• Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    https://seenthis.net/messages/809980 via mad meg


  • Quand la mode fait du sexisme dans le dos des femmes
    https://www.lesnouvellesnews.fr/quand-la-mode-fait-du-sexisme-dans-le-dos-des-femmes

    « Dans les sociétés occidentales, seules les femmes ont des vêtements fermés dans le dos. » C’est le constat que fait le catalogue de l’exposition Back Side/Dos à la mode à voir dans le magnifique musée Bourdelle dans le quartier Montparnasse à Paris jusqu’au 17 novembre. Et de poursuivre : « rares sont les vêtements masculins qui dans l’histoire de la mode se ferment dans le dos. À moins que cela ne soit pour des raisons médicales dans le cas des camisoles de force. Ici le dos symbolise la #soumission à l’autre. »
    #mode #sexisme #male_gaze

    https://seenthis.net/messages/795480 via mad meg



  • Le ‘Male gaze’, une notion féministe – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/6497
    https://i1.wp.com/imagesociale.fr/wp-content/uploads/forcedkiss_StarWars5.jpg?fit=1200%2C678

    par André Gunther

    La théorie féministe a profondément modifié la façon de considérer les œuvres visuelles. A l’origine de cette révision, un article de la critique Laura Mulvey propose en 1975 la notion de « male gaze » (regard masculin) pour caractériser l’objectivation voyeuriste de la femme au cinéma2. Inspirée par la théorie freudienne, qui définit la scopophilie comme une pulsion sexuelle, où l’individu prend plaisir à posséder l’autre par le regard, cette approche part du constat qu’il existe des rôles sociaux considérés comme propres à chaque genre.

    Dans le domaine de la sexualité ou de la séduction, les normes sociales attribuent un rôle actif à l’homme, tandis qu’elles réservent un rôle passif à la femme. Cette distinction se vérifie par de nombreuses différences, dans le costume (qui présente volontiers le corps féminin de manière plus sexualisée que le corps masculin), la discipline corporelle (comme le maquillage ou l’épilation, injonctions typiquement féminines), ou les schémas comportementaux (comme le harcèlement de rue, très majoritairement masculin). L’ensemble de ces conventions tend à transformer le corps féminin en objet, et à réduire la femme à une image, soumise au regard de l’homme.

    Laura Mulvey décrit le cinéma grand public non seulement comme un lieu de la manifestation des normes sociales, mais comme un dispositif principalement voué au plaisir visuel masculin et à l’objectivation sexuelle de la femme.

    Mais l’idée chère à l’histoire de l’art d’un sens universel de l’image doit désormais faire face à la fragmentation des regards et à la multiplicité des réceptions. Dans un article réflexif, les critiques cinéma de Libération admettent après l’affaire Weinstein que « le cinéma ne tourne plus rond », et que la manifestation d’un sexisme endémique a profondément démonétisé le prestige du secteur3. Au-delà du film, c’est tout l’édifice de l’esthétique occidentale qui est remis en cause, pour avoir contribué à la normalisation de l’exposition du féminin. Petit à petit, le point de vue féministe impose sa vision, irrigue la recherche et ouvre à une critique globale de la culture audiovisuelle.

    #Cinéma #Male_Gaze #Féminisme

    https://seenthis.net/messages/725886 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Azuma, l’hologramme de compagnie destinée aux célibataires
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/22/tendresse-en-hologramme_5163695_3232.html

    C’est une jeune fille ­enjouée d’une vingtaine de centimètres de haut, aux longs cheveux bleus, vivant sous une cloche de verre. Posée près du ­canapé du salon ou sur la table de nuit, elle accueille son célibataire de propriétaire avec un grand sourire quand il rentre du travail, puis elle ­allume les lumières et l’informe du temps qu’il fera demain. Quand son chéri n’est pas là, elle lui envoie des textos pour lui rappeler qu’elle pense à lui et se languit.

    Cette fée Clochette s’appelle Azuma Hikari, et c’est un personnage à la sauce manga : peau diaphane, jambes interminables, yeux immenses et voix enfantine. Elle est la première occupante de la Gatebox, la boîte ­magique lancée en décembre 2016 par une entreprise japonaise, Vinclu. Une fois activée, la bulle translucide, posée sur un socle noir, s’illumine et Azuma apparaît à l’intérieur, comme un hologramme – il s’agit en fait d’une projection sur une plaque de verre.

    Azuma mène sa vie à l’intérieur du globe transparent. Elle dort, se lave les dents, prend une tasse de thé assise dans un fauteuil, mais se dresse aussitôt que son « maître », tel qu’il est nommé sur le site de l’appareil, la sollicite. Equipée d’une caméra et d’un micro, elle le reconnaît, distingue ses mouvements, comprend quelques mots et interagit avec lui, à la manière des assistants virtuels comme Siri.

    Si Azuma est, pour le moment, moins élaborée que ces derniers, elle dispose d’un avantage considérable : un corps, intouchable, certes, mais ­visible, animé, possédant la voix adorable et fluide des personnages de dessins animés japonais. Un corps qui donne à fantasmer, une créature animée à laquelle on peut s’attacher.

    #IA #pedosexualité #domination_masculine #male_gaze #misogynie #hétérosexualité

    https://seenthis.net/messages/616925 via mad meg


  • LOL : tout savoir sur la conduite idéale des filles idéales (riches, blanches et hétérosexuelles)
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/lol-tout-savoir-sur-la-conduite-ideale-des-filles-ideales-riche

    Synopsis de Wikipédia L’histoire sert un portrait de la jeunesse parisienne. C’est un film inspiré d’une histoire vraie qui tente de donner une image plus ou moins réussie de la vie des adolescents du XXIe siècle des beaux quartiers de Paris (ici probablement du 16e arrondissement). Plusieurs thèmes de l’adolescence entrent en jeu comme le conflit […]

    #Cinéma #amitié #amour #antiféminisme #féminité #hétérosexisme #male_gaze #masculinisme #masculinité #misogynie #racisme #sexualité_s_

    http://seenthis.net/messages/500795 via le cinéma est politique