• Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)
    http://partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-merde

    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12-08-2018 )

    La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement.

    Affirmer que San Francisco est un modèle de ville durable est une sacrée performance. Ou peut-être est-ce au contraire d’une simplicité confondante : il suffit de répéter cette affirmation sans l’étudier, sans aucun esprit critique. En creusant un peu, on réalise rapidement qu’elle se base sur un certain nombre d’absurdités. À commencer par le fait que le taux de 80% est une arnaque comptable[1]. La ville comptabilise en effet dans son calcul du taux de déchets recyclés, entre autres bizarreries, les déchets du bâtiment et des travaux publics. Ce qu’aucune ville ne fait[2]. Sans ce tour de passe-passe, le taux de recyclage de la ville serait plutôt de l’ordre de 60%. Au passage, on notera que Recology, l’entreprise chargée de la gestion des déchets de la ville, a été condamnée à payer 1,3 million de dollars en 2014 pour des pratiques frauduleuses. Mais cette arnaque comptable n’est rien au regard de ce qui suit.

    La ville de San Francisco (870 000 habitants) produit chaque année toujours plus de déchets, en 2013 elle en a produit plus de 2 millions de tonnes, quand la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (plus d’un million d’habitants) n’en produisait que 653 226 tonnes. Un modèle. La ville de San Francisco génère chaque jour environ 1 200 tonnes[3] de déchets non recyclables et non compostables qui sont enfouies sous terre. Un modèle.

    En outre, ce qu’ils (les gouvernements, les entreprises et les médias de masse) qualifient de #recyclage n’a rien d’écologique. Le traitement des déchets se fait toujours loin hors de la ville, dans des usines énergivores (sauf pour le bois/papier qu’ils brûlent en usine de biomasse, une autre catastrophe écologique). Dans le film Demain, on ne voit que la part des déchets qui est compostée, et c’est tout. Sachant que les déchets compostés constituent la part la moins importante des déchets collectés dans la ville. Ce qu’ils n’expliquent pas dans le documentaire, c’est qu’une grande partie des déchets (métaux, plastiques, etc.), uniquement triée, est exportée et disséminée à travers le globe, jusqu’en Chine, aux Philippines et au Vietnam — d’ailleurs, depuis que la Chine a restreint ses importations de déchets en 2017, #Recology se retrouve face à un problème relativement gênant, celui de trouver comment écouler les tonnes d’ordures qu’elle expédiait habituellement vers l’empire du Milieu. C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de #surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

    Récapitulons. Ce qu’ils nous présentent comme un #modèle de vertu écologique, de durabilité, c’est une ville dont la production de déchets par personne, relativement élevée, ne cesse de croître, et dont la gestion de ces #déchets consiste à en enfouir une partie, à en expédier une autre en Chine et ailleurs, et à en brûler une partie en incinérateur  ; c’est aussi une ville qui trafique ses calculs de taux de recyclage. Un modèle.

    Mais nous ne devrions pas avoir besoin de discuter ainsi de la soi-disant #durabilité d’une ville comme San Francisco. Comme toutes les grandes métropoles du monde, San Francisco dépend directement de l’ensemble des infrastructures et des pratiques toutes plus insoutenables les unes que les autres de la civilisation industrielle. Il faut une sacrée dose d’ignorance historique et écologique pour ne pas comprendre que l’urbanisation de la baie de San Francisco a dramatiquement ravagé ce qui était jusqu’à il y a moins de 300 ans un écosystème sain (non pollué) et plein de vie. Où sont passés les condors de Californie, les wapitis, les ours, les loups et ainsi de suite, qui pullulaient dans la baie  ? Les conséquences du développement de la civilisation industrielle dans la baie de San Francisco rappellent les conséquences de son développement partout sur la planète : extermination et disparition de nombreuses espèces vivantes, pollution des eaux (aujourd’hui, on retrouve un peu de tout dans les eaux de San Francisco, du mercure, des résidus de médicaments en tous genres, des huiles de moteur usagées, des déchets plastiques, et ainsi de suite  ; cinq des plages les plus polluées de Californie se trouvent dans la baie, qui ne cesse de s’acidifier), pollution de l’air (en ce moment, la qualité de l’air dans la baie n’est pas loin d’être la pire de tous les États-Unis[6]), etc.

    Leur manière de mesurer la qualité écologique de la ville — et d’une ville en générale — est grotesque. Comme si on pouvait se contenter de statistiques concernant le « recyclage » des déchets produits par une ville pour l’estimer. Comme si on pouvait occulter les nombreux impacts environnementaux (sans parler des impacts sociaux), entre autres choses, de la production mondialisée des appareils électroniques les plus couramment utilisés par les San-Franciscains — iPods, iPads, iPhones, Google Glass… — ou de leurs voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, ou de leur nourriture, ou de la construction des infrastructures qu’ils utilisent et des bâtiments dans lesquels ils vivent, et ainsi de suite. Si toutes ces choses étaient prises en compte, on s’apercevrait immédiatement de l’insoutenabilité totale de la civilisation industrielle et de son mode de vie. Mais elles ne le sont pas, évidemment, propagande oblige.

    Et comment ne pas parler des inégalités sociales  ? San Francisco est une des villes les plus chères des USA. La gentrification en cours n’a pour cesse d’épurer la ville de ses habitants les plus pauvres[7] :

    « La ville de San Francisco connaît un processus de #gentrification d’une violence sans commune mesure avec ce que l’on peut constater en France. On l’a longtemps appelé embourgeoisement, ou changement urbain dans le contexte de la recherche académique française, sans pour autant y mettre les significations que contient le terme anglo-saxon. Il faut pourtant être clair : il est bien question ici de processus similaires dans leurs conséquences, bien que la rapidité à laquelle ils se produisent diffère, ou que leur visibilité ne permette pas de les identifier aussi facilement. »

    Et comment ne pas voir toute la folie et l’inhumanité de la civilisation industrielle dans le fait que la ville ne parvient toujours pas à gérer les problèmes qui découlent de la présence des nombreux #sans-abri, souvent atteints de troubles psychiatriques, qui errent dans ses rues, résultat des politiques calamiteuses des gouvernements qui se sont succédé et symptôme du mal-être qui ronge la modernité  ? On estime qu’ils sont 7 500 à vivre dehors sur une population totale de 870 000 habitants (presque 1% de la population). Très récemment, la nouvelle maire de San Francisco, London Breed, dans une des premières interviews[8] qu’elle a accordées depuis son entrée en fonction, a expliqué qu’il y avait « plus d’excréments sur les trottoirs » que jamais, et qu’on « ne parle pas que de crottes de chiens, mais de matières fécales humaines ». Au cours des six premiers mois de l’année 2018, plus de 16 000 plaintes concernant des « excréments » ont été déposées auprès des autorités de la ville. La présence de déchets en tous genres, y compris de seringues, est actuellement un véritable problème pour la municipalité. Ainsi que l’explique le San Francisco Chronicle dans un article[9] intitulé « Pourquoi San Francisco fait face à un déluge de seringues » : « La ville de San Francisco distribue plus de seringues gratuites aux toxicomanes — 400 000 par mois, un chiffre qui ne cesse de croître — que la ville de New York, dix fois plus peuplée ». La consommation de drogue en public est un problème croissant dans toute la ville. Des habitants se plaignent, entre autres, de « devoir enjamber des gens qui s’injectent de l’héroïne dans les stations de métro ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HWdurZWys4I

    Ainsi que l’a récemment titré[10] le Business Insider, « Le centre-ville de San Francisco est davantage jonché de seringues, de déchets et d’excréments que certains des plus pauvres bidonvilles du monde ». Dans l’article, on apprend notamment que « la contamination de certains quartiers de San Francisco est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l’Inde ». Un modèle.

    Je me suis promené dans les rues de San Francisco. Je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire de la ville. J’ai été stupéfait par le nombre de #clochards, de #toxicomanes et de malades mentaux qu’on y rencontre. Parfois au pied d’immeubles de luxe réservés aux super-riches, ou devant les bureaux d’#Uber, de #Microsoft, ou de #Twitter. J’ai vu les gratte-ciels, ces manifestations délirantes de l’hubris de la société industrielle, dont les constructions sont autant de désastres écologiques. Les travaux incessants qui font de toutes les villes d’interminables chantiers. Les magasins de luxe de l’#hypercapitalisme actuel. Les businessmen pressés — de faire du profit, toujours plus, en exploitant les hommes et en détruisant la planète, toujours plus — qui ignorent machinalement tous les clochards qu’ils croisent lors de leur jogging matinal. Je n’ai pas vu « des gens doux et gentils, le long des rues de San Francisco », me parler de fleurs et devenir mes amis. Je n’ai pas vu de fleurs dans les cheveux mais des oreillettes Bluetooth et des smartphones dans les mains. Bref, j’y ai vu la démence commune de la modernité.

    Il n’y a rien de #durable à #San_Francisco. Comme beaucoup d’autres, cette ville incarne précisément l’insoutenabilité, l’iniquité et la folie qui gangrènent la civilisation industrielle. Ceux qui se servent de son cas pour suggérer qu’on pourrait la rendre durable ou écologique sont les idiots utiles du #capitalisme_vert. C’est l’évidence même. Ceux qui ne le comprennent (toujours) pas aujourd’hui ne manqueront pas de le constater d’ici quelques années.

    https://seenthis.net/messages/714664 via BCE 106,6 Mhz


  • #JULIE_BINDEL : La dépénalisation de la prostitution était censée protéger les travailleuses du sexe – au contraire, elle les met en plus grand danger.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/30/la-depenalisation-de-la-prostitution-etait-censee-proteger-les-tr

    Je fais campagne contre l’industrie mondiale du sexe depuis plus de 20 ans. J’ai passé de longues journées dans des bordels légaux ou semi-légaux en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Nevada.

    J’ai également visité des « quartiers chauds » dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique du Sud et en Asie, où le même libéralisme bien intentionné mais erroné a conduit les autorités locales à décriminaliser l’exploitation de la prostitution.

    Dans tous ces endroits, tout comme dans le quartier de Holbeck à Leeds*, au Royaume-Uni, la déréglementation a non seulement échoué à actualiser ses promesses, condamnant la majorité des femmes impliquées à une vie de dégradation physique et mentale épouvantable, mais elle a également provoqué une augmentation de la demande masculine et considérablement aggravé le problème.

    Dans les pires cas, maintenant évidents en Europe et dans une grande partie du monde en développement, cela a entraîné une explosion de la traite de jeunes femmes et de jeunes filles.

    Pour chaque prostituée heureuse (s’il en existe vraiment), il y en a des milliers pour qui la vie est sordide et dangereuse.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.telegraph.co.uk/news/2018/07/23/decriminalising-prostitution-supposed-keep-sex-workers-safe

    Julie Bindel est une auteure et commentatrice féministe de premier plan et elle est l’auteure de The Pimping of Prostitution, Abolishing the Sex Work Myth (Palgrave Macmillan, 2017).
    #prostitution #travail_du_sexe #réglementarisme #abolition #modèle_nordique

    https://seenthis.net/messages/711899 via Tradfem


  • « L’#Europe a construit sa #domination en écrivant l’#histoire des autres »
    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20171222.OBS9679/l-europe-a-construit-sa-domination-en-ecrivant-l-histoire-des-au
    https://media.nouvelobs.com/referentiel/1200x630/16370374.jpg

    Les Espagnols ont fait entrer les Indiens dans une chronologie qui est celle du calendrier chrétien, avec un passé qui commence en l’an 0, et une conception du temps qui se découpe entre passé-présent-futur. Les Européens ont obligé les Indiens à penser leur monde à travers leurs « lunettes », ils ont marginalisé les modes d’#expression indigènes, ils ont domestiqué leurs #imaginaires. L’un des piliers de ce processus d’#occidentalisation du monde est la cristallisation de la parole sous la forme du #livre. La #suprématie de l’#écrit a bouleversé l’#imaginaire jusque-là prédominant.

    Ce qui se joue est symboliquement et intellectuellement très violent. En imposant un cadre de #pensée, les Européens ont colonisé ces populations définitivement. Ils ont aboli leur monde. Dès lors, ces autres peuples ne pouvaient plus se regarder que dans le miroir de l’#Occident : ils ont été sommés d’imiter le #modèle européen.

    https://seenthis.net/messages/656033 via Kassem


  • La face cachée du #modèle_suédois : sa #bulle_immobilière
    https://www.mediapart.fr/journal/international/191217/la-face-cachee-du-modele-suedois-sa-bulle-immobiliere

    Les prix de l’immobilier ont bondi de 232 % en #Suède depuis vingt ans. La bulle, alimentée par les « réformes », est cependant sur le point de se dégonfler. Avec la possibilité d’un scénario particulièrement inquiétant.

    #International #Economie #politique_monétaire


  • La crise catalane, hallali de l’Etat de droit en Europe ? | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/11/07/la-crise-catalane-hallali-de-letat-de-droit-en-europe
    https://neewram.files.wordpress.com/2017/11/marwen-belkaid2.jpg

    Est-ce donc ça le #modèle politique qu’ils souhaitent ? L’état d’urgence permanent couplé à l’emprisonnement de ceux qui ne pensent pas comme eux et pourraient les déranger ? Je crois qu’il est éminemment important de se lever contre ces pratiques qui ont lieu tout près de nous et qui ont déjà pu avoir lieu chez nous par le passé. Je suis de ceux qui croient farouchement que sur la question de l’Etat policier et arbitraire il suffit de descendre une marche pour dévaler tout l’escalier en moins de temps qu’il ne faut pour s’en rendre compte. D’aucuns vont même plus loin et justifient cet emprisonnement au motif que lesdits ministres auraient agi illégalement en soutenant et organisant le referendum. Il va sans dire que je m’étrangle à la lecture de tels arguments. Jamais ou presque dans l’histoire (l’Ecosse par exemple récemment fait partie de ces exceptions), un referendum d’indépendance ne se fait sans une lutte acharnée. Faire croire qu’un referendum d’indépendance est toujours le fruit d’un processus de dialogue est une fable que l’on raconte aux enfants pour les tenir éveillé. Je n’ai personnellement pas d’avis tranché sur la question de l’indépendance de la Catalogne pour la simple et bonne raison que je n’ai pas assez d’éléments pour avoir un avis pertinent mais je crois qu’il est fondamental que les Catalans aient le droit de se prononcer de manière sereine sur cette question-là.

    #démocratie #europe

    https://seenthis.net/messages/643094 via Agnès Maillard


  • #chômage, #apprentissage, formation : l’acte 2 des #réformes Macron est lancé
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/161017/chomage-apprentissage-formation-lacte-2-des-reformes-macron-est-lance

    Jeudi et vendredi, le président a reçu les #syndicats et le #patronat pour leur présenter la nouvelle étape de la transformation du #modèle_social français qu’il entend mener. Après avoir « libéré » le droit du travail, il promet d’« inventer de nouvelles protections ». Mais les interrogations sont nombreuses, notamment autour de l’assurance chômage.

    #Economie #assurance-chômage #formation_professionnelle #partenaires_sociaux


  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Le grand timonier Macron veut faire de la France une "start-up nation".
    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

    Voir la suite de cet article sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-start-up-la-vraie-France-des-assistes.html

    #Pillagedelargentpublic #StartupNation #véloélectrique #modèlegrenoblois

    https://seenthis.net/messages/608472 via Le Postillon


  • Nous sommes des paysans de l’Internet : achevez-nous… ou sauvez-nous !
    https://reflets.info/nous-sommes-des-paysans-de-linternet-achevez-nous-ou-sauvez-nous

    Je lis tous ces commentaires et analyses négatives sur notre passage au payant. Je repense à la conférence gesticulée de Lunar de ce samedi soir que je suis en train de mettre en ondes pour […]

    #Breves #abonnements #GAFAM #gratuité #modèle_économique #presse_indépendante #presse_payante #pure-player

    https://seenthis.net/messages/604546 via Reflets [RSS]


  • Quand la #série « 13 Reasons Why » nous plonge au sein du #harcèlement genré
    https://theconversation.com/quand-la-serie-13-reasons-why-nous-plonge-au-sein-du-harcelement-ge
    https://cdn.theconversation.com/files/167875/width1356x668/file-20170504-20192-4so32d.jpg

    Au final, 13 Reasons Why ne fait que présenter des adolescent(e)s qui suivent à la lettre ce qu’on leur a appris. Que les #modèles de #genre qui s’offrent à nos adolescent(e)s demeurent extrêmement restrictifs et dommageables. Que les modèles dominants de #masculinité perdurent et affectent la manière dont les jeunes hommes interagissent avec leurs pairs. Qu’une fille bien doit être attirante et désirable, mais ne peut se permettre d’être proactive dans sa #sexualité (en se présentant sous son meilleur jour, en recherchant activement les rapprochements sexuels, en y trouvant du plaisir, etc.). Que celles qui ne se soumettent pas à ces règles sont sévèrement punies. C’est peut-être cela aussi qui, ultimement, choque : la démonstration appuyée de la force, voire de l’inévitabilité, des processus de socialisation genrée. « Nothing anyone did to Hannah was any different than was happens to every girl at every high school » (« Ce qu’Hannah a subi, c’est ce que vivent toutes les filles, dans tous les lycées »), explique Marcus vers la fin de la série. N’est-ce pas, en soi, l’un des moments les plus bouleversants de la série ?

    #suicide #adolescence

    https://seenthis.net/messages/598816 via Agnès Maillard


  • La crise politique en #France, expliquée par l’absence de « bloc social dominant »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010417/la-crise-politique-en-france-expliquee-par-l-absence-de-bloc-social-domina

    © Raisons d’agir Les économistes #Bruno_Amable et #Stefano_Palombarini proposent une grille de lecture à la décomposition de la scène politique française. Selon eux, la crise actuelle est l’aboutissement d’une vieille incapacité des gouvernants à forger des alliances majoritaires dans le corps social, en appui à la libéralisation du modèle social.

    #bloc_social #décisionnisme #modèle_social_français #modernisme #PS


  • christian-jacquiau.fr » Les coulisses de la GD Publications » Supermercats no gracies… en français
    http://www.christian-jacquiau.fr/supermercats-no-gracies-11522

    six vidéos pour comprendre les enjeux de la grande distribution…

    https://www.youtube.com/watch?v=f6LnjSZU78I

    https://www.youtube.com/watch?v=t_KIeC_wEE0


    6 centrales d’achat seulement pour toute la France : situation de quasi monopole #mondialisation, pression sociale.

    https://www.youtube.com/watch?v=sOY8a2Pf8XU


    L’impératif de libéralisation : pression en Europe et au niveau de l’OMC pour supprimer les règles qui pourraient protéger les producteurs contre les grands distributeurs. Les distributeurs pratiquent le chantage à l’emploi pour faire pression sur les politiques : créent en fait 1 sous-emploi mal-payé contre 5 #emplois réels disparus. Et même cet emploi est en voie de disparition.
    #commerce_inéquitable : supprimer l’humain ! Aujourd’hui les distributeurs ont même externalisé auprès des fournisseurs les mises en place dans les magasins.

    https://www.youtube.com/watch?v=Q7inhdhKWEo


    On ne peut pas vouloir lutter contre la #précarité, la misère, la pollution, l’exploitation et pousser son caddie le samedi ! Derrière chaque produit, il se cache quelque chose : faire ses courses, c’est comme un bulletin de vote ! Consommateur vs citoyen.
    La France a une forte conscience politique, mais s’attaque toujours aux effets et jamais aux causes. On veut préserver le modèle social mais on ne lutte pas contre les grandes surfaces qui détruisent le monde agricole, l’artisanat, la proximité, le commerce, etc.
    La grande distribution est un modèle de société sur lequel la France est très en avance sur le reste du monde : #appauvrissement général et diffusion de cet appauvrissement via la globalisation.

    https://www.youtube.com/watch?v=Ekl2m4gFRwk


    L’impact de ce #modèle sur les pays du sud où il n’y a pas de #protection sociale préalable. Cela dit, ce modèle enterre aussi la protection sociale dans les pays du nord. Le #bio n’est pas forcément #équitable et l’équitable n’est pas forcément bio.
    La grande distribution s’approprie aussi le bio et l’équitable pour créer des marchés de niche et assécher les leviers de transformation de la société. Logique de #récupération.

    https://www.youtube.com/watch?v=N17UlIFW_ys


    Penser au modèle de société en amont du caddie et explorer les #alternatives. #circuits_court. Demander des comptes quand on achète un produit.
    La grande distribution a des conséquences sur l’ensemble de la population. C’est la fin d’un système, d’une #modernité des années 60 : #relocalisation. Prise de conscience du pouvoir du consommateur.

    Huit ans plus tard, on tempère son optimisme… (le changement, ce n’est pas encore pour maintenant).

    https://seenthis.net/messages/513018 via Agnès Maillard


  • J’ai déjà répertorié ce reportage sur seenthis (http://seen.li/7yzo), mais là j’ai transcrit ce que dit Yves Nidegger (#UDC), politicien suisse, avocat et membre du conseil national suisse (représentant du canton de Genève).
    C’est à partir de la minute 5’05 : http://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/migrants-en-mediterranee?id=6733003
    Si quelqu’un ne me croit pas...

    « Il n’est pas question que l’Union européenne, devant le fait accompli, laisse entrer l’Afrique, parce qu’au fonds c’est de cela qu’il s’agit : on a un continent déstabilisé, sans ordre public sur les côtes nord, avec une responsabilité de l’Occident parce qu’on les a cassés ces ordres publics, arbitraires, mais au moins existants ».
    Et il continue... sur le #modèle_australien...
    « Il faut distinguer l’opération de sauvetage de noyés, qui est purement humanitaire, mais n’a rien à voir avec la question de la migration. Ces gens n’ont pas vocation à migrer et certains d’entre eux ont vocation à demander l’asile, qu’ils le fassent dans des camps organisés sur le continent africain comme le font les Australiens avec un certain succès »

    (j’ai promis à moi même de ne faire AUCUN commentaire !)
    #migrations #asile #réfugiés #externalisation

    http://seenthis.net/messages/425524 via CDB_77