#jerome_laronze

  • Jérôme Laronze, paysan mort pour avoir dit non à l’agriculture industrielle

    L’éleveur Jérôme Laronze a été tué de trois balles tirées par un gendarme en mai 2017. Il fuyait les représentants d’une administration au service, selon lui, de l’industrialisation de l’agriculture.

    « Sa mort est plus un problème politique qu’un problème d’éleveur. On l’a fait taire parce qu’il avait une grande gueule. » « On l’a abattu en disant qu’il avait la rage, comme un chien », insiste Lydie. Ses sœurs ont la même interprétation : « Le but de l’administration n’était pas dissimulé, ils voulaient l’amener à arrêter son activité », rappelle Martine. « Ils ont commencé en se focalisant sur les pertes de traçabilité ; mais à quel moment cela va-t-il empoisonner quelqu’un ? » interroge Marie-Noëlle. « Par ailleurs, ça bloquait avec la contrôleuse responsable de son dossier, cela devenait une affaire de personnes. Quand un autre agent venait, les procès-verbaux étaient beaucoup plus mesurés. S’ils n’ont pas changé l’interlocuteur, c’est qu’ils ne voulaient pas que les choses s’arrangent. » Marie-Pierre, elle, raconte un événement troublant, qu’elle a appris après la mort de son frère : « En novembre 2016, une gamine du village qui passait souvent chez Jérôme pour voir son cheval a fugué. Elle l’a alors appelé. Le lendemain, une dizaine de gendarmes perquisitionnaient le domicile de mon frère. On l’accusait de tout. »

    https://reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-mort-pour-avoir-dit-non-a-l-agriculture-industriel

    En octobre 2018 une lettre-témoignage de #Jerome_Laronze datant du printemps 2017 a été publiée. On y lit l’acharnement du contrôle et la montée en puissance de la violence des conditions dans lesquelles il s’execute :
    https://nantes.indymedia.org/articles/43144

    J’avais fait des lectures des textes du Collectif contre les Norme qui s’est monté suite à sa mort, sorte d’hommage vigilent. Ces textes m’ont énormément marquée et donné à réfléchir dans le cadre de la lutte pour la #zad #nddl. La mauvaise reception du dernier texte sur zone, à cause de la critique du choix en force du « mouvement » pour négocier, et envoyée à l’occasion des un an du décès de Jérôme Laronze et surtout le texte de certain-e-s habitant-e-s méprisant-e-s qui lui a été répondu, a été une énorme déception, une de plus qui m’a eloignée de cette lutte à laquelle j’avais consacré tant de temps ces dernières années
    https://archive.org/details/Agriculture_Collectif-contre-Normes

    #normes et #capitalisme ou #violencespolicières

    https://seenthis.net/messages/750113 via ¿’ ValK.


  • Comme un bruit qui court | samedi 9 septembre 2017
    Mort d’un paysan révolté et la véritable histoire des trois petits cochons
    par Giv Anquetil, Antoine Chao, Charlotte Perry
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-09-septembre-2017
    https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2017/09/a4b55711-4a56-47a5-b602-8eecac4077d3/600x337_dscf4663.jpg

    Aujourd’hui, une plongée dans l’affaire Jérôme Laronze, abattu par les gendarmes en Saône-et-Loire et la visite guidée d’un chantier participatif en auto construction en Gironde.

    Mort d’un paysan révolté

    Le 20 mai dernier, Jérôme Laronze, un paysan de 37 ans, a été abattu par les gendarmes à Sailly en Saône-et-Loire, à l’issue d’une cavale de neuf jours, suite à un contrôle vétérinaire qui a mal tourné.

    L’affaire n’a pourtant pas défrayé la chronique. Pas un mot dans la presse nationale, ni sur les grandes chaînes de télé.

    Pourtant, la mort de ce paysan engagé et révolté est loin d’être anecdotique.

    #Jérôme_Laronze #violences_policières

    https://seenthis.net/messages/628786 via Loutre