• Breaking News - Les musiques de l’info
    https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-06-mars-2017
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15361-06.03.2017-ITEMA_21250638-2.mp3

    Le 27 février était lancée CNews, qui succède à I-Télé. Pour l’occasion, en direct d’Aubusson, ’Pop & Co’ est dédié à la #musique des chaînes d’#information en continu.

    #audiovisuel cc @booz

    https://seenthis.net/messages/575515 via tbn



  • « Madame, c’est abusé, Charlie » | Making-of
    https://making-of.afp.com/madame-cest-abuse-charlie

    C’est leur principal problème. Ils ne cherchent pas l’#information, ils la subissent. Ils voient passer des choses sur les #réseaux_sociaux, entendent passivement des bribes d’infos à la radio ou à la télévision, qu’ils ne regardent plus vraiment. C’est d’ailleurs une bonne chose que Facebook s’attaque aux fausses informations diffusées sans filtre sur sa plate-forme.

    Et nous, #médias traditionnels, nous pourrions aller à leur rencontre avec des formats susceptibles de les intéresser, sur les plateformes qu’ils fréquentent, Facebook, Instagram, YouTube, Snapchat... Car, ce qui me stupéfie à chaque fois, c’est leur capacité à développer un esprit critique acerbe dès qu’on leur met quelques éléments ordonnés entre les mains. Quand on leur donne de quoi penser, et non un prêt-à-penser.

    Je m’explique.

    #complotisme #critique_médias #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/560769 via tbn


  • La justice creuse l’affaire des #assistants du #FN au #Parlement_européen
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050117/la-justice-creuse-laffaire-des-assistants-du-fn-au-parlement-europeen

    La délégation frontiste au parlement européen, à Strasbourg. © Reuters D’après nos informations, le parquet de Paris a ouvert, le 15 décembre, une #information_judiciaire pour « abus de confiance », « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux » et « travail dissimulé » dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs des assistants du FN au Parlement européen.

    #France #Enquête #Front_national #Marine_Le_Pen #salaires


  • « Nous n’avons pas de dogme : qu’il s’agisse de designers, de stylistes ou d’activistes, nous cherchons des gens dont le point de vue nous excite. », dixit Shane Smith de #Vice, qui, après #Vice_News, va s’implanter en France (vise 52 pays au total)
    http://www.telerama.fr/medias/shane-smith-vice-nous-flirtons-avec-la-france-depuis-un-moment-il-est-temps

    C’est quoi ta ligne éditoriale ? L’excitation.

    L’élection de Donald Trump va-t-elle influencer la façon dont vous envisagez le développement éditorial de votre média ?

    S.S. : C’est une mauvaise nouvelle pour le monde, mais c’est une bonne nouvelle pour nous. Ça nous permet de revenir à nos origines punk et do-it-yourself [Des centaines de millions de dollars plus tard, lolz]. Ça me rappelle l’élection de Reagan. J’étais ado, et personne ne voulait y croire. Puis on a assisté à la naissance d’un mouvement punk massif, avec les Dead Kennedys et plein d’autres groupes. Pendant la campagne, Vice News a surpassé Vice pour la première fois. Ça nous a montré l’appétit des jeunes pour l’#information, et c’est un avant-goût de ce qui se prépare. Nous avons une mission, c’est une sorte de phase pré-révolutionnaire où la génération d’avant joue son dernier morceau.

    https://seenthis.net/messages/543380 via tbn


  • Au Royaume-Uni, Facebook épinglé pour l’exploitation des données des utilisateurs de WhatsApp
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/08/au-royaume-uni-facebook-epingle-pour-l-exploitation-des-donnees-des-utilisat

    L’institution britannique refuse que Facebook exploite les données des utilisateurs de WhatsApp pour leur proposer de la publicité ciblée. Le réseau social s’est exécuté. C’est un nouveau revers pour Facebook. Depuis que WhatsApp, qui lui appartient, a annoncé en août qu’elle allait partager les données de ses utilisateurs avec le plus grand réseau social au monde, les déconvenues s’accumulent. La dernière en date vient de Londres : l’Information Commissioner, l’équivalent britannique de la CNIL, a (...)

    #Facebook #WhatsApp #Information_Commissionner's_Office_(UK) #publicité

    ##Information_Commissionner's_Office__UK_ ##publicité

    https://seenthis.net/messages/540590 via etraces


  • #Multinationales : les batailles de l’#information - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Multinationales-les-batailles-de-l-information
    http://multinationales.org/IMG/arton948.jpg?1476118261

    L’information indépendante sur les multinationales et leur pouvoir est un enjeu démocratique majeur. Entre secret des affaires, concentration des #médias et #régression des droits des travailleurs et de la #société civile, nous sommes aujourd’hui confrontés à de nombreux vents contraires dans ce domaine. En association avec le réseau Ritimo, l’Observatoire des multinationales publie aujourd’hui un numéro spécial de la collection Passerelle qui fait le point sur la question, en donnant la parole à plusieurs de nos partenaires et collègues européens.

    #démocratie

    https://seenthis.net/messages/532175 via Agnès Maillard


  • Inside Facebook’s (Totally Insane, Unintentionally Gigantic, Hyperpartisan) Political-Media Machine — The New York Times, 28/08/2016
    http://www.nytimes.com/2016/08/28/magazine/inside-facebooks-totally-insane-unintentionally-gigantic-hyperpartisan-poli

    The #Facebook product, to users in 2016, is familiar yet subtly expansive. Its algorithms have their pick of text, photos and video produced and posted by established media organizations large and small, local and national, openly partisan or nominally unbiased. But there’s also a new and distinctive sort of operation that has become hard to miss: political news and advocacy pages made specifically for Facebook, uniquely positioned and cleverly engineered to reach audiences exclusively in the context of the news feed. These are news sources that essentially do not exist outside of Facebook, and you’ve probably never heard of them. They have names like Occupy Democrats; The Angry Patriot; US Chronicle; Addicting Info; RightAlerts; Being Liberal; Opposing Views; Fed-Up Americans; American News; and hundreds more. Some of these pages have millions of followers; many have hundreds of thousands.

    #médias «#information»

    https://seenthis.net/messages/519682 via tbn


  • L’hystérisation infernale des #faits_divers
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190816/l-hysterisation-infernale-des-faits-divers

    Hommes politiques et #médias ont une lourde responsabilité dans l’exploitation et l’instrumentalisation des faits divers, comme le montre à nouveau la pauvre affaire de la rixe de #Sisco, en #Corse.

    #France #Bruay-en-Artois #Dominique_Baudis #Information #Journalisme #Justice #Outreau #papy_voise #Petit_Grégory #Police #RER_D


  • “Il faudrait décréter l’anonymat obligatoire de tout auteur d’attentat” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/richard-rechtman-psychiatre-daech-se-comporte-comme-les-nazis,145555.php

    Pour certains, l’attentat de Nice est l’acte d’un déséquilibré. Pour d’autres, c’est un attentat terroriste. Vous ne semblez à l’aise avec aucune de ces deux interprétations...

    Permettez-moi d’abord de dire un mot sur l’acte pathologique : on n’a jamais vu un malade mental commettre un acte pareil avec une telle détermination. Ni un psychotique ni un psychopathe ne seraient capables de faire cela de cette manière. Un paranoïaque délirant ne massacrerait jamais des gens qui lui sont inconnus. Quant au psychopathe, c’est l’impulsivité et l’immé­diateté de la violence qui le caractérisent, et sûrement pas la préparation méthodique des jours à l’avance. Donc l’interprétation psychopathologique seule ne suffit pas. En revanche, il existe une offre — celle de #Daech — qui invite à commettre des #meurtres_de_masse, et qui rencontre un certain nombre de personnes susceptibles d’y répondre. J’emploie à dessein l’expression « meurtres de masse », car je ne crois pas qu’il s’agisse de terrorisme à proprement parler. L’attentat de Nice s’apparente plus, selon moi, à des meurtres de type #génocidaire, déterritorialisés depuis le #Proche-Orient, où ils sont désormais monnaie courante, et perpétrés avec les mêmes techniques ici que là-bas.

    “On est loin du terrorisme classique.”

    Qu’entendez-vous par meurtres génocidaires ?

    Tuer à la chaîne le plus de gens possible avec le minimum de moyens. ­S’attaquer à des personnes sans défense, qui ne peuvent ni parer les coups ni répondre. Des victimes innocentes, qui n’ont aucune raison de se méfier, aucune raison de réagir. A Mossoul et Raqqa, Daech se comporte comme les nazis, les Khmers rouges, les extrémistes hutu ou les nationalistes serbes à Sarajevo et Srebrenica. Avec la même technicité. On est loin du terrorisme classique : qu’ils soient basques, corses ou irlandais, les terroristes s’excusent en effet presque toujours de la mort donnée, au nom du symbole visé. Souvenez-vous de l’assassinat du préfet Erignac. Pendant des années, ses auteurs ont laissé entendre qu’ils regrettaient d’avoir tué l’homme, mais qu’il le fallait pour s’attaquer au symbole. Avec Daech, il y a plutôt une volonté de tuer en masse les impurs, tous les ­impurs, en Occident comme dans les pays musulmans. Le symbolisme du meurtre s’efface au profit du chiffre.

    Comment lutter contre ces crimes génocidaires ?

    Leur objectif, rappelons-le, est de créer le #chaos, la scission tous azimuts dans la société. Ils ont donc impérativement besoin d’une très grande #publicité autour de leurs #crimes. Or, malgré tous ses relais sur les réseaux sociaux, Daech ne dispose pas des mêmes moyens de diffusion que l’Occident. C’est dire à quel point ils ont besoin de nos canaux de diffusion pour donner l’ampleur qu’ils souhaitent à leurs actions et, par là même, recruter encore plus de candidats. L’#information est donc bien dans ce contexte un enjeu stratégique, pour ne pas dire #militaire. Cela veut dire que les informations dont nous disposons sur l’identité des auteurs d’attentats devraient être tenues secrètes quand ces crimes ont déjà eu lieu. Que l’on cherche à comprendre qui sont les personnes susceptibles d’agir, pour essayer d’anticiper et de prévenir leurs actes, c’est évidemment utile, et les travaux du psychanalyste tunisien Fethi Benslama, par exemple, nous éclairent beaucoup sur les candidats potentiels au martyre. En revanche, une fois le meurtre accompli, dire qui était la personne, raconter son passé et diffuser sa photo, c’est se transformer en caisse de résonance du crime et devenir l’allié objectif de Daech. La bonne question n’est pas de savoir pourquoi ces gens sont capables de commettre ces actes, mais bien pourquoi ils s’imaginent obtenir, grâce à leur forfait, une célébrité que rien ni personne ne peut leur offrir si ce n’est... nous-mêmes, et surtout les politiques et les médias. L’homme qui a brisé tant de vies à Nice s’est préparé pendant plusieurs mois à ce moment glorieux — et non religieux. Il a anticipé cette jouissance #narcissique dont il s’imaginait pouvoir profiter post mortem, en se projetant sur le moment où, après la mort, il pourrait observer les effets de son acte sur la population. En offrant une tribune exceptionnelle à ce fantasme, les politiques et les médias créent le terreau nécessaire à la naissance de dizaines d’autres candidats à la gloire. On le sait très bien avec le #suicide des #adolescents par exemple, plus on glorifie le sui­cidé, plus on en parle (en bien ou en mal), et plus on crée des vocations chez des jeunes et des moins jeunes qui parviennent à s’imaginer défier la mort en se représentant leurs propres obsèques ou ce que l’on dira d’eux une fois morts.

    “Les tueurs de Daech rêvent d’abord d’une mort glorieuse, et nous devons tuer cet espoir.”

    Que faire, alors ?

    Puisque nous sommes en guerre avec Daech, il faut commencer par identifier le cœur de sa stratégie de propagande, et la contrer. Cette stratégie consiste à utiliser toutes les chaînes de fonctionnement de la société occidentale pour donner une ampleur démesurée aux actes commis par les djihadistes. Je suggère donc que les responsables politiques décrètent l’#anonymat obligatoire de tout auteur d’atrocités, l’interdiction de diffuser ses images, ou tout renseignement sur son identité, l’interdiction de relayer le moindre élément permettant de l’identifier, bref de classer secret-défense tout ce qui concerne les personnes commettant ces attentats. La démocratie exige certes un libre accès à l’information, notamment sur le déroulement et les conséquences de ces crimes, mais elle exige aussi que l’on interdise de divulguer des informations susceptibles de mettre en danger la population. Or rendre impossible l’identification des assassins est une façon de faire que personne ne puisse s’identifier à eux. Que celui qui souhaite mourir avec la gloire sache qu’il mourra dans l’anonymat le plus total.

    Il faut donc « dé-héroïser » les auteurs d’attentats ?

    Ceux qui s’imaginent que les tueurs de Daech rêvent de trouver des vierges disponibles à leur arrivée au paradis se trompent. Ils rêvent d’abord d’une #mort_glorieuse, et nous devons tuer cet espoir en annonçant qu’ils ne sont pas des héros en devenir, mais des lâches qui retourneront à leur condition ­initiale d’anonymes, et le resteront pour l’éternité.

    Est-ce compatible avec le désir, légitime dans un pays démocratique, de donner du sens aux événements qui frappent ce pays en identifiant les criminels pour savoir ce qui a motivé leur geste ?

    Dans les crimes génocidaires, le véritable ennemi n’est pas la petite main qui commet le crime, mais le responsable qui l’inspire ou le commandite. J’ai pu le constater pendant les longues années que j’ai passées à étudier les Khmers rouges. Cela ne signifie pas que les acteurs sur le terrain ne sont pas responsables de leurs actes. Cependant, nous devons nous rappeler que nous ne luttons pas contre un individu mais contre une organisation qui développe des moyens gigantesques pour faire connaître sa cause. Tuer le plus de monde possible à moindre coût, en recevant la plus grande publicité disponible, c’est quasiment une stratégie commerciale pour Daech — et ça marche. Tous les régimes génocidaires ont fait cela. Les Einsatzgruppen assassinaient des milliers de Juifs à la chaîne au bord de fosses communes qu’ils leur avaient fait creuser ou avaient demandé aux villageois de préparer. Ils pensaient la mort à grande échelle et à rentabilité maximale. Sortons donc de la logique de focalisation sur les origines du soldat de Daech pour nous concentrer sur le rôle qu’il joue dans l’organisation génocidaire et le priver du bénéfice anticipé de ses actes. Il faut décréter — et le dire haut et fort — que ces « #soldats » mourront ici dans l’oubli le plus total, pour créer le doute dans la tête des candidats au martyre, et leur faire entrevoir le néant d’une mort anonyme.

    “Si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris.”

    Pourquoi les responsables politiques n’ont-ils pas pensé à cette stratégie ?

    Parce qu’ils n’ont pas saisi où réside le véritable danger de Daech. Ils pensent encore que si l’on décortique les motivations de ceux qui rejoignent l’organisation de l’Etat islamique, on va enfin comprendre et mieux protéger la population. Le phénomène est bien plus complexe, car ceux qui vont devenir des tueurs de masse ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui ont souhaité partir. Parmi ces derniers, beaucoup ne deviendront pas des tueurs. Dès lors, si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris. Certains viennent de la banlieue, c’est vrai, mais le meurtre de masse n’est pas le produit de ces difficultés ! C’est comme si vous disiez que les SS étaient le simple produit des circonstances de leur enfance, et que vous cherchiez à expliquer le nazisme, le polpotisme et leurs effets dévastateurs à partir de cette seule composante vaguement psychosociologique ! Une fois que la barrière génocidaire est franchie, ce ne sont plus les origines sociales préexistantes qui sont déterminantes. L’anonymat est la réponse adaptée car elle contre la propagande de Daech sur son propre terrain. C’est l’anthropologue en moi qui arrive à cette conclusion. Quant au psychiatre, il vous dira que tout ce qu’il a pu lire sur le tueur de Nice ces derniers jours ne lui apprend strictement rien sur les motivations de son acte. Il battait sa femme ? Plein d’hommes battent leur femme, c’est très grave mais cela ne fait pas d’eux de futurs criminels de masse. L’offre de Daech s’adresse à des gens qui peuvent être issus de n’importe quel quartier, qui peuvent être des convertis récents ou des pratiquants de longue date, des gens posés ou des personnes instables, des gens tristes ou des personnes heureuses... Le génocidaire hutu était capable de tuer ses voisins simplement parce que Radio Mille Collines lui avait dit : « Ce sont des cafards, il faut aller les tuer. » Il était responsable de son acte, ce n’était pas un malade mental, chacun avait ses propres raisons de commettre ces atrocités. L’important, c’est donc bien la rencontre d’un individu avec l’offre qui lui est faite — et ce qu’il espère en retirer. En l’occurrence, pour celui qui répond à Daech, une semaine de gloire médiatique que rien ni personne ne pourrait lui offrir...

    Craignez-vous qu’une partie de la population ne finisse par se retourner contre les Français musulmans ?

    La situation se tend. La population arabo-musulmane issue de l’immigration postcoloniale — désormais française à part entière — n’a pourtant rien à voir avec ces histoires et compte de très nombreuses victimes dans les attentats. Mais il faut un bouc émissaire... Quand j’entends un homme politique proposer comme première mesure après le massacre de Nice d’interdire le voile, alors qu’on sait que plusieurs femmes portant le voile ont été tuées à Nice, je me dis : « Quelle indécence ! Quelle irresponsabilité ! » Etre candidat à la présidentielle et faire exactement ce que Daech attend de vous...


  • Comment les jeux se jouent-ils de nous ? Pokémon, économie des données et analyse comportementale | LINC
    http://linc.cnil.fr/comment-les-jeux-se-jouent-ils-de-nous-pokemon-economie-des-donnees-et-ana

    Les #applications peuvent tout d’abord permettre à leur éditeur d’obtenir des revenus par de la #publicité. Dans ce cadre, les #données_personnelles sont, comme toujours, au cœur des mécanismes de fixation des prix sur le marché publicitaire. Si la publicité est diffusée dans l’application, l’éditeur voudra indiquer aux annonceurs à quel prospect ils s’adressent, a minima avec des données sociodémographiques de base. Mais si l’éditeur veut générer davantage de revenus, il sera incité à collecter des #informations #comportementales ou #contextuelles, comme la #géolocalisation. Si la publicité n’est pas diffusée dans l’application, l’application sert souvent de prétexte à la collecte et à la revente de données sur un « marché secondaire » où coexistent des dizaines d’acteurs, des plateformes d’enchères en temps réel (le RTB) aux #data_brokers.

    Un autre modèle est celui du #freemium. L’accès au service de base est alors gratuit, mais pour une partie du service plus avancée, il faut s’acquitter d’un paiement, généralement d’un #abonnement. C’est par exemple le modèle choisi par les acteurs de la musique en streaming, tels que Deezer et Spotify, qui permettent la création d’un compte gratuit mais cherchent ensuite à faire avancer leurs utilisateurs vers l’abonnement. Là aussi, les données collectées jouent un rôle majeur : par la personnalisation de l’expérience et en particulier de la recommandation, le service cherche à créer de la satisfaction et de l’engagement.

    Dans le domaine du #jeu_vidéo, le modèle freemium se développe notamment via des #achats_in-app : niveaux supplémentaires, nouvelles options, bonus permettant d’avancer plus vite dans le jeu, voire simplement d’acheter le fait de gagner du temps. La mécanique du jeu change entièrement sous l’influence de ce modèle : pour gagner de l’argent, l’éditeur devra exploiter au mieux la disposition à payer de ses utilisateurs et donc évaluer une demande individuelle extrêmement contextuelle et éventuellement fugace. Comme nous l’expliquions dans notre cahier IP 3, le modèle « Free to play » requière donc « une micro-gestion dynamique de chaque joueur et de son expérience de jeu » (selon l’expression de Myriam Davidovici-Nora) pour être rentable. La fine compréhension des ressorts #psychologiques des joueurs est donc bien plus qu’auparavant un enjeu commercial : dans le monde du jeu vidéo, le #neuromarketing n’est plus vraiment une prédiction ou une hypothèse, c’est une réalité émergente.

    Cette réalité est décrite dans un article et une vidéo de Vox intitulé « How free games are designed to make money » (« comment les jeux gratuits sont-ils conçus pour faire de l’argent »). La réponse à cette question est à chercher du côté de la psychologie et de l’économie comportementales, dans la manière dont les jeux gratuits nous incitent à dépenser de l’argent (création d’un intermédiaire monétaire qui rend le calcul de la dépense plus compliqué, euphémisation de la dépense, et au contraire création d’une sensation de perte d’opportunités ou de frustration dans le déroulement du jeu, …). Au final, les développeurs sont incités à faire deux choses qui ne sont pas alignées avec les intérêts des joueurs : intégrer volontairement des éléments frustrants dans le jeu, et… collecter le plus de données possibles pour être en mesure de régler finement ce nudge (c’est-à-dire ces incitations à l’achat, ces frustrations, ces récompenses).


  • Peut-on faire supprimer son nom des archives des journaux ?
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/10/peut-on-faire-supprimer-son-nom-des-archives-des-journaux_4947516_4408996.ht

    Lorsque les services juridiques des journaux refusent d’accéder à leur demande, il arrive qu’ils saisissent la justice. Une quinzaine d’ordonnances de référé ont été rendues depuis deux ans : elles privilégient tantôt le droit à l’#information, tantôt le droit à la #vie_privée. Le 12 mai dernier, la Cour de cassation a mis fin à cette cacophonie jurisprudentielle. Elle avait été saisie par deux anciens traders, Stéphane et Pascal D., fondateurs de la société de courtage Mercury Capital Markets. Ils se plaignaient de ce que, lorsqu’on tapait leurs nom et prénom, on tombait sur un article du site Lesechos.fr intitulé « Le Conseil d’Etat réduit la sanction des frères D. à un blâme », publié en 2006. Ils estimaient que le titre était « tendancieux », du fait qu’il « insistait sur le maintien d’une sanction » plutôt que sur l’annulation de la mesure d’interdiction professionnelle prise en 2003 par le Conseil des marchés financiers, et qu’il les empêchait de retrouver un emploi.

    Ils avaient demandé que le site Web des Echos supprime de ses critères d’indexation leurs nom et prénom. Ils avaient fait valoir qu’une telle désindexation n’avait pas d’incidence sur l’article et ne portait pas atteinte à la liberté de la presse. Mais elle leur avait été refusée. La cour d’appel de Paris, qu’ils avaient saisie, les avait déboutés, en observant que « ni le titre ni l’article ne contenaient la moindre inexactitude ». Elle avait jugé qu’imposer à un organe de presse de « supprimer de son site Internet dédié à l’archivage de ses articles (…) l’information elle-même (…) ou d’en restreindre l’accès en modifiant le référencement habituel excéderait les restrictions qui peuvent être apportées à la liberté de la presse ». La Cour de cassation a validé son arrêt.

    Outre-Quiévrain, les frères auraient pu obtenir un jugement inverse. En effet, la Cour de cassation belge a jugé, le 29 avril, que le journal Le Soir avait commis une faute en refusant d’accéder à la demande d’anonymisation d’un article réédité sous forme d’archive électronique en 2008. L’article, publié initialement en 1994, relatait la manière dont un médecin, sous l’influence de l’alcool, venait de provoquer un accident de la circulation ayant entraîné la mort de deux personnes. La Cour de cassation belge a jugé que le "#droit_à_l'oubli numérique « fait » partie intégrante du droit au respect de la vie privée", garanti par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Et aussi que la protection de ce droit « justifiait une ingérence dans le droit à la liberté d’expression ».

    Deux cours suprêmes viennent donc de rendre deux jugements opposés. On ne peut que souhaiter que les frères D. et Le Soir soumettent leurs affaires à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, et que celle-ci rende un arbitrage.

    L’arrêt de la cour de Cassation : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000032532166

    http://seenthis.net/messages/504769 via tbn


  • Sont tombés deux rapports sur les médias et la « consommation » d’informations en 2016.

    – Digital News Report 2016 Worldwide (Reuters Institute)
    http://digitalnewsreport.org

    – State of the News Media 2016 in the US (Pew Research Center)
    http://www.journalism.org/2016/06/15/state-of-the-news-media-2016

    Sur le premier, voir http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/06/15/les-reseaux-sociaux-prennent-une-place-croissante-dans-l-acces-a-l-informati

    Autre motif de préoccupation pour les #médias : dans une large majorité de cas, moins d’un ­internaute sur deux identifie clairement la source d’un contenu lorsqu’il y accède par le biais d’une plate-forme sociale. Plus l’usage des plates-formes est répandu, comme en Corée du Sud ou au Japon, moins les sources sont identifiées.

    (…) Ce rejet croissant des formats publicitaires en ligne s’incarne dans une autre tendance récente : le développement rapide des logiciels antipublicité, le « adblocking ». La proportion d’adblockers parmi les utilisateurs va de 10 % au Japon à 38 % en Pologne, avec une surreprésentation chez les moins de 35 ans. En regard, la propension à payer pour de l’#information est en légère augmentation mais reste minoritaire, souvent ­comprise entre 8 % et 15 %. Seuls les pays plus petits, aux langues plus rares (Norvège, Pologne, Suède), voient ce taux grimper plus haut.

    #sites_d'information #publicité #adblock #médias_sociaux #mobile etc.

    Sur le second, voir http://www.niemanlab.org/2016/06/the-state-of-the-news-media-2016-mobile-continues-its-takeover
    http://www.niemanlab.org/images/StateofNews6.jpg

    http://seenthis.net/messages/500959 via tbn



  • François Lenglet, ou la corruption du débat
    http://www.medelu.org/Francois-Lenglet-ou-la-corruption

    ncident, ce 26 mai 2016, sur le plateau du magazine « Des paroles et des actes », animé par David Pujadas, avec comme invité #Jean-Luc_Mélenchon, sur France 2. Entendant démontrer au candidat présidentiel de « La France insoumise » que tous ceux qu’il a « pris en exemple » ont échoué, le « spécialiste économique » François Lenglet évoque, entre autres, le président bolivien Evo Morales qu’il traite publiquement de « corrompu ». S’entendant répondre « Tenez vos mots M. Lenglet, vous êtes sans doute plus corrompu (...)

    Actualités

    / #Oreille, #Information, #Médias, Jean-Luc Mélenchon


  • Regards croisés de journalistes des deux rives de la #Méditerranée
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/journalistes-des-deux-rives-de-la-mediterranee-quelles-pratiques,1343,13

    Le 13 mai dernier, Orient XXI a organisé à Tunis un séminaire sur la pratique du journalisme des deux côtés de la Méditerranée. Financée grâce au soutien de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), cette rencontre a rassemblé plusieurs journalistes, mais aussi des universitaires, des chercheurs et des représentants de la société civile tunisienne. Quand des journalistes se rencontrent, ils parlent le plus souvent de « sujets » et « d’angles ». Mais, cette fois-ci, ils ont disséqué la pratique de leur (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / #Maghreb, #Algérie, #Tunisie, Méditerranée, #France, #Presse, #Information, Rencontre Orient (...)

    #Rencontre_Orient_XXI


  • La télé vous manipule tous les soirs à 20H00 – les échos de la gauchosphère
    https://gauchedecombat.net/2016/05/05/la-tele-vous-manipule-tous-les-soirs-a-20h00
    https://gauchedecombat.files.wordpress.com/2016/05/cmfchynw8aa51ui.jpg

    Étrange #alliance, c’est le cas de le dire, entre les pans de notre #société les plus acquis aux thèses ultra-sécuritaires de ce pays, ces #médias qui inventent un #récit fabriqué de toutes pièces qui ne correspond en aucun cas à la réalité (ou alors ce n’en est qu’une facette parmi 100 autres…), et un #gouvernement aux abois qui ne sait plus comment maîtriser y compris son propre électorat qui voit bien, lui, que le roi est nu. Il m’apparait très clairement que ces gens là n’ont pas franchement conscience qu’à l’heure d’#internet, tout se sait, et que donc cette manière orientée de traiter l’#information n’est plus très crédible, et même totalement dépassée. #Journalisme couché. Et malhonnête.

    #propagande #manipulation

    http://seenthis.net/messages/486044 via Agnès Maillard


  • « Aujourd’hui ce sont les milliardaires qui vous informent »
    http://www.humanite.fr/aujourdhui-ce-sont-les-milliardaires-qui-vous-informent-604244

    Le phénomène est global. Tous les continents sont touchés par la concentration des #médias. En quelques années, de nouveaux acteurs, souvent de l’Internet et des télécoms, de riches industriels sont venus bouleverser l’univers médiatique et mettre la main sur l’information mondiale. Dans son dernier rapport, Reporters sans frontières (RSF), qui estime que la concentration des médias n’a jamais été aussi forte dans le monde, relève qu’aux États-Unis, 6 groupes (GE, News Corp, Disney, Viacom, Time Warner, CBS) possèdent 90 % des médias. Ils étaient une cinquantaine de « compagnies » en 1983. Comment ne pas penser que cette mainmise sur la diffusion culturelle menace le pluralisme et d’indépendance de l’information ? Dans l’ouvrage 100 Photos pour la liberté de la presse, photographies de Sebastiao Salgado, tout juste en vente, Reporters sans frontières, sous le titre « Les oligarques font leur shopping », pointe les fortunes qui, en Inde ou en Chine, en Russie ou aux États-Unis, ont acheté à tour des bras et de façon boulimique des moyens d’#information.

    http://seenthis.net/messages/479079 via tbn


  • #Journalisme de marché, permis d’inhumer, par Pierre Rimbert
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/146/RIMBERT/55101 #st

    Avec ses chaînes privées, ses sites réactifs, ses magazines bariolés, la concurrence devait engendrer pluralisme et objectivité, plaisir et bénéfices. Un flot de fanfreluches, de connivences, de partis pris idéologiques, une #information appauvrie, tronquée et moutonnière ont balayé cette promesse. La presse s’est accolée si étroitement aux autres pouvoirs que tout ce qui s’y écrit inspire la suspicion, au point qu’une information farfelue tirée d’un site autoproclamé dissident bénéficie d’une présomption de véracité.


  • Faire sauter le verrou médiatique
    « Manière de voir » 146 (avril - mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/146 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L300xH378/arton55107-2acd0.png

    Robots rédacteurs, mouchards publicitaires et réseaux sociaux : l’industrie numérique a trouvé le Graal dont rêvaient les patrons de la #presse traditionnelle. Cette information de masse à bas coût qui enchante les annonceurs ne bouleverse pas l’ordre médiatique. Contrôlé par des grandes fortunes, le #journalisme cadre les débats publics et escamote une partie de la réalité. Le discrédit qui le touche nourrit un immense désir : celui d’une #information de qualité conçue comme un bien collectif.

    #médias #critique_médias


  • #Brétigny : pourquoi #Guillaume_Pepy doit rendre des comptes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250216/bretigny-pourquoi-guillaume-pepy-doit-rendre-des-comptes

    Guillaume Pepy, président de la #SNCF, avait reconnu la responsabilité de l’entreprise juste après l’accident de Brétigny. © Reuters Malgré la gravité des révélations de Mediapart sur les aiguillages « pourris » de Brétigny, la SNCF et son patron se murent dans le silence. Ses promesses de « transparence » et de « responsabilité », faites au lendemain du #déraillement mortel, n’ont pas été respectées.

    #France #écoutes_téléphoniques #entreprises #information_judiciaire #Pierre_Izard #réseau_ferré


  • En France : « Sept milliardaires contrôlent 95% de la production journalistique | « histoireetsociete
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/02/10/en-france-sept-milliardaires-controlent-95-de-la-produc

    On est dans une #concentration historique des #médias en France. Sept #milliardaires dont le coeur d’activité n’est pas l’#information – c’est de vendre des armes, de faire du #BTP, de la #téléphonie #mobile, de la banque, #Bolloré c’est un peu tout – ont entre leurs mains 95% de la production journalistique. Et leur chiffre d’affaires dépend pour partie de leurs rapports avec le gouvernement français ou les Etats étrangers. On a une loi de la #presse qui ne défend pas suffisamment la liberté d’informer. Et on a un accès aux documents administratifs qui est pitoyable

    Fabrice Arfi, journaliste à « Mediapart » et co-auteur du livre sur les nouvelles #censures, « Informer n’est pas un délit » (Ed. Calmann-Lévy).

    http://seenthis.net/messages/463094 via Fil


  • Moments d’audiences par Marie Barbier, journaliste à l’Humanité
    Quand Bolloré traîne Bastamag en justice - vendredi 12 février 2016
    http://chroniquesdepalais.blogspot.fr/2016/02/quand-bollore-traine-bastamag-en-justice.html#more

    Raté. Vincent Bolloré voulait sans doute faire taire Bastamag et ses journalistes en les traînant devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour diffamation. En cause, un article publié par le site d’information le 10 octobre 2012, intitulé « Bolloré, Crédit agricole, Louis Dreyfus : ces groupes français, champions de l’accaparement des terres ».

    Au contraire, le tribunal et les prévenus ont saisi cette occasion pour entrer dans le fond du sujet : l’accaparement des terres agricoles en Asie et en Afrique par des grands groupes qui privent les populations locales de ressources.

    Et ici
    http://seenthis.net/people/zec_plus#message459968

    #Vincent_Bolloré #Socfin #Bastamag #Nadia_Djabali #attac #fidh #Oakland_Institute #Thomas_Deltombe #Marie_Barbier #procès #paradis_fiscaux #Sierra-Leone #Afrique #Multinationales #Information #survie.org

    http://seenthis.net/messages/460611 via Zec + Ultra


  • Usul, le youtubeur qui voulait fédérer la gauche de #gauche
    http://www.lesinrocks.com/2016/02/10/actualite/usul-le-youtubeur-en-guerre-contre-la-fachosphere-11804489

    Il s’emploie donc à fédérer l’hémisphère gauche des Youtubeurs, avec la conviction qu’internet pourrait jouer un rôle dans le renouvellement de la démocratie. A ce titre, il n’hésite pas à prendre son propre camp à rebrousse-poil :

    Sont pas mal fichues ces vidéos https://www.youtube.com/watch?v=UmiOPYIpGHI

    Même style : Osons Causer, la chaîne youtube qui parle politique
    http://www.streetpress.com/sujet/1454675136-osons-causer-chaine-youtube-politique

    Vous vous partagez le taff de quelle manière ?

    Xavier : Ludo et moi, on bosse à plein temps dessus et Stéphane nous aide énormément. Il faut qu’on soit irréprochables dans les informations qu’on amène. Pour ça on lit beaucoup, Le Monde Diplomatique, Mediapart, Bastamag, Politis… Le plus gros du travail est de sourcer les infos.

    Pour faire une vidéo, on met environ trois jours à temps plein : entre le choix du sujet, les recherches, l’écriture et le tournage final. C’est une moyenne : ça peut aller plus vite sur des formats plus courts où on parle d’actu chaude.

    #sociologisme #information #youtube #vidéo #politique

    http://seenthis.net/messages/459990 via tbn