• Chido ! Une série de traductions françaises viennent d’arriver sur le site de l’#EZLN https://enlacezapatista.ezln.org.mx !!!
    Certains sont un peu « vieux » (l’anniversaire des 25 ans est passé) mais la lumière intrinsèque demeure... Et la guerre que mène le capitalisme aux indigènes par le biais des accords Etat/Multinationales y est férocement, et tristement, lisible.
    Immense merci à l’équipe de traducteurices <3

    PAROLES DU CCRI-CG DE L’EZLN AUX PEUPLES ZAPATISTES LORS DU 25ème ANNIVERSAIRE DU DÉBUT DE LA GUERRE CONTRE L’OUBLI.
    http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/01/28/paroles-du-ccri-cg-de-lezln-aux-peuples-zapatistes-lors-du-

    Paroles du Sous-commandant insurgé Moisés Le 31 décembre 2018.

    DÉCLARATION DE LA SECONDE ASSEMBLÉE NATIONALE DU CONGRÈS NATIONAL INDIGÈNE – CONSEIL INDIGÈNE DE GOUVERNEMENT
    http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/01/28/declaration-de-la-seconde-assemblee-nationale-du-congres-na

    Aux Réseaux de soutien au Conseil Indigène de Gouvernement A la Sexta nationale et internationale Aux peuples du Mexique […]

    Invitation à la célébration du 25ème Anniversaire du Soulèvement Zapatiste et à une Rencontre de Réseaux
    http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/01/28/invitation-a-la-celebration-du-25eme-anniversaire-du-soulev

    ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE. MEXIQUE. 17 novembre 2018. Aux individu.e.s, groupes, collectifs et organisations des Réseaux de Soutien au […]

    Communiqué du Congrès National Indigène et du Conseil Indigène de Gouvernement pour le 25ème anniversaire du soulèvement armé de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale
    http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/01/28/communique-du-congres-national-indigene-et-du-conseil-indig

    À l’Armée Zapatiste de Libération Nationale Aux réseaux de soutien au CIG Aux réseaux de résistance et de rébellion Au […]

    Communiqué au peuple Mapuch
    http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/01/28/communique-au-peuple-mapuch

    Communiqué : Au peuple mapuche, Au peuple chilien, Aux peuples originaires d’Amérique À la Sexta Internationale Frères et sœurs du digne […]

    #zapatisme #neo_zapatisme #anticapitalisme #indigenes #terres_et_toits #tierra_y_libertad #GPII #multinationales

    https://seenthis.net/messages/756377 via ¿’ ValK.


  • Un des nombreux massacres de l’armée française coloniale, celui de Thiaroye au Sénégal, mérite d’être rappelé sans cesse, pour la brutalité et l’injustice de la colonisation, mais aussi parce que ces crimes ne sont ni reconnus à leur juste valeur, ni réparés par des dédommagements légitimes.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a0/Camp_de_Thiaroye.jpg

    En 1988, l’écrivain et réalisateur sénégalais, et ancien tirailleur lui même, Semben Ousmane, réalise l’excellent Camp de Thiaroye, prix spécial du jury à la Mostra de Venise, jamais diffusé à la télévision française, mais visible ici :
    https://rarefilmm.com/2018/05/camp-de-thiaroye-1988

    Fidèle à ma réputation, je me dois de signaler deux détails musicaux sur ce film qui, à ma grande suprise, n’étaient signalés ni sur wikipédia (j’ai corrigé ça) ni sur l’IMDB :

    La musique est composée et jouée, entre autre à l’harmonica, par Ismaila Lo. Il s’agit de l’artiste qui deviendra célèbre en 1994 sous le nom d’Ismael Lo, avec son tube Dibi Dibi Rek, et son harmonica qui lui valut le surnom du Bob Dylan africain :
    https://www.youtube.com/watch?v=WlqXmlrvHv8

    Ismael Lo joue aussi dans le film, justement le soldat harmoniciste qui calme Pays en lui jouant Lili Marlène. Il jouera encore dans un court métrage de Idrissa Ouedraogo, Afrique, mon Afrique (1995, dont il composera aussi la musique), et dans Tableau Ferraille, de Moussa Sene Absa (1996).

    Autre acteur et musicien dans ce film, le congolais Casimir Zoba, plus connu sous le nom de Zao, et qui joue un soldat congolais. Déjà célèbre depuis 1984 et son tube Ancien Combattant, dans lequel on retrouve la même langue imagée que dans le film, Zao continuera de composer jusqu’en 1999, mais je ne sais pas s’il tournera dans d’autres films. Après une pause, il recommence à donner des concerts depuis 2006 et je vous le recommande chaudement s’il passe près de chez vous...
    https://www.youtube.com/watch?v=K4w6kSucANY

    Le massacre de Thiaroye a déjà été couvert sur Seenthis, ici :
    https://seenthis.net/messages/316726
    https://seenthis.net/messages/316990
    https://seenthis.net/messages/317126
    https://seenthis.net/messages/317354
    https://seenthis.net/messages/440328
    https://seenthis.net/messages/704475

    #Thiaroye_44 #Thiaroye #Massacre_de_Thiaroye #tirailleurs_sénégalais #indigènes #france #afrique #sénégal #seconde_guerre_mondiale #mémoire #histoire #colonialisme #Semben_Ousmane #Camp_de_Thiaroye #Ismael_Lo #Zao

    https://seenthis.net/messages/748600 via Dror@sinehebdo



  • Brûler les sorcières. Entretien avec #Houria_Bouteldja
    http://www.contretemps.eu/bruler-sorcieres-entretien-houria-bouteldja

    Ce n’est pas la première fois que tu subis des attaques calomnieuses de la droite comme de la #gauche, mais celles-ci sont particulièrement violentes. Pourrais-tu revenir sur ce qui a provoqué la salve d’attaques à laquelle tu dois faire face actuellement ?

    #Conjoncture #Diaporama #antiracisme #Danièle_Obono #décolonial #gauche_radicale #indigènes #islamophobie #Mélenchon #PIR #quartiers_populaires #racisme



  • K’ÀAK’ CHI’ : la cité Maya perdue de la 23ème constellation découverte par un môme <3
    Pourvu que cette découverte profite avant tout aux peuples #natifs, #indigènes, #indiens ou comme iels se nomment...

    http://www.journaldemontreal.com/2016/05/07/un-ado-decouvre-une-cite-maya
    http://storage.journaldemontreal.com/v1/dynamic_resize/sws_path/jdx-prod-images/4ee3cadd-3555-48b9-b6b9-4f29fad9cae8_ORIGINAL.jpg?quality=80&version=19&size=968x

    William Gadoury s’est intéressé aux Mayas à la suite de la publication du calendrier maya annonçant la fin du monde en 2012.

    L’ado a trouvé 22 constellations dans un Codex Maya de Madrid.

    En reliant les étoiles des constellations pour créer des formes et en appliquant avec des transparents les constellations sur une carte Google Earth, il a constaté que cela correspond aux cités mayas de la péninsule du Yucatan.

    Au total, les 142 étoiles correspondent à 117 cités mayas.

    Les étoiles les plus brillantes représentent les plus importantes cités.

    De plus, la méthode utilisée par William fonctionne avec les #civilisations #aztèques, #incas et #harapa en #Inde.

    23e constellation

    Il a trouvé dans un livre de référence maya une 23e constellation qui était manquante. En reliant les trois étoiles, il s’est aperçu qu’il manquait une cité maya sur la carte.

    Il a partagé cette découverte avec l’Agence spatiale canadienne qui lui a fourni des images satellites de la #NASA et de l’agence japonaise #JAXA.

    Il a visité aussi une centaine de sites web distributeurs d’images satellites qui lui ont permis de mettre la main sur des images datant de 2005, une année où un grand feu avait dévasté la région, ce qui a rendu plus visibles les vestiges de sa cité perdue.

    #Mayas #Mexique #Chiapas #Belize #civilisation

    http://seenthis.net/messages/486924 via ValK


  • Les USA estiment détenir le droit inaliénable d’exploiter les nations en développement (par Noam Chomsky) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/01/les-usa-pensent-detenir-le-droit-inalienable-dexploiter-les-nations-en-d
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/01/droit21-600x315.png

    La préoccupation principale, concernant le Tiers-Monde, est de défendre le droit de piller et d’exploiter, pour protéger « nos » matières premières. Plus généralement, la préoccupation consiste à maintenir la « Grande Zone » subordonnée aux besoins des élites des États-Unis et de s’assurer que les autres puissances soient limitées à leurs « intérêts régionaux » à l’intérieur de la « structure de l’ordre mondial » maintenue et contrôlée par les États-Unis. Pour reprendre les termes de George Kennan, figure de proue des premiers stratèges de l’après-guerre, nous devons mettre de côté « les objectifs vagues et irréels tels que les droits de l’homme, l’élévation du niveau de vie et la démocratisation », et être prêts à user de violence si cela s’avère nécessaire à l’accomplissement de nos objectifs, sans être « gênés par des slogans idéalistes. »

    Les principaux ennemis sont les populations #indigènes qui tentent de voler nos #ressources qui se trouvent par le plus grand des hasards dans leurs pays, et qui se préoccupent des objectifs vagues et idéalistes tels que les droits de l’homme, l’élévation du niveau de vie et la démocratisation, et qui, du fait de leur arriération et de leur folie, peinent à comprendre que leur « fonction » consiste à « enrichir les économies industrielles de l’occident » (y compris le Japon) et à répondre aux besoins des groupes privilégiés qui dominent ces sociétés. Le plus grand danger que ces ennemis indigènes représentent est, sauf si on les arrête à temps, qu’ils puissent propager le virus de l’indépendance, de la liberté, du souci du bien-être humain, en contaminant des régions avoisinantes ; il faut les empêcher de transformer leurs sociétés en pommes pourries qui risquent de contaminer le baril entier et donc menacer la stabilité de la « Grande Zone ». Ainsi que l’ont exprimé d’autres stratèges, les États-Unis doivent « empêcher la propagation de la pourriture ». Ils doivent prévenir ce qui est parfois appelé — sur la base d’autres hypothèses définissant ce qu’on peut considérer comme bien et juste — « la menace du bon exemple ». La menace du pourrissement et de la contamination est une menace sérieuse qui requiert des mesures sérieuses, la #violence s’il le faut, qui sont toujours présentées comme la défense des valeurs les plus nobles, selon la méthode classique.

    #exploitation #domination #impérialisme #colonialisme

    http://seenthis.net/messages/452647 via Agnès Maillard


  • L’université réfléchit sur « la #colonialité_du_pouvoir » en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020116/l-universite-reflechit-sur-la-colonialite-du-pouvoir-en-france

    Un colloque s’est tenu en décembre 2015 à la faculté du Havre, durant lequel chercheurs et militants se sont interrogés sur les sources, la réalité et la continuité coloniale des institutions françaises, tout en soulignant la difficulté de se mobiliser contre elles.

    #Indigènes_de_la_république #intersectionnalité #postcolonialisme #Université_du_Havre


  • Tiens, ça glisse…

    Comment, à trop s’approcher de la race, on finit par tomber dedans (et son matérialisme avec)

    A propos du texte Pour une approche matérialiste de la question raciale, du dossier sur la « race »publié par la revue Vacarme et, au-delà, de la sale racialisation que certains s’échinent à faire advenir.

    « La race c’est pas classe, c’est la classe qui est classe ». Karl Marx, mot d’enfants dans un de ses cahiers d’écolier, Archives inédites

    la race c’est vincho, la lutte des classes c’est michto .
    Adage gitan

    « Tous ceux qui nous rebattent les oreilles avec la race sont des salopards qu’il faut déglinguer, par tous les moyens nécessaires ».
    Harangue d’un militant des Black Panthers en 1969, avant qu’il ne rentre à l’université

    « C’est pas parce qu’on a mis le pied dedans qu’on doit y mettre les mains ». Hubert Félix Thiéfaine

    « A force d’écrire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver ».
    Irwin Molyneux / Félix Chapel, Drôle de drame

    Remarque préalable de vocabulaire : on appellera dans ce texte « racialisation » toute analyse contribuant à développer et à diffuser une théorie de la race. C’est le seul terme qu’on a choisi de conserver pour nommer ceux-là même qui, de « racisé » à« indigénisation » en passant par « blanchité », veulent en imposer toute une palanquée. Si un nouveau mot a paru nécessaire, c’est parce que l’existence publique d’une théorie de la race est elle-même, et sous cette forme, relativement nouvelle. Le racialisateur partage le monde en différentes races et nous assigne à tous une place dans ce partage. Parfois le partage est grossier : on est « blancs » ou « non blancs », parfois il est plus détaillé mais perd alors en cohérence. Si on ne trouve pas le moyen de refuser d’obéir à ces assignations qui se font passer pour des constats, on risque fort de se condamner à devenir ce dont ils nous prédiquent. Aujourd’hui, et sous nos latitudes, contrairement à ce qu’a pu être l’Amérique ségrégationniste par exemple, dont on importe les théories, le modèle et le vocabulaire, ce n’est pas l’État qui racialise. La diffusion actuelle de la théorie de la race est l’œuvre d’un courant situé à gauche, voire à l’extrême gauche, qui, tout en cultivant ses polémiques et contradictions internes, travaille à constituer ce qu’on peut appeler une « aire racialisatrice ». C’est pour contribuer à contrer ce mouvement que ce texte a été écrit.

    Depuis quelques temps, il est de bon ton, il tendrait presque à devenir normal, dans différents milieux, plus précisément dans une couche de la gauche et jusque dans ses extrêmes, d’employer à tour de bras le terme « race » et ses dérivés aussi récents qu’approximatifs : « racisé, racialisés, racisations, racialisations. Lors d’un meeting récent, on a pu entendre une intervenante de la tribune affirmer qu’elle pouvait désigner du doigt les « blancs » dans l’assemblée, « blancs » dotés de « privilèges », les opposer aux « non blancs », et, pour défendre la validité de la notion « d’intersectionnalité », défendre « l’obligation » de prendre en compte « la race » à laquelle « elle appartient », face à un public quelques fois critique, mais plus généralement atone, voire enthousiaste — « c’est vraiment chouette, ce qui se passe pour l’instant » entend-on commenter une « féministe matérialiste ». On peut donc affirmer, entre autres choses, qu’il y a des « blancs » et des « non blancs », que c’est ainsi que se partage le monde, et c’est chouette.

    Ce changement est en premier lieu lexical puisque, la réalité du racisme et du sort particulier que le capitalisme, l’Etat ou ses agents, réservent aux migrants, aux sans papiers, aux travailleurs immigrés et à leurs descendants n’ayant pas notablement changé depuis l’année dernière, c’est bien au niveau des mots, qui sont importants1comme tous les racialisateurs le savent, que le changement s’est opéré. Le Parti des Indigènes de la République en est la principale cheville ouvrière. Son porte parole, Houria Bouteldja, d’ailleurs, le formule clairement dans son entretien avec la revue Vacarme2 : « notre visée est de recomposer le champ politique à partir de la question raciale ». C’est effectivement ce à quoi les colporteurs du PIR s’appliquent, pour quelques uns depuis une dizaine d’années.

    Entendons bien l’enjeu : il ne s’agit pas de proposer des analyses consensuelles. Ainsi, les déclarations agressives, clairement racistes, homophobes et antisémites, les invectives contre le métissage ou les dits « mariages mixtes » qu’ils profèrent ici ou là ne sont assurément pas là pour mettre d’accord. Recomposer le champ politique, c’est bien autre chose, et c’est aussi à coup de polémique que ça se passe : antisémite ou pas, homophobe ou pas, machiste ou pas, c’est bien de race qu’il s’agit de traiter. Ces appels à la haine et à l’inversion en miroir des valeurs et des présupposés racistes de ce qu’ils construisent comme « le monde blanc » ont longtemps sonné creux, sans doute aussi parce qu’ils étaient essentiellement portés par des universitaires ayant peu d’écho dans les luttes. Tout d’un coup, depuis une petite année, non seulement l’audience du PIR grossit (800 spectateurs, d’après les organisateurs) pour fêter ses dix ans, certes sans doute réunis surtout pour voir Angela Davis) mais le prêt-à-penser qu’il refourgue est repris et approprié, avec son vocabulaire ignoble de la race décomplexée, par un champ large allant de la gauche la plus institutionnelle à des milieux militants plus radicaux. Et quand on ne reprend pas ces termes, du moins on n’y réagit plus et on ne s’y s’oppose pas. Cet état de fait ne vient pas d’un changement de composition de ceux qui sont à l’initiative de ces discours, ni à leur implantation dans des luttes ou auprès de quelconques larges masses. Il est, en revanche, certainement lié à la disparition de toute revendication d’autonomie politique et pratique et au manque actuel de propositions subversives. Là où le terrain s’est considérablement appauvri, il ne faut pas s’étonner qu’on ne puisse pas cueillir les meilleurs fruits. On peut aussi constater qu’une f(r)ange militante de gauche au sens très large s’en fait le relai. Face à cette situation, le fatalisme lui-même est intolérable.

    Le dossier consacré par la revue Vacarme au thème de la « race », ainsi que ses suites, est révélateur de ce processus. Il aurait fait polémique à l’interne, il fallait bien pourtant parler de cette « sale race », comme ils affectent de dire. Cette nécessité tient sans doute à l’effet de mode, qui sur cette question et dans un contexte de crise et d’appauvrissement généralisé ne laisse pas de susciter la perplexité. Et, pour en parler, il fallait bien aller voir le PIR. Jusqu’ici universitaires, journalistes et travailleurs de la culture de Vacarme et du PIR, qui devaient bien se croiser dans les mêmes cercles institutionnels ou éditoriaux, n’avaient pas, semble-t-il, éprouvé le besoin de se rencontrer3. Aujourd’hui, c’est donc une nécessité. Ainsi, on pourra lire un dossier objectif dans lequel un entretien laissera percevoir l’ignominie de certains propos du PIR. On le critiquera ensuite de deux points de vue. De celui de l’universalité d’abord, ça, àVacarme, on sait faire normalement, puisqu’« on est la gauche »4. Dans le numéro suivant, on invitera des « militants de terrains » (en l’occurrence des universitaires aussi, hors de l’université point de salut !), à le critiquer d’un point de vue qui se dit « matérialiste ». Ça, à Vacarme, on ne sait plus faire depuis longtemps, depuis « qu’on est la gauche » peut-être justement, c’est pour ça qu’on doit inviter d’autres contributeurs, qui — médaille du jour — sont « racisées » ou au moins racisables ou en tout cas se déclarent candidates à l’opération.

    Ce qui nous intéresse ici, et nous pose sérieusement problème, c’est que, non seulement, quelles que soient les gesticulations et dénégations de détail, la démarche de Vacarme en publiant ce dossier correspond tout à fait aux objectifs clairement énoncés par Bouteldja (polariser le champ politique à partir de la question raciale), mais, plus grave, l’article qui y fait suite, sensé être le plus radicalement critique, Pour une approche matérialiste de la question raciale, tout en pointant les dérives et exagérations incontournables du PIR (antisémitisme, sexisme, homophobie), avère tranquillement l’idée qu’il faut penser avec la race et, parce qu’on est encore sans doute un certain nombre à savoir que la race, ça n’existe pas, ses dérivés « racisés », « racisation », etc… ainsi que la notion d’« indigènes » auxquels on peut ajouter le cache sexe « sociaux » pour faire bonne mesure en terme de sociologie marxisante. Penser avec la race devient un impératif incontournable : tout refus de ce vocabulaire et de ce qu’il charrie sera systématiquement considéré comme de la dénégation, voire du déni, et tombera sous le coup du dispositif accusatoire.

    Ce texte, qui devrait plutôt s’intituler, comme on le verra, « pour une approche racialiste du matérialisme », contribue donc à construire ce qu’on pourrait appeler le champ de la racialisation, consacrant par là-même la réussite des premiers objets affichés de sa critique. Sur ce champ, deux positions se retrouvent à s’affronter : la race seule contre la race « articulée », en l’occurrence à la classe, et au genre, indispensable partenaire actuel de toute moralisation. Pour tous ceux qui entendent bien refuser de se laisser imposer le constat terrible que « tout nous ramène à la question raciale », et parce que justement le texte qui assène ce constat se présente comme « une réponse matérialiste au PIR », il est de première urgence de le lire avec attention et de le critiquer sans appel. C’est ce qu’on se propose de faire ici, sans prétendre avoir été exhaustif.

    Par les Hiboux nyctalopes et le GLOCK
    ( Grondement Libératoire de l’Offensive Communiste Kritik )

    TELECHARGER LA BROCHURE
    http://www.mediafire.com/download/8phktlyu7wazoai/tiens_ca_glisse_A4.pdf

    SOURCE
    http://vosstanie.blogspot.fr/2015/09/tiens-ca-glissepar-les-hiboux.html

    http://3.bp.blogspot.com/-RyWrqoQG6ZY/VgbvfCZh3_I/AAAAAAAAC_8/g6wh_vKTheo/s400/tiens_ca_glisse.jpg

    #GLOCK #Hiboux_nyctalopes #racialisme #racialisateurs #Vacarme #Houria_Bouteldja #PIR #Indigènes #Le_PIRE_du_Mauvais

    http://seenthis.net/messages/412654 via RobyX


  • Amazon tribe creates 500-page traditional medicine encyclopedia
    http://news.mongabay.com/2015/0624-hance-matses-encyclopedia.html
    http://mongabay-images.s3.amazonaws.com/15/0624.Chris-Arturo-shaman.jpg

    Acaté and the Matsés developed an innovative methodology to protect their ancestral medicinal plant knowledge from extinction while safeguarding the sensitive information from theft by outside parties. The Encyclopedia is written only in Matsés. It is by and for the Matsés and no translations will be made into Spanish or English. No scientific names are included nor photographs of flowers or other easily identifiable characteristics of the plants to outsiders.

    Each chapter of the Traditional Medicine Encyclopedia was written by a renowned elder shaman chosen by the community. Each elder was paired together with a younger Matsés who over months transcribed his knowledge in writing and photographed each plant. The photos and text were compiled and typed up on laptop by Wilmer Rodríguez López, a Matsés who is an expert in a written transcription of their language.

    At the meeting, the compiled Encyclopedia, the draft of which exceeded 500 pages in length, was collectively edited and reviewed by the tribal shamans over several days. The completed Encyclopedia is now being formatted and printed for the Matsés, at their direction, and will neither be published nor disseminated outside of their communities.

    We expect that the non-controversial success of the methodology pioneered by Acaté and our indigenous partners will open the door for similar efforts across the Amazon and beyond. We are already seeing efforts by other organizations eager to replicate it.

    –—

    In Phase II, the Apprentices Program, each elder shaman—many of whom are also Encyclopedia chapter authors—will be accompanied in the forest by younger Matsés to learn the plants and assist in treating patients. The apprenticeship program was initiated in 2014 in the village of Esitrón under the supervision of elder shaman Luis Dunu Chiaid. Due to the success of the pilot in Esitrón, it was unanimously agreed by the Matsés at the recent meeting that this program should be expanded to as many villages as possible, with priority given to villages that no longer have traditional healers.

    The ultimate objective of the initiative is Phase III, the integration and enhancement of ’Western’ health delivery with traditional practices. Wilmer, a health promoter in the small clinic in Estirón and one of the apprentices from the pilot program provides a role model for other Matsés health care workers. He understands that the future health of his people depends on the creation of dual, vibrant systems of health that allow the community to draw upon the best of both worlds.

    #médecine #encyclopédie #santé #indigènes #Amazonie #forêt

    http://seenthis.net/messages/384377 via Lyco