• Les villages #mizrahi détruits par l’establishment israélien - [UJFP]

    http://www.ujfp.org/spip.php?article6100

    Il est bien connu que depuis les premiers temps de l’immigration sioniste en Palestine, la bourgeoisie israélienne et ses diverses branches ont détruit des centaines de villages et de villes palestiniens et syriens, qui ont été jugés ennemis de l’État. Sur la nouvelle carte de la « destruction coloniale » publiée par De-Colonizer, un centre de recherche alternatif sur Palestine/Israël, figurent les villages mizrahi – dont la moitié environ étaient yéménites – détruits par les autorités sionistes avant la fondation d’Israël et par l’État d’Israël après 1948.

    Le terme « destru(A)ction » renvoie à des communautés chassées contre leur volonté – souvent par la violence physique, et toujours avec l’aide de la violence légale et économique. D’autres villes et quartiers, tels les quartiers Mahlul et Nordia de Tel Aviv ou la cité de transit Neve Amal d’Herzliya ont aussi été détruits, quoique leurs habitants aient finalement reçu des indemnités.

    D’un autre côté, il y a eu des villages israéliens démolis contre la volonté des habitants – dans la péninsule du Sinaï par exemple – même si ces démolitions allaient à l’encontre de l’expansion coloniale d’Israël, étant donné qu’elles se produisaient dans le contexte d’un traité de paix avec l’Égypte et, de ce fait ne figurent pas sur la carte. La destruction de ces villages peut être considérée comme une forme de décolonisation.

    La destruction de ces villages juifs ne devrait pas nous étonner, en particulier si l’on considère la façon dont la bourgeoisie sioniste a toujours considéré et traité ceux de l’Est, qu’ils fussent juifs, musulmans ou chrétiens – tous Arabes.

    #israël #palestine #destruction #démolition #occupation #colonisation #expulsion

    https://seenthis.net/messages/656882 via Reka


  • La langue arabe en tête des charts israéliens grâce à trois sœurs yéménites
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-langue-arabe-en-t-te-des-charts-isra-liens-gr-ce-trois-s-urs-y-m-n

    Article d’octobre 2015

    Smadar Lavie, activiste féministe mizrahie et universitaire en poste à l’université Berkeley de Californie, [...] a avancé l’idée que ce phénomène « renforce en vérité le statu quo entre #mizrahim et #ashkénazes au sujet du contrôle du pouvoir, tout en faisant progresser sans interruption le projet sioniste qui vise à acquérir plus de contrôle sur un maximum de territoires peuplés d’un minimum de non-juifs. »

    Elle a soutenu que mettre l’accent sur la #culture #arabe en oblitérant les questions politiques arabes fonctionnait comme un « mécanisme d’abrutissement », dans la mesure où les guerres menées en permanence par Israël contre les #Palestiniens poussent les mizrahim à s’engager contre ces derniers, ce qui les décourage de se battre contre le #racisme entre communautés juives.

    En outre, la culture « n’est pas dangereuse et opère harmonieusement tant qu’elle ne s’attaque pas aux relations entre #Israël et ses voisins arabes. » Ceci permet à Israël de se présenter comme un pays tolérant et multiculturel tout en dissimulant la réalité de ses pratiques politiques, a-t-elle argumenté.

    Bien qu’elle affirme se réjouir du fait que la culture mizrahie ait infiltré les « bastions » de l’élite culturelle ashkénaze en Israël, Smadar Lavie regrette qu’« en définitive, ça ne débouche sur aucune amélioration du quotidien de la majorité mizrahie en Israël. Le #néolibéralisme israélien profite principalement aux élites industrielles et entrepreneuriales ashkénazes. L’écart entre les classes se creuse, et il est de plus en plus difficile de parvenir à une certaine stabilité pour la plupart des ménages mizrahim en termes de logement et de nourriture. Les chansons poétiques ou en arabe à la mode qui sont interprétées par des mizrahim n’apportent pas de réponse à ce genre de problèmes ».

    En plus de la suppression de leur culture, les mizrahim ont été relégués au dernier rang de la société juive israélienne depuis leur arrivée dans le pays, où on les a forcés à vivre dans des villes de développement situées en périphérie ou dans des ghettos urbains, et où ils se sont vu refuser l’accès à l’emploi et aux études.

    Même aujourd’hui, les mizrahim ont cinq fois plus de risques d’être au chômage que les ashkénazes, et ont environ moitié moins de chances d’entrer à l’université ; de plus, les salaires moyens des juifs mizrahim sont en général environ un tiers moins élevés que ceux de leurs homologues ashkénazes.

    Pour Smadar Lavie, ces réalités économiques — et les 60 ans de racisme institutionnalisé dont elles sont le reflet — éclipsent tout débat sur une éventuelle « renaissance mizrahie » qui s’inspirerait de chansons comme « Habib Galbi ».

    https://seenthis.net/messages/566015 via Kassem