• Cachez ces #femmes que je ne saurais voir… - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Cachez-ces-femmes-que-je-ne

    Que la #mixité des #métiers en général soit un but vers lequel la société doit tendre, nous ne pouvons qu’en convenir. Que les métiers où les femmes sont majoritaires soient très souvent moins attractifs (en termes de reconnaissance sociale et matérielle) c’est un fait. Cependant, tout comme Antoine Compagnon qui déclarait dans Le Figaro que « la féminisation avait achevé de déclasser [le métier de professeur] », ce rapport confond singulièrement la cause et l’effet.

    Ce n’est pas la #féminisation des effectifs qui déclasse les métiers. On peut penser que c’est au contraire le #déclassement social, dû à des raisons concrètes (les conditions matérielles d’exercice : salaires, moyens, nombre d’élèves, affectations) ainsi qu’à des raisons symboliques (manque de reconnaissance par les autorités étatiques) qui provoque, parmi d’autres facteurs, la féminisation des métiers [1].

    https://seenthis.net/messages/537209 via Agnès Maillard


  • Programmeurs : vous n’êtes pas des ingénieurs ! - The Atlantic
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/132925379481

    Dans un stimulant billet publié sur le The Atlantic, le développeur de jeux, Ian Bogost s’est encore fait des amis. Pour lui, les programmeurs ne sont pas des ingénieurs. Pourquoi ? Parce que les ingénieurs ont, eux, une longue tradition de #conception et de construction d’infrastructures d’intérêt public ! Les ingénieurs ont une responsabilité de sécurité publique et de fiabilité (même si elle fait parfois défaut). Ce n’est pas le cas de ceux qui font des logiciels explique-t-il en pointant le piratage massif de données personnelles, les logiciels tricheurs… “Les systèmes informatiques d’aujourd’hui nous exposent à des dangers individuels et collectifs que nous n’aurions jamais accepté de structures réelles comme des points, des gratte-ciels, des centrales électriques ou même des systèmes de défense (...)

    #innovation #métiers #travail

    http://seenthis.net/messages/426735 via hubertguillaud


  • Rebsamen lance le #tri entre #vrais et #faux #intermittents, France
    http://www.lesechos.fr/journal20150605/lec1_france/021111796802-rebsamen-lance-le-tri-entre-vrais-et-faux-intermittents-112541

    Les négociations de branche sur les #métiers éligibles au #CDD_d'usage démarrent.
    Après la réflexion, l’action. Un an quasiment jour pour jour après le lancement par Matignon d’une mission sur l’intermittence du spectacle (rapport Gille-Combrexelle-Archambault), les partenaires sociaux du secteur (audiovisuel, spectacle vivant, etc.) sont entrés dans le vif du sujet, jeudi, avec l’ouverture de négociations de branche sur les conditions de recours au CDD d’usage (CCDU). L’exercice leur est imposé par la loi Rebsamen sur le dialogue social, votée mardi par les députés.

    L’enjeu est de taille : ce contrat, très flexible pour s’adapter aux contraintes des métiers concernés (acteurs, techniciens, etc.), ouvre accès au régime chômage spécifique des intermittents (les annexes 8 et 10 de l’Unédic), dont le durcissement l’an passé a débouché sur le lourd conflit qui a perturbé les festivals de l’été. Ce CDDU représente la moitié des emplois du spectacle et, en dépit de précédents accords de branche passés ces dix dernières années, le rapport Gille, remis en janvier, pointe « des abus persistants », à travers des « recours abusifs » et une « sous-déclaration du travail, qui considère l’indemnisation du #chômage comme un #revenu de complément ».

    L’exécutif menace de légiférer (...)

    http://seenthis.net/messages/377778 via colporteur


  • Les 400 culs - Le mot “autrice“ vous choque-t-il ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/05/31/le-mot-autrice-vous-choque-t-il

    Certains #métiers qui, jusqu’ici, étaient déclinés au féminin (2) se voient systématiquement « neutralisés ». Alors qu’au XVIe siècle, il existait couramment des #mots comme poétesse, philosophesse, médecine, autrice, peintresse, apprentisse, doyenne, emperière, financière, officière, avocate, mareschale, boursière, cordière, fusicienne, feronne, clergesse ou dompteresse, la réforme impose de faire disparaître le féminin de tous les métiers trop savants. Désormais, « il faut dire cette femme est poète, philosophe, médecin, auteur »… Eliane Vionnet note avec ironie : « Si philosophesse recule vite, c’est à l’évidence en raison du son fesse que l’on y entend, et que les ennemis de la créature en question ne se privent pas de mettre en évidence. Ses partisans battront donc vite en retraite, mais l’on sera désormais obligé·e d’adjoindre à philosophe le mot femme afin de lever la confusion possible – d’autant que, parallèlement, l’offensive pour dénier aux #femmes la capacité d’exercer cette activité va bon train. Une partie des autres mots en esse sera petit à petit entraînée dans ce discrédit, quoiqu’on n’y aperçoive aucune fesse (vainqueresse, capitainesse…). Beaucoup perdureront en revanche longtemps, d’une part dans la langue juridique, où la clarté est nécessaire (demanderesse, défenderesse…), d’autre part dans la langue commune. Pauvresse, poétesse, prophétesse se maintiendront contre vents et marée jusqu’à nos jours. »

    Après avoir dénié aux femmes la possibilité de philosopher au féminin, les puristes se donnent pour mission de masculiniser des mots importants, synonymes de force et de puissance, ainsi que tous les mots qui se finissent par des sons « durs » et de féminiser des mots dits « mols », trop alanguis pour être attribués au genre noble. Il s’agit d’établir une stricte distinction et que les Français cessent de « confondre le masculin avec le féminin ». Cela semble d’autant plus important que « certains mots paraissent avoir les deux genres, comme horoscope, rencontre, épitaphe, maxime… » Les linguistes du XVIIe siècle cherchent à faire régner, là aussi, « l’ordre du genre », se moque Eliane Viennot dont je me permets de citer ici un morceau de chapitre, véritable régal.

    #genre

    http://seenthis.net/messages/375944 via Agnès Maillard