• La Sociale - Leur #morale et la nôtre
    http://la-sociale.viabloga.com/news/leur-morale-et-la-notre

    Le « penelope-gate » est un révélateur intéressant. Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le #népotisme légal. Tous se sentent la #conscience en paix. Mais tous ont perdu tout sens de cette « morale publique » que Montesquieu nommait « vertu ». Les leçons de morale sont à destination du petit peuple et ne visent qu’à lui faire accepter sa misérable condition, les « grands », eux, sont dispensés de toute morale. Si le « surmoi » est selon Freud un patrimoine de la civilisation, le surmoi des grands est minimaliste. Mais il faut aller jusqu’au bout de cette affaire qui dépasse de loin la personne de François Fillon et de son éventuel avenir #politique au moment où à droite on ne se prive pas d’envisager l’hypothèse d’un « plan B » pour remplacer au débotté un Fillon devenu incapable de poursuivre sa campagne. La destruction de la morale publique a une source, très bien identifiée par Hannah Arendt, l’invasion du domaine public par les intérêts privés . Dès lors que les politiciens s’identifient aux chefs d’entreprises, ils trouvent normal de se conduire comme eux. Embaucher sa femme comme « collaboratrice », lui faire payer une automobile de fonction (genre BMW ou Mercédès) sur les frais de l’entreprise, etc.. Cela s’appelle « abus de biens sociaux », mais c’est une pratique extrêmement courante. Qu’un mandat électif soit un devoir, une charge qu’on doit assumer avec une certaine décence, et non un bon « job », voilà une idée qui disparaît de notre vie publique. Il y a toujours dans toutes les républiques des politiciens plus ou moins honnêtes, plus ou moins corrompus. Les Cincinnatus et les Caton étaient rares même aux meilleurs moments de la République romaine. Mais notre république a institutionnalisé depuis longtemps ces pratiques et on instillé dans l’opinion publique l’idée que tout cela n’est pas grave, qu’ils « sont tous pareils ». Le pire n’est donc pas la #corruption ou les prébendes d’Untel ou Untel, le pire est dans la corruption du peuple qui ne dispose ni des moyens, ni de la volonté de s’opposer aux « grands » qui peuvent continuer sans vergogne leurs petites affaires. Il semble que la restauration de la vertu républicaine n’intéresse personne et la plupart des candidats – sans doute parce qu’ils ne veulent pas être traités de « populistes » n’en parlent pas ou n’y font que quelques allusions gênées. Le citoyen goguenard en conclut qu’ils se tiennent tous par la barbichette ! Et du coup se trouve lui aussi légitimé dans tous ses petits arrangements avec la morale publique. On attend, en vain, le candidat qui proposera de restaurer cette morale publique, de tailler dans le vif dans ces #privilèges des « grands », ceux des ministres qui se sont agrandir aux frais de Marianne leurs appartements de fonction, utilisent les Falcon officiels pour leurs déplacements privés, prêtent à leur fils, pour ses petites soirées les résidences de la République, sans parler de ses anciens premiers ministres et présidents qui prêchent l’austérité aux pauvres et gardent voitures de fonction, bureaux et protection rapprochée, et émoluments confortables en sus d’une retraite déjà très confortable. Ils peuvent mener la vie privée qui leur convient, avoir des maîtresses ou des amants, mais bas les pattes, pas touche au pot de confiture ! L’#indécence ordinaire de la caste dirigeante a atteint un point où cela devient une question politique de premier plan. Vous ne pouvez pas dire « dehors les voleurs de droite et de gauche » : tout le monde va vous tomber sur le dos et vous accuser de « faire le jeu du FN ». Mais ça brûle les lèvres. Car s’il est bien quelque chose qui fait le plus grand tort à la République, c’est bien cette intempérance généralisée des « grands » qui nourrit la haine du peuple.

    https://seenthis.net/messages/565451 via Agnès Maillard


  • Misère de l’espace moderne - Olivier Barancy
    http://agone.org/contrefeux/miseredelespacemoderne

    Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie.

    Architecte, Olivier Barancy a notamment traduit et édité William Morris, L’Âge de l’ersatz (L’Encyclopédie des nuisances, 1996).

    #urbanisme #architecture #morale #éthique #Le_Corbusier

    https://seenthis.net/messages/563055 via RastaPopoulos


  • L’importance d’être un chien
    http://www.laviedesidees.fr/L-importance-d-etre-un-chien.html

    Les #animaux ont-il une vie #morale au même titre que les humains ? La philosophe Alice Crary soutient qu’ils sont visiblement porteurs de qualités morales, comme nous le montre la #littérature. Mais les valeurs sont-elles ainsi susceptibles d’un constat empirique ?

    Livres & études

    / animaux, morale, littérature

    #Livres_&_études

    https://seenthis.net/messages/557262 via La Vie des idées



  • #DPDA #France2 #Lenglet #Morales
    Réponse du médiateur de l’info à ma protestation suite à la calomnie d’E.Morales par F. Lenglet dans DPDA (erreurs orthographiques incluses…) :
    Bonjour Monsieur
    François Lenglet à adresser la lettre suivante à l’ambassadeur de Bolivie en France :

    Monsieur l’Ambassadeur,

    En réponse à votre lettre du 27 mai dernier, je prends acte de la décision de la commission d’enquête parlementaire au sujet de l’affaire CAMC. En conséquence, même si je note que cet avis a été jugé partial par l’opposition bolivienne, je considère que les termes que j’ai utilisés pour qualifier le président Morales, lors de ce débat télévisé pour le moins animé, n’étaient pas appropriés.

    Je vous prie donc de bien vouloir prendre acte de cette mise au point, et souhaite vous assurer de mon respect pour la Bolivie et ses institutions. Je suis du reste tout prêt à vous témoigner de cela de vive voix, si vous avez le loisir de me recevoir. Je vous prie, d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de ma haute considération.”

    Nous avons choisi de retirer l’émission de nos sites, une nouvelle version sera disponible très prochainement.


    Cordialement
    Nicolas Jacobs
    Médiateur de l’information
    France 2


  • Votre #attention est rare, et chère, par @xporte
    http://www.franceculture.fr/emissions/la-revue-numerique/votre-attention-est-rare-et-chere

    On voit donc qu’il est insuffisant d’analyser cette question de l’attention sous l’angle de la seule #morale personnelle (« moi j’ai mes trucs pour rester attentif ») mais qu’il y a quelque chose de profondément politique dans cette question. Au point que Matthew Crawford propose une solution très séduisante : il faut considérer l’attention comme un bien commun. Au même titre que d’autres ressources menacées de rareté ou de dégradation – l’eau ou l’air par exemple -, il faudrait imaginer une gestion de l’attention qui ne soit pas ni publique (parce que si l’Etat a le monopole de la gestion de l’attention, on peut craindre le pire), ni privée (ça c’est ce qu’on connaît et c’est pas top), mais commune donc. On pourrait décider collectivement de ce qu’on accepte comme sollicitations au lieu de laisser chacun dans l’illusion de sa pseudo autonomie. Il y a de l’utopie là-dedans, certes, mais ça a au moins le mérite de montrer que si on ne fait pas de l’attention une question #politique, on en restera à se plaindre de l’impolitesse de nos semblables, ce qui est peu fertile.

    Et donc je découvre ce bouquin que je vais m’empresser de me procurer (et qui devrait intéresser @mona notamment) :

    Matthew B. CRAWFORD - Éditions La Découverte
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Contact-9782707186621.html
    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/DEC/P2/9782707186621.GIF

    http://seenthis.net/messages/463813 via tbn


  • Cartographie de l’ordre mondial politique et moral

    Bon, c’est pas contemporain, la carte date de 1828 et c’est William Woodbridge qui s’y est collé. Mais deux siècles c’est quelques secondes à l’échelle géologique et on peut dire que c’était la semaine dernière. Et je me dis que peut-être on peut comprendre un peu de ce qui se joue aujourd’hui dans ce monde bouleversé en regardant bien cette carte...

    C’est l’époque ou les trois quart des États-Unis étaient classés en catégorie « sauvages ». Dans un certain sens, ça n’a pas beaucoup changé depuis. A part les sauvages, il y a aussi les barbares et une distinction ésotérique entre les peuples « demi-civilisés » et les « civilisés ».

    Enjoy, c’est en HD en dessous.

    la source : David Rumsey map collection
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/detail/RUMSEY~8~1~219033~5504425:Moral-And-Political-Chart-Of-The-Wo?sort=Pub_Date%2CPub_List_No_InitialSort&qvq=w4s:/who%2FWoodbridge%25252C%2BWilliam%2BC.%2Fwhere%2FWorld;sort:Pub_Date%2C

    https://farm2.staticflickr.com/1523/24703633552_a6149511e9_o_d.jpg

    #cartographie #civilisations #sauvages #barbares #demi-civilisés #peuples #classification #hiérarchisation #morale

    http://seenthis.net/messages/457883 via Reka


  • La morale et le civisme retournent à l’école - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/la-morale-et-le-civisme-retournent-1524.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1524.jpg

    On attend de chaque enfant qui vient au monde d’enfanter le monde nouveau pour accueillir « la famille humaine » (Déclaration universelle des droits de l’Homme, 1948). C’est le défi de la civilisation pour retarder la fin de l’Anthropocène, c’est-à-dire la disparition inéluctable de l’Homme, comme espèce, de la Terre. L’Enseignement Moral et Civique (EMC) à l’école apporte-t-il une partie de la réponse à cet enjeu ?

    #école #julesferry #morale #civisme


  • Dieudonné et Alain Soral entrent officiellement en politique
    http://lelab.europe1.fr/dieudonne-et-alain-soral-entrent-officiellement-en-politique-1365994

    Le parti « Réconciliation nationale » fondé par Alain Soral et Dieudonné vient de naître très officiellement. Le site Égalité et Réconciliation du sieur Soral annonce ce mercredi que « l’enregistrement par la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) de la déclaration de mandataire financier du parti » est parvenu aux concernés. « Nous sommes donc désormais dans l’attente d’une réponse de la Banque de France afin de pouvoir simplement ouvrir les adhésions aux sympathisants du parti », ajoute le site.

    Lire Evelyne Pieiller, « Alain Soral ou les embrouilles idéologiques de l’extrême droite » (octobre 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/10/PIEILLER/49683

    (…) C’est que [la] véritable obsession [d’Alain Soral] est bien moins la justice sociale que le sauvetage de la France — « Je veux sauver la France, voilà » (vidéo rentrée 2012, 3e partie) — et ce qu’elle lui paraît représenter. En d’autres termes, la #politique lui importe moins que la morale, la révolution moins que la nation. La #morale, pour le sens qu’on peut donner à sa vie personnelle ; la nation, pour le sens qu’on peut donner à la vie collective.

    Si les rapports de classe sont une thématique omniprésente dans son propos, leur étude y demeure fluette. Car l’essentiel de son analyse est porté par une conception de l’homme que le #libéralisme, devenu synonyme de modernité, chercherait à détruire. L’ennemi fondamental, c’est ce qui incite « à la consommation compulsive et à l’individualisme » (charte d’E&R), c’est-à-dire l’« idéologie du monde marchand ». Bien davantage que l’exploitation, ce qui est à condamner dans le néolibéralisme, c’est qu’il produit « une société vouée à ses pulsions » (vidéo, mai 2013), entraînant ainsi un affaiblissement du sens du collectif, et donc de la conscience politique, via l’épanouissement sollicité de l’égoïsme, de l’esprit de compétition, de la recherche du plaisir. Or seule la nation est « apte à protéger les peuples des profits cosmopolites qui n’ont ni patrie ni morale », et pervertissent les #valeurs qui dépassent la seule satisfaction personnelle. Le saut est brutal.

    De quoi la #nation est-elle donc ici le nom ? [#st]


  • Bouton du mandarin — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouton_du_mandarin

    Le bouton du mandarin est une métaphore souvent attribuée à Jean-Jacques Rousseau qui l’aurait imaginée pour examiner les racines du comportement moral de l’individu. Rousseau demande à son lecteur comment celui-ci agirait s’il pouvait par un simple acte de volonté, sans quitter Paris et sans jamais être suspecté, tuer un vieux mandarin habitant Pékin et dont la mort lui apporterait quelque avantage.

    En réalité, cette métaphore fut attribuée à Rousseau par Honoré de Balzac dans Le Père Goriot. En effet il fait dire à son personnage Eugène de Rastignac :

    « As-tu lu Rousseau ? […] Te souviens-tu de ce passage où il demande à son lecteur ce qu’il ferait au cas où il pourrait s’enrichir en tuant à la Chine par sa seule volonté un vieux mandarin, sans bouger de Paris ? »

    Mais il semble que Balzac l’ait en fait empruntée à Chateaubriand dans Génie du christianisme :

    « O conscience ! ne serais-tu qu’un fantôme de l’imagination, ou la peur des châtiments des hommes ? je m’interroge ; je me fais cette question : “Si tu pouvais par un seul désir, tuer un homme à la Chine et hériter de sa fortune en Europe, avec la conviction surnaturelle qu’on n’en saurait jamais rien, consentirais-tu à former ce désir ?” »

    Sigmund Freud la cite à son tour dans Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort pour analyser les motivations inconscientes pouvant pousser l’individu à accepter, voire à participer, aux horreurs de la guerre :

    « Dans le Père Goriot, Balzac cite un passage de Rousseau, dans lequel celui-ci demande au lecteur ce qu’il ferait si, sans quitter Paris et, naturellement, avec la certitude de ne pas être découvert, il pouvait, par un simple acte de volonté, tuer un vieux mandarin habitant Pékin et dont le mort lui procurerait un grand avantage. Il laisse deviner qu’il ne donnerait pas bien cher pour la vie de ce dignitaire. “Tuer le mandarin” est devenu alors une expression proverbiale de cette disposition secrète, inhérente même aux hommes de nos jours. »

    Le terme de « bouton » est souvent utilisé pour renforcer la désinvolture avec laquelle pourrait s’accomplir ce meurtre avec impunité garantie. Georges Bernanos fera remarquer dans La France contre les robots :

    « un soudard pouvait jadis tuer une femme, dix, vingt, sans états d’âme. Mais cent ? Mais mille ? La lassitude, à défaut d’écœurement l’aurait empêché de continuer. De nos jours, le pilote d’un bombardier peut déclencher la mort de cent mille personnes par un geste aussi peu chargé émotionnellement que celui consistant à boire une tasse de thé. »

    Mais il semble que ce soit au philosophe Alain (Émile Chartier) que l’on doive le terme précis de « mandarin ». Dans son Propos sur le bonheur daté du 27 décembre 1910, il écrit : « Chacun, à toute minute, tue le mandarin ; et la #société est une merveilleuse machine qui permet aux bonnes gens d’être cruels sans le savoir ». #violence #cruauté #morale

    http://seenthis.net/messages/369279 via tbn