#opioides

  • How Your Brain Is Wired to Just Say ’Yes’ to Opioids | Alternet
    https://www.alternet.org/drugs/how-your-brain-wired-just-say-yes-opioids-opiates-heroin-fentanyl
    https://www.alternet.org/sites/default/files/story_images/addict.png

    Brain scientists have known for decades that opioids are complex and difficult substances to manage when it comes to addiction. The National Institute on Drug Abuse reports that more than 20 percent of the patients prescribed opioids for chronic pain misuse them, and between 8 and 12 percent of those who use prescription opioids develop a use disorder.

    Given how addictive these drugs are, doctors should have foreseen the looming danger of prescription opioids long before their use was liberalized for non-cancer related pain in the 1990s. Opioid abuse has instead ballooned over the last decade. In 2014, federal officials estimated nearly 2 million people in the United States suffer from substance use disorders related to prescription opioid pain medicines. Each day, more than 1,000 people are treated in emergency rooms for misusing prescription opioids, the CDC reports.

    Brain science is only one part of an addiction problem, but, I believe an important one deserving of more consideration than we’ve shown in past drug abuse crises. NIH Director Francis S. Collins has recognized this in his leadership of the medical and scientific response to the opioid use epidemic.

    The NIH is taking important steps in building a public-private partnership that will seek scientific solutions to the opioid crisis, including the development of non-opioid painkillers. Collins has committed his agency’s resources in this quest, including implementing the Fast Track and Breakthrough Therapy designations that exist to facilitate development and expedite review of products that address an unmet medical need. The agency is calling for more emphasis on non-drug alternatives for pain, such as medical devices that can deliver more localized analgesia.

    #Opioides #Neurosciences

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  • Antidouleurs de synthèse : les ravages d’un opium du peuple - regards.fr
    http://www.regards.fr/l-humeur-du-jour/article/antidouleurs-de-synthese-les-ravages-d-un-opium-du-peuple
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/goldin-opioides.jpg

    Chaque année, il meurt plus de membres de ces classes populaires blanches qu’ils ne mourraient, en une année, de soldats envoyés au Vietnam dans les années 70, ou que ne mourraient, en une année, de gays atteint du sida dans les années 80. Ceux-là décèdent en effet d’abus d’alcool, de maladies cardiaques, mais d’abord, et massivement, d’overdoses dues à l’absorption d’antidouleurs de synthèse, que l’industrie pharmaceutique américaine a contribué à produire bien sûr, mais à faire prescrire aussi, en manipulant les médecins et les institutions de santé publique.

    C’est sur ces fondations qu’un géant des firmes pharmaceutiques, Purdue Pharma, a bâti, selon les mots du New-Yorker, un véritable « empire de la douleur ». Non contents d’avoir diffusé ces anti-douleurs addictifs en contournant les législations, et d’en avoir, bien entendu, retiré des bénéfices indécents, les propriétaires de Purdue, la famille Sackler – l’une des plus riches familles américaines à ce jour – s’est, en outre, offert le luxe de se donner une image philanthropique, en finançant des musées, des bourses pour l’accès aux plus grandes universités américaines.

    #Opioides #Sackler #Nan_Golding

    https://seenthis.net/messages/663410 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • LesInrocks - Addiction aux opioïdes : la photographe Nan Goldin s’attaque à l’industrie pharmaceutique américaine
    http://www.lesinrocks.com/2018/01/09/style/addiction-aux-opioides-la-photographe-nan-goldin-sattaque-lindustrie-pha
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2018/01/width-1200-height-630/1229363.jpg

    Elle a photographié toutes les addictions dans les années 80 en s’immisçant dans l’intimité de ses amis. Aujourd’hui, après plusieurs années de lutte contre les opioïdes, Nan Goldin s’exprime en texte et en images contre l’industrie pharmaceutique qui délivre sciemment ces drogues.

    Photographe phare des années 80, Nan Goldin a mis en images toutes les souffrances de sa génération : les drogues, le sida, l’amour, autant de sujets qui tenaient au corps de l’époque et ont marqué au fer rouge les esprits des jeunes de ces années-là. Toutefois, les démons toxiques n’ont pas épargné la photographe, qui partage aujourd’hui dans les pages d’ArtForum son combat de vingt ans contre les opioïdes, accompagné d’une série photographique. Ces puissants anti-douleur connus sous le nom d’OxyContin lui ont été prescrits à Berlin après une opération, raconte-elle dans son essai, aussi publié sur son compte Instagram.

    L’addiction était née “en une nuit”, explique-t-elle. “C’était la drogue la plus propre que j’ai connue. Au début, 40 mg étaient trop forts, mais au fil de l’habitude aucune dose n’était suffisante. Je tenais les chose sous contrôle dans un premier temps. Puis c’est devenu de plus en plus le bordel. J’ai travaillé dans le médical pour obtenir des prescriptions.”

    L’industrie pharmaceutique dans le radar

    Outre les déboires de santé, de finances et dans sa vie personnelle, c’est la perversité de l’industrie pharmaceutique et notamment de la famille Sackler que Nan Goldin tacle dans son texte. Son travail photographique, accompagné de l’article relayé par ArtForum, porte le nom de Sackler/PAIN. “PAIN” signifie “douleur” en anglais, mais s’avère être également l’acronyme de Prescription Addiction Intervention Now, soit “intervention contre l’addiction aux prescriptions maintenant”, un groupe contre l’addiction à l’OxyContin, qui s’obtient uniquement sur ordonnance... ou par des circuits aléatoires et douteux que Nan Goldin explique avoir employés pour se procurer ses doses à la fin de son addiction.

    Pour venir à bout de ces drogues prescrites comme médicaments, elle s’attaque à leur fabricant, la famille Sackler qui détient Perdue Pharma, l’entreprise qui a fait fortune grâce aux opioïdes. Pour appuyer son appel à l’aide, la photographe annonce des chiffres à glacer le sang : aux Etats-Unis en 2015, on a recensé 33 000 morts par overdose d’opioïdes dont la moitié étaient des patients avec ordonnance. De même, toujours selon elle, 80 % des addicts à l’héroïne ont commencé leur addiction par une prescription d’opioïde.

    Sackler/PAIN, se battre

    Une Nan Goldin visiblement larguée, le regard dans le vide qui tente de regarder l’objectif. La première photographie de la série Sackler/PAIN parle à celui qui la regarde, prévient et démontre par l’image des dommages que causent les opioïdes. Derrière ce texte et cette image, la volonté d’une bataille contre la famille Sackler – par ailleurs de grands mécène de l’art aux Etats-Unis – pour faire cesser une épidémie mortelle que Goldin compare à l’hécatombe causée par le VIH : “La plupart de ma communauté est morte du VIH. Je ne supporterai pas de voir une autre génération disparaître. Les Sackler ont fait leur fortune en promouvant l’addiction. (…) Ils ont fait de la publicité et distribué leur médicament en pleine connaissance de ses dangers. Les Sackler et leur entreprise privée, Purdue Pharma, ont construit un empire sur la vie de milliers de gens.”

    A ce jour, la famille Sackler n’a toujours pas communiqué à propos de l’action de Nan Goldin ou de ses groupes PAIN. Les images à retrouver ici.

    #sackler #Opioides

    https://seenthis.net/messages/658661 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Aux Etats-Unis, l’épidémie d’overdoses atteint un nouveau pic
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2017/12/29/aux-etats-unis-l-epidemie-d-overdoses-atteint-un-nouveau-pic_5235517
    http://img.lemde.fr/2017/12/29/269/0/3499/1748/644/322/60/0/7e15b5a_29113-fxz7y5.dwhis.jpg

    Ainsi, en 2016, une personne est morte toutes les huit minutes d’une surdose de drogues. Sur les 63 600 victimes, plus de 42 000 ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, ce qui représente une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente.

    Et 2017 s’annonce tout aussi sombre. Au point que les autorités sanitaires américaines lient désormais ces décès à l’une des statistiques les plus préoccupantes de ces dernières décennies : l’espérance de vie des Américains a baissé pour la deuxième année consécutive, un phénomène inédit depuis le début des années 1960. Deux autres raisons contribuent à expliquer cette tendance : la maladie d’Alzheimer et les suicides.

    Cette évolution correspondrait à la consommation de plus en plus fréquente du puissant fentanyl (+ 88 % entre 2013 et 2016), une drogue de synthèse délivrée sur ordonnance, mais également accessible sur Internet ou dans la rue. Ses effets dévastateurs sont accentués par la mise sur le marché de cachets contrefaits, fabriqués en Chine ou au Mexique. Une nouvelle tendance que les autorités peinent à circonscrire, en dépit des promesses de Donald Trump de mettre fin à « l’inondation » du marché américain par le fentanyl venu de Chine.

    En attendant, le décompte macabre annuel a provoqué une prise de conscience dans l’opinion publique et chez les professionnels de santé. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, tout le monde ou presque connaît de près ou de loin une personne dépendante aux antidouleurs.

    Selon les estimations officielles, 97 millions de personnes ont pris des opiacés en 2015. Parmi elles, 12 millions en ont consommé sans avis ni prescription d’un médecin. Et près de 2 millions souffrent de troubles qui y sont liés. Aussi, 76 % des Américains considèrent les prescriptions excessives d’antidouleur comme un problème de santé publique « grave ou très grave », selon le Pew Research Center ; ils étaient 63 % en 2013.

    #Opioides #USA

    https://seenthis.net/messages/655657 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier