• https://i.imgur.com/DkdoA0I.jpg
    Un #syndicat français de policiers diffuse une liste de journalistes présentés comme des ennemis de la police nationale

    Le #Syndicat_Indépendant_des_Commissaires_de_Police (#SICP) a diffusé, le 7 décembre 2019, un message sur le réseau social Twitter désignant nommément cinq journalistes français (#David_Dufresne - @davduf, #Taha_Bouhafs, #Gaspard_Glanz, « #Le_Général » et #Alexis_Poulin) comme « les principaux acteurs » du « combat anti-Police Nationale », en #France. Les journalistes nommés sont affublés de qualificatifs insultants ("imposteur", « menteur », « harceleur », « usurpateur », « haineux »). Le SICP accuse ces journalistes d’ « alimenter cette haine » et de « se délecter de ce climat », après que la porte du domicile d’un officier de la brigade anti-criminalité (BAC) a été recouverte de slogans hostiles à la police. Plusieurs représentant de la profession, dont la Fédération Européenne des Journalistes, ont dénoncé le caractère intimidatoire et diffamatoire du message du syndicat policier, largement relayé sur Twitter.

    https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/detail-alert?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_col_id=c
    #intimidation #diffamation #presse #journalisme #réseaux_sociaux #police #conseil_de_l'Europe #maintien_de_l'ordre

    Le tweet en question du syndicat policier :
    https://i.imgur.com/bM9xZy4.png
    https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1203437519544684544

    https://seenthis.net/messages/815103 via CDB_77


  • @davduf #violences_policieres #maintient_de_l’ordre #doctrine
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/07/8-decembre-2018-recit-d-une-journee-incandescente-ou-la-doctrine-du-maintien
    “Je ne suis pas tombé, j’ai tenu mon #oeil dans ma main, mon pote m’a dit “tu n’as plus d’œil”. Je l’ai jeté par terre. Après, une dame nous a ouvert le sas de son immeuble pour qu’on se réfugie, on était deux ou trois, mais j’étais l’un des plus gravement atteints, on m’a laissé passer un barrage parce que je pissais le sang, ils ont vu la gravité”
    #harcor #grr #mais_putain !

    https://seenthis.net/messages/814716 via ant1


  • Collaborer pour un design plus accessible : l’exemple d’Exodus Privacy
    https://framablog.org/2019/11/29/collaborer-pour-un-design-plus-accessible-lexemple-dexodus-privacy

    Quand on prend conscience qu’un site web destiné au grand public devrait être plus facile à aborder et utiliser, il n’est pas trop tard pour entamer un processus qui prenne en compte les personnes qui l’utilisent… L’association #Exodus_Privacy prend … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Interview #Libres_Logiciels #Non_classé #UX-UI #Applications #Maiwann #UX


  • Marquer les chairs et les esprits
    Un podcast documentaire en 2 parties de Violette Voldoire et Tristan Goldbronn pour Radio Parleur

    Partie 1 : https://radioparleur.net/2019/11/18/blesse-manifestation-violences-policieres-gilets-jaunes
    https://file.ausha.co/WBY77fGI6VoU4cPuMd1nYXtVzsgwkE33MiVz8Ye8.mp3?token=P3Ni7S2M8cWoIw5StvnYVg

    Partie 2 : (lien à venir vendredi 22/11)

    https://radioparleur.net/wp-content/uploads/2019/06/02062019-marchemutiles-34-1068x712.jpg
    (photos : Pierre-Olivier Chaput pour Radio Parleur)

    Pour la première partie, le micro est tendu aux mutilé-e-s, comment ils ont vécu le choc, comment il cicatrisent ou non, comment certains s’organisent, aussi, désormais, contre les violences policières :

    David Breidenstein, blessé le 16 mars 2019, Gwendal Leroy, blessé le 19 janvier 2019, Xavier, blessé le samedi 20 avril 2019, Alain Hoffmann, blessé le 1er décembre 2019, et Laurent Théron, blessé le 15 septembre 2016. Cinq récits sur ce tir qui a brisé quelque chose en eux, en l’espace d’un éclair. Aujourd’hui ils se reconstruisent. Certains tentent le retour à la normale. D’autres le combat politique qui donne une épaisseur à ce trauma qu’ils surmontent.

    Dans la seconde partie il sera plus question des post-traumatismes (je compléterai quand le doc sera sorti et laisserai un commentaire pour que celleux qui sont intéressé-e-s soient prévenu-e-s)

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/811744 via ¿’ ValK.


  • Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/809659 via CDB_77


  • Prenez deux heures de votre temps, particulièrement si vous n’allez pas assister à une rencontre, pour écouter David Dufresne ET TOUTES LES PERSONNES qui témoignent autour de de son livre-catharsis. Vraiment. C’est important. Ces paroles sont trop rares médiatiquement pour passer à côté.
    https://youtu.be/9thxFSCXLMY


    https://invidio.us/watch?v=9thxFSCXLMY
    Ça me questionne d’ailleurs pas mal sur le choix de mediacité #Nantes d’inviter un « représentant des forces de l’ordre » pour la rencontre du 6 novembre (https://44.demosphere.net/rv/4149 ) : il est clair que certain-e-s personnes traumatisé-e-s ne pourront pas venir dans un telle configuration, et dieu sait s’il y en a, des traumas, dans cette ville...

    #maintien_de_l'ordre #violences_policières #violences_judiciaires #traumatismes @davduf

    https://seenthis.net/messages/807742 via ¿’ ValK.


  • #Politique : sécurité intérieure & maintien de l’ordre
    |> Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la « subversion violente »
    |+|> cas pratiques ce week-end : comment la #Police maintient, non pas l’ordre, mais la terreur.

    Tout d’abord, lecture de l’article de Jean-Dominique Merchet [qui prépare] L’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-ministere-l-interieur-veut-s-adapter-a-subversion-violente-198969
    https://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/w_838/public/styles/paysage/public/images/2018/06/_black_bloc_sipa.jpg?itok=p0e-3Z91

    A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la #sécurité_intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ?

    La lecture de l’article fait froid dans le dos mais pour qui a suivi de près l’évolution du #maintien_de_l'ordre ces dernières années et la mutation de ces 3 derniers mois, rien de vraiment surprenant... hélas. Le scandale des #violences_policières, le nombre astronomique de blessures graves du mouvement des #gilets_jaunes a obligé les décideurs politiques à trouver une parade. Oui mais voilà, ils sont dans une panique totale d’une révolte qui les vire du pouvoir et au vu des choix d’orientation politique d’extrême-centre du président des riches, on ne saurait donner tord à ceux qui les font flipper. Ainsi donc au fur et à mesure, les #violences_judiciaires faisant beaucoup moins parler d’elles, c’est vers une répression à deux vitesses que souhaite s’orienter le pouvoir en place, et l’expérience du #G7 semble avoir conforté leur choix : arrêter préventivement, même avec des dossiers vides, même avec la plus parfaite mauvaise foi, des cibles connues ou totalement inconnues, et, ils imaginent, paralyser ainsi les "fomentateurs" de révolte. Un passage dans l’article est particulièrement significatif :

    « Nous avons modifié nos modes d’action opérationnels en un temps record, mais nous devons finaliser la doctrine dans les semaines qui viennent ». Un séminaire de travail sur le « schéma national du maintien de l’ordre » a eu lieu en juin place Beauvau, mais peu de voix critiques y avaient été conviées. Depuis lors, le sociologue de la police Sebastian Roché, qui plaide pour une politique alternative de « désescalade », s’est même vu retirer son cours à l’Ecole des commissaires… Le ministère de l’Intérieure ne manque pourtant pas de plaider pour « la concertation la plus large possible. »

    Ainsi donc ce samedi on apprend deux évènements qui font penser que ce nouvel ordre du maintient est acté :

    – à #Toulouse des observateurs de la LDH se font charger, puis prennent une pseudo leçon de loi par [le préfet ?] parce que l’un d’eux a voulu ramasser un projectile d’arme policière que les avait touchés. C’est la troisième fois qu’ils se font ainsi malmener :
    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1177984007386140674 + chez @gonzo (mais hélas avec RT comme source) : https://seenthis.net/messages/804242

    – à #Montpellier, c’est Ian B. de Desarmons-les, collectif contre les armes de la police, qui se fait arrêter pour la deuxième fois alors qu’il devait faire une conférence le soir même sur les armes de la police. A cette heure, il n’y a toujours pas de nouvelles.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1178342218895171586
    Pour mémoire, la fois précédente : https://desarmons.net/index.php/2019/03/30/ianb-revient-plus-precisement-sur-son-arrestation-des-25-et-26-mars-2019-

    Pendant ce temps, le CM du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police s’amuse à titiller @davduf / David Dufresne, tranquilou : https://twitter.com/davduf/status/1178376236395089920 , le syndicat Alliance fait des communiqués auxmenaces à peine voilées : https://twitter.com/davduf/status/1178285515730239488 & https://twitter.com/ValKphotos/status/1178294536155611142 et Linda Kebbab continue de se lâcher avec désormais une photo de profil des plus explicites : https://twitter.com/LindaKebbab/photo

    Bref : #ça_pue !

    https://seenthis.net/messages/804271 via ¿’ ValK.


  • #Nantes Gilets jaunes : témoignages d’Adrien et Alexandra, victimes de violences policières
    Par Christophe Turgis
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/dossier-gilets-jaunes-temoignages-adrien-alexandra-vict
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/09/12/maxnewsworldfour691435-4418623.jpg?itok=G5qkCtIy

    L’annonce tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis le début de l’été. Ce samedi 14 septembre, les Gilets jaunes veulent se retrouver à Nantes pour une manifestation nationale. Adrien n’en sera pas, Alexandra si... tous deux ont été gravement blessés lors de précédentes manifestations.

    Un long témoignage de Adrien n’est disponible que sur facebook, hélas.
    https://www.facebook.com/watch/?v=513747356026651
    C’est un vrai problème pour sa diffusion plus large...
    Pour celleux qui veulent comprendre de quoi témoigne Adrien, à quoi il a survécu c’est le signalement 197 de @davduf : https://twitter.com/search?q=signalement%20nantes%20%40davduf%20197&src=typed_query&f=live #violences_policières #maintien_de_l'ordre #traumatisme

    https://seenthis.net/messages/801699 via ¿’ ValK.


  • #Portfolio | Maintien de l’ordre, le délire autoritaire de Macron
    Avec une #photo de Ricardo Parreira hallucinante de la personnalisation de son holster par un membre de la BAC : en plus d’être « non-réglementaire », l’utilisation de la figure du croisé en dit très très très long sur la vision que se fait de son rôle ce policier...
    https://www.lamuledupape.com/2019/09/06/maintien-de-lordre-le-delire-autoritaire-de-macron |+ http://archive.is/EsK3F
    https://www.lamuledupape.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9986-1920x982.jpg

    Le reste des illustrations, du même photographe-auteur, rappelle où en est non-pas le #maintien_de_l'ordre mais bien la #guerre menée contre la contestation politique...

    Ce petit portfolio a pour but de montrer que les violences d’État ou les mécanismes de répression psychologique que nous condamnons en Ukraine, en Israël ou en Russie, sont dans les faits pratiqués en France, masqués derrière les exigences de la République et du maintien de l’ordre public.

    #violences_policières #armes

    https://seenthis.net/messages/800807 via ¿’ ValK.


  • Toutes ces critiques sur le gaz hilarant (N2O), c’est avant tout une posture autoritaire réactionnaire.
    Ces maires cherchent l’ordre à outrance, ce qu’il font s’apparente au controle des masses, le contrôle des jeunes.
    Ils ne devraient pas avoir ce type de pouvoir.
    C’est pas des outils juridiques pour protéger, c’est pour normaliser.

    A mon petit niveau, je trouve juste chiant de trouver les capsules sur la chaussée, car elles sont ejectées vers la piste cyclable pour rejoindre les feuilles mortes et les éclats de verre et c’est encore les même qui trinquent, ca fait glisser les vélos.
    Si on infligeait la même chose aux 4 roues, il faudrait répandre des clous et de l’huile sur la chaussée... une idée pour la prochaine vélorution....
    Mais je reste néanmoins POUR l’usage du N2O, faut pas déconner.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/28/des-maires-s-alarment-de-la-hausse-de-la-consommation-de-gaz-hilarant_550352

    #protoxyde #drogues #jeunes #velo #cycliste #velorution #maire #sherif

    https://seenthis.net/messages/798895 via Sandburg


  • #Nantes. #Steve : la version des secouristes accable la police

    Mobilisés quai Wilson, à Nantes, la nuit de la Fête de la musique, des agents de la Protection civile livrent leurs vérités sur l’intervention de la police, qu’ils jugent « totalement disproportionnée ».

    https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-steve-la-version-des-secouristes-accable-la-police-03-08-2019-310
      https://m.presseocean.fr/sites/presseocean.fr/files/imagecache/mobile-detail/2019/08/03/photolq33lwn4-590615.jpg

    Un collègue évoque « un mouvement de panique impressionnant » et assure : « On entendait des explosions. Des gens criaient et couraient désorientés. Des voix ont dit qu’il y avait des gens à l’eau. Certains d’entre nous se sont approchés du quai et ont aperçu des gens dériver. » L’un des secouristes raconte : « J’ai vu passer deux formes flotter. On a appelé les secours immédiatement. J’ai tenté de les suivre mais le courant était tel qu’ils sont sortis du faisceau de ma torche. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

    « Voir des corps livrés à eux-mêmes, exposés à un danger de mort et ne pouvoir qu’appeler les secours adaptés, c’est terrible, confie un collègue. Ça ne me quitte pas. » « Je suis le dernier à cracher sur les policiers, ils font un job qui n’est pas facile, reprend un équipier. Mais selon moi, l’opération n’était pas appropriée. L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable. D’autant que les autres années, les sound system continuaient après 5 heures du matin. »

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre #Steve_Maia_Caniço

    https://seenthis.net/messages/795634 via ¿’ ValK.


  • Au moment où il faudrait faire silence, se recueillir et vivre le deuil, les déclarations des "représentants" de la "nation" sont autant de coups poignards dans nos coeurs...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48421017452

    Flickr

    https://live.staticflickr.com/65535/48421017452_5fcf706413_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Homage pour Steve, #Nantes, le 30 juillet 2019. Samedi 22 juin à 4h40 du matin, Steve Maia Caniço est mort, noyé, suite à une attaque policière extrêmement violente lors de la fin de la Fête de la Musique au bord de la #loire. Comme pour les multiples autres meurtres de la police, nous exigeons la #VéritéPourSteve ! .

    #justicepoursteve #oueststeve #veritepoursteve #iledenantes #nantes #stevemaiacaniço #valk #fleuve #hommage #maintiendelordre #repression #social #violencespolicieres
    https://live.staticflickr.com/65535/48421017452_5fcf706413_b.jpg

    https://seenthis.net/messages/795248 via ¿’ ValK.


  • Disparition de Steve à Nantes : de nouveaux éléments troublants
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/disparition-de-steve-de-nouveaux-elements-troublants-6450608
    par Jean-François MARTIN. Publié le 18/07/2019 à 23h12. Modifié le 19/07/2019 à 08h39.
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/84d45569273fcec1dbaa09d58463d659-disparition-de-steve-nantes-de-nouveaux-elements-troublants.jpg?width=1260&height=712&focuspoint=49%2C55&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=6a0edad9c6c51b969bf4a88addc7644d9560455aabc3e6ac456eb03fc0b4a71d

    photo : Des jeunes sont tombées dans la Loire lors de l’intervention de la police, quai Wilson, à Nantes. Alertés, les policiers n’ont-ils pas prévenu de suite les sauveteurs ? | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE

    En réalité les « nouveaux éléments troublants » sont disponibles via les automedias locaux #Nantes_Revoltée, #Radio_Cayenne et #indymedia depuis les premiers jours... cfhttps://seenthis.net/messages/788917 qui en rassemble quelques-uns :/

    Lors de son intervention quai Wilson, la police n’a-t-elle pas prévenu les sauveteurs de la chute de plusieurs personnes dans la Loire, alors qu’elle en avait été alertée par des participants de la soirée ?

    Que s’est-il donc passé cette nuit du 21 au 22 juin, quai Wilson, à Nantes, entre 4 h 30 et 5 h du matin ? Les zones d’ombre entourant l’intervention de la police la nuit de la Fête de la musique, quai Wilson, à Nantes, sont légion. La disparition de Steve Caniço, qui participait à la soirée électro organisée le long de la Loire, reste notamment mystérieuse.

    « Quand on est arrivé, ça piquait. C’était hyper confus », a redit, jeudi après-midi, ce bénévole de la Sécurité nautique à la juge d’instruction chargée de l’enquête sur la disparition de Steve Caniço. Ce sauveteur se trouvait sur le canot de sauvetage cette nuit-là, avec l’un de ses « collègues ». Leur association, la Fédération française de sauvetage et secouriste, avait été missionnée par la Ville de Nantes.

    Ce sont ces deux sauveteurs qui sont arrivés les premiers sur place. Quand débute l’intervention policière controversée, au cours de laquelle des gaz lacrymogènes ont été tirés, ils se trouvent du côté de la barge du Nantilus, en face des Chantiers, pour repêcher un homme.

    Selon nos informations, ce n’est pas la police qui les appelle, vers 4 h 40, mais un secouriste de la protection civile qui se trouve quai Wilson. Au milieu du nuage de gaz, il a vu ou entendu des personnes chuter dans la Loire. Combien ? Il l’ignore. Pendant ce temps, les policiers continuent à riposter aux jets de bouteilles ou de canettes (1). Sur les vidéos, révélées par Libération, on peut entendre des teufeurs crier aux policiers : « Y’a des mecs à l’eau. Il va y avoir un drame, arrêtez ! »

    « Y a-t-il eu non-assistance à personne en danger ? »

    La police n’aurait-elle pas prévenu les bénévoles de la Sécurité nautique, dont le numéro de téléphone portable figurait parmi les numéros d’urgence indiqués dans l’arrêté établi par la Ville de Nantes ? Sollicité, ce jeudi en fin de soirée, le procureur de la République de Nantes ne nous a pas répondu.

    « Les autorités savaient pourtant que l’embarcation de la sécurité nautique était la seule à assurer la sécurisation de la Loire à cette heure-là… », précise une source proche du dossier. « Étant en infériorité numérique, ils étaient peut-être embourbés et n’ont pas pu appeler les secours dès qu’ils ont su que des jeunes étaient tombés… », réfléchit un officier spécialiste du maintien de l’ordre.

    Juge d’instruction et enquêteurs sur les lieux

    Jeudi après-midi, les enquêteurs de la police judiciaire sont restés longuement sur les lieux où s’est déroulée l’intervention policière. L’objectif, nous indiquait, en fin de journée, Pierre Sennès ? « Faire des constatations, prendre des mesures et des photos. » Pour tenter d’éclairer les circonstances de la disparition de Steve Caniço.

    « L’enquête devra déterminer s’il y a eu non-assistance à personne en danger. Je ne l’exclus pas », affirme Me Rostan, l’avocate qui a déposé la plainte, au nom de 85 personnes, contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique. Et l’avocate de continuer : « J’ai le sentiment qu’on n’a jamais recherché Steve vivant. » Elle en veut pour preuve que, dès le lendemain, la disparition inquiétante, « les recherches se sont concentrées sur la Loire et continue à l’être ».

    Comme en écho, une source proche du dossier nous assure : « Les sauveteurs de la Sécurité nautique, rejoints par les plongeurs des sapeurs pompiers, ont effectué des recherches jusqu’à 8 h. On leur avait signalé qu’il y avait une forte suspicion qu’un homme s’était noyé après l’intervention de la police. » (1) Dix policiers blessés lors de l’intervention ont porté plainte.

    #OùEstSteve #Steve_Maia_Caniço #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #foutage_de_gueule

    https://seenthis.net/messages/793545 via ¿’ ValK.


  • Philippe Ferrières, Patrick Yem, Brahim Moussa, Zineb Redouane, Henri Lenfant, Romain Chenevat, Aboubacar Fofana ... et même si on ne sait toujours pas #OùEstSteve
    En un an, les forces de l’ordre ont tué au moins sept personnes

    Par Timothée de Rauglaudre , Marty

    Depuis son premier bilan publié en mai 2017, StreetPress a continué à surveiller les décès survenus lors d’interventions des forces de l’ordre. Cette année, nous en avons recensé 7. On vous raconte.

    https://www.streetpress.com/sujet/1563182139-forces-de-l-ordre-tue-sept-personnes
    https://www.streetpress.com/sites/default/files/field/image/cover_morts_de_la_police.jpg

    #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #morts_de_la_police

    https://seenthis.net/messages/793084 via ¿’ ValK.


  • 24 jours . 24 nuits . Sans . Steve... Emparez-vous de la question, PARTOUT ! #OùEstSteve ?
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48296530076

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    #OùEstSteve @johanna_rolland ?
    #OùEstSteve @nantesfr ?
    #OùEstSteve @Prefet44 ?
    #OuEstSteve @PoliceNat44 ?
    #OùEstSteve @loireatlantique ?
    #OùEstSteve @nantes_metropole ?
    #OùEstSteve @paysdelaloire ?
    #OùEstSteve @christophe_castaner ?
    #OùEstSteve @policenationale ?
    #OùEstSteve @ministere_interieur ?
    #OùEstSteve @edouardphilippepm ?
    #OùEstSteve @emmanuelmacron ?
    #OùEstSteve @gouvernementfr ? ...

    #où_est_steve #violencespolicieres #maintien_de_l'ordre #morts_de_la_police

    https://seenthis.net/messages/792933 via ¿’ ValK.


  • RÉPRESSION POLICIÈRE : S’IL N’Y A PAS DE RÉACTION COLLECTIVE, ON VA PRENDRE TOUS TRÈS CHER

    Julien Salingue, politologue et membre du NPA et d’Acrimed, [nous / Le Media] fait part de ses inquiétudes face à la répression policière grandissante en France.
    https://youtu.be/axilE4VmEcw

    Au point de départ de cette vidéo, un texte qu’il a publié sur facebook :

    À Nantes, une charge des flics, lors de la fête de la musique, provoque la panique, les gens sautent dans la Loire, Steve n’est jamais reparu.

    À Paris, des militant·e·s pour le climat, assis sur un pont, se font gazer à bout portant par les flics.

    À Clichy, un journaliste se fait dégager violemment par les flics alors qu’il veut filmer une action contre Amazon.

    À Paris, des urgentistes en manifestation se font embarquer par les flics alors qu’ils et elles menacent de s’injecter de l’insuline à dose mortelle.

    À Dijon, la rectrice annonce qu’elle veut envoyer les flics chez les enseignant·e·s qui font la grève des corrections.

    À Rouen, un Gilet jaune se prend des coups de taser avant d’être embarqué par les flics pour un contrôle d’identité parce qu’il est en train de distribuer des tracts.

    À Alger, une autopsie de Zineb Redouane, morte le 2 décembre à Marseille, fait état d’un « important traumatisme facial imputable à l’impact d’un projectile non pénétrant (...) pouvant correspondre à une grenade lacrymogène » lancée par les flics.

    À Paris, un délégué syndical se retrouve en garde à vue après avoir été réveillé par les flics à 6h du matin, suite à une action au siège national de La Poste.

    À Lille, lors d’une manifestation des Gilets jaunes, les flics matraquent et interpellent un homme en fauteuil roulant après lui avoir retourné son fauteuil.

    À Rennes, on apprend que l’arme du flic qui a tué Babacar Gueye en novembre 2015 a été détruite « par erreur » alors que l’enquête n’est pas finie.

    Je m’arrête là, mais j’aurais pu continuer.

    10 informations dont la plus ancienne date d’il y a moins de 15 jours.

    S’il n’y a pas de prise conscience et de réaction collectives, on va vraiment, vraiment, prendre tou·te·s très cher.

    https://www.facebook.com/julien.slng/posts/10216500912809833

    #en_roue_libre #maintien_de_l'ordre #violences_policières

    https://seenthis.net/messages/792443 via ¿’ ValK.


  • Charge policière à Nantes : la version des autorités contredite par des vidéos

    Par Ismaël Halissat et Fabien Leboucq pour Libération, un déroulé à charge, minute par minute :
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/12/charge-policiere-a-nantes-la-version-des-autorites-contredite-par-des-vid
    https://medias.liberation.fr/photo/1235425-captures-charges-nantes.jpg?modified_at=1562957977&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Libération révèle de nouveaux témoignages et des vidéos inédites de cette intervention. Il s’agit de fichiers originaux, qui permettent d’en exploiter les métadonnées, et donc de les horodater à la seconde près. Les images montrent une scène confuse et un usage constant de lacrymos par les policiers, et ce durant une vingtaine de minutes. Pendant tout ce temps, des personnes les alertent de la proximité avec la Loire puis, très vite, du fait qu’il y a eu des chutes de plusieurs fêtards dans l’eau. On voit également les forces de l’ordre utiliser des grenades de désencerclement, leurs matraques, ainsi qu’un Taser. L’avancée des policiers, en ligne, à partir de 4 h 31, casqués et armés, ne laisse pas de place au doute : contrairement à ce qui est affirmé depuis par les autorités - elles auraient répliqué à des jets de projectiles -, il s’agit bien d’une charge préparée, qui a pour but de disperser le rassemblement festif.

    #OùEstSteve ?

    4h52 Fin des vidéos

    D’autres lacrymos sont lancées en direction du quai Wilson et de la Loire. Les vidéos de la scène que nous nous sommes procurées s’arrêtent à cette heure précise.

    Durant plus de vingt et une minutes, les policiers ont donc utilisé continuellement des grenades lacrymogènes en direction du fleuve. Pourtant, les autorités ont été averties dès le début de la charge du risque encouru, puis du fait que des personnes étaient tombées à l’eau. Ces informations sont-elles remontées à la salle de commandement ? Le préfet ou, à défaut, son directeur de cabinet ont-ils suivi l’opération ? Ont-ils ordonné l’usage de gaz lacrymogène en grande quantité ? Ont-ils approuvé le recours au Taser, aux grenades de désencerclement, au LBD40 (dont l’emploi a été officiellement reconnu) ? Malgré nos relances, le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, a refusé de répondre à nos sollicitations. Ces questions sont pourtant essentielles, pour saisir comment #Steve_Caniço, 24 ans, a pu disparaître le soir de Fête de la musique.

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/792416 via ¿’ ValK.


  • Repression des Gilets Jaunes : appel à témoignage de Amnesty International

    2/Nous souhaitons rentrer en contact avec des personnes qui ont été interpellées/mises en garde à vue/poursuivies pour groupement et/ou outrage et/ou rébellion à l’encontre des personnes dépositaire de l’autorité publique, ou encore dissimulation du visage
    3/Pourquoi ?
    Nous entamons une enquête ayant pour but d’analyser les conséquences de l’application de certaines dispositions du droit pénal sur le respect du droit à la liberté de manifestation pacifique.
    4/Comment ?
    La première prise de contact se fera par mail. Ensuite votre témoignage individuel pourra être récolté par téléphone, en utilisant une messagerie sécurisée, ou lors d’une entretien face à face.
    5/Votre témoignage servira à apporter des éléments d’analyse aux restrictions de la liberté de manifester. Certains témoignages pourront éventuellement être publié dans un rapport public, avec l’accord des personnes concernées et la possibilité de préserver son anonymat.
    contactez moi ici ou par mail : marco.perolini@amnesty.org

    Source twitter : https://twitter.com/esteban80paris/status/1147146677637308418

    #gilets_jaunes #répression #violences_policieres #violences_judiciaires #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/791310 via ¿’ ValK.


  • Disparition de Steve Maia Caniço, mort de Zineb Redouane : la police déteste tout le monde ?

    Quand les forces de l’ordre tuent, la légalité et/ou la légitimité de la violence ayant entraîné la mort ne font plus office que d’arguments permettant de lever toute responsabilité. Ceux qui appliquent la loi deviennent alors irresponsables de leurs actes.

    /.../

    Tout comme le préfet de Loire-Atlantique, le ministre de l’Intérieur a depuis longtemps oublié le sens du mot « honte ».

    Très touchée par l’article de Loïc Le Clerc pour Regards : http://www.regards.fr/societe/article/disparition-de-steve-maia-canico-mort-de-zined-redouane-la-police-deteste-to
    #OùEstSteve #QuiAtuéZineb #Steve_Caniço #Zineb_Redouane #Violences_Policieres #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/790900 via ¿’ ValK.


  • Castaner demande des explications après la violente évacuation d’une manifestation d’Extinction Rebellion à Paris
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/30/evacuation-d-une-manifestation-ecologiste-castaner-demande-des-explications-
    https://img.lemde.fr/2019/06/28/211/0/3500/1750/1440/720/60/0/2577160_PAR12_CLIMATE-CHANGE-YOUTH-FRANCE_0628_11.JPG

    Il avait été nommé pour rétablir l’ordre, il est désormais sommé de s’expliquer sur des méthodes jugées trop musclées. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devra rendre un rapport au ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, après la diffusion d’images « extrêmement choquantes », selon les mots de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. On y voit l’évacuation, à l’aide de gaz lacrymogène, de militants écologistes qui occupaient pacifiquement le pont de Sully, au cœur de la capitale, vendredi 28 juin. Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

    Les vidéos, tournées par le journaliste indépendant Clément Lanot, montrent des personnes assises par terre, à l’appel d’Extinction Rebellion, un mouvement de désobéissance civile issu du Royaume-Uni, qui alertent sur le désastre écologique. Les militants, qui se revendiquent non violents, bloquent la chaussée – une manifestation non déclarée – et sont invités par les CRS à libérer la circulation.

    PARIS - Intervention des CRS qui utilisent des gazeuses pour tenter de déloger les militants. Plusieurs journalis… https://t.co/j2JGVsxTTR
    — ClementLanot (@Clément Lanot)

    Rapidement la situation dégénère, et les policiers tentent d’évacuer manu militari les personnes présentes en les traînant sur le sol, avant de se saisir de leurs bombes lacrymogènes et d’asperger les visages à bout portant, à de nombreuses reprises. L’opération, qui dure quarante-cinq minutes environ, se solde par l’évacuation complète de la voie. Lundi, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », du chef de « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».
    Images « insoutenables »

    Alors que les images d’affrontements entre les forces de l’ordre et les « gilets jaunes » sont devenues monnaie courante ces derniers mois, ne provoquant quasiment plus de réactions dans l’opinion publique, cette vidéo qui montre un usage disproportionné des aérosols à l’encontre de personnes pacifiques a provoqué une vive indignation, notamment chez des artistes engagés.

    Cyril Dion, le réalisateur du documentaire Demain, alertant sur l’urgence climatique, a annoncé, samedi, qu’il refusait sa promotion dans l’ordre du Mérite : « Comment accepter d’être décoré par un gouvernement qui fait usage d’une telle violence à l’encontre d’une partie de sa population ? »

    L’actrice Marion Cotillard, également mobilisée sur les enjeux environnementaux, a interpellé le gouvernement sur son compte Instagram, jugeant les images « insoutenables » : « Des activistes français et des étudiants en grève se font asperger de gaz lacrymogène alors qu’ils protestent pacifiquement, à Paris, contre une situation climatique désastreuse et trop ignorée. »
    Explications circonstanciées

    Le gouvernement a de son côté mis quarante-huit heures à se saisir du problème. François de Rugy, le ministre de la transition écologique et solidaire, interrogé sur BFM-TV, a dans un premier temps minimisé les faits, estimant qu’il s’agissait de militants « très radicaux », qui ignorent les sommations : « On est obligés de mobiliser des CRS pour prendre les personnes une par une et essayer de les enlever. » Avant d’ajouter, en guise de justification : « Ça se finit avec l’utilisation, en effet, de gaz qui ont pour but que les gens s’en aillent. »

    La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, s’est montrée plus critique sur LCI, dimanche soir : « Je crois que les militants en question participaient à un rassemblement qui n’était ni déclaré ni autorisé. » Mais « ça ne justifie pas le gazage en plein visage et avec une telle proximité, évidemment », a-t-elle noté. Elle a par ailleurs annoncé qu’outre les explications circonstanciées du préfet le gouvernement attendait le rapport de l’inspection technique des CRS pour faire toute la lumière.

    L’enquête interne doit notamment déterminer si les fonctionnaires sur le terrain ont agi sur une injonction directe de la salle de commandement, placée sous l’autorité directe du préfet, ou s’ils ont pris l’initiative de cette méthode radicale.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

    https://seenthis.net/messages/790448 via Davduf


  • [Vidéo à voir] "Enseigner la Pensée Critique ? - Le Bénéfice du Doute #6"
    Il y a des gens qui t’éclairent. Y’a des gens qui t’ouvrent la tête à force de questions (#maïeutique ????) ou te font t’en poser mille et cent comme la bande de La Tronche en biais et autres membres de l’Association pour la Science et la Transmission de l’Esprit Critique.
    Pis y’a des gens qui, par la porte ou par la fenêtre, vont t’apporter de la vigueur. C’estsouvent le cas de celleux qui se consacrent, corps et âmes, à l’Educ Pop. Et moi je suis clairement leur enfant.
    Alors cette émission enregistrée avec Patrick Baranger et Jade Herbert des Petits Débrouillards, autant dire qu’elle m’a régalé les neurones et titillé la sérotonine !
    Je vous file l’adresse plutôt que continuer à blablater : https://youtu.be/X04bYhypN2I


    Et un extrait :

    Mais plus on pense de manière critique, plus on peut avoir peur ! Comment on peut avoir envie de se faire peur ?! Comment on peut donner envie aux gens de penser mieux puisque penser mieux ne rend pas heureux ?!

    Et cette citation :

    Ah ! ce n’est pas dans la science qu’est le bonheur, mais dans l’acquisition de la science !
    Edgar Allan Poe

    #enseignement #Education_Populaire #EducPop #critique #esprit_critique

    https://seenthis.net/messages/790346 via ¿’ ValK.


  • Sebastian Roché : « Affirmer que la “police des polices” est indépendante est faux »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/27/sebastian-roche-affirmer-que-la-police-des-polices-est-independante-est-faux
    https://img.lemde.fr/2019/06/26/296/0/5568/2782/1440/720/60/0/3c6a934_gwa1OD3k-1mX9bqCx4IHDRe1.jpg

    Le système de contrôle français de la police s’est incontestablement modernisé, notamment sous l’impulsion de Marie-France Moneger, la précédente patronne de l’IGPN, qui a œuvré à la décision de publication d’un rapport annuel incluant une compilation de l’usage des armes et de la violence policière (les chiffres n’ont toujours pas été publiés à ce jour). Elle a aussi introduit des personnes non policières dans sa « mission d’appui et de conseil » (une sorte d’organe d’orientation), et a créé une plate-forme Internet pour que les citoyens puissent la saisir directement. Ce n’est pas rien. Mais transparence n’est pas indépendance.

    En effet, il n’en reste pas moins qu’on ne peut, hors de tout esprit de polémique, qualifier l’IGPN d’indépendante. Il n’y a qu’à lire l’article 1er du décret qui l’établit : « L’Inspection générale de la police nationale est un service actif de la direction générale de la police nationale. » Raisonnons par l’absurde : si un service de la police est qualifié d’indépendant, comment nomme-t-on un service d’inspection qui serait extérieur à la police mais dans le périmètre du ministère de l’intérieur ? L’Inspection générale de l’administration (IGA) serait alors « super-indépendante » ? Et que penser des « autorités indépendantes » qui n’ont pas de lien avec l’exécutif comme la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ? Elles aussi tomberaient dans la même catégorie fourre-tout ?

    L’indépendance ne se réduit pas au fait de ne pas recevoir d’instruction du ministre. Affirmer que l’IGPN est indépendante est simplement faux. Cela ne signifie nullement que les enquêteurs qui travaillent à l’IGPN ne sont pas professionnels, faut-il le préciser ?
    Deux concepts distincts

    Professionnalisme et indépendance sont deux concepts distincts. Mais il faut appeler un chat un chat : l’IGPN est non seulement un service du ministère de l’intérieur, mais en plus un service de police. Que les enquêtes pénales menées par l’IGPN soient dirigées par un juge, ce qui est une bonne chose, n’y change rien. Le directeur de l’IGPN est nommé par l’exécutif, les agents y sont affectés par le ministère de l’intérieur et leurs carrières en dépendent. Enfin, ce sont des policiers qui enquêtent sur des policiers.

    En matière d’indépendance, on doit pouvoir faire mieux. Et c’est précisément ces limites que les pays les plus attentifs à l’Etat de droit, et donc au contrôle de l’usage de la violence par la police, ont voulu corriger.

    C’est, par exemple, le cas du Royaume-Uni où, pour les affaires graves, l’Office indépendant du comportement policier (IOPC, Independant Office for Police Conduct) peut s’autosaisir. Il ne rend pas de comptes à l’exécutif, dispose de son propre budget, de ses propres enquêteurs, qui ne sont pas rattachés à un service actif de la police, et ses directeurs ne peuvent pas, du fait de la loi, être des policiers.

    Au Danemark, l’Autorité indépendante pour les plaintes à l’encontre de la police, qui a été créée en 2012, est dirigée par un bureau composé d’un juge, d’un avocat, d’un professeur de jurisprudence et de deux membres du public. Elle dispose d’enquêteurs. Isoler l’organe de l’influence directe et indirecte de l’exécutif, de la hiérarchie policière, donner un rôle aux personnels non policiers (pour échapper aux normes informelles de la profession), voilà les critères en vigueur.
    Gagner la confiance du public

    L’absence de complète indépendance, en toute logique, limite l’action du directeur d’un organe d’inspection, fût-il animé de la meilleure bonne volonté au monde. Comment expliquer autrement qu’un organisme dont les statuts lui donnent « une mission générale d’inspection, d’étude, d’audit et de conseil (…) de la direction générale de la police nationale » ne juge pas opportun de le faire de toute urgence, étant donné le nombre de blessés graves ?

    Si les propos tenus par la direction de l’IGPN lors de la conférence de presse de juin sont exacts, « dans une majorité de cas, nous n’avons pas pu identifier les policiers », pourquoi dire en même temps qu’il n’y a pas urgence à mettre sur pied une mission d’audit pour modifier profondément la traçabilité des violences ?

    Gagner la confiance du public, telle est chez nos voisins la motivation à l’origine de la création des organismes indépendants de contrôle de la police. Cette ambition nous fait défaut. Cela entrave la démocratisation de la police. Reconnaître les problèmes, plutôt que les couvrir d’un voile de novlangue, aiderait à sortir de la crise ouverte par un usage immodéré des armes « moins mortelles », lanceurs de balles de défense (LBD) et grenades au premier chef.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le lourd bilan des lanceurs de balles de défense de la police

    Dans la droite ligne des prises de parole du président de la République Emmanuel Macron et du ministre de l’intérieur Christophe Castaner, on constate que le procureur de Paris puis la directrice de l’IGPN réfutent en chœur – et en toute indépendance – le terme de « violence policière ». Il est pourtant aisé à comprendre.

    Une violence policière est une violence commise par un policier, une violence non policière est commise par un non-policier. Soyons-en conscients : si les violences policières sont légales dans notre pays, le problème n’est pas moindre, mais plus sérieux encore.

    Car violence légale n’est pas légitime pour autant, et il est préjudiciable que les deux concepts soient confondus. On se souvient que les révoltes de Los Angeles de 1992 n’ont pas été déclenchées par les violences des policiers qui frappaient au sol un citoyen sans défense, mais par la décision de justice : leurs actes étaient déclarés conformes à la loi, et les agents, innocents. C’est dire l’enjeu d’un examen impartial des faits par des organes indépendants auxquels le public fait confiance. Et de décisions justes dans les cours de justice. La tempête est devant nous.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice #igpn

    https://seenthis.net/messages/789678 via Davduf


  • Mathieu Rigouste : « La #répression conditionne la vie quotidienne des gens dans les quartiers ségrégués »

    C’est peu de dire que le #maintien_de_l’ordre à la française a été bousculé ces derniers mois : répression accrue, blessures en rafales, discours guerrier voire martial... Si cela ne comble pas le fossé avec les banlieues en matière de terreur policière, un glissement s’est indéniablement opéré. On le décrypte avec #Mathieu_Rigouste, auteur notamment de La domination policière : une violence industrielle [1] et d’État d’urgence et business de la sécurité [2].

    http://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH205/-1206-f1e94.jpg
    http://cqfd-journal.org/spip.php?page=pages_mobiles&squelette_mobile=mobile/article&id_article=2639
    #violences_policières #banlieues #France
    ping @albertocampiphoto @marty @cede @davduf

    https://seenthis.net/messages/789589 via CDB_77


  • Violences policières : bombe à retardement médiatique

    Le travail très documenté et questionnant de ELBA en fin d’études de l’Ecole de #Journalisme mérite grandement votre lecture : https://blogs.mediapart.fr/elba/blog/260619/violences-policieres-bombe-retardement-mediatique

    Phénomène médiatique du 1er semestre 2019, la question des violences policières a cristallisé les critiques à l’égard des journalistes. Jugées trop tardives, parcellaires ou pas objectives, les productions pourtant nombreuses n’ont pas atteint leur cible. Alors qui et quand en a t-on parlé ? Pour en dire quoi ? Et surtout que nous enseigne ce sujet de la guerre sourde entre citoyens et médias ?

    « Faites votre boulot. Faites votre boulot, merde ! »

    Le cri du cœur de @davduf David Dufresne résonne entre les murs des 12e Assises internationales du journalisme de Tours. Debout sur l’estrade, celui qui préfère se définir comme documentariste plutôt que journaliste, reçoit le Grand Prix du journalisme 2019 pour son désormais célèbre « Allo Place Beauvau ». Visiblement ému, il en profite pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« omerta ahurissante » de la part de la presse, tous support confondus, au sujet des violences policières.

    /.../

    En mettant les armes, en particulier le LBD, au banc des accusés, ou en ne nommant pas le fait qu’il y ai un cadre légal, hiérarchique et institutionnel derrière les policiers à l’origine des coups, le récit oublie d’interroger la question de la responsabilité (ou son absence) dans ces violences, blessures et mutilations. De manière globale l’ensemble du contenu médiatique produit depuis le mois de novembre nous informe donc sur le lieu, la date de survenue des événements, les protagonistes et questionnent les conditions immédiates de survenue des blessures mais rares sont les articles, ou les reportages, qui interrogent en profondeur la question du « pourquoi » ?

    /.../

    Mathieu Rigouste s’interroge quand à l’évolution du traitement médiatique. « L’objet violence policière continue d’être traité sous le mode de la bavure, de l’exception, de l’accident, du dérapage mais pas comme élément d’un système économique, politique, social. » Selon le chercheur, les rédactions s’en sont saisi comme d’une marchandise, bénéficiant de l’effet d’emballement autour du sujet. « Mais autour de quelles images et quels discours sur les violences policières ? » En conséquence sa fonction de reproduction du discours officiel, légitimant l’ordre établi, reste la même.

    #medias #violences_policieres #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/789641 via ¿’ ValK.


  • L’interminable traque des black blocs - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-interminable-traque-des-black-blocs_2083881.html
    https://static.lexpress.fr/medias_12039/w_1702,h_1277,c_crop,x_0,y_85/w_605,h_350,c_fill,g_north/v1560928597/des-black-blocs-devant-l-arc-de-triomphe-le-16-mars-lors-de-l-acte-18-des-gilets-jaunes_6164350.jpg

    Alors que le mouvement des gilets jaunes semble à bout de souffle, des groupes d’enquête sont engagés dans un vrai travail de fourmi pour identifier les casseurs.

    Ils le surnomment le « Punisher » parce qu’il porte un masque de super-héros - une sorte de face de squelette. Le 23 février dernier, à Toulouse, lors de l’acte XV des gilets jaunes, la vidéosurveillance l’a surpris en train de jeter un cocktail Molotov sur les forces de l’ordre. Impossible de l’identifier, il est camouflé de la tête aux pieds. Comme n’importe quel pilier d’un black bloc - comprendre un regroupement ponctuel de manifestants qui ne se connaissent pas forcément mais passent à l’affrontement. Des heures durant, les enquêteurs toulousains écument toutes les sources d’images possibles : caméras de la ville ou des policiers eux-mêmes, photos de la presse régionale, live sur Facebook tournés par des manifestants... Et soudain, enfin, dans un banal reportage filmé par un Youtubeur, la chance leur sourit. A l’arrière-plan, on aperçoit le « Punisher » qui a relevé son masque deux minutes pour griller une cigarette...

    Ce genre de « traque » constitue le quotidien du « groupe d’enquête gilets jaunes » basé dans la Ville rose. Neuf policiers de la sûreté départementale ont été choisis et totalement détachés depuis le mois de janvier pour confondre les casseurs des rassemblements de chasubles. Des limiers de la brigade criminelle, de la financière ou de la lutte contre la cybercriminalité constituent cette force logée à l’hôtel de police, dans un open space dont les murs arborent des photos de suspects. Sur un tableau blanc, une trentaine d’hommes au visage immortalisé, auxquels aucun nom n’a encore été donné. « Des objectifs », selon la terminologie, qui accaparent leur journée. 80 % de celle-ci est occupée à visionner les 10 000 heures d’images stockées sur leurs ordinateurs.
    De nouvelles interpellations chaque semaine

    Une quinzaine de groupes similaires ont été mis en place en France, parfois brièvement, dans les villes marquées par les plus fortes tensions. Le mot d’ordre : « Ne laisser passer aucune exaction », selon Kevin Gutter, le chef adjoint de la sûreté départementale toulousaine. Un travail de fourmi qui perdure, malgré le déclin du mouvement : « Chaque semaine, à l’aube, il y a de nouvelles interpellations, assure ce commissaire. Encore aujourd’hui, nous identifions des individus pour des faits datant de janvier. » Dans la capitale occitane, où les services de renseignement jaugent le noyau dur à 500 ultras, les violences ont blessé 249 membres des forces de l’ordre. Il y en a eu plus de 1600 au niveau national. Le préfet d’Occitanie, Étienne Guyot, l’assure à L’Express : « On a parfois eu l’impression d’avoir en face de nous des gens prêts à tuer. »

    LIRE AUSSI >> Profession : avocats de black bloc

    Pour chaque manifestation décortiquée, la première étape consiste à cerner les faits commis, de la destruction de mobilier urbain aux tentatives d’homicide avec cocktails Molotov (les faits seront peut-être requalifiés en violences volontaires au moment du procès). Puis vient l’identification des auteurs. N’importe quel détail saisi par un zoom sur les images compte : une boucle d’oreille, la couleur d’une semelle, même un tic. Un vandale s’est, par exemple, trahi parce qu’il avait la manie de poser ses mains sur ses hanches. Ce même détail a ensuite été recherché sur les vidéos jusqu’à ce que la « cible » en laisse voir davantage.

    « On n’a pas affaire à des professionnels de la criminalité, ils font donc forcément des erreurs, même s’ils pensent être des maîtres en camouflage », constate le capitaine Vincent Escorsac, qui dirige le groupe. Mais la réalité n’est pas la science-fiction : même lorsqu’un visage finit par se découvrir, aucun logiciel à leur disposition ne permet la reconnaissance faciale. La plupart du temps, les portraits sont donc transmis aux différentes brigades dans l’espoir d’un contrôle fructueux sur la voie publique.
    Radicalisés en cours de mouvement

    La difficulté est d’autant plus grande qu’une large partie des suspects est inconnue des services de police et de renseignement. « Nous avons des profils qui se sont radicalisés au cours du mouvement, observe Kevin Gutter. Il y a ceux qui nourrissent une réelle haine des institutions et ceux qui se sont laissé entraîner par la foule. En général, ceux-là s’effondrent en garde à vue. Mais ceux qui nous intéressent le plus, ce sont les recruteurs. »

    Les profils débusqués ménagent parfois des surprises : comme ce sexagénaire, qui se prétendait légionnaire, et stimulait les cortèges. Ou cette étudiante en ergothérapie qui dévoilait les identités de policiers sur les réseaux sociaux dissimulée sous un pseudonyme masculin. Un phénomène qui porte un nom - le #copwatching - et qui a d’ailleurs attiré l’attention des services de renseignement au niveau national depuis la fin mars. A Toulouse, les investigations sur cette pratique ont également été confiées au groupe d’enquête spéciale.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

    https://seenthis.net/messages/788440 via Davduf