#maintien_de_l'ordre

  • Micrologies policières et crise de régime. Sur Gazer, mutiler, soumettre de Paul Rocher
    https://www.contretemps.eu/violences-policieres-crise-regime
    https://www.contretemps.eu/wp-content/uploads/DJsNB6uXkAE-tIf-e1591280262403.jpg

    Tailler dans la chair. Choquer les esprits. Marquer à jamais des vies. De quoi la brutalisation croissante du maintien de l’ordre est-elle le nom ? Que se cache-t-il derrière la diffusion d’abord et l’usage massif ensuite d’armes dites non létales de la part de la police et de la gendarmerie ? Comment expliquer la nouvelle escalade de ces crimes d’État depuis quelques temps dans l’espace public français ? De quelle façon éclaircir la couverture épaisse d’enfumage idéologique qui l’entoure ?

    Le livre sort aujourd’hui, et donc :

    Cet article a été rédigé avant le début du grand mouvement états-unien et international déclenché par l’assassinat de George Floyd.

    #maintien_de_l'ordre #violences_policieres #armes_non-létales

    https://seenthis.net/messages/858733 via ¿’ ValK.


  • Castaner, le « kéké de la République », l’IGPN et #Allo_Place_Beauvau
    http://www.davduf.net/castaner-le-keke-de-la-republique-l-igpn-et-allo

    Première biographie du ministre de l’Intérieur, « Le kéké de la République » (Plon) revient à plusieurs reprises sur les violences policières. Entre déni et arguments éculés, Christophe Castaner apparaît coincé : entre les syndicats de #Police, qui le contrôlent ; et ses certitudes, qui le perdent. Le titre est cruel ; la biographie, moins. « Christophe Castaner, le Kéké de la République » est le fruit de dizaines d’entretiens, écrit dans une certaine urgence. On imagine l’angoisse des auteurs, Pauline (...) #Allo_Place_Beauvau

    / Une, Allo Place Beauvau, Police, #Gilets_Jaunes, #Maintien_de_l'ordre

    https://www.lalibrairie.com/livres/le-keke-de-la-republique_0-6283830_9782259282796.html
    https://www.parislibrairies.fr/livre/9782259282796-le-keke-de-la-republique-pauline-theveniaud-jeremy-mar

    https://seenthis.net/messages/828465 via Davduf


  • Enquête sur Didier Lallement, le préfet de police à poigne d’Emmanuel Macron*, Ariane Chemin et Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/23/enquete-sur-didier-lallement-le-prefet-de-police-a-poigne-d-emmanuel-macron_

    C’est Emmanuel Macron en personne qui, au cœur de la crise des « gilets jaunes », l’a choisi pour devenir préfet de police de Paris. Républicain autoritaire et fan de la Légion étrangère, Didier Lallement est aussi un habile politique.

    Une casquette. Elle devance l’homme, comme le prolongement de l’être. Large visière arrimée à une coiffe bleu nuit brodée de feuilles de chêne et de laurier en cannetille dorée : depuis un an, elle mange le visage allongé et osseux de Didier Lallement – tour de tête 56 cm : un petit coiffant, comme on dit. Lorsqu’il descend dans la rue, impossible de le rater : le couvre-chef le dévore, comme une galette trop grande pour lui. « La taille réglementaire », assure le préfet de police de Paris.
    Il faut le prendre au pied de la lettre : en matière d’uniformes, il s’y connaît. « La circulaire Castaner qui nous fait changer d’habit, c’est quand même à cause de lui ! », s’amuse un préfet de la région parisienne en citant l’arrêté de novembre 2019 qui propose une « tenue opérationnelle » aux hauts fonctionnaires allant sur le terrain. Il fallait quand même une alternative au « veston croisé de cérémonie », cette tenue officielle, vieille de Vichy, « période amiral Darlan » ! Didier Lallement préfère la veste droite, façon Jean Moulin. En 2012, l’ex-secrétaire général du ministère de l’intérieur avait déjà tenté de faire valoir ses talents de créateur de la préfectorale devant le cabinet de Manuel Valls, mais le locataire de Beauvau avait d’autres priorités.
    Sur les réseaux sociaux des « gilets jaunes », la casquette du préfet Lallement est devenue un mème, détournée, agrandie, moquée. Comme une métonymie du nouvel ordre policier incarné par cet homme jusque-là inconnu du grand public. A 63 ans, ce père de deux enfants a réalisé son fantasme : « PP » pour préfet de police, comme on dit « PR » pour le président de la République : le Graal de la préfectorale. En 2015, au cœur des attentats, le visage de François Molins, procureur de la République de Paris, avait incarné aux yeux des Français le bouclier de la justice face au terrorisme. Celui, raide et austère, de Didier Lallement symbolise désormais le maintien de l’ordre à Paris.

    « Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles »
    Le temps est à l’orage social et le président de la République raffole des grandes gueules. Didier Lallement n’a pas besoin de forcer son caractère pour jouer le « bad cop », le méchant. Sur la route de ses affectations, il laisse des souvenirs de colères froides et de mots cinglants. Parmi les scènes épiques, cette réunion à la préfecture de Bordeaux, début 2018. Lallement est alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est mécontent du travail d’un des services de police. « Vous allez finir sur un croc de boucher », lance-t-il à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure. Silence pétrifié. « Le lendemain, on a tous regretté de ne pas s’être levés », raconte l’un des fonctionnaires présents.
    « Je ne veux plus vous voir ! » A son arrivée sur l’île de la Cité, le 20 mars 2019, six mots lui ont suffi pour congédier l’un des collaborateurs de Michel Delpuech, son prédecesseur. A la Préfecture de police de Paris, les secrétaires apprennent à courber l’échine. « C’est un homme qui fait pleurer », regrette l’un de ses amis. « Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles », tranche Lallement devant la directrice adjointe de son cabinet. « Moi, ce qui m’émeut, c’est le drapeau tricolore qui flotte au vent, le visage des hommes et des femmes qu’on passe en revue… »

    « Pour nourrir la geste des “gilets jaunes”, Lallement est parfait », sourit l’ancien ministre chiraquien Dominique Perben, qui a guidé sa carrière. Le chef des « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, l’a traité de « préfet psychopathe » et accusé d’« organiser le désordre et la pagaille » dans les rues de la capitale. Maxime Nicolle, alias Fly Ryder, a porté plainte contre le PP après une garde à vue jugée arbitraire, le 14 juillet 2019. Une autre figure des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues, parle même de la « Gestapo de Lallement »…
    Le pouvoir apprécie : un vrai paratonnerre. Sur les pancartes, c’est le portrait du préfet, casquette vissée sur la tête, qu’on brandit pour dénoncer les violences policières. « Tant mieux », commente-t-il, bravache : « Pour se prendre pour Jules Vallès, il faut avoir son Galliffet », ce général de brigade surnommé le « Massacreur de la Commune ». 

    Didier Lallement est là pour mater les black blocks, empêcher les « gilets jaunes » de monter à l’assaut de l’Elysée et « permettre aux manifestants d’arriver à destination, quand les précortèges les en empêchent ». Et tant pis s’il faut noyer les défilés sous les lacrymos, comme le 1er mai 2019. « Cette crise, il la vit comme une sorte d’opportunité. Il se veut le rempart contre le désordre et un climat insurrectionnel, comme sous la IIIe République », analyse l’historien de la Préfecture de police, Olivier Renaudie, par ailleurs professeur de droit à l’école de La Sorbonne.

    « Je suis là pour protéger le président »
    « Alors, vous n’avez pas peur de pénétrer dans l’antre du dragon ? », aime provoquer M. Lallement en fermant la porte de son bureau. En ce début février, il reçoit Le Monde dans une salle de réunion. Commence par s’étonner qu’on ait servi un café matinal, un simple verre d’eau aurait suffi. Poursuit par cette scène peu banale : « Ce n’est pas vous qui allez poser les questions, c’est moi qui vais parler. Pour comprendre qui je suis, c’est ici », lance-t-il en faisant glisser sur la table une carte en plastique. Au verso du portrait héroïque d’un « képi blanc », les sept articles du code d’honneur de la Légion étrangère. « Lisez le 6 : “La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout et, s’il le faut, en opérations, au péril de ta vie.” » Explicite, en effet.

    Le président Macron et le préfet Lallement, lors de la commémoration du 11-Novembre, en 2019, à Paris. LUDOVIC MARIN / AFP
    « Evidemment, je ne suis pas à Camerone [défaite concédée au XIXe siècle par une soixantaine de « képis blancs » face à plus de 2 000 soldats mexicains]. Et je ne vais pas mourir, ajoute le préfet, encore que… » Trois mois avant sa nomination en remplacement de Michel Delpuech, le palais de l’Elysée a manqué de « tomber », en décembre 2018. Plus aucun « gilet jaune » ne doit ainsi s’en approcher. « Quand je l’ai reçu dans mon bureau, confie la maire de Paris, Anne Hidalgo, j’ai été frappée par cette phrase qu’il m’a lâchée : “Je suis là pour protéger le président.” »
    Dans le secret de son bureau, Didier Lallement désapprouve par exemple l’emploi du controversé lanceur de balles de défense (LBD) lors des opérations de maintien de l’ordre
    Didier Lallement est venu rétablir l’ordre face à la « chienlit », comme disait le général de Gaulle, un auteur qu’il aime lire entre deux livres de science-fiction. Un de ses modèles, avec « le Tigre », Georges Clemenceau – « l’homme le plus détesté de la IIIe République, mais qui a sauvé la France ». Il aime autant les blagues de l’ancien président du conseil – « Pour mes obsèques, je ne veux que l’essentiel, c’est-à-dire moi » – que son sens du devoir. « Je suis le commissaire du gouvernement auprès de la Fondation Musée Clemenceau », glisse-t-il fièrement.

    « La main de Clemenceau n’a jamais tremblé quand il s’agissait de se battre pour la France, la vôtre ne devra pas trembler non plus devant les réformes que vous devrez mener. » Christophe Castaner ne pouvait pas trouver meilleure citation le jour de l’intronisation de Didier Lallement. « Ça m’a plu », convient le PP. Même s’il n’a pas l’air pressé d’appliquer la « réforme » qui lui a été confiée en plus du maintien de l’ordre : délester la Préfecture de police d’une partie de ses immenses prérogatives. Seul changement pour l’instant, le logo. Il est désormais surmonté du sigle du ministère de l’intérieur, façon d’assurer symboliquement la loyauté de cette institution souvent qualifiée d’« Etat dans l’Etat ». Décidément, Didier Lallement aime marquer de son fer l’imagerie de la République.

    Le maintien de l’ordre n’est pas sa spécialité
    Les caricatures dans lesquelles on s’enferme découragent parfois d’aller au-delà. Dans le secret de son bureau, Didier Lallement désapprouve, par exemple, l’emploi du controversé lanceur de balles de défense (LBD) lors des opérations de maintien de l’ordre, « une arme du faible au fort », lâche-t-il. Certains l’ont même entendu parler d’« arme à la con ». Au passage, il livre sa version personnelle – et saugrenue – des nombreuses blessures à la tête lors des défilés de « gilets jaunes » : la vitesse du projectile est inférieure à celle du son et pousserait la cible à se baisser en entendant la détonation…
    Contrairement à l’image qui lui colle à la peau, le maintien de l’ordre n’est pas sa spécialité. L’idée des fameuses BRAV-M, ces brigades de répression de l’action violente motorisées, sorte de pelotons de voltigeurs dépossédés du « bidule », leur longue matraque en bois, n’est, en réalité, pas la sienne. C’est Michel Delpuech, limogé du jour au lendemain après le saccage du Fouquet’s, le 16 mars 2019, qui avait créé les détachements d’action rapide (DAR). Didier Lallement s’est seulement chargé d’améliorer l’efficacité du dispositif et d’y apposer un nouveau sigle.

    Dans le petit cénacle de la haute fonction publique, il était connu pour la création de toutes pièces, entre 2007 et 2010, du grand ministère de l’écologie, dont il fut secrétaire général sous Jean-Louis Borloo. Et, surtout, pour son expertise de la mécanique interne de l’Etat. « Didier a été directeur de cinq administrations centrales, c’est rare pour un préfet, rappelle l’ancien patron de l’Inspection générale de l’administration, Marc Abadie, qui l’a choisi pour témoin de mariage et parrain républicain de l’un de ses enfants. Il peut vous disséquer un programme budgétaire et vous expliquer ce qui va “bouger” entre le titre 2 et le titre 3. » L’orfèvre des codes administratifs est aussi l’un des fondateurs de l’intercommunalité. « Avec François Lucas, il est de ceux qui m’ont aidé à mettre en place la loi de 1999 qui a redessiné le paysage français », rappelle l’ancien ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement.

    C’est lui, le « Che », qui lui permet de « prendre la casquette », comme on dit. C’est même la dernière nomination de préfet du ministre Chevènement : en 2000, il offre à Lallement son premier poste dans l’Aisne, juste avant trois années passées à la tête de l’administration pénitentiaire. La maison est réputée difficile : « Un milieu où tout est plus intense qu’ailleurs », glisse le préfet, qui n’a oublié aucun détail de la « belle » d’Antonio Ferrara, exfiltré à l’explosif de la prison de Fresnes par un commando. C’est durant ces années 2001-2004 qu’apparaît pour la première fois le nom de Lallement en « une » du Journal du dimanche, inscrit sur… les banderoles des puissants syndicats de la pénitentiaire. Didier Lallement quitte les prisons en laissant derrière lui la création des Eris, ces unités d’élite chargée d’intervenir en milieu carcéral. Et, tiens, un drapeau de l’institution, dessiné à sa demande…

    Il collectionne les médailles
    « Cet homme a une carapace. Sous la casquette, il y a un mystère », souffle un préfet. Reprenons les étapes qui ont forgé ce « républicain autoritaire ». « En 1979, j’étais permanent des jeunes du CERES, ce centre d’études de l’aile gauche du Parti socialiste [PS] dirigé par Chevènement. Lui en était un des chefs et un bon organisateur », raconte Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques. « Il adorait les opérations de maintien de l’ordre », assure un des animateurs du Crayon entre les dents, le journal des étudiants. « Il frappait surtout par son profil sévère, sérieux, pas très rigolo : “social triste”, on disait à l’époque », ajoute le journaliste Eric Dupin. « Le CERES a été un moule à moines soldats rugueux et souvent insensibles au fait d’être minoritaire ou incompris », note le patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, un autre ancien.

    Jusqu’à la guerre du Golfe, en 1991, Didier Lallement a sa carte du PS. Et pour le « petit banlieusard » de la région parisienne, la vie étudiante – il est inscrit à l’Ecole supérieure de gestion –, c’est d’abord « la découverte de l’intelligentsia ». Ses parents sont, en effet, « des gens modestes qui n’avaient pas le bac », confie-t-il. Son père est représentant de commerce (« on a déménagé 18 fois »), sa mère a fini « chef des caisses de La Samaritaine ». Après les jeunes du CERES, les « frères » maçons du Grand Orient de France sont ses écoles de formation.

    « Dans ma famille, la réussite, c’était d’avoir le badge rouge, raconte le préfet. “Si un jour tu deviens chef de rayon, tu l’auras”, me disait ma mère. » Une clé pour tenter de comprendre l’énigme Lallement ? Sur le revers de son costume, le préfet de police porte la rosette de commandeur de l’Ordre national du mérite – bien mieux que le badge rouge. Déjà, au secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports, sous François Mitterrand, on se souvient combien ce jeune chef de cabinet raffolait des cérémonies de remise de médailles. Il collectionne lui-même les breloques en tout genre, mais refuse d’en livrer le chiffre précis : « Vous savez bien que le nombre de décorations est inversement proportionnel à la santé de la prostate. » Une blague de corps de garde, on ne se refait pas. Cet amateur de grosses bécanes a fait graver l’insigne de la Légion étrangère sur la plaque d’immatriculation de sa dernière Harley-Davidson.

    « Je suis fana mili », rit-il souvent. En 1984, en soutien à la révolution sandiniste, Lallement s’était rendu au Nicaragua : comme une partie de l’extrême gauche, le CERES y envoyait les jeunes aider à résister à l’impérialisme américain. Pourquoi donc n’avoir pas « fait » l’armée, plutôt qu’une école de commerce ? Faute de guerre. Les trois générations qui l’ont précédé ont eu chacune la leur. Son arrière-grand-père a combattu en 1870, son grand-père en 1914 – le préfet a gardé ses courriers adressés au ministère de la guerre au sujet d’une Légion d’honneur qui ne venait pas –, son père durant la seconde guerre mondiale. L’imaginaire de Didier Lallement est peuplé de fantômes. « Verdun, Chartres… Il y a des ossements de Lallement partout, même en Italie. »

    Un oncle à Monte Cassino
    Ils ont failli lui coûter cher. Le samedi 16 novembre 2019, acte 53 des « gilets jaunes », des manifestants s’en prennent à la stèle du maréchal Juin, aux abords de la place d’Italie. Quoi ? Ils ont profané un héros de la guerre d’Italie ! Dans la salle de commandement de la Préfecture de police où il prend désormais place tous les samedis, face aux écrans de contrôle, le sang du préfet Lallement ne fait qu’un tour : l’un de ses oncles a été tué lors de la bataille de Monte Cassino, en 1944, sous les ordres de celui qui dirigeait le corps expéditionnaire français. Didier Lallement ne connaissait pas le monument mais, dès le lendemain, il décide de venir rendre les honneurs sur place, blouson sur le dos, casquette sur la tête, au garde-à-vous.

    Alors qu’il s’éloigne, une femme l’interpelle. « Je savais que c’était le préfet de police, on le voit partout à la télé, raconte au Monde Laetitia Bezzaouia, 61 ans, qui se présente comme responsable d’une association d’aide aux victimes. Moi, je parle à tout le monde. » Cette habitante du XIIIe arrondissement s’apprête à attraper un bus pour faire son marché à La Courneuve, où « il y a des supertrucs pas cher ». Le préfet tend sa main. « Comment ça se fait que vous arrivez pas à les arrêter les black blocks ? », interroge Mme Bezzaouia. « On les a arrêtés », répond Lallement. Le dialogue s’engage quand, tout à coup, l’œil du préfet aperçoit un pin’s « gilet jaune » sous l’écharpe de son interlocutrice, et son sac fluo « I love Paris ».
    – Vous avez un joli gilet jaune, lance le préfet, comme s’il s’était fait prendre.
    – Oui, je suis “gilet jaune”, répond Mme Bezzaouia.
    – Eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, madame, cingle Didier Lallement, qui reprend illico sa route et jette un « ça suffit » martial en guise de salut.

    Une équipe de BFM-TV a surpris la longue silhouette de Didier Lallement. La scène tourne en boucle sur les réseaux. Une amie fidèle gronde le préfet : « A quoi ça sert de jouer le caïman à sang froid si c’est pour prendre un coup de chaud à la première occasion ? » Ceux qui n’ont pas oublié que Lallement ne vient pas de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et du sérail, les jaloux et ses nombreux ennemis s’en donnent à cœur joie : enfin, la saynète montre sa vraie nature. « Que voulez-vous, il les a coiffés au poteau en se montrant odieux avec tout le monde », s’amuse une préfète. « Lallement est un stratège sans manières. Il sait affirmer la place de l’Etat mais a des manières de brute », résume un commissaire.

    « S’il faut descendre dans les tranchées, je descends les tranchées », aime à dire le préfet de police.
    Aux réunions du conseil de Paris, on se fait mal à sa nonchalance. Le préfet de police est contraint, statutairement, d’y assister : il reçoit une partie de son financement des caisses de la mairie. Dire que Didier Lallement s’y ennuie est un euphémisme. Il s’y morfond. Pouce dans la ceinture, vaguement avachi, œil vague dernière ses fines lunettes, il répond négligemment aux questions des élus sans prendre aucune note. Ses relations avec Anne Hidalgo deviennent vite exécrables. « Mon patron, c’est le ministre de l’intérieur, ce n’est pas la maire de Paris », oppose-t-il. D’ailleurs, il juge « surannée » cette présence imposée au conseil municipal de la capitale.

    Le temps d’un drame, Anne Hidalgo et lui ont pourtant fait la paix. Une vraie trêve. Le 3 octobre 2019, six mois après l’installation de Lallement, Mickaël Harpon, l’un des agents de la direction du renseignement, est abattu dans la cour de « sa » Préfecture, après avoir assassiné quatre fonctionnaires au couteau. Didier Lallement débarque immédiatement sur la scène de crime. « S’il faut descendre dans les tranchées, je descends les tranchées », aime-t-il dire. Le spectre d’une infiltration islamiste au cœur de l’institution censée incarner la sécurité se met à planer sur l’île de la Cité.

    Trois mois plus tard, Cédric Chouviat, livreur à moto, père de cinq enfants, meurt après un plaquage au sol par quatre fonctionnaires lors d’un banal contrôle routier. En ce mois de janvier 2020, la polémique sur les violences policières repart de plus belle et Didier Lallement se retrouve pointé du doigt, d’autant que l’épisode de la place d’Italie n’est pas oublié. A l’issue de ses vœux à la presse, le 15 janvier, Emmanuel Macron lui décoche un petit blâme : « La police, ce n’est pas un camp », confie le chef de l’Etat à quelques journalistes qui l’interrogent sur le préfet. « Une faute », reconnaît ce dernier devant Le Monde. Vite pardonnée.

    Depuis 2002, Dominique Perben fait sa carrière
    « Aucun problème Lallement », assure son ministre de tutelle, Christophe Castaner, le 19 février. Didier Lallement fait partie de ces grandes gueules volontiers impolies, irrespectueuses ou « provos » que la macronie dit « disruptives », dont Emmanuel Macron raffole, et qui peuplent déjà le quinquennat. Entre le général Jean-Louis Georgelin, chargé de surveiller les travaux de reconstruction de Notre-Dame, et le nouveau préfet de police de Paris, flotte un air de famille. Le nouveau pouvoir excuse facilement leur mépris des politiques ou des experts et leurs excès, puisqu’ils sont là pour ça. Et eux savent qui les a nommés.
    L’histoire était restée secrète. Nous sommes le samedi 16 mars 2019. Dominique Perben rentre chez lui, près de la place de l’Etoile. Excédé. Une nouvelle fois, c’est l’émeute dans son quartier. La tenture du Fouquet’s, la fameuse brasserie des Champs-Elysées, a pris feu. Vers 19 heures, l’ancien ministre de la justice, un RPR devenu macroniste, dégaine son téléphone et envoie un message sur le numéro privé du chef de l’Etat. « Monsieur le Président… » Comment, avec les hommes qu’il a, peut-il rétablir l’ordre ? Deux minutes plus tard, petit bip, message : « Qui voyez-vous ? »

    Dominique Perben ne met pas longtemps à répondre. Depuis 2002, il fait la carrière de Didier Lallement. A son arrivée place Vendôme, Lallement est le seul directeur à rester en place, aux prisons. Deux ans plus tard, Perben supplie Nicolas Sarkozy de lui redonner un poste de préfet. « Ton mec, il est de chez Chevènement ! », râle le ministre de l’intérieur. « Alors nomme-le chez moi en Saône-et-Loire », répond Perben, qui l’accueille à Mâcon. En 2005, Perben lui propose de diriger son cabinet au ministère de l’équipement et des transports. « Il faut que j’en parle à Chevènement », répond Lallement. « Moi à Chirac », rit Perben. A l’équipement, Lallement supprime la direction des routes, fusionne le corps des ponts et du génie rural, impressionne son ministre. Ce 16 mars 2019, sur son téléphone, Perben glisse donc un nom à Macron : « Lallement ».

    Campagne et visite de courtoisie
    Emmanuel Macron connaît déjà le bonhomme : il l’a reçu en 2017, après l’élection présidentielle. Les hauts fonctionnaires aguerris se comptent sur les doigts d’une main, et le nouveau chef de l’Etat se mêle personnellement de la nomination des directeurs comme des préfets. Lallement est alors à la Cour des comptes. Il a quitté depuis trois ans le secrétariat général de la Place Beauvau. Avec Manuel Valls, les affaires roulaient, même si la relation avec Thierry Lataste, son directeur de cabinet, était tendue. Mais sous Bernard Cazeneuve, le courant ne passait pas. Ses visites de courtoisie à l’Elysée, Matignon ou l’intérieur pour gagner l’île de la Cité après la retraite de Bernard Boucault, à l’été 2015, avaient agacé tout le monde. « Mener une vraie campagne pour devenir PP, ça ne se fait pas du tout », rapporte un témoin. Ses efforts ne paient pas, et Lallement négocie seul sa nomination à la Cour, où il ronge son frein.
    La victoire d’Emmanuel Macron lui offre la chance de sortir du purgatoire. « L’Etat que je rencontre en 2017 me plaît, dit-il. Il a le souci des réformes. » Comme tout le monde, le nouveau président de la République a entendu parler des ambitions de Didier Lallement. Il pourrait lui confier les Pays de la Loire, où les zadistes de Notre-Dame-des-Landes donnent du fil à retordre à l’Etat, ou bien la région PACA. Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, n’est pas chaud. Bordeaux, alors ? Averti, son maire Alain Juppé sonne Perben, qui l’a aidé lors de sa campagne des primaires du parti Les Républicains : « Dis donc, il paraît qu’on m’envoie un nazi ? » Perben éclate de rire et tresse l’éloge de son ami.

    La fin du récit, on peut la lire dans l’escalier qui mène à son bureau. Le nouveau venu y a fait installer côte à côte tous les portraits de ses prédécesseurs, comme c’est l’usage dans les autres préfectures, et déjà ajouté le sien. « Regardez les dates des nominations, glisse-t-il à un visiteur. Notez que cela correspond souvent à des moments de crises dans l’histoire de la République. » En 2017, c’est une banale chute de vélo de Michel Cadot, le préfet en place, qui avait propulsé Michel Delpuech. Le nouveau PP est certain de ne pas être le fruit d’un accident, mais l’homme du moment. Il fouille dans sa formation de base pour citer Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte : « Les hommes font l’histoire, ils ne savent pas l’histoire qu’ils font. »

    #Police #maintien_de_l'ordre #répression #paratonnerre

    https://seenthis.net/messages/827194 via colporteur


  • Tribune : Filmer, photographier, enregistrer les forces de l’ordre dans l’exercice de leur métier, est un droit et doit le rester
    http://www.davduf.net/tribune-filmer-photographier-enregistrer-les

    Mediapart a révélé le 16 février 2020 que Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, “envisage[rait] de contrôler la diffusion des vidéos [montrant des violences policières]. Selon (...) la Direction générale de la #Police nationale (DGPN), une étude sur des « évolutions juridiques » est actuellement menée pour rendre notamment obligatoire le floutage de tous les agents." Une information démentie par le Ministre le 19 février 2020, mais bien confirmée par ses propres services quelques heures plus tard. (...) #Allo_Place_Beauvau

    / Une, #Allo_Place_Beauvau, #Maintien_de_l'ordre, Police

    http://www.davduf.net/IMG/pdf/cp_03_21_fev_20_filmer_droit.pdf

    https://seenthis.net/messages/826957 via Davduf


  • Le policier formateur, vecteur de contagion de la pensée discriminante FN/RN.

    Devoir intervenir pour débunker, tous les jours, inlassablement... Ici l’interview d’un policier, ancien formateur, membre du syndicat UNSA, interrogé sur de récentes "interventions" en maintien de "l’ordre".

    Ces modes d’interpellation sont-ils autorisés ? Trop violents ? J’ai montré des vidéos d’intervention des FDO à un ancien formateur de CRS. #giletsjaunes cc @unsapolice
    #VraiOuFake
     ???? https://twitter.com/JulienPain/status/1223963847071019008

    (en attendant le lien vers l’émission)

    Au début c’est calme. Une vidéo. Explications.
    Une autre. Justifications.
    Et puis “la formation, c’est important”.
    On pourrait presque dire oui (si on ne savait...)
    Dernière vidéo.
    Le sang. Le dégoût méprisant.
    Et toute une construction sadique qui se lâche et qui crache son mensonge sur les "sidaïques", sur nous tou-te-s in fine.
    Violent. Ça, ça l’est, oui.

    Puisqu’il faut le rappeler, l’abject adjectif "sidaïque" est un néologisme de l’extrême-droite qui n’a aucun lieu d’être sauf quand on veut signifier un marqueur politique :
     ???? FN et lutte contre le sida : reconnais ton ennemi
    https://aides.org/actualite/fn-et-lutte-contre-le-sida-reconnais-ton-ennemi
    (désolée AIDES il va encore falloir mettre votre article à jour...)

    Je ne sais de quand date l’interview de Julien Pain, journaliste de France TV, mais très rapidement après le "buzz" de nombreux médias ont pourtant démenti l’infox, comme ce "Vrai ou Fake" du 21 janvier sur le média qui l’emploi :
     ???? Manifestant frappé au sol à Paris : non, le sida ne se transmet pas en crachant de la salive et du sang au visage
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/manifestant-frappe-au-sol-a-paris-non-le-sida-ne-se-transmet-pas-en-cra

    #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #dogme #ideologie #extreme_droite #construction #ennemi_intérieur #sida #infection #contagion

    https://seenthis.net/messages/823769 via ¿’ ValK.


  • A quoi sert la gréve ?
    [part1] A faire un boulot de dingue que nos « patrons » ne nous demandent pas ;) Voir par exemple la base de données caféïnée par Maxime Reynié : MAINTIEN DE L’ORDRE

    Doctrine | Grenades | Lanceurs | Effectifs
    Tout comprendre sur le maintien de l’ordre
    http://maintiendelordre.fr
    http://maintiendelordre.fr/wp-content/uploads/2019/12/MATRAQUE-LBD-1-731x1024.jpg

    Ce site a pour objectif d’apporter le plus d’informations possible sur le maintien de l’ordre français pour que tout le monde puisse s’y documenter et le comprendre facilement. Il sera régulièrement mis à jour pour apporter les dernières informations et modifications sur les éléments du maintien de l’ordre.

    Précisions de @Maxime_Reynie sur twitter :

    Ce n’est pas entièrement fini, il doit rester plusieurs coquilles me connaissant mais voilà, c’est un début ❤️
    On va dire que c’est une béta.
    Je compte aussi rajouter l’armement des polices municipales avec les lanceurs 44mm. Comment s’organise le maintien de l’ordre à Paris avec toutes les unités qu’on y retrouve. etc etc etc etc
    Pour ce qui est des coquilles je vous invite à me DM si vous en trouvez. <3 [ou mail sur le site, note]
    Dernière chose. Le site est lent, même très lent. J’ai pris l’hébergement le moins cher par défauts donc ça risque de ramer si vous êtes plus de 2.
    Pour le COUGAR, un équivalent plus petit existe me rappelle @akraland, ça sera corrigé asap
    /.../ Pour « sources et documents » c’est pas complet encore, je dois m’y retrouver dans les 9798678 pdf que j’ai stocké /.../

    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1216355277416620037

    Bon par contre, contrairement à ce qu’il dit sur twitter, ça n’est pas un wikipedia, sa mise à jour dépend donc uniquement de lui et sa disponibilité !
    Un gros boulot donc qui vient esthétiquement compléter celui du collectif Desarmons-les https://desarmons.net qui est sans surprise sa première source ! Desarmons-les qui lance une initiative essentielle : une collecte transparente pour les mutilé-e-s : https://desarmons.net/index.php/2019/01/13/collecte-de-desarmons-les-pour-les-blesse-es-par-des-armes-de-police (je vais faire un billet à part pour plus de visibilité)

    #maintien_de_l'ordre #armes #armes_non_letales #armement #police #CRS #repression #violences_policieres #flashball #LBD #grenades #lacrymo #Maxime_Reynié

    https://seenthis.net/messages/820252 via ¿’ ValK.


  • Des #gestes d’#immobilisation qui étouffent
    https://www.acatfrance.fr/public/vp_gestes_2.jpg

    Alors que l’enquête concernant la mort le 19 juillet d’#Adama_Traoré lors d’une intervention policières semble montrer que la #technique du #plaquage_ventral a joué un rôle dans sa #mort, l’ACAT revient sur l’utilisation de gestes d’immobilisation dangereux par les forces de l’ordre en #France.

    Les forces de l’ordre disposent, afin d’exercer leur mission, de techniques d’intervention qui peuvent leur permettre de maîtriser une personne à interpeller. Enseignés dans les écoles de police et de gendarmerie, ces gestes sont pratiqués quotidiennement. La plupart ne posent pas de problème particulier, à condition toutefois d’être strictement nécessaires et proportionnés à la situation, sans quoi leur pratique deviendrait illégale et serait qualifiée de violence policière. Mais certaines techniques
    d’immobilisation controversées peuvent entraîner la suffocation et ont déjà provoqué plusieurs décès en France.

    Le #pliage : une technique dangereuse mais toujours pratiquée

    La technique du pliage consiste à maintenir une personne assise, la tête appuyée sur les genoux afin de la contenir. Elle est susceptible de provoquer une asphyxie posturale et est responsable de plusieurs décès. Cette pratique a été remise en cause en France après le décès rapproché de deux personnes à l’occasion de leur reconduite à la frontière. Le 30 décembre 2002, Ricardo Barrientos décédait après avoir été attaché à son siège dans l’avion, la tête maintenue sur ses genoux et les policiers exerçant une pression sur ses omoplates, cela pendant près de quarante minutes et entièrement recouvert par une couverture. Quelques jours plus tard, Getu Hagos Mariame décédait dans les mêmes circonstances. Suite à ces drames, une instruction de police nationale est venue interdire la pratique du pliage dans le cadre des reconduites à la frontière. Pourtant, l’ACAT suit plusieurs affaires dans lesquelles la technique du pliage est suspectée d’avoir été utilisée. Dans deux cas de décès au moins, des policiers ont reconnu avoir atiqué ce geste. Wissam El Yamni est décédé en janvier 2012 après son interpellation. Selon le journal Le Monde, qui a pu consulter l’autopsie et le rapport de l’IGPN (la police des polices), la pratique d’un pliage serait en cause dans cette affaire. En 2009, c’est un homme âgé de 69 ans, Ali Ziri, qui décédait suite à une intervention de police. Dans cette affaire à nouveau, un agent de police reconnaissait avoir fait usage de la technique du pliage dans le véhicule qui conduisait Ali Ziri du lieu de son interpellation jusqu’au commissariat.

    #Plaquage_ventral ou #immobilisation_en_décubitus_ventral

    Ce geste consiste à plaquer et maintenir une personne ventre au sol, tête tournée sur le côté. Les forces de l’ordre ajoutent parfois à cette position d’autres moyens de contention, tels que le menottage des poignets derrière le dos et l’immobilisation des chevilles (avec parfois les genoux relevés), et peuvent aller jusqu’à exercer un poids sur le dos de la personne ainsi maintenue à terre. Du fait de la position ainsi imposée à la personne, cette technique entrave fortement les mouvements respiratoires et peut provoquer une asphyxie positionnelle. En raison des risques de décès qu’elle entraîne, la pratique du plaquage ventral a été dénoncée à plusieurs reprises par Amnesty International. Une étude médicale indépendante attire également l’attention sur cette pratique : « des cas de mort subite chez des individus maintenus en position ventrale lors d’une arrestation, entraînant une asphyxie, même sans pression exercée au niveau du cou, ont été décrits dans la littérature et de nombreux cas ont été rapportés ». Prenant en compte les risques que cette pratique a révélé, le Comité européen de prévention de la torture (CPT) estime que les moyens de contrainte susceptibles de provoquer une asphyxie posturale, comme le plaquage ventral, ne devraient constituer qu’un ultime recours. À l’occasion de l’examen de la France en 2010, un rapporteur du comité des Nations unies contre la torture (CAT) s’est quant à lui dit « préoccupé par le fait que la technique d’immobilisation dans la position dite du décubitus ventral continue d’être utilisée ». En 2007, la France a par ailleurs été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme suite au décès d’un homme résultant de cette pratique. En raison des risques qu’elle comporte, plusieurs pays, tels que la Suisse et la Belgique, ont renoncé à cette technique. En France, elle a été encadrée sans être toutefois interdite. « Lorsque l’immobilisation d’une personne est nécessaire, la compression - tout particulièrement lorsqu’elle s’exerce sur le thorax ou l’abdomen – doit être la plus momentanée possible et relâchée dès que la personne est entravée par les moyens réglementaires. » Elle est ainsi toujours pratiquée en France et est mise en cause dans plusieurs cas de décès répertoriés par l’#ACAT.

    Recommandations de l’ACAT

    • Proscrire l’utilisation des techniques dites du « pliage » et du « decubitus ventral ».
    • Encadrer plus strictement la pratique de clés d’étranglement

    https://www.acatfrance.fr/app/items/print/actualite/des-gestes-d-immobilisation-qui-etouffent
    #étouffement #violences_policières #décès #maintien_de_l'ordre

    ping @karine4 @cede
    via @isskein

    https://seenthis.net/messages/819923 via CDB_77


  • Lu (heurs) dans la nuit bientôt blanche :

    Ici on suffoque !
    (ou chronique désespérée d’une petite mort banale sur le bitume)

    Pour Cedric Chouviat, paroles et poèmes de Laurent Thines, « apprenti poète, artisan neurochirurgien » : https://blogs.mediapart.fr/laurent-thines/blog/080120/ici-suffoque-ou-chronique-desesperee-d-une-petite-mort-banale-sur-le
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/01/08/capture-d-ecran-2020-01-07-a-22-15-06.png

    Voilà. On sait maintenant. Il est mort. Le cerveau était devenu trop bleu aussi. Bleu foncé, comme le coeur sous la veste du policier qui a déteint dessus en l’étouffant de son anoxygénation d’inhumanité.

    Croisé chez l’autre bleu, l’oiseau :
    https://twitter.com/LaurentThines/status/1214624286629072896

    https://pbs.twimg.com/media/ENs2VcnXUAEasmN?format=jpg

    https://pbs.twimg.com/media/ENs2VczWsAEMYeB?format=jpg

    #poesie #bleu_a_l'ame #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #Cedric_Chouviat #morts_de_la_police

    https://seenthis.net/messages/819541 via ¿’ ValK.


  • Agressé par des policiers cagoulés alors qu’il filmait une interpellation, un motard témoigne

    https://lesinrocks.com/2020/01/03/actualite/societe/agresse-par-des-policiers-cagoules-alors-quil-filmait-une-interpellation
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/01/03/1448947/width-1125-height-612/tounsibiker2.jpg

    Contacté par Les Inrocks, celui-ci [_Sébastian Roché, chercheur au CNRS spécialiste de la #police_] s’inquiète de la multiplication des phénomènes d’agressivité policière face à des citoyens qui filment leur action, alors que c’est “parfaitement légal”. “C’est inquiétant, car c’est répété, affirme-t-il. Ce n’est pas le fait d’un policier mis sous tension. Il y a une multiplication de ces actes, et il n’y a pas de mise en garde ou de rappel du règlement d’emploi de la police nationale, que ce soit sur le droit de filmer ou sur l’obligation de pouvoir identifier individuellement des agents. C’est dérangeant. C’est comme si le code moral des policiers prévalait sur le droit. Comment des policiers, qui sont censés être des agents de la loi, peuvent faire passer leur propre code moral avant elle ? Cela nécessite qu’on s’interroge.”

    Vidéo originale complète : https://youtu.be/SPJ5NnRXtzU

    #Droit_d'Informer #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #BAC

    https://seenthis.net/messages/818902 via ¿’ ValK.


  • Qu’est-ce que l’on inhale quand on respire du gaz lacrymogène ?

    De potentiels effets à long terme

    Nausées, sensations de brûlures, conjonctivites, difficultés respiratoires, voire même évanouissements (y compris chez les forces de l’ordre)... Les effets principaux des gaz lacrymogènes sont bien connus et sont réputés pour se dissiper rapidement, une fois les victimes sorties du nuage de gaz lacrymogène. Cependant, les conséquences sur le long terme du gaz CS sont très peu étudiées en France, alors même qu’il existe une bibliographie conséquente sur le sujet à l’étranger. En 2017, une revue de 31 études dans 11 pays, intitulée L’Impact sur la santé des irritants chimique utilisés pour le contrôle des foules : une revue systématique des blessures et morts causées par les gaz lacrymogènes et les sprays au poivre recensait ainsi 5 131 personnes blessées sur les 5 910 personnes exposées aux gaz irritants ayant sollicité des soins médicaux, soit 87 % des personnes concernées. En tout, 9 261 blessures avaient ainsi été recensées, l’essentiel d’entre elles étant localisées sur les yeux, la peau, et le système cardio-pulmonaire. Si l’étude rappelait que dans l’immense majorité des cas (98,7 %) les victimes avaient rapidement récupéré de leurs blessures, 67 personnes (1,3 %) souffraient de dommages permanents.

    https://www.franceculture.fr/sciences/quest-ce-que-lon-inhale-quand-respire-du-gaz-lacrymogene
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/12/ec75a135-7ab5-43df-bd58-9401c7f612e6/838_000_1mu2rl.jpg

    #maintien_de_l'ordre #gaz #lacrymogene #armes_non_létales

    https://seenthis.net/messages/817218 via ¿’ ValK.


  • https://i.imgur.com/DkdoA0I.jpg
    Un #syndicat français de policiers diffuse une liste de journalistes présentés comme des ennemis de la police nationale

    Le #Syndicat_Indépendant_des_Commissaires_de_Police (#SICP) a diffusé, le 7 décembre 2019, un message sur le réseau social Twitter désignant nommément cinq journalistes français (#David_Dufresne - @davduf, #Taha_Bouhafs, #Gaspard_Glanz, « #Le_Général » et #Alexis_Poulin) comme « les principaux acteurs » du « combat anti-Police Nationale », en #France. Les journalistes nommés sont affublés de qualificatifs insultants ("imposteur", « menteur », « harceleur », « usurpateur », « haineux »). Le SICP accuse ces journalistes d’ « alimenter cette haine » et de « se délecter de ce climat », après que la porte du domicile d’un officier de la brigade anti-criminalité (BAC) a été recouverte de slogans hostiles à la police. Plusieurs représentant de la profession, dont la Fédération Européenne des Journalistes, ont dénoncé le caractère intimidatoire et diffamatoire du message du syndicat policier, largement relayé sur Twitter.

    https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/detail-alert?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_col_id=c
    #intimidation #diffamation #presse #journalisme #réseaux_sociaux #police #conseil_de_l'Europe #maintien_de_l'ordre

    Le tweet en question du syndicat policier :
    https://i.imgur.com/bM9xZy4.png
    https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1203437519544684544

    https://seenthis.net/messages/815103 via CDB_77


  • Marquer les chairs et les esprits
    Un podcast documentaire en 2 parties de Violette Voldoire et Tristan Goldbronn pour Radio Parleur

    Partie 1 : https://radioparleur.net/2019/11/18/blesse-manifestation-violences-policieres-gilets-jaunes
    https://file.ausha.co/WBY77fGI6VoU4cPuMd1nYXtVzsgwkE33MiVz8Ye8.mp3?token=P3Ni7S2M8cWoIw5StvnYVg

    Partie 2 : (lien à venir vendredi 22/11)

    https://radioparleur.net/wp-content/uploads/2019/06/02062019-marchemutiles-34-1068x712.jpg
    (photos : Pierre-Olivier Chaput pour Radio Parleur)

    Pour la première partie, le micro est tendu aux mutilé-e-s, comment ils ont vécu le choc, comment il cicatrisent ou non, comment certains s’organisent, aussi, désormais, contre les violences policières :

    David Breidenstein, blessé le 16 mars 2019, Gwendal Leroy, blessé le 19 janvier 2019, Xavier, blessé le samedi 20 avril 2019, Alain Hoffmann, blessé le 1er décembre 2019, et Laurent Théron, blessé le 15 septembre 2016. Cinq récits sur ce tir qui a brisé quelque chose en eux, en l’espace d’un éclair. Aujourd’hui ils se reconstruisent. Certains tentent le retour à la normale. D’autres le combat politique qui donne une épaisseur à ce trauma qu’ils surmontent.

    Dans la seconde partie il sera plus question des post-traumatismes (je compléterai quand le doc sera sorti et laisserai un commentaire pour que celleux qui sont intéressé-e-s soient prévenu-e-s)

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/811744 via ¿’ ValK.


  • Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/809659 via CDB_77


  • Prenez deux heures de votre temps, particulièrement si vous n’allez pas assister à une rencontre, pour écouter David Dufresne ET TOUTES LES PERSONNES qui témoignent autour de de son livre-catharsis. Vraiment. C’est important. Ces paroles sont trop rares médiatiquement pour passer à côté.
    https://youtu.be/9thxFSCXLMY


    https://invidio.us/watch?v=9thxFSCXLMY
    Ça me questionne d’ailleurs pas mal sur le choix de mediacité #Nantes d’inviter un « représentant des forces de l’ordre » pour la rencontre du 6 novembre (https://44.demosphere.net/rv/4149 ) : il est clair que certain-e-s personnes traumatisé-e-s ne pourront pas venir dans un telle configuration, et dieu sait s’il y en a, des traumas, dans cette ville...

    #maintien_de_l'ordre #violences_policières #violences_judiciaires #traumatismes @davduf

    https://seenthis.net/messages/807742 via ¿’ ValK.


  • #Politique : sécurité intérieure & maintien de l’ordre
    |> Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la « subversion violente »
    |+|> cas pratiques ce week-end : comment la #Police maintient, non pas l’ordre, mais la terreur.

    Tout d’abord, lecture de l’article de Jean-Dominique Merchet [qui prépare] L’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-ministere-l-interieur-veut-s-adapter-a-subversion-violente-198969
    https://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/w_838/public/styles/paysage/public/images/2018/06/_black_bloc_sipa.jpg?itok=p0e-3Z91

    A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la #sécurité_intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ?

    La lecture de l’article fait froid dans le dos mais pour qui a suivi de près l’évolution du #maintien_de_l'ordre ces dernières années et la mutation de ces 3 derniers mois, rien de vraiment surprenant... hélas. Le scandale des #violences_policières, le nombre astronomique de blessures graves du mouvement des #gilets_jaunes a obligé les décideurs politiques à trouver une parade. Oui mais voilà, ils sont dans une panique totale d’une révolte qui les vire du pouvoir et au vu des choix d’orientation politique d’extrême-centre du président des riches, on ne saurait donner tord à ceux qui les font flipper. Ainsi donc au fur et à mesure, les #violences_judiciaires faisant beaucoup moins parler d’elles, c’est vers une répression à deux vitesses que souhaite s’orienter le pouvoir en place, et l’expérience du #G7 semble avoir conforté leur choix : arrêter préventivement, même avec des dossiers vides, même avec la plus parfaite mauvaise foi, des cibles connues ou totalement inconnues, et, ils imaginent, paralyser ainsi les "fomentateurs" de révolte. Un passage dans l’article est particulièrement significatif :

    « Nous avons modifié nos modes d’action opérationnels en un temps record, mais nous devons finaliser la doctrine dans les semaines qui viennent ». Un séminaire de travail sur le « schéma national du maintien de l’ordre » a eu lieu en juin place Beauvau, mais peu de voix critiques y avaient été conviées. Depuis lors, le sociologue de la police Sebastian Roché, qui plaide pour une politique alternative de « désescalade », s’est même vu retirer son cours à l’Ecole des commissaires… Le ministère de l’Intérieure ne manque pourtant pas de plaider pour « la concertation la plus large possible. »

    Ainsi donc ce samedi on apprend deux évènements qui font penser que ce nouvel ordre du maintient est acté :

    – à #Toulouse des observateurs de la LDH se font charger, puis prennent une pseudo leçon de loi par [le préfet ?] parce que l’un d’eux a voulu ramasser un projectile d’arme policière que les avait touchés. C’est la troisième fois qu’ils se font ainsi malmener :
    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1177984007386140674 + chez @gonzo (mais hélas avec RT comme source) : https://seenthis.net/messages/804242

    – à #Montpellier, c’est Ian B. de Desarmons-les, collectif contre les armes de la police, qui se fait arrêter pour la deuxième fois alors qu’il devait faire une conférence le soir même sur les armes de la police. A cette heure, il n’y a toujours pas de nouvelles.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1178342218895171586
    Pour mémoire, la fois précédente : https://desarmons.net/index.php/2019/03/30/ianb-revient-plus-precisement-sur-son-arrestation-des-25-et-26-mars-2019-

    Pendant ce temps, le CM du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police s’amuse à titiller @davduf / David Dufresne, tranquilou : https://twitter.com/davduf/status/1178376236395089920 , le syndicat Alliance fait des communiqués auxmenaces à peine voilées : https://twitter.com/davduf/status/1178285515730239488 & https://twitter.com/ValKphotos/status/1178294536155611142 et Linda Kebbab continue de se lâcher avec désormais une photo de profil des plus explicites : https://twitter.com/LindaKebbab/photo

    Bref : #ça_pue !

    https://seenthis.net/messages/804271 via ¿’ ValK.


  • #Nantes Gilets jaunes : témoignages d’Adrien et Alexandra, victimes de violences policières
    Par Christophe Turgis
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/dossier-gilets-jaunes-temoignages-adrien-alexandra-vict
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/09/12/maxnewsworldfour691435-4418623.jpg?itok=G5qkCtIy

    L’annonce tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis le début de l’été. Ce samedi 14 septembre, les Gilets jaunes veulent se retrouver à Nantes pour une manifestation nationale. Adrien n’en sera pas, Alexandra si... tous deux ont été gravement blessés lors de précédentes manifestations.

    Un long témoignage de Adrien n’est disponible que sur facebook, hélas.
    https://www.facebook.com/watch/?v=513747356026651
    C’est un vrai problème pour sa diffusion plus large...
    Pour celleux qui veulent comprendre de quoi témoigne Adrien, à quoi il a survécu c’est le signalement 197 de @davduf : https://twitter.com/search?q=signalement%20nantes%20%40davduf%20197&src=typed_query&f=live #violences_policières #maintien_de_l'ordre #traumatisme

    https://seenthis.net/messages/801699 via ¿’ ValK.


  • #Portfolio | Maintien de l’ordre, le délire autoritaire de Macron
    Avec une #photo de Ricardo Parreira hallucinante de la personnalisation de son holster par un membre de la BAC : en plus d’être « non-réglementaire », l’utilisation de la figure du croisé en dit très très très long sur la vision que se fait de son rôle ce policier...
    https://www.lamuledupape.com/2019/09/06/maintien-de-lordre-le-delire-autoritaire-de-macron |+ http://archive.is/EsK3F
    https://www.lamuledupape.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9986-1920x982.jpg

    Le reste des illustrations, du même photographe-auteur, rappelle où en est non-pas le #maintien_de_l'ordre mais bien la #guerre menée contre la contestation politique...

    Ce petit portfolio a pour but de montrer que les violences d’État ou les mécanismes de répression psychologique que nous condamnons en Ukraine, en Israël ou en Russie, sont dans les faits pratiqués en France, masqués derrière les exigences de la République et du maintien de l’ordre public.

    #violences_policières #armes

    https://seenthis.net/messages/800807 via ¿’ ValK.


  • #Nantes. #Steve : la version des secouristes accable la police

    Mobilisés quai Wilson, à Nantes, la nuit de la Fête de la musique, des agents de la Protection civile livrent leurs vérités sur l’intervention de la police, qu’ils jugent « totalement disproportionnée ».

    https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-steve-la-version-des-secouristes-accable-la-police-03-08-2019-310
      https://m.presseocean.fr/sites/presseocean.fr/files/imagecache/mobile-detail/2019/08/03/photolq33lwn4-590615.jpg

    Un collègue évoque « un mouvement de panique impressionnant » et assure : « On entendait des explosions. Des gens criaient et couraient désorientés. Des voix ont dit qu’il y avait des gens à l’eau. Certains d’entre nous se sont approchés du quai et ont aperçu des gens dériver. » L’un des secouristes raconte : « J’ai vu passer deux formes flotter. On a appelé les secours immédiatement. J’ai tenté de les suivre mais le courant était tel qu’ils sont sortis du faisceau de ma torche. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

    « Voir des corps livrés à eux-mêmes, exposés à un danger de mort et ne pouvoir qu’appeler les secours adaptés, c’est terrible, confie un collègue. Ça ne me quitte pas. » « Je suis le dernier à cracher sur les policiers, ils font un job qui n’est pas facile, reprend un équipier. Mais selon moi, l’opération n’était pas appropriée. L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable. D’autant que les autres années, les sound system continuaient après 5 heures du matin. »

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre #Steve_Maia_Caniço

    https://seenthis.net/messages/795634 via ¿’ ValK.


  • Disparition de Steve à Nantes : de nouveaux éléments troublants
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/disparition-de-steve-de-nouveaux-elements-troublants-6450608
    par Jean-François MARTIN. Publié le 18/07/2019 à 23h12. Modifié le 19/07/2019 à 08h39.
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/84d45569273fcec1dbaa09d58463d659-disparition-de-steve-nantes-de-nouveaux-elements-troublants.jpg?width=1260&height=712&focuspoint=49%2C55&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=6a0edad9c6c51b969bf4a88addc7644d9560455aabc3e6ac456eb03fc0b4a71d

    photo : Des jeunes sont tombées dans la Loire lors de l’intervention de la police, quai Wilson, à Nantes. Alertés, les policiers n’ont-ils pas prévenu de suite les sauveteurs ? | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE

    En réalité les « nouveaux éléments troublants » sont disponibles via les automedias locaux #Nantes_Revoltée, #Radio_Cayenne et #indymedia depuis les premiers jours... cfhttps://seenthis.net/messages/788917 qui en rassemble quelques-uns :/

    Lors de son intervention quai Wilson, la police n’a-t-elle pas prévenu les sauveteurs de la chute de plusieurs personnes dans la Loire, alors qu’elle en avait été alertée par des participants de la soirée ?

    Que s’est-il donc passé cette nuit du 21 au 22 juin, quai Wilson, à Nantes, entre 4 h 30 et 5 h du matin ? Les zones d’ombre entourant l’intervention de la police la nuit de la Fête de la musique, quai Wilson, à Nantes, sont légion. La disparition de Steve Caniço, qui participait à la soirée électro organisée le long de la Loire, reste notamment mystérieuse.

    « Quand on est arrivé, ça piquait. C’était hyper confus », a redit, jeudi après-midi, ce bénévole de la Sécurité nautique à la juge d’instruction chargée de l’enquête sur la disparition de Steve Caniço. Ce sauveteur se trouvait sur le canot de sauvetage cette nuit-là, avec l’un de ses « collègues ». Leur association, la Fédération française de sauvetage et secouriste, avait été missionnée par la Ville de Nantes.

    Ce sont ces deux sauveteurs qui sont arrivés les premiers sur place. Quand débute l’intervention policière controversée, au cours de laquelle des gaz lacrymogènes ont été tirés, ils se trouvent du côté de la barge du Nantilus, en face des Chantiers, pour repêcher un homme.

    Selon nos informations, ce n’est pas la police qui les appelle, vers 4 h 40, mais un secouriste de la protection civile qui se trouve quai Wilson. Au milieu du nuage de gaz, il a vu ou entendu des personnes chuter dans la Loire. Combien ? Il l’ignore. Pendant ce temps, les policiers continuent à riposter aux jets de bouteilles ou de canettes (1). Sur les vidéos, révélées par Libération, on peut entendre des teufeurs crier aux policiers : « Y’a des mecs à l’eau. Il va y avoir un drame, arrêtez ! »

    « Y a-t-il eu non-assistance à personne en danger ? »

    La police n’aurait-elle pas prévenu les bénévoles de la Sécurité nautique, dont le numéro de téléphone portable figurait parmi les numéros d’urgence indiqués dans l’arrêté établi par la Ville de Nantes ? Sollicité, ce jeudi en fin de soirée, le procureur de la République de Nantes ne nous a pas répondu.

    « Les autorités savaient pourtant que l’embarcation de la sécurité nautique était la seule à assurer la sécurisation de la Loire à cette heure-là… », précise une source proche du dossier. « Étant en infériorité numérique, ils étaient peut-être embourbés et n’ont pas pu appeler les secours dès qu’ils ont su que des jeunes étaient tombés… », réfléchit un officier spécialiste du maintien de l’ordre.

    Juge d’instruction et enquêteurs sur les lieux

    Jeudi après-midi, les enquêteurs de la police judiciaire sont restés longuement sur les lieux où s’est déroulée l’intervention policière. L’objectif, nous indiquait, en fin de journée, Pierre Sennès ? « Faire des constatations, prendre des mesures et des photos. » Pour tenter d’éclairer les circonstances de la disparition de Steve Caniço.

    « L’enquête devra déterminer s’il y a eu non-assistance à personne en danger. Je ne l’exclus pas », affirme Me Rostan, l’avocate qui a déposé la plainte, au nom de 85 personnes, contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique. Et l’avocate de continuer : « J’ai le sentiment qu’on n’a jamais recherché Steve vivant. » Elle en veut pour preuve que, dès le lendemain, la disparition inquiétante, « les recherches se sont concentrées sur la Loire et continue à l’être ».

    Comme en écho, une source proche du dossier nous assure : « Les sauveteurs de la Sécurité nautique, rejoints par les plongeurs des sapeurs pompiers, ont effectué des recherches jusqu’à 8 h. On leur avait signalé qu’il y avait une forte suspicion qu’un homme s’était noyé après l’intervention de la police. » (1) Dix policiers blessés lors de l’intervention ont porté plainte.

    #OùEstSteve #Steve_Maia_Caniço #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #foutage_de_gueule

    https://seenthis.net/messages/793545 via ¿’ ValK.


  • Philippe Ferrières, Patrick Yem, Brahim Moussa, Zineb Redouane, Henri Lenfant, Romain Chenevat, Aboubacar Fofana ... et même si on ne sait toujours pas #OùEstSteve
    En un an, les forces de l’ordre ont tué au moins sept personnes

    Par Timothée de Rauglaudre , Marty

    Depuis son premier bilan publié en mai 2017, StreetPress a continué à surveiller les décès survenus lors d’interventions des forces de l’ordre. Cette année, nous en avons recensé 7. On vous raconte.

    https://www.streetpress.com/sujet/1563182139-forces-de-l-ordre-tue-sept-personnes
    https://www.streetpress.com/sites/default/files/field/image/cover_morts_de_la_police.jpg

    #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #morts_de_la_police

    https://seenthis.net/messages/793084 via ¿’ ValK.


  • 24 jours . 24 nuits . Sans . Steve... Emparez-vous de la question, PARTOUT ! #OùEstSteve ?
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48296530076

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    #OùEstSteve @johanna_rolland ?
    #OùEstSteve @nantesfr ?
    #OùEstSteve @Prefet44 ?
    #OuEstSteve @PoliceNat44 ?
    #OùEstSteve @loireatlantique ?
    #OùEstSteve @nantes_metropole ?
    #OùEstSteve @paysdelaloire ?
    #OùEstSteve @christophe_castaner ?
    #OùEstSteve @policenationale ?
    #OùEstSteve @ministere_interieur ?
    #OùEstSteve @edouardphilippepm ?
    #OùEstSteve @emmanuelmacron ?
    #OùEstSteve @gouvernementfr ? ...

    #où_est_steve #violencespolicieres #maintien_de_l'ordre #morts_de_la_police

    https://seenthis.net/messages/792933 via ¿’ ValK.


  • RÉPRESSION POLICIÈRE : S’IL N’Y A PAS DE RÉACTION COLLECTIVE, ON VA PRENDRE TOUS TRÈS CHER

    Julien Salingue, politologue et membre du NPA et d’Acrimed, [nous / Le Media] fait part de ses inquiétudes face à la répression policière grandissante en France.
    https://youtu.be/axilE4VmEcw

    Au point de départ de cette vidéo, un texte qu’il a publié sur facebook :

    À Nantes, une charge des flics, lors de la fête de la musique, provoque la panique, les gens sautent dans la Loire, Steve n’est jamais reparu.

    À Paris, des militant·e·s pour le climat, assis sur un pont, se font gazer à bout portant par les flics.

    À Clichy, un journaliste se fait dégager violemment par les flics alors qu’il veut filmer une action contre Amazon.

    À Paris, des urgentistes en manifestation se font embarquer par les flics alors qu’ils et elles menacent de s’injecter de l’insuline à dose mortelle.

    À Dijon, la rectrice annonce qu’elle veut envoyer les flics chez les enseignant·e·s qui font la grève des corrections.

    À Rouen, un Gilet jaune se prend des coups de taser avant d’être embarqué par les flics pour un contrôle d’identité parce qu’il est en train de distribuer des tracts.

    À Alger, une autopsie de Zineb Redouane, morte le 2 décembre à Marseille, fait état d’un « important traumatisme facial imputable à l’impact d’un projectile non pénétrant (...) pouvant correspondre à une grenade lacrymogène » lancée par les flics.

    À Paris, un délégué syndical se retrouve en garde à vue après avoir été réveillé par les flics à 6h du matin, suite à une action au siège national de La Poste.

    À Lille, lors d’une manifestation des Gilets jaunes, les flics matraquent et interpellent un homme en fauteuil roulant après lui avoir retourné son fauteuil.

    À Rennes, on apprend que l’arme du flic qui a tué Babacar Gueye en novembre 2015 a été détruite « par erreur » alors que l’enquête n’est pas finie.

    Je m’arrête là, mais j’aurais pu continuer.

    10 informations dont la plus ancienne date d’il y a moins de 15 jours.

    S’il n’y a pas de prise conscience et de réaction collectives, on va vraiment, vraiment, prendre tou·te·s très cher.

    https://www.facebook.com/julien.slng/posts/10216500912809833

    #en_roue_libre #maintien_de_l'ordre #violences_policières

    https://seenthis.net/messages/792443 via ¿’ ValK.


  • Charge policière à Nantes : la version des autorités contredite par des vidéos

    Par Ismaël Halissat et Fabien Leboucq pour Libération, un déroulé à charge, minute par minute :
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/12/charge-policiere-a-nantes-la-version-des-autorites-contredite-par-des-vid
    https://medias.liberation.fr/photo/1235425-captures-charges-nantes.jpg?modified_at=1562957977&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Libération révèle de nouveaux témoignages et des vidéos inédites de cette intervention. Il s’agit de fichiers originaux, qui permettent d’en exploiter les métadonnées, et donc de les horodater à la seconde près. Les images montrent une scène confuse et un usage constant de lacrymos par les policiers, et ce durant une vingtaine de minutes. Pendant tout ce temps, des personnes les alertent de la proximité avec la Loire puis, très vite, du fait qu’il y a eu des chutes de plusieurs fêtards dans l’eau. On voit également les forces de l’ordre utiliser des grenades de désencerclement, leurs matraques, ainsi qu’un Taser. L’avancée des policiers, en ligne, à partir de 4 h 31, casqués et armés, ne laisse pas de place au doute : contrairement à ce qui est affirmé depuis par les autorités - elles auraient répliqué à des jets de projectiles -, il s’agit bien d’une charge préparée, qui a pour but de disperser le rassemblement festif.

    #OùEstSteve ?

    4h52 Fin des vidéos

    D’autres lacrymos sont lancées en direction du quai Wilson et de la Loire. Les vidéos de la scène que nous nous sommes procurées s’arrêtent à cette heure précise.

    Durant plus de vingt et une minutes, les policiers ont donc utilisé continuellement des grenades lacrymogènes en direction du fleuve. Pourtant, les autorités ont été averties dès le début de la charge du risque encouru, puis du fait que des personnes étaient tombées à l’eau. Ces informations sont-elles remontées à la salle de commandement ? Le préfet ou, à défaut, son directeur de cabinet ont-ils suivi l’opération ? Ont-ils ordonné l’usage de gaz lacrymogène en grande quantité ? Ont-ils approuvé le recours au Taser, aux grenades de désencerclement, au LBD40 (dont l’emploi a été officiellement reconnu) ? Malgré nos relances, le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, a refusé de répondre à nos sollicitations. Ces questions sont pourtant essentielles, pour saisir comment #Steve_Caniço, 24 ans, a pu disparaître le soir de Fête de la musique.

    #violences_policières #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/792416 via ¿’ ValK.


  • Repression des Gilets Jaunes : appel à témoignage de Amnesty International

    2/Nous souhaitons rentrer en contact avec des personnes qui ont été interpellées/mises en garde à vue/poursuivies pour groupement et/ou outrage et/ou rébellion à l’encontre des personnes dépositaire de l’autorité publique, ou encore dissimulation du visage
    3/Pourquoi ?
    Nous entamons une enquête ayant pour but d’analyser les conséquences de l’application de certaines dispositions du droit pénal sur le respect du droit à la liberté de manifestation pacifique.
    4/Comment ?
    La première prise de contact se fera par mail. Ensuite votre témoignage individuel pourra être récolté par téléphone, en utilisant une messagerie sécurisée, ou lors d’une entretien face à face.
    5/Votre témoignage servira à apporter des éléments d’analyse aux restrictions de la liberté de manifester. Certains témoignages pourront éventuellement être publié dans un rapport public, avec l’accord des personnes concernées et la possibilité de préserver son anonymat.
    contactez moi ici ou par mail : marco.perolini@amnesty.org

    Source twitter : https://twitter.com/esteban80paris/status/1147146677637308418

    #gilets_jaunes #répression #violences_policieres #violences_judiciaires #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/791310 via ¿’ ValK.


  • Disparition de Steve Maia Caniço, mort de Zineb Redouane : la police déteste tout le monde ?

    Quand les forces de l’ordre tuent, la légalité et/ou la légitimité de la violence ayant entraîné la mort ne font plus office que d’arguments permettant de lever toute responsabilité. Ceux qui appliquent la loi deviennent alors irresponsables de leurs actes.

    /.../

    Tout comme le préfet de Loire-Atlantique, le ministre de l’Intérieur a depuis longtemps oublié le sens du mot « honte ».

    Très touchée par l’article de Loïc Le Clerc pour Regards : http://www.regards.fr/societe/article/disparition-de-steve-maia-canico-mort-de-zined-redouane-la-police-deteste-to
    #OùEstSteve #QuiAtuéZineb #Steve_Caniço #Zineb_Redouane #Violences_Policieres #maintien_de_l'ordre

    https://seenthis.net/messages/790900 via ¿’ ValK.