• Elle accuse les pompiers de viols, la justice la dit victime d’« atteinte sexuelle » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/elle-denonce-des-viols-la-justice-la-dit-victime-d-atteinte-sexuelle-05-1
    http://s1.lprs1.fr/images/2018/11/05/7935177_ef008400-e075-11e8-b9d6-ad59e01eff20-1.jpg

    Elle parle de « #honte », de « #mépris ». Huit ans après sa plainte contre des pompiers pour d’innombrables #viols survenus quand elle avait entre 13 et 15 ans, Julie* a appris avec colère que le parquet de Versailles avait demandé en septembre une requalification des faits : « Le #défaut_de_consentement […] apparaît insuffisamment caractérisé », écrit le magistrat, qui préconise de poursuivre les trois pompiers mis en examen non plus pour #viol mais pour #atteinte_sexuelle, un délit passible de sept ans de prison… loin des vingt ans prévus pour un viol aggravé.

    #impunité #colère #culture_du_viol #prédateur #pédocriminalité #abus_de_faiblesse

    https://seenthis.net/messages/733927 via odilon


  • Instantané d’aire d’autoroute, quand la #classe_obscène (beau nom que Lordon a trouvé pour qualifier la #bourgeoisie triomphante) est bien obligée de se mêler, brièvement, aux #classes_populaires.

    L’autoroute est chargée, la station service fourmille. Comme d’habitude, les hommes entrent et sortent de leurs toilettes librement, tandis que côté femmes, une file d’une vingtaine de personnes patiente. Arrive une femme âgée, vêtue simplement d’une robe à fleurs défraîchie, marchant d’un pas lourd avec une canne. Elle tient deux enfants par la main. Elle observe la longue queue et s’avance pour voir où elle mène :
    « - C’est pour les toilettes tout ça ?
    – Eh oui... »
    Elle sourit, gênée, et continue à remonter lentement la queue. Elle arrive à l’entrée des WC. Dans ma nuque, une voix marmonne : « Non mais je rêve, elle va pas faire ça quand même ? » La vieille femme entre. De derrière moi surgit une passionnée de fitness et de cardio-training, 1m80, bronzée aux UV, mèches oxygénées et savamment coupées, tenue sport. Elle bondit après la vieille femme et hurle : « Il y a une file d’attente là ! La moindre des politesses ce serait de demander la permission de passer devant tout le monde ! C’est pas croyable ça ! » J’écarquille les yeux :
    « - Mais enfin madame, vous voyez bien que c’est une personne âgée qui se déplace difficilement !
    – Vous voulez que je vous pisse dessus, vous ?
    – Je vous demande pardon ? »
    Au même moment, la femme devant moi, corpulente, dreads approximatives sur la tête, réconforte doucement la vieille dame :
    « - Quand elle aura sa vieille maman avec une canne, elle comprendra. »
    La sportive jette ses phrases comme des couteaux :
    « - Ouais bah ma mère elle est morte, alors d’ici à ce qu’elle ressorte de sa tombe on a le temps. »
    L’ancienne, embarrassée, tente de se justifier :
    « - Vous comprenez, ce n’est pas un handicap, la canne me sert à...
    – Vous inquiétez pas, j’ai tout à fait compris la situation, je vois bien que c’est pas un handicap et que vous n’êtes pas prioritaire.
    – C’est un problème de hanche qui a...
    – Oh la la, me racontez pas votre vie, j’ai pas envie de vous entendre. Je suis médecin, les gens payent pour me parler. Y a un minimum de politesse à avoir. »
    Je fais remarquer que la courtoisie, c’est précisément à nous d’en faire preuve. M’ignorant superbement, la sportive reprend sa place dans le rang en jetant des « Avec sa canne, là, j’hallucine ! », tandis que la femme aux dreads et moi parlons à la vieille dame et lui signalons bientôt un WC qui se libère.
    L’épilogue n’est pas plus joyeux. Tandis que j’arrive moi-même dans les toilettes, j’entends dans celles d’à côté une voix d’ouvrière ou d’employée, expliquant à une petite fille : « Bah c’est vrai que maintenant la canne ça rend pas toujours prioritaire, parce que c’est pas forcément un handicap. En plus y a des handicaps, on les voit pas. Par exemple moi, si ça se trouve j’ai un handicap et personne le sait. On peut pas savoir. »

    #humiliation #priorité #handicap #vieillesse #pauvreté #judiciarisation #fascisme #mépris_de_classe #politesse

    https://seenthis.net/messages/717959 via intempestive


  • Réponse au rapport Bergé sur la déconnexion des profs sur le terrain social
    https://twitter.com/Karenine2/status/958904083729051648

    Chère Aurore Bergé et chère autre rombière inconnue, qui avez commis ce Rapport Bergé.
    Pour vous et vos amis de la France 2.0, la petite chronique d’un #professeur déconnecté des réalités sociales vécues par ses #élèves.

    Lundi, il fallait faire cours pour la dernière fois à M. (6eB) sans pour autant lui dire au revoir. Sa mère et les gendarmes viendraient le chercher à l’interclasse.

    A l’interclasse, c’était mieux, cela éviterait des heurts à la sortie du collège : son père y est presque toujours posté, titubant.

    M. ne savait pas qu’il ne reverrait sans doute plus jamais ses copains ni ses professeurs et il levait la main pour participer, souriant comme d’habitude, ses lunettes de la sécurité sociale sur le nez.

    Je lui ai prêté un livre - Tom Sawyer - dont j’avais parlé en classe et qu’il voulait lire. Il l’a mis, tout content, comme un trésor, dans son cartable. Et puis la porte s’est refermé et il est parti.

    Mardi, on a fait un petit travail d’écriture avec les 4e, à partir de scènes de repas de la littérature. Ça marche toujours bien, on bosse notamment le vocabulaire des 5 sens.

    Je n’étais pas du tout satisfait du travail de R. Quelques lignes d’une extrême platitude. Je le convoque donc à la fin de l’heure pour lui passer un savon. Oui, c’est ma bienveillance à moi quand ils ne foutent rien.

    Il est venu vers mon bureau, avec sa maladroite carcasse, je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. J’ai fait semblant de finir de corriger une copie avant de relever la tête et de m’intéresser à lui (un truc classique de prof un peu expérimenté).

    Le père de R. vient de perdre son boulot. Il touche le chômage mais il est terrifié. « Alors maintenant, on bouffe des pâtes. Ou du riz. »
    Ainsi, le festin de Babette ou les étals du Ventre de Paris, eh ben ça l’avait démoralisé, R.

    R. a aussi une grande soeur qui pleure pour 5 euros d’APL comme le dit votre distinguée grande gueule O’petit ; c’est pas sûr qu’elle puisse finir ses études. Pourtant, une élève très brillante.

    Bref, c’est pas la fête. Pas grand chose dans la copie mais pas grand chose dans l’assiette non plus et le moral dans les chaussettes. J’ai dit à R. que c’était très chic d’être vegan, très tendance, et ça l’a fait marrer.

    Il avait deux heures de permanence : « Je vous rapporte une bonne rédaction à 17h00, Monsieur ». A la récréation, je suis allé voir la PP de la classe. Pas de mauvaise surprise : l’assistante sociale suivait le dossier.

    J’ai lu la copie de R. à 17h10. C’était pas terrible. Je lui demanderai de refaire son travail. Mais sans l’aider plus que ça, parce que c’est un garçon qui écrit très bien.

    Mercredi (aujourd’hui), rien. Je ne travaille pas au collège. Je corrige des copies, installé dans ma véranda qui surplombe la vallée minière où s’entassent les pauvres gueux. Note : comme vous avez l’air un peu niaises, Mesdames, je précise que c’est une amère plaisanterie.

    Jeudi matin (tout à l’heure), semaine A ou B ? Je ne sais jamais, je sais juste que c’est jeudi et que c’est restitution des dictées. Et c’est, avec les 3eF, un moment que je déteste, quand je dois rendre sa copie à S.

    Pourtant, c’est très chouette les dictées. Ils aiment bien ça, je choisis de beaux textes, parfois on les prépare avant, parfois pas du tout, parfois un peu. Ils en bavent, c’est dur, mais ils progressent. Ils s’en sortent tous plus ou moins bien.

    Enfin pas tous. S. ne s’en sort pas bien du tout. Et elle me regarde un peu de travers quand je rends les résultats, un peu comme si c’était ma faute. Elle progresse aussi mais pas comme elle le voudrait. Elle est passée de 0 à 5. Moi je suis très content d’elle.

    S. est arrivée en France quand elle avait 6 ans. Dans une rédaction, l’an dernier (je l’avais aussi l’an dernier), elle avait écrit un très beau texte qui racontait sa bataille pour apprendre à lacer des chaussures. Avant son arrivée en France, elle n’en avait jamais porté.

    Je me souviens que sa rédaction se terminait par « J’aimerais tant marcher de nouveau dans mes montagnes, sur un sol qui ne me serait pas étranger. » Elle avait souligné le mot étranger (qu’elle avait aussi orthographié « étrangé »)

    Les parents de S. ne savent ni lire ni écrire. Ils parlent à grand peine quelques mots de français. Quand ils viennent en réunion parents-profs, S. assure la traduction. Je la soupçonne de ne pas toujours restituer exactement ce que je dis (elle est maline) mais passons...

    Son père parvient quand même à me dire directement des trucs quand il évoque le petit frère de S. : « Si déconne, tu tapes. » Et je vois S. qui rigole, elle a sans doute en tête une scène où j’en colle une à son frangin. Elle se dit peut-être que ça ne lui ferait pas de mal.

    Bref, S. est une des élèves les plus intelligentes et persévérantes que je connaisse. Je pense qu’elle peut mener son projet au bout, elle veut être prof (bon, là elle est un peu stupide). Mais pour ça, il ne faudra plus faire de fautes.

    Alors, elle y travaille. Elle travaille même très dur et il faut mettre les bouchées doubles car le temps ridicule consacré à l’enseignement du français ne permet plus aux enfants nés en dehors de la langue d’espérer la maîtriser un jour.

    J’espère que demain, quand je vais lui rendre son 5, je pourrai passer 20 minutes avec elle pour reprendre 2 points précis. Mais elle a 27 condisciples : ce sont les budgets que vous votez.

    J’espère surtout qu’un jour, S., M. et R. auront été suffisamment instruits par mes soins et ceux de mes collègues pour vous cracher très convenablement à la gueule que la misère sociale, c’est vous, les politiques, qui la fabriquez.

    J’espère que vous descendrez alors de vos carrosses et que vous salirez vos jolies robes.

    Dans l’immédiat, gardez vos leçons de dame patronnesse pour vous et croyez bien que les enseignants, tout comme les policiers ou le personnel hospitalier, ont une parfaite conscience des réalités sociales vécues par ceux qu’ils instruisent, protègent ou soignent.

    Au sujet du rapport Bergé http://www.lcp.fr/actualites/les-enseignants-sont-ils-deconnectes-de-la-realite

    #éducation #instruction #mépris_de_classe

    https://seenthis.net/messages/665142 via Agnès Maillard


  • La Parisienne Libérée : « Chômage et lingots d’or »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/071117/la-parisienne-liberee-chomage-et-lingots-d-or

    Et si tout était de la faute des #chômeurs ? Dans une interview télévisuelle librement adaptée par La Parisienne Libérée, le président annonce enfin des mesures explosives contre les privilégiés de Pôle emploi ! « Les chômeurs, qui se replient dans un égoïsme où le seul but de la vie serait d’accumuler de l’argent » © LPL

    #France #chômage #contrôle #Macron #menace #mépris #stigmatisation #télévision


  • Kebab, football et « savoir-être » - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Kebab-football-et-savoir-etre

    – Conseillère d’orientation 2 : C’est vrai que c’est difficile de trouver des stages mais bon, ils cherchent beaucoup la facilité à tous vouloir faire des stages dans les sandwicheries et kebabs du coin au lieu de trouver de vraies entreprises.

    – Moi : Qu’est-ce que vous entendez par « vraies entreprises » ?

    – Conseillère d’orientation 2 : Eh bien une entreprise où ils apprendront des choses.

    – Moi : et vous pensez qu’on ne peut rien apprendre dans une sandwicherie ou un kebab ?

    – Éducateur : Il faut que les jeunes côtoient l’excellence, sortent de leur quotidien... Qu’ils aillent en dehors du quartier.

    – Moi : Attendez, vous dites plusieurs choses en même temps. Je reviens sur votre propos, de « vraies entreprises ». c’est quoi une entreprise pour vous ?

    – Assistante sociale 1 : Je ne crois pas que ce soit le sujet, nous devons discuter d’autres choses plus importantes.

    – Moi : Pardon mais je vous écoute depuis tout à l’heure, je ne dis rien et il me semble que si je suis ici, c’est aussi pour participer aux échanges.

    – Principale collège 2 : Oui vous avez raison, moi je vous écoute.

    – Moi : Vous utilisez des expressions sans même les définir : « codes sociaux, savoir-être, excellence », ça veut tout et rien dire et je n’ai pas l’impression que ce soit très clair dans vos têtes.

    – Éducateur : Ben, un kebab c’est juste un petit business, il devrait aller faire des stages dans des pharmacies, chez des opticiens, chez des médecins.

    – Conseillère d’orientation 2 : Oui voilà, des entreprises qui tournent bien, qui ne sont pas « fermées », de vraies entreprises quoi.

    – Moi : Écoutez, une entreprise c’est une structure qui propose des biens ou services pour répondre à des besoins et qui réalise un chiffre d’affaires. Ça, c’est une définition, non exhaustive certes, de ce qu’est une entreprise. et il me semble qu’un kebab fait tout ça. Après que vous trouviez ça peu reluisant, c’est autre chose non ?

    – Assistante sociale 3 : Oui mais où est l’excellence là-dedans ?

    – Moi : Pardon ?

    – Assistante sociale 1 : Oui, l’excellence, qu’est-ce qu’ils vont apprendre dans un kebab ? déjà qu’ils y sont tous les midis haha !

    #racisme #classisme #mépris #domination

    https://seenthis.net/messages/636479 via Agnès Maillard


  • #Enseignement #supérieur, cette si profonde #crise | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/09/20/enseignement-superieur-cette-si-profonde-crise
    https://neewram.files.wordpress.com/2017/09/marwen-belkaid4.jpg

    Récemment, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, nous a offerts un moment de #mépris de #classe et de #morgue crasse rares au micro de France Inter. Répondant à une question sur l’#apprentissage, il a expliqué que la question ne s’était pas posée pour ses enfants parce qu’ils étaient brillants – exprimant ainsi en creux que ceux qui suivaient cette voie ne l’étaient pas. Pourtant, il faut aller au-delà de la caricature représentée par ce cher patron pour saisir la complexité de cette question de l’apprentissage. Dans cet élan d’arrogance, Monsieur Frérot sous-entendait que c’était les classes populaires qui avaient besoin de l’apprentissage et que les enfants des parfumés n’avaient pas à se salir les mains là-dedans. Sociologiquement en effet les enfants issus de milieux populaires sont largement majoritaires dans les filières d’apprentissage ante bac.

    Néanmoins, et c’est là que la question devient intéressante, l’on constate un renversement dès lors que l’on se retrouve dans l’enseignement supérieur. Quasi apanage des classes populaires avant le bac, l’apprentissage devient en effet largement diffusé au sein des classes plus aisées de la société une fois le bac obtenu. L’idée de cet apprentissage est évidemment d’aider ceux qui ne sont pas armés à entrer sur le marché de l’emploi n’ayant ni connaissances ni réseau (ce mot pudique derrière lequel se cache bien souvent du piston). Et pourtant l’on constate que c’est précisément ceux qui ont le moins besoin de l’apprentissage qui en profitent une fois le bac passé dans une forme de course au #népotisme et au piston assez abjecte. Il est donc urgent de cesser ce creusement des #inégalités.

    https://seenthis.net/messages/631061 via Agnès Maillard



  • Un pur moment de rock and roll dialectique
    http://feusurlequartiergeneral.blogspot.com/2017/04/un-pu

    Je me demande, du coup, ce que ça leur fait, à la droite néo-réac et à l’extrême-droite xénophobe qui n’a pas de mots assez doux pour ce « peuple populiste », ce peuple qui dirait toujours la vérité contre les élites, ce peuple qui élit Trump, ce peuple qui brexite, ce peuple qui aimerait Le Pen, qui se vautrerait dans la panique identitaire, de se prendre un Poutou comme on se prend un missile tactique ?
    Un Poutou populiste, pour le coup, comme eux, mais un populiste cauchemardesque, un populiste avec une conscience de classe, une vraie conscience de classe velue et blindée, un Poutou qui capte le discours du tous pourris avec une légitimité en béton, un Poutou qui rappelle qu’il est le seul à être ouvrier et qui renvoie Fillon et Le Pen à ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être : des aventuriers moyennement honnêtes, des bourgeois qui n’arrivent plus trop, tout à coup, à amuser le tapis avec le totalitarisme islamique ou ces salauds de bobos (même si les seconds sont les victimes du premier) et se retrouvent bien obligés de faire profil bas contre ce partageux qui met sous leurs yeux d’une part la contradiction entre leurs vertus publiques et leurs vices privés et d’autre part la vraie vie de ceux qui sont du mauvais côté des inégalités.
    Quand on joue avec les allumettes, un mauvais retour de vent, et c’est vous qui brûlez. C’est ce qui est arrivé à Fillon et Le Pen hier soir.
    Ils peuvent toujours appeler au secours Bouvet ou Zemmour, ou d’autres chiens de garde qui aiment les pauvres tant que les pauvres s’en prennent à l’Arabe, au pédé, aux avortées, (et surtout pas aux patrons), ils peuvent continuer de mal lire Orwell ou Pasolini. C’est pourtant eux, à la fin, qui se sont retrouvés tout seuls dans le noir et personne ne les a entendus crier.
    On ne votera probablement pas pour Poutou mais on lui doit, dans cette campagne, un pur moment de rock’and roll dialectique. Qu’il en soit remercié. Au nom du peuple, justement.

    Jérôme Leroy

    https://seenthis.net/messages/586269 via davidzentao

    lire aussi :
    Sur BFM TV, la percée « irrationnelle » de Mélenchon et l’« irrespect » de Poutou

    https://www.vivelacri.se/Sur-BFM-TV-la-percee-irrationnelle-de-Melenchon-et-l-irrespect-de-Poutou

    Bref, c’était le « débrief » de BFM TV... L’ouvrier est tenu de rester à sa place, et les électeurs de rester « réalistes ».

    Frédéric Lemaire

    PS : En prime, ce commentaire de Luc Ferry qui donne le la du mépris de classe qui s’est exprimé contre Philippe Poutou depuis le débat d’hier :-)
    https://www.vivelacri.se/local/cache-vignettes/L480xH278/c8ptmydwsaaw2op_1_-5d8c4.jpg

    #mépris_de_classe #philippe_poutou


  • C’est ma période Arte radio…
    Celui-là dure 3 mn et je trouve la fin du laïus de la proviseur du lycée professionnel totalement dingue…
    L’éducation nationale est à brûler c’est certain, il n’y a rien de bon à en retirer.
    Voix de garage | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/616248/voix_de_garage
    https://www.arteradio.com/sites/all/themes/artenew/images/fb_default.jpg

    #racisme #éducation_nationale #audio #radio #orientation_scolaire #Marseille #mépris_de_classe #discrimination #violence_sociale

    https://seenthis.net/messages/581067 via ninachani


  • Contre la destruction des collèges de la Reynerie et de Bellefontaine ! - IAATA
    https://iaata.info/CONTRE-LA-DESTRUCTION-DES-COLLEGES-DE-LA-REYNERIE-ET-BELLEFONTAINE-1837.html
    http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-gd2/5f/6e033c268842e6b3b5a7ee08e696b7.jpg?1485733631

    Un vrai #mépris des #enfants, des parents, des enseignant-es, des personnel-les du #collège, des habitant-es. Dès qu’on en a entendu parler, parents, enseignants, habitant-es, on a réagi, on est allé-es discuter, expliquer. On a participé à plusieurs réunions avec le Conseil Départemental, le Rectorat, la FCPE. Ils font semblant d’écouter les gens, mais iels avaient déjà décidé avant de commencer à discuter. Quand on dit qu’on n’est pas d’accord, iels nous répondent que ça ne compte pas, que « c’est pour notre bien ». Comme le dit une maman, qu’est-ce que ces gens-là connaissent de notre vie ? Comment iels peuvent décider ce qui est bien pour nous ? C’est mieux pour les enfants 35 minutes de trajet au lieu de 5 ? C’est mieux toute la journée au collège sans pouvoir rentrer, la cantine obligatoire ? Et pour nous qui avons dèjà des vies dures, c’est mieux de ne pas pouvoir aller au collège en cas de problèmes, de ne plus avoir la proximité avec les profs et le personnel ? Ce projet est d’une grande #violence, un facteur de colère et d’angoisse, en particulier pour les enfants.

    https://seenthis.net/messages/565253 via Agnès Maillard


  • Populisme, attentats : la #philosophie #politique ne dit plus un mot sur les maux - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/populisme-attentats-la-philosophie-politique-ne-dit-plus-un-mot-sur-les-mau
    http://images.telerama.fr/medias/2017/01/media_152382/plus-un-mot-sur-les-maux,M408956.jpg

    Face à la victoire de Donald Trump ou au vote en faveur du Brexit, que peuvent dire les philosophes sinon considérer, dans le cadre de la théorie du choix rationnel, qu’il s’agit d’un choix purement irrationnel ? Or cette réponse n’est pas satisfaisante car elle traduit un #mépris des classes populaires. En effet, cela revient à dire qu’une large partie de la population n’est pas à la hauteur de la #rationalité et que ses décisions ne sont pas prises en connaissance de cause. Si l’on ne veut pas creuser le fossé qui sépare les élites et le peuple, il faut éviter que la philosophie politique ne s’adresse qu’à des universitaires dans un champ disciplinaire donné. C’était d’ailleurs la grande promesse des philosophes des Lumières que de pénétrer l’opinion publique.

    https://seenthis.net/messages/560026 via Agnès Maillard


  • 27. #Violences conjugales : 223 000 femmes victimes chaque année
    http://www.alternativelibertaire.org/?Violences-conjugales-La-honte-doit

    De même que le #viol est favorisé par une « culture du viol » qui le légitime, de même, les représentations dominantes de l’amour justifient et banalisent les violences conjugales. Parmi ces représentations, on trouve, d’une part, celles qui présentent l’amour comme un #sacrifice, un don total de soi et un abandon à l’autre  ; d’autre part, celles qui présentent l’amour comme une passion dévastatrice pouvant mener jusqu’à la #destruction de l’autre. Pourtant, aimer n’est pas détruire  !

    Contrairement à un préjugé courant, l’enquête Enveff citée plus haut a montré que les violences conjugales traversent tous les milieux sociaux et toutes les catégories socioprofessionnelles à parts égales. En d’autres termes, croire que la violence conjugale ne concerne que les pauvres relève du #mépris de classe pur et simple : elle ne dépend ni du niveau de revenu ni du niveau de diplôme des agresseurs et agressées. 40 % des cas de violences conjugales interviennent dans le couple lors d’une première #grossesse lorsque les femmes sont le plus isolées (interruption de travail avec un congé maladie ou maternité) ou le plus vulnérables physiquement.

    https://seenthis.net/messages/558318 via Agnès Maillard


  • #IVG médicamenteuse : prendre en compte la #douleur - A la une - Destination Santé
    https://destinationsante.com/ivg-medicamenteuse-douloureuse-plus-de-34-patientes.html
    https://destinationsante.com/wp-content/uploads/2016/11/Ivg-IAKOBCHUK-VIACHESLAV1200.jpg

    « Au centre IVG Clotilde Vautier, nous avons observé que les femmes qui restaient sur place pour des IVG médicamenteuses pouvaient présenter des intensités de douleur très marquées ce qui ne semblait pas correspondre avec l’idée générale dans le public et le milieu hospitalier où [cette méthode] est perçue comme simple, facile d’accès, rapide », souligne le Dr Philippe David, gynécologue obstétricien à Nantes. Or « la douleur n’était pas du tout étudiée . En nous référant aux études publiées, nous avons constaté qu’il y en avait très peu sur ce sujet en France d’où notre volonté d’en mener une. »

    #mépris #femmes

    https://seenthis.net/messages/543771 via Agnès Maillard


  • Projet : Vous prendrez bien un petit café pipe ? - Suisse - lematin.ch
    http://www.lematin.ch/suisse/Vous-prendrez-bien-un-petit-caf-pipe/story/18340324
    http://files.newsnetz.ch/story/1/8/3/18340324/teaserbreitgross.jpg

    Les tarifs ? 60 francs le café, peut-être 5 francs supplémentaires pour un latte machiato. En tout cas pas de champagne, ni d’alcool fort. Quelques pâtisseries, des sandwiches et autres petits délices. Les horaires ? De 6 h du matin à 20 heures.

    #prostitution #mépris #gorafi_encore_plagié

    http://seenthis.net/messages/500529 via Agnès Maillard


  • En Alberta, « l’avènement d’une humanité... inhumaine »
    http://reporterre.net/En-Alberta-l-avenement-d-une-humanite-inhumaine
    http://www.reporterre.net/IMG/arton7482.jpg
    http://reporterre.net/IMG/mp3/1.qu_avez-vous_decouvert_en_alberta__.mp3

    Nancy Huston, célèbre romancière et essayiste, est originaire de l’Alberta. Dans le nord de cette province canadienne, d’immenses chantiers à ciel ouvert entourent une « ville champignon » : Fort McMurray. Les compagnies pétrolières, en exploitant les immenses réserves de sables bitumineux, rasent les forêts, polluent les sols, détruisent la faune et la flore. C’est un territoire gouverné par le #pétrole et l’#argent au #mépris de la nature, des peuples. Au mépris de l’#humanité.

    C’est ce que dénonce le recueil Brut, la ruée vers l’or noir , chez Lux Éditeur. Les textes de Melina Laboucan-Massimo, David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein et Rudy Wiebe se croisent et se complètent. Ils nous montrent l’ampleur de la catastrophe écologique du point de vue de chaque auteur. Reporterre s’est entretenu avec Nancy Huston. Une Interview à lire… ou à écouter.

    #FortMcMoney @davduf #feu #incendie

    Fort McMurray est constituée essentiellement de centres
    commerciaux entourés de banlieues résidentielles extrêmement chères. Tout est cher : les restaurants sont chers, les centres commerciaux alignent des magasins de toutes sortes, mais tout est étrangement déprimant, étrangement désinvesti. Il n’y a de centre que pour le shopping. Il n’y a aucun centre d’aucune ville. La mairie elle-même est une sorte de bâtisse disgracieuse en brique marron. On peut aller de pubs en bars, parce que moi j’aime bien aller voir où les gens boivent. Et là où les gens boivent et en principe se rencontrent pour discuter, il est impossible de discuter parce qu’il y a des écrans partout qui diffusent des émissions très bruyantes de musique et de sport.

    C’est marrant, cet usage du #bruit pour empêcher toute communication me fait penser à l’usage des sonos dans les manifs…

    http://seenthis.net/messages/487170 via Agnès Maillard


  • Une manifestante à Macron : « Vous ne savez pas ce que c’est de se lever à 5h du matin pour gagner un SMIC de rien du tout | « Sans Compromis
    https://sanscompromisfeministeprogressiste.wordpress.com/2016/04/25/une-manifestante-a-macron-vous-ne-savez-pas-ce-que-cest-de-se-lever-a-5h-du-matin-pour-gagner-un-smic-de-rien-du-tout
    https://sanscompromisfeministeprogressiste.files.wordpress.com/2016/04/macron-chahute_558694922.png
    Le #mépris

    « Notre gouvernement n’a aucun respect pour ses salariés, aucun ! Sinon avec les millions de gens qu’il y a dans la rue, il y a longtemps que vous nous auriez écoutés. Vous ne faites rien, vous nous ignorez, vous nous méprisez », lui a ensuite envoyé une autre manifestante. « Vous allez le payer de vous foutre de la gueule du peuple », a également lancé un travailleur, alors qu’Emmanuel Macron tentait de répondre que « ce n’est pas parce qu’il y a des gens dans la rue que je vais céder ».

    « Ce n’est pas par plaisir que les gens perdent un salaire pour aller manifester », lui a répondu une autre manifestante. « Ce n’est pas une condition suffisante », a finalement balayé le ministre de l’Économie.

    http://seenthis.net/messages/483875 via Agnès Maillard


  • « Un nouveau #privilège est apparu : ne plus faire la queue »
    http://rue89.nouvelobs.com/2016/03/08/nouveau-privilege-est-apparu-plus-faire-queue-263391

    Le monde de la tech considère le fait de faire la queue comme l’une des dernières déficiences ayant besoin d’être solutionnée.

    (...) Il vous suffit d’appuyer sur une touche de votre téléphone pour qu’un employé du stade vous apporte un sweat-shirt de l’événement directement là où vous êtes assis pour la modique somme de 5 dollars la livraison (et hop, la file d’attente à la caisse du magasin de souvenirs disparaît).

    (...) Un collègue m’a raconté qu’il programme la livraison de son dîner chaud (pas de queue à faire au restaurant ou à l’épicerie) pour qu’elle arrive au moment où il sort de son Uber (il n’attend pas le bus).

    (...) Un extrait du portrait de Matt Damon par Tom Junod dans Esquire (http://www.esquire.com/entertainment/movies/interviews/a23291/matt-damon-interview-0813-full) me vient à l’esprit :

    « J’ai déjà évoqué une expérience que j’ai vécue cet été, lorsque j’ai emmené ma fille dans un parc d’attraction aquatique où nous avions déjà été plusieurs fois. Je l’ai trouvé transformé par l’apparition du “Fast Pass”, qui permet aux visiteurs de passer devant tout le monde moyennant la somme de 45 dollars supplémentaires sur le billet d’entrée. “Ça a tout changé”, me suis-je dit, “parce qu’à présent les gens paient pour ne pas faire la queue, et tout le monde sait que c’est injuste. Je le savais, ma fille le savait, et les gens qui le faisaient le savaient”. »

    Damon hoche la tête.

    « Si vous voulez vraiment savoir ce que ça fait d’être célèbre, tout ce que vous avez à faire, c’est d’aller dans ce parc aquatique et de payer les 45 dollars. Allez dans ce parc, c’est à ça que ça ressemble. Vous passez devant les gens dans la file. »

    La file d’attente est l’endroit où deux impulsions très américaines se rencontrent : celle, en perdition, d’un champ d’égalité, et celle de l’argent qui permet d’acheter de meilleurs services. (Qu’est-ce qu’être riche sinon éviter toutes les files d’attentes, physiques et métaphoriques, de la vie ?) Et si passer devant les gens dans la file est le meilleur moyen de provoquer une bagarre dans le monde physique, pourquoi acceptons-nous l’équivalent numérique sans broncher ? D’abord, parce que ça se voit moins. »

    (...) Clara Moskowitz est une journaliste scientifique basée à Brooklyn qui pratique les mathématiques éthiques lors de ses escapades annuelles à Orlando. Parfois, tous les FastPass pour certaines attractions sont déjà vendus pour la journée, réservés des semaines auparavant en ligne, note-t-elle. Ils ont été achetés par des gens qui, comme elle, planifient.

    « Les fans de Disney comme moi sont fiers de ne pas faire la queue », dit-elle.

    « Je regarde les gens qui patientent en file pendant une heure et demi comme des petits joueurs, et je me dis qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. »

    Elle raconte qu’elle entend tout le temps des enfants se plaindre à leurs parents d’être dans la file d’attente la plus lente alors qu’elle leur passe devant.

    Article source, en anglais
    https://backchannel.com/the-line-tamers-8a06ccda2089

    #riches #passe-droit #file_d'attente #mépris_de_classe

    http://seenthis.net/messages/468186 via intempestive


  • Les « petites mains » de la #Cinémathèque se révoltent. Serge Toubiana et son successeur Frédéric Bonnaud affichent leur #mépris.
    http://codedo.blogspot.fr/2016/02/les-petites-mains-de-la-cinematheque-se.html

    Le départ de Serge Toubiana, à la tête de la Cinémathèque pendant treize ans, qui a tout fait pour étouffer cette affaire, notamment lors d’une #grève des personnels en mai 2014, pouvait laisser espérer une attitude plus compréhensive de son successeur, Frédéric Bonnaud. qui a pris ses fonctions le 2 février. Il semblerait qu’il n’en soit rien, comme le laisse entrevoir son interview à France Musique, au cours de laquelle Frédéric Bonnaud aura ces mots quelque peu choquants dans la bouche d’un ancien journaliste qu’on a connu défendant de belles et nobles causes, notamment lorsqu’il fut viré de France Inter : « Je pense que hôtesse d’accueil, guichetier et ouvreuse, ça doit rester de petits jobs d’étudiant, au risque de choquer. Moi, je ne me vois pas bien faire un CDI à vie pour que des gens vendent des billets à la cinémathèque. »

    #précarité #exploitation #lutte

    http://seenthis.net/messages/460858 via Agnès Maillard