• En 2005, l’affaire Brisseau : bien avant #metoo, un procès toujours unique en son genre | Mathilde Blottière
    https://www.telerama.fr/cinema/en-2005,-laffaire-brisseau-bien-avant-metoo,-un-proces-toujours-unique-en-s

    Le 15 décembre 2005, le réalisateur Jean-Claude Brisseau, qui vient de mourir à l’âge de 74 ans, était condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de deux comédiennes à qui il avait fait subir des essais “érotiques”. Source : Télérama.fr

    https://seenthis.net/messages/780374 via Rezo


  • « Les hommes se disent en crise mais ils possèdent 70 % des richesses mondiales et 80 % des terres de la planète ! » – Anti-K
    https://www.anti-k.org/2019/04/16/les-hommes-se-disent-en-crise-mais-ils-possedent-70-des-richesses-mondiales-

    L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ « inquisition féministe » ou le « totalitarisme » de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de « célibataires involontaires », se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. Ce discours ne date pas d’hier : il était déjà tenu dans la Rome antique ou à la fin du Moyen Âge, « dès que les femmes veulent s’affranchir des normes », nous explique Francis Dupuis-Déri, auteur de La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace. « La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à ré-affirmer la domination des hommes. » Entretien.

    Basta ! : Que disent ceux qui affirment qu’il y a une crise de la masculinité ?

    Francis Dupuis-Déri [1] : Les tenants de ce discours – que l’on peut croiser autant dans les grands médias, sur les forums internet que dans les discussions en famille – affirment que les hommes et les garçons vont mal, en tant qu’hommes, à cause de la féminisation de la société, et du féminisme en particulier. Il n’y aurait plus de modèles masculins. Les mères domineraient les pères. Parmi les symptômes de cette crise, on invoque les difficultés scolaires des garçons, le chômage des hommes, les difficultés des hommes à draguer des femmes, la violences des femmes contre les hommes, et tous ces suicides d’hommes poussés à bout par des femmes qui les ont rejetés. Il y a enfin le discours de certains groupes de pères séparés, qui affirment qu’ils vont mal à cause des tribunaux de la famille, qui seraient tous anti-pères.

    On apprend dans votre ouvrage que la crise de la masculinité sévit depuis très longtemps. Des hommes s’en plaignaient déjà dans la Rome antique. Puis en France et en Angleterre à la sortie du Moyen Âge, et ailleurs en Europe ensuite…

    J’ai été très étonné de découvrir, au cours de mes recherches, que la masculinité a toujours été en crise, et ce quelque soit le régime économique, culturel, religieux ou juridique. Dans la Rome antique par exemple, les femmes n’avaient pas de statut juridique autonome, elles appartenaient à leur père, puis à leur mari, au même titre que les esclaves. Elles n’avaient pas le droit d’occuper une fonction publique. Ce qui n’a pas empêché l’homme politique et écrivain Caton l’ancien, en 195 avant J.-C., de se sentir menacé par les femmes qui demandaient alors le droit de conduire des chars et de porter des vêtements colorés.
    En 195 avant J.-C., à Rome, Caton l’ancien se sent menacé par les femmes qui demandaient alors le droit de conduire des chars et de porter des vêtements colorés

    « Les femmes sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public », écrivait-il. Idem sous les régimes monarchistes européens de la fin du Moyen Âge. En France, où les femmes sont écartées du droit de monter sur le trône au 14ème siècle, les hommes s’inquiètent qu’elles portent des pantalons, ou se coupent les cheveux. En fait, il ne faut vraiment pas grand chose pour que les hommes se disent en crise. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont – prétendument – continuellement en crise….

    Les arguments fantaisistes ne manquent pas pour appuyer la thèse de la crise de la masculinité. Au Québec, les hommes seraient en crise à cause de leur défaite contre les Anglais. Aux États-unis à cause de la mécanisation. D’autres évoquent enfin la nostalgie du temps des cavernes…

    Parmi les mythes invoqués pour expliquer la crise de la masculinité, il y a effectivement celui de l’âge des cavernes, temps au cours duquel les femmes restaient chez elles, dans leurs grottes, pendant que les hommes allaient chasser. Certains ouvrages de psychologie – qui ont un grand succès – se réfèrent à cet âge des cavernes totalement mythifié, pour expliquer qu’il serait dans la nature des hommes de diriger leur famille et leur couple et même d’user de leur force. Cela expliquerait aussi pourquoi l’homme ne répond pas à sa conjointe quand il regarde le sport à la télévision : il concentre toute son attention sur le téléviseur comme son ancêtre lointain qui observait la savane à la recherche d’un mammouth. En France, on retrouve des références à l’âge des cavernes chez plusieurs polémistes. Alain Soral, parle par exemple de la « division primitive » sexuelle du travail. Éric Zemmour évoque « notre passé d’homme des cavernes », « notre bestialité », « notre virilité ».
    « Certains affirment que la vraie masculinité trouve son origine dans l’âge des cavernes et même dans la chasse au mammouth. Tout cela est ridicule et n’a aucune base scientifique »

    Au Québec, nous avons Yvon Dallaire, psychologue, qui affirme que la vraie masculinité trouve son origine dans l’âge des cavernes et même dans la chasse au mammouth. L’homme aurait appris à être silencieux en chassant le mammouth alors que la femme aurait développé l’art de la parole à l’époque où elle se terrait avec les enfants dans la caverne conjugale. Tout cela est ridicule et n’a aucune base scientifique. Les vestiges archéologiques ne disent rien de la division sexuelle du travail. Qui s’occupe des enfants ? Qui va à la chasse ? Comment sont prises les décisions ? Qui les prend ? Y a -t-il un vote ? On ne saura jamais. On se base sur nos modèles familiaux, et on projette.

    Vous défendez le fait que le discours sur la crise de la masculinité est un discours de dominants, et qu’un « état de crise » surgit à chaque fois qu’une domination est remise en question. Pouvez-vous préciser ?

    La crise de la masculinité est déclarée quand les femmes ne sont pas ce que l’on voudrait qu’elles soient. Quand elles sortent des normes vestimentaires par exemple, ou de coiffure, ou qu’elles décident d’exercer un métier que l’on voudrait réservé aux hommes. C’est une rhétorique politique de culpabilisation des femmes. De par leur non respect des normes, elles provoqueraient de la souffrance, de l’angoisse, de la panique chez les hommes. Ce qui met les hommes dans un tel état peut être tout à fait anodin, comme nous l’avons vu. C’est un discours qui est à rapprocher du masculinisme, qui est clairement un contre-mouvement face au féminisme qui milite pour la liberté et l’égalité des femmes et des hommes.

    Pourtant les faits sont têtus… Les hommes continuent de dominer largement les sphères politique, économique et culturelle. Cela y compris dans des sociétés présentées à tort comme « matriarcales »…

    On entend souvent parler du Québec comme d’une société matriarcale, où les femmes auraient pris le pouvoir. Historiquement, cela s’expliquerait par le fait que les hommes quittaient le domicile familial pendant de longues périodes pour de lointains chantiers de bûcheronnage, laissant leurs femmes gérer seule la maisonnée et développer leur pouvoir. Mais ces prétendues matriarches n’avaient pas de salaire, pas le droit de voter ni d’être élues, pas le droit de divorcer ni d’ouvrir un compte en banque. Les hommes possédaient les banques, les terres agricoles, les moulins, les scieries. Ils étaient maires et curés, médecins et journalistes. Les mères imposaient donc le matriarcat depuis leur cuisine ? C’est vraiment un aveuglement volontaire.
    « En 2016, le club select des milliardaires de la planète comptait 88% d’hommes »

    Encore aujourd’hui au Québec, ce sont les hommes qui commandent la police, les entreprises, les universités, et qui gagnent le plus d’argent. Le pays a été dirigé par 36 premiers ministres, dont 35 hommes. Même si les femmes ont gagné beaucoup d’avantages, notamment dans nos pays occidentaux et qu’elles sont désormais des sujets juridiques, les hommes restent largement avantagés et détiennent encore la majorité des postes de pouvoir. En 2016, le club select des milliardaires de la planète comptait 88% d’hommes. Environ 70% de toutes les richesses mondiales sont entre les mains des hommes, et ils possèdent environ 80 % des terres de la planète !

    Vous expliquez que les gens démunis et peu instruits sont les relais plus que les instigateurs de l’antiféminisme, lesquels sont plutôt blancs et fortunés. Est-ce que cette rhétorique de la crise de la masculinité ne renvoie pas, finalement, au vieux concept du bouc émissaire ?

    Si, bien sûr. Les hommes qui affirment qu’ils sont en crise ne sont pas nécessairement les plus misérables de la société, au contraire. Ils appartiennent plutôt à l’élite intellectuelle et économique. Ils diffusent cette idéologie qui est ensuite reprise par les hommes de classes sociales inférieures. On a vu cela aux États-Unis au moment de l’élection de Donald Trump, où les jeunes hommes blancs déclassés socialement auraient eu besoin de prendre leur revanche, en élisant un homme blanc leur promettant qu’ils allaient être pris en considération. Ce mouvement des jeunes hommes blancs en colère est apparu dans les années 1980 aux États-unis, où le président Ronald Reagan accusait d’ailleurs les femmes d’être responsables du chômage des hommes, en leur prenant un travail qui leur serait normalement destiné.
    « La rhétorique de la crise de la masculinité permet de faire porter la responsabilité de la détresse sociale, réelle, aux femmes ou encore aux immigrés »

    C’est une logique qui permet de faire porter la responsabilité de la détresse sociale, réelle, aux femmes ou encore aux immigrés. Il semblerait plus logique que ces hommes en détresse dirigent leur colère contre le patronat et les banquiers, l’élite politique ou même les chefs syndicaux trop modérés. Qui prend les décisions économiques aux États-unis, comme en France et partout ailleurs dans le monde ? Qui signe les traités commerciaux, qui décide de délocaliser la production industrielle et de fermer les usines ? Ce sont en grande majorité des hommes. Dans ces conditions, il semble pour le moins inapproprié d’accuser les femmes.

    Vous revenez également sur une insulte récurrente des tenants du discours de la masculinité : celle de « féminazie », pour désigner le mouvement féministe. Vous vous insurgez contre cette insulte, évoquant le fait que le terme de « mascunazi » serait plus approprié. Pourquoi ?

    C’est effectivement une insulte que l’on croise régulièrement. On traite aussi régulièrement les féministes de « menace totalitaire », ou génocidaire, établissant un parallèle avec les mouvements politiques les plus meurtriers du 20ème siècle. Les hommes seraient victimes de ce pseudo-totalitarisme féministe. C’est une insulte envers les victimes du nazisme, et envers les victimes des violences masculines qui meurent par centaines chaque année. C’est aussi une insulte absurde, puisque le féminisme est sans doute l’un des mouvements politiques les moins violents du monde. Alors même que les femmes étaient privées de tellement de droits – et qu’elles le sont encore dans bien des régions du monde –, elles n’ont jamais mené de lutte armée. Ailleurs dans le monde, si des êtres humains avaient été privés de tellement de droits, on aurait facilement compris qu’ils mènent une lutte violente.
    « Les hommes seraient victimes d’un pseudo-totalitarisme féministe. C’est une insulte envers les victimes des violences masculines qui meurent par centaines chaque année »

    De plus, les mouvements néo-nazis portent et diffusent le discours de la crise de la masculinité. Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite qui a perpétré les attentats d’Oslo et d’Utoya qui ont fait 77 morts et 151 blessés le 22 juillet 2011, faisait largement état dans son manifeste de sa haine des femmes et des féministes. Et il est entré au tribunal en faisant le geste nazi. Dans ces conditions le terme de « mascunazi » me semble tout à fait approprié. La crise de la masculinité est souvent mêlée à un discours raciste : les hommes efféminés ne seraient plus capables de défendre leur patrie et leurs enfants. Et les femmes, encore elles, ne font plus assez d’enfants. Résultat : on serait « envahis » par des « étrangers » qui, eux, font des enfants. Sexisme et racisme se font souvent écho et l’appel à enrayer le déclin de la nation ou de la race est souvent lancé du même souffle que l’appel à stopper le déclin des hommes.

    Vous évoquez enfin un discours de légitimation des violences faîtes aux femmes, lié à ce mythe de la crise de la masculinité. Pouvez-vous préciser ?

    Ces dix dernières années, on a assisté en Amérique du Nord à des crimes commis par des hommes se revendiquant des « incels », ces célibataires malgré eux [contraction du terme anglais involuntary celibate, ndlr], qui tuent des femmes parce que d’autres femmes ont refusé d’avoir des relations sexuelles avec eux. On sait l’importance de l’impunité et du soutien d’autres hommes dans le passage à l’acte violent. Si l’on se trouve au sein d’un groupe – amis, collègues, pairs – qui tiennent des propos misogynes, estimant que tel comportement des femmes mérite une baffe, on se sent légitime à commettre des violences. Et avec les plateformes web, cet effet est démultiplié. On se retrouve avec des réseaux de discussion de plusieurs milliers de personnes où ceux qui commettent des meurtres contre les femmes sont présentés comme des héros, et des sources d’inspiration qu’il faudrait suivre. Quand des incels commettent des meurtres de masse, ils sont présentés comme des héros. Et on a un autre meurtre de masse commis quatre ans plus tard par un autre homme, qui se revendique du précédent assassin. Il y a une influence, un encouragement mutuel.

    Slogan marketing présent dans les lessives de la marque Lenor (groupe Procter & Gamble) en 2009 / CC Laurent Neyssensas

    Par ailleurs, la violence physique et sexuelle des hommes contre les femmes et les enfants est considérée comme un symptôme de la crise, car elle démontrerait que les hommes sont incapables d’autodiscipline et que la masculinité est hors de contrôle. C’est souvent ce discours qui est repris pour expliquer les meurtres conjugaux. Comme l’ont montré des universitaires féministes comme Mélissa Blais et Patrizia Romito, la psychologisation de la violence des hommes contre les femmes permet de la présenter comme une perte de contrôle de ces hommes en crise, alors qu’il s’agit en réalité d’une prise de contrôle et d’une ré-affirmation de la domination masculine [2].

    Propos recueillis par Nolwenn Weiler

    https://seenthis.net/messages/777480 via mad meg


  • Valérie Rey Robert : « #MeToo n’a pas aboli la culture du viol »
    https://www.lesnouvellesnews.fr/valerie-rey-robert-metoo-na-pas-aboli-la-culture-du-viol

    La vague #Metoo aurait tout changé ? Pas si vite. Valérie Rey-Robert, autrice du blog Crêpe Georgette, vient de publier son premier essai « Une culture du viol à la française- Du troussage de domestiques à la liberté d’importuner » aux éditions Libertalia. Interview.Valérie Rey Robert : « #MeToo n’a pas (...)

    #Place_des_femmes


  • *Quatre extraits du texte #metoo, l’émancipation par le regard de Deborah De Robertis*

    rendre le pouvoir par ma caméra

    Cette révolte est historique. Les femmes ont pris la parole sur des abus sexuels qui jusque-là étaient dissimulés par le système lui-même, qu’il s’agisse du cinéma, de la musique ou du monde de l’art. Cette volonté d’inversion des rapports de pouvoir m’a intéressée très tôt puisque, en tant qu’artiste, j’ai évolué dans un contexte d’éducation artistique patriarcale.

    « Certaines imaginent la subversion dans la domination même, d’autres vont la chercher en dehors de ce processus. Il existe plusieurs possibilités de résistance », explique la philosophe Geneviève Fraisse dans ses réflexions sur l’émancipation.

    Moi, c’est en prenant la caméra que j’ai pris le pouvoir.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/26/quatre-extraits-du-texte-metoo-lemancipation-par-le-reg

    #féminisme


  • The Impact of #MeToo in France: An Interview with Lénaïg Bredoux | Aida Alami
    https://www.nybooks.com/daily/2019/03/13/the-impact-of-metoo-in-france-an-interview-with-lenaig-bredoux

    In 2011, when Dominique Strauss-Kahn, then the managing director of the International Monetary Fund, was arrested in a Manhattan hotel on rape charges, Lénaïg Bredoux, a Paris-based reporter, watched the reporting in dismay. At the time, the French media largely devoted itself to criticizing the American judicial system instead of investigating allegations that had dogged Strauss-Kahn for years. Moved to action, she contacted the French journalist Tristane Banon, who, in 2007, publicly accused him of sexually assaulting her in 2003 and that is how Bredoux uncovered a culture of silence inside the French Socialist Party. Source: The New York Review of (...)

    https://seenthis.net/messages/766952 via Rezo


  • Les « mecs de gauche ». Réflexions sur nos amis dans l’ère #Me Too | Sylvie Tissot
    http://lmsi.net/Les-mecs-de-gauche

    #MeToo est comme une vague immense, qui ne cesse de se gonfler à partir des minuscules gouttes-d’eau-qui-font-déborder-le-vase, qui font qu’il n’est plus possible de se taire, que le spectacle d’hommes paradant dans leur coolitude, voire leur féminisme, à coup de rouge à lèvres comme D. Baupin, ou de ralliement bruyant et intéressé à la cause des femmes, est soudainement insupportable. Chacun ses moments. Source : Les mots sont importants

    https://seenthis.net/messages/765045 via Rezo


  • #metoo #liguedulol "Ces deux affaires sont incontestablement liées car elles sont le résultat d’un même cancer : la société capitaliste néolibérale et patriarcale. Elle engendre des monstres et fonctionne sur « l’extraction » (on prend sans redonner), la compétition, la perversion narcissique. Cette société fait autant souffrir la planète que les humains."
    "Les racines du mal viennent de la déconnexion de la vie, des humains (et de la nature !)"
    Anti-humanismes du quotidien
    http://freelifeuse.com/ligue-du-lol-de-lanti-feminisme-a-lanti-humanisme-chronique-dun-monstre #capitalisme


  • *Notre colère n’est pas un détail de l’histoire qu’on peut passer sous le tapis*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/02/cours-petite-fille-metoo-timesup.jpg

    Des agressions sexuelles, hier « il n’y avait personne à qui parler, personne vers qui se tourner, à qui dire ce qui se passait », des jeunes filles sexualisées « réduites à cela », des actrices « devenue un objet sexuel », des femmes violées par un producteur de cinéma, « Je voudrais pouvoir reprendre cette nuit, revenir en arrière et ne pas la vivre, ne jamais avoir passé la porte de cette chambre. Ce qui est arrivé là, ce qui est arrivé ensuite, a changé ma vie pour toujours. J’étais salie. J’ai perdu mes illusions sur la vie, sur les gens » (Asia Argento), les monstres glissés sous les tapis, le secret enfin ouvert, le viol hier considéré comme « un crime contre la « morale publique » » et non comme un crime contre la personne, tout ce qui est fait pour empêcher les dénonciations de viols, les re-victimisation des femmes violées et leurs mises en accusation lors des rares procès…

    Note sur : *Sous la direction de Samuel Lequette & Delphine Le Vergos : Cours petite fille ! #metoo #timesup #noshamefist*

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/04/notre-colere-nest-pas-un-detail-de-lhistoire-quon-peut-

    #féminisme


  • Geneviève Fraisse : « Maintenant, c’est la question du corps des femmes qui est au cœur de l’émancipation » | Le Média
    https://lemediapresse.fr/societe/genevieve-fraisse-maintenant-cest-la-question-du-corps-des-femmes-qui-
    https://i1.wp.com/lemediapresse.fr/wp-content/uploads/2019/03/Courbet.jpg?fit=840%2C523&ssl=1

    Il faut donc en racheter, cela fait double marché ! La vieille marxiste que je suis s’est rappelée que l’exploitation des femmes et leur domination passe par la matière. C’est extrêmement intéressant pour le capitalisme d’avoir cette possibilité de différencier les hommes et les femmes. Il y a donc le problème de l’invariant anthropologique, celui d’être fasciné par la domination en oubliant l’émancipation, et enfin l’enjeu économique. Cette époque a donc connu un trou d’air. Puis, tout a été bouleversé avec l’explosion de #MeToo. Car derrière le contrat social, il existe un impensé sexuel : le corps des femmes est à la disposition des hommes. C’est un peu plus sérieux que les images dites oppressives. Les corps dénudés que nous voyons sur les abribus ou ailleurs ne sont qu’un détail de cette histoire. Carole Pateman, explique tout cela magnifiquement dans Le Contrat sexuel (1988, La Découverte 2010) que j’ai fait traduire en France il y a une dizaine d’années. Il y a la structure patriarcale tenue par le père ou le roi, et l’impensé du corps des femmes.

    https://seenthis.net/messages/763994 via Agnès Maillard


  • French media in crisis as they face their own #MeToo moment | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/15/french-media-crisis-faces-own-metoo-moment-ligue-du-lol
    https://i.guim.co.uk/img/media/543ec0a234ee0e3a7cde20f222041ff945913ef7/0_148_4134_2481/master/4134.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-align=bottom%2Cleft&overlay-width=100p&overlay-base64=L2ltZy9zdGF0aWMvb3ZlcmxheXMvdGctZGVmYXVsdC5wbmc&s=96fb78d7591b4f0a2351fc80d8bc7e6a

    One young female journalist who had worked in several Paris newsrooms said: “I have been waiting years for this to come out.”

    Many said a wider culture of harassment, sexism and racism had to be tackled in French media and journalism colleges. A young magazine writer told the Guardian how a visiting journalist teacher at her college messaged students appearing to promise jobs in exchange for dates. Another journalist described an older colleague physically assaulting her, but feeling there were no structures to report it if you were young and on a short-term contract. A freelancer described how an editor at a big-selling publication put his hand on her shoulder and talked about the colour of her eyes in a meeting.

    Aude Lorriaux, a spokeswoman for the female journalists’ group Prenons La Une said it was positive that the culture had changed enough for women to be listened to.

    But she added: “This is bigger than just the League of Lol – all newsrooms are affected. It’s massive, it’s year zero. We must deconstruct hundreds of years built on inequality.”

    #ligue_du_lol

    https://seenthis.net/messages/762763 via aude_v


  • *Manifeste rédigé par les Collectifs romands pour la grève féministe et des femmes (13/12/2018)*

    De la parole à la grève

    Un peu partout dans le monde, nous assistons à un renouveau des mouvements féministes : #metoo a contribué à diffuser et libérer la parole des femmes* et, grâce aux réseaux sociaux, a eu un écho planétaire. Un exemple : l’extraordinaire grève des femmes* de l’Etat espagnol le 8 mars 2018.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/25/manifeste-redige-par-les-collectifs-romands-pour-la-gre

    #féminisme


  • #MeToo : Gillette dévoile une publicité sur la masculinité toxique
    https://www.ladn.eu/news-business/actualites-annonceurs/gillette-publicite-masculinite-toxique
    https://www.ladn.eu/wp-content/uploads/2019/01/gillette.jpg

    Gillette dévoile sa dernière publicité « We Believe » conçu par l’agence Grey. Un spot d’une minute trente qui encourage les hommes à changer de comportement à la lumière du mouvement #MeToo. La publicité appelle les hommes à lutter contre la masculinité toxique, à s’opposer au harcèlement, à refuser la violence. Un changement de comportement qui inspirera la jeune génération et les hommes de demain.

    Quand la pub s’empare des thèmes de société, c’est toujours à double tranchant. La logique de la pub, c’est de créer les images d’un monde de demain, et de croire que c’est en son pouvoir de le voir advenir. La logique du social, c’est de croire que les mouvements ouvrent les yeux, éclairent et provoquent le changement, que ce soit collectif ou individuel. Est-ce que la bonne conscience de la pub empêche l’émergence de mouvements ? Je pense que cela fait partie du pari des publicitaires : remplacer le chaos de la société par du « nudge ».

    #Publicité #Gillette #Masculinité #Nudge

    https://seenthis.net/messages/752483 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux

    https://seenthis.net/messages/751854 via Basta !


  • Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.

    https://medias.liberation.fr/photo/1184586-000_19l4l9.jpg?modified_at=1546630064&width=960#.jpg
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits

    https://seenthis.net/messages/749252 via CDB_77


  • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?
    https://www.nouvelobs.com/notre-epoque/20181223.OBS10293/que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-dira-a-noel-qu-on-traverse-une-grave-
    https://img.lemde.fr/2018/12/12/108/0/2048/1023/1200/630/60/0/8129f49_IkHTXE_Pc2NOsBL6tGYR94vm.jpg

    Dans son dernier ouvrage, Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique, déconstruit le « mythe tenace » qui voudrait que les hommes aillent mal.

    Difficultés scolaires, incapacité à draguer, taux de suicide élevé, impuissance… On l’entend chez des partisans de tous bords et pas seulement depuis #metoo : les hommes iraient mal. La masculinité serait en crise.

    Dans « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace » (éditions du remue-ménage), qui sortira en France le 24 janvier 2019, le québécois Francis Dupuis-Déri déconstruit ce qui n’est pas une crise mais un discours de crise. Une rhétorique antiféministe dont on retrouve trace… dès l’antiquité.

    Le professeur de science politique, qui signe également des ouvrages sur les mouvements sociaux, travaille sur le masculinisme depuis les années 90. « Les femmes sont loin d’avoir atteint l’égalité alors ce discours m’a toujours énervé. » Entretien.

    https://seenthis.net/messages/746740 via Simplicissimus


  • En 2018, les femmes toujours plus méprisées par la presse française
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/en-2018-les-femmes-toujours-plus-snobees-par-la-presse-francaise_1698962

    Testostérones à tous les étages : cette année encore, les femmes peinent à se faire une place dans nos journaux, si on en croit le baromètre 2018 des personnalités les plus médiatisées publié mercredi. Selon l’étude, réalisée par la plateforme Pressedd, les femmes ont été encore moins visibles dans la presse française en 2018 qu’en 2017. Seules 15,3% d’entre elles figurent dans la liste des 1 000 personnalités ayant eu la plus forte exposition médiatique cette année (contre 16,9% en 2017).

    C’est le deuxième plus mauvais score en six ans, souligne Pressedd qui a analysé les 1 500 premiers titres de presse française (presse quotidienne nationale et régionale, presse magazine, presse hebdomadaire régionale, professionnelle et spécialisée) et 1 500 sites d’informations. En 2013, les femmes représentaient 19,2% des personnalités médiatisées.
    Une plus grande visibilité des sportifs (masculins)

    Un paradoxe, alors que les « questions de parité, de représentativité et de mobilisation contre la violence faite aux femmes semblent occuper une place centrale dans le débat public », dans le sillage du mouvement #MeToo, relève l’étude. Une possible clé d’explication de cette visibilité des femmes en baisse : la plus grande visibilité des joueurs masculins de l’équipe de France de football, qui trustent le classement.

    Mondial oblige, la catégorie sport est en effet la plus représentée (près de la moitié des personnalités les plus médiatisées sont des sportifs), et est composée de 6% de femmes seulement. Viennent ensuite les personnalités politiques (28%), qui monopolisent le trio de tête, 100% masculin (Emmanuel Macron, Donald Trump et Edouard Philippe).
    Femmes issues de l’entreprise quasi absentes

    Il faut remonter à la douzième place pour trouver la première femme de la liste, la chancelière Angela Merkel, suivie de Marine Le Pen (14e place) et Theresa May (18e place). Quatre autres femmes figurent dans le top 50 : les ministres Agnès Buzyn, Elisabeth Borne et Nicole Belloubet puis la maire de Paris Anne Hidalgo. Uniquement des personnalités issues de la sphère politique, les plus visibles : plus de la moitié des 50 premières personnalités féminines du classement ont des responsabilités politiques. Des femmes pas vraiment porteuses d’actualités positives : « La visibilité des dix premières femmes les plus représentées dans la presse française est directement associée à des difficultés politiques diverses et autres controverses », pointe le document.

    Au total, les femmes enregistrent 13% des citations seulement. La presse écrite est un peu moins inégalitaire : les femmes représentent 22% des personnalités citées en une des journaux. Les membres féminines du gouvernement sont également plus disertes, puisque 14 femmes membres de l’exécutif totalisent près d’un tiers des citations. Les femmes issues du monde de l’entreprise, en revanche, sont quasiment absentes : cette catégorie ne compte que 4% de femmes citées, avec par exemple la présidente du syndicat agricole FNSEA Christiane Lambert, 242e du classement.

    #sexisme #invisibilisation #femmes

    https://seenthis.net/messages/745993 via mad meg


  • Je n’ai pas dit non une seule fois – Binge Audio
    https://www.binge.audio/je-nai-pas-dit-non-une-seule-fois

    C’est l’histoire d’une jeune femme, Loulou Robert. A l’âge de 18 ans, alors qu’elle venait de commencer le mannequinat, elle a eu des relations sexuelles avec un photographe de mode, lors d’une séance de photo de nu ; elle accepte ensuite de revoir cet homme plusieurs fois.

    Et aussi

    Stupéfiant !
    Le nu après #MeToo
    https://www.france.tv/france-2/stupefiant/stupefiant-saison-3/814089-le-nu-apres-metoo.html

    #mannequinat #viol

    https://seenthis.net/messages/744442 via Beauté fatale


  • Des théologiennes lancent à Genève « Une Bible des femmes » Joëlle Rebetez et Linn Levy - 29 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/culture/livres/10029113-des-theologiennes-lancent-a-geneve-une-bible-des-femmes-.html

    Une vingtaine de théologiennes francophones, protestantes et catholiques, publient « Une Bible des femmes ». Lancé à Genève, le projet propose de relire les textes bibliques à la lumière des avancées féministes.

    « Une Bible des femmes » a vu le jour sous l’impulsion d’Elisabeth Parmentier et de Lauriane Savoy, deux chercheuses de la Faculté de théologie de l’Université de Genève.
    https://www.laboretfides.com/media/catalog/product/cache/4/image/1800x/040ec09b1e35df139433887a97daa66f/9/7/9782830916638.jpg
    Rejointes par des spécialistes de toute la francophonie, ces théologiennes féministes ont décidé de relire les textes bibliques controversés « avec perspicacité et rébellion ». Un projet qui fait écho à un ouvrage rédigé en 1898, « A Woman’s Bible », oeuvre fondatrice de la lecture féministe de la Bible.

    « Au départ, nous voulions simplement traduire cette »’Woman’s Bible" sortie à la fin du 19e siècle", raconte à la RTS Lauriane Savoy. « Et en la relisant, nous nous sommes dits que tant de découvertes et de progrès ont été faits dans la lecture des textes bibliques au 20e siècle qu’il était dommage de ne faire que traduire. Nous avions plein de nouvelles choses à dire pour aller contre les préjugés largement répandus. »

    Se remettre dans le contexte de l’époque
    Car pour beaucoup, les textes bibliques légitiment l’asservissement des femmes et sont incompatibles avec des valeurs féministes. A l’image du verset « épouses, soyez soumises à votre époux ».

    « Si on lit ce verset sans s’intéresser au contexte, on ne peut pas faire dire au texte autre chose que ce qu’on lit », explique Lauriane Savoy. « Mais il faut essayer de se remettre dans le contexte de l’époque, dans cet ordre patriarcal très fort. En examinant le texte et les versets précédents et suivants, nous y avons vu que cette exhortation est suivie d’une autre, demandant aux hommes d’aimer leur femme, soit une sacrée avancée à cette époque-là. »

    Les traits féminins de Dieu
    Au fil des pages, le lecteur retrouve des figures de femme fatale, de mère intrépide, ainsi que les visages féminins de Dieu. « Il existe par exemple des livres qui parlent de la Sagesse, figure féminine, ou la très belle métaphore de Dieu telle une poule qui ramène ses poussins autour d’elle », rappelle l’assistante-doctorante de l’Université de Genève.

    Les 21 théologiennes protestantes et catholiques abordent ainsi la Bible à travers différentes thématiques, telles que la séduction, la maternité, la stérilité ou la violence basée sur le genre.

    Des thèmes qui ont trouvé une résonance particulière avec l’apparition du mouvement #MeToo. « Nous nous sommes alors dits que c’était précisément notre but de parler de l’existence des femmes aujourd’hui, et de montrer qu’il peut y avoir des liens avec les textes bibliques et les problématiques des femmes d’autrefois », précise Elisabeth Parmentier.

    « Un joli début de succès »
    Paru à la rentrée, le livre connaît « un joli début de succès », selon son éditeur. « Nous avons dû réimprimer des exemplaires tout récemment et nous espérons que cela continuera ainsi », indique au 19h30 Matthieu Mégevand, directeur de la maison d’édition protestante Labor et Fides.

    Un succès grâce aux lectrices, ainsi qu’aux lecteurs masculins, espèrent les auteures. Celles-ci ont d’ailleurs ressenti le besoin de le préciser dès le début de l’ouvrage : « Lecteurs hommes, ne fermez pas ce livre en haussant les épaules, nous avons tout autant pensé à vous. »
    Tamara Muncanovic

    #Femmes #Bible #religion #marketing

    https://seenthis.net/messages/739848 via BCE 106,6 Mhz


  • Google and Facebook Ended Mandatory Arbitration for Sexual Harassment Claims. Will Workers Outside the Tech Industry Benefit ?
    https://theintercept.com/2018/11/21/google-sexual-harassment-arbitration

    Employment activists have railed against mandatory arbitration for decades, to little avail. But the #MeToo movement put a spotlight on the downsides of mandatory arbitration of sexual harassment and assault claims, and technology companies have begun responding. Seven days after the November 1 walkout of 20,000 Google workers across the globe, outraged over a New York Times investigation of the company’s lenient treatment of sexual harassers, Google issued a stunning response. CEO Sundar (...)

    #Google #Facebook #Uber #harcèlement #procès #viol

    https://theintercept.imgix.net/wp-uploads/sites/1/2018/11/GettyImages-1056046650-1542735324-e1542735487391.jpg

    https://seenthis.net/messages/737614 via etraces


  • Cyberviolences Conjugales - PDF
    https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/documents/rapport_cyberviolences_conjugales_web.pdf

    Le numérique et ses usages sont au cœur d’un mouvement de transformation profonde de la société. Il offre un formidable espace et outil d’émancipation pour les femmes comme pour les hommes : il sert de support à de nouveaux modes de mobilisation et d’expression et il est source d’une extraordinaire créativité.

    Il constitue aussi un espace de travail, et un puissant outil pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences sexistes – comme on l’a vu avec l’ampleur du mouvement #MeToo.

    Cependant, (...)

    #smartphone #harcèlement #viol

    https://seenthis.net/messages/737529 via etraces


  • Retrouve ton porc

    Six ans après, Anouk confronte un garçon qui s’était mal conduit avec elle. Entre temps, le mouvement #MeToo est passé par là et Damien a beaucoup réfléchi à son attitude envers les femmes. Anouk Perry réussit LE #podcast emblématique de 2018 !

    https://www.arteradio.com/son/61660257/retrouve_ton_porc

    https://www.arteradio.com/sites/default/files/pictures/retrouve-ton-porc.jpg

    #sexisme #femmes #culture_du_viol #Arte_Radio

    https://seenthis.net/messages/727105 via jeanmarie


  • Anne Sylvestre : « “Là où j’ai peur, j’irai !”, cette devise m’a guidée », entretien avec Annick Cojean
    https://www.lemonde.fr/la-matinale/article/2018/11/11/anne-sylvestre-la-ou-j-ai-peur-j-irai-cette-devise-m-a-guidee_5381944_486676

    https://www.youtube.com/watch?v=pXIKl35aEdQ

    Je ne serais pas arrivée là si... « Le Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, l’auteure-interpète confie toutes les remarques et humiliations qu’un nez jugé trop prononcé lui attira. Mais aussi toute la force que ces critiques lui donnèrent.

    Ses Fabulettes ont marqué des générations d’enfants. Mais la chanteuse, auteure et compositrice Anne Sylvestre, qui a fêté en 2017 ses 60 ans de scène et écrit, pour les grands, plus de 400 chansons poétiques et subtiles, est assurément l’une des figures les plus marquantes de la chanson française. Elle continue d’écrire et de chanter les préoccupations de notre époque.

    Je ne serais pas arrivée là si…

    Si je n’avais pas eu ce nez !

    Ce nez ? Je ne l’avais pas remarqué. Qu’a-t-il de particulier ?

    Il n’est pas petit, comme la mode l’exigeait à l’époque où j’ai commencé à chanter, il y a soixante ans. Il était alors interdit d’avoir un grand nez et vous n’avez pas idée du nombre de fois où l’on m’a conseillé de le faire refaire, sans même penser que cela aurait pu altérer ma voix en modifiant les résonateurs. « Vous seriez tellement plus mignonne ! Pour faire des photos, ce serait tellement mieux ! » Ah lala ! ce que j’ai pu entendre ! Je débarquais dans ce milieu sans rien savoir. Juste l’envie de chanter avec ma guitare. Et c’est ce nez qui, de façon inouïe, devenait un obstacle.

    Et vous vous êtes cabrée !

    Bien sûr ! J’ai réagi. Arrêtez de me parler de mon nez ! Ça suffit ! Qu’est-ce qu’il a ? Je ne vais pas le changer ! Pas question de me modeler ! Alors on a dit que j’avais un sale caractère. Que j’étais insolente. Simplement parce que je savais ce que je voulais… et ne voulais pas. Je me souviens de deux attachés de presse dans ma première maison de disque qui ne savaient que faire de cette grande fille à cheveux longs, nez fort et jupe plissée. J’aurais préféré chanter en pantalon, mais on m’avait dit que cela ferait mauvais genre. Ils ont fait passer l’idée aux journalistes que j’avais décidément très mauvais caractère. Quand on ne rentre pas dans le cadre…

    Vous l’avez ressenti comme une humiliation ?

    Sur le moment, j’ai été très meurtrie. Vous imaginez ? Un soir, dans un cabaret où je me produisais, un homme a dit très fort à sa compagne, entre deux de mes chansons : « Avec un nez comme ça, elle pourrait jouer Cyrano. » J’ai fondu en larmes. Ce n’est qu’une anecdote. J’avais déjà un caractère assez bien trempé. Mais mon premier directeur artistique, Jacques Canetti, qui m’a donné la grande liberté de chanter ce que je voulais, m’avait lui-même dit, à l’audition : « Vous faites de belles chansons, mais vous ne serez jamais interprète. » Ce à quoi j’avais répondu : « C’est ce qu’on verra ! »

    Au lieu d’être un frein, ce nez s’est donc révélé un moteur ?

    Eh bien oui. « Ah ! vous n’aimez pas mon nez ? Eh bien, vous allez voir ! Et vous n’allez pas m’empêcher d’avancer ! » Mais ce nez est sans doute le symbole d’autre chose. D’une différence, sans doute. D’une détermination à toute épreuve. Et d’une belle insolence. Car c’en était une d’oser monter sur scène si jeune, sans se ranger aux directives des producteurs et maisons de disques, en prétendant chanter ses propres chansons. Il y avait très peu de femmes auteures-interprètes, vous savez.

    Sur scène, dans vos premiers cabarets, étiez-vous à l’aise ?

    Oh non ! J’étais terrifiée. Mes genoux flageolaient. Défendre ses propres textes, c’est exposer aux autres ses tripes et son cœur. Et, les premiers soirs, je pleurais après avoir chanté mes trois chansons en début de spectacle. Je courais m’enfermer aux toilettes, désespérée à l’idée de n’être pas à la hauteur de ceux qui chantaient après moi. Je me promettais de ne plus revenir. Et le lendemain j’étais pourtant là.

    D’où venait la flamme ?

    J’avais envie.

    De quoi ?

    De chanter devant les gens. J’avais trouvé le mode d’expression qui me convenait : l’écriture de chansons. Je ne voyais pas ce que j’aurais pu faire d’autre. Prof de latin et de littérature, puisque j’avais étudié les lettres ? Non, impossible. Ecrire des chansons était ce qui me plaisait, malgré la terreur d’affronter le public. J’ai retrouvé sur un de mes cahiers de l’époque cette phrase qui pourrait être une devise : « Là où j’ai peur, j’irai. » Tout est dit. Mais il y a eu un long décalage entre mon engagement dans ce métier et l’acceptation de l’idée que des gens puissent apprécier mes textes et m’aimer. Il m’a fallu des années pour l’admettre. Je n’y croyais pas.

    Mais vous persistiez !

    Oui. Et en 1973, alors que je chantais depuis quinze ans, que j’avais eu bien des ennuis avec des maisons de disques et que j’étais devenue productrice indépendante, j’ai écrit la chanson Me v’là. « Pour avoir mon âme et ma peau/Fallait messieurs-dames, se lever tôt/Oui j’ai la peau dure, je vais mon allure/Parfois je me hâte, mais jamais à quatre pattes/Me v’là, me v’là, me v’là. » Cela voulait dire : il va falloir compter avec moi ! Sur scène, j’en avais même durci les paroles : « Ils voulaient mon âme et ma peau, ils n’ont pas eu ma flamme les salauds… » J’avançais, malgré l’adversité. D’ailleurs j’avais une revanche à prendre.
    https://www.youtube.com/watch?v=WcMUAeTYUUY

    Sur cette enfance si singulière ?

    Oui. Ma petite enfance fut heureuse et protégée. Mais après…

    Votre père, Albert Beugras, un des bras droits de Jacques Doriot, fut un collaborationniste qui s’est enfui en Allemagne en 1944 avant d’être arrêté en 1946. Que saviez-vous pendant la guerre ?

    J’avais 6 ans en 1940, 10 ans à la libération. C’est bien jeune ! Je savais que papa partait souvent le soir, et que maman pleurait. Mais un enfant ne cherche pas à explorer là où il se doute que ça fait mal. Et j’avais eu le temps d’aimer mon père avant qu’il ne disparaisse… Quand il est parti en Allemagne, une nuit, il a emmené mon frère Jean, qui avait 18 ans, parce qu’il avait peur qu’il paye pour lui. Nous, c’est-à-dire ma mère, ma petite sœur, mon autre frère, Paul, et moi, on est allés se cacher à Suresnes, dans le petit appartement de ma tante, abandonnant le nôtre et tout ce qu’il y avait dedans. Et puis on a appris que mon frère était mort dans un bombardement allié et que mon père était arrêté et emprisonné à Fresnes.

    Qu’avez-vous su de son procès, en 1948 ?

    Maman a voulu que j’y assiste. Et j’ai vu quelqu’un pointer mon père du doigt en disant : « Cet homme mérite la mort. Cent fois la mort. » A l’école, les élèves m’ont mise en quarantaine. Leurs parents leur ont interdit de me fréquenter. Alors, voyez-vous, dans cette histoire de nez – que j’ai d’ailleurs hérité de mon père – et cette volonté de revanche, il y a une résurgence de ce que j’ai pu éprouver à l’époque : « O.K., mon père est un traître. Mais je vous emmerde et je serai Prix d’excellence. » Et j’ai été Prix d’excellence.

    Mais que compreniez-vous, à l’époque, de la situation ?

    Je suis allée voir mon père en prison chaque semaine, pendant dix ans. Il écrivait des lettres. Mais je ne lui ai pas posé la moindre question. C’était déjà assez difficile… Je me souviens qu’un jour tous les enfants de notre quartier, à Suresnes, sont descendus au bois de Boulogne voir les soldats américains qui y avaient établi leur campement. Ils ont emmené la petite que j’étais alors. Tous les gosses étaient excités parce que les Américains distribuaient bonbons, chewing-gums, chocolats. Mais moi, j’ai refusé.

    Pourquoi ?

    Je n’y avais pas droit.

    Vous aviez de vous-même intégré cette idée ?

    Oui. J’avais grandi du mauvais côté. Et même le chagrin que j’éprouvais pour la perte de mon frère aîné, qui était mon dieu, semblait illégitime. Mais j’ai eu la chance d’être protégée de façon magnifique par des gens du quartier, comme par la directrice de mon école de dominicaines, qui était une sœur du Colonel Rémy, grand résistant, et qui elle-même avait été déportée.

    Lorsque votre père est rentré, avez-vous pu avoir de vraies conversations ?

    Non. Je n’ai pas davantage posé de questions. Je n’ai pas osé. Je commençais déjà à chanter et il est très vite venu me voir et me soutenir. D’ailleurs, un soir, au cabaret La Colombe, où m’avait introduite un copain de l’école de voile des Glénans, il a tout de suite bondi lorsque quelqu’un a fait une énième réflexion sur mon nez : « Il ne vous plaît pas, le nez de ma fille ? »

    Mais dans le métier vous gardiez le secret de votre identité ?

    Oui. C’était mon secret honteux. Et je vivais dans la crainte d’être démasquée. Quelle panique lorsque ma jeune sœur, Marie Chaix, a sorti un livre racontant son histoire en 1974 ! « Surtout ne dis pas que nous sommes sœurs », l’ai-je suppliée. Mais ça n’a bien sûr tenu qu’un temps. Et le moment de la révélation fut très très dur à encaisser. Ceux qui m’ont le plus soutenue furent mes amis juifs.

    En 1994, c’est pourtant vous qui prenez la plume pour évoquer l’amour impossible entre « Roméo et Judith », séparés par l’histoire opposée de leurs familles, l’une bourreau et l’autre persécutée.

    Je m’exprimais par la voix de Roméo : « J’ai souffert du mauvais côté/dans mon enfance dévastée (…) Sur moi la honte s’accumule/Le sang que je porte me brûle/Je ne peux me l’ôter du corps. » Bien sûr que l’histoire de ce père collabo me poursuit. Le sentiment de culpabilité ne s’efface pas ainsi. Un soir, lors d’un dîner, des amis juifs ont évoqué devant moi le grenier où ils s’étaient cachés, enfants, pendant l’Occupation. Je me suis sentie oppressée. Je suis vite rentrée chez moi. Il fallait que j’en parle. Je n’avais pas le choix. Et j’ai écrit Le P’tit Grenier. « Vous y grimpiez par une échelle/qu’on installait dans l’escalier/finis tous vos jeux de marelle/et vos parties de chat perché… » Le refrain était : « Moi, j’ai le cœur tout barbouillé quand vous parlez du p’tit grenier. » Vous n’imaginez pas la tension et l’émotion lorsque je l’ai chantée sur scène. C’était fou.

    https://www.youtube.com/watch?v=lojY3aUSX7g

    https://www.youtube.com/watch?v=IpvAlgP7hTU

    Vous avez écrit plus de 400 chansons, abordé tous les thèmes, raconté des dizaines d’histoires. Quels étaient vos sujets principaux d’inspiration ?

    La vie, les gens, l’amour, la maternité si essentielle pour moi, les tempêtes du cœur, la déshumanisation de la société, un mari parti à la guerre en Algérie, l’histoire d’amour tragique de Gabrielle Russier, les enfants qui nous pompent l’énergie, le désastre de l’Amoco-Cadiz, la beauté des cathédrales… J’ai beaucoup parlé de la situation des femmes parce que je connaissais bien le sujet. Et il y avait une sorte de désert puisque les paroliers étaient quasiment tous des hommes. J’ai eu l’instinct de combler le manque. Et puis cela me rendait furieuse de voir des vieux birbes parler par exemple du ventre des femmes ! C’est ainsi que j’ai écrit la chanson Non, tu n’as pas de nom sur le libre choix d’avorter ou pas.
    https://www.youtube.com/watch?v=e2cN4Us0GVk

    C’était audacieux. L’avortement était alors interdit.

    Je n’ai jamais été inquiétée, ni même interrompue. Je la chantais sur scène les yeux fermés. Mais, bien sûr, la chanson ne passait pas à la radio. Gisèle Halimi, plus tard, demandera à ce qu’on la diffuse lorsqu’elle était interviewée sur le sujet.

    Les mouvements féministes vous soutenaient-ils ?

    Il y avait beaucoup de sympathie, mais je n’ai jamais fait partie de groupes ou de mouvements. Je n’aime pas les défilés ni les manifestations. Ce n’est pas pour moi. En Mai 68, je suis partie à la campagne avec mes filles. Mon histoire personnelle faisait que je ne me sentais aucun droit de m’engager politiquement. Encore aujourd’hui je ressens un malaise lorsqu’on me demande de signer une pétition. J’avais compris, enfant, que la politique signifiait brûlure et je faisais un blocage. J’étais donc isolée, écrivant des chansons engagées et féministes comme Monsieur Jourdain écrivait de la prose. Sans le savoir. Mais s’il est une étiquette que je ne renierai jamais, c’est pourtant bien celle-là, même si elle m’a nui dans les médias, où le fait d’être taxée de « féministe de service », c’est-à-dire d’emmerdeuse, vous barrait les antennes.

    Le mouvement #metoo n’a-t-il pas inversé la situation ?

    Le flambeau a bien été repris. Il a sauté une génération. Mais comme cela a pris du temps ! Vous souvenez-vous de cette chanson que j’avais écrite après l’affaire DSK en réaction au fameux « Y a pas mort d’homme » de Jack Lang ? Elle s’appelait Juste une femme et fustigeait ce « petit monsieur, petit costard, petite bedaine, petite saleté dans le regard » qui ne voyait pas ce qu’il y avait de mal à « saloper » ou à « bafouer » une femme.

    https://www.youtube.com/watch?v=axgfSiobqn4

    A quoi sert une chanson ?

    Principalement à consoler les gens. A leur dire : vous n’êtes pas tout seuls. Je suis une sorte d’écrivain public. A moi de trouver les mots pour exprimer les troubles, peurs, douleurs, bonheurs, sentiments des autres. Mais comme c’est dur d’écrire !

    « Ecrire pour ne pas mourir », n’est-ce pas le titre d’une de vos plus belles chansons ?

    Figurez-vous qu’un jour, alors que je la chantais à La Cigale, j’ai eu un trou de mémoire extraordinaire. La phrase commençait par : « Que j’aie pris ma revanche ou bien trouvé refuge/Dans mes chansons, j’ai toujours voulu… » Et je me suis arrêtée net. J’ai voulu quoi, déjà ? Je n’en avais aucune idée. La salle a ri. Et, dans le public, quelqu’un m’a soufflé : « Exister ! » Oui, c’était bien cela. J’ai toujours voulu exister.

    https://www.youtube.com/watch?v=w7lHXwW2zOc

    #chanson #féminisme

    https://seenthis.net/messages/734871 via colporteur



  • #MeToo, « c’est une très belle aventure de femmes »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041118/metoo-c-est-une-tres-belle-aventure-de-femmes

    Un an après #MeToo, nous avons interrogé dix femmes qui ont dénoncé des violences sexuelles, de l’affaire Baupin aux révélations concernant Luc Besson, en passant par Jean Lassalle. Toutes disent qu’elles ne regrettent rien, mais que la charge est (...)

    #Social


  • @mona invitée de la grande table
    Tabalabala balabala !
    Du bûcher à #MeToo, la revanche des «sorcières» ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/du-bucher-a-metoo-la-revanche-des-sorcieres
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/10/20edba3c-72b5-4830-a7b3-3e3d8c24ff5e/838_000_1a17o3.jpg

    Née des cendres des bûchers, se revendiquant de cette figure mythique qu’est la sorcière, une autre forme de féminisme fait son chemin. Pour en parler, Mona Chollet, journaliste au « Monde diplomatique », auteure de « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » (La Découverte, 2018).

    https://seenthis.net/messages/732574 via odilon