#muslimban

  • Le #MuslimBan ne sort pas de nulle part : il s’inscrit pleinement dans la politique internationale US de ces dernières années
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/il-n-en

    Il n’en demeure pas moins honteux. Alors que la résistance s’organise aux États-Unis contre le décret raciste interdisant l’accès au pays aux ressortissants de 7 pays, nous publions une traduction d’un texte de Glenn Greenwald, initialement paru sur le site de The Intercept.

    #Décret_anti-immigration_de_Trump


  • Elle sait de quoi elle parle !
    Un communiqué de L’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?newsletter4481
    « Muslimban » et réseaux sociaux : en France et au Québec, les logiques de l’exclusion et du racisme
    Le hashtag #muslimban sur les réseaux sociaux évoque le « bannissement des Musulmans » par le nouveau président des États-Unis. Il est plutôt l’occasion de dénoncer Trump, de signaler – parfois avec une nuance de surprise – ces manifestations de solidarité si nombreuses aux États-Unis. Certains rappellent la honte des Lois de Nuremberg en 1935 ; d’autres s’indignent du bannissement des Irakiens alors que le pays a été envahi par les États-Unis qui y ont semé la dévastation avec les résultats que l’on sait ; et on cite ces synagogues canadiennes qui accueillent des réfugiés syriens.

    Sous le pseudonyme de Catwoman, un/e identitaire islamophobe fait aussi le parallèle avec l’Allemagne nazie, mais c’est pour proposer « des cars pour un voyage touristique des #muz à Auschwitz ». La recommandation d’organiser un voyage à « frais de transport gratuit » accroît encore l’ignominie du message.

    L’UJFP, avec d’autres, a fait depuis longtemps la comparaison entre l’antisémitisme des années 1930 et l’islamophobie d’aujourd’hui. Alain Gresh parle de « frères jumeaux » à propos du livre d’Ilan Halevi, Islamophobie et judéophobie. L’effet miroir.

    Il semble que les nazillons français souhaitent à présent passer aux travaux pratiques. C’est fait au Québec où, selon Le journal du Québec, le suspect de l’attentat odieux contre la mosquée – qui a fait 6 morts dont l’imam – s’était radicalisé sur les réseaux sociaux à l’occasion de la venue de Marine Le Pen. D’une hostilité violente aux féministes – qu’il qualifiait de « féminazies » –, c’est un admirateur de Trump et aussi de l’armée israélienne.

    On sait que la fermeture des frontières américaines aux Juifs fuyant le nazisme a bloqué beaucoup d’entre eux en Europe nazie, avec comme conséquence ces voyages vers la mort.

    On attend les réactions des pseudo-laïques qui ferment les yeux devant l’islamophobie, des obsédés du voile et de l’Islam et des antiracistes de pacotille.

    L’UJFP a fait un signalement de ce tweet ignoble (pour le visualiser, cliquez ici) mais n’attend pas grand-chose de l’entreprise Twitter.

    Nous savons que ce qui compte, c’est de réaffirmer notre solidarité avec les « #muz » dans le combat commun de l’antiracisme politique.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 31 janvier 2017.


  • Immigration : réseaux sociaux et médias mobilisent contre le décret de Trump - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/articles/2017-01-29/Immigration-reseaux-sociaux-et-medias-mobilisent-contre-le-decret-de
    http://www.arretsurimages.net/media/article/s96/id9504/original.95939.png

    observatoire du 29/01/2017 par Robin Andraca
    Immigration : réseaux sociaux et médias mobilisent contre le décret de Trump
    Twitter, Google, Facebook et le New York Times : même combat

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    Mots-clés : Bannon, Facebook, google, MuslimBan, Trump, Twitter

    Quelques jours après "La marche des femmes", plusieurs milliers d’Américains ont manifesté dans une demi-douzaine d’aéroports du pays pour obtenir la libération de passagers d’origine étrangère détenus par les services d’immigration, en vertu d’un décret signé vendredi soir par Trump. La levée de boucliers était aussi visible dans les médias et sur les réseaux sociaux, dessinant en creux deux Amériques : d’un côté, Google, Facebook, Twitter et les médias traditionnels. De l’autre, Trump et Breitbart.

    Ce 28 janvier 2017, la statue de la Liberté est en pleurs. Tout du moins en une du très modéré New York Daily News, imprimé à plus de 700 000 exemplaires jour et qui titre, après la signature d’un décret interdisant l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans : "Fermeture de la Porte d’or".

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    Il y eut ces deux derniers jours dans les médias quelques larmes, mais surtout beaucoup de colère. Comme dans une tribune publiée le 27 janvier par le New York Times, signée de l’éditorialiste Roger Cohen : "Le président n’aime pas les musulmans. C’est très clair. C’était déjà évident quand il a proposé, pendant la campagne, de leur interdire temporairement l’entrée aux Etats-Unis. C’était aussi évident quand il avait affiché son mépris pour la famille d’un militaire américain musulman, tué en Irak (…) Une traduction rugueuse du slogan de Trump, « L’Amérique d’abord », pourrait être « Les musulmans en dernier »". Avant d’ajouter : "Pour Trump, ce n’est pas un décret anti-musulmans. Non, c’est juste un décret contre beaucoup de musulmans".

    Un avis partagé par la chaîne CNN, qui avait failli se faire virer de la première conférence de presse de Trump président et qui affichait en bandeau ce 28 janvier un très ironique "134 000 000 de personnes n’ont plus le droit de rentrer aux Etats-Unis".

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    Autre angle d’attaque : le site économique Bloomberg note que le décret anti-immigration de Trump exclut les pays avec lesquels sa société, la Trump Organization, est engagée commercialement. L’Egypte (où Trump détient deux sociétés), la Turquie (où deux Trump Towers ont été construites), et l’Arabie Saoudite (où la Trump Organization est en négociations pour plusieurs contrats à Jeddah, deuxième plus grande ville du pays) ne sont pas, en effet, concernés par le décret signé vendredi soir.

    La faute à Obama ou aux Fake News ?

    Cette offensive contre Trump est relativisée par Glenn Greenwald, à l’origine des révélations d’Edward Snowden et fondateur du site The Intercept. Dans une longue tribune publiée le 28 janvier, le journaliste estime que ce décret anti-immigrants n’est pas la faute de Trump, mais le "point culminant" de la guerre contre le terrorisme lancée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. "Cinq des septs pays sur la liste de Trump ont été bombardés par Obama, alors que les deux restants, l’Iran et le Soudan, ont été durement sanctionnés par son administration", rappelle le journaliste américain. Pour lui, la proposition "honteuse" de Trump ne vient pas de nulle part : elle est la "manifestation la plus logique et grotesque" de la politique menée par les Etats-Unis depuis des années au Moyen-Orient. Pour leNew York Times, ce sont plutôt les fake-news sur les réfugiés, diffusées ces derniers mois par des deux médias phares de l’extrême droite américaine,Breitbart et InfoWars, qui ont conduit à la situation actuelle.

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    Justement, que dit Breitbart, dirigé il y a encore peu par Steven Bannon (qui vient d’être nommé à la tête du Conseil National de Sécurité, qui décide de la politique étrangère américaine) de ce décret ? Que du bien. "Des groupes violents lié à CAIR provoquent le chaos et encouragent les manifestations et actions en justice, alors que Trump protège la Nation", titre le site. Dans le viseur du site d’extrême droite qui veut s’implanter en France : le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), une association de défense des droits des musulmans américains, accusée sans preuve d’être à l’origine des nombreux rassemblement spontanés et pacifiquesqui ont eu lieupour obtenir la libération des passagers d’origine étrangère détenus par les services de l’immigration.

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    Twitter, Google et facebook contre Trump

    Sur les réseaux sociaux, la gronde s’est organisée derrière le hashtag #MuslimBan. Des dizaines de milliers de messages ont été publiés depuis le 27. D’abord pour dénoncer le décret signé par Trump, ensuite pour montrer en photos ou en vidéos les foules qui se rassemblaient progressivement autour des aéroports, et enfin pour saluer l’action de la juge fédérale de Brooklyn, Ann Donnelly, qui a ordonné aux autorités de ne procéder à aucune expulsion des ressortissants des sept pays concernés si ces derniers disposent des papiers les autorisant à entrer aux Etats-Unis. Les vidéos des ressortissants libérés, en pleurs au moment de retrouver leur famille, ont ensuite été partagés des milliers de fois sur ces mêmes réseaux.

    Plusieurs représentants politiques ont également pris la parole sur Twitter pour dénoncer ce décret. C’est notamment le cas d’Hillary Clinton, qui a dit "soutenir les gens réunis dans tout le pays ce soir pour défendre nos valeurs et notre constitution. Ce n’est pas ce que nous sommes".

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    C’est aussi le cas de Justin Trudeau, premier ministre canadien, qui a écrit sur le même réseau, en réponse à Trump : "A ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre,sachez que le Canada vous accueillera indépendamment de votre foi. La diversité fait notre force #BienvenueAuCanada". Message approuvé par la Première ministre d’Ecosse, Nicola Sturgeon, et son hashtag #BienvenueEnEcosse.

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    Twitter, lui-même a affiché, son soutien aux manifestants en publiant le message suivant : "Twitter a été construit par des immigrants de toutes les religions. Nous sommes à leurs côtés, comme nous l’avons toujours été". C’est en réalité une grande partie de la Silicon Valley qui s’est mobilisé contre Trump : le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg est sorti de sa réserve habituelle pour partager son "inquiétude" sur son profil personnel, tandis que le PDG de Google s’est mêlé à une manifestation dans un aéroport de San Francisco.

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    En France, la compagnie aérienne Air France a déjà refusé d’embarquer une quinzaine de personne vers les Etats-Unis depuis la signature du décret. "Nous avons pris en charge tous ces passagers, personne n’est bloqué à Paris, on a pris les dispositions nécessaires pour réacheminer ces personnes à leur point d’origine", a indiqué un porte-parole du groupe.

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    Photo prise depuis Paris par une journaliste de Télérama, Julia Vergely

    Du côté du gouvernement français, pas de tweet, mais un communiqué publié par l’Elysée le 28 janvier après un entretien téléphonique entre Trump et Hollande. Le président français a appelé son homologue américain à respecter le principe de l’accueil des réfugiés, "fondement de nos démocraties". "Le repli sur soi est une réponse sans issue" estime François Hollande. La chancelièreallemande Angela Merkel s’est montrée plus offensive en déclarant que Trump faisait "fausse route", estimant que "même la lutte la plus énergique contre le terrorisme ne justifie pas de placer sous soupçon généralisé des personnes d’une provenance ou d’une religion particulière".