#mutilations

  • Vincent Guillot, né #intersexe, raconte sa vie « détruite » - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/vincent-guillot-ne-intersexe-raconte-sa-vie-detruite-25-03-2017-2114673_23.p
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    Né avec un appareil génital masculin et féminin, Vincent Guillot a connu dix opérations de « reconstruction » que ce héraut de la cause intersexe dénonce comme des « #mutilations ». Depuis, il milite activement pour leur interdiction. « Enfant, j’étais en bonne santé », rappelle-t-il. « Mon bourreau est mort tranquillement avec sa retraite de chirurgien. Moi, j’ai eu une vie de merde. » À 52 ans, Vincent Guillot porte le combat de milliers de personnes aux quatre coins du monde. Il parle de lui tantôt au masculin, tantôt au féminin. « J’ai été déclassé par injonction sociétale », souffle ce grand blond mince au cou entouré d’un châle bariolé, opéré à 7 ans alors qu’il n’était « pas malade » mais seulement différent.

    Environ 200 bébés naissent chaque année en France atteints d’une malformation génétique du développement sexuel. À partir des années 1960, ces enfants intersexes ont été massivement opérés, selon un rapport sénatorial paru début mars, qui demande « l’indemnisation du préjudice ». « On n’attente pas à un corps en bonne santé, sans urgence vitale. Sinon, on autorise aussi l’excision », tonne Vincent Guillot, à vif. Car son #intersexualité, qu’il revendique fièrement, a ruiné sa vie. Né dans un milieu bourgeois, « on a indiqué à ma mère que j’étais un monstre, narre-t-il. Jusqu’à son lit de mort, elle m’a dit : J’aurais préféré que tu meures. »

    https://seenthis.net/messages/599042 via Agnès Maillard


  • « Mutiler quelques-uns pour faire peur à tous » – Procès de policiers du 21-25 nov. à Bobigny | Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/mutiler-quelques-uns-pour-faire-peur-a-tous-proces-de-policiers-du-2
    http://www.etatdexception.net/wp-content/uploads/2016/10/Nassons-la-police.jpg

    Le #flashball ne remplace pas « l’arme de service ». Avec cette arme, comme avec les grenades de désencerclement, les forces de police se réhabituent à tirer dans le tas, et mettent en œuvre un certain type de gestion des foules : mutiler quelques-uns pour faire peur à tous. Ce printemps, au cours de la lutte contre la loi travail, tout le monde a en effet pu assister, dans la rue ou sur des vidéos, à l’ampleur de la #violence de la #police qui n’a eu de cesse de nasser, gazer, tabasser, arrêter, blesser, mutiler, tirer dans le tas. Grenades, LBD 40, 49-3, état d’urgence, répression, sont les modalités du dialogue social actuel.

    Les policiers responsables de #mutilations ou de #morts sont rarement inquiétés. Dans la quasi totalité des affaires impliquant flash ball et LBD 40, les policiers ont bénéficié de classements sans suite, de non-lieux ou de relaxes : on compte seulement trois condamnations sur une quarantaine d’affaires. Une #impunité instituée qui est également la règle dans les affaires de meurtres policiers. Dernier exemple en date, cet été, Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est mort entre les mains des gendarmes à Beaumont sur Oise. Sans surprise, le procureur a tenté d’étouffer l’affaire en omettant de communiquer des éléments de l’autopsie. Plusieurs nuits d’émeutes, des journées de mobilisation, une famille déterminée et un avocat combatif ont réussi à mettre en échec cette pratique systématique.

    https://seenthis.net/messages/532011 via Agnès Maillard