux qui ne subissent pas la violence policière dans sa dimension raciste et coloniale, mais qui pour autant partage la colère et la rage des racisé·e·s qui y font face, est un enjeu dont l’urgence et la gravité appelle une détermination sans faille. Les nombreuses manifestations de soutiens et la diversité des participants au rassemblement de Bobigny semblent indiquer que nous sommes déjà un certain nombre à prendre la mesure de cet enjeu. Faisons en sorte d’être de plus en plus nombreux.

    Pas de justice, pas de paix.

    #JusticepourThéo #JusticepourTous

    https://seenthis.net/messages/570330 via Ghald


  • Christine Lagarde, directrice du FMI, coupable de négligence mais dispensée de peine
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/dec2016/fmil-d21.shtml

    Cette décision souligne l’#impunité judiciaire dont jouissent les principaux dirigeants des grandes structures appuyés, comme l’est Lagarde, par les principales puissances impérialistes en Amérique du Nord et en Europe. Elle contraste également fortement avec le limogeage de Strauss-Kahn en 2011, au milieu d’un #scandale sexuel monté de toute pièce impliquant une femme de chambre d’hôtel à New York qui a été attisé par des responsables des gouvernements américain et de Sarkozy.
    Malgré le #détournement massif de fonds publics dans le scandale Tapie-Crédit Lyonnais, le pouvoir judiciaire et le gouvernement PS de France à l’époque ont soutenu Lagarde. Ceci est surtout dû au vaste #pouvoir exercé par Lagarde, ancienne avocate d’entreprise à Chicago, qui est la directrice générale du FMI depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn en 2011.
    Fait remarquable, le procureur général Jean-Claude Marin a dénoncé son propre réquisitoire contre Lagarde, affirmant que « les charges propres à fonder une #condamnation pénale » de Christine Lagarde n’étaient « pas réunies ». « Les audiences n’ont pas conforté une accusation bien faible, voire incantatoire ».
    Au cours du procès, Lagarde a maintenu son innocence en s’appuyant sur des affirmations absurdes selon lesquelles, malgré son expertise financière, elle avait été manipulée par des fonctionnaires de rang inférieur et ne comprenait pas le fonctionnement du Ministère des finances français. Elle a également affirmé qu’elle n’avait pas vu 22 notes qui lui avaient été envoyées par des fonctionnaires du ministère des Finances sur l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, ni les révélations sur le scandale dans l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné.
    La défense de Lagarde n’a manifestement pas convaincu les juges de la CJR, qui ont statué contre Lagarde malgré les conseils du procureur. À un moment donné, la juge présidente de la CJR Martine Ract Madoux a dit avec sarcasme : « Vous avez dit que vous n’avez pas lu ces notes, que vous les avez découvertes plus tard. Vous avez dû être malheureuse en les lisant ».
    « Un ministre des #finances est souvent malheureux », répondit Lagarde.
    Elle n’a même pas pris la peine d’attendre à Paris pour l’annonce de la décision, mais est partie, après avoir témoigné, pour retourner au siège du FMI à Washington.
    Le fait de ne pas imposer de peines malgré la condamnation de Lagarde, signifie que la CJR a cédé aux pressions politiques de la part de responsables et des médias à travers l’Europe pour la maintenir en place comme directrice générale du FMI – poste traditionnellement détenu par un Européen et souvent par un Français.
    Après la condamnation de Lagarde, le gouvernement PS français a salué les services publics de Lagarde. « Christine Lagarde exerce son mandat au FMI avec succès et le gouvernement maintient toute sa confiance en sa capacité à y exercer ses responsabilités », a déclaré le ministre de l’économie Michel Sapin.

    https://seenthis.net/messages/553757 via Agnès Maillard


  • Ce que vous auriez entendu si je ne m’étais pas fait couper le sifflet
    Serge Quadruppani, Les Contrées Magnifiques, le 27 octobre 2016
    http://quadruppani.blogspot.ca/2016/10/ce-que-vous-auriez-entendu-si-je-ne.html

    Extraits :

    Depuis dix jours, à travers toute la France, se sont multipliées en toute impunité des manifestations nocturnes non autorisées qui rassemblaient des centaines de personnes masquées, et armées d’armes de poing de gros calibre, des personnes qui ont marché vers des bâtiments officiels, en criant « les francs-maçons en prison ».

    Et ce n’est pas seulement que ces manifestations factieuses se déroulent en toute impunité – une impunité qui contraste vivement avec la manière dont, au printemps dernier, les manifestations contre la loi travail, en particulier celles qui n’étaient pas déclarées, les manifestations ont été encagées et réprimées.

    Non seulement les manifs policières illégales se déroulent en toute impunité mais en plus toute la France officielle, hommes politiques, éditorialistes et journalistes rivalisent de propos compréhensifs à leur égard.

    Est-ce que la France officielle est profondément en phase avec ces manifestants-là, avec leur discours et leurs revendications ? Ou bien leur pouvoir d’intimidation est-il déjà tel qu’on n’ose plus les critiquer ? Examinons-les ces revendications : des armes plus puissantes, plus de liberté de tirer, plus de sévérité de la justice. Mais si on regarde les faits et les statistiques, on constate que depuis des décennies, l’arsenal de la police n’a cessé de se développer, les règles d’intervention n’ont cessé de s’assouplir, les sanctions judiciaires n’ont cessé de s’alourdir. Et on ne peut pas dire que le résultat, pour obtenir cette paix sociale que les policiers sont censés garder, soit au rendez-vous.

    Les gardiens de l’ordre ont toutes les raisons de savoir que cet ordre qu’on leur fait garder est injuste. On leur fait faire les plantes vertes pour protéger les dominants et quand les dominés se révoltent, on les invite à les gazer, les tabasser y compris jusqu’au coma, et à leur crever les yeux à coups de flashball.

    Si Marine Le Pen est bien d’extrême droite comme nous l’assure en revanche le journal Le Monde, alors les policiers de la Bac et d’autres services qui se manifestent ces temps-ci sont en germe ses sections d’assaut.

    #Serge_Quadruppani #France #Police #Milice #Manifestation #Impunité #Deux_poids_Deux_mesures

    https://seenthis.net/messages/537443 via Dror@sinehebdo


  • Un père viole sa fille de 12 ans et écope de 2 mois de prison
    http://www.aufeminin.com/news-societe/un-pere-viole-sa-fille-de-12-ans-et-ecope-de-2-mois-de-prison-s2019131.ht
    http://imworld.aufeminin.com/story/20161019/la-condamnation-d-un-pere-pour-le-viol-de-sa-fille-fait-scandale-991348_w1000.jpg

    Dans le Montana, un père de famille a été condamné à 60 jours de prison, pour avoir violé à plusieurs reprises sa fille de 12 ans. Une peine incompréhensible, qui fait écho à plusieurs cas similaires aux Etats-Unis.

    #culture_du_viol #impunité

    https://seenthis.net/messages/535832 via Agnès Maillard


  • De #colère et d’espoir : 8 choses que les hommes peuvent faire à part « nous croire » #StopCultureDuViol
    http://decolereetdespoir.blogspot.fr/2016/10/8-choses-que-les-hommes-peuvent-faire.html
    https://2.bp.blogspot.com/-tRjTY_fwa_E/WAt2oB2TB9I/AAAAAAAAAK4/rE6GokxQa3gPtBz1soj2hDcsTfBMZJLKACLcB/w1200-h630-p-nu/stop%2Bculture%2Bviol.jpg

    C’est bien beau les belles paroles dans les événements féministes mixtes, les statuts Facebook sur vos inquiétudes par rapport à vos filles, et les mots d’encouragements pour les femmes, mais que faites-vous pour mettre fin au viol ? Parlez à votre fils, à votre frère, à votre meilleur ami. La culture du viol se cache aussi dans votre réseau.

    Une étude rapportée dans les médias cette semaine concluait qu’un tiers des hommes violeraient s’ils pouvaient être certains qu’il n’y aurait pas de conséquences. Dans notre société, le #viol est très, très rarement puni – au point où on peut approximer qu’on peut violer sans conséquences. Cherchez ce tiers d’hommes dans votre entourage – celui qui veut violer, ou qui a probablement déjà violé. Il est extrêmement difficile pour les femmes d’éduquer les violeurs. Le travail vous revient.

    Même si cette étude a fait beaucoup parler dans les derniers jours, elle ne devrait pas vraiment nous surprendre. Une logique élémentaire veut qu’il n’y ait pas que deux ou trois hommes qui violent à eux seuls des milliers de femmes. Si je connais facilement une trentaine de femmes qui ont été violées, tu connais sans doute une trentaine d’hommes qui ont violé. On me fait toujours remarquer qu’un homme peut violer plus d’une femme – on oublie que des femmes sont violées par plus d’un homme. Cessez de rationnaliser et passez au travail.

    #culture_du_viol #impunité #solidarité

    https://seenthis.net/messages/535759 via Agnès Maillard


  • Courrier ironique adressé par Solidaires aux ministres de l’intérieur et de la justice :
    https://www.solidaires.org/Liberte-de-manifester-Solidaires-adresse-un-courrier-aux-ministres-de-l

    A l’attention de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
    Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice

    Paris, le 21 octobre 2016

    Monsieur le ministre de l’Intérieur, Monsieur le ministre de la justice

    Au vu des images abondamment diffusées ces derniers jours dans les médias, l’Union syndicale Solidaires prend note que contrairement aux directives utra-répressives régulièrement produite par vos services (la dernière en date étant celle du ministère de la justice relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs) , il est tout à fait possible d’organiser, sans intervention des forces de l’ordre, des manifestations et des rassemblements non déclarés, avec des participant-es encagoulés et armés.

    Nous prenons note que Jean-Marc Falcone, directeur général de la Police Nationale, a précisé ce jour que face à ces actes, il fallait « faire preuve de pédagogie » et non sanctionner.

    Ne pouvant imaginer qu’il existerait, aux yeux du gouvernement, une tentation d’appliquer une politique basée sur l’arbitraire, nous vous demandons donc de prendre toutes les mesures afin que soit abandonnées les poursuites dont ont pu être victimes notamment des participant-es à la lutte contre la « loi travail », à la solidarité avec les réfugié-es ou à la défense de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Dans l’attente d’une réponse que nous espérons positive, recevez, Messieurs les ministres, nos salutations syndicales.

    Pour l’Union syndicale Solidaires

    Cécile Gondard-Lalanne et Eric Beynel, co-délégué-es généraux

    #France #Police #Solidaires #Milice #Manifestation #Impunité #Deux_poids_Deux_mesures

    https://seenthis.net/messages/535522 via Dror@sinehebdo


  • « Mutiler quelques-uns pour faire peur à tous » – Procès de policiers du 21-25 nov. à Bobigny | Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/mutiler-quelques-uns-pour-faire-peur-a-tous-proces-de-policiers-du-2
    http://www.etatdexception.net/wp-content/uploads/2016/10/Nassons-la-police.jpg

    Le #flashball ne remplace pas « l’arme de service ». Avec cette arme, comme avec les grenades de désencerclement, les forces de police se réhabituent à tirer dans le tas, et mettent en œuvre un certain type de gestion des foules : mutiler quelques-uns pour faire peur à tous. Ce printemps, au cours de la lutte contre la loi travail, tout le monde a en effet pu assister, dans la rue ou sur des vidéos, à l’ampleur de la #violence de la #police qui n’a eu de cesse de nasser, gazer, tabasser, arrêter, blesser, mutiler, tirer dans le tas. Grenades, LBD 40, 49-3, état d’urgence, répression, sont les modalités du dialogue social actuel.

    Les policiers responsables de #mutilations ou de #morts sont rarement inquiétés. Dans la quasi totalité des affaires impliquant flash ball et LBD 40, les policiers ont bénéficié de classements sans suite, de non-lieux ou de relaxes : on compte seulement trois condamnations sur une quarantaine d’affaires. Une #impunité instituée qui est également la règle dans les affaires de meurtres policiers. Dernier exemple en date, cet été, Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est mort entre les mains des gendarmes à Beaumont sur Oise. Sans surprise, le procureur a tenté d’étouffer l’affaire en omettant de communiquer des éléments de l’autopsie. Plusieurs nuits d’émeutes, des journées de mobilisation, une famille déterminée et un avocat combatif ont réussi à mettre en échec cette pratique systématique.

    https://seenthis.net/messages/532011 via Agnès Maillard



  • En #France, 500 personnes meurent chaque année d’accidents du travail, mais les condamnations d’entreprises restent rares.

    La santé au travail est l’objet de luttes multiformes, hier et aujourd’hui. Les dangers, les souffrances et les maladies produites par les organisations du travail font l’objet de peu de médiatisation. Si quelques cas ont percé sur la scène publique tels que l’amiante ou les suicides à France Télécom, ils demeurent la pointée émergée de l’iceberg. Les syndicalistes, parfois alliés à des magistrats ou des experts, développent de véritables savoirs sur les conditions de travail, les produits employés, leurs effets sur le corps humains : une véritable expertise par en bas. Au cœur du processus d’exploitation capitaliste, les luttes pour la défense de la santé des travailleurs constituent un des #terrains_de_lutte majeure de notre temps.

    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5936
    http://endehors.net/news/sante-au-travail-luttes-d-hier-et-d-aujourd-hui

    Chute d’une nacelle, écrasement entre deux wagons, défaut de sécurité sur une coulée d’acier en fusion... Chaque année en France, 500 personnes succombent d’un accident sur leur lieu de travail. Face aux questions des familles des victimes, les directions évoquent la malchance, voire même l’inattention du salarié lui-même, alors que l’organisation du travail ou l’insuffisance de la formation sont en cause. Devant la Justice, les dirigeants d’entreprises s’en tirent souvent à bon compte, dissimulés derrière une système de #sous-traitance qui leur permet d’échapper à leurs responsabilités. Les magistrats peinent aussi à considérer ces faits comme une forme de délinquance. Quand cette quasi impunité prendra-t-elle fin ?

    http://multinationales.org/En-France-500-personnes-meurent-chaque-annee-d-accidents-du-travail
    #accident_du_travail #mort_au_travail #amiante #impunité

    https://seenthis.net/messages/518318 via Vanderling



  • Aux députés qui n’ont pas voté l’inéligibilité des coupables de #violences_sexuelles - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/07/05/aux-deputes-qui-n-ont-pas-vote-l-ineligibilite-des-coupables-de-violences

    Vous avez été investi-es par vos partis politiques respectifs, de droite de gauche et du centre : le Parti socialiste, Les Républicains, l’UDI, le Parti radical de gauche, EELV, le Front national…

    Vous avez fait campagne et vous avez été élu-es lors des dernières élections législatives de 2012. Les citoyennes et les citoyens vous ont fait confiance pour voter des lois dans l’intérêt général, pour nous protéger. La semaine dernière, un amendement a été présenté à l’#Assemblée_nationale. Cet amendement visait à rendre inéligibles les élu-es ou les candidat-es auteurs de violences notamment sexuelles ou sexistes.

    Or, seulement une poignée de député-es étaient présents. Et parmi elles et eux, une pincée seulement ont voté pour .

    Après l’affaire Baupin, vous êtes nombreux-ses à avoir réagi, dénoncé et condamné oralement le sexisme. Bien des parlementaires sont intervenues dans la presse, sur les réseaux sociaux, sur leurs blogs, en réunions publiques pour témoigner du sexisme qu’elles-mêmes avaient vécu.

    Mais lutter contre le sexisme quand on est responsable politique, ça ne veut pas dire simplement se défendre soi ou répondre quand on en est soi-même victime. Cela signifie à notre sens, que l’on s’engage à protéger les autres femmes, les citoyennes que l’on représente. C’est cela, l’action politique de la représentation nationale. C’est ce qui nous a amenés à voter pour vous, à vous choisir pour voter en nos noms.

    Pourtant, à chaque nouvelle affaire de responsable politique massivement accusé de violences sexuelles ou sexistes, les mêmes déclarations, « oh mais on le savait » ou « oh mais moi j’avais su me défendre ». Il aurait été possible d’agir, avec cet amendement.

    Mesdames les députées, Messieurs les députés, nous sommes profondément déçu-es. Déçues et effrayées de voir s’effondrer chaque jour des droits pour lesquels la lutte fut féroce.

    La lutte pour l’#égalité, le #féminisme, la lutte contre le #sexisme ne peuvent pas être des combats individuels, pour soi-même. Ces luttes nécessitent une vigilance constante et vous en êtes, de part votre fonction de parlementaire, des vigies et des exemples.

    Nous, femmes, hommes, mères, pères, citoyen-nes ; militant-es de l’égalité, élu-es de tous les bords, nous nous sommes senties abandonnées par vous et par la République. Et quels que soient les arguments, juridiques ou moraux, il nous semble qu’au final, ce renoncement est l’aveu d’un manque de courage politique. L’aveu de l’acceptation de la lâcheté. L’aveu que l’#inacceptable peut se produire en toute #impunité !

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/506800 via odilon


  • Lettre ouverte d’une victime de Georges Tron | Lise’s blog
    https://lisefeeministe.wordpress.com/2016/06/24/lettre-ouverte-dune-victime-de-georges-tron
    https://lisefeeministe.files.wordpress.com/2016/06/5884877.jpg

    L’homme qui m’a violée bénéficie manifestement de puissantes protections.
    Pendant ce temps-là, moi, j’ai perdu mon travail, ma vie, mon avenir et j’en suis réduite à me terrer le plus loin possible de mon existence d’avant, ce qui ne m’empêche d’ailleurs pas de recevoir des menaces de mort, dirigées contre mes enfants et moi, et sur lesquelles personne, en dépit de ma plainte, n’enquête aujourd’hui de façon sérieuse.

    #culture_du_viol #impunité

    http://seenthis.net/messages/503796 via Agnès Maillard


  • Sur la route des Etats-Unis, les femmes migrantes s’organisent contre les agressions sexuelles · Global Voices en Français
    https://fr.globalvoices.org/2016/06/23/198991
    https://globalvoices.org/wp-content/uploads/2016/06/centralamericanmigrantssouthernmex-800x450.jpg

    Plusieurs études ont montré que 80% des femmes et des filles d’Amérique centrale qui tentaient de traverser le Mexique étaient violées.

    Les disparitions de femmes se sont multipliées au Mexique. Les violences contre les femmes mexicaines accablent des villes comme Ciudad Juárez et Mexico depuis des années, des villes où les femmes portées disparues sont retrouvées mortes ou dont on n’entend plus jamais parler. Dans la seule ville de Mexico, 187 signalements concernant des femmes disparues ont été effectués cette année en l’espace de trois mois. Parmi ces femmes, beaucoup seraient victimes de féminicides – le terme qui, dans le domaine des violences de genre, désigne le meurtre d’une femme parce qu’elle est une femme.

    A l’échelle nationale, le nombre de féminicides a augmenté de 55% au Mexique entre 1990 et 2011. D’après un rapport rédigé par ONU Femmes en 2012, les cas de féminicides dans le pays ont augmenté de façon constante depuis 2007. Plus récemment, l’observatoire citoyen national sur les féminicides (OCNF), une coalition qui recueille des données sur le crime, a établi que seules 24% des affaires donnaient lieu à une enquête de la part des autorités et que, parmi celles-là, 1,6% ont débouché sur une condamnation en 2012 et 2013.

    #impunité = #culture_du_viol

    http://seenthis.net/messages/502737 via Agnès Maillard


  • Paris : Le policier dîne au resto, sort son taser et refuse de payer l’addition
    http://m.20minutes.fr/paris/1826891-20160414-paris-policier-dine-resto-sort-taser-refuse-payer-addit

    Un haut fonctionnaire, cité par le quotidien, précise également que l’officier n’était « pas spécialement bien considéré » par sa hiérarchie.

    #impunité #gorafi_encore_plagié

    http://seenthis.net/messages/480137 via Agnès Maillard


  • L’ONU va établir une liste noire d’entreprises israéliennes
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/03/25/l-onu-va-etablir-une-liste-noire-d-entreprises-israeliennes_4890107_3218.htm

    israéliennes ou étrangères,

    La colonisation est illégale au regard des lois internationales. Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies a donc décidé jeudi 24 mars de dresser une liste des entreprises opérant dans les territoires occupés par Israël.

    #Israel #Israël #occupation #impunité

    http://seenthis.net/messages/473296 via Kassem



  • Attentats de Paris : jusqu’où ira la fuite en avant raciste et sécuritaire ? | Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/attentats-de-paris-jusquou-ira-la-fuite-en-avant-raciste-et-securita
    http://www.etatdexception.net/wp-content/uploads/2015/12/article-Fatima.jpg
    Ce qui motivent les agresseurs, c’est leur quasi certitude d’#impunité.

    Arrêtons-nous quelques instants sur la recrudescence d’actes islamophobes après les attentats. Les personnes ciblées se voient reprocher les attentats et accuser de terrorisme. Pourtant, et c’est ce qu’il y a de paradoxal, si ceux qui accusent pensaient réellement que les personnes musulmanes qu’elles agressent étaient dangereuses, armées par exemple, ou liées de quelque manière que ce soit au terrorisme, il y a fort à parier que ces justiciers du dimanche ne se feraient pas remarquer en s’exposant à des représailles.

    L’agression verbale par des femmes, des hommes, des personnes âgées de musulman-e-s sans qu’il y ait de réponse violente sur les agresseurs, qui sont des femmes, des hommes, des personnes âgées, témoigne finalement du fait que les personnes agressées ne sont pas dangereuses. Mais cela témoigne aussi, et c’est là où se trouve le paradoxe, du fait que les personnes qui agressent le savent pertinemment. La vidéo dans laquelle on voit une jeune femme s’en prendre verbalement à un musulman assis dans le métro – qui doit faire à peu près le double de son volume à elle – et lui reprocher sa tenue vestimentaire, l’illustre parfaitement.

    De nombreux cas de musulmanes agressées par des voisins sont rapportés. Là aussi, si ces voisins pensaient réellement qu’ils avaient à faire à des terroristes de l’OEI – c’est à dire à des personnes capables de tuer et même de faire des attaques suicides – s’exposeraient-ils, eux-mêmes et leur famille à un passage à l’acte ?

    http://seenthis.net/messages/440358 via Agnès Maillard


  • #Amnistie contestée pour les délits économiques en #Tunisie
    http://orientxxi.info/magazine/amnistie-contestee-pour-les-delits-economiques-en-tunisie,1079

    Le projet de loi de réconciliation dans les domaines économique et financier impulsé par le président Béji Caïd Essebsi suscite interrogations, conflits et opposition. La ligne de fracture du paysage politique tunisien passe désormais entre ceux qui veulent lutter contre l’impunité et ceux qui préfèrent passer l’éponge au nom de la relance de l’économie. « Le fonctionnement de tout système de #Justice transitionnelle présuppose un large consentement », rappelle la Commission de Venise (CV) dans son avis sur (...)

    #Magazine

    / Tunisie, #Ennahda, Justice, #Nidaa_Tounès, #Justice_transitionnelle, Impunité, Amnistie

    #Impunité
    « http://www.legislation-securite.tn/fr/node/36888 »
    « http://www.ivd.tn/?p=1324&lang=fr »
    « http://www.venice.coe.int/webforms/documents/?pdf=cdl-ad%282015%29032-f »
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    « https://goo.gl/IYSB1i »
    « http://nawaat.org/portail/2015/09/10/au-jt-de-la-wataniya-1-blackout-sur-manich-msema7 »
    « http://nawaat.org/portail/2015/09/22/sur-zitouna-tv-la-propagande-de-la-montagne-et-la-souris »