• #17_octobre_1961 : le silence bruyant de l’Elysée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/171017/17-octobre-1961-le-silence-bruyant-de-l-elysee

    Cinq ans après la reconnaissance officielle par François Hollande de la répression de la manifestation pacifique d’Algériens à Paris, le 17 octobre 1961, #Emmanuel_Macron, qui avait promis des « actes forts » durant sa campagne, n’a pas profité de cette date pour réaffirmer la position de la #France. L’Elysée se dit prêt à travailler sur le sujet, « mais pas dans la précipitation ».

    #Algérie #France #guerre_d'Algérie #massacre #mémoire


  • 17 octobre 1961 - un webdocumentairede Raspouteam
    http://raspou.team/1961/home
    Lectures de témoignages, entretiens avec militants et historiens, #archives

    Avec Simon Abkarian, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Jean-Francois Guerlach, Hammou Graïa, Lyes Salem, Robinson Stevenin & Sabrina Ouazani. Et la par­ti­ci­pa­tion de Mohammed Harbi, Neil McMaster, Jean-Luc Einaudi, Raphaëlle Branche, Mathieu Rigouste, Emmanuel Blanchard, Linda Amiri et Tramor Quemeneur.

    http://raspou.team/1961/img/moh/2-carte_wilaya_1961.jpg
    http://raspou.team/1961/img/moh/4-carte_cortege_17oct61.jpg

    #webdocumentaire #17octobre1961 #immigration #bidonvilles #colonialisme #police #pogrom_policier #massacre #Paris #audio #vidéo #histoire

    https://seenthis.net/messages/637792 via colporteur


  • Depuis les Amis du Monde Diplomatique. Pour la première fois depuis longtemps, Le Monde diplomatique a été interdit, en l’occurrence en Algérie. Notre numéro d’août comportait un long reportage de Pierre Daum sur la « décennie noire » au cours de laquelle des massacres de population ont été perpétrés lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et les groupes islamistes armés. Cette interdiction, qu’Alger ne nous a pas officiellement notifiée, n’aura pas eu l’effet escompté car nous avons immédiatement mis l’article en libre accès sur notre site. Du coup, les connexions depuis l’Algérie ont explosées : 40 000 visites alors que nous vendons 2 000 exemplaires imprimés en moyenne par mois…
    ►►https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/DAUM/57773
    #Algérie #Le_Monde_Diplomatique, #journalisme, #censure, #démocratie #GIA #massacres


  • The Palestinians who didn’t flee during the #Nakba
    Historian #Adel_Manna tells the story of the 120,000 Palestinians who remained in Israel in 1948 while 750,000 were driven out
    http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.813251

    Did Prime Minister David #Ben-Gurion pursue a policy or issue an order aimed at getting rid of the Muslims?

    “I am not looking for a directive or a document bearing Ben-Gurion’s signature. He addressed the subject often, and I quote his statements in the book. For example, on September 26, 1948, he declared, ‘Only one task remains for the Arabs in the Land of Israel: to flee.’ The Israeli leadership understood and also concurred that, for the Jewish state, the fewer Arabs the better. The subject was mooted already in the late 1930s. Yosef Weitz, a senior official of the Jewish National Fund, supported extensive expulsion of Arabs and advocated a population transfer. The IDF commanders at different levels knew what the leadership wanted and acted accordingly. Massacres were not perpetrated everywhere. When you shell a village or a city neighborhood, the residents flee. In the first half of 1948, at least, they believed they would be able to return. When the fighting in Haifa ended, many residents tried to return from Acre in boats, but the Haganah blocked them.”

    Does your study confirm, or prove, that ethnic cleansing took place?

    “The book’s goal is not to prove whether ethnic cleansing occurred. My disagreement with [the review of my book in Haaretz by] #Benny_Morris did not revolve around the question of ‘whether ethnic cleansing took place or not,’ but deals with the question of whether the leadership did or did not make a decision in a particular meeting to implement a policy of ethnic cleansing.” In this connection, Manna quotes Daniel Blatman’s response (Haaretz, Aug. 4) to a review of his book by Morris (Haaretz, July 29). One might think from Morris’ book, Blatman noted, that “when Ratko Mladic decided to slaughter over 7,000 Bosnian Muslim men and boys in Srebrenica in 1995, he made his orders public.”

    Indeed, Manna points out, “The first historian who uncovered the fact that ethnic cleansing occurred and that there were also cases of massacre, rape and expulsion was Benny Morris. He reached the conclusion that there was no [official] policy, in light of the fact that no authoritative archival documentation exists. In one village, they decided a certain way and in another, differently. Still, there is a pattern: The soldiers perpetrated another massacre and carried out another expulsion, and another #massacre and another expulsion, and no one was brought to trial. If there was no policy, why weren’t these war criminals tried?”

    https://seenthis.net/messages/631787 via Kassem


  • Histoire du mouvement syndical en #Indonésie, La Parole Libérée témoignage de victimes du #génocide, deux livres à mettre dans toutes les mains #réseauindonésie
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/histoire-mouvement-syndical-indonesie-parole-liberee-temoignag

    www.initiative-communiste.fr vous recommande deux livres qui viennent d’être publiés à l’initiative de nos amis de l’association de solidarité avec l’Indonésie, réseau indonésie. deux livres à mettre dans toutes les mains pour mieux connaitre l’histoire moderne des luttes dans le 4e pays du Monde. L’histoire également de la répression fasciste et de ce qu’est le capitalisme […]

    #3-INTERNATIONAL #articles #génocide_indonésie #livre #massacres_de_1965


  • Ishi, the Last Yahi - Full Movie | Snagfilms - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=0ZB9oKQaCN4

    ISHI, THE LAST YAHI begins in 1492 when there were more than ten million Native Americans in North America. By 1910, their numbers had been reduced to fewer than 300,000. In California, massacres of Indians in the 1860s and 1870s had nearly exterminated the Native peoples in the state. Therefore the sudden appearance in northern California in 1911 of Ishi, “the last wild Indian in North America,” stunned the nation. For more than 40 years, Ishi had lived in hiding with a tiny band of survivors. When he walked into the white man’s world, he was the last Yahi Indian alive.

    Je viens de voir ce #documentaire très émouvant
    #Californie #Indiens #massacres #survivant #suprémacie_blanche

    https://seenthis.net/messages/622912 via odilon


  • Donatien de Rochambeau envoyait des bouledogues « manger des nègres » en #Haïti
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Donatien-Marie-Joseph_de_Rochambeau
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d0/Donatien-Marie-Joseph_de_Rochambeau.jpg

    C’est une figure de Vendôme, le chateau de sa famille est à 3 km d’ici et une grande statue sur la place centrale rappelle son rôle dans la guerre d’indépendance des États-Unis.

    Mais bizarrement le monument ne précise pas :

    Fin 1801, il est nommé second du général Charles Leclerc pour l’expédition de Saint-Domingue chargée par Napoléon Bonaparte de reconquérir l’île, dont les #esclaves se sont rebellés pour leur liberté et ont proclamé l’abolition en 1793.

    Après la mort de Leclerc atteint par la fièvre jaune, il prend le commandement de l’armée et « met en place une politique de #terreur, qui est aussi une politique du #massacre organisé » Pour réprimer la révolte, Rochambeau et son prédécesseur Leclerc avaient fait venir de Cuba des chiens (conduits par le vicomte de Noailles).

    Ces chiens chasseurs d’esclaves, parfois appelés dogues de Cuba, utilisés dans les colonies ibériques pour retrouver les esclaves en fuite, avaient été brièvement utilisés par les Anglais lors de la révolte des esclaves de la Jamaïque (1795-1796), ce qui avait suscité une vague de réprobation. Les 3 ou 400 chiens que Rochambeau fit venir à Saint-Domingue ne lui furent d’aucun secours car ils attaquèrent indifféremment tous les blessés, Français aussi bien que rebelles et il fallut s’en débarrasser. Le commandement de Rochambeau est également marqué par la #corruption et l’#incompétence. Le 18 novembre 1803, il perd la bataille de Vertières devant le général rebelle Jean-Jacques Dessalines.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5e/Richard_Ansdell_-_The_Hunted_Slaves_-_Google_Art_Project.jpg/2560px-Richard_Ansdell_-_The_Hunted_Slaves_-_Google_Art_Project.jpg

    Exemple d’un ordre donné par Rochambeau au sujet de cette tactique :
    _« Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de la garde nationale du Cap, commandé par M. Bari. Il est suivi de 28 #chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu’il ne vous sera passé en compte aucune ration, ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. Je vous salue affectueusement, — Donatien Rochambeau. »_

    #Haïti #France #histoire #colonisation #chiens

    Dogue de Cuba — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dogue_de_Cuba

    Après l’abolition de la traité négrière par le Congrès de Vienne en 1815, l’élevage de ce type de chiens est moins rentable, et avec le temps la race a donc fini par s’éteindre.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/The_Mode_of_exterminating_the_Black_Army%2C_as_practised_by_the_French.png

    (repéré grâce à @mad_meg https://seenthis.net/messages/609967#message609968 )

    https://seenthis.net/messages/610084 via Fil


  • 29 mars 1947 – Insurrection à #Madagascar : la répression tue 200 000 travailleurs
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/29-mars-1947-insurrection-a-madagascar-repression-tue-200-000-

    Tous les Malgaches ont entendu parler de « 47 ». Pas besoin de leur en dire plus pour évoquer cette année terrible dans l’histoire de Madagascar, alors sous colonisation française. On associe communément ce chiffre à une journée, le 29 mars 1947. C’est à la faveur de la nuit qu’à cette date du siècle dernier, des Malgaches […]

    #3-INTERNATIONAL #articles #5-FRANCE #Afrique #colonialisme #crimes_du_capitaliste #impérialisme #livre_noir_du_capitalisme #massacre


  • La « guerre contre la drogue » promise par Rodrigo Duterte fait en moyenne 47 morts par jour aux Philippines
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/10/07/aux-philippines-la-lutte-contre-la-drogue-vire-au-carnage_5009622_3216.html

    Comme chaque soir à Manille, depuis que Rodrigo Duterte est devenu officiellement le quinzième président des Philippines – le 30 juin – s’ensuit la même scène tragique : des assassins casqués qui disparaissent dans la nuit de l’immense capitale, des parents qui s’effondrent, des voisins qui ne sont plus si étonnés.

    Le grand nettoyage

    La police scientifique fait quelques relevés et embarque un énième cadavre devant les photographes. La « guerre contre la drogue » promise par le nouvel élu fait en moyenne 47 morts par jour aux Philippines, dont une moitié dans la capitale.

    Pour le président philippin, le grand nettoyage ne fait que commencer. Il est ­convaincu que beaucoup de drogués ne valent plus rien et représentent une menace pour leur quartier, au point qu’« il vaut mieux les tuer ».

    https://seenthis.net/messages/521282

    #philippines #drogues #santé_publique #massacre

    https://seenthis.net/messages/531166 via Fil


  • « Les crânes de résistants algériens » n’ont rien à faire au Musée de l’homme
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/09/les-cranes-de-resistants-algeriens-n-ont-rien-a-faire-au-musee-de-l-homme_49

    Le 17 juillet 1849, les troupes françaises envoyées en hâte entament un siège, qui durera quatre mois. Après un premier assaut infructueux, l’état-major prend la mesure de la résistance et envoie une colonne de renfort de plus de 5 000 hommes, commandée par le général Émile Herbillon (1794-1866), commandant de la province de Constantine, suivie d’une autre, des zouaves dirigés par le colonel François Canrobert (1809-1895). Deux officiers supérieurs, plusieurs milliers d’hommes contre une localité du grand sud algérien, deux décennies après la prise d’Alger : la résistance algérienne était d’une ampleur et d’une efficacité exceptionnelles.

    Le 26 novembre, les assiégeants, exaspérés par la longueur du siège, voyant beaucoup de leurs camarades mourir (des combats et du choléra), informés du sort que les quelques Français prisonniers avaient subi (tortures, décapitations, émasculations…), s’élancent à l’assaut de la ville. Chaque maison devient un fortin, chaque terrasse un lieu d’embuscade contre les assaillants. Après d’âpres combats, au cours desquels les Français subissent de lourdes pertes, le drapeau tricolore flotte sur le point culminant de l’oasis.

    Deux ans plus tard, Charles Bourseul, un « ancien officier de l’armée d’Afrique » ayant participé à l’assaut, publiera son témoignage : « Les maisons, les terrasses sont partout envahies. Des feux de peloton couchent sur le sol tous les groupes d’Arabes que l’on rencontre. Tout ce qui reste debout dans ces groupes tombe immédiatement sous la baïonnette. Ce qui n’est pas atteint par le feu périt par le fer. Pas un seul des défenseurs de Zaâtcha ne cherche son salut dans la fuite, pas un seul n’implore la pitié du vainqueur, tous succombent les armes à la main, en vendant chèrement leur vie, et leurs bras ne cessent de combattre que lorsque la mort les a rendus immobiles. ». Il s’agissait là des combattants.
    Destruction méthodique

    Or, l’oasis abritait aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des adolescents. La destruction de la ville fut totale, méthodique. Les maisons encore debout furent minées, toute la végétation arrachée. Les « indigènes » qui n’étaient pas ensevelis furent passés au fil de la baïonnette.

    Dans son livre La Guerre et le gouvernement de l’Algérie, le journaliste Louis de Baudicour racontera en 1853 avoir vu les zouaves « se précipiter avec fureur sur les malheureuses créatures qui n’avaient pu fuir », puis s’acharner : « Ici un soldat amputait, en plaisantant, le sein d’une pauvre femme qui demandait comme une grâce d’être achevée, et expirait quelques instants après dans les souffrances ; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre une muraille ; ailleurs, c’étaient d’autres scènes qu’un être dégradé peut seul comprendre et qu’une bouche honnête ne peut raconter. Des procédés aussi barbares n’étaient pas nécessaires, et il est très fâcheux que nos officiers ne soient pas plus maîtres en expédition de leurs troupes d’élite, qu’un chasseur ne l’est d’une meute de chiens courants quand elle arrive avant lui sur sa proie. »

    D’après les estimations les plus basses, il y eut ce jour-là huit cents Algériens massacrés. Tous les habitants tués ? Non. Le général Herbillon se crut obligé de fournir cette précision : « Un aveugle et quelques femmes furent seuls épargnés ». Le pire est que la presse française d’alors reprit ce rapport cynique.

    Il y eut trois autres « épargnés »… provisoirement. Les Français voulurent capturer vivant – dans le but de faire un exemple – le chef de la résistance, le cheikh Bouziane. Au terme des combats, il fut fait prisonnier. Son fils, âgé de quinze ans, l’accompagna, ainsi que Si-Moussa, présenté comme un marabout. Que faire d’eux ? Ces « sauvages » n’eurent pas droit aux honneurs dus aux combattants.

    Le général Herbillon ordonna qu’ils soient fusillés sur place, puis décapités. Leurs têtes, au bout de piques, furent emmenées jusqu’à Biskra et exposées sur la place du marché, afin d’augmenter l’effroi de la population. Un observateur, le docteur Ferdinand Quesnoy, qui accompagnait la colonne, dessina cette macabre mise en scène qu’il publia en 1888 dans un livre, témoignage promis à un certain avenir…

    Que devinrent les têtes détachées des corps des combattants algériens ? Qui a eu l’idée de les conserver, pratique alors courante ? Où le furent-elles et dans quelles conditions ? Quand a eu lieu leur sordide transfert en « métropole » ? Cela reste à établir, même si certaines sources indiquent la date de 1874, d’autres la décennie 1880. Il semble certaines d’elles aient été d’abord exposées à la Société d’anthropologie de Paris, puis transférées au Musée de l’homme. Elles y sont encore aujourd’hui.

    Soutenir les appels de citoyens algériens à rapatrier ces dépouilles dans leur pays, pour leur donner une sépulture digne comme cela fut fait pour les rebelles maori ou les résistants kanak Ataï et ses compagnons (en 2014), ne revient aucunement pour nous à céder à un quelconque tropisme de « repentance » ou d’une supposée « guerre des mémoires », ce qui n’aurait strictement aucun sens. Il s’agit seulement de contribuer à sortir de l’oubli l’une des pages sombres de l’histoire de France, celles dont l’effacement participe aujourd’hui aux dérives xénophobes qui gangrènent la société française.

    #colonialisme #racisme #massacre #histoire #crane #trophée #restitution #déshumanisation

    https://seenthis.net/messages/507947 via mad meg


  • PHOTOS : A modern genocide — Yazidi survivors in #Shingal

    In August 2014 the extremist group calling itself Islamic State (ISIS) swept through a part of northern Iraq inhabited by the Yazidi religious minority. ISIS had already broadcast to the world their intention to exterminate “un-believers” and those they opposed. They had massacred 1,600 Shia army cadets at Camp Speicher on June 12, 2014 and ordered all Christians to convert or leave their homes through the areas they controlled. In August the crimes became even more brutal as they massacred men and elderly Yazidi women and sold an estimated 5,000 women into slavery. Many Yazidis describe the mass killings as a genocide. Seventeen mass graves were found around the town of Shingal (Sinjar in Arabic), after it was liberated by Kurdish peshmerga forces. In mid-December of 2015, a year and a half after the massacres, I went to northern Iraq see for myself.

    http://static1.972mag.com/wp-content/uploads//2016/01/HumanSkull.jpg
    http://972mag.com/photos-a-modern-genocide-yazidi-survivors-in-shingal/115479
    #génocide #Yézidis #Irak #fosses_communes #ISIS #EI #Etat_islamique #Kurdistan #massacres #photographie
    cc @albertocampiphoto

    http://seenthis.net/messages/447664 via CDB_77


  • Still Uninvestigated After 50 Years: Did the U.S. Help Incite the 1965 Indonesia Massacre? | The Asia-Pacific Journal
    http://japanfocus.org/-Peter_Dale-Scott/4351/article.html

    Still Uninvestigated After 50 Years: Did the U.S. Help Incite the 1965 Indonesia Massacre?

    The Asia-Pacific Journal, Vol. 13, Issue. 31, No. 1, August 03, 2015

    Peter Dale Scott

    It is now fifty years since the so-called “G30S” or “Gestapu” (Gerakan September Tigahpuluh) event of September 30, 1965 in Indonesia, when six members of the Indonesian army general staff were brutally murdered. This event was a decisive moment in Indonesian history: it led to the overthrow of President Sukarno, his replacement by an army general, Suharto, and the subsequent massacre of a half million or more Indonesians targeted as communists.1 It is also forty years since I first wrote to suggest that the United States was implicated in this horrendous event,2 and thirty years since I wrote about it again in 1985 in the Canadian journal Pacific Affairs.3
    Strikingly, there has been very little follow-up investigating these events inside the United States. A new generation of scholars, notably John Roosa and Bradley Simpson, have documented U.S. involvement in the exploitation of Gestapu to justify the subsequent mass murder, in the massacre project itself, and in the formation of the subsequent capitalist New Order.4 But there has been, I shall try to show, little or no American response to facts I presented then suggesting U.S. involvement in inciting the specific event of September 30 itself.

    The Indonesia massacre of 1965
    Consider five facts about the U.S. and Indonesia in 1965, facts that (apart from the first) have been little noted or greeted in America with silence.
    Fact No. 1) Prior to Gestapu, a number of U.S. academics and policy intellectuals with connections to the CIA and RAND Corporation publicly urged their contacts in the Indonesian Army "to strike, sweep their house clean” (Guy Pauker), while “liquidating the enemy’s political and guerrilla armies” (William Kintner).

    #Indonésie,#Massacre_1965


  • Le premier génocide XXe siècle

    par Paul Delmotte

    Professeur de Politique internationale et d’Histoire contemporaine retraité de l’IHECS

    via Jean-Marie Chauvier

    Politiques, médias et stars du JT l’ont répété : le génocide des Arméniens, dont nous venons de commémorer le centenaire, fut le premier du siècle dernier. Pourtant, au tout début de ce XXe siècle, « âge des extrêmes » comme l’a dit Eric Hobsbawm, un autre génocide fut perpétré. Par les troupes de l’armée impériale allemande : celui des Hereros et des Namas, dans l’actuelle Namibie. Curieusement, ni les travaux des Nations-unies au début des années 1980, ni les excuses, en 2004, des autorités allemandes ne semblent avoir suffi à ancrer la mémoire de cette tragédie. Faut-il forcément avoir « mauvais esprit » pour attribuer cette ignorance tenace et cet oubli généralisé à la couleur de peau des victimes ?

    Le génocide, selon la définition de Rafael Lemkin (1944), se caractérise, non pas tant par le nombre de ses victimes, mais par « l’intention d’extermination, totale ou partielle, d’une population ». Lemkin avait entamé dans l’entre-deux-guerres, des travaux eux-mêmes inspirés par le génocide arménien et les massacres des Assyriens d’Irak - déjà ! - en 1933. Travaux qui furent alors ignorés ou écartés. Quoique né en 1900, le juriste polonais n’avait-il pas eu vent de la tragédie sud-ouest-africaine ? Il est vrai que c’était avant la décolonisation... Et que « seuls » quelque 85.000 Hereros et 20.000 Namas périrent entre 1885 - début de la conquête allemande du Sud-ouest africain (aujourd’hui Namibie) - et 1911.

    Résistances africaines
    Le public européen n’est guère familiarisé avec les faits de résistance dont les Africains firent preuve face à la colonisation européenne et à sa « mission civilisatrice ». En dehors de grandes figures maghrébines, comme Abdelkader ou Abdelkrim, qui chez nous a entendu parler d’Omar Tall ou de Samory pour l’Afrique occidentale « française » ? Ou de M’Siri, « roi du Katanga » abattu par le capitaine belge Bodson ? Ces derniers ne furent - ne sont - le plus souvent dépeints que sous les traits de satrapes fanatiques, cruels, polygames et esclavagistes. Les Mau-mau kenyans n’ont laissé que le souvenir de leurs atrocités, l’Europe « zappant » celles de leur répression. Seul le Negus d’Éthiopie a échappé à cette diabolisation : il est vrai qu’il s’était rangé du côté des Alliés. Et était chrétien.
    Un bref regard sur l’histoire de la Namibie montre l’ âpreté de la résistance à la colonisation allemande. C’est en 1885, , dans le sillage du fameux Congrès de Berlin, que le 2e Reich entama la colonisation de ce territoire du « Sud-ouest africain » décrété « protectorat » allemand et situé entre l’Angola portugais et l’Afrique du Sud britannique. Le second Reichskomissar y fut Heinrich GÖRING, père d’Hermann. Son « règne » (1884-1890) se traduisit par une politique de confiscations des terres et de « transferts » de populations.
    De « concessions » arrachées en opérations militaires, d’expéditions « punitives » en manipulation des rivalités ethniques, le protectorat s’agrandit, e. a. dans l’objectif d’accéder au Zambèze et, de là, aux possessions allemandes d’Afrique de l’Est, le Tanganyika, l’actuelle Tanzanie. D’où le curieux appendice territorial - le « tuyau de poêle » de la Bande de Caprivi, au Nord-est - octroyé aux Allemands en 1890 par les autres Puissances. Il s’agissait aussi de contrôler le commerce avec le Bechuanaland, autre protectorat instauré par les Britanniques dans leur conflit avec les Boers.

    Vernichtungsbefehl

    Dès 1889, le chef herero Kamaharero dénonça le traité de « protection » imposé par Berlin. Quatre ans plus tard, les Namas, qui refusaient la « protection » allemande, virent des dizaines de leurs femmes et enfants massacrés par les troupes coloniales. Leur chef fut exécuté. Son fils acceptera la « protection » du Reich l’année suivante. Ce qui n’empêchera, en août 1894, les Allemands de perdre 27% de leurs effectifs lors d’une offensive contre ces mêmes Nama dans les monts Naukluft.
    Dès 1896, des condamnations aux travaux forcés furent prononcées, des chefs exécutés, des camps de concentration établis sur le modèle de ceux « inventés » l’année précédente par le général espagnol Valeriano WEYLER dans sa répression des insurgés indépendantistes cubains. En 1897, des « réserves » furent créées pour les Namas. Elles s’ouvriront aux Hereros en 1904.
    C’est en janvier 1904 qu’éclata le grand soulèvement : le dirigeant herero, Samuel Maharero, fit détruire les lignes télégraphiques et de chemin de fer allemandes. Des centaines de colons furent tués. Les femmes et les enfants, dit-on, furent épargnés. Une humanité que l’on ne retrouvera pas chez les troupes impériales. Berlin envoya alors quelque 15.000 hommes en renfort. Ce qui n’empêcha pas une défaite allemande à Oviumbo, en avril. L’état-major chargea alors le général Lothar Von Trotha de mener « une extermination totale » des insurgés. Von Trotha signa un Vernichtungsbefehl, un « ordre de destruction », stipulant que « chaque Herero, armé ou non armé, sera abattu ». En août suivant, à la bataille du Waterberg, les troupes impériales encerclèrent les combattants de Maharero, qui furent contraints de fuir dans le Kalahari, où les Allemands empoisonnèrent les puits et avaient ordre de tirer à vue... Comme les Arméniens à Deïr-es-Zor douze ans plus tard, des milliers d’entre eux périrent dans le désert. Quelque 65.000 Hereros et 20.000 Namas moururent aussi dans les camps de concentration comme ceux de Shark Island, inspirés de ceux ouverts par les Britanniques dans leur guerre contre les Boers et expressément localisés dans un région froide qu’évitaient les Hereros.

    En 1902, le Sud-ouest africain comptait 200.000 hab. dont 1500 Allemands. En 1904, les Herero étaient au nombre de 80.000. En 1911, ils n’étaient plus que 15.000. La population indigène avait chuté de 80%.

    Le véritable crime...

    Dans L’Occident et les autres. Histoire d’une prédominance (La Découverte, 2001), Sophie Bessis distingue les trois traits essentiels qui fondent l’unicité du génocide commis par les nazis : ses modalités pratiques - la mort industrielle ; son caractère « inutile » par rapport à d’autres génocides présentés comme « utilitaires », et le fait que le « passage à l’acte » ait eu lieu en Europe même. « Ni l’obsession de la pureté, ni la conviction de faire partie d’une humanité supérieure, ni la volonté de se tailler un espace vital, poursuit-elle, ne sont le propre des génocidaires hitlériens [...] Le mal était depuis longtemps banalisé ». Bessis prend certes quelque distance avec les propos d’Aimé Césaire, député de La Martinique, poète et chantre de l’anticolonialisme (1913-2008) : ce que « le très chrétien bourgeois du XXe siècle [...] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’Homme... C’est le crime contre l’homme blanc » . Césaire cependant, juge Bessis, mène à s’interroger sur les héritages que la civilisation occidentale a légués au nazisme, thème que, pendant les décennies qui ont suivi 1940-1945, seule l’École de Francfort a osé aborder. L’historien Arno Mayer a montré comment les dispositions du Vernichtungsbefehl de Von Trotha ont continué à circuler dans les états-majors. Et Le médecin hygiéniste allemand Eugen FISCHER, fondateur (1927) de l’Institut d’hygiène raciale de Berlin (1927), qui fut l’une des sources de Mein Kampf et le « mentor » du Dr. Mengele, son assistant à l’université, avait « étudié » les Herero et les Namas...

    #génocide #massacres #namibie #hereros @namas

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