• #Frais_d’inscription pour les #étudiants_étrangers : « Une logique contraire au #service_public »

    Le premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer une hausse spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers #extra-communautaires. Une mesure inefficace, injuste et contre-productive, selon Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’ENS Paris-Saclay.

    La campagne s’appelle « #Choose_France ». Mais pour espérer étudier en France, il faudra surtout être riche. Le premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi 19 novembre une hausse spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-communautaires.

    Dorénavant, les étudiants venant des pays situés en dehors de l’Union européenne devront débourser pour leurs frais d’inscription à l’université 2 770 euros en licence (contre 170 euros aujourd’hui) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros en master et 380 euros en doctorat jusqu’à présent) à partir de la rentrée prochaine. Jusqu’alors, ils s’acquittaient des mêmes droits d’inscription que les étudiants français et européens.

    Le premier ministre justifie cette mesure par un raisonnement qui peut sembler incongru : entre 2010 et 2015, le nombre d’étudiants étrangers a baissé de 8 %. Or, pour relancer l’#attractivité de la France, le gouvernement est convaincu qu’il faut que les facs françaises coûtent plus cher.

    La France reste pourtant le quatrième pays d’accueil choisi par 245 000 étudiants. D’ici à 2027, la France espère porter à 500 000 le nombre d’étudiants étrangers qu’elle accueille chaque année.

    Selon Édouard Philippe, les #étudiants_internationaux aujourd’hui inscrits en licence paient moins de 2 % du coût réel de leur formation. Sans compter qu’ils ne paient pas d’impôts en France, ni leurs parents, et ne contribuent donc pas au financement de l’enseignement supérieur. Ainsi, il s’agit de rétablir une forme d’« #équité » parmi les étudiants.

    Pour mieux faire accepter cette mesure sensible car considérée par certains comme discriminatoire, le premier ministre a annoncé la mise en place de 6 000 #bourses d’établissement et l’augmentation du nombre de bourses d’État réservées aux étudiants étrangers, qui passeront de 7 000 à 15 000, et « concerneront prioritairement les étudiants en provenance du Maghreb et des pays d’Afrique », selon le plan présenté.

    Les deux principales organisations syndicales, Fage et Unef, ont pris position contre cette mesure.

    Hugo Harari-Kermadec est maître de conférences en économie à l’ENS Paris-Saclay, coauteur de l’ouvrage Arrêtons les frais ! Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur (Raisons d’agir, 2014) et membre du groupe de recherche Acides (Approches critiques et interdisciplinaires des dynamiques de l’enseignement supérieur).

    Est-ce que cette annonce était attendue ?

    Hugo Harari-Kermadec : On savait depuis la campagne présidentielle que la discussion concernant la hausse des frais d’inscription à l’université était assez avancée. Une note de l’économiste Robert Gary-Bobo évoquait déjà ce sujet et, plus largement, les Macron Leaks font état de discussions entre Thierry Coulhon, devenu conseiller pour l’enseignement supérieur d’Emmanuel Macron, et l’économiste Philippe Aghion sur cette question. Le dernier est moins maximaliste que le premier par ailleurs. C’est donc un mouvement général.

    L’annonce de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires montre qu’une première étape est franchie.

    On a vu comment Parcoursup organise un système où le futur étudiant candidate à un grand nombre de formations, comme dans un marché. L’idée étant qu’au lieu d’être affecté dans la licence de son choix dans la limite des postes disponibles, on est mis en concurrence et, selon la demande, il est plus ou moins difficile d’y entrer. Les plus demandées seraient aussi payantes.

    À long terme, on peut imaginer qu’il y aura une offre concurrentielle marchande. Des établissements privés sont déjà répertoriés dans Parcoursup.

    Bien entendu, le contre-argument principal à cette hausse des frais d’université va être de dire que cela ne concernera pas tout le supérieur, seulement certains établissements et certaines filières. On peut donc aussi supposer que les universités qui ont le plus besoin de financements, celles de banlieues dans les villes grandes et les moyennes, ne seront pas attractives et personne ne voudra payer pour y venir. Ce qui va en définitive accroître les #inégalités et les hiérarchies.

    Le premier ministre a expliqué agir ainsi pour rétablir « une équité » entre étudiants dont les parents paient des impôts en France et les autres. Est-ce un argument recevable selon vous ?

    Non. Les parents d’étudiants étrangers ne paient pas d’impôts en France, certes, mais dans ces cas-là, les adultes qui n’ont pas d’enfants ne devraient pas payer d’impôts non plus. Le premier ministre entre dans une logique où chacun paie ce qu’il consomme, ce qui est l’inverse de la définition du #service_public.

    Au contraire, il y a tout intérêt à ce que les étudiants étrangers viennent étudier en France, qu’ils restent et paient des impôts ensuite. Surtout que, pendant les années où ils seront là, ils devront se loger, se nourrir, bref faire des dépenses. Le coût des études sera de toute façon inférieur à ce qu’ils vont dépenser en vivant en France (4,65 milliards d’euros contre 3 milliards d’euros). C’est plus rentable à long terme que de leur demander de payer ce qu’ils consomment. Surtout qu’en étant étudiant ici, même s’ils repartent, ils garderont un lien avec la France et pourront, par exemple, faire du commerce ou de l’exportation. Il n’y aura pas de perte économique.

    La véritable question d’équité est de rappeler que tout jeune en France a le droit d’être formé. Là, cette mesure peut dissuader les moins fortunés de venir.

    D’autres, comme la présidente de la Conférence des grandes écoles, expliquent que des frais d’inscription modiques nuisent à l’attractivité et donnent l’impression d’une éducation au rabais.

    Là encore, c’est un argument courant de dire que si une formation n’est pas assez chère, c’est qu’elle est de mauvaise #qualité. On pourrait rétorquer que des masters à 3 000 euros ne « font » pas assez chers. Autant les rendre gratuits en disant que l’éducation n’a pas de prix.

    Surtout que ça n’aide pas à augmenter l’attractivité. Le Chili, par exemple, a des prix alignés sur ceux des États-Unis. C’est très onéreux mais il n’y a pas d’étudiants étrangers là-bas. L’université est pourtant de qualité, elle est bien placée dans les classements internationaux. Mais les étudiants asiatiques, qui sont la cible visée, préfèrent aller aux États-Unis, en France ou en Grande-Bretagne.

    Les jeunes prennent aussi en ligne de compte dans leur choix la qualité de vie et le réseau qu’ils auront en s’expatriant pour leurs études. C’est pour cette raison que le « #tourisme_étudiant » est en pleine expansion. Les communautés d’établissements comme PSL à Paris ou Saclay essaient de développer non pas une excellence de la recherche mais des infrastructures pour attirer le plus grand nombre. Dans cette veine-là, à Saclay, un projet de créer le plus grand stade européen est à l’étude.

    Les syndicats étudiants sont contre cette hausse et parlent plutôt de la nécessité d’assouplir la politique de visas, est-ce le problème ?

    En réalité, l’idée du gouvernement n’est pas d’attirer ceux qu’on a toujours attirés, à savoir les étudiants des ex-colonies françaises. En introduisant cette hausse des frais d’inscription, l’État vise à attirer les étudiants asiatiques et les classes moyennes hautes de ces pays au pouvoir d’achat en augmentation. Il ne s’agit pas d’avoir plus d’étudiants étrangers mais surtout de saisir une part de marché.

    On va attribuer des bourses pour compenser la hausse de ces droits d’inscription. Mais alors les aspirants vont devoir prouver qu’ils ont de faibles ressources pour y prétendre. Cela concerne ceux qui n’ont pas les moyens de venir en France étudier. Ceux qui sont suffisamment riches pour venir n’entreront pas dans les critères pour être éligibles à une aide de l’État. Le seul moyen de se sortir de cette situation est de distribuer les aides en fonction de critères scolaires, y compris pour ceux qui peuvent payer. Tout cela ne changera donc rien en termes de #mixité_sociale.

    Y a-t-il eu d’autres tentatives par le passé d’augmenter les frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers ?

    Il y a eu toute une série d’expérimentations dans l’enseignement supérieur. Science Po a été précurseur et a augmenté ses frais d’inscription pour tout le monde, en fixant d’abord un maximum de 2 000 euros. Les étrangers extra-communautaires paient toujours le prix le plus élevé car on ne peut pas vérifier leur dossier et la réalité des ressources de leurs parents. Aujourd’hui, au bout de quelques années, le prix de l’année d’étude s’élève à 14 000 euros, ce qui est plus onéreux que les écoles de commerce et correspond aux tarifs pratiqués en Angleterre. La moitié des étudiants de Science Po sont étrangers.

    Cette hausse massive a profondément changé le mode de recrutement des étudiants. Ils veulent faire venir des étudiants étrangers et pour cela leur offrent une expérience de vie dans le centre de Paris. Le recrutement des étudiants français est très sélectif. L’université Paris-Dauphine a opté pour une hausse moins forte, mais visant déjà les étudiants étrangers. Là encore, cela a été progressif. Les masters internationaux en anglais sont passés à 4 000 euros par an.

    En Grande-Bretagne, le tarif standard est de 14 000 euros. Les étudiants étrangers peuvent payer plus. Ils sont donc plus intéressants pour les universités, car les « nationaux » rapportent moins. De fait, des filières comme la philosophie ou la littérature anglaise sont sacrifiées au profit de cursus de médecine, droit ou business, plus susceptibles d’attirer les étudiants asiatiques ou moyen-orientaux.

    Au contraire, en 2005, certains Länder en Allemagne ont essayé d’augmenter ces frais avant de faire machine arrière car la communauté universitaire et les jeunes y étaient réfractaires. Culturellement, cela n’est pas passé et les étudiants pouvaient aller dans le Land d’à côté pour éviter cette hausse.

    Est-ce que cette volonté d’augmentation des frais d’inscription est une tentative de compenser le sous-financement de l’enseignement supérieur ?

    Valérie Pécresse, il y a une dizaine d’années, ou Geneviève Fioraso, plus récemment en 2013, alors en charge de l’enseignement supérieur, ont fait des déclarations dans lesquelles elles expliquaient que les établissements devraient expérimenter des hausse des frais d’inscription. Là, c’est Édouard Philippe qui fait la même préconisation et va plus loin en l’imposant, au mépris de l’autonomie des universités.

    L’enseignement supérieur est toujours une priorité pour tous les gouvernements, mais le financement par étudiant est en baisse et cela ne change pas. Les universités vont modifier leur comportement pour attirer les étudiants étrangers et les nationaux vont s’habituer peu à peu à ce que leurs études leur coûtent de plus en plus cher. Certains pourront se dire qu’il est plus simple dans ce cas de ne pas faire d’études du tout et de gagner le Smic toute leur vie.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/201118/frais-d-inscription-pour-les-etudiants-etrangers-une-logique-contraire-au-
    #université #élitisme #études_supérieurs #attractivité #excellence

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  • #Jonction_48

    Dans la ville de Lod, banlieue de #Tel-Aviv, cohabitent Israéliens juifs et arabes. #Udi_Aloni s’est intéressé à cette population mélangée malgré toutes les vicissitudes historiques et politiques locales.

    Le héros est un certain Kareem, figure locale du rap, filmé dans son quotidien entre concerts, amourettes, rapports aux parents et débrouille des quartiers populaires. Kareem est joué par Tamer Nafar, authentique rappeur de Lod, alors que beaucoup des seconds rôles sont tenus par ses amis de la scène rap.

    Un ancrage documentaire qui fait le prix de cette chronique nous instruisant que si les gouvernements de la région (singulièrement celui d’Israël) s’entêtent dans un statu quo inique, certains habitants n’attendent pas et vivent au quotidien la paix et la #mixité ethnique, religieuse ou culturelle. Une double #émancipation est ici à l’œuvre : celle de #Juifs et d’Arabes qui vivent ensemble malgré tout et celle d’une jeunesse qui s’affranchit des conservatismes de ses ascendants.

    Jonction 48 rappelle que le cinéma israélien est souvent israélo-palestinien et en première ligne de la contestation de l’ordre établi.

    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2017/04/width-1125-height-612-srcset-1/jonction48_photo6.jpg
    http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSw6O_KMGwOVl3A9B001RUN15REBo-qW1LI5vpg9mnTyg3Kg65n#.jpg
    https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/jonction-48

    #film #Israël #musique #rap #arabes #Palestiniens #Palestine #harcèlement #expulsion #absent_présent #humiliations #Lod #coexistence #démolition #patriarcat #conservatisme #present_absentees

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  • Bruxelles : 70 personnes interpellées lors d’une manifestation féministe non-autorisée RTBF - Belga
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-70-personnes-interpellees-lors-d-une-manifestation-feministe-n

    Une septentaine de personnes ont été interpellées samedi soir, dans le centre de #Bruxelles, lors d’une #manifestation_féministe non-autorisée, a-t-on appris auprès de la police locale.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/c/c/8/b636a4cd8e6fb2497ac6b987c382af7d-1522560801.jpg
    Cette manifestation intitulée « Reclaim the night » devait se tenir samedi soir, nuit de pleine lune, au Quai au Bois à Brûler, sous la forme d’une marche aux flambeaux. « La ’Reclaim the Night’ est une marche de nuit féministe, en #mixité choisie #sans_mecs, afin de se réapproprier la rue la nuit contre les #violences #sexistes et #policières », expliquent ses organisateurs sur leur blog.

    Il devait s’agir de la cinquième « Reclaim the Night » mais une précédente édition, en 2017, avait été émaillée d’incidents avec la police, ce qui explique que la manifestation n’ait pas été autorisée ce samedi soir.

    Les participantes à la manifestation se sont tout de même rassemblées samedi soir, Quai au Bois à Brûler, avant d’être cantonnées par la police à la rue Sainte-Catherine. « Nous leur avons dit d’arrêter leur action mais comme cela ne s’est pas produit, nous avons arrêté administrativement le groupe. Il s’agit de quelque 70 personnes », a explique le commissaire Olivier Slosse, de la police de Bruxelles.

    #détention_administrative #Arrestations_administratives

    https://seenthis.net/messages/681865 via BCE 106,6 Mhz


  • Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’#éducation prioritaire
    https://www.inegalites.fr/Les-trois-quarts-des-eleves-defavorises-etudient-hors-de-l-education
    https://www.inegalites.fr/IMG/arton2402.jpg

    Au bout du compte, un quart des élèves défavorisés étudient dans des établissements de l’éducation prioritaire, soit 870 000. Heureusement : cela signifie qu’il existe encore de la #mixité sociale en France, que des enfants de milieu modeste habitent dans des quartiers qui le sont moins. Cela veut aussi dire que les dispositifs de l’éducation prioritaire (comme le dédoublement des classes de CP), quoi qu’on pense de leurs effets [3], ne répondent en rien aux trois quarts des élèves issus de milieux défavorisés. Si l’on souhaite que les politiques publiques soutiennent ces jeunes qui n’ont pas les mêmes atouts que les autres en poche, il faut donc agir au-delà des établissements de l’éducation prioritaire. Celle-ci n’est qu’un moyen très incomplet pour lutter contre les #inégalités sociales à l’école. Cette remarque est valable pour l’action territoriale (la politique des quartiers prioritaires) en général. Elle peut être utile localement, mais c’est un outil qui ne touche qu’une part réduite des milieux populaires.

    #territoires @heautontimoroumenos

    https://seenthis.net/messages/637255 via Agnès Maillard


  • Renouvellement urbain au Sanitas : « On ne laissera pas les gens se faire manipuler ! »
    http://larotative.info/renouvellement-urbain-au-sanitas-2447.html

    http://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/IMG/jpg/20170529113406-b741dbb7-me.jpg

    Suite des entretiens avec des habitantes du quartier du Sanitas mobilisées contre les destructions d’immeubles. Yamina évooque les conditions de relogement des occupants des immeubles qui vont être détruits, l’avenir des commerces, la réputation du quartier et la question de la mixité sociale.

    L’un des arguments avancés pour justifier ce projet de rénovation urbaine, c’est le besoin de mixité sociale. Mais elle est là, la mixité ! Dans mon immeuble, elle est déjà là. Il y a des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, des Gabonais, des Béninois, des Chinois, des Français... Il y a de tout. Il y a des employés, des agents de la SNCF, des chômeurs, des retraités... Si notre immeuble était remis en état, on serait content, parce qu’on s’apprécie, tout le monde s’entend bien. En cinq ans, j’ai souvenir d’une seule dispute de voisinage. Les gens ont des relations de voisinage normales, ils ne vont pas s’agresser parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau ou la même religion.

    Du point de vue des décideurs, il n’y a pas de mixité. Mais quand on vit dans ces immeubles, elle est bien là. C’est sûr qu’on n’est pas riches, mais il y a bien une mixité, chacun vit avec ses moyens et on vit ensemble. On nous considère comme les plus pauvres des pauvres, mais il n’y a pas que des RMIstes dans le quartier, il y a beaucoup de gens qui partent travailler tous les matins. Ces gens-là sont bien dans ce quartier, pourquoi iraient-ils ailleurs ?

    #rénovation_urbaine #renouvellement_urbain #mixité_sociale #insécurité #délabrement #HLM

    https://seenthis.net/messages/636168 via La Rotative


  • A Paris, l’union de deux #collèges divise parents et enseignants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020217/paris-lunion-de-deux-colleges-divise-parents-et-enseignants

    Destiné à favoriser la #mixité_sociale, un projet de rapprochement entre deux collèges du même quartier, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, suscite la désapprobation d’une partie des parents, qui le jugent mal pensé. Mais pour ses défenseurs, la réticence du camp adverse est en réalité due à un refus de mélanger les enfants.

    #France #Antoine_Coysevox #carte_scolaire #Choukri_Ben_Ayed #éducation #Hector_Berlioz #Julien_Grenet #sectorisation


  • Le masculin n’est pas neutre | Militancrise !
    https://militancrise.wordpress.com/2016/12/01/le-masculin-nest-pas-neutre
    https://militancrise.files.wordpress.com/2016/12/beauvoir01.jpg

    D’autres histoires, que ce soit les révélations de plagiat d’un célèbre scientifique ou les accusations de viol concernant un youtuber, ont encore révélé la force de la solidarité masculine.
    Je ne sais pas vous mais moi, je n’ai jamais entendu parler de la solidarité masculine. La solidarité féminine, elle, en prend régulièrement pour son grade : moquée, ridiculisée, elle ne serait que l’arme révélant la faiblesse des femmes là où le valeureux mâle n’a besoin que de sa propre force pour se défendre. Sauf que dès qu’il se sent menacé, le mâle va avoir ses congénères qui vont le soutenir, même face aux pires accusations. Présomption d’innocence même face aux 40 000 preuves, minimisation des faits, moqueries et si ça ne suffit pas, menaces et injures sexistes (pour démontrer que le sexisme n’existe pas, c’est ballot).

    C’est aussi cette fameuse solidarité masculine, si omniprésente qu’elle a fini par se fondre dans le décor et par devenir la norme, qui fera préférer un homme plutôt qu’une femme pour un poste, qui fera qu’un homme gravira plus vite les échelons… et si une femme a une promotion, on imaginera d’office qu’elle ne le doit qu’à des coucheries ou des gâteries sous le bureau et pas à ses compétences et son travail (pour vous en convaincre jetez donc un œil au Tumblr Paye ton taf, particulièrement édifiant : non ce n’est pas le fait de quelques connards isolés, c’est massif et répandu !).
    Exemples :
    ptt01

    Sources : Paye ton taf (http://payetontaf.tumblr.com)

    Les pires mufleries des hommes, les plus odieuses menaces ou agressions sont constamment minimisées voire niées : « c’est de l’humour », « il a eu un geste maladroit », « c’est un passionné », « non mais c’est rien, ça », « on sait qu’il a les mains baladeuses, tu aurais dû faire plus attention », et on ne compte plus les hommes politiques notamment qui continuent tranquillement leur mandat même accusés de violences ou de harcèlement.
    Et qu’on ne me dise pas « Il n’a pas été condamné », quand on voit comme il est facile pour certains de stopper toute procédure judiciaire, quand ce n’est pas directement les forces de l’ordre qui refusent de prendre la plainte (certes, c’est illégal mais tu vas faire quoi ? Porter plainte pour refus de dépôt de plainte ??).

    A côté de ça, la moindre petite boulette d’une femme va être montée en épingle et servir à stigmatiser toutes ses congénères. Rien ne lui sera accordé, aucune marge de manœuvre, une femme se doit d’être d’office parfaite et sans reproche, là où l’homme a droit à de multiples erreurs. DSK ? Polanski ? Allen ? Depp ? On minimise, on nie, on charge les victimes qui seraient forcément d’odieuses manipulatrices qui ne feraient ça que pour nuire (ce qui marche super mal, elles s’en prennent plein la tronche quand leurs agresseurs continuent tranquillement leur business) et au mieux, ils ne seront vus que comme de simples exceptions dans la masse, des connards isolés, parce que « tous les hommes ne sont pas comme ça » (sous-entendu « moi je suis trop cool, pétasse »). Mais si une femme fait une connerie, ça y est, toutes les femmes sont responsables.
    (Explication scientifique donnée par un gentil masculiniste canadien anti-ivg : « c’est à cause de la survascularisation du vagin que les femmes ont le cerveau mal irrigué ». Je lui décerne la palme de l’originalité sexiste…)

    #fraternité #mixité #femmes #féminisme #domination_masculine #violences_masculines

    https://seenthis.net/messages/554341 via mad meg


  • #Julie_Bindel : Les hommes doivent être exclus du féminisme pour empêcher celui-ci de ne pas être qu’à propos d’eux.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/12/17/les-hommes-doivent-etre-exclus-du-feminisme-pour-empecher-celui-c

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/12/bindel-smiling.jpg Ces dernières années, on a vu s’imposer graduellement les cris du genre « Il nous faut plus d’hommes dans le féminisme » ou « nous devons inclure les hommes ». Pour contrer les accusations de misandrie que des féministes comme moi doivent constamment subir, les féministes « fun » se fendent en quatre pour assurer les hommes que le féminisme échouera sans leur intervention. Mais le principe même du mouvement de libération des femmes est qu’il défie et cherche à renverser la domination masculine et à libérer les femmes des chaînes du patriarcat. Il va sans dire que la plupart des hommes vont s’objecter à cela. Nous voulons supprimer le privilège qui leur est accordé à la naissance. Le féminisme est une menace pour les hommes, et c’est tout à fait normal.

    Les mots-clics comme #HeForShe, et les bouquins de féminisme libéral comme Hot Feminist ont non seulement rien fait d’utile, mais ont en fait entravé le progrès vers l’égalité.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.newsweek.com/why-men-must-be-excluded-feminism-stop-it-becoming-all-about-them-504298

    Julie Bindel est journaliste, écrivaine, chroniqueuse électronique et chercheuse, et elle écrit régulièrement pour les journaux The Guardian, The New Statesman, The Sunday Telegraph et le magazine Standpoint. Elle est également chercheuse invitée à l’Université Lincoln.

    #Féminisme #HeForShe #mixité #violence_masculine #féminisme_inclusif #université #genre

    https://seenthis.net/messages/552800 via Tradfem


  • Cachez ces #femmes que je ne saurais voir… - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Cachez-ces-femmes-que-je-ne

    Que la #mixité des #métiers en général soit un but vers lequel la société doit tendre, nous ne pouvons qu’en convenir. Que les métiers où les femmes sont majoritaires soient très souvent moins attractifs (en termes de reconnaissance sociale et matérielle) c’est un fait. Cependant, tout comme Antoine Compagnon qui déclarait dans Le Figaro que « la féminisation avait achevé de déclasser [le métier de professeur] », ce rapport confond singulièrement la cause et l’effet.

    Ce n’est pas la #féminisation des effectifs qui déclasse les métiers. On peut penser que c’est au contraire le #déclassement social, dû à des raisons concrètes (les conditions matérielles d’exercice : salaires, moyens, nombre d’élèves, affectations) ainsi qu’à des raisons symboliques (manque de reconnaissance par les autorités étatiques) qui provoque, parmi d’autres facteurs, la féminisation des métiers [1].

    https://seenthis.net/messages/537209 via Agnès Maillard


  • #Nathalie_Mons : « Le débat public sur l’éducation est très pauvre »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300916/nathalie-mons-le-debat-public-sur-l-education-est-tres-pauvre

    La publication, cette semaine, d’un rapport du #CNESCO sur les #inégalités_sociales dans le système scolaire français fait grand bruit. L’école est dénoncée comme étant responsable, car les politiques qui s’y appliquent sont mal pensées et mal évaluées. La présidente du Cnesco et sociologue Nathalie Mons décrypte les conclusions de cette étude inédite.

    #France #éducation #mixité_sociale


  • #Nathalie_Mons : « Le débat public sur l’éducation est très pauvre »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300916/nathalie-mons-le-debat-public-sur-leducation-est-tres-pauvre

    La publication, cette semaine, d’un rapport du #CNESCO sur les #inégalités_sociales dans le système scolaire français fait grand bruit. L’école est dénoncée comme étant responsable, car les politiques qui s’y appliquent sont mal pensées et mal évaluées. La présidente du Cnesco et sociologue Nathalie Mons décrypte les conclusions de cette étude inédite.

    #France #éducation #mixité_sociale


  • Cours d’arabe au CP : « Dans le supérieur, l’enseignement de l’arabe n’est pas du tout stigmatisé » (20minutes.fr)
    http://www.20minutes.fr/societe/1858487-20160603-cours-arabe-cp-superieur-enseignement-arabe-tout-stigmati

    Dès la rentrée 2016, la première langue vivante sera étudiée à partir du CP. Si dans l’immense majorité des cas, le choix se portera sur l’anglais, quelques écoles proposeront l’apprentissage de l’espagnol, de l’allemand, de l’italien ou encore de l’arabe. Depuis son annonce, l’introduction de cette dernière ne cesse de susciter la polémique : la député Les Républicains Annie Genevard a dénoncé une « langue communautaire ». Des propos repris par Bruno Lemaire. « L’apprentissage de l’arabe au CP mènera droit au communautarisme », a déclaré lundi le candidat à la primaire de droite. Comment expliquer une telle stigmatisation de l’arabe ?

    Pourquoi l’enseignement de l’arabe est-il mal perçu en France ?

    C’est un peu le même débat que pour l’enseignement de l’allemand : lorsque des parents inscrivent leurs enfants dans des classes germaniques, c’est avant tout pour l’environnement. Ils ne choisissent pas la langue la plus utile mais les élèves qui l’apprennent sont traditionnellement les meilleurs. On a d’ailleurs vu l’enseignement de cette langue s’effondrer lorsque les élèves ont été dispatchés dans différentes classes. C’est exactement le même mécanisme pour l’arabe : les parents rechignent à choisir ce cours parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants soient dans des classes avec en majorité des enfants d’immigrés.

    C’est donc le signe d’un racisme latent ?

    Oui, mais pas uniquement. Les études ont montré que les enfants d’origine étrangères ont un niveau scolaire plus bas que les autres. Ce n’est pas lié à l’origine des familles mais à la pauvreté. A niveau socioprofessionnel égal, les enfants d’immigrés réussissent aussi bien que les autres, voire parfois mieux.

    #éducation #apprentissage_des_langues #Arabe #mixité #stigmatisation

    https://seenthis.net/messages/525307 via Heautontimoroumenos


  • #Julien_Grenet : « La ségrégation sociale dans les collèges parisiens est la plus forte du territoire »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130916/julien-grenet-la-segregation-sociale-dans-les-colleges-parisiens-est-la-pl

    Le débat sur l’absence de #mixité_sociale dans les collèges parisiens rebondit. Le rectorat de Paris a annoncé la mise en place, dès la rentrée 2017, d’un logiciel de répartition des élèves dans les collèges afin de casser les ghettos scolaires, récemment épinglés par #Thomas_Piketty. L’économiste Julien Grenet propose des pistes pour corriger ces disparités.

    #France #Affelnet #collège


  • Ta mère en short !

    L’agression contre deux garçons à proximité d’une cité de Toulon n’aurait pas été motivée par la tenue vestimentaire des jeunes femmes qui les accompagnaient.
    Pas de problème de jambes découvertes ou de décolletés trop plongeant. Mais le quartier Grande Plaine a bien d’autres soucis : trafic de drogue, chômage, manque de #mixité_sociale, carence en tissu associatif. « Ce sont nos vrais problèmes et les politiques ne s’y intéressent pas », regrette Salim. Pour le short, Mohamed a sa solution : « Elles peuvent continuer à s’habiller comme elles veulent. Au contraire, ça nous fait plaisir de voir de jolies filles », rigole-t-il

    http://www.liberation.fr/france/2016/09/09/la-rumeur-de-toulon-tombe-le-short_1491327
    http://www.liberation.fr/desintox/2016/09/09/hallucination-collective-a-toulon-les-femmes-agressees-ne-portaient-pas-d
    http://www.varmatin.com/faits-divers/habillees-en-short-leurs-maris-et-amis-se-font-passer-a-tabac-76107

    Voici les premières lignes, qui contiennent à peu près autant de contre-vérités que de phrases : « Agressée à Genevilliers parce qu’elle portait une jupe, agressée à Reims parce qu’elle bronzait dans un parc public en maillot de bain, agressée en Charente-Maritime parce qu’elle bronzait sein nus, agressées à Toulon parce qu’elles faisaient du roller en short avec leur famille. Fallait-il que ces femmes portent djellaba et voile pour être respectées ? Y-aurait-il désormais un code vestimentaire à respecter dans certains quartiers de #France ? Hier les femmes jeunes et moins jeunes subissaient les insultes et le harcèlement de rue. Aujourd’hui la haine de la femme libre a atteint une nouvelle étape, la violence physique en réunion, souvent devant leurs enfants et leur mari, passés à tabac également par ces barbares islamistes. »

    #désinformation #appel_à_la_haine #stigmatisation

    https://seenthis.net/messages/523366 via Vanderling


  • Du char au dortoir, les femmes à l’assaut de l’armée en Norvège
    http://information.tv5monde.com/terriennes/du-char-au-dortoir-les-femmes-l-assaut-de-l-armee-en-norvege-1

    Ne serait-ce pas tenter le diable que de confiner dans la même chambrée jeunes filles et garçons en pleine force de l’âge ?

    « On voit que la cohabitation accroît la tolérance, l’acceptation et la compréhension mutuelles », rétorque Nina Hellum, chercheuse à l’Institut de recherche de la Défense norvégienne. « Vous ne voulez pas fricoter et coucher avec quelqu’un de votre chambre ou de votre unité parce qu’après, ça plombe l’ambiance ».

    Une étude parue en 2014 tendait à montrer que les dortoirs unisexes aidaient à combattre le harcèlement sexuel grâce à un phénomène de « dégenrisation ». En polissant le comportement des garçons et en dissuadant les filles de badiner, ils permettent de tisser un esprit de camaraderie, voire une relation quasi fraternelle, affirmaient les auteurs.

    #mixité #armée

    https://seenthis.net/messages/519781 via tetue


  • Un « visage humain » pour l’#écoquartier et l’indifférence pour… les humains
    http://www.nouveaujourj.fr/articles/186-un-visage-humain-pour-l-ecoquartier-et-l-indifference-pour-les-huma

    Que de soucis pour la nature et le rayonnement économique de leur #ville.

    Que d’attachement, aussi, à la « #mixité intergénérationnelle ».

    « Personne, en revanche, ne propose d’édifier un centre d’accueil pour demandeurs d’#asile. Ça tombe bien, le maire ne veut pas en entendre parler ››, se réjouit L’Est Républicain (06/02/2015), cité au rang des « partenaires ›› dans les comptes-rendus des réunions publiques organisées par la ville.

    Cela ne signifie pas que les habitants soient indifférents lorsqu’ils apprennent la réquisition de la caserne pour l’#hébergement de demandeurs d’asile. Au contraire, ils prennent le sujet à cœur et s’indignent du devenir... de leur ville : « Vandœuvre n’est pas une poubelle ! On nous colle n’importe quoi ›› (Est, 22/11/2013).

    Mais ne vous méprenez pas : Biancamaria sera bel et bien un « écoquartier à visage humain ». Déjà parce qu’il est co-construit par des entreprises vachement humaines comme Bouygues. Et surtout parce que les élus ne cessent de marteler que leur « objectif est d’y introduire une véritable mixité sociale ››.

    Enfin, entendons-nous : une mixité sociale par le haut.

    #novlangue

    http://seenthis.net/messages/486568 via Agnès Maillard


  • Logement social parisien : gabegie et usine à gaz à tous les étages | Contrepoints, Nathalie Nafy et h16
    http://www.contrepoints.org/2015/12/16/232962-logement-social-parisien-gabegie-et-usine-a-gaz-a-tous-les-etag

    Depuis des années, le discours est le même : Paris perdrait ses #pauvres et ses #classes_moyennes à cause de propriétaires trop méchants. Il faut donc protéger les #locataires de leurs griffes, ce que s’emploie ensuite à faire le législateur en pondant loi absurde sur loi absurde, quitte à corriger ensuite ses nombreuses erreurs… par d’autres lois. Et comme les autres, sœur Anne, bourgmestre parisienne, est partie en croisade à coup de lois.

    La dernière invention de la #Mairie_de_Paris, le dispositif « #multiloc’ » en est l’illustration la plus absurde puisqu’on prétend ainsi ramener les classes moyennes intramuros en payant les propriétaires pour qu’ils leur louent leurs logements. Et dans le même temps, la mairie a aussi lancé une politique de récupération/expropriation des chambres de bonne inoccupées, au prétexte qu’un million de mètres carrés seraient inutilisés dans les beaux quartiers.
    Toute l’idée derrière ces bricolages législatifs est de pousser à la #mixité_sociale puis de se féliciter bruyamment des dispositifs permettant soi-disant d’y arriver. Sur le site du parti socialiste on se glorifie ainsi qu’un immeuble social de 51 logements ait vu le jour près de la place Vendôme (1er arrondissement) et des Champs-Élysées (8ème). On apprend aussi qu’avenue de La Motte-Piquet au cœur du 7ème arrondissement, la Mairie de Paris a racheté un immeuble à 18.000 euros du m2 afin de faire vingt logements sociaux dont certains avec terrasses et balcons. Il sera possible pour une famille d’obtenir un logement de 89m2 avec vue somptueuse sur la tour Eiffel pour 900 euros par mois, charges comprises.

    Maintenant, le contribuable parisien tiquera peut-être un peu sur le fait de loger quelques familles seulement, sous prétexte de mixité, en pleine crise du #logement et à un tel prix. Par extension, il pourra calculer ce qui lui en coûtera au final lorsque la mairie sera parvenue aux 30% de logements sociaux fixée par la loi SRU, et bien se rappeler ce que scande le communiste [P"c"F] Ian Brossat, adjoint chargé du logement, qui martèle obstinément que « Les #logements_sociaux ne doivent pas être cantonnés dans le nord-est de Paris, nous devons faire de la mixité sociale partout ».

    Encore que la notion de mixité sociale à Paris fait parfois doucement sourire.

    Prenez le dispositif multiloc’, ou celui de réappropriation des chambres de bonne : normalement à destination des « classes moyennes », les petites lignes d’explication dévoilent une version très socialiste de ces dernières. Avec des revenus inférieurs aux plafonds du logement intermédiaire (41 000 euros pour une personne, 62 000 euros pour deux et 90 000 euros pour quatre), on comprend aisément qu’avec l’impératif de gagner trois fois le montant du loyer, ne seront retenus que les locataires les plus aisés et non les plus modestes.

    Quant aux HLM, leur mode d’occupation est très révélateur.

    En 2010 un article de la Tribune nous apprend que

    « (…) dans Paris, 31,4 % des locataires du parc locatif social parisien comptaient à la fin 2007 parmi les 30 % des ménages les plus #riches de France »
    Décidément, le social se niche vraiment à des endroits insoupçonnables. Mieux encore, si l’on s’amuse à lister des politiciens ou des hauts fonctionnaires qui occupent de tels logements, indépendamment de leur tendance politique, on obtient une énumération pléthorique, étayée par des scandales réguliers, que ce soit avec la gauche, avec la droite ou même le centre, personne n’est épargné.

    Un article du Monde de décembre 2013 commençait même un début de liste d’élus parisiens, toutes tendances confondues, en HLM et indiquait que les politiciens concernés « (…) invoquent en général la « précarité » de leur statut et leurs difficultés à se loger dans le privé de ce fait », ce qui ne fera sourire qu’au lendemain d’élections charnières, et encore.

    Il faut s’y résoudre, les chiffres sur l’occupation des logements HLM en région parisienne montrent un curieux paradoxe : en 2011 par exemple, 47% des locataires HLM ont des revenus supérieurs d’au moins 60% au plafond de ressources , alors que dans le parc privé, 36% des locataires ont des revenus inférieurs à ce plafond. En 2009, un des locataires HLM avait même déclaré 256.000 euros de revenus. Ces chiffres sont connus, et même commentés dans un rapport de la Cour des comptes d’avril 2015 qui y souligne que « les bailleurs franciliens ont tendance, pour équilibrer leurs opérations, à privilégier les logements du type prêt locatif social (#PLS), assortis des niveaux de loyers les plus élevés, au détriment des logements de types #PLAI et prêt locatif à usage social, accessibles aux plus modestes. »
    Ce n’est pas tout. Ce même rapport précise ainsi que « les subventions et les efforts se sont concentrés dans les zones où le coût de construction est le plus élevé et le foncier le plus rare. Ces contraintes ont souvent conduit à acquérir et conventionner des logements existants pour leur donner un statut social, sans accroissement de l’offre globale, ni modification du peuplement quand les immeubles étaient occupés. On observe en outre une part importante de petits logements au détriment des logements familiaux, car ils sont comptabilisés de la même manière dans les statistiques. »

    #Ville_de_Paris À #parti_de_notables, politique de la #rente

    http://seenthis.net/messages/440923 via colporteur


  • Nathalie Mons : « La mixité sociale est un avantage pour tous les élèves sans exception » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2015/10/18/nathalie-mons-la-mixite-sociale-est-un-avantage-pour-tous-les-eleves-sans
    http://md1.libe.com/photo/818432-college.jpg

    Le sujet a longtemps fait débat, les études récentes arrivent toutes à la même conclusion : la mixité a des effets positifs ou neutres sur les résultats scolaires de l’immense majorité des élèves. A l’exception d’une toute petite élite, qui réussit un peu moins bien scolairement quand elle se retrouve mélangée à des élèves différents.

    Mais je ne parle là que de l’impact sur les résultats scolaires. Si l’on regarde les effets de la mixité en termes de cohésion sociale, là, tous les élèves sans exception y gagnent. Même le haut de l’échelle ! La petite élite a tout intérêt à être entourée d’élèves ne venant pas du même milieu, au risque, sinon, de porter un handicap social les pénalisant dans leur vie professionnelle future.

    Enfin, je pense que les professeurs ne sont pas suffisamment formés pour enseigner dans des classes mixtes, avec des différences de niveau entre les élèves. Cela nécessite des compétences pédagogiques adaptées. C’est d’ailleurs l’un des points ressortis de notre étude menée auprès des principaux de collège : 80 % sont favorables à la mixité, mais seulement la moitié pensent que les enseignants sont efficaces devant une classe hétérogène. Il y a un déficit de formation des enseignants. Et des chefs d’établissement également. Peu savent par exemple qu’il faut de la mixité dans les classes mais pas avec des écarts scolaires trop importants. Si vous mettez des très bons élèves avec des très mauvais, cela ne fonctionnera pas. Pour que la mixité soit efficiente, la recherche a montré qu’il faut que les élèves moins bons puissent s’identifier à leurs pairs ayant un niveau scolaire plus élevé mais atteignable.

    Pardon, je n’arrête pas de poster du Libé aujourd’hui. #école #mixité (rien sur la mixité de genre)

    http://seenthis.net/messages/426581 via Aude V