• Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-un-enjeu-

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/travailler-sur-ce-qui-donnent-lieu-a-de-fortes-inegalites/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-un-enjeu-

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Écriture du blog : nous ne transigerons pas sur les libertés.
    https://framablog.org/2018/08/13/ecriture-du-blog-nous-ne-transigerons-pas-sur-les-libertes

    Attention, cet article va parler d’un sujet qui a été tellement polarisé qu’il transforme de nombreuses personnes en troll·e·s : l’écriture inclusive. Mais en fait on ne va pas du tout parler de ça. On va parler de Liberté et de … Lire la suite­­

    #Framasoft #Communaute #langage


  • Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/travailler-sur-ce-qui-donnent-lieu-a-de-fortes-inegalites/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-de-quoi-p

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Oooh Koko la gorille est morte :(
    The Gorilla Foundation is sad to announce the passing of our beloved Koko | koko.org
    http://www.koko.org/gorilla-foundation-sad-announce-passing-our-beloved-koko

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Koko_(gorille)

    Elle avait été notamment portraitisée par Anthony Browne dans « Petite beauté », racontant comment elle avait adopté un petit chat.
    https://a.wattpad.com/cover/24247772-256-k214689.jpg
    https://www.ecoledesloisirs.fr/sites/default/files/styles/couverture_livre/public/couverture/9782877675673.jpg

    #gorille #primate #langage

    https://seenthis.net/messages/704017 via RastaPopoulos


  • Le lexique des tricheurs : le langage du « Nouveau Monde » et des « Néoconservateurs » Robert Charvin - 19 Mai 2018

    Le Chef de l’État français a fait un choix malheureux en se présentant comme le « Jupiter » du « Nouveau Monde », formule du « Nouveau Monde » qui a été appliquée à l’Amérique que Ch. Colomb aurait mieux fait de ne pas découvrir pour le bonheur des Amérindiens !
     
    En dépit de son auto-célébration théâtrale permanente et de la courtisanerie massive (notamment médiatique (1) ) qui l’accompagne, il n’est que l’un de ces leaders occidentaux (Blair, Enzi, Trudeau, etc.) qui sous les apparences de la « #modernité » est l’incarnation du plus vieux pouvoir de l’Histoire, celui de l’#Argent, avec son inévitable cortège d’arrogance et de mépris plus ou moins subtil, pour ceux qui n’ont pas les moyens de croire que tout leur est permis.
     
    Bien entendu, le #Président – nouvelle mouture – de la V° République (archaïque Constitution présidentialiste) se présente comme un éminent défenseur (autoproclamé) d’une « #démocratie » pluraliste certes, mais « juste ce qu’il faut » pour laisser une petite place à certains syndicats prêts à toutes les compromissions et à une social-démocratie, modeste opposition de Sa #Majesté !
     
    Dans son activisme « ni de gauche, ni de gauche », il parcourt le monde ne voyant des pays visités que les dorures des palais nationaux et des gardes locaux lui rendant les honneurs sans se préoccuper particulièrement des résultats très limités qu’il obtient pour les peuples concernés.
      https://www.investigaction.net/wp-content/uploads/2018/05/7793258117_emmanuel-macron-rencontre-des-lyceens-a-pouembout-en-nouvelle-caledonie-le-4-mai-2018.jpg
    En premier lieu, il applaudit à l’#Europe (tout comme B-H. Lévy dans son dernier livre) c’est-à-dire à l’hégémonie étasunienne, juge de tous les péchés du monde, clouant au banc des accusés tous les hérétiques : hors du « modèle » occidental et du marché, point de salut !
     
    Quant à son appel à « la souveraineté européenne » encore indéfinissable, elle est un produit de substitution à ce qui n’est que l’Europe des affaires, inapte à toute harmonisation sociale et fiscale et à toute forme de solidarité vis-à-vis des migrants !
     
    La #souveraineté_nationale et l’indépendance, il ne les connaît pas davantage que les firmes transnationales qui spéculent à l’échelle mondiale et ne dressent des murs que vis-à-vis des hommes (2) !
     
    Le Président français, dans le sillage étasunien et trumpiste (ce qui est une référence !), ainsi que derrière lui la cohorte de politiciens (plus ou moins opportunistes), de #médias (sous contrôle des grands groupes financiers) et de « services » en tout genre, ont adopté un #langage manipulateur chargé d’intoxiquer l’opinion, les formules et les mots inlassablement répétés, fabriquant sinon des convictions du moins une extrême confusion !
     
    Dans l’ordre interne, et par sa voix, les contre-réformes les plus régressives deviennent des « #réformes » modernisatrices, la négociation a cédé la place à un « dialogue » qui n’est qu’un bavardage, l’ « État de droit » n’est que maintien d’une légalité discriminatoire, la répression se fait « mesures sécuritaires », l’insécurité sociale et l’austérité pour la majorité défavorisée se muent en « équilibres » budgétaires et recherche de la « compétitivité », les « droits de l’homme » (de moins en moins invoqués) se restreignent aux droits civils et politiques, jamais économiques et sociaux.
     
    Mais c’est dans les relations internationales que la « #novlangue » à la Orwell, pratiquée par la France et les autres États occidentaux, européens et américains, est la plus significative (3).
     
     
    –Il n’y a plus jamais de guerre : seulement des « opérations de police » à finalité #humanitaire, afin de protéger les « civils » ou « les non-combattants » dans des conflits internationaux, y compris à des milliers de kilomètres de chez soi ! L’Empire et ses alliés exercent une sorte de mission divine de protection de l’Humanité contre les Barbares d’une couleur ou d’une autre ! Rien de neuf : les expéditions coloniales déjà n’étaient pas la guerre. Bombarder l’Irak, la Libye, ou la Syrie n’est que l’expression d’un haut degré de civilisation humaniste et d’une philanthropie universaliste sans limite !
     
    Qui oserait ne pas dire plus de sept ans après la destruction de la Libye qu’il ne s’agissait que d’éliminer Kadhafi, malgré de nombreuses tentatives antérieures d’assassinat et le financement d’Al Qaïda contre le régime ? Sarkozy n’a fait que reproduire, quelques années après l’expédition anti-Bagdad, une opération fondée sur le mensonge !
     
    –La politique des « deux poids, deux mesures » est aussi une vieillerie historique décrétant quel pays est une « #dictature », lequel ne l’est pas !
     
    L’Égypte du Maréchal Sissi, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar sont des alliés en « voie de démocratisation », tout comme Bahreïn (qui a écrasé sa « révolution du printemps 2011 », mais qui abrite une base de la V° Flotte américaine). Au contraire, les « dictateurs » vénézuélien ou bolivarien, tout comme l’ex-président du Brésil, Lula, sont infréquentables. De même, la Coalition occidentale ne fait que combattre les « terroristes de #Daech », tandis que la Russie et l’Iran en Syrie affrontent des « #rebelles », simples « opposants » à Damas !
     
    – Vis-à-vis du conflit israélo-palestinien se poursuit un « processus de paix », depuis plus d’un demi-siècle sous l’égide des États-Unis, juges et parties. L’occupation israélienne ne cesse de s’étendre et les Palestiniens tués se multiplient sans « ingérence humanitaire ». Combien de #Palestiniens valent un Juif ? L’exercice du droit de veto étasunien au Conseil de Sécurité a-t-il pour objectif la paix dès lors qu’#Israël est mise en cause ?
     
    – Peu importe, les États-Unis, la France, la Grande Bretagne à eux seuls, constituent « la communauté internationale » ! Le reste du monde doit être tenu à distance. Lorsque le Conseil de Sécurité refuse un projet de résolution occidentale, c’est à cause du « #veto » russe, comme au temps de la guerre froide ! Lorsque c’est l’inverse qui se produit à l’encontre d’une proposition russe, c’est la communauté internationale qui s’y oppose ! Tout est dans la nuance, pour les professionnels du lexique des tricheurs !
     
    –L’usage unilatéral de la force contre un État est la violation la plus flagrante de la Charte des Nations Unies. Lorsqu’une puissance occidentale s’octroie ce que le droit international lui refuse, c’est parce qu’elle a une haute conscience de ses responsabilités, qu’elle incarne le Bien en toute « légitimité ». Le « primat de la morale » l’emporte sur un juridisme suranné ! L’Occident est toujours du « bon côté de l’Histoire » contre le Mal incarné par les … Autres !
     
    Le lexique des #tricheurs se renouvelle sans cesse pour rafraîchir la réputation des Occidentaux qui se croient encore tout permis et qui veulent partout être présents dans le monde pour en tirer profit, comme par exemple, être à la table des négociations pour la #Syrie (riche en ressources énergétiques) (ce qui explique les tirs de missiles d’avril) et ne pas laisser seule la Russie, ou continuer à exploiter le pétrole libyen malgré le chaos qui règne dans le pays, évidemment avec mise à l’écart des Russes ou des Chinois !
     
    Si l’on ajoute à ces truquages sémantiques un spectacle politico-folklorique permanent où se conjuguent fausses compassions (avec images adéquates de femmes et enfants martyrs), braquage sélectif des caméras sur les sites « rentables » pour l’Occident (par exemple, la Syrie, mais ni la Libye ni le Yémen, ni la liquidation des Kurdes par la Turquie), et mise en scène de rodomontades guerrières à prétention humanitaire, on peut conclure que toute complaisance vis-à-vis de ce type de pratique politique relève soit du cynisme soit de l’aveuglement.
     
    Certes, toutes les Puissances s’efforcent de satisfaire en priorité leurs intérêts propres, mais l’Occident a une particularité : il falsifie, par tous les moyens, avec la plus parfaite mauvaise foi, sa pratique en la présentant comme une œuvre universaliste irremplaçable.
     
    Décidément, comme disait Marx, la préhistoire n’est pas encore achevée.

     Robert Charvin

    Notes :
    1Voir le film complaisant sur Macron « La fin de l’innocence ».

    2L’intervention en Nouvelle Calédonie, en mai 2018, ouvrant en fait la campagne référendaire qui doit y avoir lieu pour ou contre l’indépendance et qui, évidemment, encourage au « Non » (nickel et « terres rares » obligent) est d’une hypocrisie remarquable.

    3Cf. D. Losurdo. Le langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie étasunienne. Delga. 2014.

    Voir aussi, Alain Bihr. La Novlangue néolibérale. La rhétorique fétichiste du capitalisme. Syllepse.

    Source : https://www.investigaction.net/fr/le-lexique-des-tricheurs-le-langage-du-nouveau-monde-et-des-neoconse

    https://seenthis.net/messages/695628 via BCE 106,6 Mhz


  • Toni Morrison : aux origines du racisme, la violence du langage - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees/article/toni-morrison-aux-origines-du-racisme-la-violence-du-langage
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/8596905581_4779bea315_k.jpg

    « le #langage de l’#oppression représente bien plus que la #violence ; il est la violence elle-même ; il représente bien plus que les limites de la connaissance ; il limite la connaissance elle-même ». Le langage fait bien plus que représenter, refléter les choses et les personnes. Il est un acte, une performance, qui façonne violemment le monde et ce que l’on peut en connaître. Et le langage raciste, sexiste, classiste, n’est pas une représentation parmi d’autre du #racisme, du #sexisme, du #classisme ; il est le racisme, le sexisme, le classisme eux-mêmes.

    https://seenthis.net/messages/695641 via Agnès Maillard


  • Une nouvelle piste de recherche : des linguistes cherchent le lien entre le langage et les arts pariétal et rupestre. Mais l’article original en dit plus sur les capacités cognitives d’Homo Sapiens.

    The writing on the wall. Did humans speak through cave art ?"

    Citation après traduction :

    Une des clés de cette idée est que l’art rupestre est souvent situé dans des « points chauds » acoustiques, où le son résonne fortement, comme certains chercheurs l’ont observé. Ces dessins sont situés dans des parties plus profondes et plus difficiles d’accès des grottes, ce qui indique que l’acoustique était la principale raison de l’emplacement des dessins dans les grottes.

    Les dessins, à leur tour, peuvent représenter les sons que les premiers humains ont générés dans ces endroits. Dans le nouveau papier, cette convergence du son et du dessin est ce que les auteurs appellent un « transfert d’information sur la modalité », une convergence de l’information auditive et de l’art visuel qui, selon les auteurs, « permet aux premiers humains d’améliorer leur capacité symbolique. en pensant. » La combinaison des sons et des images est l’une des choses qui caractérisent le langage humain aujourd’hui, avec son aspect symbolique et sa capacité à générer de nouvelles phrases infinies.

    Les idées proposées par Miyagawa, Lesure et Nobrega ne font qu’énoncer une hypothèse de travail qui vise à susciter des réflexions supplémentaires sur les origines du langage et à pointer vers de nouvelles questions de recherche.

    Les remarques faites juste avant la conclusion de l’article original vont plus loin et sont dans un autre domaine encore plus intéressant :
    L’article original : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2018.00115/full

    On y parle en effet de la présence chez Homo Sapiens de POU3F2 qui est un facteur de transcription indispensable pour la différenciation neurale et la génération du système nerveux normal, en particulier l’hypothalamus. Ce facteur ne serait pas présent chez les Neandertaliens et l’Homme de Denisova.

    Et de poursuivre :

    Comme le note Huijbregts (2017), ce changement pourrait être considéré comme menant à l’acquisition d’un discours complet. Compte tenu de la similitude avec l’art, nous pouvons spéculer avec Huijbregts qu’un changement génétique similaire peut avoir donné lieu à l’apparition de l’art multimodal qui a eu lieu partout dans le monde en même temps que le langage.

    Ainsi :

    La pensée symbolique qui s’est développée chez les humains a conduit à l’innovation technologique rapide, aux arts visuels sophistiqués, et au langage. Cette capacité cognitive nouvellement formée peut avoir eu un autre résultat inattendu. Après une croissance continue de la taille au cours de la pléistocène, notre cerveau a diminué de taille de 13% au cours des 20 000 dernières années (Hawks, 2011 et ses références). Une explication possible est que la pensée symbolique qui s’est développée chez les humains modernes a conduit à une manière fondamentalement différente de calculer les données, qui n’extrait que l’essentiel de la représentation abstraite au lieu de calculer l’ensemble des données brutes entrantes (Tattersall, 2017). Notre membrane cérébrale est métaboliquement coûteuse, de sorte que l’algorithme nouvellement formé qui nécessite moins de données conduit à l’excrétion de la membrane non nécessaire, entraînant une diminution du cerveau au cours du temps évolutif récent. Notre proposition est que la pensée symbolique omniprésente chez les humains qui a conduit à la diminution du cerveau est illustrée, et était même valorisé, par le CMIT que l’on voit dans la grotte et l’art rupestre de l’Afrique et ailleurs dans le monde et par le développement du langage. Ainsi, contrairement à Wallace, le développement des arts a donné à l’homme moderne un puissant avantage évolutif.

    L’article résumé ici : http://news.mit.edu/2018/humans-speak-through-cave-art-0221
    et là : https://www.sciencedaily.com/releases/2018/02/180221122923.htm

    Les auteurs :

    – Shigeru Miyagawa professeur au Department of Linguistics and Philosophy, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA, United States.
    https://loop.frontiersin.org/people/73842/overview

    – Cora Lesure, étudiante en doctorat au Département de linguistique du MIT ;
    https://loop.frontiersin.org/people/523222/overview

    – Vitor A. Nobrega, doctorant en linguistique à l’Université de Sao Paulo, au Brésil.
    https://loop.frontiersin.org/people/202119/overview

    https://news.mit.edu/sites/mit.edu.newsoffice/files/styles/og/public/images/2018/MIT-Cave-Art-Language.jpg
    https://www.frontiersin.org/files/Articles/299134/fpsyg-09-00115-HTML-r1/image_t/fpsyg-09-00115-g001.gif

    #préhistoire #langage #cerveau #MIT #art_pariétal #art_rupestre #Lesure #Nobrega #Miyagawa

    https://seenthis.net/messages/685101 via La main et l’esprit


  • Les arbres et les signes
    http://www.laviedesidees.fr/Les-arbres-et-les-signes.html

    Les arbres pensent, explique E. Kohn, parce qu’ils ont une faculté de représenter le #monde, et l’anthropologie nous aide aujourd’hui à dépasser la distinction entre humains et non-humains. Le risque est cependant de donner de la pensée une définition assez pauvre.

    Livres & études

    / #culture, #anthropologie, #langage, monde

    #Livres_&_études

    https://seenthis.net/messages/673040 via La Vie des idées


  • Le français “petit-nègre”, une construction de l’armée coloniale française
    https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/le-francais-petit-negre-une-construction-de-larmee-coloniale
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/02/30520582-c3b7-43a4-b6f8-3a129b3410a5/738_tirailleurs_carte_postale.jpg

    Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y’a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des #Noirs des #colonies_françaises en #Afrique. A lire Tintin au Congo, ou des oeuvres de l’#époque_coloniale, on pourrait croire, sans se fourvoyer sur l’aspect intrinsèquement raciste de ces représentations, que le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu’il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle, et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal). C’est un rapprochement raciste commun (les Noirs sont des enfants)”, explique à ce sujet Laélia Véron, docteure en langue française et enseignante en linguistique à l’université du Mans. [...]
    Il détaille alors, en une vingtaine de lignes, les règles du français "petit-nègre", parmi lesquelles l’emploi des verbes à leur forme la plus simple - l’infinitif - ou la suppression des distinctions de genre et nombre. Surtout, il estime que pour se “faire comprendre vite et bien, il nous faut parler aux Noirs en nous mettant à leur portée, c’est-à-dire leur #parler #petit-nègre.”

    #langage #racisme #infantilisation #colonialisme

    https://seenthis.net/messages/671144 via odilon


  • Organiser une #Formation-accompagnement à partir d’un outil comme Narramus : témoignage
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/lire-ecrire-parler-pour-apprendre-dans-toutes-les-disciplines/narramus-cpc-test

    Au cours de l’année 2016-2017, plusieurs dizaines de circonscriptions ont testé des modalités d’accompagnement d’écoles à partir de Narramus. A Lyon, deux circonscriptions ont travaillé ensemble, et sont venues à l’IFÉ témoigner de leurs réussites et de leurs discussions...

    #français #maternelle #métier #Didactique #accompagnement #langages #Document


  • Écriture inclusive : „On caricature le débat” Le Point - Baudouin Eschapasse - 27/10/2017

    Les promoteurs de l’écriture inclusive se défendent de créer une "novlangue". Raphaël Haddad et Éliane Viennot reviennent sur leur projet... Entretien.

    L’universitaire Éliane Viennot, spécialiste de l’histoire de la langue, et le chercheur Raphaël Haddad, par ailleurs fondateur du cabinet de conseil en communication MOTS-CLES http://www.motscles.net/nous-rejoindre https://seenthis.net/messages/654776 , plaident, depuis plusieurs années, pour que le français se débarrasse de traditions langagières qui perpétuent des préjugés sexistes. À l’heure où leur projet est largement débattu, Le Point.fr a souhaité les rencontrer pour qu’ils détaillent leur projet.
    http://www.lepoint.fr/images/2017/10/27/10966120lpw-10978036-article-jpg_4673657_660x281.jpg
    Le Point : Vous promouvez, depuis plusieurs mois, une nouvelle écriture que vous qualifiez d’inclusive. Comprenez-vous la bronca suscitée par votre projet ? Et avez-vous été surpris(e) par la polémique qui l’a accompagnée ?
    Éliane Viennot  : Pour être totalement franche, cela ne m’a pas vraiment étonnée. Pour avoir étudié l’histoire de la langue, je sais combien certaines personnes deviennent hystériques dès lors qu’on leur propose d’utiliser des termes féminins pour certaines activités prestigieuses. Je me suis penchée récemment sur la manière dont l’Académie française a traité ce dossier depuis la création de la commission instituée en 1984 par Yvette Roudy (à l’époque ministre des Droits de la femme, NDLR), qui préconisait de féminiser les noms de métiers, fonctions, grades et titres. Notamment pour désigner les femmes qui accèdent à de hautes fonctions administratives ou ministérielles. La levée de boucliers avait été terrible. Et à nouveau en 1998, quand des ministres ont demandé qu’on les nomme au féminin. Dans les deux cas, certains médias ont réagi avec une incroyable violence. Je pense surtout au Figaro. Mais faut-il s’en étonner quand on sait qu’à l’époque, les académiciens avaient table ouverte dans ce journal ?

    Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication (enseignant en communication à Paris I), Raphaël Haddad est, par ailleurs, fondateur de l’agence. Il est l’auteur du "Manuel d’écriture inclusive ».
    Raphaël Haddad  : Il est intéressant de souligner que la féminisation des métiers ne pose problème que quand il s’agit de professions intellectuelles ou de fonctions de responsabilité. Les académiciens n’ont jamais remis en cause le fait qu’on parle de boulangère ou d’infirmière. En revanche : préfète ou chancelière, cela semblait heurter leurs oreilles. De mon point de vue, cette réaction montre surtout que ces hommes se sentent en danger. L’idée même de féminiser ces termes les amène à considérer l’idée qu’ils devront un jour partager le pouvoir.
    E. V.  : J’ajouterai que les mots féminins que nous promouvons existent de longue date. On parlait au début du XVIIe siècle de philosophesse, d’écrivaine et d’autrice dans la meilleure société, et professeuse était employé au XIXe.
    Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes.

    Quand cela a-t-il changé ?
    E. V.  : Les premiers coups de boutoir datent des années 1600-1630, sous l’influence probable de personnes qui entouraient Malherbe, et qui voulaient « purifier » la langue des nombreux néologismes gascons et italianisants créés à l’époque. Mais ils en ont profité pour « masculiniser » la langue. Les résistances ont néanmoins été nombreuses jusqu’à ce que l’instruction devienne obligatoire. C’est l’école primaire obligatoire du XIXe sièce qui va achever ce mouvement.

    Votre projet n’ambitionne pas seulement de féminiser les noms de métier. Il va bien au-delà. Vous voulez débarrasser la langue française des règles grammaticales que vous présentez comme sexistes…
    E. V.  : Oui. Pour autant nous ne voulons pas créer une « novlangue » comme on l’écrit parfois. Ceux qui soutiennent cette idée caricaturent le débat. Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes. Nos détracteurs prétendent défendre la langue française. Mais la connaissent-ils vraiment ? J’en doute. Je veux par exemple réhabiliter l’accord de proximité, hérité du latin. Dans Athalie, Racine écrit : « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle. » Si l’on en croit nos bons académiciens qui veulent que le masculin l’emporte sur le féminin, nous aurions dû écrire « nouveaux ». De la même manière, Madame de Sévigné répondant à Gilles Ménage, qui se dit fatigué, lui répond : « Je la suis aussi. » Ce brave grammairien (né en 1613 et mort en 1692, NDLR) tente de la reprendre mais elle se refuse à dire « je le suis aussi ». Elle affirme que, si elle le faisait, « [elle] croirai[t] avoir de la barbe au menton » !
    Une langue « phallocentrée » (...) traduit une vision du monde dominée par les hommes

    R. H.  : Michel Foucault l’a bien dit. « Le discours n’est pas simplement ce qui traduit les luttes ou les systèmes de domination, mais ce pour quoi, ce par quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer. » Une langue « phallocentrée », pour reprendre une terminologie de la chercheuse Marlène Coulomb-Gully, traduit une vision du monde dominée par les hommes.

    On vous opposera que les nations dont les langues n’ont ni masculin ni féminin, comme le persan ou le turc, ne sont pas toutes des modèles d’égalité entre hommes et femmes.
    R. H.  : C’est un sophisme extraordinaire. Le langage inclusif est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu’une société soit moins sexiste. Sur un plan strictement logique, la seule objection valable à l’écriture inclusive serait celle-ci : l’existence d’une société strictement égalitaire où la langue ne le serait pas. Mais ce contre-exemple n’existe pas !
    E. V.  : J’ai entendu aussi parler de la langue bantoue qui cumulerait un nombre incroyable de genres. Ces références m’amusent d’autant plus que ceux qui les utilisent ne connaissent rien à cette langue africaine. C’est un peu comme les médecins de Molière qui prétendaient en imposer avec leur latin.

    Comment est né votre projet de langage inclusif  ?
    R. H.  : Cela fait longtemps que des intellectuel(le)s, travaillé(e)s par la question féministe y réfléchissent. J’ai découvert leurs travaux au moment de mes recherches doctorales sur les discours politiques. Les choses se sont ensuite décantées. J’ai publié un manuel de réflexion sur cette question, avec Carline Baric, (téléchargeable gratuitement ici) qui s’appuie notamment sur les travaux du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
    E. V.  : L’objet du langage inclusif est social et non grammatical. Nous souhaitons promouvoir une société plus égalitaire. Cela passe par la langue et par la déconstruction des stéréotypes « genrés » qu’elle véhicule. Cette démarche habite tous mes travaux…
    C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue...

    Cela passe par une forme d’interventionnisme difficile à supporter dès lors que cela concerne la manière de s’exprimer…
    R. H. : Cette objection de l’interventionnisme est amusante. Que fait-on d’autre chaque fois que l’on énonce un néologisme par exemple ? On intervient sur la langue ! Les jeunes, et les moins jeunes, qui parlent de « like », de « twittos » ou de « stiletto », trois termes entrés dans les dictionnaires récemment, n’ont pas attendu l’autorisation de l’Académie française. Critiquer l’écriture inclusive pour son interventionnisme, c’est lui refuser ce qu’on accepte et encourage volontiers de tout autre usage langagier.
    E. V.  : C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue... C’est pour cela que les dictionnaires s’enrichissent chaque année de mots nouveaux. Une langue n’est pas figée une fois pour toutes.

    Au final, ce qui choque les gens, n’est-ce pas simplement la graphie du point milieu ? Écrire les mots suivants, « chroniqueur·euse », « chercheur·e », « transporteur·euse », « président·e », ce n’est pas très esthétique.
    E. V.  : Je regrette qu’on restreigne le débat à cette simple question de point milieu. Nous préconisons simplement d’user des mots féminins chaque fois que c’est possible. Cela peut passer par la flexion (le fameux « mesdames et messieurs » lorsqu’on s’adresse à une population mixte, NDLR). Cela peut passer aussi par les termes épicènes : c’est-à-dire l’usage d’un mot neutre (exemples : « astronome » ou « membre »). Cela peut enfin passer par le point milieu ou d’autres signes graphiques. Nous ne sommes pas bloqués là-dessus. Personnellement, je suis pour « intellectuel·es » mais contre « acteur·trices ». Mais c’est un débat en cours, les protocoles vont s’affiner.
    R. H.  : L’écriture inclusive ne se limite pas au point milieu ! Ce point milieu résulte de la volonté d’abréger certaines formulations, exactement comme on écrit M. pour « Monsieur ». Quiconque a tenté de redonner de la place au féminin dans son écriture se rend compte de son utilité, surtout face à un e muet par exemple. Écrire « ami·e·s » peut paraître par exemple plus commode qu’« amis et amies ». Mais on peut appliquer pleinement l’écriture inclusive, sans ne jamais mobiliser le point milieu !
    Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive (...) sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes

    Vous dites que l’écriture inclusive fait progresser l’égalité. Quelles preuves en avez-vous ?
    R. H. : Sur le plan social, l’écriture inclusive produit deux effets principaux. D’abord, c’est un formidable levier de féminisation des effectifs. C’est la raison pour laquelle les écoles, les entreprises qui manquent de candidatures féminines observent cette démarche avec un intérêt prononcé. Ensuite, c’est un ancrage pratique sur les enjeux d’égalité. Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive dans sa pratique institutionnelle sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes, qui, rappelons-le, stagnent à 23 % en France, ou s’attaquer au « plafond de verre » qui bloque les carrières des femmes. J’en suis pour ma part convaincu : l’inconfort sémantique dans lequel on laisse les femmes produit et entretient de l’inconfort social.

    Vous expliquez que votre démarche est soutenue par 75 % de la population. En êtes-vous si sûr ?
    R. H.  : Quand on regarde les résultats de l’étude d’opinion, que constatons-nous ? Que 84 % des 1 000 personnes interrogées par l’institut Harris Interactive les 11 et 12 octobre derniers sont acquises à la féminisation des noms de métiers, de titres, de grades et de fonctions. Et que 81 % des personnes interrogées sont pour l’usage du féminin et du masculin plutôt que du masculin « générique » lorsqu’on s’adresse à la fois à des femmes et des hommes. Et 3 personnes sur 4 sont favorables aux deux dimensions simultanément, qui sont en fait les deux principes directeurs de l’écriture inclusive.
    E. V.  : Le général de Gaulle l’avait bien compris, lui qui veillait à commencer tous ses discours par la double flexion : « Françaises, Français ». Au grand dam de l’Académie !
    R. H.  : Tous les hommes politiques s’y sont mis depuis. Je m’intéresse de longue date aux discours de meetings. En 2002, Robert Hue était le seul homme à utiliser la double flexion (avec Arlette Laguiller et son célèbre « Travailleurs, Travailleuses », NDLR). En 2017, ils l’ont tous fait. C’est pleinement rentré dans les mœurs. Ce qui me fait dire que la bataille menée par nos détracteurs et nos détractrices est une bataille d’arrière-garde. Elles et ils ont déjà perdu, mais ne le savent pas encore. D’importants responsables institutionnels, comme Pierre Gattaz par exemple, utilisent aujourd’hui l’écriture inclusive ! Et les tweets vont l’imposer, puisque la place est restreinte !

     #écriture_inclusive #langage #langue #femmes #agence-de-publicité #publicitaire #lobbyistes #lobby #parole #communication #Raphaël-Haddad #Mots-Clés

    https://seenthis.net/messages/654778 via BCE 106,6 Mhz


  • Narramus : un outil pour apprendre à comprendre et à raconter
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/lire-ecrire-parler-pour-apprendre-dans-toutes-les-disciplines/narramus

    Au cours d’une journée de #Formation de formateurs à l’IFE, Sylvie Cèbe et Isabelle Roux-Baron ont présenté les fondements théoriques et les utilisations de leur outil Narramus.

    #français #Éducation_prioritaire #maternelle #langues_et_langage #langages #Document





  • L’écriture inclusive, ça marchera jamais (et tant mieux) | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/152102/ecriture-inclusive-marchera-jamais
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/capture_2017-10-04_a_12.49.26.png

    Alors qu’on s’écarte, j’ai une confession à faire. Il s’avère que je suis féministe –je suis persuadée qu’il vaut mieux vivre dans une société où les femmes et les hommes ont des droits égaux et je suis disposée à me battre pour pouvoir vivre dans une telle société et offrir au maximum de monde cette possibilité–, mais aussi assez fermement opposée à l’écriture inclusive. Comment se fait-ce ? Parce que je suis par ailleurs pragmatique et sais que les ambitions de l’écriture inclusive –être « un premier pas dans la lutte contre les inégalités », un « levier puissant pour faire progresser les mentalités [et] faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes »– ont toutes les chances de ne jamais se réaliser, vu qu’elle inverse le lien généalogique entre langage et représentations socio-culturelles.

    Les secondes ne sont pas engendrées par le premier. Le langage n’est pas une baguette magique qui façonne le monde à sa guise –et à celle de provisoires « dominants »–, mais un outil d’encodage, de description et de retranscription d’un réel qui lui préexiste. Un travail qui s’effectue depuis plusieurs milliers voire millions d’années dans le cadre (alias les limites) de notre « nature humaine », avec ses structures mentales universelles désormais bien connues.

    La première erreur que commettent les partisans de l’écriture inclusive, c’est de croire à la performativité du langage, telle que l’ont théorisée des personnes comme Judith Butler sur la base d’une lecture fallacieuse de John Langshaw Austin. Un tour de passe-passe qui aura transformé les actes de langage que sont les énoncés performatifs –toutes les formules faisant fonction d’action dans des circonstances précises, comme le « je vous déclare mari et femme » du bureaucrate en charge de vos épousailles– en langage agissant et détenteur de facultés littéralement thaumaturgiques. Une théorie trop super cool, si elle pouvait compter sur un ou deux faits objectifs susceptibles de la soutenir.

    Malgré la fabuleuse diversité « structurelle » des langues de par le monde, toutes les cultures assignent en tendance et spontanément les mêmes caractéristiques psychologiques à leurs hommes et à leurs femmes –les fameux « stéréotypes genrés »

    L’autre marigot épistémique dans lequel patauge joyeusement l’écriture inclusive a pour nom le déterminisme linguistique. L’hypothèse de Sapir-Whorf en est le spécimen le plus célèbre et toujours le plus redoutablement nuisible, qu’importe que sa réfutation soit pliée depuis une bonne quarantaine d’années, comme a pu notamment le démontrer en long et en large le psycholinguiste Steven Pinker dans son ouvrage L’Instinct du langage, publié aux États-Unis en 1994 et traduit en français en 1999.
    Le langage façonne le monde ?

    Le nœud théorique du déterminisme linguistique est le suivant : nos pensées sont déterminées par des catégories façonnées par notre langue et, dès lors, les multiples spécificités langagières présentes sur notre chic planète accouchent de modes de penser spécifiques chez leurs différents locuteurs.

    Il y a plein de choses intéressantes sur le langage dans ce texte. Mais il s’attaque aux intégristes de l’écriture inclusive. C’est toujours plus facile que de rechercher les divers usages de ce type d’écriture. Pour ma part, j’en fait un usage pour appuyer certains éléments dans lesquels l’absence de marqueur de genre serait une priorité au genre masculin. Pour le reste, on s’en passe très bien. Dans mon usage (modéré et consensuel ;-) l’écriture inclusive a un rôle pour souligner quelque chose sans avoir à y mettre des parenthèses insistantes ou des notes de bas de page. À ce titre, elle m’apparaît semblable à l’usage des emoticones : une manière de souligner, de dire en passant quelque chose que la voix ou le comportement pourraient très bien faire passer en situation orale. Bien évidemment, je n’ose imaginer un roman entier en écriture inclusive.

    #Féminisme #Ecriture_inclusive #Langage #Austin #Ecrit

    https://seenthis.net/messages/634859 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • La délicate question du langage en #maternelle
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/maternelle/la-delicate-question-du-langage-en-maternelle

    « Ce qui se joue de plus intéressant dans le développement langagier c’est ce qui se fait en dehors des activités pointées « langage » dans le continuum des domaines d’apprentissage ». Entre langage ordinaire, langage scolaire et #langages disciplinaires, Yves Soulé, formateur à l’ESPÉ de Montpellier en #Didactique du langage, déplie les difficultés que l’enseignement de l’oral représente et propose des pistes de formation pour les formateurs, dans une conférence qui s’est tenue le 23 mars 2017 à l’IFÉ.

    #apprentissage #jeu #langues_et_langage #Document


  • Proposition d’atelier mégèriste

    On manque de mots pour désigné les comportements de domination chez les hommes. Pour les femmes il ne manque pas de mots pour les insultés et on en invente toujours de nouveaux. Je pense en particulier aux récentes SWERF et TERF ( cc @aude_v et @tradfem ) qui servent à dévalorisé certaines féministes. Les comportement d’autonomie et liberté chez les femmes sont souvent tourné en insultes, l’exemple typique est le mot « salope ».

    Mais il n’y a pas de mot pour désigné un homme qui brutalise les prostituées, pas de mot pour un homme qui brutalise sa compagne, pas d’insulte pour les pères cogneurs et violeurs d’enfants, pas de mot pour désigner les hommes transphobes, pas de mot pour réprouvé les mecs grossophobes, pas de mots pour les hommes qui ne font jamais de cunilinugus et pourtant osent demander des pipes...

    il nous manque trop de mots important ! Il faut nommer les oppresseurs.

    Et c’est un exercice difficile car la violence et la cruauté sont valorisé chez les hommes alors que j’aimerais bien trouvé des mots qui puissent justement délégitimé la violence masculine.

    Du coup je me dit que @seenthis serait le bon endroit pour se prêter à l’exercice.
    Voici quelques propositions dont certaines sont déjà connu sur @seenthis :

    Phallosophe = hommes qui pontifie sur l’universalité mais toujours au masculin stricte.

    A partir du « Couillosaur » de Euterpe j’en avait fait une petite collection pour les machos à l’ancienne tout juste décongelé à la hibernatus :
    Dinophallosaurus, Bitosaurus, Pinosaurus, Ballochitherium, Machosaurus, Virilodon, Scrotumognathus, Chibropteryx, Phalloraptor, Prépucodactyle.
    Ils sont pas évidents à prononcé, le Scrotumognathus sous le coup de la colère je garantie pas le résultat... Mais je suis assez fière du chibropteryx ^^

    Un mec qui coupe la parole toujours aux femmes, on dirait aujoud’hui manterrompeur à partir de manterruping mais c’est pas bien tous ces anglicisme ca sonne mal et puis c’est bien trop gentil. Je propose un « exciseur de parole » pour marqué le coté sexiste et castrateur de la technique. Par exemple ; « Espèce de Scrotumognathus ! Arrête de m’exciser la parole ! »

    Anarcouille qui est une version mal polie de manarchistes qui viens d’outre atlantique.

    Machiste, macho je trouve que ca deviens galvaudé. Un jour de grande rage j’avais fusionné les insultes sexuelles misandres avec du vocabulaire antifasciste et ca avait été assez dévastateur. C’est l’idée que le machisme est une forme de fascisme. Voici ce que ca donne : « Mussolinien du gland, fasciste de la couille, nazi du kiki, Pinochien de la pine, stalinien de la prostate... » ca se décline en 50 nuances de brun.

    J’espère que ca vous inspirera et vous amusera aussi un peu et que je vais apprendre plein de nouveaux mots grâce à vous.

    #mégèrisme #vocabulaire #domination #langage #seenthis_atelier

    https://seenthis.net/messages/603843 via mad meg


  • Une dénonciation de la #pseudoscience prétendant décoder le #langage non verbale.

    Outre la critique classique envers des « disciplines » se dotant des apparences de la #science (coucou #zététique), c’est la dimension libérale des soubassements d’une telle entreprise qui me semble intéressante à avoir en tête, les relations sociales étant perçues comme devant être plus performantes ou efficaces (dimension qui n’est qu’effleurée ici).

    Sur et sous les pseudosciences du décryptage du langage non verbal – Mondes Sociaux
    https://sms.hypotheses.org/9481
    https://sms.hypotheses.org/files/2017/04/business-coaching.jpg

    Ignorant ces travaux, une tendance éditoriale d’un autre ordre est montée en puissance depuis quelques années, publiant des ouvrages grand public proposant des modes d’emploi des relations interpersonnelles. Celles-ci auraient une dimension pour tout dire secrète. Les « secrets de la communication », nous y voici.

    Ces manuels se présentent comme des grammaires du non-verbal et des stratégies relationnelles cachées. Une communication efficace, telle est bien l’obsession de tous les signataires de cette prose, qui inscrivent les relations amoureuses, familiales et professionnelles dans une perspective stratégique et même balistique.

    En fait, tous ces bonimenteurs fondent leurs analyses sur un soubassement libéral, au sens économique du terme : il faudrait attendre un rendement et une rentabilité des rapports sociaux. Et pour atteindre ses objectifs (cachés), il conviendrait d’appliquer des stratégies qui ne sont plus argumentatives, mais non-verbales, en décodant nos interlocuteurs afin d’arriver à une illusoire transparence dans les relations. Celles-ci sont entrées dans une nouvelle ère du soupçon, à cause de ces « obsédés gestuels ». Car il s’agit toujours – implicitement – de manipuler autrui et d’instrumentaliser les relations sociales. Sont posées comme préambules les inévitables maladresses et les dommageables gaffes de ceux qui ne connaîtraient pas encore les secrets. Et la finalité, c’est une communication enfin efficace.

    https://seenthis.net/messages/598786 via jln


  • L’ombre de l’ultradroite dans l’affaire des noyés de la Deûle - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/05/04/l-ombre-de-l-ultradroite-dans-l-affaire-des-noyes-de-la-deule_1567285

    L’affaire avait été classée sans suite. Un suicide, pensaient alors les enquêteurs. Hervé Rybarczyk, guitariste des Ashtones, groupe lillois de punk-rock, avait été retrouvé mort dans le canal de la Deûle, en novembre 2011. En fait, il a sans doute été passé à tabac par un groupe de skinheads. La semaine dernière, trois membres de l’extrême droite radicale ont été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, avec préméditation ou guet-apens et avec arme », une information révélée ce mercredi par la Voix du Nord. Ces arrestations se sont tenues après le démantèlement d’une bande de l’ultradroite en Picardie, jugée en mars dernier à Amiens pour une série d’agressions. « C’est l’un d’eux qui a dû parler, soit par trouille, soit par bêtise », estime un proche du musicien.

    Il n’a pas été surpris de ces mises en examen. « Je savais qu’il ne s’était pas suicidé, explique-t-il. Par des fuites, j’avais appris qu’il avait le visage amoché quand on l’a retrouvé. Ce ne pouvait être qu’une agression. » Il ne comprend toujours pas pourquoi l’enquête a été stoppée nette. La PJ n’a même jamais été saisie. Certes, le groupe avait déjà été éprouvé par une mort violente, quelques mois auparavant : leur autre guitariste avait été tué par une balle perdue de chasseur, alors qu’il conduisait le van sur l’autoroute de Dijon, au retour d’une date à Marseille. Les policiers ne sont pas allés chercher plus loin.

    Pourtant, le contexte de l’époque était tendu, à Lille. La Deûle était devenue le croque-mitaine des fêtards : quatre hommes y avaient perdu la vie, entre octobre 2010 et septembre 2011, après une nuit arrosée. John Ani, 33 ans, opérateur technique chez SFR, Thomas Ducroo, 26 ans, concessionnaire d’un magasin de motos, Jean-Meriadec Le Tarnec, 22 ans, étudiant en droit à la faculté, Lloyd Andrieu, 19 ans, étudiant en communication. La rumeur avait enflé, imaginé un serial killer, le « pousseur de la Deûle », à tendance homophobe. En effet, John Ani ne cachait pas son homosexualité, Thomas Ducroo sortait ce soir-là d’un bar gay-friendly, et l’Esplanade, où les noyades ont eu lieu, est connue comme un lieu de drague masculin. Le procureur de l’époque, Frédéric Fèvre, avait ouvert une information judiciaire, mais les enquêteurs n’avaient rien trouvé : les corps étaient indemnes de coups, aucun objet n’avait été volé. Les affaires avaient été classées sans suite, et les décès considérés comme accidentels. Certains avaient été retrouvés la braguette ouverte, ce qui accréditait la thèse d’une envie pressante et d’une glissade sur les berges.

    Gilles Durand, journaliste, qui a consacré un livre aux zones d’ombre des noyés de la Deûle, raconte une étrange anecdote : un homme l’a contacté à l’automne 2015 pour lui affirmer qu’Hervé Rybarczyk n’était pas tombé tout seul dans la Deûle. « Il affirmait que c’était dans le cadre d’un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite, par le même groupe qui avait attaqué le Resto Soleil [une pizzeria et salle de concerts lilloise appréciée des antifascistes, ndlr]. Ce soir-là, ils avaient décidé d’aller plus loin. » Et c’était prémédité, selon ce témoin anonyme : ils auraient enlevé la puce de leur téléphone portable pour ne pas être repérés. Une thèse qu’à l’époque, le journaliste n’arrive pas à recouper.
    « Nouveaux éléments suspects »

    Le décès d’Hervé Rybarczyk n’a jamais été considéré par les policiers comme faisant partie du dossier des noyés de la Deûle. Il était plus âgé, 42 ans, et son corps a été repêché dans une autre partie du canal, à Loos, dans la banlieue de Lille. Loin de l’Esplanade, où les autres noyades ont eu lieu. Cela avait d’ailleurs toujours été une interrogation pour ses amis : pourquoi avait-il été si loin, en pleine nuit ? Le musicien avait disparu après un concert donné à la Chimère, un café distant de la Deûle. Ce n’est qu’en 2015, lors de la réouverture de l’enquête sur les noyés de la Deûle, « à cause de nouveaux éléments suspects », dit le parquet, que son dossier y a été rattaché. Pourquoi ? Aucune réponse des services du procureur. « Il n’y a peut-être pas un lien avec tous les morts, mais avec certains, c’est probable », lâche l’ami d’Hervé. L’une des personnes mises en examen a été impliquée en 2013 dans le saccage du bar homosexuel le Vice-Versa, à Lille. Ce qui relance les spéculations sur un éventuel motif d’agression. Mais le parquet reste ferme sur le sujet : les mises en examen ne concernent que la mort d’Hervé Rybarczyk. Lui, et lui seul.

    Je ne comprend pas que Libé utilise le mot « ultra-droite ». C’est un élément de langage qui crée une différence artificielle avec l’extrême droite. Les citations dans l’article parlent bien d’"un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite" et pas d’ultras. Ultra droite ca implique l’idée que l’extrême droite et l’ultra droite se distinguent par quelque chose et vu le contexte ca serait l’usage de la violence. L’extrême droite ne serait pas violente et radicale puisque c’est l’apanage de l’ultra-droite. C’est ce que me dit le mot « ultra-droite » et comme je sais que Libé demande d’autre part qu’on fasse obstacle au FN en votant massivement pour Macron, c’est bien cyniques de leur part de banalisé l’extrême droite en la faisant passer pour non-violente.

    #homophobie #ACAB #extrême-droite #ultra #ultra-droite #langage #homophobie #banalisation

    https://seenthis.net/messages/596090 via mad meg


  • Wordbank : An open database of children’s vocabulary development
    http://wordbank.stanford.edu

    Wordbank contains data from 63,386 children
    and 71,003 CDI administrations, across
    23 languages and 44 instruments:
    Swedish German Turkish Italian Kigiriama Mandarin Cypriot Greek French Danish Spanish Czech Hebrew Croatian Norwegian English Slovak Kiswahili Cantonese Russian

    Wordbank is an open database of information about children’s vocabulary growth.

    #enfance #vocabulaire #mots #données #langage #recherche

    https://seenthis.net/messages/574363 via Fil


  • “American Carnage

    Trump’s inauguration speech exemplified everything seductive and dangerous about the far right’s rhetoric.

    The music of his sales pitch is punctuated by phrases and refrains that become so familiar that the rest of his speech fades into the background: sad, tremendous, loser, beautiful. That is why he is such a delight to parody, and so easy to mock. (...)
    But the pedantry of a certain kind of liberalism — DESTROYING Trump for various errors or slips, correcting “fake news,” “fact-checking” often deliberately metaphorical statements, and so on — involves a denial of something intrinsic to language: the fact that it exceeds signification. Because language is material, it always goes beyond sense-making, beyond meaning.(...)
    Rhetoric makes use of the materiality of words, their sensuous properties, in the art of persuasion. Trump’s habit of uttering short sentences, ended with monosyllabic words, is a case in point. They come, Puschak notes, “in a rhythmic series like a volley of jabs.”
    Of course, Trump cannot govern with discourse alone, so his tenure will be marked by crisis. But his success tells us something.(...)
    It is a testament not just to Trump’s narrow-if-effective repertoire of bombast and grandiosity, but to the potential glamour, for millions of people on the downswing of their lives, of far-right discourse and its promise of power and restoration. That is the truly dangerous side of Trump’s rhetoric. And it’s what is missed in the gotchas and demolition jobs on his incoherence and poor grammar.”

    https://www.jacobinmag.com/2017/01/trump-inauguration-speech-bannon-america-first

    #Trump
    #Etats_Unis
    #rhétorique
    #langage
    #discours


  • Des concepts-clés pour les premiers apprentissages scolaires
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/maternelle/les-premiers-apprentissages-scolaires-a-la-loupe-des-li

    Marceline Laparra et Claire Margolinas, respectivement didacticiennes du #français et des #mathématiques, signent un livre “Les premiers apprentissages scolaires à la loupe” aux éditions Deboeck. Elles s’attachent à analyser, à travers l’observation d’activités courantes à l’école #maternelle, les concepts-clés qui contribuent à expliquer les difficultés et les réussites dans les premiers apprentissages : la littératie, l’oralité et l’énumération. Compte-rendu de lecture.

    #apprentissage #Travail_enseignant #accessibilité #écrire #recherche #discriminations #Didactique #Difficulté_scolaire #élève #Différenciation #langages #Décrochage_cognitif #Document