#non-mixité

  • La revue Panthère Première : « Panthère Première est née de l’envie de faire une #revue généraliste et féministe en #non-mixité » – DIACRITIK
    https://diacritik.com/2017/11/08/la-revue-panthere-premiere-panthere-premiere-est-nee-de-lenvie-de-faire-u
    https://diacritik.com/wp-content/uploads/2017/11/Sans-titre-9.png

    En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec le collectif #Panthère_Première, pour leur épatante revue.

    Panthère Première est née de l’envie de faire une revue généraliste et féministe en non-mixité. Le collectif de la revue est composée par une dizaine de femmes dont une partie a travaillé ou travaille au sein d’autres revues de critique sociale. L’idée d’utiliser le moyen de la non-mixité pour fabriquer cette revue vient d’un constat tristement banal, et tristement structurel : y compris dans les milieux qui se disent sensibles à ces questions, y compris dans les milieux militants, la répartition des tâches reste très genrée – on trouve plus de femmes que d’homme pour exécuter les tâches invisibles (traduction, édition, correction, tâches administratives…) et beaucoup plus d’hommes que de femmes quand il s’agit d’écrire, de partir enquêter, de signer un papier, d’être publié en somme.

    Et c’est là pour avoir toutes les infos sur le salon...
    https://www.entrevues.org/actualites/27e-salon-de-revue-dores-deja

    https://seenthis.net/messages/643782 via Panthère Première


  • « À la croisée du féminisme et de l’antiracisme » - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/A-la-croisee-du-feminisme-et-de-l

    je suis arrivée à une vision critique de la société par le #féminisme. Ce que j’ai d’abord lu sur les #discriminations, ce sont notamment les textes de Christine Delphy : sa façon de parler de la « production ménagère » m’a influencée. Dans la société française, on formule plus facilement le fait qu’on est discriminée en tant que femme qu’en tant qu’Arabe. Le milieu social joue aussi. Mes parents sont profs, j’ai grandi dans une banlieue très mixte de Paris, pas « en quartier ». Même si ça ne constituait pas une part énorme de mon identité d’ado, j’ai rapidement pris conscience de la montée du #racisme, du FN.

    Via Twitter, j’ai rencontré des femmes arrivées au #militantisme « par l’autre côté » : en se découvrant d’abord noire ou arabe. Je suis tombée sur tout un microcosme de collectifs de femmes en ébullition, et j’ai découvert les questions de l’#afroféminisme, de l’#intersectionnalité. J’avais déjà participé à des groupes de parole entre femmes, non mixtes (même si ça faisait encore polémique dans les milieux militants), mais j’ai découvert que la #non-mixité racisée était encore moins acceptée.

    Enfin, mon cheminement militant s’est aussi fait par les sciences sociales. J’ai eu l’occasion de travailler pour une enquête de l’Insee sur l’immigration. Une des variables de l’enquête, c’était le pays de naissance des parents. Une approche forcément biaisée. Pour prendre mon exemple : mes parents sont nés en France, ou plutôt en Algérie française. Cette #catégorie administrative occulte l’expérience quotidienne du racisme. De même pour les personnes issues des DOM-TOM : on n’a aucun moyen de saisir leur expérience spécifique, puisque les statistiques ethniques sont interdites. Il y a à peine dix ou quinze ans que des sociologues (blancs pour la plupart) se penchent sur ce hiatus.

    https://seenthis.net/messages/630603 via Agnès Maillard


  • Les Happy Men et la libération des hommes : de l’égalité professionnelle au rejet du féminisme | Simonæ
    https://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-happy-men-et-la-liberation-des-hommes-de-legalite-professionnelle-au-rej

    Alors que le compte est désormais censé représenter un grand nombre de personnes et est soutenu par plusieurs grandes entreprises, on y trouve pêle-mêle des tweets favorables à l’égalité femmes / hommes, des retweets de bons articles sur des sujets féministes, mais aussi des blagues sexistes ou transphobes, des articles antiféministes de Causeur ou Boulevard Voltaire (note 1), des liens vers des articles provenant de sites de groupes de pères séparés, des propos défendant les violences éducatives ordinaires, banalisant les violences faites aux femmes, et surtout, autour de 2013, des propos hostiles à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe (note 2).

    Un tweet des Happy Men déplorait ainsi la souffrance des pères montés sur des grues car ils avaient été « privés de leurs enfants » ; à une féministe qui soulignait que l’un des militants avait été condamné pour violences conjugales, le compte répondait : « Priver un homme du droit de voir ses enfants, c’est inhumain ». Le compte Twitter répondait également à Claire Serre-Combe, militante d’Osez Le Féminisme, qui dénonçait les violences faites aux femmes comme le produit du patriarcat que « raisonner en termes de culture face à la violence pulsionnelle est toujours sujet à caution ». Le compte s’indignait enfin de la condamnation par la justice d’un père qui avait frappé son enfant (une fessée), car « un enfant apprend avec son corps tout autant qu’avec sa tête ».

    Voila comment les dominants détournent les budgets (maigres, femmeliques on devrait dire) dédiés à aux femmes

    les Happy Men reçoivent des moyens matériels et financiers, une attention médiatique et des soutiens d’entreprises ou de structures liées au féminisme (réseaux féminins, ministère des droits des femmes, centre Hubertine Auclert, etc.) parce qu’ils se présentent comme un réseau dont l’objet est d’œuvrer pour l’égalité hommes / femmes.

    #alliés #masculinisme #féminisme #happy_men #masculinisme #non-mixité #domination_masculine #lesbophobie #homophobie #virilisme #transphobie #cynisme

    https://seenthis.net/messages/628321 via mad meg


  • #Meghan_Murphy : Voici pourquoi un spa torontois réservé aux femmes ne devrait pas être forcé de changer sa politique à l’égard des trans
    https://tradfem.wordpress.com/2017/06/21/suivi-voici-pourquoi-un-spa-torontois-reserve-aux-femmes-ne-devra

    Un spa santé de Toronto, le Body Blitz, fait présentement l’objet de virulentes attaques de la part de transactivistes sur des médias sociaux pour avoir refusé l’entrée à un homme non-opéré s’identifiant comme femme. La chroniqueuse invitée Meghan Murphy soutient que cet établissement ne devrait pas succomber aux pressions visant à faire changer sa politique d’admission.

    Dans un monde idéal, peut-être les femmes n’auraient-elles pas besoin d’espaces réservés aux femmes. Malheureusement, nous ne vivons pas dans ce monde. Body Blitz, un spa populaire de Toronto, offre un espace où les femmes sont libres de se détendre parmi d’autres femmes – de se déshabiller, faire de la natation et recevoir des traitements de spa sans avoir à s’inquiéter que des hommes ne se présentent sur place et ne gâchent l’atmosphère.

    Mais Body Blitz est présentement attaqué après avoir été accusé d’avoir refusé ses services à une personne s’identifiant comme transfemme. Sur Twitter, Jia Qing Wilson-Yang, de Toronto, a affiché le message suivant : « Mon épouse a essayé de réserver pour moi une session surprise au @bodyblitzspa, mais les « parties génitales masculines » ne sont pas autorisées au spa et on nous a dit de ne pas nous y rendre. »
    Cette nouvelle a rapidement été propagée parmi les transactivistes d’Internet, et la direction de Body Blitz s’est tout de suite vue accusée de « transphobie » et de « transmisogynie ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.cbc.ca/news/opinion/women-only-spa-counterpoint-1.4170158

    #spa #non-mixité #trans

    https://seenthis.net/messages/609306 via Tradfem



  • Quand des hommes catholiques suivent des stages pour réaffirmer leur « masculinité »
    http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/les-stages-pour-reaffirmer-sa-masculinite_2120667.html
    http://www.francetvinfo.fr/image/75e4d5oii-bd8a/1500/843/12160997.jpg

    La question centrale du stage est abordée durant des conférences, au cours desquelles l’orateur délivre un discours très traditionnel sur la place de l’homme et de la femme dans la société, au sein du cercle familial.... Les hommes dans la salle, consciencieux, prennent des notes. Après quatre jours de réflexion, qu’auront-ils appris ? Un jeune homme venu avec son père et son grand-père aura retenu une chose : « L’homme a la force brute, il va construire les murs et sa femme va rendre cela beau et habitable. »

    #non-mixité dominants #hommes #virilité #complémentarité #catho #masculinisme
    Et personne à France 2 pour gueuler comme sur les bars de Sevran, bizarrement.

    https://seenthis.net/messages/584293 via Aude


  • La Brique dans La Voix sans maître
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/la-brique-dans-la-voix-sans-maitre

    Vendredi 13 janvier 2017, l’émission La Voix sans maître (sur Radio Campus Lille) invitait l’équipe du journal La Brique pour discuter du dernier numéro « La Conquête de l’espace » et notamment sur trois articles du dossier sur les femmes dans l’espace public.
    L’entretien débute à 20 minutes et 45 secondes)

    (Le lien direct vers le mp3 fonctionne)
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/2017-01-13/20h.mp3


    http://zonepull1.cdncampus.netdna-cdn.com/images/easyblog_images/450/b2ap3_thumbnail_brique49.jpg

    DOSSIER p.9-13 du N° 49

    L’émancipation sous contrainte
    Depuis 2014, la ville de Lille expérimente les « marches exploratoires » par des femmes en non-mixité dont l’objectif est de favoriser les prises de parole des femmes dans l’espace public. Chouette, qu’on s’est dit : une initiative organisée par la mairie pour parler entre femmes de sexisme, pourquoi pas ? Après enquête, entretiens et tout le tintouin, on a un peu déchanté : tout n’est pas à jeter mais force est de constater que le résultat est un peu moins reluisant que sur la plaquette. Longue est la route vers l’égalité !
     
    Des femmes pour l’excuse sécuritaire
    Il a bon dos, le « plan de lutte national contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun » ! Ou comment une occasion de « bien faire » se transforme en opportunité de « faire bien ». À Lille, dans le secteur des deux gares, une marche participative a lieu courant novembre. Mais ce n’est ni notre sécurité effective, ni même un entrebâillement émancipateur pour les femmes que recherchent in fine les entreprises qui l’organisent, Keolis, la SNCF et la SPL Euralille. L’objectif suprême, c’est d’attirer davantage de clientes. Sans surprise.

    Mixité : l’égalité déchante
    Édith Maruéjouls est chargée de mission « égalité » au sein de la mairie de Floirac, commune girondine de 16 000 habitant.es. Elle contribue à définir et à mettre en œuvre une politique d’égalité dans les pratiques de loisirs entre hommes et femmes. Elle a soutenu en 2014 une thèse en géographie du genre intitulée « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d’un paradigme féministe ». Elle évoque dans cet entretien son travail sur les inégalités réelles entre les sexes et aborde plus particulièrement le cas des espaces de loisir des jeunes, terreau de ces processus.

    http://labrique.net/index.php/breves/879-la-brique-sur-les-ondes-radio
    #La_Brique #Radio #Audio #Radios_Libres #Lille #La_Voix_sans_maître #CCL #Femmes #Emancipation #non-mixité #Espace_Public #Sexisme #Kéolis #SNCF #SPL_Euralille #Édith_Maruéjouls #marche_participative #harcèlement_sexiste

    https://seenthis.net/messages/561225 via BCE 106,6 Mhz


  • Le collectif Mwasi : « L’Afroféminisme n’est pas un bloc monolithique » | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201607100001/le-collectif-mwasi-lafrofeminisme-nest-pas-un-bloc-monolithique

    Le Bondy Blog : Comment définiriez-vous votre Afroféminisme ?

    Il est bon de rappeler que l’Afroféminisme n’est pas un bloc monolithique. Il y a différents Afroféminismes. Le nôtre est non seulement pro-choix au sens où il défend le droit à l’avortement, la liberté de porter le voile ou non, la liberté d’expression corporelle et sexuelle, le choix de son identité de genre mais également intersectionnel, un concept popularisé par une Afroféministe états-unienne Kimberlé Williams Crenshaw à partir d’un travail sur la violence domestique et l’isolement des femmes battues Afro-étatsuniennes, rendues doublement invisibles par l’expérience croisée du racisme et du sexisme. C’est un outil qui permet de penser l’intersection des rapports de domination de sexe, de race et de classe. C’est en ce sens que nous sommes un collectif intersectionnel : nos luttes sont multiples et indémêlables. Elles s’attaquent aussi bien aux discriminations raciales, sexistes, classistes, validistes qu’à celles que subissent les minorités sexuelles et de genre face à la cishéteronormativité.

    Le Bondy Blog : On porte aujourd’hui beaucoup d’attention au mouvement Afroféministe en France mais on oublie l’histoire de la présence de féministes noires en France. Pouvez-vous retracer la généalogie de l’Afroféminisme français ?

    Notre collectif n’est pas le premier collectif Afroféministe en France. En témoigne l’existence de la Coordination des femmes noires de 1976 à 1982, un mouvement de femmes noires Africaines et Antillaises qui luttaient pour le droit à la contraception et à l’avortement, contre l’apartheid et la répression en Afrique ou contre les politiques impérialistes. De 1982 à 1994, le mouvement pour la défense des droits de la femme noire (MODEFEN) a pris le relais. Mais on pourrait remonter aux soeurs Nardal qui, dans les années 20, tenaient un salon littéraire à Clamart dont l’objectif était de mettre en relation les diasporas noires. Des féministes noires ont donc bien existé en France. Il faudrait cesser de se référer sans cesse aux États-Unis même si cela s’explique par le peu de visibilité et d’archives sur ce mouvement en France. Il est par exemple très difficile de se procurer un exemplaire de La parole aux négresses d’Awa Thiam, une des membres de la Coordination des femmes noires ou d’avoir accès à La Revue du Monde Noir fondée en 1931 par le Dr Sajous (Haïtien) et les soeurs Jane, Andrée et Paulette Nardal (Martiniquaises). Il faut raviver la mémoire des Afroféminismes en France. Il y a actuellement un problème de transmission et d’institutionnalisation de ces luttes.

    Le Bondy Blog : Vous prônez un savoir sur, par et pour les femmes noires au sein d’espaces non mixtes. En quoi cette non-mixité de race et de genre est-elle une « nécessité politique » pour reprendre l’expression de la sociologue Christine Delphy ?

    C’est une nécessité politique parce que nous devons reconquérir notre droit à la parole. L’hostilité de certaines féministes à cette non-mixité perçue comme « communautariste » et « excluante » est assez surprenante quand on sait que la non-mixité est une tradition féministe. Ce qui dérange ces gen.te.s, au fond, c’est de ne pas avoir le contrôle sur nos luttes et notre agenda militant. De voir leurs privilèges mis en lumière. Nous affirmons être les mieux placées pour saisir les armes de notre émancipation. Ce n’est pas une non-mixité contre les autres. C’est une non-mixité pour nous retrouver entre nous, dans un espace sain et bienveillant où s’écouter et se soutenir. Un espace pour identifier et combattre les multiples violences que nous subissons en tant que femmes noires.

    #féminisme #afroféminisme #historicisation #non-mixité #choix #intersectionnalité

    https://seenthis.net/messages/508067 via mad meg


  • Coup de gueule | Féministes Debout
    https://feministesdebout.wordpress.com/2016/04/28/coup-de-gueule

    Quand notre rôle structurel à la Nuit debout ou nos réunions non-mixtes sont remises en question par des membres actifs du mouvement, quand on persifle en coulisses « mauvaise graine, gangrène, tu gênes », je ne suis pas franchement saisie d’hilarité. Je n’ai pas envie de rire car ces tergiversations sont autant de tapes fraternelles dans le dos des braillards qui nous embrouillent pendant les réus non-mixtes et des complices silencieux qui les applaudissent des yeux, autant de feux verts à ceux qui, ne venant à la Nuit debout que pour (nous) coucher, louchent, touchent, violent.

    Oui, violent.

    Et ce n’est qu’à demi-bouche que je m’esclaffe quand une femme est victime de viol sur la place de la République.

    Et c’est à gorge ployée que je ris quand cette même femme dénonce en AG ce dont elle a été victime et que le débat qui s’ensuit se focalise sur « la mauvaise image que cela pourrait donner du mouvement », ne valant alors pas mieux que ce mec qui, entre deux hématomes, musèle sa compagne d’un atomique « crie moins fort, les voisins vont t’entendre ! », pas mieux que ce président de la République qui, feignant de découvrir que ses soldats violent à tour de bras dans les ex-colonies, ne se soucie que d’éviter à « l’image de la patrie » d’être maculée de scandale, oui, dans ces moments-là, vous ne valez pas mieux que ça.

    N’étions-nous pourtant pas tou.te.s d’accord à la base pour dire que #onvautmieuxqueça1 ?

    Quand, pour lutter contre ces violences sexistes, certains membres actifs du mouvement se contentent d’une initiative que ne manquerait probablement pas de saluer la police Hongroise2, à savoir aller conseiller aux meufs de ne pas trop boire et de ne pas rester seules pour « éviter de se faire violer », c’est jaune que je ris, jaune comme la couleur de ceux qui trahissent leur cause.

    Tant qu’on y est, on devrait suggérer aux meufs qui veulent vraiment « éviter de se faire violer » d’organiser des Nuits debout à deux ou trois copines, dans leur chambre de bonne, autour d’une tisane drainante et de yaourts allégés ! Cela aurait tout de même le mérite de lever le doute sur les véritables intentions de celles qui continueraient de fréquenter la place de la République, ces pétasses bonnes qu’à se faire culbuter entre deux pissotières auraient au moins la décence de ne plus nous casser l’ambiance en AG avec des jérémiades de gonzesses.

    La culture du viol, c’est un peu votre perpétuelle « loi El Khomri » à vous, les hommes cis hétéros.

    #nuit_debout #non-mixité #féminisme

    http://seenthis.net/messages/485197 via mad meg


  • A la Nuit debout, les réunions non mixtes des féministes font débat
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/21/a-la-nuit-debout-les-reunions-non-mixtes-des-feministes-font-debat_4905848_3

    « Non, messieurs s’il vous plaît, cette réunion-là est non mixte. Pour la réunion féministe mixte, vous pouvez revenir à 20 heures, vous serez les bienvenus », s’époumone à plusieurs reprises Matt, 23 ans, l’une des participantes de la commission « Féminismes » du mouvement Nuit debout, place de la République à Paris. L’étudiante désigne la grande pancarte qui préside le cercle : « Réunion non mixte : meufs et minorités de genre ». Rien à faire : malgré les écriteaux pédagogiques expliquant ce choix, malgré les cordes tendues entre les arbres pour délimiter l’espace du cercle de discussion, des hommes campent autour pour écouter.

    « Vous vous comportez comme des oppresseurs en ne respectant pas notre choix ! », s’énerve une participante en s’adressant à un quinquagénaire décidé à rester. Lui s’emporte : « Je n’accepte pas, sur une place publique, d’être dépossédé du débat et d’être choisi comme cible ! Si vous rentrez dans une logique d’exclusion et de séparation, c’est plus Nuit debout mais Mort debout ! »

    #féminisme #non-mixité

    http://seenthis.net/messages/482595 via Aude V

    • Je crois qu’il faut y voir la conséquence inéluctable du retour du débat théorique, qui avait disparu depuis des décennies. Il faut donc plutôt se réjouir de voir le raisonnement faire un come back plutôt inespéré. N’oublions pas que le féminisme des années 70 était tout aussi fanatique, tandis que, côté politique, les trotskistes affrontaient les pro chinois. Une démarche intelligente, à base de remises en question, et de déductions purement théoriques, ne conduit que rarement à des conclusions intelligentes. Mais l’ensemble de la réflexion a malgré tout à terme un effet positif, une fois éliminées les dérives les plus caricaturales de la pensée. Le culte de Mao et de son accablant Petit Livre Rouge en est un bon exemple.
      Je me souviens aussi du fait que, dans les années post 68, le MLF était surtout animé par des lesbiennes aigries. Cela conférait au mouvement une coloration un peu étrange.
      Il n’empêche : Le MLF a largement contribué à faire avancer la cause des femmes, et changer les mentalités machistes.
      Il faut se souvenir de ce qui existait avant...


  • #Non-mixité et auto-émancipation | Collectif des créatrices de #bande_dessinée contre le sexisme
    http://bdegalite.org/non-mixite-et-auto-emancipation
    http://bdegalite.org/wp-content/uploads/2015/09/encart-annesimon.gif

    Nos confrères ont le privilège de ne pas voir leur travail artistique sans cesse perçu voire expliqué par le prisme de leur sexe ou de leur genre. Nous le disons sans agressivité, nous voudrions seulement qu’ils en prennent conscience car c’est un problème de moins dans leur vie, un avantage basé seulement sur un facteur chance. Tout comme la plupart d’entre nous ne connaitra jamais la difficulté de faire son coming-out au boulot, ou d’avoir un nom à consonance étrangère à inscrire sur une demande d’appartement auprès d’un propriétaire parisien. Une prise de conscience de nos propres privilèges participerait déjà grandement à réduire un tas de discriminations ordinaires.

    Nous n’avons pas choisi la non-mixité parce que nous ne voulons pas des hommes. Nous avons choisi la non-mixité pour qu’une parole LIBRE puisse s’installer entre les personnes qui subissent directement la misogynie dans leur travail de bande dessinée. Nous ne reviendrons pas sur notre décision car la non-mixité, voulue, est vitale à cette liberté, à la disposition des femmes à s’exprimer sur ces sujets.

    Ceci étant dit, nous demandons dans notre charte que tout le monde prenne conscience de sa responsabilité morale face au sexisme. Cela signifie que chacun.e peut aider à le combattre. Si vous êtes en accord avec le contenu de notre charte, que vous désirez suivre nos actualités, participer à des actions aux côtés de notre collectif, sensibiliser les foules, participer à des échanges publics… bref si vous souhaitez VRAIMENT aider à lutter contre le sexisme, écrivez-nous pour nous donner vos coordonnées !

    J’imagine que ce texte est la réponse aux multiples : « Ben moi je suis un mec super, déconstruit et tout, et ça me chatouille que vous puissiez imaginer que je fais partie du sale lot sexiste alors j’aimerais bien m’engager à vos côtés pour me sentir encore mieux dans mon statut de mec qui profite doucement de la domination masculine tout en la condamnant ».
    #proféminisme

    http://seenthis.net/messages/412862 via Aude V