• La vérité sur la loi Le Chapelier - Alain Lipietz
    http://lipietz.net/spip.php?article3188

    En cet été 2017 où va se décider, par décrets-lois (« ordonnances ») de l’exécutif cette fois, mais avec le feu vert du législatif, un nouveau démantèlent de la négociation collective et de la législation sociale, il n’était pas inutile de replonger le nez dans ce qui fut la base légale, pendant un siècle de surexploitation du prolétariat, de la négociation individuelle du contrat de travail. Ce qu’on appelle parfois « uberisation », encore que l’uberisation actuelle relève plus précisément de ce qu’on appelait au XVIIIe siècle le putting-out system, c’est à dire la subordination d’artisans pseudo-indépendants au capital commercialisant leurs produits, comme pour les canuts lyonnais, mais aujourd’hui via internet.

    #syndicalisme #liberalisme

    https://seenthis.net/messages/619097 via Maïeul


  • Ce qui reste vivant dans le socialisme
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110717/ce-qui-reste-vivant-dans-le-socialisme

    Deux ouvrages clarifient les origines et le sens du socialisme, présenté comme le seul remède à la montée des nationalismes xénophobes. Insistant sur son ancrage historique dans la modernité, ils explorent ses affinités avec la démocratie, l’éducation et la #Sociologie.

    #Culture-Idées #Bruno_Karsenti #communisme #Cyril_Lemieux #Durkheim #Franck_Fischbach #libéralisme #marxisme #nationalisme #socalisme


  • Un manifeste de lutte pour l’ère Macron ?
    http://hors-sol.herbesfolles.org/2017/05/31/lettre-ouverte-a-monsieur-albin-serviant

    Cher Monsieur Serviant,

    L’édition du journal Le Monde du jeudi 4 mai dernier, pendant l’entre-deux tours de la présidentielle, m’a permis de faire un peu votre connaissance, à travers un article remarquable de franchise, intitulé « Londres : la French Tech s’entiche de Macron ». Personne ne pourra accuser le quotidien de centre-gauche du soir de dissimuler qui a porté le nouveau président au pouvoir – de quoi Macron est le nom. Bien sûr, l’histoire de cette conquête foudroyante méritera d’être un peu plus détaillée1, mais en attendant, ce bref coup de projecteur sur le milieu des expatriés du e-business dans la capitale britannique est saisissant et tellement riche de signification.

    Vous parlez des Français qui ont « manqué le train », c’est votre manière d’évoquer les classes populaires, les familles en cours de déclassement social ou encore la « France périphérique ». On imagine que le train dont vous parlez est celui de la mondialisation et des mutations industrielles/technologiques des dernières décennies. Toujours est-il que l’existence de ce train est pour vous une évidence ; c’est naturel, n’est-ce pas, que des trains passent. Et certains montent à bord, d’autres restent à quai, c’est la vie, Albin. On ne va quand même pas se mettre à se demander qui a affrété le train, qui le conduit, à quelle vitesse il roule et comment se passent les embarquements/ débarquements lors des arrêts en gare ; et encore moins : où va ce train ? et quel est son carburant ? est-ce que ce n’est pas un engin dangereux, polluant, qui tend à nous rendre tous malades, sous diverses formes ?

    Du coup, ce que je voulais vous dire, c’est que vous êtes assez gonflé, vous, le professionnel de l’innovation high tech, de parler comme ça des gens qui manquent le train. Car la vitesse et la trajectoire de ce train sont déterminés par la couche socioprofessionnelle dont vous faites partie, et vous savez pertinemment que tout le monde ne peut pas monter à bord. Vous travaillez à ça quotidiennement : stimuler des procédés technologiques qui vont dans le sens de l’automatisation du monde du travail, de la robotisation de nos vies quotidiennes, et qui créent donc du chômage, des déséquilibres territoriaux, des poches de prospérité artificielles dopées à l’électronique au beau milieu de déserts « improductifs ». Vous êtes un ingrat, Albin, de vous plaindre des Français, car enfin ils sont rares à percevoir le rôle crucial de l’innovation technologique dans les tempêtes économiques qui bousculent ou bousillent leur vie. C’est vrai, ils n’aiment pas la finance et je comprends que ça vous embête, mais rendez-vous compte de votre chance : jusqu’ici, ils ne font en général pas le lien entre la toute-puissance de la finance contemporaine et les outils informatiques. Pour le dire avec Evgueny Morozov, ils conchient Wall Street (le CAC 40) mais ils épargnent la Silicon Valley (les technopoles de la « French Tech ») alors qu’il faudrait combattre les deux.

    Pour vous, l’extrémisme, c’est voter Le Pen ou Mélenchon ; c’est s’abstenir ou voter blanc au deuxième tour lorsque votre champion figure en dernier rempart contre « le fascisme ». Or, bien des orientations qu’Emmanuel Macron a déjà prises, cautionnées ou qu’il s’apprête à adopter sont autrement extrémistes que ça. Par exemple, aller encore plus loin dans l’industrialisation de l’agriculture malgré l’effondrement continu du nombre d’exploitations, les suicides d’agriculteurs, le désastre écologique et sanitaire auquel a conduit l’usage immodéré de la chimie lourde dans ce domaine, ça c’est de l’extrémisme et il est impossible de rien attendre d’autre d’un Macron qui, en matière agricole aussi, n’a que le mot « modernisation » à la bouche.

    Remplacer un système de transport ferroviaire (encore plus ou moins) public par des lignes de bus privés que conduiront des salariés précaires, comme l’a impulsé la loi Macron de 2015, c’est de l’extrémisme. Rouvrir des mines à travers la France pour assurer l’approvisionnement futur en matières premières nécessaires à la fabrication de nos multiples appareils électroniques, comme le prévoit la loi Macron de 20153, c’est de l’extrémisme. Distribuer en masse des tablettes dans les écoles et prétendre améliorer le système éducatif par la prolifération d’écrans et d’ondes Wifi dans les classes, c’est de l’extrémisme et tout indique que Macron va intensifier ce déversement commencé sous l’ère Hollande-Hamon.

    La technocratie, c’est cet ensemble de dirigeants politiques et économiques qui jouent un rôle crucial dans l’orientation et le pilotage du développement industriel, et dans la défense de son idéologie : hauts-fonctionnaires et ministres, bien sûr, scientifiques et ingénieurs (des « grands corps », en France), directeurs d’écoles de commerce et directrices d’agences régionales, créateurs de start-ups et cadres de grands groupes, journalistes économiques et publicitaires…, toutes et tous assurant en permanence la promotion de ce développement auprès des populations en martelant notamment qu’aucune autre possibilité n’existe pour notre société que de poursuivre sur le même chemin.

    C’est pour ça que tous ceux qui passent leur temps à associer ce dernier à la banque et à la finance perdent leur temps. Ce n’est pas l’essentiel. Le passage de Macron à la banque Rotschild n’est qu’un élément d’un parcours dont toutes les étapes sont significatives : Sciences Po, l’ENA, la participation à la commission Attali de « libération de la croissance française », la participation au cabinet Hollande à l’Élysée, puis la nomination à Bercy (ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique) pour y réaliser une loi qui applique les préconisations de la commission Attali.

    L’ennemie de la vie, ce n’est pas simplement la finance, c’est l’industrie. L’ennemie du peuple, ce n’est pas seulement la banque, c’est la technocratie

    Vous le dites à votre façon, Albin Serviant, dans l’article du Monde du 4 avril : Macron, contrairement aux vieux politiciens, a le « charisme » pour « convaincre les gens que ses solutions pour l’économie sont faites pour eux ». Alors que ces solutions, évidemment, sont faites contre eux, comme s’en rendent compte un peu tard bon nombre d’auto-entrepreneurs qui s’étaient inscrits comme chauffeurs sur les plate-formes d’Uber.

    Vous et vos collègues de tous les pays pourrez continuer de semer le chaos tout en daubant sur les losers de France, d’Angleterre et de Navarre. Vous pourrez déverser votre mépris sur ces franges de populations apparemment ou réellement réticentes à votre Meilleur des Mondes. Surtout, ne vous arrêtez pas, parce que votre franchise et votre arrogance naturelles pourraient nous être d’un certain secours pour qu’une majorité comprenne, finalement, qu’il faut absolument arrêter votre maudit train.

    #Macron #French_Tech #libéralisme #surnuméraires #technique #technologie #technocratie #innovation

    https://seenthis.net/messages/603136 via Aude



  • Les affinités écologiques de la #gauche
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280517/les-affinites-ecologiques-de-la-gauche

    Depuis toujours, la gauche est un creuset de théories et de luttes écologiques, mais celles-ci ont été recouvertes par d’autres récits d’émancipation, au nom des Lumières, des luttes sociales et contre les discours réactionnaires de défense de la nature. C’est ce que démontre le philosophe #Serge_Audier dans La Société écologique et ses ennemis. Entretien vidéo.

    #Culture-Idées #anarchie #Ecologie #Histoire #libéralisme #socialisme


  • #Kaushik_Basu : « Pour sauver la #Mondialisation, il faut passer du partage de la pauvreté à celui des profits »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/260517/kaushik-basu-pour-sauver-la-mondialisation-il-faut-passer-du-partage-de-la

    Kaushik Basu, ancien économiste en chef de la Banque mondiale de 2012 à 2016, est un critique de l’économie libérale classique. De passage à Paris, il donne sa vision de l’économie, de la nécessité de la coopération et de l’importance de changer de logique pour la mondialisation.

    #Economie #economie #Economie_sociale_et_solidaire #libéralisme


  • « Le Destin de l’Occident » : une réponse libérale au #populisme
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130517/le-destin-de-l-occident-une-reponse-liberale-au-populisme

    Le livre de #Bill_Emmott recoupe les enjeux électoraux aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Pas d’ouverture sans égalité des droits et des chances.

    #Economie #croissance #Donald_Trump #égalité #libéralisme #Mancur_Olson #Occident #ouverture #société_ouverte #Suède #The_Economist


  • La fin du salariat ou le renouveau de l’exploitation | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2017/03/16/la-fin-du-salariat-ou-le-renouveau-de-lexploitation
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2017/03/save_robot_970_1.jpg

    Pendant que tout le monde fait mine de s’esbaudir devant les habits neufs de l’empereur, la vie politique se vide de toute substance et se limite au seul combat des chefs, spectacle non seulement fort peu intéressant, mais également manœuvre de diversion qui nous écarte de tout questionnement sociétal, de toute réflexion quant à la société actuelle, son fonctionnement, les forces qui la travaillent et ce vers quoi nous aspirons réellement à aller.

    #chômeur #confiscation #démocratique #débat #libéralisme #propagande #société #travail

    https://seenthis.net/messages/578870 via Agnès Maillard



  • Le #libéralisme furtif d’Emmanuel Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/120317/le-liberalisme-furtif-d-emmanuel-macron

    Libéral, le programme présidentiel d’Emmanuel Macron ? Ce jugement catégorique, en passe de faire la quasi-uninamité chez les rivaux du candidat d’En Marche !, en dit plus sur l’état idéologique du pays que sur les propositions elles-mêmes. Parti pris.

    #Economie #agriculture #Andreas_Schleicher #APE #Areva #éducation #Emmanuel_Macron #En_marche #entreprises #Frédéric_Bastiat #OCDE #Renault



  • Pré-publication...

    Le 14 novembre 2015, j’ai été laissée la tête dans le caniveau par un automobiliste qui, suite à une dispute avec la personne auprès de qui je roulais à vélo, m’a percutée volontairement. Malgré la qualification des faits en « violence avec arme par destination » par la police et malgré l’identification du véhicule par sept témoins, l’enquête piétine encore…

    Un an avant, je venais de décrocher mon premier emploi. Le mari d’une amie, qui m’avait proposé le boulot, après m’avoir recrutée, m’a inexplicablement tenue à l’écart de son équipe. Il a requalifié à deux reprises mon emploi, me privant des moyens d’accomplir ma mission et me plongeant dans une grande détresse que j’ai pu partager avec mes ami-es sans en être plus avancée pour comprendre ce qu’il m’avait fait subir.

    Que nous font les victimes ?
    De ces deux mésaventures je tire quelques enseignements qui ont trait au fait que nous avons du mal avec les victimes. Alors que les paroles des victimes semblent omniprésentes, imposant leur présence lacrymale sur les écrans, réclamant le retour de la peine de mort ou des atteintes toujours plus graves aux libertés civiles ou à l’état de droit (cette semaine une mairie a expulsé un camp de Rroms suite à une agression), finalement l’existence de « bonnes » victimes et de « mauvaises » nous renseigne sur le fait que ce ne sont pas d’elles qu’il est question. Certaines sont utiles au pouvoir et d’autres ne le sont pas, voire sont justement victimes de celui-ci. L’enquête sur la famille de Théo, jusqu’ici impeccable victime de violences policières, a opportunément fuité pour couper court, espère-t-on, à l’empathie qu’on pouvait avoir pour un jeune homme dont le principal tort était d’avoir croisé une patrouille de flics pensant avoir carte blanche pour se livrer à leurs violents instincts. Théo coupable de quoi que ce soit, cela change-t-il quelque chose au viol qu’il a subi ? Pour beaucoup d’entre nous, c’est le cas : à moins de faire sens, d’entrer dans le système de représentation qui a cours communément et qui est souvent celui du pouvoir, la violence nous plonge dans le désarroi et nous préférons éviter de la regarder en face. Les victimes ne trouveront autour d’elles que regards fuyants et gêne.

    Prière de ne pas ressasser
    Il faut dire que les victimes sont pénibles. Elles sont autocentrées, toutes occupées à ressasser ce qui a fait basculer leur vie. Dès 1946, nous apprend Charlotte Lacoste dans Séductions du bourreau (PUF, 2010), le public s’était lassé du sempiternel récit des victimes de la Shoah et leur reprochait de ne pas aller de l’avant. Même quand il s’agit d’un crime inédit par son caractère massif et par sa violence, il est acceptable de demander aux victimes de tourner la page un peu plus vite. Dans l’idéal, il eût fallu que les rescapés des camps nous rassurassent (« C’est passé, c’est passé ») en moins de temps qu’il n’en faut pour pleurer un proche. L’indécence avec laquelle on peut exiger de ne pas entendre la souffrance d’autrui s’exprime avec d’autant plus de facilité dans le cas de violences bien anodines et qui n’engagent pas de responsabilité collective. Devant cet appel à ne pas ressasser ce qui appartient à des temps révolus, on aimerait retourner dans le passé pour voir quand le moment de la plainte était acceptable. Entre la sidération dans laquelle nous met la violence et le temps qui n’est déjà plus celui des plaintes, il ne semble pas y avoir de véritable fenêtre de tir. Le temps de comprendre ce qui nous est arrivé (l’eussions-nous compris plus tôt qu’il eût été peut-être possible de s’en protéger) et cela est déjà tombé dans ce gouffre qu’on appelle le passé et qui se situe à une épaisseur de papier à cigarettes de notre présent.

    Quand aucune vulnérabilité n’oblige
    Le refus d’entendre les plaintes des victimes tient à un autre écueil de nos sociétés, la volonté farouche de croire que nous sommes tou-tes également libres de refuser. Or, malgré un régime libéral qui garantit une égalité de droits, les vulnérabilités existent. Enfant, un adulte nous a proposé, à mes frères et à moi, de nous échanger un bel hameçon contre un trop petit, qui ne nous était plus d’aucune utilité et que nous avons vite jeté, disant ainsi adieu à nos parties de pêche. Pourquoi avons-nous accepté de nous dessaisir d’un objet qui nous appartenait au profit d’un parfait inconnu ? Parce qu’il nous le demandait. Le hameçon qui nous était proposé en échange ne nous faisait aucune, mais alors aucune envie. Mais, confiants dans l’idée qu’il ne pourrait pas nous proposer de marché inique ou intimidés parce qu’il fallait lui signifier un refus qui était un acte trop hostile, nous lui avons tendu l’objet sur lequel reposait l’un de nos plaisirs de cet été-là. Nous aurions pu accepter pire. La confiance et l’intimidation sont deux ressorts de la soumission aux desiderata d’autrui que j’observe encore autour de moi. L’acceptation de leur sort par les victimes n’absout pas les personnes qui se satisfont de passer des marchés si avantageux. Il n’y a pas de contrat qui tienne entre parties inégales et la vulnérabilité de l’autre à l’abus offre parfois des surprises. Ce sont parfois des adultes pleins d’assurance qui acceptent de se faire déposséder de leur hameçon.

    Coupables de ne pas s’être défendues
    Ainsi mon supérieur hiérarchique, pourtant assez au fait de violences au travail qu’il dénonce dans des textes académiques ou d’intervention, et avec d’autant plus de force que des femmes en sont les victimes, me dit n’avoir eu d’autre repère que ma capacité à dire non pour guider son action et me tenir pendant des mois dans un placard. Ni la confiance que je lui faisais, ni mon ignorance des us dans un milieu professionnel que je découvre, ni le pouvoir bêtement hiérarchique qu’il exerçait sur moi ne me protégeaient de lui. À la détresse de la victime il faut donc ajouter une seconde peine, le manque de reconnaissance du préjudice subi, voire la culpabilité d’être à terre. Une culpabilité que son ex-épouse (et mon ex-amie, tout est précaire), pourtant féministe, m’exprime ainsi : « Tu as dû être violée dans ton enfance pour te comporter comme ça et c’est de ta faute parce que tu n’as pas assez travaillé sur toi-même. » Rendues coupables de ce qui leur arrive ou sommées de mettre un mouchoir sur leur détresse, comment les victimes peuvent-elles se reconstruire seules ?

    #victimes #culture_du_viol #libéralisme #consentement

    https://seenthis.net/messages/573480 via Aude



  • Trump et l’Ogre Génialement Monstrueux | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2017/02/21/trump-et-logre-genialement-monstrueux
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2017/02/Chimpanzee_seated_at_typewriter-1024x815.jpg

    Pourquoi ne pas admettre que l’Amérique ne pouvait espérer meilleur président que Donald Trump ? Pour quoi ne pas admettre qu’elle s’est choisi un président à son image, conforme à sa réalité socioéconomique et non à son storytelling qui s’avoue lui-même bâti sur des rêves ? Pourquoi ne pas admettre que Donald Trump est celui qui incarne le mieux l’arrogance fondée sur une profonde ignorance, l’agressivité d’une société qui refuse d’objectiver les causes de son déclin et qui célèbre comme valeur absolue de la réussite et du succès le fait de savoir entasser un maximum de pognon pour soi, au détriment de tous les autres ?

    #agriculture #catastrophe #civilisation #débat #fascisme #Les_Affabulateurs #libéralisme #politique #science #technologie #OGM

    https://seenthis.net/messages/571992 via Agnès Maillard



  • Emmanuel #Macron, le signe que nous approchons du stade terminal de la crise de régime | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/134492/macron-populisme-elites

    Pour survivre à la crise, le #libéralisme est tenté par l’adoption d’une contestation de façade des régimes qui lui ont permis de s’installer. En cherchant à agglomérer autour de sa candidature et de son discours « contestataire » des groupes sociaux aux aspirations différentes, Emmanuel Macron annonce en fait que nous approchons du stade terminal de la crise de régime de la Ve République et de l’Union européenne.

    https://seenthis.net/messages/562396 via Sylvain Manyach


  • Du moment wallon au moment italien : le crépuscule du social-libéralisme ?
    http://www.medelu.org/Du-moment-wallon-au-moment-italien

    rois événements ont marqué l’actualité du centre-gauche européen dans les derniers mois de l’année écoulée. Tous semblent pointer vers un affaissement historique du social-libéralisme, autrement dit la #Social-démocratie telle qu’elle s’est adaptée au système-monde néolibéral, postfordiste et post-Guerre froide. Qu’il s’agisse de la contestation des traités de #Libre-échange négociés en coulisses par les socialistes wallons, du renoncement de François Hollande à se représenter à la présidence de la République, ou (...)

    #La_social-démocratie_dans_tous_ses_états

    / #Oreille, #Libéralisme, Social-démocratie, Libre-échange


  • #ERNESTO_AGUILAR : Un nouveau livre, The End of Patriarchy : Radical Feminism for Men , force les progressistes et la gauche à rendre des comptes aux femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/01/06/un-nouveau-livre-the-end-of-patriarchy-radical-feminism-for-men-f

    Aujourd’hui éloignées dans le rétroviseur, les années (de Bill) Clinton ressemblent à un tournant pour la stratégie contemporaine des mouvements sociaux. À partir de cette génération de jeunes, la politique progressiste a été reformulée pour sembler plus « inclusive », sans toutefois résoudre certaines contradictions, au milieu d’une succession de pertes subies par la Maison Blanche. Cela a fonctionné, mais peut-être trop bien. Le pays conclut aujourd’hui huit ans d’une première présidence afro-américaine, avec une politique d’évitement des enjeux raciaux et de lourdes interventions militaires à l’étranger aussi bien que de déportations au pays. Et, comme le fait remarquer Jodi Dean dans The Communist Horizon, des idées comme la diversité et le dialogue font maintenant partie de la culture d’entreprise internationale. C’est un changement. Est-ce une victoire ? Le verdict à ce titre demeure ambigu.

    Il est impossible de lire le livre de #Robert_Jensen, The End of Patriarchy , sans tenir compte de cette incohérence politique. Désireux de présenter le féminisme radical aux hommes et au mouvement progressiste plus large, qui y sont souvent opposés (comme d’ailleurs le mouvement féministe général et les études de genre), Jensen rame à contre-courant d’une tendance vieille de 30 ans. En effet, dans son aspiration à simplifier à l’extrême son message, la politique de gauche, qu’elle soit modérée ou orthodoxe, a rejeté le féminisme radical au profit de toutes sortes de concepts à la mode et de postures affichées sur des médiaux sociaux comme Tumblr, pour faire aujourd’hui des choix individuels l’enjeu primordial. Néanmoins, Jensen, en progressiste de longue date dont les vues sur la justice raciale et de genre lui ont mis à dos une foule de gens, allant des anarchistes à l’extrême-droite, continue de soulever des questions complexes auxquelles le gauchisme n’a pas de réponse claire, même une génération et demie après les années Clinton.

    Une partie de l’inconsistance du libéralisme a sans doute été d’assujettir les notions naissantes de choix et d’identité à un libertarisme radical qui s’avère subjectif à l’extrême, voire destructeur. http://tradfem.files.wordpress.com/2017/01/cover-end-of-patriarchy.jpg?w=247&h=385

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/01/02/end-patriarchy-radical-feminism-men-forces-liberals-left-towards-ac

    L’auteur de cette recension, Ernesto Aguilar, est écrivain et producteur de médias communautaires .
    #Gauche #féminisme_radical #proféministe #libéralisme

    https://seenthis.net/messages/558324 via Tradfem


  • Questionnements démocratiques | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/12/08/questionnements-democratiques
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/12/DSC05555D-1024x683.jpg

    Voilà déjà des mois que l’on nous bassine avec les prochaines élections présidentielles, comme s’il s’agissait là de l’alpha et de l’oméga de la vie démocratique contemporaine. Et il y a fort à parier que ce matraquage ne va aller qu’en s’amplifiant à mesure que l’on s’achemine vers l’échéance, à croire que plus rien ne se passe, que plus rien ne compte et qu’il n’y a rien de plus important au monde que de glisser un bout de papier dans la fente.

    #confiscation_démocratique #démocratie #élection #entreprise #libéralisme #liberté #lutte #médias #politique #société #Basta

    https://seenthis.net/messages/549546 via Agnès Maillard


  • François Fillon et Margaret Thatcher : même combat, vraiment ?
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/24/31001-20161124ARTFIG00148-francois-fillonet-margaret-thatcher-meme-combat-v
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2016/11/24/XVM8c2a80c0-b23b-11e6-8924-aaf6bf1e52ea.jpg

    En dehors de l’Europe où la volonté de limiter le rôle de l’Union à quelques politiques essentielles, de renforcer le rôle du Conseil, c’est-à-dire des Etats et de restreindre l’influence de la CEDH ( Convention européenne des droits de l’homme), quitte à en sortir, font écho au discours de Bruges de Margaret Thatcher en 1988, en dehors de la réforme du marché du travail ( faire de l’accord d’entreprise la norme, supprimer le monopole de la représentativité syndical) le projet de François #Fillon n’est pas comparable

    Focalisée sur les déficits budgétaires, la Dame de Fer [#Thatcher] avait choisi d’augmenter les impôts quitte à provoquer la récession. En parallèle à la baisse de 100 milliards des dépenses publiques sur cinq ans et à la réduction de 500 000 emplois publiques, François Fillon accepte une hausse du déficit public jusqu’à l’amélioration de la conjoncture. Il est contre le traité #TAFTA et ne fait pas « libre échange l’Alpha et l’Omega de la politique économique ». Il est partisan de l’État stratège et ne prévoit aucune privatisation. Autant de points qui l’éloignent de sa devancière.

    #économie #libéralisme #neo-libéralisme #ordo-liberalisme


  • L’inquiétant programme sécuritaire de François Fillon – Nicolas Bourgoin
    https://bourgoinblog.wordpress.com/2016/11/28/linquietant-programme-securitaire-de-francois-fillon
    https://bourgoinblog.files.wordpress.com/2016/11/4916056_7_a75c_francois-fillon-alors-premier-ministre-salue_f7c10c7ee0addefe3c84eb7ce754ddc7.jpg

    Le programme de François Fillon pour les élections présidentielles ne déroge pas à la règle : « #libéralisme  » signifie en réalité plus de libertés pour la finance et le patronat et moins pour les citoyens ordinaires. À chaque fois qu’un gouvernement dérégule l’#économie et fait des cadeaux aux actionnaires, il promulgue de nouvelles lois liberticides et serre le verrou #sécuritaire. Sarkozy avait en son temps usé sans vergogne de cette politique : bouclier fiscal pour les riches, matraques pour les pauvres . C’était sous son quinquennat, particulièrement féroce pour le monde du #travail, qu’avaient été votées le plus grand nombre de lois sécuritaires : exactement 62, soit une tous les deux mois.

    François Fillon n’a pas oublié les recettes politiques de celui dont il a été Premier ministre : comment faire accepter aux populations une baisse de leur niveau de vie avec la hausse de la TVA ? un recul des services publics avec la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires ? une dégradation du système de santé avec le sabordage de la Sécurité sociale ? une hausse de la durée de travail jusqu’à 48 heures par semaine ? un recul de l’âge de départ à la retraite synonyme de baisses de cotisations ? Réponse : par la fiction d’un État protecteur au service de la sécurité des citoyens. Plus concrètement, en agitant des menaces médiatiquement grossies sur fond de crise identitaire et annoncer en même temps de nouvelles mesures pour y faire face. Et au besoin, les moyens investis dans l’appareil de #répression seront toujours utiles pour mater la contestation sociale que cette politique ultralibérale ne manquera tout de même pas de provoquer…

    https://seenthis.net/messages/546584 via Agnès Maillard



  • La #victoire des laissés pour compte | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/11/09/la-victoire-des-laisses-pour-compte
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/11/Donald-Trump-President-1.jpg

    L’#élection de Trump, c’est la victoire des perdants et de tous ceux (encore plus nombreux) qui ont conscience d’être à présent bien engagés à leur tour sur la planche savonneuse : ceux qui peinent à rembourser le crédit de leur maison en planches, qui se crèvent la vie et la santé avec plusieurs boulots pour continuer à surnager, qui préfèrent payer l’amende Obamacare plutôt que de continuer à se saigner pour une assurance santé qui bouffe leur budget tout en ne les couvrant pour rien, qui jonglent avec leurs cartes de crédit pour arriver à boucler la fin du mois et qui voient bien que malgré tous leurs efforts et leur adhésion aux valeurs du #libéralisme débridé et prétendument méritocratique, ils n’arriveront plus à amasser assez d’argent pour offrir une éducation suffisante à leurs enfants, un avenir, une chance, ni même un lambeau du #rêve américain.

    https://seenthis.net/messages/540721 via Agnès Maillard


  • Lors d’une commémoration du centième anniversaire de François Mitterrand, François Hollande s’est présenté comme son successeur naturel. La chose a surpris ceux qui associent uniquement l’ancien président de la République à des orientations très progressistes. En réalité, après un démarrage en trombe (nationalisations, abolition de la peine de mort, retraite à 60 ans, extension des droits syndicaux, etc.), Mitterrand a mis en œuvre des politiques économiques néolibérales tout à fait classiques — un virage analysé dès 1984 dans nos colonnes par Alain Lipietz. Et il a presque toujours cultivé d’excellentes relations avec Ronald Reagan.

    Un socialisme français aux couleurs du #libéralisme
    https://www.monde-diplomatique.fr/1984/03/LIPIETZ/37893 #st
    http://i.f1g.fr/media/ext/1280x580_crop/www.lefigaro.fr/medias/2014/02/06/PHO517b9bda-8f39-11e3-9e60-27396627b8cc-805x453.jpg

    Fureur à l’Elysée…
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/HALIMI/53203

    Mais l’atlantisme des #socialistes français peut invoquer un précédent encore plus éclatant. Le 24 juin 1981, François Mitterrand expliqua à M. George H. Bush, alors vice-président des Etats-Unis, pourquoi il venait de nommer quatre ministres communistes. « Les communistes ont accepté de s’humilier en échange de quatre postes gouvernementaux. (...) Je peux parfaitement les renvoyer s’ils ne font pas l’affaire. (...) Ils seront de force associés à ma politique économique et seront donc dans l’impossibilité de susciter des remous sur le plan social. » Le journaliste Philip Short, qui a consulté les comptes rendus officiels de cette rencontre, estime que celui qui était alors le bras droit de Ronald Reagan repartit adouci par une telle plaidoirie. « Grâce à vos explications, déclara-t-il à Mitterrand, nous y voyons beaucoup plus clair. »

    Le président Reagan fut à son tour tout à fait rassuré quand, moins de deux ans plus tard, Paris expulsa d’un seul coup quarante-sept diplomates soviétiques. Ils étaient soupçonnés d’espionner la France. « Les Russes doivent comprendre qu’ils n’ont pas affaire à un ventre mou. Dès qu’ils l’auront compris, cela marchera mieux », avait alors conclu le chef de l’Etat français.

    L’Europe de François Mitterrand ?
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/HALIMI/20386

    M. Jean-Luc Mélenchon n’est pas moins critique de la politique européenne des trente dernières années. Il est même plus indigné : « Il faut travailler au marteau-piqueur pour arracher les racines profondes que le cancer de l’Europe libérale a incrustées dans la chair de notre République. » Fédéraliste hier, il estime dorénavant qu’«  il n’existe pas un seul exemple d’un mieux social quelconque qui soit venu de l’Europe en France. Pas un ! ». Mais, curieusement, son réquisitoire exonère l’ancien président socialiste de toute responsabilité dans la situation qu’il décrit. Or M. Mélenchon fustige la répartition toujours plus inégale de la valeur ajoutée entre travail et capital, la contre-révolution fiscale, l’envol de la pauvreté, les investisseurs qui gagnent de l’argent en dormant, l’indépendance des banques centrales, l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. Fort bien, mais peut-on cogner aussi fort qu’il le fait, pourfendre la droite, la social-démocratie européenne, les actuels socialistes français et, simultanément, continuer à glorifier Mitterrand ?


  • Valeurs actuelles | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/09/26/valeurs-actuelles
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/09/DSC04493pt-1024x683.jpg

    — sauf miracle ou imprévu, en 2017, La Le Pen va gagner !

    C’est le genre de choses qui prend bien la mesure de la tablée, avec les réactions spontanées et néanmoins bien marquées que cela déclenche immanquablement. D’un côté, les jeunes aspirants trentenaires, mais pas encore, qui opinent du chef dans l’élan. De l’autre, les quadras bien tassés et plus, qui balaient l’assertion d’un revers de la main : au premier tour, surement, mais elle n’ira jamais au-delà.

    #démocratie #élection #fascisme #histoire #inégalités #libéralisme #politique #société

    https://seenthis.net/messages/528000 via Agnès Maillard