• Météo des neiges, télévision de riches : Enquête sur le monopole des classes supérieures sur la #télévision - FRUSTRATION
    http://www.frustrationlarevue.fr/meteo-neiges-television-de-riches-enquete-monopole-classes-superi
    http://www.frustrationlarevue.fr/wp-content/uploads/2017/03/poidstélé.png

    Alors pourquoi la #météo des neiges est-elle programmée à une heure de grande écoute ? C’est parce que la télévision montre beaucoup plus de membres de la #classe supérieure que de gens des classes populaires. On entend souvent dire que la télévision serait un organe de #propagande du gouvernement ou le temple de la bêtise ou du consumérisme. Mais ce qui saute aux yeux d’abord c’est qu’elle fait des membres de la classe supérieure la référence obligée de tous les autres. Cette surreprésentation a des conséquences sur nos perceptions de la société – elles contribuent par exemple à notre méconnaissance des inégalités : ces couples de cadres avec trois enfants et une grande maison comme ceux du programme court « Parents mode d’emploi » sur France 2 deviennent la norme du « Français moyen » alors qu’ils font de fait partie des classes supérieures.

    Mais cela a aussi des conséquences politiques : sur chaque sujet, ce sont d’abord des membres de la petite ou moyenne bourgeoisie qui s’expriment, donnant leur point de vue comme valant pour tous les autres et contribuant à valider certaines réformes et décrédibiliser certains mouvements sociaux. On interroge ainsi beaucoup plus souvent des entrepreneurs que des salariés pour parler des vertus d’un rétrécissement du code du Travail.

    #inégalités #médias #domination

    https://seenthis.net/messages/577505 via Agnès Maillard



  • Comment Facebook achète la presse française | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/011217/comment-facebook-achete-la-presse-francaise

    https://static.mediapart.fr/files/2017/12/01/facebook-euros.png

    Comment Facebook achète la presse française
    1 décembre 2017 Par Nicolas Becquet (Observatoire européen du journalisme)

    TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde... Depuis 2016, Facebook verse des millions d’euros à plusieurs grands médias français pour produire des contenus vidéo sur son réseau social. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les « petits médias ».

    Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique.

    De l’innocente et ludique chasse aux « likes » des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

    Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. À force de shoots aux statistiques flatteuses, les éditeurs se sont convaincus de leur succès naturel auprès d’une audience manifestement ultra réceptive à leurs contenus : l’eldorado providentiel des internautes.

    Mais la descente est déjà en vue. Facebook a visiblement l’intention de faire éclater cette bulle enchantée en faisant passer à la caisse ses consommateurs les plus accros aux « likes » et au trafic généré sur leur site via le réseau social. Dans les rédactions, on travaille quotidiennement à la production de contenus conçus pour la plateforme de Mark Zuckerberg.

    Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Quelles sont les conséquences sur le travail des équipes chargées « d’alimenter » Facebook, notamment en vidéos et en « lives » ? Et surtout, comment le réseau social est-il parvenu à convaincre autant de médias économiquement à bout de souffle de travailler pour sa plateforme ? Zoom sur une redoutable stratégie qui met à l’épreuve l’agilité des rédactions.

    La stratégie des VIP–VRP

    Fin octobre, Facebook a donné un coup de semonce à ceux qui pensaient avoir trouvé une voie directe et gratuite vers une audience captive de masse. En testant la possibilité de créer un fil d’actualité séparé pour les publications non sponsorisées des pages professionnelles (en marge du fil d’actualité classique dédié aux posts des proches, aux contenus sponsorisés et aux publicités), Facebook a clairement lancé un avertissement aux marques, entreprises, institutions, ONG et médias en quête de visibilité : rien n’est gratuit. Cette stratégie intervient alors que les éditeurs n’ont jamais autant travaillé pour le réseau social et jamais autant créé de contenus sur mesure venant alimenter les « timelines » des utilisateurs.

    Les volumes d’audience en jeu n’expliquent pas à eux seuls cette productivité spontanée et inégalée. À partir de juin 2016, plusieurs grands médias américains ont été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et servir de laboratoire technique et publicitaire à Facebook. En effet, pour donner envie aux médias, Mark Zuckerberg a mis en place un véritable réseau de représentants VRP capables de faire la démonstration de l’incroyable efficacité des nouveaux formats mis sur le marché.

    Le New York Times, CNN, le Huffington Post, Buzzfeed, Vox, Mashable ou encore Condé Nast… le fondateur de Facebook a rassemblé des représentants VIP dans sa « dream team ». Modèles de réussite sur le marché digital, ces médias portent une solide réputation. Ils sont capables de produire à grande échelle et leurs contenus sont lus dans le monde entier.

    Pour les convaincre, Facebook a dû se montrer très persuasif. Selon un document révélé par le Wall Street Journal en juin 2016, Mark Zuckerberg a ainsi fait un chèque de 50 millions de dollars répartis en 140 contrats de partenariats avec des médias et des célébrités, dont 17 de plus d’un million de dollars (près de 3 millions pour le New York Times et Buzzfeed, 2,5 millions pour CNN). Une goutte d’eau comparée aux 10 milliards de dollars de recettes trimestrielles de Facebook, soit 47 % de plus qu’au même trimestre de l’année précédente.

    Le deal est simple : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, « Facebook Live », reportages à 360°, « Instant Articles »… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

    Des millions d’euros versés aux principaux médias français

    Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque la renommée des médias enrôlés, combinée à un puissant soutien des algorithmes, a contribué à imposer de nouveaux formats en moins d’un an et à l’échelle mondiale. Alléchés par la masse de clics, les éditeurs du monde entier se sont lancés dans l’aventure… couronnant de ce fait la stratégie de Facebook.

    Un système spécifique aux États-Unis ? Pas du tout. En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle. TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées. Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook.

    Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de « lives » sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter.

    À LCI par exemple, la rédaction doit produire 14 heures de direct par mois et chaque « live » doit durer entre 6 et 20 minutes. Un timing précis qu’il vaut mieux respecter car les contrôles sont stricts, explique-t-on en interne. Il faut dire que la chaîne a tout intérêt à garder de bonnes relations avec son mécène. Selon un salarié, l’argent de Facebook versé sur la période aurait financé les deux tiers de la rédaction web. Mais les contributions financières de Facebook ne s’arrêtent pas là. Il a participé au financement d’un studio flambant neuf pour que la chaîne puisse réaliser des « Facebook Live » lors de la campagne présidentielle. Une dépendance financière qui s’ajoute à celle du trafic généré sur le site, via le réseau social, qui représente entre 30 et 40 % des visites.

    RTL a également bénéficié des euros de Facebook pour son studio dédié aux lives, au même titre qu’Europe 1 pour installer une « Facebook Room » et un « Story Studio Instagram » dans le bus qui a sillonné la France pendant la campagne électorale.

    Enfin, la firme de Menlo Park apporte un soutien aux médias sous la forme de conseils techniques pour exploiter au mieux l’algorithme chargé de hiérarchiser les publications et comprendre les subtilités des statistiques d’audience, notamment avec la mise à disposition de CrowdTangle, une solution propriétaire d’analyse du trafic.

    Du côté de Facebook, on assume ces contributions financières, mais on en minimise l’importance : « Voir les collaborations de Facebook uniquement à travers des partenariats rémunérés est réducteur. Notre rôle au quotidien est de travailler conjointement avec les médias au développement d’outils destinés à enrichir leur expérience sur Facebook. Cela passe par beaucoup d’échanges et des phases de tests durant lesquels il a pu nous arriver d’indemniser nos partenaires. Les médias prennent du temps pour utiliser nos nouveaux produits et partager leurs retours avec nous et il nous semble donc normal qu’ils obtiennent une compensation pour cela. Cela s’inscrit toujours dans un cadre temporaire le temps de l’expérimentation », explique Edouard Braud, le directeur des partenariats médias pour l’Europe du sud.
    Un système gagnant-gagnant ?

    Après des débuts laborieux, une communication maladroite et des cahiers des charges trop contraignants, Facebook a massivement investi dans ses relations avec les médias à partir de 2010. Désormais, la « Media Partnership Team » multiplie les initiatives comme le « Facebook Journalism Project » ou le « Listening Tour », débuté en juin 2017, dans les rédactions.

    Alors que la sphère médiatique s’alarme régulièrement de la dépendance aux « actionnaires milliardaires » ou de la proximité avec le pouvoir politique, la dépendance à Facebook ne semble pas émouvoir outre mesure. Au contraire, les partenariats sont vécus comme de belles opportunités pour expérimenter et se rapprocher de l’audience.

    À L’Obs, Aurélien Viers, responsable du pôle visuel est très enthousiaste : « Ce partenariat nous permet d’aller plus loin dans nos expérimentations sans bouleverser notre organisation. Grâce aux outils fournis, nous avons pu créer des formats vidéo originaux qui connaissent de beaux succès en ligne. La pratique régulière du "Live social", depuis le terrain, a instauré une nouvelle relation avec l’audience, plus spontanée et plus dynamique. On peut dire que Facebook condense tous les nouveaux défis liés à la vidéo, en termes de storytelling, de créativité et de capacité à se démarquer dans un environnement très concurrentiel. »

    Mais en coulisses, dans les médias partenaires, les dents grincent, notamment du côté des régies publicitaires et des services commerciaux impliqués dans une lutte acharnée et vaine contre leur principal concurrent, l’ogre Facebook. « Devant les "valises de billets" apportées par Facebook, les régies n’ont pas leur mot à dire, explique un journaliste en off. Et lorsque Facebook teste ses nouveaux formats publicitaires mid-roll sur nos propres productions, l’exaspération est à son comble. »

    L’efficacité de la plateforme désespère les éditeurs englués dans des stratégies (trop) complexes de rétention de l’audience, comme l’explique ce cadre en charge du numérique : « Quand un internaute, avant de pouvoir finalement regarder une vidéo sur un site, doit cliquer sur un lien, attendre de longues secondes le chargement de la page puis fermer une ou deux fenêtres de pub pour finalement devoir patienter devant une publicité de trente secondes, le constat est sans appel, on ne peut pas rivaliser. On ne joue pas dans la même division que Facebook et son autoplay instantanée. »

    Michaël Szadkowski, rédacteur en chef du site et des réseaux sociaux du Monde, explique n’avoir fait aucune concession éditoriale et garder un contrôle total sur le contenu, une condition sine qua non du partenariat. « L’argent versé n’a pas fondamentalement changé notre façon de travailler. La production de vidéos était déjà une priorité pour nous, avec une équipe de quinze personnes dédiées. On poste plus de contenus qu’avant sur la plateforme, c’est sûr, mais je préfère que Facebook fasse vivre les médias plutôt qu’il se mette à créer et à imposer ses propres contenus. Facebook a changé de dimension, ses dirigeants ont compris qu’on ne pouvait plus demander aux médias de produire gratuitement des contenus et de la valeur, pour ensuite les monétiser auprès des annonceurs. » Un constat valable pour les seuls partenaires et pour une durée limitée.

    Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, un média vidéo présent uniquement sur les réseaux sociaux, ne tarit pas d’éloges sur sa collaboration avec Facebook. Il s’agit d’un « partenariat de travail » qui ne comporte aucun volet financier. « Facebook nous donne beaucoup de conseils utiles pour faire décoller l’engagement sur nos vidéos. Il nous informe également sur les formats en vogue dans le monde entier. En septembre, nous avons par exemple été invités à Dublin pour participer à une conférence où étaient réunis 35 médias nés en ligne. Les échanges ont été très enrichissants. Enfin, Facebook met à notre disposition CrowdTangle, un outil très performant qui permet d’analyser l’engagement de l’audience sur les réseaux sociaux. Si on devait payer pour l’utiliser, pas sûr qu’on pourrait se le permettre. »

    Comme pour Le Monde et L’Obs, Brut perçoit la collaboration avec Facebook comme un véritable avantage concurrentiel et croit à la pérennité de son modèle : « Cela ne nous fait pas peur d’être Facebook dépendant, pas plus qu’un producteur qui travaille avec une chaîne de télévision. Par ailleurs, il ne nous donne pas d’argent et pourtant Brut sera rentable en 2018, c’est qu’il existe bien un business model sur les réseaux sociaux. »

    Edouard Braud l’affirme, Facebook fait tout pour donner le maximum d’autonomie aux médias : « Tous nos produits sont faits de telle sorte qu’ils ne créent pas de dépendance. Nous les concevons pour qu’ils enrichissent l’expérience des médias et les aident à créer de la valeur grâce à Facebook. Cela peut se faire à la fois au sein de notre environnement mais également en dehors. C’est pourquoi nous développons notamment des outils qui permettent de générer de la valeur dans les environnements propriétaires des médias comme sur "Instant Articles" avec les modules d’abonnement aux newsletters, de téléchargement d’applications… »

    Un miroir aux alouettes et un danger pour les « petits médias »

    En dehors des médias partenaires, rares sont les rédactions disposant des ressources et de la flexibilité nécessaires pour faire face aux exigences de Facebook. En l’absence d’incitation financière ou de revenus récompensant les contenus produits pour le réseau social, les petits médias s’essoufflent à force de vouloir tirer profit de l’audience et des redoutables outils mis à disposition. Résultat, un écosystème à deux vitesses s’est progressivement mis en place, doublé d’une stratégie kamikaze des médias, dont la production vidéo est un exemple éclairant.

    Passage en revue des raisons pour lesquelles la plupart des médias n’ont que peu d’intérêts à se lancer dans la production de vidéos sociales :

    La production de vidéos est complexe, chronophage et coûteuse, surtout pour les titres de presse écrite dont ce n’est pas le métier. Mettre en place un workflow spécifique et former ou embaucher des journalistes capables de tourner et de monter des vidéos sociales représentent un coût considérable. Dans le domaine, la rentabilité reste souvent un concept.
    La professionnalisation fulgurante des contenus. Les vidéos postées sur le réseau social ressemblent de plus en plus à des productions télévisuelles, ce qui tend à disqualifier les médias incapables de suivre les standards de qualité en vigueur. Aujourd’hui, la majorité des « lives » Facebook est réalisée avec plusieurs caméras, à l’aide d’une régie.
    La versatilité des formats recommandés. Pendant six mois, Facebook nous incite à produire des vidéos de moins d’une minute consultable sans le son. Le mois suivant, il faut produire des séquences d’une minute trente minimum, sans quoi l’algorithme pourrait bouder nos contenus. Trente petites secondes de plus qui imposent de repenser les formats et réorganiser sa chaîne de production.
    Le paradoxe de l’engagement. Par expérience, les contenus vidéos postés sur Facebook sont ceux qui apportent le moins de trafic sur les sites. Ils suscitent un fort engagement, mais sont consultés exclusivement dans le fil d’actualité, et peu sur les sites. Pourtant, les médias redoublent d’efforts pour produire des vidéos natives et non rentables. Enfin, comme sur YouTube, l’actualité est loin de faire partie des contenus les plus consultés sur Facebook.
    La supercherie des données d’audience. Comprendre et analyser les chiffres d’engagement fournis par le réseau social demande de la patience et des compétences solides. Des chiffres dont la fiabilité est sujette à caution. En 2016, Facebook a admis avoir surévalué les statistiques de consultation des vidéos de 60 à 80 %, et ce, pendant deux ans ! Une « erreur technique » a été invoquée. Une excuse grossière qui pourrait faire sourire si elle n’avait pas un impact énorme sur les investissements publicitaires et sur les moyens mis à disposition par les médias pour produire des vidéos. Quand on culmine à plusieurs centaines de milliers voire des millions de vues par vidéo, les marges d’erreur n’ont pas de grandes conséquences, mais lorsqu’une stratégie vidéo est évaluée sur la base de quelques milliers de clics, alors dans ce cas, les implications peuvent être sérieuses.
    Le chantage au « reach » et la tentation du « boost ». La présence de tous les acteurs sur la plateforme engendre une course à l’attention inédite qui aboutit à une saturation des « timelines » et à une baisse de la visibilité des contenus, intelligemment orchestrée par Facebook. Une chute importante de la portée des publications peut contribuer à déstabiliser les fragiles « business model » des médias. Et la tentation de payer pour maintenir sa popularité, généreusement offerte par la plateforme, n’est plus une exception dans les rédactions. Les contenus sponsorisés se multiplient et les médias se transforment en client de la régie publicitaire de Facebook.

    Facebook a gagné. Les nombreux paradoxes évoqués ci-dessus en sont les meilleures preuves. La servitude volontaire dont font preuve les médias peut être analysée au prisme de leur situation financière, mais difficile de dire quelles en seront les conséquences à long terme. Des sacrifices nécessaires sur l’autel de la transition numérique ? Peut-être, mais attention, la dépendance n’est pas seulement financière, elle est également technique pour l’accès aux outils de production et de diffusion de l’information, elle pèse aussi sur les contenus et contribue à l’uniformisation des formats à l’échelle mondiale et surtout, elle influence et rythme le quotidien et l’organisation des rédactions.

    Le paysage médiatique français s’alarme régulièrement du manque d’indépendance des médias face aux actionnaires-industriels-milliardaires. Pourtant, ces mêmes médias permettent l’instauration progressive d’une menace tout aussi toxique pour l’avenir des médias et de la démocratie, celle du soft power, de l’argent et de l’écosystème des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple).

    #réseaux_sociaux #facebook #presse #médias #naufrage

    https://seenthis.net/messages/649163 via Reka


  • Les #médias numériques américains à la peine (en fait, on sait pas trop)
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/25/les-medias-numeriques-americains-a-la-peine_5220415_3234.html
    http://img.lemde.fr/2017/11/26/0/0/3500/2333/1068/0/60/0/e48add3_12138-19yfplt.8m08.jpg

    D’autres signes illustrent ce coup de froid : BuzzFeed et Vice Media, deux grands « pure players » mêlant info et divertissement à destination d’un public jeune, n’atteindront pas leurs objectifs de chiffre d’affaires en 2017, a annoncé le Wall Street Journal, le 16 novembre. Le premier devrait rater « de 15 % à 20 % » sa cible de 350 millions de dollars ; le second ne pas engranger les plus de 800 millions de dollars prévus. « Même BuzzFeed, l’un des médias numériques les plus puissants, est confronté à des incertitudes. C’est terrifiant pour tous les autres », analyse le journaliste senior de Newsweek Zach Schonfeld.

    Le buzz négatif actuel – d’aucuns vont jusqu’à parler d’« apocalypse numérique » – est à la mesure de l’euphorie passée. Les deux tendances sont nourries par une opacité à propos des chiffres : Vice Media et BuzzFeed ne « commentent pas » leurs revenus et ils n’indiquent pas s’ils sont rentables.

    Lire aussi « Métamorphoses du paysage médiatique américain, par Rodney Benson (@mdiplo, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/BENSON/57835

    Il y a un demi-siècle, le président américain Richard Nixon fustigeait « les médias » comme s’il s’agissait d’une seule entité indistincte. À une époque dominée par une poignée de chaînes de télévision, de magazines et de journaux, il n’avait pas tout à fait tort. Toutefois, depuis le début des années 2000, le paysage s’est largement diversifié.

    On peut distinguer au moins trois familles, tous genres et supports confondus. D’abord celle de l’info-divertissement de masse, avec des sites Internet bien établis comme BuzzFeed et le Huffington Post ainsi que de grandes chaînes de télévision nationales (CBS, ABC, NBC, leurs filiales locales et la chaîne d’information CNN. Puis vient la famille partisane (2), représentée par Fox News (conservatrice), MSNBC (progressiste), des radios principalement conservatrices, la blogosphère et les satires politiques comme le « Daily Show », présenté par Trevor Noah, et « Last Week Tonight with John Oliver ». La troisième famille privilégie un journalisme de qualité, avec des titres comme le New York Times, le Wall Street Journal, Politico, des magazines nationaux comme Time et The Atlantic, ainsi que les principaux journaux régionaux. Les secteurs public et associatif, minoritaires mais dynamiques, proposent parfois un contrepoids à ce système indexé sur l’économie de marché.

    Mais les limites entre ces catégories sont floues et poreuses. Des chaînes de télévision et des sites comme le Huffington Post et Vox tentent de réconcilier journalisme de qualité et info-divertissement ; la neutralité politique affichée par le New York Times et d’autres médias dominants est vivement contestée, pas seulement par des critiques conservateurs. À l’autre bout du spectre, quand la plus grande télévision locale, Sinclair, regardée par 70 % des foyers américains, recrute un ancien porte-parole de M. Donald Trump au poste d’analyste politique en chef, on lui reproche d’utiliser ses 173 chaînes pour « promouvoir un programme essentiellement de droite ».

    Pour bien comprendre l’avènement de ce nouvel écosystème, il faut revenir sur la période qui a suivi le prétendu « âge d’or » des années 1970, marqué par le Watergate (1972-1974) : les années 1980 et 1990, au cours desquelles le profit devint l’alpha et l’oméga des médias.

    https://seenthis.net/messages/647904 via tbn


  • Newspapers : A Black & White Issue - Measuring racial diversity in journalism, by Matt Daniels and Amber Thomas (pudding.cool)
    https://pudding.cool/2017/10/asne
    https://pudding.cool/2017/10/asne/assets/images/og-img.png

    Along with the country as a whole, the press has too long basked in a white world, looking out of it, if at all, with white men’s eyes and a white perspective. That is no longer good enough. ––Kerner Commission, 1968

    #racisme #médias #presse #États-Unis (mais ailleurs aussi, même si en France c’est interdit d’en parler)

    #visualisation #storytelling #statistiques #d3.js

    https://seenthis.net/messages/646959 via Fil


  • Berlusconi se démène pour peser sur les élections italiennes de 2018
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221117/berlusconi-se-demene-pour-peser-sur-les-elections-italiennes-de-2018

    Silvio Berlusconi lors d’un meeting de #Forza_Italia, à Catane, en Sicile, le 2 novembre 2017 © Reuters / Antonio Parrinello La Cour européenne des droits de l’homme se penche mercredi sur le cas de l’ancien premier ministre italien, actuellement inéligible. Au-delà de la décision des juges, le Cavaliere affûte sa stratégie pour peser, coûte que coûte, sur les prochaines législatives en #Italie, prévues en mars. Jusqu’à réfléchir à s’allier avec #Matteo_Salvini, le patron de la #Ligue_du_Nord.

    #International #Mediaset #Silvio_Berlusconi


  • Le #Congo (RDC) : un génocide au XXIe siècle ? D’un massacre de masse déterminé par l’industrie #numérique
    http://www.contretemps.eu/congo-rdc-genocide-industrie-numerique

    Comme l’indique le titre de ma communication, je voudrais évoquer les ravages de l’industrie numérique, en ciblant mon propos sur un conflit oublié, toujours en cours, qui se déroule au Congo. Le comité d’organisation du colloque Penser l’émancipation écrivait dans son appel à contribution : « pour être à la hauteur du défi révolutionnaire aujourd’hui, des rébellions vaincues, des révoltes écrasées, des défaites les plus amères, la théorie doit pouvoir se hisser à son plus haut niveau et mener – citant Marx – “la critique impitoyable de tout ce qui existe” ». Or aujourd’hui, « tout ce qui existe » et qui prend une forme totalisante, et inévitable, c’est entre autres ce qui dépend de près ou de loin du numérique, devenu la nouvelle religion, symbole d’innovation, de (...)

    #Conjoncture #Diaporama #Afrique #capitalisme #extractivisme #impérialisme #médias #néocolonialisme #pillage #RDC #technologie


  • 700 000 $ pour le pluralisme des #médias en Hongrie !
    https://hu-lala.org/700000-dollars-pluralisme-medias-hongrie

    Considérant que le #pluralisme_des_médias se trouve menacé en Hongrie, les #etats-unis vont financer un ou des médias pour favoriser « l’accès des citoyens à des informations objectives ». Voilà qui devrait souverainement déplaire au gouvernement hongrois. Le Département d’Etat américain a lancé un appel d’offres auprès des entreprises de presse en Hongrie. Celles-ci ont jusqu’au 19 janvier pour porter un projet compris entre 500 000 et 700 000 USD.

    #Société #Article_payant #journalisme #liberté_de_la_presse #Népszabadság #une-sous


  • Le piège de l’argent facile se referme sur l’empire Drahi
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/131117/le-piege-de-l-argent-facile-se-referme-sur-l-empire-drahi

    Un vent de panique a saisi l’état-major d’Altice : #Patrick_Drahi est en train de perdre la confiance du monde financier. Ses résultats déçoivent. #SFR, qui ne cesse de perdre des clients, inquiète. Son cours de Bourse s’effondre. La réalité du groupe #Altice apparaît au grand jour : la folle expansion du groupe, financée par 50 milliards de #dettes, paraît insoutenable.

    #Economie #convergences #Finances #médias #NextRadioTV #télécommunciations


  • Le piège de l’argent facile se referme sur l’empire Drahi
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/131117/le-piege-de-largent-facile-se-referme-sur-lempire-drahi

    Un vent de panique a saisi l’état-major d’Altice : #Patrick_Drahi est en train de perdre la confiance du monde financier. Ses résultats déçoivent. #SFR, qui ne cesse de perdre des clients, inquiète. Son cours de Bourse s’effondre. La réalité du groupe #Altice apparaît au grand jour : la folle expansion du groupe, financée par 50 milliards de #dettes, paraît insoutenable.

    #Economie #convergences #Finances #médias #NextRadioTV #télécommunciations


  • L’aube d’un avenir à la Orwell, par #robert_parry
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/laube-dun-avenir-a-orwell-robert-parry

    Ça y est, sous prétexte de supprimer les “fausses nouvelles”, les multinationales controlant #internet (Google, #facebook…) de concert avec les puissant monopoles médiatiques détenus par les milliardaires ont décidé de mettre ouvertement en place un contrôle de la diffusion des informations. En clair, de soit disant algorithmes – s’appuyant en fait sur le choix des […]

    #5-CULTURE_DEBATS #articles #censure #decodex #google+ #média #médias #neutralité_du_net


  • SOS d’un canin en détresse : #CQFDvivra !
    https://nantes.indymedia.org/articles/39092

    On le sait : les appels à soutien, c’est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c’est un peu trop tous les jours. Si on en est réduit, contraint et forcé, à cette extrémité, ce n’est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu’il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien. Du tout. paru dans CQFD n°159 (novembre 2017), par l’équipe de CQFD, illustré par Etienne Savoye, illustré par Vincent Croguennec

    #Médias #marseille

    https://seenthis.net/messages/643334 via nantes.indymedia.org


  • TV News Has an Ugly Role in the Pharma Epidemic That Has Killed 200,000 Americans | Alternet
    https://www.alternet.org/drugs/tv-news-have-remained-silent-about-big-pharma-role-opioid-crisis

    https://www.alternet.org/sites/default/files/story_images/oxycontin.jpg

    When they do report on drugs, TV news media spend more time on Prince and celebrity deaths than on drug policy that affects millions. More time on state marijuana laws than far more deadly federal opioid-prescription legislation. More time discussing how El Chapo escaped from prison than how to put devious prescription distributors and pharmaceutical drug-dealers behind bars. More time on how to clean up the mess than on how to stop the flow. And with drug commercials a mainstay of TV broadcast and cable news programming, it is easy to understand why the topic rarely surfaces.

    Andrew Tyndall, who tracks ABC, NBC and CBS Evening News programs on Tyndall Reports.com, kindly provided search results for his narcotics category and returned 149 stories on the three networks from Feb. 1, 2014, to May 1, 2016.

    Many stories each on Bill Cosby, El Chapo, Philip Seymour Hoffman and Prince; many gut-wrenching tales of addicts, families, first responders, communities, courts and police battling the epidemic. And a whole bunch of stories on medical marijuana and pot legalization. But not one story on pharmaceutical drug policies or laws enacted at the root of the opioid crisis.

    Except one—ironically, a Feb. 27, 2014, NBC News story on FDA approval of a new painkiller, Zohydro ER, which is five to 10 times more powerful than hydrocodone. Senior-level FDA officials during the Obama administration approved the painkiller over the FDA’s Advisory Board recommendations, which are normally followed.

    TV news continues to focus on the heartbreaking individual stories of addiction, the damage opioids have wreaked on our communities, and how doctors, clinics, courts, police and first responders are dealing with the crisis. While well-intentioned, their failure to confront the root causes—Big Pharma, its lobbyists and the laws that enable them—will doom us to a continuing cycle of misery. We need Big News to step up and do more. It’s the crisis in our backyards. There will be no solution until we curtail and rethink the pharmaceutical pipeline.

    #Opioids #Médias #Big_Pharma

    https://seenthis.net/messages/640567 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • #Facebook : les posts organiques bientôt exclus du fil d’actualité ?
    https://www.blogdumoderateur.com/facebook-posts-organiques-fil-explorer

    Actuellement, seuls quelques pays sont concernés : la Slovaquie, le Sri Lanka, la Serbie, la Bolivie, le Guatemala, le Cambodge et a priori la Serbie et l’Indonésie, selon les témoignages de community managers qui gèrent des pages dans ces pays. Filip Struhárik, journaliste chez Denník N (un média slovaque), a effectué une analyse des interactions reçues par 60 médias slovaques sur Facebook, via l’outil Crowdtangle. Depuis la mise à jour Facebook, l’engagement a été divisé par quatre !

    https://medium.com/@filip_struharik/biggest-drop-in-organic-reach-weve-ever-seen-b2239323413

    https://ressources.blogdumoderateur.com/2017/10/interactions-facebook-noooooooooooo.png

    Voir « vassalisation ».

    #médias_sociaux #information

    https://seenthis.net/messages/639561 via tbn


  • Congress may try to regulate political ads on Facebook (FB) like those on broadcast television — Quartz
    https://qz.com/1105987/congress-may-try-to-regulate-political-ads-in-the-internet-like-those-on-broadca

    The Honest Ads Act would require social media and internet companies that have more than 50 million monthly users to make public detailed information about any political advertiser who spends over $500 on their platforms. It would require these companies to:

    · Make public digital copies of any advertisement these groups purchase, including the dates and times published.

    · Include a description of the audience and political ad target, and the number of times it was viewed.

    · Disclose contact information for the ads’ purchaser, and how much they paid for the ad.

    · Make “reasonable efforts” to ensure that any political ads or messaging isn’t purchased by a foreign national, directly or indirectly.

    Political advertising on the internet is almost entirely unregulated in the US, despite strict rules that date back decades requiring broadcast television stations to disclose who is paying for political ads. When a commissioner from the Federal Election Commission suggested in 2014 that the same rules apply to political advertising on the internet, she was harassed online and off.

    With the bill, the senators aren’t attempting to solve all problems related to propaganda on the internet, just the biggest one, said McGehee. The bill is “carefully crafted,” she said.

    There’s no guarantee that the bill will pass, despite concern in Washington about Russia’s influence. Tech companies such as Facebook have spent tens of millions of dollars in recent years to lobby Congress, the Trump White House has been vehemently anti-regulation, and has called Russia’s interference in the election “fake.”

    (à suivre)
    #publicité #médias_sociaux #infoguerre

    https://seenthis.net/messages/639306 via tbn


  • Du danger de (trop) s’indigner en ligne
    http://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/20/du-danger-de-trop-s-indigner-en-ligne_5203946_4832693.html
    http://s1.lemde.fr/image/2017/10/20/644x322/5203945_3_1523_2015-07-29-b7fbc69-32136-1estyoz_3df103e85fb025df8fc2b60590c15eeb.jpg

    L’indignation de leurs utilisateurs est un des carburants qui font tourner Twitter ou Facebook. Elle est recherchée et encouragée par ces multinationales car elle est au cœur même du fonctionnement des plates-formes qu’elles ont créées. Le contenu à fort quotient émotionnel génère le plus de likes, de commentaires, de partages – une des émotions qui rapportent le plus est la colère. Pour que ces services, que nous utilisons gratuitement, soient rentables, ces entreprises ont besoin de toujours plus de trafic, donc de revenus publicitaires. Elles ont intérêt à ce qu’on y reste le plus longtemps possible.

    C’est une réalité qu’on a trop tendance à oublier lorsqu’on traite de polémiques nées sur les réseaux sociaux. Molly Crockett, professeure adjointe de psychologie à l’université Yale (Connecticut), le rappelle justement dans « Indignation morale à l’ère digitale », une étude qui s’intéresse « à la façon dont la technologie peut transformer l’expression de l’indignation morale et ses conséquences sociales ».

    Le dernier mouvement qui est apparu, massif et organique, est incarné en France par le hashtag #balancetonporc avec lequel des milliers de femmes ont partagé sur Twitter leurs expériences d’agression ou de harcèlement sexuels. A moins d’une semaine d’existence, on ne peut pas encore dire s’il restera une explosion cathartique de victimes tentant de se libérer d’un poids trop longtemps enfoui, ou s’il aboutira à des avancées tangibles pour lutter contre le harcèlement et les violences envers les femmes.

    Il n’est pas surprenant que cette prise de parole collective ait pu naître et essaimer sur les réseaux, mais comme le dit le chercheur Olivier Ertzscheid sur Rue89, « ce serait une catastrophe que ces débats commencent et terminent sur Twitter ou sur Facebook. Comme ce serait une catastrophe de croire que ces plates-formes protégeront ». Si ces espaces deviennent des agoras numériques où des problèmes de société émergent et débordent jusque dans la « vie réelle », c’est qu’ils remplissent un vide laissé par les pouvoir publics et les médias.

    Pour Twitter et Facebook, #balancetonporc n’est qu’un hashtag parmi d’autres, intéressant uniquement dans la mesure où il rapporte du trafic. Olivier Ertzscheid rappelle, lui aussi, une vérité qu’on oublie trop souvent :

    « Il n’y a pour ces plates-formes ni victimes ni bourreaux, ni opprimés ni oppresseurs, seulement des usagers et des clients. »

    #Médias_sociaux #Indignation #Activisme #Olivier_Ertzscheid

    https://seenthis.net/messages/638830 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Les ingénieurs de Facebook et Google ont des états d’âme
    https://usbeketrica.com/article/temoignages-ingenieurs-facebook-google-economie-attention-addiction-res

    L’ex-stratège de Google a construit le système qui permet à l’entreprise de mesurer l’impact des publicités vendues dans le monde. Le jeune homme de 35 ans confie au Guardian que l’industrie de la tech est pour lui « la plus importante, la plus standardisée, et la plus centralisée des formes de contrôle de l’#attention de l’histoire de l’humanité ».

    #dissonance_cognitive #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/638089 via tbn


  • Cher Le Média, les médias libres te souhaitent la bienvenue
    https://reporterre.net/Cher-Le-Media-les-medias-libres-te-souhaitent-la-bienvenue

    L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette #Tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France. La Coordination permanente des médias libres (CPML) est née de la volonté de plusieurs médias qui ne se reconnaissent ni dans l’audiovisuel public ni dans des médias (...)

    Tribune

    / #Libertés

    « http://medias-libres.org/la-cpml/#pg-85-1 »
    « https://www.change.org/p/media-citoyen/fbog/29280103 »
    « http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/10/06/le-media-de-jean-luc-melenchon_5196833_823448.html »
    « https://www.change.org/p/media-citoyen »
    « http://medias-libres.org/les-medias-libres »
    « http://medias-libres.org/2017/10/11/soutenez-les-medias-citoyens »
    « https://pxhere.com/fr/photo/852210 »

    • L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France.

      Soutenez les médias citoyens !
      L’information ne devrait pas être une marchandise, mais elle est de plus en plus sous la coupe des pouvoirs financiers et industriels. Pour faire vivre une presse libre, journalistes et citoyen•ne•s doivent inventer d’autres modèles économiques, émancipés de la publicité et des actionnaires.

      Nous nous réjouissons donc d’apprendre que des personnalités des médias, de la culture, du spectacle et de la politique ont la volonté de créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif », comme ils et elles l’expliquent dans une pétition relayée le 25 septembre par une tribune publiée par le très « citoyen » journal le Monde.

      Mais depuis le 6 octobre, cet appel à la réflexion s’est déjà concrétisé avec le Média, dont le lancement prochain est clairement associé au parti la France insoumise.

      Nous nous étonnons toutefois que les signataires de cet appel, et en premier lieu les journalistes, semblent ignorer que des médias « fondamentalement alternatifs », y compris nationaux, en ligne et en accès libre, existent depuis longtemps déjà, regroupés pour certains dans une Coordination permanente des médias libres (CPML) et dans un réseau « Médias citoyens ».

      En effet, nous sommes des dizaines de médias, partout en France, à faire vivre la presse libre au quotidien. Audiovisuels, numériques ou papier. Coopératifs ou associatifs. Locaux, régionaux ou nationaux. Écolos, solidaires, féministes, décroissants ou « progressistes », selon des dosages qui varient en fonction des projets éditoriaux.

      L’horizontalité et la coopération au centre des démarches éditoriales
      Certains sont diffusés en kiosque, d’autres s’appuient sur leur réseau de lecteurs pour la distribution, d’autres encore sont en ligne, le plus souvent en accès gratuit, et vivent des dons de leurs lecteurs et lectrices. Les rares subventions qui nous sont accordées — des miettes par rapport à ce que touchent les « grands » médias — nous aident à boucler des budgets ric-rac. Notre liberté n’est bornée que par le manque de moyens humains et matériels. L’un de nos principaux défis consiste à élargir notre audience, sans campagnes de publicité et quand les revues de presse des médias parisiens nous ignorent royalement.

      Pour faire connaître notre travail au grand public, nous épauler mutuellement, réfléchir ensemble à l’avenir de la presse libre, nous nous réunissons régulièrement. Il y a quelques années, le journal régional le Ravi, basé à Marseille, a organisé les premières rencontres de la « Presse pas pareille », auxquelles ont participé des journaux papier de tout l’Hexagone. Une Coordination permanente des médias libres (CPML) a ensuite été créée, rassemblant des titres de presse écrite, numérique et audiovisuelle.

      Voici un extrait du texte collectif qui présente la CPML :

      Nous désirons lancer une pensée différente de celle des mass médias… Chacun peut nous rejoindre, à la condition qu’il entre dans notre charte éditoriale. Nous ne voulons pas de médias aux idées nauséabondes. Nous savons trop que la fachosphère tente de s’emparer de projets alternatifs. Nous luttons pour la démocratie, et nous aidons tous ceux qui se sentent opprimés, oppressés par l’information des grands médias. Une autre information existe, celle de l’alternative, de l’écologie, de l’éducation populaire, des luttes sociales. »

      https://reporterre.net/IMG/png/9_-_medias_francais_v9.png

      En lisant l’appel « Soutenez la création d’un nouveau média citoyen », publié sur change.org et sur le site du Monde, nous voyons donc notre travail, et notre existence même, tout simplement niés. « Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen•ne•s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ? Cette question appelle une réponse qui ne saurait attendre », dit le texte. Étrange démarche que de prétendre apporter une réponse alternative et citoyenne en faisant comme si les réponses alternatives et citoyennes expérimentées depuis des années n’existaient pas. Et comme si la réponse à cette marchandisation forcenée devait être nécessairement pyramidale — créer un nouvel organe central qui comblerait à lui seul ce « manque », au moment où des dizaines de projets alternatifs mettent l’horizontalité et la coopération au centre de leurs démarches éditoriales.

      Il nous parait donc utile et nécessaire, pour la réussite de ce nouveau projet, d’apporter à ses promoteurs•trices quelques éléments d’information. Puisqu’il est si difficile, lorsque l’on vit et/ou travaille à Paris intra-muros, d’appréhender la réalité du vaste monde qui court au-delà du périphérique, voici un petit inventaire (non exhaustif !) de médias alternatifs nationaux.
      LES MEMBRES DE LA COORDINATION PERMANENTE DES MÉDIAS LIBRES

      Acrimed, observatoire des médias, éditeur de Médiacritique(s) ; Airelles Vidéo, réalisation de documentaires ; Aldudarrak Bideo, réalisation de documentaires ; Aquilenet, association de promotion d’un web libre ; Fédération de l’Audiovisuel Participatif ; Bateau Basta, média en ligne national ; Campagnes solidaires, média papier national ; Cram Cram édition, magazine jeunesse ; Demosphère, agenda citoyen ; Fakir, mensuel papier national ; Fokus21, réalisation de documentaires ; Global Magazine, média en ligne national ; L’âge de Faire, mensuel papier national ; La Canarde Sauvage, satirique papier local ; La Cathode, réalisation de documentaires ; La Feuille de Chou, mensuel papier local ; La Gueule Ouverte, média en ligne ; La Gazette à Gouzy, mensuel papier national ; La Lettre à Lulu, satirique papier nantais ; La Lorgnette.info, média en ligne ; La Maison écologique, magazine papier national ; La Télélibre, télévision nationale ; La Trousse Corrézienne, mensuel papier corrézien ; L’Insatiable, média en ligne national ; Le Bruitagène, radio locale ; Le Crieur de la Villeneuve, mensuel local papier ; Le Lot en Action, mensuel papier lotois ; Le Magazine des autres possibles, mensuel papier nantais ; Le Nouveau Jour J, journal papier lorain ; Le Ravi, mensuel papier de la région Paca ; Le Sans culotte 85, journal papier vendéen ; Le Trou des Combrailles, journal local ; Les pieds dans le PAF, association d’éducation aux médias ; Lutopik, mensuel papier national ; Mediacoop, réalisation de documentaires ; Médias Citoyens, réseau de médias citoyens ; Patatras Mag, magazine jeunesse ; Pierre Merejkowski, pixel libre ; Politis, mensuel papier national ; Primitivi, réalisation de documentaires ; Radical Cinema, média en ligne national ; Radio MNE, radio locale de Mulhouse ; Regard Actu, média en ligne national ; Rencontres médiatiques, association de soutien aux médias libres ; Reporterre, média national en ligne ; Ritimo, réseau d’information ; Rizhome, média en ligne charentais ; Riv’ Nord, réalisation de documentaire ; Rouge Midi, média en ligne national ; SideWays, réalisation de documentaire ; Silence, mensuel papier national ; Sisyphe Vidéo, réalisation de documentaire ; Sciences Critiques, média en ligne national ; Télé Sud-Est, télévision locale ; Transrural initiative, mensuel papier national ; TV Bruits, télévision locale ; Tvnet Citoyenne, télévision locale ; Yannis Youlountas, réalisation de documentaire ; Zelium, journal satirique national.

      #information #médias #CPML #médias_citoyens #pétition


  • Sept idées fausses sur les #médias – Le feu à la plaine
    https://audelancelin.com/2017/10/11/sept-idees-fausses-sur-les-medias
    https://audelancelin.files.wordpress.com/2017/10/signal.jpg

    L’actuel directeur de la rédaction de ce même quotidien, « Le Monde », a aussi pu, dans un éditorial publié à l’occasion de la mort d’un de ses #actionnaires, Pierre Bergé, assimiler les gens qui prêtaient la moindre influence sur la ligne aux actionnaires à des « #complotistes ». Face à ce verrou-là, les gardiens des médias ne prennent même pas la peine de répondre par des arguments. Ils se bornent à discréditer les personnes, voire à les psychiatriser. Car qu’est-ce qu’un complotiste sinon un paranoïaque et un malade mental à la fin des fins ? On voit en tout cas à quel point il est important pour le système de neutraliser tout individu cherchant à révéler au public le poids que pèsent les actionnaires de médias sur la vie d’un journal, et le genre de catastrophe démocratique qu’ils peuvent organiser à l’échelle d’un pays quand leurs vues convergent, c’est-à-dire très souvent, notamment quand le coût du travail est en jeu. Il est pourtant assez évident que dans une société démocratique, où le suffrage universel existe encore, et cela même s’il est en passe de devenir une farce organisant l’impuissance collective, le contrôle capitalistique des médias est une question politique cruciale. Il est évident que ce constat-là n’a rien à voir avec un propos conspirationniste, et que prêter des arrière-pensées aux géants des télécoms quand ils investissent dans les médias n’a rien à avoir avec le fait d’être agité par les Illuminati ou une quelconque autre société secrète horrifique du type Skulls and Bones. Celui qui ne comprend pas cela, le responsable du Decodex par exemple, est-il équipé dans ces conditions pour décoder quoi que ce soit au champ de pouvoir capitalistique extraordinairement violent dans lequel il se meut semble-t-il en toute inconscience ? On peut au moins se poser la question.

    Tout cela est d’autant plus inquiétant à observer que ce qui se passe chez nous aujourd’hui s’est produit il y a exactement vingt ans aux Etats-Unis avec des conséquences dramatiques quant à l’#indépendance de la #presse et à la persistance même de l’existence d’un espace public. L’ex-rédacteur en chef du « Chicago Tribune », James Squires, un ancien Prix Pulitzer qui rompit avec le système et en fit un livre (1), soutenait ainsi en 1993, que la prise de contrôle intégrale des médias par les grandes compagnies états-uniennes avait entraîné la « mort du #journalisme », je cite ses mots. En deux décennies, ainsi qu’il l’établissait, la mainmise de la « culture Wall Street » sur les médias, soit l’équivalent de notre presse CAC 40, avait réussi à détruire entièrement les pratiques et l’éthique de ce métier, réduisant les responsables de journaux à être des cost killers plutôt que des intellectuels, des managers plutôt que des artisans de l’intelligence collective. James Squires, un autre indécrottable paranoïaque sans doute.

    #démocratie

    https://seenthis.net/messages/636783 via Agnès Maillard


  • #Manif10octobre #Nantes #GameOfTags: «COMISSION MURS ET PEINTURE»
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/36920729794

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4499/36920729794_5c46f81001_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Manifestation unitaire pour la Fonction Publique, contre la Loi Travail XXL et l’État d’Urgence permanent, Nantes le 10 octobre 2017. Suivi en direct par Radio Cayenne sur nantes.indymedia.org/articles/38758 Rappel, mes photos sont pour la lutte et les #médiaslibres, pas permettre aux mainstream ou réseaux sociaux de se faire du blé... merci !

    https://seenthis.net/messages/636501 via Val K.




  • #Pétition : soutenez Frédéric, poursuivi pour avoir filmé les #violences_policières lors d’un rassemblement contre la #loitravail en 2016
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/petition-soutenez-frederic-poursuivi-filme-violences-policiere

    Alors que le pouvoir du banquier Macron vient de faire sauter de larges pans de l’état de droit pour généraliser de façon permanente un régime liberticide d’exception – l’état d’urgence – les manifestants, syndicalistes et même journalistes, photographes et vidéastes qui ont participé ou couvert le mouvement social contre la Loi Travail en 2016 continuent […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #liberté_d'informer #liberté_de_la_presse #médias #video


  • Pourquoi nous avons refusé de participer à Complément d’enquête - Contre-attaque(s)
    http://contre-attaques.org/magazine/article/pourquoi-nous
    http://contre-attaques.org/IMG/arton401.png?1507228831
    Je dois avouer que j’ai tendance à déconseiller à mes clients et/ou amis de participer à des reportages TV. La lentille déformante est souvent affligeante. Quand je soutenais Actuchômage, les membres étaient sollicités plusieurs fois par mois : c’était là le réservoir de bons clients pour les médias qui devaient se fendre d’un reportage sur le chômage : et la plupart du temps, c’était pour ne retenir que ce qui allait dans le sens de leurs préjugés, de leurs messages à faire passer, souvent au détriment des personnes qui témoignaient de bonne foi.

    Combien de fois avons-nous entendu des journalistes nous jurer qu’ils étaient « de notre côté », « intègres et bienveillants », désireux de « dire la vérité », pensant « qu’on est injustement critiqués » par une partie de la classe politique, et s’engageant évidemment « à ne pas trahir notre propos ».

    Problème : ce type de discours est, au mot près, le même que celui de tous les journalistes qui commencent leur démarche comme des reporters du réel pour finir par signer un reportage à charge, affligeant de raccourcis et d’erreurs factuelles, comme seule la télévision spectacle sait en produire depuis plus d’une génération. De Zone Interdite à Enquête Exclusive, en passant par l’infâme Dossier Tabou, on ne compte plus le nombre de journalistes dont l’œuvre s’est résumée, de leur propre fait ou par intervention de leur hiérarchie, à une litanie de #stéréotypes sur les Noirs, les Arabes, les Roms, les Asiatiques, les musulmans et les quartiers populaires.

    #journalisme #medias #racisme

    https://seenthis.net/messages/635261 via Agnès Maillard


  • Les #décodeurs du Monde : Cave Canem ! - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/10/les-decodeurs-du-monde-cave-canem.html
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20171004/ob_951a50_capture-d-ecran-2017-10-04-a-06-52.png

    Je rappelle que j’ai assisté moi-même à la #violence policière dans une école bureau de vote, où l’assesseuse a été trainée dans les escaliers (ça a été filmé) et s’est fait casser les doigts d’une main un par un au passage. Un journaliste de Sud-Ouest était aussi là et a vu ce que j’ai vu : j’ai vérifié son compte rendu et il n’en parle absolument pas, préférant diffuser un compte rendu fabriqué de toutes pièces à partir d’informations de sources officielles.

    Sud-Ouest comme Le Monde parlent de blessés dans les forces de l’ordre, suggérant qu’il y avait de la violence des deux côtés (version du gouvernement) alors qu’aucun Catalan n’a levé la main sur un garde civile puisque la consigne partout respectée était la non-violence (les Catalans savaient que toute action violente, même la plus minime, serait montée en épingle) : encore un #mensonge total.

    Je comprends maintenant finalement tout le sens du mot « orwellien » et c’est vraiment très dérangeant de le voir en action en France en 2017.

    #censure #désinformation #médias

    https://seenthis.net/messages/634699 via Agnès Maillard