• Introduction du livre d’Aude Vidal : La conjuration des ego. Féminismes et individualisme**

    #MeToo, le mouvement qui dévoile l’ampleur des violences sexuelles contre les femmes et se déploie depuis l’automne 2017 d’Hollywood aux pays non-occidentaux, ne vient pas de nulle part. Il est l’héritier d’autres mouvements féministes dont ceux auxquels il m’a été donné de participer pendant presque deux décennies, depuis la France et l’Europe : en vrac, surgissement de l’acronyme LGBT et de ses extensions, de mots comme grossophobie, mecsplication ou manspreading, visibilité croissante des féminismes non-occidentaux ou décoloniaux et des cultures queer, des revendications trans et non-binaires, politisation du harcèlement de rue ou de l’écriture inclusive, vagues de dénonciations (plus ou moins bien reçues) des violences sexuelles jusqu’au sein des milieux militants, prestige croissant du féminisme chez les mecs « déconstruits »…

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/10/07/introduction-du-livre-daude-vidal-la-conjuration-des-eg

    #féminisme


  • « Je suis contre le viol.. tout contre »
    http://www.crepegeorgette.com/2019/09/20/suis-contre-viol-contre

    Il fallait les voir ces 20 dernières années nous expliquer que les publicités sexistes on s’en foutait, tout comme le langage, l’éducation sexiste ou la taxe rose. Seules comptaient, disaient-ils de ceux qui ont étudié le sujet, les violences sexuelles. C’est qu’on n’y avait pas pensé, pauvres truffes qui se contentions de les subir, pauvres connes qui ne sont rien sans qu’on leur explique où pisser et comment le faire. Personnellement, depuis que je m’y intéresse, il y a eu une petite variante ; je m’y intéresse mal. Pas comme il faut. Je n’emploie pas les bons mots, je ne sors pas les bonnes études et je vexe à peu près tous les hommes de bonne volonté (et ils étaient nombreux) qui étaient tout prêts à m’écouter si j’avais eu une once de bonne foi. Lorsqu’il y a eu le mouvement #MeToo, je me suis (...)

    #Social


  • Harcèlement, agressions : le mouvement #MeToo s’étend au milieu du jeu vidéo
    https://www.numerama.com/politique/543843-harcelement-agressions-le-mouvement-metoo-setend-au-milieu-du-jeu-v

    Plusieurs femmes issues du milieu des jeux vidéo, principalement des développeuses, ont témoigné de harcèlement ou d’abus sexuels dont elles auraient été victimes. Le milieu du jeu vidéo n’est pas épargné par les problématiques de sexisme et d’abus sexuels. Les 26 et 27 août, plusieurs femmes qui y travaillent ont témoigné sur Twitter d’agressions qu’elles disent avoir subi. Elles auraient été perpétrées par des hommes importants du secteur qui se seraient servis de leur notoriété pour faire pression sur (...)

    #Oculus #discrimination #harcèlement #viol #jeu #game

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/01/metoo-balancetonporc.jpg

    https://seenthis.net/messages/798975 via etraces


  • La montée en puissance de « l’homme féministe » n’est pas une victoire pour le féminisme**

    Le féminisme n’a pas changé les hommes, mais les hommes ont changé le féminisme.

    Aziz Ansari, un soi-disant homme féministe, fait un retour en force. Le 9 juillet, un nouveau spectacle humoristique, diffusé sur Netflix, a marqué son retour sous les feux de la rampe après son moment #MeToo de l’an dernier. En 2018, l’humoriste, comédien, acteur et concepteur de l’émission Master of None, s’était éclipsé du monde de la télévision après qu’un article publié sur le site Babe eût raconté l’histoire de « Grace », une femme alléguant qu’Ansari l’avait agressée sexuellement lors d’une soirée qui avait mal tourné. Le site Babe a d’ailleurs lui-même mis la clé sous la porte après avoir été dénoncé pour avoir entretenu une culture de travail aussi machiste que celle d’une fraternity étasunienne, y compris de multiples cas d’inconduite sexuelle.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/08/22/la-montee-en-puissance-de-lhomme-feministe-nest-pas-une

    #feminisme


  • *Après #metoo, le besoin urgent d’une déontologie universitaire*

    La prise de conscience est lente, mais grâce au travail du CLASCHES, au mouvement #MeToo qui a soutenu la prise de parole des victimes et à la mobilisation d’universitaires, la loi du silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/30/apres-metoo-le-besoin-urgent-dune-deontologie-universit

    #harcelement #féminisme #université #education


  • Contre les violences sexistes, un combat désespéré ?
    https://www.lesnouvellesnews.fr/contre-les-violences-sexistes-un-combat-desespere

    « Aux femmes assassinées la Patrie indifférente », #PaieTaShnek arrête… Celles qui luttent contre les violences sexistes ne voient rien changer malgré #MeToo.Contre les violences sexistes, un combat désespéré ? was first posted on juin 25, 2019 at 7:56 . (c)2019 "Les Nouvelles NEWS". Use of (...)

    #Social


  • *Andrea Dworkin est la féministe radicale et visionnaire dont nous avons besoin en ces temps difficiles. Voici pourquoi*

    On l’a qualifiée de misandre, d’anti-sexe et de gorgone. Mais elle a prédit à la fois l’ascension de Trump et celle du mouvement #MeToo — et son audace impénitente est plus appropriée que jamais.

    « Je ne peux pas venir ici en tant qu’amie, bien que ce soit vraiment ce que j’aurais aimé faire. » Voilà ce qu’a dit Andrea Dworkin, qui s’adressait en 1983 à une organisation masculine antisexiste, dans son discours iconique Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/02/andrea-dworkin-est-la-feministe-radicale-et-visionnaire

    #féminisme


  • *Convergence des luttes et enseignements croisés*

    Suite à l’affaire Weinstein et à la diffusion internationale du mouvement #MeToo pour dénoncer plus largement toutes les formes de harcèlement sexuel, l’espace public entendu au sens de la rue et des transports en commun sont au centre de l’attention des décideur·se·s. Les pouvoirs publics et les régies de transport, face à la médiatisation et à la pression des associations, ont mis en place localement différentes actions de sensibilisation parmi lesquelles des débats publics, des marches exploratoires, des campagnes d’affichage, la diffusion de messages invitant à dénoncer toutes situations de harcèlement. Or, la libération de la parole des femmes montre que le harcèlement et les violences ne concernent pas que les espaces publics urbains mais plus largement tous les espaces du quotidien : du lieu de travail à l’espace familial ou domestique. De ce phénomène et de sa politisation, différents enseignements peuvent être tirés afin de lutter contre les manifestations LGBT-phobes dans les lieux publics.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/05/31/convergence-des-luttes-et-enseignements-croises

    #politique


  • En 2005, l’affaire Brisseau : bien avant #metoo, un procès toujours unique en son genre | Mathilde Blottière
    https://www.telerama.fr/cinema/en-2005,-laffaire-brisseau-bien-avant-metoo,-un-proces-toujours-unique-en-s

    Le 15 décembre 2005, le réalisateur Jean-Claude Brisseau, qui vient de mourir à l’âge de 74 ans, était condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de deux comédiennes à qui il avait fait subir des essais “érotiques”. Source : Télérama.fr

    https://seenthis.net/messages/780374 via Rezo


  • « Les hommes se disent en crise mais ils possèdent 70 % des richesses mondiales et 80 % des terres de la planète ! » – Anti-K
    https://www.anti-k.org/2019/04/16/les-hommes-se-disent-en-crise-mais-ils-possedent-70-des-richesses-mondiales-

    L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ « inquisition féministe » ou le « totalitarisme » de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de « célibataires involontaires », se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. Ce discours ne date pas d’hier : il était déjà tenu dans la Rome antique ou à la fin du Moyen Âge, « dès que les femmes veulent s’affranchir des normes », nous explique Francis Dupuis-Déri, auteur de La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace. « La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à ré-affirmer la domination des hommes. » Entretien.

    Basta ! : Que disent ceux qui affirment qu’il y a une crise de la masculinité ?

    Francis Dupuis-Déri [1] : Les tenants de ce discours – que l’on peut croiser autant dans les grands médias, sur les forums internet que dans les discussions en famille – affirment que les hommes et les garçons vont mal, en tant qu’hommes, à cause de la féminisation de la société, et du féminisme en particulier. Il n’y aurait plus de modèles masculins. Les mères domineraient les pères. Parmi les symptômes de cette crise, on invoque les difficultés scolaires des garçons, le chômage des hommes, les difficultés des hommes à draguer des femmes, la violences des femmes contre les hommes, et tous ces suicides d’hommes poussés à bout par des femmes qui les ont rejetés. Il y a enfin le discours de certains groupes de pères séparés, qui affirment qu’ils vont mal à cause des tribunaux de la famille, qui seraient tous anti-pères.

    On apprend dans votre ouvrage que la crise de la masculinité sévit depuis très longtemps. Des hommes s’en plaignaient déjà dans la Rome antique. Puis en France et en Angleterre à la sortie du Moyen Âge, et ailleurs en Europe ensuite…

    J’ai été très étonné de découvrir, au cours de mes recherches, que la masculinité a toujours été en crise, et ce quelque soit le régime économique, culturel, religieux ou juridique. Dans la Rome antique par exemple, les femmes n’avaient pas de statut juridique autonome, elles appartenaient à leur père, puis à leur mari, au même titre que les esclaves. Elles n’avaient pas le droit d’occuper une fonction publique. Ce qui n’a pas empêché l’homme politique et écrivain Caton l’ancien, en 195 avant J.-C., de se sentir menacé par les femmes qui demandaient alors le droit de conduire des chars et de porter des vêtements colorés.
    En 195 avant J.-C., à Rome, Caton l’ancien se sent menacé par les femmes qui demandaient alors le droit de conduire des chars et de porter des vêtements colorés

    « Les femmes sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public », écrivait-il. Idem sous les régimes monarchistes européens de la fin du Moyen Âge. En France, où les femmes sont écartées du droit de monter sur le trône au 14ème siècle, les hommes s’inquiètent qu’elles portent des pantalons, ou se coupent les cheveux. En fait, il ne faut vraiment pas grand chose pour que les hommes se disent en crise. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont – prétendument – continuellement en crise….

    Les arguments fantaisistes ne manquent pas pour appuyer la thèse de la crise de la masculinité. Au Québec, les hommes seraient en crise à cause de leur défaite contre les Anglais. Aux États-unis à cause de la mécanisation. D’autres évoquent enfin la nostalgie du temps des cavernes…

    Parmi les mythes invoqués pour expliquer la crise de la masculinité, il y a effectivement celui de l’âge des cavernes, temps au cours duquel les femmes restaient chez elles, dans leurs grottes, pendant que les hommes allaient chasser. Certains ouvrages de psychologie – qui ont un grand succès – se réfèrent à cet âge des cavernes totalement mythifié, pour expliquer qu’il serait dans la nature des hommes de diriger leur famille et leur couple et même d’user de leur force. Cela expliquerait aussi pourquoi l’homme ne répond pas à sa conjointe quand il regarde le sport à la télévision : il concentre toute son attention sur le téléviseur comme son ancêtre lointain qui observait la savane à la recherche d’un mammouth. En France, on retrouve des références à l’âge des cavernes chez plusieurs polémistes. Alain Soral, parle par exemple de la « division primitive » sexuelle du travail. Éric Zemmour évoque « notre passé d’homme des cavernes », « notre bestialité », « notre virilité ».
    « Certains affirment que la vraie masculinité trouve son origine dans l’âge des cavernes et même dans la chasse au mammouth. Tout cela est ridicule et n’a aucune base scientifique »

    Au Québec, nous avons Yvon Dallaire, psychologue, qui affirme que la vraie masculinité trouve son origine dans l’âge des cavernes et même dans la chasse au mammouth. L’homme aurait appris à être silencieux en chassant le mammouth alors que la femme aurait développé l’art de la parole à l’époque où elle se terrait avec les enfants dans la caverne conjugale. Tout cela est ridicule et n’a aucune base scientifique. Les vestiges archéologiques ne disent rien de la division sexuelle du travail. Qui s’occupe des enfants ? Qui va à la chasse ? Comment sont prises les décisions ? Qui les prend ? Y a -t-il un vote ? On ne saura jamais. On se base sur nos modèles familiaux, et on projette.

    Vous défendez le fait que le discours sur la crise de la masculinité est un discours de dominants, et qu’un « état de crise » surgit à chaque fois qu’une domination est remise en question. Pouvez-vous préciser ?

    La crise de la masculinité est déclarée quand les femmes ne sont pas ce que l’on voudrait qu’elles soient. Quand elles sortent des normes vestimentaires par exemple, ou de coiffure, ou qu’elles décident d’exercer un métier que l’on voudrait réservé aux hommes. C’est une rhétorique politique de culpabilisation des femmes. De par leur non respect des normes, elles provoqueraient de la souffrance, de l’angoisse, de la panique chez les hommes. Ce qui met les hommes dans un tel état peut être tout à fait anodin, comme nous l’avons vu. C’est un discours qui est à rapprocher du masculinisme, qui est clairement un contre-mouvement face au féminisme qui milite pour la liberté et l’égalité des femmes et des hommes.

    Pourtant les faits sont têtus… Les hommes continuent de dominer largement les sphères politique, économique et culturelle. Cela y compris dans des sociétés présentées à tort comme « matriarcales »…

    On entend souvent parler du Québec comme d’une société matriarcale, où les femmes auraient pris le pouvoir. Historiquement, cela s’expliquerait par le fait que les hommes quittaient le domicile familial pendant de longues périodes pour de lointains chantiers de bûcheronnage, laissant leurs femmes gérer seule la maisonnée et développer leur pouvoir. Mais ces prétendues matriarches n’avaient pas de salaire, pas le droit de voter ni d’être élues, pas le droit de divorcer ni d’ouvrir un compte en banque. Les hommes possédaient les banques, les terres agricoles, les moulins, les scieries. Ils étaient maires et curés, médecins et journalistes. Les mères imposaient donc le matriarcat depuis leur cuisine ? C’est vraiment un aveuglement volontaire.
    « En 2016, le club select des milliardaires de la planète comptait 88% d’hommes »

    Encore aujourd’hui au Québec, ce sont les hommes qui commandent la police, les entreprises, les universités, et qui gagnent le plus d’argent. Le pays a été dirigé par 36 premiers ministres, dont 35 hommes. Même si les femmes ont gagné beaucoup d’avantages, notamment dans nos pays occidentaux et qu’elles sont désormais des sujets juridiques, les hommes restent largement avantagés et détiennent encore la majorité des postes de pouvoir. En 2016, le club select des milliardaires de la planète comptait 88% d’hommes. Environ 70% de toutes les richesses mondiales sont entre les mains des hommes, et ils possèdent environ 80 % des terres de la planète !

    Vous expliquez que les gens démunis et peu instruits sont les relais plus que les instigateurs de l’antiféminisme, lesquels sont plutôt blancs et fortunés. Est-ce que cette rhétorique de la crise de la masculinité ne renvoie pas, finalement, au vieux concept du bouc émissaire ?

    Si, bien sûr. Les hommes qui affirment qu’ils sont en crise ne sont pas nécessairement les plus misérables de la société, au contraire. Ils appartiennent plutôt à l’élite intellectuelle et économique. Ils diffusent cette idéologie qui est ensuite reprise par les hommes de classes sociales inférieures. On a vu cela aux États-Unis au moment de l’élection de Donald Trump, où les jeunes hommes blancs déclassés socialement auraient eu besoin de prendre leur revanche, en élisant un homme blanc leur promettant qu’ils allaient être pris en considération. Ce mouvement des jeunes hommes blancs en colère est apparu dans les années 1980 aux États-unis, où le président Ronald Reagan accusait d’ailleurs les femmes d’être responsables du chômage des hommes, en leur prenant un travail qui leur serait normalement destiné.
    « La rhétorique de la crise de la masculinité permet de faire porter la responsabilité de la détresse sociale, réelle, aux femmes ou encore aux immigrés »

    C’est une logique qui permet de faire porter la responsabilité de la détresse sociale, réelle, aux femmes ou encore aux immigrés. Il semblerait plus logique que ces hommes en détresse dirigent leur colère contre le patronat et les banquiers, l’élite politique ou même les chefs syndicaux trop modérés. Qui prend les décisions économiques aux États-unis, comme en France et partout ailleurs dans le monde ? Qui signe les traités commerciaux, qui décide de délocaliser la production industrielle et de fermer les usines ? Ce sont en grande majorité des hommes. Dans ces conditions, il semble pour le moins inapproprié d’accuser les femmes.

    Vous revenez également sur une insulte récurrente des tenants du discours de la masculinité : celle de « féminazie », pour désigner le mouvement féministe. Vous vous insurgez contre cette insulte, évoquant le fait que le terme de « mascunazi » serait plus approprié. Pourquoi ?

    C’est effectivement une insulte que l’on croise régulièrement. On traite aussi régulièrement les féministes de « menace totalitaire », ou génocidaire, établissant un parallèle avec les mouvements politiques les plus meurtriers du 20ème siècle. Les hommes seraient victimes de ce pseudo-totalitarisme féministe. C’est une insulte envers les victimes du nazisme, et envers les victimes des violences masculines qui meurent par centaines chaque année. C’est aussi une insulte absurde, puisque le féminisme est sans doute l’un des mouvements politiques les moins violents du monde. Alors même que les femmes étaient privées de tellement de droits – et qu’elles le sont encore dans bien des régions du monde –, elles n’ont jamais mené de lutte armée. Ailleurs dans le monde, si des êtres humains avaient été privés de tellement de droits, on aurait facilement compris qu’ils mènent une lutte violente.
    « Les hommes seraient victimes d’un pseudo-totalitarisme féministe. C’est une insulte envers les victimes des violences masculines qui meurent par centaines chaque année »

    De plus, les mouvements néo-nazis portent et diffusent le discours de la crise de la masculinité. Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite qui a perpétré les attentats d’Oslo et d’Utoya qui ont fait 77 morts et 151 blessés le 22 juillet 2011, faisait largement état dans son manifeste de sa haine des femmes et des féministes. Et il est entré au tribunal en faisant le geste nazi. Dans ces conditions le terme de « mascunazi » me semble tout à fait approprié. La crise de la masculinité est souvent mêlée à un discours raciste : les hommes efféminés ne seraient plus capables de défendre leur patrie et leurs enfants. Et les femmes, encore elles, ne font plus assez d’enfants. Résultat : on serait « envahis » par des « étrangers » qui, eux, font des enfants. Sexisme et racisme se font souvent écho et l’appel à enrayer le déclin de la nation ou de la race est souvent lancé du même souffle que l’appel à stopper le déclin des hommes.

    Vous évoquez enfin un discours de légitimation des violences faîtes aux femmes, lié à ce mythe de la crise de la masculinité. Pouvez-vous préciser ?

    Ces dix dernières années, on a assisté en Amérique du Nord à des crimes commis par des hommes se revendiquant des « incels », ces célibataires malgré eux [contraction du terme anglais involuntary celibate, ndlr], qui tuent des femmes parce que d’autres femmes ont refusé d’avoir des relations sexuelles avec eux. On sait l’importance de l’impunité et du soutien d’autres hommes dans le passage à l’acte violent. Si l’on se trouve au sein d’un groupe – amis, collègues, pairs – qui tiennent des propos misogynes, estimant que tel comportement des femmes mérite une baffe, on se sent légitime à commettre des violences. Et avec les plateformes web, cet effet est démultiplié. On se retrouve avec des réseaux de discussion de plusieurs milliers de personnes où ceux qui commettent des meurtres contre les femmes sont présentés comme des héros, et des sources d’inspiration qu’il faudrait suivre. Quand des incels commettent des meurtres de masse, ils sont présentés comme des héros. Et on a un autre meurtre de masse commis quatre ans plus tard par un autre homme, qui se revendique du précédent assassin. Il y a une influence, un encouragement mutuel.

    Slogan marketing présent dans les lessives de la marque Lenor (groupe Procter & Gamble) en 2009 / CC Laurent Neyssensas

    Par ailleurs, la violence physique et sexuelle des hommes contre les femmes et les enfants est considérée comme un symptôme de la crise, car elle démontrerait que les hommes sont incapables d’autodiscipline et que la masculinité est hors de contrôle. C’est souvent ce discours qui est repris pour expliquer les meurtres conjugaux. Comme l’ont montré des universitaires féministes comme Mélissa Blais et Patrizia Romito, la psychologisation de la violence des hommes contre les femmes permet de la présenter comme une perte de contrôle de ces hommes en crise, alors qu’il s’agit en réalité d’une prise de contrôle et d’une ré-affirmation de la domination masculine [2].

    Propos recueillis par Nolwenn Weiler

    https://seenthis.net/messages/777480 via mad meg


  • Valérie Rey Robert : « #MeToo n’a pas aboli la culture du viol »
    https://www.lesnouvellesnews.fr/valerie-rey-robert-metoo-na-pas-aboli-la-culture-du-viol

    La vague #Metoo aurait tout changé ? Pas si vite. Valérie Rey-Robert, autrice du blog Crêpe Georgette, vient de publier son premier essai « Une culture du viol à la française- Du troussage de domestiques à la liberté d’importuner » aux éditions Libertalia. Interview.Valérie Rey Robert : « #MeToo n’a pas (...)

    #Place_des_femmes


  • *Quatre extraits du texte #metoo, l’émancipation par le regard de Deborah De Robertis*

    rendre le pouvoir par ma caméra

    Cette révolte est historique. Les femmes ont pris la parole sur des abus sexuels qui jusque-là étaient dissimulés par le système lui-même, qu’il s’agisse du cinéma, de la musique ou du monde de l’art. Cette volonté d’inversion des rapports de pouvoir m’a intéressée très tôt puisque, en tant qu’artiste, j’ai évolué dans un contexte d’éducation artistique patriarcale.

    « Certaines imaginent la subversion dans la domination même, d’autres vont la chercher en dehors de ce processus. Il existe plusieurs possibilités de résistance », explique la philosophe Geneviève Fraisse dans ses réflexions sur l’émancipation.

    Moi, c’est en prenant la caméra que j’ai pris le pouvoir.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/26/quatre-extraits-du-texte-metoo-lemancipation-par-le-reg

    #féminisme


  • The Impact of #MeToo in France: An Interview with Lénaïg Bredoux | Aida Alami
    https://www.nybooks.com/daily/2019/03/13/the-impact-of-metoo-in-france-an-interview-with-lenaig-bredoux

    In 2011, when Dominique Strauss-Kahn, then the managing director of the International Monetary Fund, was arrested in a Manhattan hotel on rape charges, Lénaïg Bredoux, a Paris-based reporter, watched the reporting in dismay. At the time, the French media largely devoted itself to criticizing the American judicial system instead of investigating allegations that had dogged Strauss-Kahn for years. Moved to action, she contacted the French journalist Tristane Banon, who, in 2007, publicly accused him of sexually assaulting her in 2003 and that is how Bredoux uncovered a culture of silence inside the French Socialist Party. Source: The New York Review of (...)

    https://seenthis.net/messages/766952 via Rezo


  • Les « mecs de gauche ». Réflexions sur nos amis dans l’ère #Me Too | Sylvie Tissot
    http://lmsi.net/Les-mecs-de-gauche

    #MeToo est comme une vague immense, qui ne cesse de se gonfler à partir des minuscules gouttes-d’eau-qui-font-déborder-le-vase, qui font qu’il n’est plus possible de se taire, que le spectacle d’hommes paradant dans leur coolitude, voire leur féminisme, à coup de rouge à lèvres comme D. Baupin, ou de ralliement bruyant et intéressé à la cause des femmes, est soudainement insupportable. Chacun ses moments. Source : Les mots sont importants

    https://seenthis.net/messages/765045 via Rezo


  • #metoo #liguedulol "Ces deux affaires sont incontestablement liées car elles sont le résultat d’un même cancer : la société capitaliste néolibérale et patriarcale. Elle engendre des monstres et fonctionne sur « l’extraction » (on prend sans redonner), la compétition, la perversion narcissique. Cette société fait autant souffrir la planète que les humains."
    "Les racines du mal viennent de la déconnexion de la vie, des humains (et de la nature !)"
    Anti-humanismes du quotidien
    http://freelifeuse.com/ligue-du-lol-de-lanti-feminisme-a-lanti-humanisme-chronique-dun-monstre #capitalisme


  • *Notre colère n’est pas un détail de l’histoire qu’on peut passer sous le tapis*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/02/cours-petite-fille-metoo-timesup.jpg

    Des agressions sexuelles, hier « il n’y avait personne à qui parler, personne vers qui se tourner, à qui dire ce qui se passait », des jeunes filles sexualisées « réduites à cela », des actrices « devenue un objet sexuel », des femmes violées par un producteur de cinéma, « Je voudrais pouvoir reprendre cette nuit, revenir en arrière et ne pas la vivre, ne jamais avoir passé la porte de cette chambre. Ce qui est arrivé là, ce qui est arrivé ensuite, a changé ma vie pour toujours. J’étais salie. J’ai perdu mes illusions sur la vie, sur les gens » (Asia Argento), les monstres glissés sous les tapis, le secret enfin ouvert, le viol hier considéré comme « un crime contre la « morale publique » » et non comme un crime contre la personne, tout ce qui est fait pour empêcher les dénonciations de viols, les re-victimisation des femmes violées et leurs mises en accusation lors des rares procès…

    Note sur : *Sous la direction de Samuel Lequette & Delphine Le Vergos : Cours petite fille ! #metoo #timesup #noshamefist*

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/04/notre-colere-nest-pas-un-detail-de-lhistoire-quon-peut-

    #féminisme


  • Geneviève Fraisse : « Maintenant, c’est la question du corps des femmes qui est au cœur de l’émancipation » | Le Média
    https://lemediapresse.fr/societe/genevieve-fraisse-maintenant-cest-la-question-du-corps-des-femmes-qui-
    https://i1.wp.com/lemediapresse.fr/wp-content/uploads/2019/03/Courbet.jpg?fit=840%2C523&ssl=1

    Il faut donc en racheter, cela fait double marché ! La vieille marxiste que je suis s’est rappelée que l’exploitation des femmes et leur domination passe par la matière. C’est extrêmement intéressant pour le capitalisme d’avoir cette possibilité de différencier les hommes et les femmes. Il y a donc le problème de l’invariant anthropologique, celui d’être fasciné par la domination en oubliant l’émancipation, et enfin l’enjeu économique. Cette époque a donc connu un trou d’air. Puis, tout a été bouleversé avec l’explosion de #MeToo. Car derrière le contrat social, il existe un impensé sexuel : le corps des femmes est à la disposition des hommes. C’est un peu plus sérieux que les images dites oppressives. Les corps dénudés que nous voyons sur les abribus ou ailleurs ne sont qu’un détail de cette histoire. Carole Pateman, explique tout cela magnifiquement dans Le Contrat sexuel (1988, La Découverte 2010) que j’ai fait traduire en France il y a une dizaine d’années. Il y a la structure patriarcale tenue par le père ou le roi, et l’impensé du corps des femmes.

    https://seenthis.net/messages/763994 via Agnès Maillard


  • French media in crisis as they face their own #MeToo moment | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/15/french-media-crisis-faces-own-metoo-moment-ligue-du-lol
    https://i.guim.co.uk/img/media/543ec0a234ee0e3a7cde20f222041ff945913ef7/0_148_4134_2481/master/4134.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-align=bottom%2Cleft&overlay-width=100p&overlay-base64=L2ltZy9zdGF0aWMvb3ZlcmxheXMvdGctZGVmYXVsdC5wbmc&s=96fb78d7591b4f0a2351fc80d8bc7e6a

    One young female journalist who had worked in several Paris newsrooms said: “I have been waiting years for this to come out.”

    Many said a wider culture of harassment, sexism and racism had to be tackled in French media and journalism colleges. A young magazine writer told the Guardian how a visiting journalist teacher at her college messaged students appearing to promise jobs in exchange for dates. Another journalist described an older colleague physically assaulting her, but feeling there were no structures to report it if you were young and on a short-term contract. A freelancer described how an editor at a big-selling publication put his hand on her shoulder and talked about the colour of her eyes in a meeting.

    Aude Lorriaux, a spokeswoman for the female journalists’ group Prenons La Une said it was positive that the culture had changed enough for women to be listened to.

    But she added: “This is bigger than just the League of Lol – all newsrooms are affected. It’s massive, it’s year zero. We must deconstruct hundreds of years built on inequality.”

    #ligue_du_lol

    https://seenthis.net/messages/762763 via aude_v


  • *Manifeste rédigé par les Collectifs romands pour la grève féministe et des femmes (13/12/2018)*

    De la parole à la grève

    Un peu partout dans le monde, nous assistons à un renouveau des mouvements féministes : #metoo a contribué à diffuser et libérer la parole des femmes* et, grâce aux réseaux sociaux, a eu un écho planétaire. Un exemple : l’extraordinaire grève des femmes* de l’Etat espagnol le 8 mars 2018.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/25/manifeste-redige-par-les-collectifs-romands-pour-la-gre

    #féminisme


  • #MeToo : Gillette dévoile une publicité sur la masculinité toxique
    https://www.ladn.eu/news-business/actualites-annonceurs/gillette-publicite-masculinite-toxique
    https://www.ladn.eu/wp-content/uploads/2019/01/gillette.jpg

    Gillette dévoile sa dernière publicité « We Believe » conçu par l’agence Grey. Un spot d’une minute trente qui encourage les hommes à changer de comportement à la lumière du mouvement #MeToo. La publicité appelle les hommes à lutter contre la masculinité toxique, à s’opposer au harcèlement, à refuser la violence. Un changement de comportement qui inspirera la jeune génération et les hommes de demain.

    Quand la pub s’empare des thèmes de société, c’est toujours à double tranchant. La logique de la pub, c’est de créer les images d’un monde de demain, et de croire que c’est en son pouvoir de le voir advenir. La logique du social, c’est de croire que les mouvements ouvrent les yeux, éclairent et provoquent le changement, que ce soit collectif ou individuel. Est-ce que la bonne conscience de la pub empêche l’émergence de mouvements ? Je pense que cela fait partie du pari des publicitaires : remplacer le chaos de la société par du « nudge ».

    #Publicité #Gillette #Masculinité #Nudge

    https://seenthis.net/messages/752483 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux

    https://seenthis.net/messages/751854 via Basta !


  • Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.

    https://medias.liberation.fr/photo/1184586-000_19l4l9.jpg?modified_at=1546630064&width=960#.jpg
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits

    https://seenthis.net/messages/749252 via CDB_77


  • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?
    https://www.nouvelobs.com/notre-epoque/20181223.OBS10293/que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-dira-a-noel-qu-on-traverse-une-grave-
    https://img.lemde.fr/2018/12/12/108/0/2048/1023/1200/630/60/0/8129f49_IkHTXE_Pc2NOsBL6tGYR94vm.jpg

    Dans son dernier ouvrage, Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique, déconstruit le « mythe tenace » qui voudrait que les hommes aillent mal.

    Difficultés scolaires, incapacité à draguer, taux de suicide élevé, impuissance… On l’entend chez des partisans de tous bords et pas seulement depuis #metoo : les hommes iraient mal. La masculinité serait en crise.

    Dans « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace » (éditions du remue-ménage), qui sortira en France le 24 janvier 2019, le québécois Francis Dupuis-Déri déconstruit ce qui n’est pas une crise mais un discours de crise. Une rhétorique antiféministe dont on retrouve trace… dès l’antiquité.

    Le professeur de science politique, qui signe également des ouvrages sur les mouvements sociaux, travaille sur le masculinisme depuis les années 90. « Les femmes sont loin d’avoir atteint l’égalité alors ce discours m’a toujours énervé. » Entretien.

    https://seenthis.net/messages/746740 via Simplicissimus


  • En 2018, les femmes toujours plus méprisées par la presse française
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/en-2018-les-femmes-toujours-plus-snobees-par-la-presse-francaise_1698962

    Testostérones à tous les étages : cette année encore, les femmes peinent à se faire une place dans nos journaux, si on en croit le baromètre 2018 des personnalités les plus médiatisées publié mercredi. Selon l’étude, réalisée par la plateforme Pressedd, les femmes ont été encore moins visibles dans la presse française en 2018 qu’en 2017. Seules 15,3% d’entre elles figurent dans la liste des 1 000 personnalités ayant eu la plus forte exposition médiatique cette année (contre 16,9% en 2017).

    C’est le deuxième plus mauvais score en six ans, souligne Pressedd qui a analysé les 1 500 premiers titres de presse française (presse quotidienne nationale et régionale, presse magazine, presse hebdomadaire régionale, professionnelle et spécialisée) et 1 500 sites d’informations. En 2013, les femmes représentaient 19,2% des personnalités médiatisées.
    Une plus grande visibilité des sportifs (masculins)

    Un paradoxe, alors que les « questions de parité, de représentativité et de mobilisation contre la violence faite aux femmes semblent occuper une place centrale dans le débat public », dans le sillage du mouvement #MeToo, relève l’étude. Une possible clé d’explication de cette visibilité des femmes en baisse : la plus grande visibilité des joueurs masculins de l’équipe de France de football, qui trustent le classement.

    Mondial oblige, la catégorie sport est en effet la plus représentée (près de la moitié des personnalités les plus médiatisées sont des sportifs), et est composée de 6% de femmes seulement. Viennent ensuite les personnalités politiques (28%), qui monopolisent le trio de tête, 100% masculin (Emmanuel Macron, Donald Trump et Edouard Philippe).
    Femmes issues de l’entreprise quasi absentes

    Il faut remonter à la douzième place pour trouver la première femme de la liste, la chancelière Angela Merkel, suivie de Marine Le Pen (14e place) et Theresa May (18e place). Quatre autres femmes figurent dans le top 50 : les ministres Agnès Buzyn, Elisabeth Borne et Nicole Belloubet puis la maire de Paris Anne Hidalgo. Uniquement des personnalités issues de la sphère politique, les plus visibles : plus de la moitié des 50 premières personnalités féminines du classement ont des responsabilités politiques. Des femmes pas vraiment porteuses d’actualités positives : « La visibilité des dix premières femmes les plus représentées dans la presse française est directement associée à des difficultés politiques diverses et autres controverses », pointe le document.

    Au total, les femmes enregistrent 13% des citations seulement. La presse écrite est un peu moins inégalitaire : les femmes représentent 22% des personnalités citées en une des journaux. Les membres féminines du gouvernement sont également plus disertes, puisque 14 femmes membres de l’exécutif totalisent près d’un tiers des citations. Les femmes issues du monde de l’entreprise, en revanche, sont quasiment absentes : cette catégorie ne compte que 4% de femmes citées, avec par exemple la présidente du syndicat agricole FNSEA Christiane Lambert, 242e du classement.

    #sexisme #invisibilisation #femmes

    https://seenthis.net/messages/745993 via mad meg


  • Je n’ai pas dit non une seule fois – Binge Audio
    https://www.binge.audio/je-nai-pas-dit-non-une-seule-fois

    C’est l’histoire d’une jeune femme, Loulou Robert. A l’âge de 18 ans, alors qu’elle venait de commencer le mannequinat, elle a eu des relations sexuelles avec un photographe de mode, lors d’une séance de photo de nu ; elle accepte ensuite de revoir cet homme plusieurs fois.

    Et aussi

    Stupéfiant !
    Le nu après #MeToo
    https://www.france.tv/france-2/stupefiant/stupefiant-saison-3/814089-le-nu-apres-metoo.html

    #mannequinat #viol

    https://seenthis.net/messages/744442 via Beauté fatale