• L’épuisement professionnel des patrons : des conséquences variables sur les salariés selon la taille de l’entreprise et la formation des dirigeants
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    À l’évidence, l’#échec professionnel dans notre culture reste stigmatisé. Notre #système d’#éducation est en effet calé sur un seul modèle de réussite celui du parcours d’excellence. Symbolique et emblématique, le parcours sans faute qui conduit un jeune au sortir d’une #sélection précoce à 18 ans, à l’âge de l’#immaturité, sur la base d’une note obtenue en mathématiques, à atteindre les plus hautes fonctions en passant par les classes préparatoires, puis les grandes écoles. L’accès au nirvana des postes de commandement dans les grandes #entreprises étant accéléré par le tremplin qu’offre le passage dans les cabinets ministériels. C’est pour cette raison que l’on a coutume de dire qu’en France la réussite de la #carrière professionnelle se mesure à 23 ans tandis qu’en Allemagne la mesure s’établit à un âge beaucoup plus tardif, à 48 ans. Il est vrai que chez notre grand voisin, le mode de sélection des jeunes futurs dirigeants intervient plus tard, vers 25 ans, à l’âge de la maturité sur la base le plus souvent d’un travail de recherche au cours duquel le jeune se coltine les travaux de ses aînés, ce qui contribue à renforcer sa #modestie et lui apprend à maîtriser son ego. De plus, les Allemands forment l’ensemble d’une génération et pas simplement une petite élite hautement « raffinée » par un système à bout de souffle qui fait perdurer en France les privilèges qui tiennent plus à l’ancien régime aristocratique qu’au monde globalisé.

    https://seenthis.net/messages/546834 via Agnès Maillard