• Cro-Magnon, ce gentleman – Binge Audio
    https://www.binge.audio/cro-magnon-ce-gentleman
    https://www.binge.audio/wp-content/uploads/2019/01/Instagram_28.jpg

    Les clichés du mâle-chasseur-de-mammouth et de la femelle-au-fond-de-la-caverne sont souvent utilisés pour justifier des différences contemporaines entre les rôles de genre. Elles seraient dans la “nature” humaine puisqu’ayant existé pendant des centaines de milliers d’années.

    Mais que sait-on vraiment de la vie, des habitudes, des comportements des hommes de la Préhistoire, cette période qui représente 98% de la vie de l’humanité ? Les hommes préhistoriques étaient-ils très différents des femmes préhistoriques ? A quoi ressemblaient-ils ? La domination masculine existait-elle déjà ?

    Réponses avec Claudine Cohen, enseignante-chercheure, directrice d’études de la chaire « Biologie et société » à l’École pratique des hautes études et aussi directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle signé de nombreux ouvrages sur la paléontologie, la préhistoire et l’évolution humaine, et la représentation de l’art préhistorique dont « Femmes de la Préhistoire ».

    #audio #podcast #masculinités #préhistoire #femmes #féminisme #cro-magnon

    https://seenthis.net/messages/753572 via mad meg


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

    https://seenthis.net/messages/709737 via mad meg



  • Qu’est-ce que les hommes ont à voir avec le #genre ?
    https://theconversation.com/quest-ce-que-les-hommes-ont-a-voir-avec-le-genre-71770
    http://cdn.theconversation.com/files/153942/width1356x668/image-20170123-8088-1o3x0h1.jpg

    La #déconstruction des normes de genre a mis en évidence la nécessité, sous peine d’en limiter les effets, d’aborder le thème des #masculinités d’un point de vue à la fois théorique, historique et sociologique. C’est en partant d’analyses fines des masculinités (« nouvelles masculinités ») dans un contexte patriarcal que pourront être posées les perspectives d’évolution vers l’#égalité de genre.

    https://seenthis.net/messages/564044 via Agnès Maillard