• Migrants : l’irrationnel au pouvoir ?

    Les dispositifs répressifs perpétuent le « problème migratoire » qu’ils prétendent pourtant résoudre : ils créent des migrants précaires et vulnérables contraints de renoncer à leur projet de retour au pays.
    Très loin du renouveau proclamé depuis l’élection du président Macron, la politique migratoire du gouvernement Philippe se place dans une triste #continuité avec celles qui l’ont précédée tout en franchissant de nouvelles lignes rouges qui auraient relevé de l’inimaginable il y a encore quelques années. Si, en 1996, la France s’émouvait de l’irruption de policiers dans une église pour déloger les grévistes migrant.e.s, que de pas franchis depuis : accès à l’#eau et distributions de #nourriture empêchés, tentes tailladées, familles traquées jusque dans les centres d’hébergement d’urgence en violation du principe fondamental de l’#inconditionnalité_du_secours.

    La #loi_sur_l’immigration que le gouvernement prépare marque l’emballement de ce processus répressif en proposant d’allonger les délais de #rétention administrative, de généraliser les #assignations_à_résidence, d’augmenter les #expulsions et de durcir l’application du règlement de #Dublin, de restreindre les conditions d’accès à certains titres de séjour, ou de supprimer la garantie d’un recours suspensif pour certain.e.s demandeur.e.s d’asile. Au-delà de leur apparente diversité, ces mesures reposent sur une seule et même idée de la migration comme « #problème ».

    Cela fait pourtant plusieurs décennies que les chercheurs spécialisés sur les migrations, toutes disciplines scientifiques confondues, montrent que cette vision est largement erronée. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas eu d’augmentation drastique des migrations durant les dernières décennies. Les flux en valeur absolue ont augmenté mais le nombre relatif de migrant.e.s par rapport à la population mondiale stagne à 3 % et est le même qu’au début du XXe siècle. Dans l’Union européenne, après le pic de 2015, qui n’a par ailleurs pas concerné la France, le nombre des arrivées à déjà chuté. Sans compter les « sorties » jamais intégrées aux analyses statistiques et pourtant loin d’être négligeables. Et si la demande d’asile a connu, en France, une augmentation récente, elle est loin d’être démesurée au regard d’autres périodes historiques. Au final, la mal nommée « #crise_migratoire » européenne est bien plus une crise institutionnelle, une crise de la solidarité et de l’hospitalité, qu’une crise des flux. Car ce qui est inédit dans la période actuelle c’est bien plus l’accentuation des dispositifs répressifs que l’augmentation de la proportion des arrivées.

    La menace que représenteraient les migrant.e.s pour le #marché_du_travail est tout autant exagérée. Une abondance de travaux montre depuis longtemps que la migration constitue un apport à la fois économique et démographique dans le contexte des sociétés européennes vieillissantes, où de nombreux emplois sont délaissés par les nationaux. Les économistes répètent qu’il n’y a pas de corrélation avérée entre #immigration et #chômage car le marché du travail n’est pas un gâteau à taille fixe et indépendante du nombre de convives. En Europe, les migrant.e.s ne coûtent pas plus qu’ils/elles ne contribuent aux finances publiques, auxquelles ils/elles participent davantage que les nationaux, du fait de la structure par âge de leur population.

    Imaginons un instant une France sans migrant.e.s. L’image est vertigineuse tant leur place est importante dans nos existences et les secteurs vitaux de nos économies : auprès de nos familles, dans les domaines de la santé, de la recherche, de l’industrie, de la construction, des services aux personnes, etc. Et parce qu’en fait, les migrant.e.s, c’est nous : un.e Français.e sur quatre a au moins un.e parent.e ou un.e grand-parent immigré.e.

    En tant que chercheur.e.s, nous sommes stupéfait.e.s de voir les responsables politiques successifs asséner des contre-vérités, puis jeter de l’huile sur le feu. Car loin de résoudre des problèmes fantasmés, les mesures, que chaque nouvelle majorité s’est empressée de prendre, n’ont cessé d’en fabriquer de plus aigus. Les situations d’irrégularité et de #précarité qui feraient des migrant.e.s des « fardeaux » sont précisément produites par nos politiques migratoires : la quasi-absence de canaux légaux de migration (pourtant préconisés par les organismes internationaux les plus consensuels) oblige les migrant.e.s à dépenser des sommes considérables pour emprunter des voies illégales. La #vulnérabilité financière mais aussi physique et psychique produite par notre choix de verrouiller les frontières est ensuite redoublée par d’autres pièces de nos réglementations : en obligeant les migrant.e.s à demeurer dans le premier pays d’entrée de l’UE, le règlement de Dublin les prive de leurs réseaux familiaux et communautaires, souvent situés dans d’autres pays européens et si précieux à leur insertion. A l’arrivée, nos lois sur l’accès au séjour et au travail les maintiennent, ou les font basculer, dans des situations de clandestinité et de dépendance. Enfin, ces lois contribuent paradoxalement à rendre les migrations irréversibles : la précarité administrative des migrant.e.s les pousse souvent à renoncer à leurs projets de retour au pays par peur qu’ils ne soient définitifs. Les enquêtes montrent que c’est l’absence de « papiers » qui empêche ces retours. Nos politiques migratoires fabriquent bien ce contre quoi elles prétendent lutter.

    Les migrant.e.s ne sont pas « la #misère_du_monde ». Comme ses prédécesseurs, le gouvernement signe aujourd’hui les conditions d’un échec programmé, autant en termes de pertes sociales, économiques et humaines, que d’inefficacité au regard de ses propres objectifs.

    Imaginons une autre politique migratoire. Une politique migratoire enfin réaliste. Elle est possible, même sans les millions utilisés pour la rétention et l’expulsion des migrant.e.s, le verrouillage hautement technologique des frontières, le financement de patrouilles de police et de CRS, les sommes versées aux régimes autoritaires de tous bords pour qu’ils retiennent, reprennent ou enferment leurs migrant.e.s. Une politique d’#accueil digne de ce nom, fondée sur l’enrichissement mutuel et le respect de la #dignité de l’autre, coûterait certainement moins cher que la politique restrictive et destructrice que le gouvernement a choisi de renforcer encore un peu plus aujourd’hui. Quelle est donc sa rationalité : ignorance ou électoralisme ?

    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/18/migrants-l-irrationnel-au-pouvoir_1623475
    Une tribune de #Karen_Akoka #Camille_Schmoll (18.01.2018)

    #irrationalité #rationalité #asile #migrations #réfugiés #préjugés #invasion #afflux #répression #précarisation #vulnérabilité #France #économie #coût

    https://seenthis.net/messages/705790 via CDB_77


  • *Christian Maillot, l’enfant marron qui cherchait des allumett es* - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/christian-maillot-l-enfant-marron-2238.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2238.png

    A 7 ans, il se sauve pour échapper à la #misère. Ventre vide, il erre, dort dans les herbes, mendie, cherche du travail... L’urgence : #survivre. « Une #enfance marron », disait-il lorsqu’il évoquait ses souvenirs. Ce n’est qu’à 18 ans qu’il commence à #manger à sa faim. Voici l’histoire de Christian Maillot, l’enfant errant qui rêvait d’apprendre à lire et à écrire et dont le principal souci était de trouver des allumettes...

    #LaReunion #pauvreté


  • La proportion des Etats-uniens agés de plus de 65 ans et se déclarant en banqueroute a triplé depuis 1991, selon une nouvelle étude (NYT, site payant).

    ‘Too Little Too Late’ : Bankruptcy Booms Among Older Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/05/business/bankruptcy-older-americans.html

    For a rapidly growing share of older Americans, traditional ideas about life in retirement are being upended by a dismal reality: bankruptcy.

    The signs of potential trouble — vanishing pensions, soaring medical expenses, inadequate savings — have been building for years. Now, new research sheds light on the scope of the problem: The rate of people 65 and older filing for bankruptcy is three times what it was in 1991, the study found, and the same group accounts for a far greater share of all filers.

    Accès direct à l’étude :
    Graying of U.S. Bankruptcy : Fallout from Life in a Risk Society by Deborah Thorne, Pamela Foohey, Robert M. Lawless, Katherine M. Porter :: SSRN
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3226574

    Abstract
    The social safety net for older Americans has been shrinking for the past couple decades. The risks associated with aging, reduced income, and increased healthcare costs, have been off-loaded onto older individuals. At the same time, older Americans are increasingly likely to file consumer bankruptcy, and their representation among those in bankruptcy has never been higher. Using data from the Consumer Bankruptcy Project, we find more than a two-fold increase in the rate at which older Americans (age 65 and over) file for bankruptcy and an almost five-fold increase in the percentage of older persons in the U.S. bankruptcy system.

    #personnes_agées #retraités #old_people #pensions #USA #Etats-Unis #misère #poverty #banqueroute #bankruptcy

    https://seenthis.net/messages/713195 via David Sharp


  • Mamzelle Paula, star d’un bar sans frontières - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/mamzelle-paula-2212.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2212.png

    Née dans la #misère au Tampon en 1913, Paula est devenue l’un des personnages les plus célèbres de #LaRéunion [et même au-delà], a fait du #cinéma, n’a donné son cœur qu’à un seul homme et avait pour devise : « le chien qui ne marche pas ne ramasse pas d’os ». Paula, elle, marchait, même si sur la fin, elle devait s’aider de béquilles. Voici l’histoire de #PaulaOliviaCrezo, alias #MamzellePaula, truculente maîtresse des nuits portoises pendant plus de 40 ans.

    #PaulaCrezo #théâtre #ThéâtreVollard #marinemarchande #rumba #séga #CargopourLaRéunion


  • OPINIONS :: AGORA :: Le cauchemar des travailleurs de l’industrie du jouet
    https://www.lecourrier.ch/154728/le_cauchemar_des_travailleurs_de_l_industrie_du_jouet

    La réalisation des rêves des enfants sous le sapin de #Noël signifie #misère et #exploitation pour les travailleurs et travailleuses des usines de jouets en Chine. Ces derniers, souvent travailleurs migrants séparés de leurs proches, triment en moyenne 11 heures par jour et jusqu’à six jours par semaine. Les salaires minimum qui suffisent à peine pour survivre ne permettent pas une existence digne, et encore moins d’investir dans l’avenir. Et ce n’est pas tout. Ils travaillent souvent avec des substances, comme la « banana oil » ou le benzène, qui peuvent conduire à de graves empoisonnements, à des leucémies voire à la #mort.

    https://seenthis.net/messages/648642 via Agnès Maillard


  • Le tiers des français frappés par la pauvreté : 11e baromètre du Secours Populaire Français
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/tiers-francais-frappes-pauvrete-11e-barometre-secours-populair

    La politique imposée par le MEDEF, l’Union Européenne, l’euro, c’est toujours moins de Sécurité Sociale, toujours moins de salaires, toujours plus de précarité. Pourquoi ? pour diminuer les impôts des riches (ISF et cie) et augmenter les impôts des travailleurs (CSG, TVA…) tout en diminuant les aides sociales (APL etc…). En clair les travailleurs doivent […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #5-FRANCE #inégalités #injustice #misère #pauvres #pauvreté #secours_populaires_français


  • « #Avortement, les femmes décident ! » Un droit explosif !
    http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/avortement-les-femmes-decident-un-droit-explosif/7400584

    Les politiques néo-libérales sont une #misère pour les #corps des #femmes et se tournent contre leur autonomie ! Elles s’attaquent de manière globale à leur autodétermination de leur capacité reproductive, surtout par la désagrégation de l’État social et la #privatisation des services de santé.

    Avoir un enfant est devenu un privilège pour les riches dans la Grèce des mémoranda. Des dilemmes impossibles sont imposés aux parents par les mesures d’#austérité inhumaines imposées comme nous le savons, par la Commission Européenne et ses alliés.

    Beaucoup de femmes surtout pauvres, jeunes, immigrées, réfugiées… des femmes, même sans enfants, qui souhaiteraient rester enceintes au moins pour une première fois sont réellement forcées d’arrêter leur grossesse pour des raisons purement économiques.

    Réduction spectaculaire des naissances, augmentation du nombre d’avortements, parfois dans des conditions très précaires et dangereuses, (bien que officiellement l’avortement est légal depuis 1986) contrôle prénatal inadéquat, augmentation des embryons morts… voilà les conséquences tragiques de ces politiques de coupes des dépenses pour la santé. En plus, le démantèlement du système public de santé, la fermeture d’hôpitaux, la réduction du personnel (surtout féminin), tout cela combiné aux privatisations de ces services désormais payants, en rendent l’accès très difficile.

    En Grande-Bretagne, un autre exemple pernicieux de l’austérité : Une nouvelle législation a été adoptée qui ne permet l’attribution des prestations (à partir de 2017) qu’aux familles à seulement deux enfants. S’il y a un 3ème enfant, la seule façon d’accéder aux prestations sera de démontrer que l’enfant est né à cause d’un viol de la mère. C’est atroce ! La mère doit signaler le viol, faire face à un tribunal et avoir la preuve du viol pour accéder aux prestations. Il s’agit essentiellement d’une loi qui pénalise les femmes pauvres qui ont plus de 2 enfants.

    https://seenthis.net/messages/628756 via Agnès Maillard


  • Comment renflouer les laboratoires ?

    La ministre de la Santé Agnès Buzyn envisage de « rendre onze vaccins obligatoires »
    http://www.europe1.fr/sante/la-ministre-de-la-sante-agnes-buzyn-envisage-de-rendre-onze-vaccins-obligato
    http://cdn2-europe1.new2.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/europe1/sante/la-ministre-de-la-sante-agnes-buzyn-envisage-de-rendre-onze-vaccins-obligatoires-3362066/41723855-1-fre-FR/La-ministre-de-la-Sante-Agnes-Buzyn-envisage-de-rendre-onze-vaccins-obligatoires.jpg

    et avec des arguments émotion au nombre de morts … (10 en 10 ans, à vérifier) à ce compte là, si tu commençais par interdire la bagnole ?

    tuberculose, coqueluche, rubéole, rougeole, oreillons, varicelle, grippe, hépatite B, pneumocoque, méningocoque C, papillomavirus

    #obligation_vaccinale #vaccins #misère_politique #maladie_publique #big_pharma

    et encore, les légisgastriques ne sont pas encore passées, keskeçava être après …

    https://seenthis.net/messages/607340 via touti


  • Tino et Marceline marchaient avec la lune...

    http://7lameslamer.net/tino-et-marceline-marchaient-avec-1043.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1043.png

    Dans les rues du #Port, jusque sur les quais, ils déambulaient, transportant les garde-manger pour les travailleurs. Leur travail à eux, c’était ça : transporter le manger pour les autres. Une vie de #misère, de #rhum, de tangages... mais une vie à deux. Voici l’histoire de Tino et Marceline, les insérables. Une histoire vraie rapportée par le #poète Patrice Treuthardt et mise en couleurs par l’artiste Térésa Small.

    #laRéunion #docker #creole


  • « Chez Marcel », la dernière séance derrière la porte en fer

    http://7lameslamer.net/chez-marcel-derriere-la-porte-en-1107.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1107.png

    Avril 1991. Minuit. La voiture s’engouffre dans la ruelle #Chinois déserte. Habituée du macadam casse-cassé des lieux, elle se faufile entre les nids de poule malgré l’absence d’éclairage et trouve sa place face au plus célèbre établissement de #SaintDenis et de #LaRéunion : « #ChezMarcel ». La lourde porte en fer est cadenassée comme d’habitude par une impressionnante chaîne. Il suffira de cogner à la porte pour que les yeux bleus de Marcel me laissent entrer. Ce soir-là, la porte s’entrebâillera une dernière fois... pour ne plus jamais s’ouvrir.

    #creole #bar #restaurant #barrestaurant #theatreVollard #misere


  • La fabrique du #monstre, autopsie du #clientélisme #politique - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/10944/fabrique-monstre-autopsie-clientelisme-politique
    http://the-dissident.eu/wp-content/uploads/2016/06/bloggif_5762cba134639.jpeg

    J’ai beaucoup écrit sur ces sujets. J’ai fait un premier livre « French deconnection » (Wildproject/Robert Laffont 2014) qui raconte les trafics de stupéfiants vus de l’intérieur. Je parle des idées reçues sur les petits #dealers qu’on fait passer pour des gars qui se font beaucoup d’argent. Je démontre qu’ils sont mis de côté, que leur trajectoire est loin d’être ascendante. Je voulais qu’on arrête de séparer toutes les actualités marseillaises : les règlements de compte, le clientélisme, la #misère, l’#immobilier… Ces problématiques s’imbriquent les unes dans les autres. Mon idée c’est de raconter les #systèmes. Comment les choses sont reliées entre elles. Le politique prend bien soin de séparer les choses pour qu’on ne comprenne pas que c’est l’absence de décisions politiques – ou au contraire des décisions politiques bien précises – qui en bout de chaîne, comme des dominos, amènent au pire.

    http://seenthis.net/messages/500930 via Agnès Maillard


  • Sans toit, ni data
    Par Mickael Correia.
    Paru dans le CQFD n°144 – actuellement en kiosque.
    http://cqfd-journal.org/Sans-toit-ni-data

    http://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-28.jpg

    D’autres applications caritatives proposent depuis peu aux péquins lambdas de s’adonner à la lutte digitale contre l’exclusion grâce à leur smartphone. En téléchargeant Homeless Plus, l’âme charitable peut géolocaliser les besoins d’un SDF – mais ce dernier reste anonyme, ouf ! –, indiquer son sexe et son humeur grâce à des « émoticônes », puis enregistrer cinq types d’ actions qu’il a ou qu’il faudrait mettre en œuvre pour le pauvre indigent : dons d’argent, nourriture, boisson, vêtements ou discussion. Tout autre zigue ayant l’application pourra consulter sur une carte les données compilées sur les SDF pour leur venir en aide. Utilisateur d’Homeless Plus, Eric témoigne sur le site de l’application : « Mon fils et moi avons discuté cinq minutes et donné un sandwich et un litre de jus de pomme à Fred. Là, ses yeux se remplissent de larmes, dur de trouver les bons mots. L’agitateur de bonne humeur que je suis prend un coup d’humanisme. » Gloire à Homeless Plus ! Imaginez une horde de bienfaiteurs penchés sur leur smartphone venus vous apporter leurs vieilles couvertures ou un fond de café sans que vous n’ayez rien demandé...

    #Entourage #SDF #Misère_du_numérique #Contrôle_social

    http://seenthis.net/messages/499403 via CQFD



  • Tribune de la Charte - Parole d’#auteur : Thierry Lefèvre - Tous les livres et la littérature jeunesse
    http://jeunesse.actualitte.com/humeur/tribune-de-la-charte-parole-d-auteur-thierry-lefevre-1182.htm

    Il y a autant d’incompétents et d’abrutis dans les maisons d’édition, les librairies, les bibliothèques, et chez les auteurs, que partout ailleurs. J’ai rencontré quelques fameux zavatra cosmiques chez les éditeurs, de véritables nuisibles. Je me contenterai d’en évoquer deux qui, selon moi, sont exemplaires de l’exploitation des auteurs. Un petit éditeur d’art, l’un des plus fins entourloupeurs que je connaisse : pas de droits, que du forfait, du moins à l’époque où je bossais pour lui comme auteur et rewriter, des assauts téléphoniques répétés pour obtenir son chèque. Et une maison de taille moyenne dont les contrats sont tout simplement léonins : quand on signe chez cet éditeur, les droits d’auteur d’un titre sont couplés avec ceux d’un second ouvrage à venir. Autrement dit et à condition d’en écrire deux, vous vendez bien un livre et vous vous plantez sur l’autre, les pertes sont compensées par les profits. Vous ne touchez jamais rien au-delà de l’à-valoir. Le pire, c’est que ce mec continue de sévir.

    #RSA #précarité #misère #exploitation

    http://seenthis.net/messages/477276 via Agnès Maillard


  • The Law Firm That Works with Oligarchs, Money Launderers, and Dictators | VICE | United States

    http://www.vice.com/read/evil-llc-0000524-v21n12

    Tiens c’est marrant, Ken Silverstein dans Vice News parlait déjà de Mossack Fonseca et de Bachar al Assad le 3 décembre 2014. Jérôme Fenoglio ce matin citait sur France Inter, très fier de lui - et en « exclusivité » s’il vous plait - le nom de Bachar dans les #panamaleaks :) Qu’on ne vienne pas me dire après que les journalistes du Monde font leur boulot correctement. #misère (du journalisme français).

    https://vice-images.vice.com/images/articles/meta/2014/12/03/evil-llc-0000524-v21n12-1417576773.jpg?resize=*:*&output-quality=75

    One purpose of a so-called shell company is that the money put in it can’t be traced to its owner. Say, for example, you’re a dictator who wants to finance terrorism, take a bribe, or pilfer your nation’s treasury. A shell company is a bogus entity that allows you to hold and move cash under a corporate name without international law enforcement or tax authorities knowing it’s yours. Once the money is disguised as the assets of this enterprise—which would typically be set up by a trusted lawyer or crony in an offshore secrecy haven to further obscure ownership—you can spend it or use it for new nefarious purposes. This is the very definition of money laundering—taking dirty money and making it clean—and shell companies make it possible. They’re “getaway vehicles,” says former US Customs investigator Keith Prager, “for bank robbers.”

    http://seenthis.net/messages/476264 via Reka


  • Ti Quatorze, Vierge noire devant la cathédrale - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/Ti-Katorz-te-fale-pa-kalkil-ael.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton52.jpg

    La Réunion, qui tergiverse entre colonie et départementalisation, celle de l’après-guerre et des cars courant d’air, celle du chemin de fer et des Messageries Maritimes, celle qui peu à peu s’éloigne de nos mémoires, dont on efface en douce les vestiges pour leur substituer d’arrogants bâtiments sans âme ni prestige, celle dont on feint de penser qu’elle n’a d’intérêt que pour les nostalgiques réfractaires à la modernité… Cette Réunion-là n’a pas fini d’alimenter nos imaginaires par la profusion de personnages populaires qu’elle a engendrée et dont les ombres hantent encore les rues de nos cités et la mémoire collective. Léone Claire Lagarigue, plus connue sous le ti’nom de « Ti Quatorze », était de ceux-là.

    #laréunion #journéeinternationaledesfemmes #misère


  • Ruée des jeunes français vers les armées
    http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/19/ruee-des-jeunes-francais-vers-les-armees_4813438_4809495.html

    C’est du jamais vu. Les jeunes français se ruent à la porte de l’armée, pour s’engager. Depuis les attentats du 13 novembre, les demandes reçues par le site internet sengager.fr de la défense ont triplé. « Je suis sur le c… ! », n’hésite pas à s’exclamer jeudi 19 novembre le colonel Eric de Lapresle, chef du bureau marketing et communication du recrutement pour l’armée de terre, « c’est un phénomène totalement inédit ».

    La défense n’a pas voulu communiquer sur ce phénomène durant la période de deuil national, gênée de pouvoir laisser penser qu’elle « surfait sur les morts du 13 novembre ». Aujourd’hui, elle donne ses chiffres : elle reçoit 1 500 demandes par jour contre 500 avant les derniers attentats.

    L’armée de terre, qui exprime traditionnellement les plus gros besoins en effectifs, vivait déjà en 2015 une année exceptionnelle. En effet, après les attentats de janvier contre Charlie et l’Hyper Casher, le président de la République avait décidé de sauver une grande partie des postes qui devaient être supprimés dans la défense, et les bureaux de recrutement avaient dû repartir en campagne. Les régiments auront embauché 15 000 jeunes d’ici à la fin 2015, contre 10 000 en 2014.

    Et pour être curé ? #misère #armée

    http://seenthis.net/messages/430202 via odilon


  • La haine du pauvre
    http://julienbezolles.blogspot.fr/2009/07/la-haine-du-pauvre.html

    Un vrai pauvre sait que sa misère empêchera de toute façon que les choses se passent bien et alors il prend les devants pour que tout rate. C’est ça la dignité qui lui reste.
    Le vrai pauvre sait qu’il restera dans la merde que la société prétende l’aider ou non, mais qu’après l’aide de la société, il aura l’humiliation en plus, car elle prétendra avoir des droits sur lui et lui reprochera de n’avoir pas fait ce qu’il fallait.

    Le vrai pauvre n’est pas aimable. Non pas par choix ou par militance. Si le vrai pauvre est désagréable, ce n’est pas par une misanthropie délibérée face à une société injuste qui le rejette. Le mythe du pauvre façon Michel Simon dans « Boudu sauvé des eaux » est une imposture d’intello, un fantasme de bo-bo. Si le vrai pauvre est infréquentable, c’est simplement parce qu’il est pauvre, et que sa condition de réprouvé de la société, de génération en génération, en fait un étranger sur sa propre terre, exclu de tous les comportements et les règles sociales qui permettent de différencier ceux qui sont dans la #société et ceux qui n’en sont pas.

    Entendons nous bien, quand je parle de ces pauvres-là, ceux dont personne ne veut, ni dans des écoles, ni dans des logements, et bien sûr pas davantage dans les cabinets médicaux ou les hôpitaux, mais seulement dans les asiles et dans les #prisons, je ne parle pas des pauvres provisoires, des pauvres de transition, ceux « tombés dans la #misère », les « nouveaux pauvres » décrits par les sociologues de télévision. Non cette pauvreté-là, et je parle pour en avoir tâté, est une #pauvreté aimable, propre sur elle, bien de sa personne. Car cette pauvreté-là, ma brave dame, on la connaît, on la touche du doigt, elle nous émeut même parfois, car on peut s’y identifier. Tout est là. Ca pourrait être nous, ou quelqu’un qu’on connaît. C’est celle de Jugnot dans « Une époque formidable ».
    [...]
    Le vrai pauvre, le mauvais pauvre, suscite le rejet, le malaise. Il révèle en nous l’échec de notre système, de nos valeurs, de tout ce que nous portons et transmettons. Comment ? Il résiste à nos tentatives d’intégration, d’insertion, à notre bonté !! Mais c’est donc parce qu’il le veut bien ! Le vrai pauvre c’est celui qui nous met en échec, qui nous fait tout rater alors que nous pensons être bon. Le vrai pauvre rate tout, se plante tout le temps, et son échec infini éclabousse tout ceux qui sont en contact avec lui, quels qu’ils soient. La rencontre du vrai pauvre est insupportable, intolérable. Elle ne peut être qu’échec, et s’il y a échec c’est donc de sa faute puisque, moi, j’ai réussi.

    #guerre_aux_pauvres #imaginaire #exclusion #psychiatrisation

    http://seenthis.net/messages/412609 via koldobika


  • L’Art d’ignorer les #pauvres, par John K. Galbraith
    http://www.les-crises.fr/ignorer-les-pauvres-galbraith
    http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/06/john-kenneth-galbraith.jpg

    Chaque catastrophe ” naturelle ” révèle, s’il en était besoin, l’extrême fragilité des #classes populaires, dont la vie comme la survie se trouvent dévaluées. Pis, la compassion pour les pauvres, affichée au coup par coup, masque mal que de tout temps des penseurs ont cherché à justifier la #misère – en culpabilisant au besoin ses victimes – et à rejeter toute #politique sérieuse pour l’éradiquer.

    Je voudrais livrer ici quelques réflexions sur l’un des plus anciens exercices humains : le processus par lequel, au fil des années, et même au cours des siècles, nous avons entrepris de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet des pauvres. Pauvres et riches ont toujours vécu côte à côte, toujours inconfortablement, parfois de manière périlleuse. Plutarque affirmait que ” le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques “. Les problèmes résultant de cette coexistence, et particulièrement celui de la justification de la bonne fortune de quelques-uns face à la mauvaise fortune des autres, sont une préoccupation intellectuelle de tous les temps. Ils continuent de l’être aujourd’hui.

    http://seenthis.net/messages/375943 via Agnès Maillard