• #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/807318 via kaparia



  • La montée du fascisme néolibéral - Par Henry A. Giroux
    Introduction

    Les cauchemars qui ont façonné le passé et qui espéraient un retour sont sur le point de nous ravager à nouveau. Les Etats-Unis ont atteint un carrefour où les principes et les pratiques d’un passé fasciste et d’un présent néolibéral ont fusionné pour produire ce que Philip Roth a appelé « La terreur de l’imprévu ». Depuis les années 1970, la société américaine vit avec la malédiction du néolibéralisme, ou ce que l’on peut appeler le stade le plus récent et extrême du capitalisme prédateur. Dans le cadre d’une conception holistique plus large, l’objectif premier du néolibéralisme est de consolider le pouvoir entre les mains de l’élite financière. En tant que mode de rationalité, il fonctionne de manière pédagogique dans de multiples sites culturels pour s’assurer qu’ils ne peuvent pas imaginer ou construire des alternatives à leur mode de gouvernement. Un aspect fondamental de sa philosophie est l’hypothèse que le marché n’est pas seulement le moteur de l’économie, mais de toute la vie sociale. Il croit que le profit est l’essence même de la démocratie et que la consommation est le seul moyen opérationnel d’y parvenir. Elle redéfinit les identités, les désirs et les valeurs par une logique de marché qui privilégie l’intérêt personnel, la survie du plus fort et un individualisme incontrôlé. Dans le néolibéralisme, la concurrence est un concept central pour définir la liberté humaine.
    http://b-tornare.overblog.com/2019/05/la-montee-du-fascisme-neoliberal.html
    #néolibéralisme #fascisme



  • #Bill_Gates says poverty is decreasing. He couldn’t be more wrong | Jason Hickel | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/jan/29/bill-gates-davos-global-poverty-infographic-neoliberal
    https://pbs.twimg.com/media/DxSZ58_XQAAoxM8?format=jpg&name=medium#.jpg

    There are a number of problems with this graph, though. First of all, real data on poverty has only been collected since 1981. Anything before that is extremely sketchy, and to go back as far as 1820 is meaningless. Roser draws on a dataset that was never intended to describe poverty, but rather inequality in the distribution of world GDP – and that for only a limited range of countries. There is no actual research to bolster the claims about long-term poverty. It’s not science; it’s social media.

    What Roser’s numbers actually reveal is that the world went from a situation where most of humanity had no need of money at all to one where today most of humanity struggles to survive on extremely small amounts of money. The graph casts this as a decline in poverty, but in reality what was going on was a process of dispossession that bulldozed people into the capitalist labour system, during the enclosure movements in Europe and the colonisation of the global south.

    Prior to colonisation, most people lived in subsistence economies where they enjoyed access to abundant commons – land, water, forests, livestock and robust systems of sharing and reciprocity. They had little if any money, but then they didn’t need it in order to live well – so it makes little sense to claim that they were poor. This way of life was violently destroyed by colonisers who forced people off the land and into European-owned mines, factories and plantations, where they were paid paltry wages for work they never wanted to do in the first place.

    In other words, Roser’s graph illustrates a story of coerced proletarianisation. It is not at all clear that this represents an improvement in people’s lives, as in most cases we know that the new income people earned from wages didn’t come anywhere close to compensating for their loss of land and resources, which were of course gobbled up by colonisers. Gates’s favourite infographic takes the violence of #colonisation and repackages it as a happy story of progress.

    But that’s not all that’s wrong here. The trend that the graph depicts is based on a poverty line of $1.90 (£1.44) per day, which is the equivalent of what $1.90 could buy in the US in 2011. It’s obscenely low by any standard, and we now have piles of evidence that people living just above this line have terrible levels of malnutrition and mortality. Earning $2 per day doesn’t mean that you’re somehow suddenly free of extreme poverty. Not by a long shot.

    #infographie #néolibéral #manipulation #pauvreté

    https://seenthis.net/messages/756438 via Kassem


  • Les Gilets jaunes et la question démocratique | Samuel Hayat - Science politique - Mouvement ouvrier, démocratie, socialisme
    https://samuelhayat.wordpress.com/2018/12/24/les-gilets-jaunes-et-la-question-democratique

    Face à ce mouvement citoyenniste, qui ira défendre la vieille politique, celle des partis et des élu.e.s ? A part ceux qui sont payés pour, gageons qu’il y aura peu de monde. C’est que la #politique_partisane se trouve déjà fortement affaiblie, et ce de longue date. D’abord, le conflit partisan s’est émoussé : vu du dehors du monde des professionnel.le.s, il n’y a plus, depuis longtemps, de différence significative entre la #droite et la #gauche, qu’il s’agisse de l’origine sociale des candidat.e.s ou de la nature des politiques menées. Partout, avec quelques nuances indéchiffrables pour le plus grand nombre, on trouve la même marchandisation des services publics, les mêmes manœuvres de séduction adressées aux capitalistes pour attirer leurs précieux investissements, le même zèle à limiter les #libertés_publiques, surarmer les forces de l’ordre, enfermer les #pauvres et expulser les #étranger.e.s. A cette neutralisation du conflit politique s’ajoute le dépérissement des partis comme moyens d’inclusion de la masse des citoyen.ne.s dans la politique partisane : le nombre d’adhérent.e.s des partis ne cesse de chuter, comme celui des syndicats ou de tous les outils habituels (comme la presse militante) de socialisation à la politique partisane. Dans ces conditions, qu’est-ce qui pourrait s’opposer à la démonétisation de cette conception de la politique ? Les tenants mêmes du pouvoir, les professionnel.le.s de la politique, semblent ne plus croire aux possibilités de l’action politique, et répètent avec diverses modulations qu’il n’y a pas d’alternative au néolibéralisme. Pourquoi alors défendre leur jeu, si de leur propre aveu, il n’a plus d’enjeu ? Cette perte de sens de la politique partisane a permis à un simple conseiller économique, un technicien ignorant des usages de la politique partisane, Emmanuel Macron, de devenir ministre puis président, en répétant à l’envi transcender les clivages et en refusant de s’appuyer sur les partis existants – il préfère en créer un, portant ses initiales, un artifice marketing bouffon qui aurait dû immédiatement lui enlever tout crédit si le système partisan avait gardé un tant soit peu de sens de sa dignité. Comment Emmanuel Macron pourrait-il, lui qui s’enorgueillissait hier d’avoir mis à genoux l’ancien système, le vieux monde, en appeler aujourd’hui à la mobilisation pour sauver ce même système et ses affrontements désormais vides de sens ? D’où son silence, la position impossible dans laquelle il est, et l’usage disproportionné de la répression face à un mouvement qui lui doit tant et qui, par bien des aspects, en est comme le reflet inversé[8].

     

    #Citoyennisme et #néolibéralisme

    Car c’est bien là qu’est le problème : la politique citoyenniste puise sa force dans le mécontentement justifié vis-à-vis de la politique partisane et dans une longue histoire de l’aspiration démocratique, mais aussi dans la montée en puissance des cadres de pensée du #gouvernement_des_expert.e.s, de tous ceux qui veulent remplacer la politique (politics) par une série de mesures techniques (policies), néolibéraux en tête. Le mouvement des #Gilets_jaunes s’oppose aux technocrates, mais il en reprend largement la conception péjorative de la politique partisane et la manière de penser l’action publique. Le #référendum est le pendant démocratique du macronisme qui nous disent tous les deux qu’il faut en finir avec les idéologies : l’un comme l’autre réduisent la politique à une suite de problèmes à résoudre, de questions auxquelles répondre. Certes, il n’est pas équivalent de dire que ces questions doivent être résolues par des experts ou par les citoyens ; le citoyennisme propose bien une démocratisation, mais c’est la démocratisation d’une conception de la politique qu’il partage avec les néolibéraux. Le monde des citoyennistes est un monde homogène, peuplé d’individus qui ressemblent à s’y méprendre à ceux des économistes néoclassiques : on les imagine aller lors des référendums exprimer leurs préférences politiques comme les économistes imaginent les consommateurs aller sur le marché exprimer leurs préférences, sans considération pour les rapports de pouvoir dans lesquels ils sont pris, les antagonismes sociaux qui les façonnent.

     

    Mais comme chez les économistes, cette représentation de la citoyenneté est un mythe – agissant mais trompeur, agissant parce que trompeur. L’image du peuple décidant par référendum ou par le biais de délégué.e.s tiré.e.s au sort vient recouvrir l’aspect irréductiblement conflictuel de la politique, sa possibilité guerrière. Il n’y a rien ici de nouveau : l’historienne Nicole Loraux a déjà montré comment ce type de discours, dans l’Athènes démocratique, glorifiant l’unanimité du peuple et le caractère réglé de ses institutions, venait masquer l’autre aspect de la politique démocratique, le conflit (statis), faisant toujours courir le risque de la guerre civile et devant par là être oublié, refoulé[9]. Loin d’être une anomalie de la #démocratie, le conflit en était une possibilité toujours présente, et s’il apparaissait, il était obligatoire pour les citoyens de choisir un parti – l’abstention, signe de passivité et d’indifférence, valait retrait de ses droits politiques. En voulant se débarrasser des partis, au sens des organisations en compétition pour le pouvoir, le citoyennisme met aussi à mal la possibilité d’expression des divisions au sein de la cité. Or l’antagonisme politique, le conflit, est aussi nécessaire à la démocratie, même authentique et déprofessionnalisée, que ne l’est l’inclusion directe de tou.te.s les citoyen.ne.s.

    https://seenthis.net/messages/746854 via colporteur



  • L’étau des systèmes invisibles
    https://www.4emesinge.com/letau-des-systemes-invisibles

    La démocratie telle que nous la concevons aujourd’hui, telle qu’elle est expliquée dans les émissions politiques, par les journalistes, par les politiciens, par toute une ribambelle de personnalité médiatique, est une sorte de mantra sur laquelle tout le monde semble d’accord au point où remettre en question ce dogme serait comme remettre en question la rotondité de la Terre. Pourtant, […]

    #Articles #Conditionnement_/_Manipulation #Gouvernance #Ingénierie_sociale #Politique #Société #Travail #aristocratie_élective #néolibéralisme #ploutocratie_managériale


  • La tragédie des communs était un mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/visuel_principal/public/assets/images/rea_250858_038_72dpi.jpg

    La propriété commune d’une ressource conduit nécessairement à la ruine de celle-ci, concluait en 1968 un biologiste dans la revue Science. Son article, « La tragédie des communs », a façonné les raisonnements économiques et politiques de ces dernières décennies. L’historien Fabien Locher nous expose les enjeux de ce débat et en souligne les limites dans le cadre d’une pensée de l’environnement.

    #communs #propriété_privée #économie #néolibéralisme

    https://seenthis.net/messages/706187 via riff-raff


  • oiseaux migrants et fonds vautours : la Grèce trois ans après l’espoir

    Le jeu ne s’arrête pas à 2015 ni à la « sortie des mémorandums » annoncée aujourd’hui. Le jeu bien sûr ne s’arrête pas non plus à la Grèce. Do not walk outside this area ; le chantage contre la Grèce, la répression contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont pour objectif de mettre le possible hors-la-loi ; de démontrer, comme il est écrit sur l’aile des avions, qu’ il est interdit de marcher au-delà de cette zone définie par les institutions de marché ; de prouver qu’il n’est pas d’autres institutions possibles que cet assemblage complexe de centres de décision politiques et financiers, européens et internationaux qui, en Grèce, dès la fin de la première phase du gouvernement Tsipras, se sont significativement autoproclamées « les Institutions » comme s’il ne pouvait y en avoir d’autres, comme s’il n’y en avait pas d’autres — ni dans le réel, ni dans le possible.

    https://oulaviesauvage.blog/2018/05/18/oiseaux-migrants-et-fonds-vautours-la-grece-trois-ans-apres-lespoir

    #Grèce #Espagne #France #Europe #migrants #gauche #néolibéralisme #management #frontières #gouvernance #répression #résistances #Tsipras #UE #NDDL #zad #finance #banques

    https://seenthis.net/messages/695212 via kaparia


  • *Néolibéralisme, théorie queer et prostitution*

    Au cours des 40 dernières années, la pornographie et la prostitution ont été graduellement intégrées dans la culture populaire et nous avons vu la pornographie devenir de plus en plus sadique, misogyne et pédophile. Dans de nombreux pays, la prostitution est désormais considérée comme une industrie normale faisant partie du PIB. La pornographie est dorénavant présentée ouvertement et la prostitution est devenue plus acceptable que jamais, bien que les conditions des femmes et jeunes filles y travaillant soient demeurées épouvantables.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/03/15/neoliberalisme-theorie-queer-et-prostitution

    #féminisme #néolibéralisme #prostitution


  • Fatigue de soi ou société de la fatigue ?
    https://secession.fr/fatigue-de-soi-ou-societe-de-la-fatigue
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/02/fatigue-secession-sociologie.jpg

    Fatigue de soi ou société de la fatigue ?

    Les slogans de la société néolibérale déclinent les thèmes de la « réalisation de soi » et de la performance. Ces invitations permanentes à s’inventer ou à se construire sont en adéquation avec la logique de croissance infinie des marchés.
    Loin de libérer les individus, elles constituent de nouvelles contraintes. Chez leurs récipiendaires, elles génèrent différentes formes de mal-être.

    #sociologie #philosophie #société #capitalisme #politique #psychologie #travail #fatigue #économie #néolibéralisme


  • « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps » (Monique Pinçon-Charlot, BastaMag)
    https://portail.bastamag.net/Monique-Pincon-Charlot-La-violence

    C’est une forme d’#esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision. Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette #violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la #crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les #riches.
    […]
    C’est une #domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intériorisations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société. Cette intériorisation entraîne une #servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le #néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des #patrons du CAC 40.
    […]
    C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs #richesses et de leur #pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’#oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacées par l’#avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations...) deviennent insupportables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.

    #inégalités #violence_sociale #lutte_des_classe

    https://seenthis.net/messages/672229 via Benjamin Shevek


  • Entrepreneur de soi : le nouveau sujet du projet néolibéral
    https://secession.fr/entrepreneur-de-soi
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/02/entrepreneur-sociologie.jpg

    L’entrepreneur de soi : le nouveau sujet néolibéral
    L’extension du marché à toutes les dimensions de la vie humaine constitue le versant le plus notoire du projet néolibéral. Le façonnement des personnes en « entrepreneur de soi » en constitue un aspect moins connu.

    #sociologie #néolibéralisme #capitalisme #libéralisme #entrepreneur #individualisme #bourdieu #foucault #feher #université


  • Le chat de Schrödinger, la tour d’ivoire et la marée de merde
    https://www.lemediatv.fr/articles/le-chat-de-schrodinger-la-tour-d-ivoire-et-la-maree-de-merde

    L’ère néolibérale ébranle tous les fondements de l’Université imposant tout un cortège de régressions inquiétantes. Le Média s’associe aujourd’hui à la lutte du « Groupe Jean-Pierre Vernant », collectif d’universitaires.

    Si les universités fonctionnent encore malgré les conditions qui lui sont faites, c’est parce qu’il reste une majorité d’universitaires et de techniciens qui vit encore l’imaginaire de l’Université-tour d’ivoire. Le néolibéralisme a beau n’exalter que l’entrepreneur et le gagneur-jouisseur, nous restons nombreux à investir les types anthropologiques hérités des périodes antérieures – fonctionnaire intègre, responsable administratif consciencieux, enseignant par vocation, comptable honnête au service de l’Etat, étudiant trouvant par les livres une vie augmentée, chercheur amoureux de la belle ouvrage… Si l’Université idéelle est morte aux yeux de presque tous, elle est en même temps en vie dans l’imaginaire et dans la pratique de ceux qui n’ont ni renoncé ni été corrompus par la promesse infantile de compter parmi les gagnants. L’Université a été créée à la suite de la Renaissance du XIIème siècle ; elle peut s’auto-instituer à nouveau, dans un retour aux sources qui en renouvelle l’imaginaire et le fonctionnement, à l’occasion d’une Renaissance du XXIe siècle.

    L’Université en sa tour d’ivoire est un chat de Shrödinger. Le cortège de régressions en marche – sélection des étudiants, dérégulation des frais d’inscription, différenciation des statuts des universitaires de proximité et d’excellence – peut la faire bifurquer vers une dévitalisation durable ou vers cette renaissance.

    #université #néolibéralisme

    https://seenthis.net/messages/663474 via marielle


  • La rationalité néolibérale comme nouveau sens commun ?
    http://www.medelu.org/La-rationalite-neoliberale-comme

    Du 16 au 18 janvier 2018, l’Institut Joaquín Herrera Flores (Séville/Brésil) et le Master de droits humains, Interculturalité et Développement de l’Université Pablo de Olavide de Séville ont organisé un séminaire international intitulé « #Néolibéralisme et souveraineté démocratique : nouvelles formes d’organisations politiques ».. Réunissant chercheur(e)s, responsables associatifs et politiques ( dont l’ancien ministre de la justice et de l’éducation brésilien Tarso Genro ou la candidate du Parti communiste du Brésil Manuela d’Avila à l’élection présidentielle 2018), juristes du Brésil, d’Espagne, de France et du Portugal, ces deux journées ont permis de s’interroger et d’échanger sur plusieurs phénomènes contemporains : crise de la démocratie libérale, judiciarisation de la vie politique, montée des nouveaux (...)

    #Emmanuel_Macron


  • Des milliardaires rêvent d’îles artificielles indépendantes pour échapper au réchauffement
    https://reporterre.net/Des-milliardaires-revent-d-iles-artificielles-independantes-pour-echappe
    https://reporterre.net/IMG/arton13905.jpg

    Le TSI remonte à 2008. Il naît sous l’impulsion de #Patri_Friedman, petit-fils du célèbre économiste Milton Friedman, dont les ouvrages comme #Capitalisme et liberté et La liberté du choix ont nourri Ronald Reagan, Margaret Thatcher et les néolibéraux actuels. Bien vite s’y associe une des plus grosses fortunes de la #Silicon_Valley : Peter Thiel. Cofondateur du système de paiement électronique PayPal, le milliardaire est notoirement opposé à toute intervention étatique dans l’économie. De tous les entrepreneurs de la Silicon Valley, il est le seul à avoir publiquement appelé à voter Donald Trump. En outre, il fait partie des plus importants financeurs du #transhumanisme, car selon lui, « il est impossible de fixer a priori les limites de notre durée de vie ».
    Tous les volets pratiques de la vie sur des îles artificielles

    Depuis, le #TSI a consolidé ses principes — via des podcasts de consultants hérauts du #néolibéralisme — et les besoins concrets du projet. Sur le forum, les chefs d’entreprise intéressés par le TSI discutent de tous les volets pratiques de la vie sur des #îles_artificielles : la menace de la piraterie, l’évacuation des déchets, l’#autonomie énergétique… Jusqu’à aboutir l’an dernier à un projet concret, finalisé par la signature d’un « #recueil_d’intentions_réciproques » avec le gouvernement de la #Polynésie_française.

    #climat

    https://seenthis.net/messages/662355 via odilon


  • Penser la #politique. Un entretien avec Daniel Bensaïd
    http://www.contretemps.eu/penser-la-politique-daniel-bensaid

    Il y a 8 ans, le 12 janvier 2010, Daniel Bensaïd nous quittait. Nous republions ici un entretien peu connu mais passionnant qu’il avait accordé en 2006 à la revue […]

    #Diaporama #Théorie #Alain_Badiou #communisme #crise #Daniel_Bensaid #David_Harvey #gauche #Holloway #Laclau #léninisme #marxisme #Negri #néolibéralisme #pouvoir #Rancière #révolution #socialisme #stratégie #Walter_Benjamin


  • Notes contre la #prison
    http://www.contretemps.eu/notes-contre-la-prison

    Cette intervention a été prononcée lors de la soirée Faire front dans le cadre du colloque Penser l’émancipation, à La Générale Nord-Est, le 16 septembre 2017. Antonin Bernanos prenait la parole aux côtés d’orateurs issus de diverses franges du mouvement social, de l’antiracisme à la lutte contre la loi travail. Depuis lors, il a été jugé dans le cadre de l’affaire du Quai de Valmy, et incarcéré à Fleury-Mérogis pour purger une peine de 5 ans de prison dont deux avec sursis. Dans ce texte, il prenait appui sur ses 10 mois de détention provisoire pour engager une réflexion sur la prison et sur les stratégies de lutte contre la (...)

    #Diaporama #Stratégie #autoritarisme #classes_populaires #Etat #justice #néolibéralisme #prisonniers #Prisons #quartiers_populaires #question_carcérale #racisme #répression


  • La #derecha avanza… por ahora
    https://www.nodal.am/2017/12/la-derecha-avanza-ahora

    La derecha avanza… por ahora Por Andrés Mora Ramírez El año que termina nos deja como herencia la consumación de diversos acontecimientos políticos que, muy probablemente, marcarán un punto de inflexión o no retorno para lo que se conoció como el giro...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #T+_De_Domingo #america_latina #Andres_Mora_Ramirez #neoliberalismo #Temas_2017


  • El desafío, frenar la ofensiva conservadora – Por Emir Sader
    https://www.nodal.am/2017/12/desafio-frenar-la-ofensiva-conservadora-emir-sader

    Los conceptos vertidos en esta sección no reflejan necesariamente la línea editorial de Nodal. Consideramos importante que se conozcan porque contribuyen a tener una visión integral de la región. Los procesos de restauración conservadora en América latina...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Opinión #america_latina #neoliberalismo


  • América Latina: Se gana más que se pierde – Por Alfredo Serrano Mancilla
    https://www.nodal.am/2017/12/america-latina-se-gana-mas-se-pierde-alfredo-serrano-mancilla

    Los conceptos vertidos en esta sección no reflejan necesariamente la línea editorial de Nodal. Consideramos importante que se conozcan porque contribuyen a tener una visión integral de la región. Por Alfredo Serrano Mancilla (*) ¿Estamos sobreestimando la...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Análisis #Lula_da_Silva #Mauricio_Macri #neoliberalismo #Rafael_Correa #revolución_bolivariana


  • Face aux conservateurs polonais, les libéraux brandissent une Europe désincarnée
    https://hu-lala.org/face-aux-conservateurs-polonais-liberaux-brandissent-europe-desincarnee

    Le journaliste et militant écologiste polonais Bartlomiej Kozek fait une analyse très critique des réponses apportées par les partis d’opposition et par l’Union européenne au gouvernement réactionnaire en #Pologne, et plaide pour sortir du discours binaire libéral-conservateur. Le combat pour la #démocratie en Pologne mérites une solidarité européenne - mais ce ne devrait pas simplement venir de membres de la commission qui pointent leur doigt depuis Bruxelles. La Pologne peut devenir un très bon endroit pour amorcer la démocratisation de l’Europe en mettant en place un dialogue social à propos de l’avenir du continent, mais une approbation générale de la démocratie libérale sera (...)

    #Idées #Bartłomiej_Kozek #conservatisme #Construction_européenne #démocratie_illibérale #Donald_Tusk #gauche #illibéralisme #Jarosław_Kaczyński #libéralisme #Néolibéralisme #PiS #PO #Union_européenne


  • Pour une approche politique de la #santé_mentale
    http://www.contretemps.eu/approche-politique-sante-mentale

    Hazel Corft est historienne, écrivaine et militante communiste. Elle vit à Londres. Elle prépare en ce moment un livre sur la santé mentale civile en #Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’article original (en anglais) est paru en juillet 2017 sur le site de Revolutionary Socialism in the 21rst century (RS21), organisation communiste révolutionnaire britannique : https://rs21.org.uk/2017/07/29/the-politics-of-mental-health [consulté le 16 octobre 2017].

    #Diaporama #Stratégie #Angleterre #capitalisme #néolibéralisme #psychiatrie #santé