• Face au chantage : à propos du 7 mai 2017

    Je sais que l’alternative qui nous est aujourd’hui proposée (entre la finance ou le fascisme) est une forme particulièrement viciée, particulièrement perverse de reconduction de ce pacte passé dès les premières années du gouvernement socialiste (1983) entre ces mêmes classes moyennes, les professions libérales et le patronat, sur le dos de ceux qui ne possèdent pas de capital et, en particulier, pas de capital culturel.

    Je sais que, par rupture avec toute une partie du mouvement ayant suivi Mai 68, l’écrasante majorité des intellectuels « de gauche » a, à un moment crucial, pris le parti ou décidé de se retirer du jeu, de la construction de solidarités entre les classes, de l’organisation de transferts et d’échanges réciproques de savoir permettant de bâtir des luttes entre pratiques ouvrières, agricoles et savoir livresque, théorie, réflexion collective, création d’espaces pour un discours et une expérience politique en commun entre l’usine, les champs et l’université : de cesser d’incarner un point de connexion, de jonction, entre classes populaires et classes passées par l’université (et cela vaut autant pour le monde de la production industrielle que pour le monde rural ; mais aussi, de manière chaque jour plus aiguë, de la solidarité en acte avec les migrants).

    Je sais que la reconduction de ce pacte marqué par l’égoïsme bourgeois le plus étroit ne peut plus aujourd’hui se prévaloir, s’il l’a jamais pu, de cette caution morale qu’était jusqu’à présent censée lui apporter l’injonction du « tous ensemble contre le fascisme », en premier lieu parce que la gauche de gouvernement a transformé l’antiracisme en serpillière de ses opportunismes et de ses reniements, en second lieu parce qu’aucune réflexion sociale n’a jamais accompagné aucun « sursaut républicain ». Privé de toute véritable réflexion sur les causes sociales de la montée de l’extrême-droite, cet antiracisme-là (celui de SOS Racisme comme des grandes manifestations unitaires des années 90 — mais certainement pas celui, dans notre enfance, de la belle marche pour l’égalité) n’a jamais été qu’une passoire, qu’un crible ne faisant dans le fond barrage à rien — la preuve en est apportée aujourd’hui, de la façon la plus critique, la plus criante et, au vrai, la plus dramatique qui soit.

    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2017/04/29/face-au-chantage-a-propos-du-7-mai-2017

    #ANTIFASCISME #AUSTÉRITÉ #ÉLECTIONS #EXTRÊME-DROITE #FASCISME #FRONT_NATIONAL #LUTTES #MACRON #MÉLENCHON, #MOUVEMENT #MOUVEMENTS #NÉO-LIBÉRALISME #OCCUPATION #POLITIQUE #RÉSISTANCES #RUES #SYNTAGMA

    https://seenthis.net/messages/594240 via kaparia


  • #seenthis_fonctionnalités : Les thèmes privilégiés d’un.e auteur/autrice

    Grâce aux hashtags et aux thèmes automatiques, Seenthis fabrique une liste (pondérée) des thèmes privilégiés d’une personne. Cela apparaît en colonne de droite de la page d’un.e contributeur.trice. Par exemple :

    Country:France / Continent:Europe / City:Paris / #femmes / Country:Grèce / #sexisme / #Grèce / #racisme / Currency:EUR / #Palestine / #travail / Country:Israël / Country :États-Unis / #Israël / Country:Allemagne / #féminisme / Person:Encore / City:Gaza / Country:Suisse / Country:Royaume-Uni / City:Londres / City:Bruxelles / Person:Charlie Hebdo / Country:United States / #santé / Currency:USD / #prostitution / City:This / Person:Alexis Tsipras / #politique / Country:Israel / Country:Russie / #histoire / #viol / City:New York / #migrants / #cartographie / #photographie / Country:Espagne / #écologie / Company:Facebook / #inégalités / #réfugiés / Country:Palestinian Territories / Country:Italie / Person:François Hollande / #journalisme / Country:Japon / Continent:Afrique / #art / #culture_du_viol / Country:Syrie / Country:Iraq / City:Athènes / City:Lille / #France / #austérité / #littérature / Person:Manuel Valls / #Suisse / Person:Tony Blair / #misogynie / #éducation / #audio / #islamophobie / Country:Algérie / #plo / #Internet / ProvinceOrState:Cisjordanie / #asile / City:Bonne / #Union_européenne / #cinéma / PublishedMedium:The New York Times / NaturalFeature:Philippe Val / #sorcières / #livre / #revenu_garanti / City:Die / Country:Afghanistan / Person:Hillary Clinton / #photo / #chômage / Country:Danemark / Person:Mona Chollet / Region:Moyen-Orient / #gauche / City:Lyon / Country:Chine / #capitalisme / Person:Jeremy Corbyn / Country:Belgique / #colonisation / #qui_ca / City:Amsterdam / Organization:Académie française / City:London / #violence / Facility:Palestine Square / Country:Liban / #discrimination / #shameless_autopromo / #médecine / Company:Google / #radio / Country:Pays-Bas / Organization:Hamas / ProvinceOrState:Bretagne / ProvinceOrState :Île-du-Prince-Édouard / #société / City:Munich / #domination / City:Nice / City:Cologne / #Europe / Organization:Sénat / #nourriture / Region:Proche-Orient / Person:Christiane Taubira / Country:Suède / Organization:White House / Person:Donald Trump / Person:Laurence Rossignol / Company:Le Monde / #voile / #historicisation / Continent:America / #childfree / Person:Arnaud Leparmentier / #revenu_de_base / #théâtre / ProvinceOrState:Québec / Person:Philippe Rivière / #imaginaire / City:Strasbourg / Country:Finlande / City:Venise / #migrations / #Etats-Unis / Country:Arabie saoudite / City:Jerusalem / #Gaza / Country:Greece / City:Beyrouth / City:Toulouse / #islam / City:Marseille / Person:Mark Regev / Country:Grande-Bretagne / Person:encore / #Genève / City:Ramallah / #temps / #géographie / #sexe / Person:Osez / Country:South Africa / #patriarcat / Country:Pakistan / City:Bordeaux / #urbanisme / Person:Richard Malka / Person:Frédéric Lordon / Continent:Amérique / Company:The Guardian / #occupation / Person:Alain Juppé / Person:Denis Robert / Region:Méditerranée / PublishedMedium:The Guardian / #science / #BDS / City:Damas / Person:Peter Brook / City:Oslo / City:Dublin / #violences_sexuelles / City:Pomerol / City:Juif / Person:Paul Guers / City:Mayenne / #laïcité / Person:Jean-Luc Mélenchon / #censure / Organization:Tsahal / Person:Daniel Schneidermann / Organization:United Nations / Country:Bolivie / Position:Prime Minister / #domination_masculine / City:Nesle / Person:Virginia Woolf / ProvinceOrState:Maine / City:Montsoreau / Person:Jean-Louis Barrault / Person:Paul Dutron / Person:Lino Ventura / Person:Max Weber / City:La Tour / Company:Charles Oulmont /

    À une époque, on avait un gadget trop mignon : on pouvait balancer ça d’un clic sur Wordle pour obtenir une représentation graphique (ici @odilon) :
    https://www.flickr.com/photos/odilodilon/6684464421

    Flickr

    https://seenthis.net/messages/589559 via ARNO*


  • Israël ferme le bureau d’un cartographe palestinien à Jérusalem – Site de la chaîne AlManar-Liban

    http://french.almanar.com.lb/300441

    Il a été arrêté et libéré mais son matériel est confisqué et son bureau fermé, mis sous scellés pour six mois. Je croise les doigts pour qu’il ait pensé à bien faire ses sauvegardes.

    http://french.almanar.com.lb/framework/includes/uploads/2017/03/manar-07526670014895082305-757x354.jpg

    La police de l’occupation israélienne a fait fermer mardi un centre d’étude palestinien de Jérusalem-Est annexée, et brièvement arrêté son directeur, le célèbre cartographe #Khalil_Toufakji, l’accusant de travailler pour le compte des services de sécurité palestiniens.

    Selon l’AFP, la police israélienne a fait état de la fermeture pour six mois d’un bureau « dépendant de, et financé par, l’Autorité palestinienne », interdite d’activité politique et culturelle à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte, occupée par Israël.

    #israël #palestine #cartographie #occupation #annexion #colonisation

    https://seenthis.net/messages/578136 via Reka



  • 3 000 nuits dans une prison pour femmes en Israël avec la cinéaste Mai Masri

    http://information.tv5monde.com/terriennes/3000-nuits-passees-dans-une-prison-pour-femmes-le-beau-film-de
    http://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/000028.jpg

    Loin de tout manichéisme, la réalisatrice américano-palestinienne Mai Masri, signe un film aux accents universels. Dans « 3000 nuits », elle raconte le quotidien de #femmes palestiniennes mais aussi israéliennes, confrontées à la violence de la #détention, doublée de celle issue du conflit. Rencontre avec la réalisatrice, de passage à Paris.

    #palestine #documentaire #prison #occupation

    https://seenthis.net/messages/557522 via Reka


  • Témoignage d’un Refuznik israélien

    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/interview-yonatan-shapira-la-lutte-est-d-sormais-pour-l-galit-des-dro

    INTERVIEW – Yonatan Shapira : « La lutte est désormais pour l’égalité des droits de tous »#OccupationPalestine

    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/styles/main_image_article_page/public/YonathanShapira.jpg
    Yonatan Shapira, refuznik et activiste de la paix israélien, a parlé à Middle East Eye de son cheminement personnel, de l’activisme pro-palestinien et des perspectives de paix en Palestine

    Yonatan Shapira, refuznik et activiste de la paix israélien

    Occupation Palestine

    Yonatan Shapira,refuznik, Palestine, Israel, BDS, objection de conscience,paix

    Yonatan Shapira est un « refuznik » israélien, un de celles et ceux qui refusent ouvertement de servir l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés. En 2003, il publiait avec 26 autres pilotes de l’armée une lettre ouvertedénonçant les attaques « illégales et immorales que l’État d’Israël effectue dans les territoires palestiniens ».

    Depuis, l’ancien capitaine de l’armée de l’air, membre de l’élite militaire, fils d’un pilote de la guerre de 1973 et petit-fils de victimes du génocide juif est devenu un activiste de la paix.

    Indigné par le sort de Gaza, il tentera, avec d’autres, de pénétrer par trois fois dans l’enclave palestinienne par voie maritime, avec une simple cargaison de jouets et de fournitures scolaires. En 2010, à bord de L’Irène violemment arraisonnée par l’armée israélienne à 20 milles de Gaza, il sera touché par trois tirs de taser par ses ex-camarades de l’armée.

    Depuis, il milite au sein du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

    Refuznik très actif, il est aussi l’un de ces « smolanim » ou gauchistes honnis par la droite et l’extrême-droite israéliennes.

    MEE : Comment s’est fait votre cheminement politique et philosophique, de pilote dans l’armée israélienne à refuznik ?

    Yonatan Shapira : J’ai grandi dans une base aérienne et je m’identifiais totalement avec Israël. J’adhérais à la narration sioniste qui pose que mon pays recherche la paix avec ses voisins et le monde, et souffre parce qu’il est entouré d’ennemis. C’est là typiquement le genre de narration selon laquelle les enfants de ce pays sont élevés.

    J’ai simplement cessé de me soucier des miens seulement, et me suis préoccupé de tout le monde. J’ai cessé de m’inscrire uniquement dans une ethnie, une tribu, une religion ou une couleur. C’est un changement de perspective qui modifie tout. Toutes ces valeurs humanistes dans lesquelles j’ai grandi, je les ai appliquées à tous. Mais cela est un changement intenable pour ceux qui sont encore enfermés dans leur point de vue raciste.

    Je dis souvent que parmi les morts ce jour-là, il y eut aussi le garçon naïf et sioniste que j’étais

    Je me suis toujours senti partie prenante de mon pays, c’est une part évidente de mon identité. Lorsque j’ai commencé à interroger la question du Bien ou du Mal qui était fait en mon nom, il a été plus facile de se sentir suffisamment confiant pour parler ouvertement. Quand bien même on me traitait de « traître » ou qu’on m’accusait de faire du mal à ce pays. Bien sûr, en devenant activiste, j’ai vu que mes paroles et actions pouvaient rendre les gens fous. Ainsi, quand j’ai taggué sur le mur du ghetto de Varsovie un graffiti « Libérez tous les ghettos, libérez Gaza », en Israël, les réactions ont été vives. Les gens ne comprenaient pas comment un ex-capitaine de l’armée de l’air pouvait comparer Gaza à un ghetto. Pour moi cela semblait pourtant évident.

    MEE : Après quel événement avez-vous écrit la lettre des pilotes de 2003 qui appelle à refuser les missions « immorales » sur Gaza ?

    YS : Il y a eu plusieurs événements mais ce fut spécifiquement les assassinats de combattants palestiniens par l’armée de l’air israélienne. Et de tous les civils autour d’eux. La lettre a succédé à la fameuse attaque contre un leader de la branche armée du Hamas [Salah Shehadeh, l’un des chefs présumés des Brigades Izz al-Din al-Qassam], le 22 juillet 2002. Une bombe d’une tonne fut larguée sur la maison de ce leader, causant la mort de quinze personnes, dont neuf enfants. Je dis souvent que parmi les morts ce jour-là, il y eut aussi le garçon naïf et sioniste que j’étais. Si je n’ai piloté que des engins de secours et n’ai jamais pris part à ce genre d’action, j’ai eu l’impression que ces actions de bombardements avaient été faites en mon nom.

    Un enfant assis sur un amas de décombres à la suite de l’offensive israélienne de cinquante jours au cours de l’été 2014 (AFP)

    MEE : Comment fut reçue cette lettre ?

    YS : Nous étions, les vingt-six autres pilotes et moi, submergés par cette attaque. Douze ans plus tard, il y eut le massacre de Gaza [l’assaut israélien de 2014 qui a fait plus de 1 500 morts côté palestinien, 6 côté israélien]. En juillet 2002, l’armée israélienne lançait une bombe d’une tonne sur Gaza pour tuer Salah Shehadeh. Exactement à la même date, 12 ans plus tard, en 2014, l’armée israélienne a déversé 100 bombes d’une tonne dans la partie sud de Gaza, tuant encore plus de gens. 

    La situation devient toujours plus extrême, la dévastation causée [en 2014] par l’IDF [l’armée israélienne] rend ce qui s’est passé en 2002 presque insignifiant. À chaque attaque, c’est plus fou, avec plus d’enfants brûlés vivants, plus de gens tués.

    Peu à peu, ils ont accepté les règles, s’identifiant avec le système. Maintenant, ce sont des meurtriers de masse

    Après la publication de la lettre, les réactions furent très négatives dans l’establishment militaire. Mais nous avons aussi eu des soutiens surprenants de militaires. J’ai eu ainsi le soutien de mon commandant d’escadron. J’en fus surpris car cette lettre pouvait être considérée comme un acte de mutinerie. Cela montre la complexité des choses. D’autres pilotes ont exprimé leur soutien en privé mais ils précisaient qu’ils avaient trop peur des conséquences s’ils nous rejoignaient dans cet appel.

    Je pourrais parler de ceux qui furent punis, mais il me semble intéressant de dire la complexité des choses. Ceux qui restent dans le système passent par un processus lent où ils finissent par accepter les choses. Beaucoup de pilotes qui étaient d’accord avec moi aimaient trop voler pour y renoncer. Peu à peu, ils ont accepté les règles, s’identifiant avec le système. Maintenant, ce sont des meurtriers de masse. Personne dans ce monde ne peut dire qu’il ne sera jamais fasciste du moment où il s’adapte et se trouve des excuses.

    MEE : Vous parlez « d’objection grise », pouvez-vous explicitez cette notion ?

    YS : C’est un phénomène général, pas seulement en Israël. Seule une minorité décide de s’exprimer ouvertement. Puis il y a ceux qui sont persuadés du bien-fondé du système. Et enfin il y a cette part floue de ceux qui sont mal à l’aise mais refusent de risquer leur stabilité sociale et trouvent des accommodements.

    Il me semble que nous devons « coller » à ce que les Palestiniens veulent, à leur façon d’envisager leur lutte. Donc soutenir leur appel au mouvement BDS

    En Israël, certains trouvent des excuses pour ne pas servir en Cisjordanie ou pour ne pas participer à des attaques qu’ils désapprouvent intérieurement. Je sais que certains pilotes admettent qu’ils évitent de participer à ces missions. Ils se font porter pâles et évitent ainsi d’interroger un système qui produit oppression et crimes. Ce système tolère cette « objection grise », il produit un « consentement industriel ». Cela n’aide en rien car alors d’autres exécutent ces missions.

    MEE : En 2003, vous êtes devenu un refuznik. Vous avez dit « non ». À quoi dites-vous « oui » désormais ?

    YS : J’ai dit non au fait d’être partie prenante de ces attaques, de cette occupation, de cette oppression. Mais nous avons décidé, avec mes camarades, de participer à la construction des solutions de réconciliation. J’ai cofondé en 2005 une ONG, Combatants for Peace, qui réunit d’anciens combattants palestiniens et israéliens œuvrant ensemble de façon non violente contre l’occupation. Je n’en fait plus partie désormais. En effet, cette ONG est devenue trop prudente, d’une certaine façon.

    Il me semble que nous devons « coller » à ce que les Palestiniens veulent, à leur façon d’envisager leur lutte. Donc soutenir leur appel au mouvement BDS et ne pas avoir peur de dire des choses qui effraient l’opinion israélienne. Ce mouvement BDS est non violent. En tant qu’Israélien, je dois suivre ce que les Palestiniens disent, car c’est eux qui luttent contre l’oppression, ce n’est pas une lutte israélienne.

    MEE : Comment inscrivez-vous votre action dans le refus de certains Palestiniens de toute normalisation avec les Israéliens, même activistes de la paix ?

    YS : Nous ne sommes pas dans une situation où deux parties de force égale s’affrontent et souffrent également. Si certains palestiniens choisissent de ne pas travailler avec les activistes israéliens, je respecte ce choix. Je lutterai alors avec d’autres. Je comprends que certains Palestiniens soient frustrés par des années et des années de lutte avec le prétendu mouvement pour la paix israélien. Car ce mouvement a souvent échoué. Des gens qui auraient dû refuser de combattre ont accepté d’être réservistes et de participer à des attaques au lieu de manifester contre ces crimes.

    BDS permet une clarification utile : si quelqu’un souhaite la fin de l’apartheid, de l’injustice, alors il doit soutenir les trois éléments de cet appel. Cela permet de dessiner une ligne nette entre ceux qui demeurent à l’intérieur de leur bon droit sioniste, de leur besoin d’être supérieurs sur cette terre, et ceux qui comprennent que si on veut vraiment la paix, elle doit être basée sur l’égalité.

    MEE : À propos de BDS, que pensez-vous de la comparaison faite par le Français Bernard-Henri Levy qui a déclaré que c’était un mouvement d’inspiration « nazie » ?

    YS : J’ai débattu avec lui, il y a douze ans de cela. Je lui ai expliqué ce que mes collègues pilotes et moi devions faire lors de nos missions. Il a facilement rejeté toutes ces horreurs d’enfants palestiniens brûlés vivants et m’a raconté combien était excitante l’expérience d’un membre de sa famille dans un kibboutz... Certaines personnes peuvent écrire, réfléchir de façon élaborée, mais leur cœur fonctionne mal en dehors de leur cercle ethnique ; ils voient toujours le monde à travers la peur d’un monde post-holocaustique.

    C’est triste de voir comment des gens censément intelligents se mettent au service d’une machine oppressive

    Un autre intellectuel israélien, Asa Kacher, souffre de cette même cécité. C’est un philosophe reconnu, qui a réécrit le code éthique de l’armée israélienne, c’est-à-dire au final comment oppresser des milliers de personnes dans les check-points, mais en le faisant de façon « éthique ». J’ai aussi débattu avec lui et c’est triste de voir comment des gens censément intelligents se mettent au service d’une machine oppressive. Dans l’histoire humaine, ce n’est pas nouveau que des intellectuels, écrivains, artistes choisissent de rallier les oppresseurs.

    MEE : Vous donnez régulièrement des conférences aux États-Unis ; pensez-vous que les juifs américains puissent faire pression sur Israël dans la recherche de la paix ?

    YS : Un changement important s’opère aux États-Unis, changement qui peut avoir son importance en Israël. Quand j’ai commencé ces conférences, une organisation comme Jewish Voice For Peace avait seulement cinq à sept ramifications. Elles sont désormais quarante. De plus en plus de juifs américains font partie de groupes de solidarité avec les Palestiniens.

    Nous n’attendons pas que les leaders mondiaux lancent une initiative comme une grande conférence pour la paix. Nous n’attendons pas que quelqu’un vienne et coupe soudainement le tuyau du soutien militaire et diplomatique à l’apartheid israélien. Nous misons sur un processus qui part de la société civile. Notre espoir est de créer des pressions civiles.

    Une femme palestinienne parle avec un soldat israélien alors que des Palestiniens traversent le check-point de Qalandia (AA)

    MEE : Certains partis politiques israéliens appellent désormais ouvertement à une annexion pure et simple des colonies en Cisjordanie. L’hypothèse de deux États est-elle encore viable ?

    YS : La solution de deux États est déjà morte. Le gouvernement fasciste israélien déclare une chose puis une autre. Nous pensons que la lutte est désormais pour l’égalité des droits de tous et un État pour tous ses citoyens. L’idée qu’il y aurait une différence entre la destruction des villages palestiniens en 1948 et ce qui s’est passé après 1967 en Cisjordanie est idiote. Ce sont les mêmes méthodes et les mêmes procédures employées alors et maintenant. Nous vivons tous ici, et si nous voulons une solution, il faudra reconnaître les crimes qui ont été commis.

    MEE : Vous avez déclaré qu’Israël vivait « enfermé dans sa propre bulle », pourquoi ce constat ?

    YS : Pour comprendre cela, il faut que chacun s’interroge sur sa propre société. Prendre simplement les problèmes dans son pays et observer comment les gens réagissent. Nous vivons à l’ère des médias de masse, et la façon dont ils dépeignent les choses est faite de telle manière que cela ne bouleverse pas trop nos propres points de vue. Mais en Israël, tout est plus exacerbé car il n’y a pas de distance physique avec la souffrance qui est si proche. Je suis sur une plage à Tel Aviv, avec les touristes, les lumières douces de la ville. Mais il ne me faudrait pas plus de 30 minutes pour me rendre dans un petit village palestinien lourdement opprimé, où les soldats peuvent entrer dans les maisons la nuit et kidnapper votre enfant, l’interroger pendant des heures sans avocat dans certains camps des services secrets, et sans savoir quand il reviendra.

     

    des manifestants palestiniens devant une colonie israélienne dans le village de Bil’in, Cisjordanie, le 27 février 2015 (AFP).

    MEE : Une série de lois israéliennes entend criminaliser l’utilisation même du mot « Nakba », la catastrophe palestinienne de 1948, et interroge le financement des ONG qui œuvrent pour la défense des Palestiniens ou la dénonciation des agissements de l’armée… Qu’en pensez-vous ?

    YS : Le gouvernement israélien actuel est le plus à droite que nous n’ayons jamais eu dans ce pays. Le racisme et l’ethnocentrisme est quelque chose qu’il tente généralement de masquer derrière d’autres valeurs. Mais désormais, les choses apparaissent plus clairement. Auparavant, le système sioniste masquait son véritable agenda avec des messages plus cosmétiques. C’est comme si nous vivions dans une maison aux murs couverts de papiers fleuris chatoyants, mais que derrière, le mur était totalement pourri en raison des contradictions, crimes, dénis. Mais à présent, en raison de la façon dont ce gouvernement agit, le papier peint tombe. Les murs rongés sont alors apparents et nous voyons aussi les fondements de la maison.

    La solution de deux États est déjà morte. [...] Nous pensons que la lutte est désormais pour l’égalité des droits de tous et un État pour tous ses citoyens

    Désormais, le processus de fascisation se poursuit et continuera en réaction aussi aux condamnations de la communauté internationale devant les actions d’Israël. Cependant, il me semble que, parfois, il est facile pour les gens d’être engagés dans la question palestinienne et d’oublier les problèmes de leur propre pays. Je choisis les mots les plus extrêmes quand je parle de mon pays et des choses qui se font ici, mais je voudrais lutter avec la même passion avec ces gens contre les crimes de leur propre gouvernement, les crimes qui se passent en leur nom dans leur pays. Il est parfois plus facile de devenir un militant de la question israélo-palestinienne et d’oublier ce qui se passe dans son propre pays. J’insiste sur ce point.


  • La résistance des paysans et des pêcheurs dans #Gaza étouffée
    http://orientxxi.info/magazine/la-resistance-des-paysans-et-des-pecheurs-dans-gaza-etouffee,1581

    À Gaza, soumise au blocus et aux incursions israéliens, paysans et pêcheurs tentent de survivre et d’échapper à la dépendance économique. La bande de Gaza (360 km2 pour près de 2 millions d’habitants) est hautement urbanisée. Il y a une dizaine d’années, les terres agricoles correspondaient néanmoins à environ un tiers de la surface, elles n’en forment plus qu’un cinquième. Elles se réduisent sous la pression démographique (le taux d’accroissement de la population à Gaza est estimé à 3,9 %), et par la pression (...)

    #Magazine

    / #Israël, Gaza, #Économie, #Agriculture, #Gaza_2014, #Occupation, #Pêche


  • مُقاوَمة المُزارعين والصيّادين في غزة التي تَختنِق
    http://orientxxi.info/magazine/article1584

    في غزّة المحاصّرة التي تَنوء تحتَ عِبء الحصار وآثارِ الاجتياحات، يُحاوِل المزارِعون والفلّاحون من أهلِها التمسُّك بمَصادِر عيشِهم . قِطاعُ غزَّة الذي تبلغُ مساحتُه 360 كم2 لمليونَي نسمة، يَتميَّز بكثافةٍ سكانِيَّة عالية. منذ عشرِ سنوات، كانت الأراضي الزراعيَّةُ تشكِّلُ ثلثَ المساحة تقريباً. لا تُشكِّل تلك الأراضي اليومَ أكثرَ من خُمسِ المساحة، فهي تتقلَّص بِحُكم الضغطِ الديمغرافي (فنسبةُ النموِّ السكّانيِّ في غزّة تقدَّر بـ3.9 %)، الضغطِ الاقتصاديِّ على ملّاكي الأراضي، وأخيراً بحكم ترسيمِ مِنطَقة عازِلة من قِبَل المُحتَل: وهذه المِنطقة المحظورة ، المُمتدَّة (...)

    #Magazine

    / إسرائيل, غزة, اقتصاد, زراعة, #Gaza_2014, #Occupation, صيد

    #إسرائيل #غزة #اقتصاد #زراعة #صيد



  • Haidar Eid : « la campagne BDS a sans conteste donné de la force au peuple palestinien » -
    Chronique de Palestine | samedi 15 octobre 2016
    http://chroniquepalestine.com/haidar-eid-bds-donne-force-peuple-palestinien
    http://chroniquepalestine.com/wp-content/uploads/2016/10/HaidarEid.jpg

    Chronique de Palestine : Haidar, pouvez-vous vous présenter, ainsi que le mouvement BDS dont vous êtes l’un des principaux animateurs ?

    Haidar Eid : Permettez-moi de commencer en précisant que tous les points de vue que j’exprime ici sont les miens et les miens seuls ; ils ne reflètent pas nécessairement les vues de l’ensemble du mouvement BDS ou de toute autre organisation.

    Je suis un professeur agrégé en littérature et études culturelles à l’Université Al-Aqsa basée à Gaza, conseiller politique de Al-Shabaka (le Réseau de la politique palestinienne), co-fondateur du One Democratic State Group, et un militant BDS. Il peut être intéressant de rajouter que j’ai passé quelques années en Afrique du Sud où j’ai obtenu mon doctorat à l’Université de Johannesburg, la première institution universitaire internationale à avoir mis fin à ses liens avec une université israélienne.(...)

    #BDS #occupation #colonisation #apartheid

    https://seenthis.net/messages/533604 via Loutre


  • Je suis allée voir l’état critique des colonies complètement à sec. J’ai trouvé une piscine. (Amira Hass) – Pour la Palestine

    http://www.pourlapalestine.be/je-suis-allee-voir-letat-critique-des-colonies-completement-a-sec-ja

    Dror Etkes, un chercheur indépendant qui se concentre sur la politique israélienne de colonisation, a déclaré dans Haaretz que, dans l’aire d’implantation entourant Shiloh, « les colons cultivent 2 746 dunams [274,6 hectares : la majeure partie se trouve autour de Shiloh : 2 600 dunams, soit 260 hectares]. De cette superficie, 2 133 dunams [213,3 hectares] sont des terres palestiniennes privées. »

    En langage clair : Ces dernières années, les colons ont découvert que la piraterie (par opposition au vol par l’État) à des fins agricoles facilitait la mainmise sur bien plus de terres palestiniennes que la construction de villas ou de logements préfabriqués.

    #israël #palestine #colonisation #démolition #occupation

    https://seenthis.net/messages/505338 via Reka


  • [O-S] SIMONE WEIL, GRÈVE ET JOIE PURE

    http://www.b-a-m.org/2016/06/o-s-simone-weil-greve-et-joie-pure

    L’émission « Offensive Sonore » est diffusée un vendredi sur deux sur Radio Libertaire de 21h-22h30 (89,4 Mhz) en alternance avec « Les amis d’Orwel ».

    Émission du 24 juin 2016, nous recevons Charles Jaquier préfacier du livre « Grève et joie pure » de Simone Weil. En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins. La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.

    #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #1936 #Simone_Weil #grève #anarchisme #syndicats #cgt #stalinisme #occupation #usine #travail #prolétariat #révolutionnaire #socialisme #joie

    http://seenthis.net/messages/503540 via aktivulo


  • Minister: Empty West Bank Area C of Palestinians, annex it | The Times of Israel

    http://www.timesofisrael.com/israeli-minister-remove-palestinians-from-west-bank-area-c-annex-territory/?link_id=4&can_id=c04bd6c1866a7591ea05420e1dd77aec&source=email-what-

    http://cdn.timesofisrael.com/uploads/2016/06/F160203IH05-e1465370384955.jpg

    Minister: Empty West Bank Area C of Palestinians, annex it
    Uri Ariel calls for improving conditions in areas A and B, applying Israeli sovereignty elsewhere, says PM’s peace bid futile

    #israel #palestine #colonisation #occupation

    http://seenthis.net/messages/498046 via Reka


  • #Jacques_Rancière : « La transformation d’une jeunesse en deuil en jeunesse en #lutte »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300416/jacques-ranciere-la-transformation-d-une-jeunesse-en-deuil-en-jeunesse-en-

    Le philosophe Jacques Rancière, penseur de l’égalité, réfléchit à ce que dessinent le mouvement « #Nuit_debout » et la mobilisation contre la loi sur le travail, à ce qui les porte, mais aussi à ce qui peut les limiter. Entretien.

    #Culture-Idées #15_M #communauté #démocratie #égalité #idées #Mai_68 #Mouvement_des_places #Occupation #peuple #République


  • Les intermittents remportent une manche, le Medef surenchérit
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/280416/les-intermittents-remportent-une-manche-le-medef-surencherit

    Les syndicats d’intermittents et les employeurs sont tombés d’accord jeudi matin sur de nouvelles règles d’indemnisation #chômage. Mais la négociation va continuer à l’Unedic, alors même que le Medef durcit le ton.

    #Economie #allocation_chômage #intermittence #occupation_théâtre


  • Les intermittents remportent une manche, le Medef surenchérit
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280416/les-intermittents-remportent-une-manche-le-medef-surencherit

    Les syndicats d’intermittents et les employeurs sont tombés d’accord jeudi matin sur de nouvelles règles d’indemnisation #chômage. Mais la négociation va continuer à l’Unedic, alors même que le Medef durcit le ton.

    #France #allocation_chômage #intermittence #occupation_théâtre


  • Les intermittents remportent une manche, le Medef surenchérit sur l’Unedic
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280416/les-intermittents-remportent-une-manche-le-medef-surencherit-sur-lunedic

    Les syndicats d’intermittents et les employeurs sont tombés d’accord jeudi matin sur de nouvelles règles d’indemnisation #chômage. Mais la négociation va continuer à l’Unedic, alors même que le Medef durcit le ton sur le régime général.

    #France #allocation_chômage #intermittence #occupation_théâtre


  • Un député irlandais très en colère et le dit directement en session et en réponse à une question posée par l’ambassadeur d’Israël à Dublin : " à quelle solution constructive pouvons nous penser maintenant ?" demande l’ambassadeur d’Israël.

    Réponse du député irlandais :

    https://www.facebook.com/lilia.ghanem/posts/10154117541612248

    Traduction très rapide à l’arrache (n’hésitez pas à reprendre et corriger si nécessaire) :

    Cher monsieur, je suis de ceux qui pensent que vous devriez être expulsé de ce pays, ça n’a rien à voir avec vous personnellement, mais plutôt avec les politiques menées par votre pays. Comme dit Desmon Tutu, le moment est venu de ne plus vous traiter comme un état normal, simplement parce que vous ne vous comportez pas comme un état normal. Et je voudrai vous poser une question, vraiment, en relation avec le conflit, et dans mon cas, je veux vous assurer (pour le compte rendu de cette session) que ça n’a rien à voir avec de l’antisémitisme, et que ce n’est pas une tentative tout à fait honteuse de remettre en cause l’existence l’holocauste comme l’a fait par exemple David Irving, j’ai invité dans cette ville des délégations de survivants d’Auschwitz pour des rencontres des conférences et des émissions de télévision, justement pour rappeler aux irlandais l’existence de l’Holocauste, et je le referai sans hésiter si quiconque essayer de nier à nouveau les horreurs qu’on a fait subir au peuple juif. Et c’est précisément parce que je suis fermement opposé au racisme, que je suis opposé à ce que votre État [israélien] fait aujourd’hui. Alors laissez-moi vous poser quelques questions (mais je dois aussi ajouter que j’ai vécu dans un village près de la Mer Morte, en 1987, deux semaines avant que la première Intifada ne démarre. Ma première question donc : vous avez essayé de couvrir les responsables du massacre [de civils innocents] à Gaza, la confiscation de terres palestiniennes… en attaquant le Hamas. Mais pourquoi n’admettez vous pas que le Hamas n’existait pas quand à commencé la première Intifada. Les palestiniens n’avait pas crée de branche armée jusqu’au début des années 1990, et à cette époque, l’OLP exilé à Tunis n’était pas présente sur le terrain palestinien, mais ce sont les palestiniens ordinaires qui se sont soulevés, parce que vous, les israéliens, leur ont refusé les droits humains fondamentaux. J’ai vécu là-bas. Le racisme y était endémique, la situation était pourri, j’étais absolument horrifié de voir comment vous traitiez les Palestiniens. ET n’est-il pas vrai que les lois fondamentales de l’État d’Israël sont fondamentalement des lois racistes puisqu’elle donnent aux Juifs des droits qu’elles refusent totalement aux Palestiniens. Par exemple, si j’étais Juif, je pourrai sans problème prétendre à la nationalité israélienne demain… mais 6 millions de personnes qui sont originaires et vivent dans ce que vous appelez aujourd’hui Israël, qui en ont été expulsé en 1947 et 1948 n’ont pas ce droit. N’est-ce pas là une des raisons pour lesquelles les Palestiniens sont en conflit avec les Israéliens ? Parce que vous leur refusez le droits de revenir dans leurs foyers, d’où ils ont été chassés, dans leurs terres et dans leurs villages. Et en plus, leur revendication est complètement légitime selon le droit international ! et vous leur refusez ce droit ! Pourquoi leur refusez-vous ce droit ? Et pourquoi donnez-vous ce droit à des gens qui n’ont aucune connexion quelle qu’elle soient avec cette terre que l’appeliez Israël ou Palestine ? Pourquoi continuez vous à confisquer des terres [palestiniennes] si vraiment vous prétendez sérieusement croire dans les accords d’Oslo et la solution à deux États ? Pourquoi continuez-vous à confisquer des terres si, selon les accords d’Oslo, ces terres sont destinées [dans l’accord final] à être palestiniennes ? 500 000 personnes vivent dans des colonies sur ces terres confisquées depuis la signature des accords d’Oslo ? Comment pouvez-vous permettre cela alors que vous avez signé ces accords ? Comment pouvez-vous laisser faire cela [la colonisation] si, dans les accords d’Oslo que vous avez signé, il était prévu que ces terres [confisquées] soient palestiniennes ? C’est quand même incroyable ! Et vraiment, Monsieur l’ambassadeur, vous nous prenez pour des imbéciles : vous nous dites, en nous regardant droit dans les yeux « nous voulons sincèrement faire la paix, mais nous continuons à confisquer vos terres ! » Et vous vous attendez à ce que les Palestiniens reculent et acceptent cela. Mais le Monde pense que cela est une manière tout à fait inacceptable de se comporter. Et un peu plus tôt aujourd’hui, vous nous avez demandé : « À quoi pourrions nous penser comme solution constructive ». Mais vous savez ce que les Palestiniens demandent ? Enfin, ce que certains demanderaient, parce que moi je pense que c’est le système d’apartheid entier qu’il faudrait détruire. Mais les Palestiniens demandent la levée du siège de Gaza. Laissez les avoir un aéroport ! Laissez-les avoir un port [de commerce] ! ne les punissez pas pour avoir un gouvernement pour lequel ils n’ont même pas voté ! En envahissant leur territoire, en décidant si oui ou non ils ont le droit d’avoir de l’électricité, de l’eau potable, des médicaments ! Qu’est-ce qui vous fait croire que vous, qui êtes sur-armés, qui êtes la quatrième armée la plus puissante du monde, que vous avez le droit de détruire Gaza et sa population ? Alors qu’ils n’ont aucun droit de se défendre ? Alors qu’ils n’ont pas de territoire ? comment pouvez vous justifier cela ? Comment pouvez-vous justifier ce « double-sandard » ? En enfin, Monsieur l’ambassadeur, des personnalités comme Nelson Mandela et Desmond Tutu ont qualifié votre État d’État d’apartheid, avec des lois adaptées aux gens selon leur « origine » ou leur religion. Reconnaissez-vous que cela est la réalité ? Par exemple, à un checkpoint, pour aller en Cisjordanie : il y a une ligne pour les Israéliens et les Européens, et il y a une autre ligne pou si vous êtes Arabe. Juste parce que vous êtes Arabe ! Mais Monsieur l’ambassadeur, si vous arriviez à l’aéroport de Dublin et qu’on vous demandais si vous êtes juif : si vous dites oui, on vous répondrait « oh pardon monsieur, vous ne pouvez pas passer par les mêmes contrôles que ceux prévus pour les citoyens irlandais ou européens. Vous appelleriez cela du racisme et de l’apartheid. ET vous, vous pratiquez cela avec vos checkpoints et votre mur de séparation. Comment pouvez-vous justifier cela ?

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #gaza

    http://seenthis.net/messages/478502 via Reka


  • Une nuit avec les étudiants dans #Paris_8 occupée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050416/une-nuit-avec-les-etudiants-dans-paris-8-occupee

    Nouvelle journée de mobilisation ce mardi 5 avril dans toute la #France, alors que la #loi_sur_le_travail est examinée en commission à l’Assemblée nationale. À Paris 8, des étudiants sont toujours déterminés à occuper l’université quitte à jouer au chat et à la souris avec les vigiles. Récit d’une nuit d’occupation.

    #Occupation #Université


  • Madrid : les racines du 15-M

    Le mouvement d’occupation des places en Espagne : avant et après…

    Par Émilien Bernard et Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2016/04/arton2246.jpg

    http://jefklak.org/?p=2888

    Les médias leur avaient collé l’étiquette « indignés », appellation non-contrôlée dans laquelle la plupart ne se retrouvaient pas. Celles et ceux qui occupaient la rue préféraient le plus sobre « 15-M », en référence à ce 15 mai 2011 où l’Espagne assoupie s’est réveillée. Un mouvement aux racines multiples, qui s’est construit dans la durée et continue à renouveler les imaginaires. De quoi aider à penser le mouvement du 32-Mars (ou « Nuit debout ») en train de s’organiser à Paris, cousin peut-être pas si éloigné de son aîné espagnol, dont l’exigence d’horizontalité, la défiance envers les partis et le refus de la représentation restent des outils indispensables pour une organisation capable de transformer la société.

    Ce reportage madrilène a été publié dans la numéro 7 de la version papier d’ Article 11 , en décembre 2011, et nous en republions ici une version légèrement mise à jour. La situation a évolué depuis, notamment avec la montée en force du parti Podemos et l’institutionnalisation d’une part du soulèvement populaire. Mais l’encourageante vitalité des expériences autogestionnaires de l’autre côté des Pyrénées continue d’inspirer les modes d’organisation qui souhaitent rompre avec le système de représentation politique et l’oligarchie au pouvoir dans toute l’Europe.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2016/04/mapa-15m-y-mc3a1s-allc3a1-2015.png

    #34mars #32mars #NuitDebout #15M #Occupation_des_places #Histoire_des_luttes #Espagne #Madrid

    http://seenthis.net/messages/476147 via Jef Klak

    • Sentiment de malaise...
      D’abord, les fameux indignés espagnols n’ont pas fait grand chose de leur victoire électorale. Mais peut être ne veulent-ils pas tomber dans le même piège que celui où Syriza s’est embourbé ?
      Ensuite, je suis frappé de constater le fait que 90% des français votent à droite, ou agoniste. On a pourtant des candidats acceptables, comme Mélenchon ou Besancenot. Il y a quand même beaucoup d’incohérence à voter Hollande, Juppé, ou Le Pen quand on dénonce les injustices sociales.
      Reste à savoir si il sortira quelque chose de concret d’un mouvement, certes, dynamique, mais déstructuré comme celui qui s’annonce actuellement.
      Ayant vécu Mai 68, je suis bien placé pour douter de l’efficacité des révoltes spontanées et festives, dans lesquelles, au final, aucune ligne politique n’est décelable.
      Si le but est juste le retrait de la loi El Khomri, pourquoi pas ? Mais, si ça nous emmène plus loin, où sont les théoriciens, et quel projet de société est défendu ?
      En 68, l’insurrection, pourtant générale, s’est conclue par des accords bidons, et un véritable raz de marée en faveur de le droite. Seule la libération sexuelle a au final survécu au retour de manivelle.
      La vérité est qu’une insurrection n’a de sens que si elle propose un programme concret et détaillé, et se donne les moyens de faire appliquer le projet ultérieurement.
      D’une certaine manière, le vote en faveur de Hollande visait explicitement un changement sociétal. Sauf que le changement n’a pas eu lieu, sans que cela ne mobilise les électeurs PS. Sur les 60 points du programme, un seul a été réalisé (le mariage gay). Et personne, parmi les élus, n’a rompu avec le PS !
      Je comprends donc sans peine les « Podemos » hexagonaux. Mais quel est leur programme ? Juste, annuler un projet de loi ?

    • Grâce au lien posté judicieusement par BoOz hier soir, nous avons pu suivre le mouvement citoyen #NuitDebout en pleine immersion place de la République. Nous étions plus de 80000. Ce mouvement ou ce plateau semble se structurer (mise en place de commissions, Assemblées Populaires, concerts, nourriture à la clé...) et va bien au delà de l’annulation de la loi. Il y a eu des témoignages intéressants et on pourra à nouveau se connecter dans la soirée. Le mieux c’est encore d’y aller.
      Le direct : ▻https://www.periscope.tv/RemyBuisine


  • L’ONU va établir une liste noire d’entreprises israéliennes
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/03/25/l-onu-va-etablir-une-liste-noire-d-entreprises-israeliennes_4890107_3218.htm

    israéliennes ou étrangères,

    La colonisation est illégale au regard des lois internationales. Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies a donc décidé jeudi 24 mars de dresser une liste des entreprises opérant dans les territoires occupés par Israël.

    #Israel #Israël #occupation #impunité

    http://seenthis.net/messages/473296 via Kassem


  • Il y a 75 ans : les travailleurs néerlandais faisaient grève contre la persécution des juifs.
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/fev2016/neer-f24.shtml

    Le 25 février 1941 un événement eut lieu sous l’occupation nazie à Amsterdam qui portera plus tard le nom de « grève de février. » En apprenant la déportation de quelque 425 Juifs néerlandais du quartier juif d’Amsterdam, des centaines de milliers de travailleurs néerlandais arrêtèrent le travail, quittèrent leur poste et firent une grève sauvage.
    Les conducteurs de tramway locaux furent les premiers à rejoindre la grève organisée par le Parti communiste néerlandais interdit et peu après, à mesure que la grève s’étendait dans toute la ville, les dockers du chantier naval local d’Amsterdam-Noord rejoignirent la protestation et débrayèrent en masse. La grève s’étendit à d’autres villes hollandaises voisines dont Utrecht et Zaanstad.

    #nazisme #Pays-Bas 25_février_1941#Grève_de_février #occupation #déportation #juifs #antisémitisme
    #Seconde_Guerre_mondiale #Amsterdam #Amsterdam-Noord #Utrecht #Zaanstad

    http://seenthis.net/messages/464555 via Zec + Ultra


  • L’intox, arme de destruction massive de Netanyahou
    https://www.mediapart.fr/journal/international/251215/l-intox-arme-de-destruction-massive-de-netanyahou

    Après avoir exploité l’accord sur le nucléaire iranien pour obtenir des États-Unis l’augmentation de l’aide militaire américaine à #Israël, le premier ministre israélien tente d’imposer l’idée qu’il existe un lien entre le terrorisme de l’État islamique et les derniers attentats palestiniens pour justifier l’abandon du processus de paix.

    #International #Barack_Obama #Benjamin_Netanyahou #Colonies #Etats-Unis #Moyen-Orient #Occupation #Palestine


  • Cisjordanie : la mort d’une adolescente relance le débat sur la réponse d’Israël -
    Publié le 19/12/2015
    http://www.lepoint.fr/monde/cisjordanie-la-mort-d-une-adolescente-relance-le-debat-sur-la-reponse-d-isra

    Dans sa maison d’un camp de réfugiés palestiniens, Maliha Awwad ne comprend toujours pas ce qui s’est passé le jour où sa fille de 14 ans a blessé un homme avec des ciseaux, avant d’être tuée par la police israélienne.

    Les Nations Unies et des organisations de défense des droits de l’Homme se sont inquiétées d’un possible usage excessif de la force par les forces de sécurité israéliennes face aux attaques menées par des Palestiniens.

    Le 23 novembre, Maliha a vu sa fille Hadil partir de la maison pour l’école avec sa cousine Nourhane, 16 ans. Mais au lieu de se rendre en classe, elles ont pris le chemin d’un marché de Jérusalem-Ouest, la partie israélienne de la Ville sainte, et ont blessé un homme. Un Palestinien de 70 ans, légèrement atteint et apparemment pris par erreur pour un Israélien, assure la police israélienne.

    « Je ne comprends toujours pas ce qui a pu arriver », affirme Maliha, les larmes au bord des yeux, dans sa maison du camp de Qalandia, bordé d’un côté par Ramallah en Cisjordanie occupée et de l’autre par Jérusalem.

    En mesure de rétorsion, les autorités israéliennes n’ont rendu le corps de l’adolescente que près d’un mois après l’attaque et Maliha n’a pu enterrer sa fille que vendredi soir. Nourhane, elle, a été grièvement blessée. Elle a survécu et est désormais inculpée pour tentative de meurtre.

    #Occupation_coloniale_israélienne

    http://seenthis.net/messages/441740 via Loutre