• L’Assurance maladie mobilisée contre le renoncement aux soins
    https://www.force-ouvriere.fr/l-assurance-maladie-mobilisee-contre-le-renoncement-aux-soins

    L’Assurance maladie a décidé de généraliser d’ici à mi-2018 un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins. Un phénomène qui toucherait plus d’un quart des assurés sociaux.

    Toute l’actualité

    / #Protection_Sociale, Santé, #Assurance-maladie, #30_-_Gard, Pôle emploi

    #Toute_l'actualité #Santé #Pôle_emploi_


  • L’Assurance maladie mobilisée contre le renoncement aux soins
    http://www.force-ouvriere.fr/l-assurance-maladie-mobilisee-contre-le-renoncement-aux-soins

    L’Assurance maladie a décidé de généraliser d’ici à mi-2018 un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins. Un phénomène qui toucherait plus d’un quart des assurés sociaux.

    Toute l’actualité

    / #Protection_Sociale, Santé, #Assurance-maladie, #30_-_Gard, Pôle emploi

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  • #Dématérialisation : le Défenseur des droits dénonce un retrait du #Service_Public
    https://www.force-ouvriere.fr/dematerialisation-le-defenseur-des-droits-denonce-un-retrait-du

    L’accès au droit a tendance à reculer en France, s’inquiète Jacques Toubon qui présentait le 23 février son rapport d’activité 2016. En matière de prestations sociales, il pointe notamment la réduction de l’accueil physique au profit d’Internet, excluant de fait les publics les plus vulnérables.

    #Idées

    / #Internet, Service Public, Dématérialisation, #Numérique, #RSA, FO Hebdo n°3235 du 22 mars 2017, #CPAM, Pôle emploi

    #_FO_Hebdo_n°3235_du_22_mars_2017 #Pôle_emploi_


  • #Dématérialisation : le Défenseur des droits dénonce un retrait du #Service_Public
    http://www.force-ouvriere.fr/dematerialisation-le-defenseur-des-droits-denonce-un-retrait-du

    L’accès au droit a tendance à reculer en France, s’inquiète Jacques Toubon qui présentait le 23 février son rapport d’activité 2016. En matière de prestations sociales, il pointe notamment la réduction de l’accueil physique au profit d’Internet, excluant de fait les publics les plus vulnérables.

    #Idées

    / #Internet, Service Public, Dématérialisation, #Numérique, #RSA, FO Hebdo n°3235 du 22 mars 2017, #CPAM, Pôle emploi

    #_FO_Hebdo_n°3235_du_22_mars_2017 #Pôle_emploi_


  • Pourquoi nous appelons les chômeurs à soutenir la grève du 6 mars à Pôle emploi CIP-IDF >
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8499

    Cette grève est appelée par 5 organisations syndicales pour dénoncer le Plan stratégique Pôle Emploi 2020 dont l’objet est la disparition pure et simple d’un certain nombre de missions fondamentales, inscrite dans la LOI n° 2008-126 du 13 février 2008, par étape, par couche, dont, entre autres : l’accès au service public par la fermeture des agences locales en demi journée, la dématérialisation acharnée des contacts (de l’inscription à la radiation en passant par les entretiens de suivis), les suppressions de services ou agences spécifiques (à destination des licenciés économiques, ou des cadres), la disparition du métier indemnisation en supprimant les professionnels de la « Gestion des Droits ».

    Le choix de l’alliance entre Pôle Emploi et des innovateurs digitaux qui se nomment eux-mêmes les barbares [1] fait partie de la stratégie. Ils fabriquent leurs gadgets modernes, nourris aux algorithmes [2] et donnent l’illusion que tout le monde peut s’inscrire, tout seul, à Pôle Emploi, s’indemniser sans l’aide de personnel compétent, se former, s’orienter, s’évaluer, et répondre à une multitudes d’offres d’emploi tailler sur mesure, pour soi, par Bob emploi [3].

    Cette grève dénonce « la vente à la découpe » du Service Public :

    L’externalisation de missions fondamentales de Pôle Emploi vers des entreprises privées (CAPGEMINI [4], WEBHELP [5] , INGEUS [6], AKSIS [7], TESSI [8] , ARVATOR...la liste est longue) qui se gavent grâce aux largesses du Service Public [9] et à la cécité de ceux qui l’administrent, le financent, le gèrent et le contrôlent (3,3 Md€ en 2016 proviennent de nos cotisations : Article L5422-24 [10]) participent à la liquidation de Pôle Emploi qui se voit, pour la première fois, réduire son budget de 30 millions d’euros en 2016.

    Un personnel en perte d’identité :

    Les psychologues se déqualifient, les conseillers de la « gestion des droits » se mettent la rate au court bouillon en assistant à leur mort annoncée, et les conseillers emplois, sous une pression jamais égalée, prescrivent à tours de bras, au privé, des prestations-à-la-noix nommées : Activ’Emploi [11], Activ’Projet, Activ’Créa (peu importe ce qu’il en sortira, mais surtout Activ’Toi ailleurs qu’à Pôle Emploi) !
    Cette grève est un appel à lutter contre la destruction de Pôle Emploi, et à défendre un service public humain, un service public de qualité, et une protection sociale digne de ce nom. Cette grève va dans le sens de l’intérêt de ses usagers.

    Nous serons présents, ce jour là, aux cotés du personnel de Pôle Emploi en grève, et nous appelons les chômeurs à nous rejoindre.

    Le texte est fort bien documenté :

    [1] La redoutable stratégie des barbares digitaux, Reflets
    [2] Voir par exemple Emploi store
    [3] J’ai testé Bob emploi : et si je devenais chauffeuse de salle ?, L’Obs.
    [4] Le « toyotisme » débarque à Pôle Emploi, Actuchômage.
    [5] Pôle emploi compte sous-traiter davantage le 3949, L’express entreprise
    [6] Pôle emploi  : quand le privé prend les choses en mains, L’Humanité.fr.
    [7] Activ’Emploi - Aksis, Recours radiation
    [8] Voir la délibération de la CNIL.
    [9] Capgemini traque les coûts des administrations La Croix.
    [10] Article L5422-24 du Code du travail.
    [11] Marchés publics : Pôle emploi appelle le privé à la rescousse, Cash Investigation.


    #grève #Pôle_emploi #dématérialisation #externalisation #big_data #droits_sociaux
    @rezo @paris

    https://seenthis.net/messages/574597 via colporteur


  • Offres d’emploi illégales - Question au gouvernement
    Union départementale CGT du Morbihan
    http://www.cgt56.com/spip.php?article1523

    M. LE SCOUARNEC, sénateur du Morbihan, a posé une question au gouvernement, concernant les offres d’emploi illégales. Merci à lui pour son soutien, nous attendons la réponse de Mme la ministre du travail (voir en bas de page pour accéder au courrier d’origine) :

    Offres non légales sur le site de Pôle Emploi

    Question Ecrite 24129
    Déposée au Journal Officiel du Sénat, le 01/12/2016

    Monsieur Michel LE SCOUARNEC souhaite attirer l’attention de Mme la ministre dutravail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les offres non légales proposées sur le site pôle emploi.fr.

    L’union départementale CGT du Morbihan a analysé les offres d’emplois sur ce site le 2 septembre 2016. Ainsi, 46% d’entre elles seraient illégales. Dans un courrier adressé à l’organisation syndicale le 20 octobre 2016, le directeur national de Pôle emploi reconnaît lui-même que ces offres « présentent manifestement des non conformités malgré les dispositifs de sécurisation mis en place de façon automatisée et via les conseillers alertés ».

    En effet, c’est un logiciel de contrôle automatique qui gère les offres d’emplois. Or, jusqu’en 2014, c’était des agents de Pôle emploi qui contrôlaient, avant leur diffusion, la légalité des offres.
    Les analyses réalisées par la CGT les 28 janvier et 7 juillet 2016 indiquaient déjà des taux d’offres illégales respectivement de 30 % et 33 %. Ces chiffres illustrent le défaut de fonctionnement de ce logiciel.
    Les salariés en recherche d’un emploi ont le droit de consulter des offres légales et non pas incohérentes, mensongères voire malhonnêtes.

    De plus, Pôle emploi remplit une mission de service public et doit garantir la légalité et la réalité des offres qu’il diffuse sur son site internet.

    C’est pourquoi il lui demande ses intentions afin de rétablir le contrôle des offres, avant leur diffusion, par les agents de Pôle emploi formés à cette tâche.

    Réponse de Mme la Ministre à venir

    http://www.cgt56.com/IMG/png/prize20winner4-3.png
    #Offres_d_emploi #illégalité #Pôle_emploi #CGT

    https://seenthis.net/messages/554008 via BCE 106,6 Mhz



  • Les chiffres sont-ils à côté de la plaque ?
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/251116/les-chiffres-sont-ils-cote-de-la-plaque

    Pourquoi #Pôle_Emploi et l’Insee livrent-ils systématiquement des chiffres différents lorsqu’il s’agit de dénombrer les chômeurs en France ? Pourquoi l’écart entre eux s’accroît-il inexorablement depuis 2009 ? Le fameux « chiffre du #chômage » décrit-il une réalité ? Explications en vidéo.

    #Economie #Christine_Erhel #insee #statistiques #Stéphane_Jugnot


  • Le #chômage baisse, mais pas pour tout le monde
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/251116/le-chomage-baisse-mais-pas-pour-tout-le-monde

    100 000 chômeurs de catégorie A de moins en un an : #François_Hollande a remporté son pari en termes d’affichage politique. Car la réalité est bien plus nuancée. Depuis le début du quinquennat, #Pôle_Emploi compte 25 % d’inscrits en plus sur ses listes. Et les moins bien lotis sont toujours plus exposés.

    #Economie #insee #statistiques


  • Plus de 50 000 chômeurs supplémentaires au mois d’août
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260916/plus-de-50-000-chomeurs-supplementaires-au-mois-d-aout

    Hausse de 1,4 % des demandeurs d’emplois de catégorie A au mois d’août, le coup est rude pour le gouvernement, qui comptait bien capitaliser sur la légère inflexion des deux mois précédents. Au total, pour le mois d’août, on atteint 5 518 200 chômeurs inscrits à #Pôle_Emploi.

    #France #août #chiffres_du_chômage #chômage #courbe_du_chômage #Myriam_El_Khomri


  • Nord : des allocataires du RSA sanctionnés pour n’avoir pas cherché d’emploi - France 3 Nord Pas-de-Calais
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/nord-des-allocataires-du-rsa-sanctionnes-pour-n-avoir-p

    Le nouveau conseil départemental du Nord l’avait dit il y a presque an, il est passé à l’action. Il a commencé de procéder à un #contrôle rigoureux des #allocataires, à commencer par leur inscription à #Pôle_emploi. "On a croisé des fichiers de Pole emploi, de la #CAF, du département, explique à France 2 Jean-René Lecerf, président du Conseil départemental du Nord. Et on s’est rendu compte que sur les 80 000 personnes qui avaient été envoyées vers Pole emploi, il y en avait 45 000 qui n’avaient aucune inscription à Pole emploi, qui n’avaient aucun accompagnement, même pas un accompagnement social_[quelle surprise ! mais on a pas attendu les « croisements de fichiers », le même constat est agité depuis le début des années 90...]_ et qui touchaient le RSA jusqu’au restant de leurs jours."

    Un premier échantillon de 5 000 d’entre eux ont donc été contactés par les services du département. Certains ont aussitôt réagi, mais 2 053 bénéficiaires n’ont donné aucun signe de vie. Pour eux, les premières sanctions sont tombées fin août : « On respecte la loi qui prévoit que, dans un premier temps, on peut diminuer de 100 euros le montant du #RSA, que s’il n’y a pas de manifestation de bonne volonté dans les deux mois qui viennent, il peut y avoir une #suspension pour 4 mois et ensuite de la même manière une #radiation définitive. »

    #précarité #guerre_aux_pauvres

    https://seenthis.net/messages/523819 via colporteur


  • L’homme qui inversait les courbes à mains nues
    https://reflets.info/lhomme-qui-inversait-les-courbes-a-mains-nues

    Il l’avait annoncé, en avait fait un challenge personnel qui déterminerait même sa candidature à la présidentielle de 2017, et il l’a fait : un homme, seul, avec ses petites mains à réussi à inverser une courbe devant les yeux ébahis d’une population de plus de 63 millions de personnes. « Il inverse une courbe à […]

    #France #Politique #Revue_de_Web #Breves #Chômage #François_Hollande #inversion_de_la_courbe #Pôle_emploi #politique_fiction #politique_truquée

    https://seenthis.net/messages/517632 via Reflets [RSS]


  • Chroniques de permanences 4
    http://marciawanders.tumblr.com/post/148832090498/chroniques-de-permanences-4

    Alisha a 27 ans, une fille très mignonne et un mari un peu pénible. Elle a obtenu une protection de la France, et elle a commencé à venir dans mon bureau, comme des centaines d’autres par années, pour un problème de #CAF : ils avaient arrêté sans raison de lui verser sa prime d’accueil pour jeune enfant.

    On a fait des courriers, et des recommandés, fait des visites. On a passé plein d’appels, pendant que sa fille dessinait à l’indélébile sur toutes les tables jaunies du Secours Catholique. On aurait presque pu devenir copines, avec le temps passé à meubler pendant que la musique d’attente de la CAF nous faisait patienter, avant d’entendre à chaque fois que son argent allait arriver.

    Alisha est une femme décidée. Epuisée, mais décidée à y arriver. Elle aimerait vraiment travailler, mais ne trouve pas de place en crèche. Elle aimerait travailler, parce qu’en l’absence de l’argent de la CAF, elle doit demander et justifier chaque euro qu’elle dépense auprès de son mari. On a fait son CV ensemble une fin d’après-midi, après une permanence, parce qu’elle ne trouvait personne pour l’aider. Le #Pôle_Emploi lui avait dit que le sien était moche, pas assez professionnel, et l’avait laissée là, avec sa feuille dans les mains, sans lui dire autre chose.

    Elle m’a raconté ses expériences, qu’on a enrobées avec des mots qui la rendait #employable. Au détour de la discussion, je me suis rendue compte que sa dernière expérience, c’était d’avoir été aide à domicile. Avec des conditions un peu particulières. Deux ans, sans pouvoir sortir, en mangeant les restes qui trainaient pendant que sa patronne dormait, sans passeport, sans clé.

    Alisha s’est enfuie un jour de vacances en France. Moi je la regarde, assise bien droite dans mon bureau, et je pense à tout ce qu’elle m’a déjà raconté. Elle se marre, parce qu’elle voit bien mon malaise, mon sourire qui s’est crispé, mes mains qui continuent à enrober tout ça pour son CV. “It is ok now madam, it is finish you know” . Son rire me contamine, on continue, l’atmosphère est moins lourde, sa fille a recommencé à jouer.

    Le lendemain j’ai rappelé la CAF. Ca faisait quatre mois. (...)

    #permanences #accueil #protection_sociale

    #toctoc (rubrique « ça va mieux » ?) avant ou après l’autre « #chronique de permanence »

    https://seenthis.net/messages/516122 via colporteur


  • Ma soeur, cette fraudeuse - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/ma-soeur-cette-fraudeuse

    Ma sœur culpabilise pour de bon.
    Je ne blaguais pas.
    « Tu comprends, pour moi c’est important, de payer ses impôts, de ne toucher que ce qu’on doit toucher. Si tout le monde fait comme moi, c’est pour ça le trou de la Sécu... »
    Les déficits, c’est elle.
    Je la dévisage, la #fraudeuse, l’#assistée. Le « cancer de la France ».
    Elle a les traits tirés, avec sa gamine sur le ventre.
    22 ans à peine, et elle jongle entre les couches les biberons les papiers de la #CAF, de #Pôle_emploi, les résiliations de bail, de forfaits pour les portables, etc. L’arrivée de la gosse amène encore plus de paperasses, la mutuelle, la Sécu, la mairie (moi qui me noie dès qu’il faut payer une taxe d’habitation). De ses années de galère, elle a développé ce savoir-faire, avec tous les justificatifs bien rangés dans des pochettes plastiques, classés par date, par organisme.

    https://seenthis.net/messages/507674 via colporteur


  • Avec « LISA », Pôle emploi légalise son fichier des chômeurs agressifs | Rue89Lyon
    http://www.rue89lyon.fr/2016/06/02/lisa-pole-emploi-legalise-fichier-chomeurs-agressifs

    Droit de suite / En novembre 2012, nous révélions l’existence au sein des services de Pôle emploi d’un fichage des chômeurs considérés comme agressifs, à travers la collecte des « fiches incidents clients ». Cette constitution de fait d’un fichier n’avait pas fait l’objet d’une quelconque déclaration, pourtant obligatoire, auprès de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).

    Trois ans et demi après, la direction de Pôle emploi vient de légaliser cette démarche en obtenant une autorisation de cette même CNIL.

    Dans une délibération datée du 7 avril 2016, elle autorise la création d’un fichier nommé « LISA » :

    La délibération autorise « Pôle emploi à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalité la gestion des incivilités et des agressions survenues à l’encontre de son personnel ».
    Un fichier centralisé

    Pôle emploi, police nationale : même combat
    Pôle emploi a donc mis trois ans et demi à légaliser cette démarche sans que la CNIL s’en émeuve. Ce faisant, le service public de l’emploi se comporte comme la police.
    C’est en effet l’histoire des fichiers policiers : ils sont d’abord créés sans déclaration, puis ensuite seulement « légalisés ». De 1995 à 2001, le STIC a, par exemple, fonctionné dans l’illégalité et JUDEX, créé en 1985, ne fut quant à lui légalisé qu’en 2006, comme le relevait le journaliste Jean-March Manach.

    Ce fichage met en place une centralisation du repérage des chômeurs considérés comme indésirables.

    Auparavant, un fichier était constitué de fait au niveau des directions régionales comme nous le montrions dans notre article, puisque les agents envoyés des fiches à la direction régionale qui jurait (même si ce n’était pas le cas) qu’elle anonymait les fiches.

    Aujourd’hui, avec « LISA », Pôle emploi dispose donc à sa demande, d’un fichier centralisé légal.

    #fichier #Pôle_emploi #chômeurs_agressifs

    http://seenthis.net/messages/495761 via colporteur


  • Destruction de la ruralité et guerre aux pauvres
    http://rue89.nouvelobs.com/blog/rural-rules/2016/01/28/mais-quest-ce-quils-lui-ont-fait-wauquiez-les-bouseux-235200
    Un billet assez lucide d’un rural.

    Jusque là, on sentait que les hommes politiques de tous bords soignaient tendrement la ruralité. Même mal à l’aise. Ils en parlaient. La flattaient. L’accompagnaient. En vantaient – même sans y croire – les potentiels et les ressources. On voyait périodiquement apparaître des dispositifs idoines, encourageant l’installation, l’innovation et le développement.

    La Datar avait créé ses Pôles d’excellence rurale http://poles-excellence-rurale.datar.gouv.fr – vite abandonnés malgré un succès foudroyant. Les conseils généraux du Cher, de la Creuse, de le Nièvre et de l’Allier avaient conjointement écrit leur manifeste pour les nouvelles ruralités http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/manifeste-ruralite.pdf Et le gouvernement avait même annoncé des assises de la ruralité.

    Et puis, d’un seul coup : exit la ruralité. Exit l’aménagement harmonieux du territoire. Place aux lois pragmatiques et urbano-centrées. A l’application bigote et dogmatique de la #métropolisation européenne. Le culte béat et doctrinaire de la grande banane bleue https://fr.wikipedia.org/wiki/Mégalopole_européenne.

    Place à NOTRe http://www.action-publique.gouv.fr/notrefrance. Une loi écrite par des urbains, pour des urbains, avec de vrais bouts de commisération dedans.

    Les assises de la #ruralité ont bien eu lieu, en décembre 2014. Mais si tu lis le compte-rendu http://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2014-12-17/les-conclusions-des-assises-de-la-ruralite , tu ricanes. Il n’est question que de regrouper les écoles et d’augmenter la couverture réseau de ces pauvres bouseux tout les aidant à aller plus facilement en #ville.

    Rien sur l’accompagnement des entrepreneurs en milieu rural. Rien sur les dispositifs de travail à distance. Rien de contraignant sur l’encouragement des filières de proximité, si ce n’est le maigre satisfecit donné à la plateforme Agrilocal.fr http://agrilocal.fr

    Rien sur les valeurs intrinsèques du monde rural : le foncier à portée de ta bourse, la proximité avec les fournisseurs, une demande tonitruante de biens et de services, et surtout un cadre de vie et de travail apaisé. Tranquillisé. Débarrassé des tombereaux de contraintes qu’imposent les villes à leurs usagers : les terribles trajets quotidiens, les empilements des charges, les heures d’attentes aux guichets des administrations, les filières saturées...

    Les assises de la ruralité ? In fine, une visite du gouvernement à sa vieille tata malade. Quelques mots de réconfort. Un œil sur la courbe des températures. Jusqu’à la prochaine visite.
    [...]

    Tu survoles la carte des nouvelles capitales de région, et déjà t’as tout compris. Au broyeur Clermont-Ferrand, Limoges ou Poitiers. A la trappe, Metz, Chalons ou Besançon. La loi NOTRe a dressé un grand filet de mailles étroites à la périphérie des départements ruraux. Un rempart solide contre la diagonale du vide.
    http://latribune-static.fr/495779/carte-des-france-des-prefectures-des-capitales-de-regions.jpg

    Alors nous, dans le bocage bourbonnais, en plein centre de la France, plongés à la frontière de trois nouvelles méga-régions, plaqués par la force centrifuge à des années-lumière de la nouvelle capitale, t’imagines à quel point on nous a rompu les amarres ?
    [...]

    Ça me rappelle cette dame que j’avais croisée à la gare de Vallon-en-Sully. Elle était assez âgée pour dire « tout de même », mais pas assez pour être retraitée. Elle était donc au #chômage – elle disait « au réssa ». Et elle était venue acheter un billet de train pour la première fois depuis des années.

    Je l’ai trouvée dehors, visiblement énervée, en train de fumer. Elle venait de se prendre la tête avec le guichetier : « Tout de même », elle disait. « Tout de même. »

    « Il m’a dit que le seul moyen de rejoindre Vierzon, c’était le bus. Le seul ! Ça veut dire que moi, maintenant, si je veux aller à Paris, je dois aller à la Société Nationale des Chemins de Fer pour acheter quoi… un ticket de bus !

    Tu vas à la gare, tu vas au guichet qui est là, juste à côté de deux rails. Ces deux rails que, si tu les suis, ils te mènent tout droit à Vierzon... Et eux ils te disent qu’il faut que tu sortes de la gare, que tu montes dans un bus où t’as les genoux plantés dans le nez, un bus qui pollue de l’air, qui prend des accidents et des bouchons, qui fait des tas de détours, qui te donne mal au cœur, et tout ça pour quoi ? Pour aller juste un peu plus lentement à Vierzon !

    Et le pire c’est qu’ils m’engueulent, moi, de dire que je trouve pas ça normal ! Mais c’est tout de même pas normal, non ? Faut tout de même pas nous prendre pour des imbéciles, non ? »

    J’en suis venu à lui apprendre que c’était le cas depuis trois ans. Et que c’était bien pire sur les autres axes. Si tu veux aller à Lyon depuis Montluçon, t’as plus vite fait de réparer ton 103. Terminé les directs. Terminé les transits rapides à Saint-Germain-des-Fossés. C’est – au mieux – un bus jusqu’à Vichy puis tortillard jusqu’à Part-Dieu. Tout ça pour la modique somme d’un dixième de son réssa.

    Face à son désarroi grandissant, j’ai entrepris de lui parler de Blablacar, qui est par la force des choses devenu notre principal moyen de sortir du bocage. Mais elle m’a interrompu tout suite.

    « Monsieur, je ne vois tout de même pas pourquoi – alors que j’ai payé la #SNCF avec mes impôts de quand je travaillais – je paierais une entreprise privée pour voyager maintenant que je suis au réssa. Je suis désolé mais ça, je peux pas. »

    « Et puis votre truc, là, je connais par cœur. Ils me bassinent avec ça à Pôle emploi. Ils me disent que ça m’aiderait à trouver du boulot. Mais vous savez ce que ça veut dire, pour moi ? Ça veut dire qu’il faut que j’achète un ordinateur et puis un téléphone machin-chose, là, qu’il me faudra racheter au bout de deux ans parce qu’il sera dépassé.

    Puis après, c’est pas tout d’avoir les bazars, il faut prendre les abonnements et tout... Et avec quel argent tout ça ? Ils me font rire, à #Pôle_emploi. Ils disent qu’ils t’aident à trouver du #travail, alors qu’en vrai ils t’aident juste à dépenser ton réssa. »

    Elle était furax.

    « Parce que du travail, de toute façon, y en a pas. En tous cas pas ici. Ou pas pour moi. »

    Et se rallumait des cigarettes les unes sur les autres

    « Et puis chez moi y’a pas de réseau... »

    C’était incontestable. Et cette dame me l’avait brandi devant les yeux : si tu suis les règles du jeu 2016, t’as que de mauvaises raisons de rester par ici. Petits salaires – ou pas de salaires. Peu de commerces. Peu d’infrastructures. Toutes les mesures censées « désenclaver le #territoire » n’ont pas fait le poids face aux impératifs économiques des #services_publics. Une grande partie de la sous-préfecture de Montluçon vient de déménager à Moulins.

    Et vu qu’il n’y a presque plus de #transports publics, tu dois désormais faire deux heures de bagnole, ou payer des boites privées, pour effectuer tes démarches administratives.

    Tu pourrais certes passer par #Internet, mais le temps qu’ils installent le haut débit dans le département, la norme était déjà passée au 4G. Et le temps qu’ils installent le 4, la norme passera au 7.

    Alors, de fait, peut-être qu’il a raison, notre président de région. Peut être que c’est vraiment de solidarité qu’a besoin d’Auvergne. Un bon vieux plan Orsec. Un grand dispositif d’évacuation de ces zones inutiles et désorganisées, sans #emploi ni avenir. Un grand processus de réunification ville-campagne, avec des quotas réservées aux ressortissants ruraux.

    Au moins les choses seraient claires. Pas de double jeu. Pas d’aménagement à deux vitesses. Les campagnes, vidées de leurs actifs qui y vivaient sous perfusion, redeviendraient des parcs pour les touristes urbains. Des lieux de villégiatures scénographiés pour rappeler à l’estivant les bonnes vieilles valeurs du bon vieux temps. Quand les gens s’appelaient Glaude et se disaient boudiou en remuant la paille.

    Ne resteraient pour de bon que quelques indociles. Ceux qui se planquent ou veulent avoir la paix. Qui se caguent de l’offre, et satisfont à leur demande. Ceux qui savent profondément que l’avenir de l’homme passe par sa déconcentration.

    Qui se retrouveraient seuls, au milieu de grandes terres vides.

    L’avenir est fait d’hypercentres cossus pour minorité blindée (aux deux sens du terme) connectés par aéroports, LGVs et autoroutes, et entourés de #banlieue_totale plus ou moins lointaine et plus ou moins abandonnée, où on laissera survivre puis mourir les pauvres sans aucun service public, dans des logements #containers qui servent aujourd’hui aux réfugiés (provisoire durable), et avec un #revenu_de_base version libérale de 400 euros par mois se substituant à tous les autres #minimas_sociaux.
    Les #périphéries lointaines sont un laboratoire social, le #déménagement_du_territoire et le délabrement volontaire qui y sont faits aujourd’hui seront faits à d’autres territoires demain.
    Les pauvres sont de même un laboratoire social, la #guerre_aux_pauvres qui leur est faite aujourd’hui sera faite à la majorité demain. C’est un tort de ne pas y prêter plus d’attention.

    http://seenthis.net/messages/485253 via koldobika


  • La baisse du #chômage masque la hausse de la précarité
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270416/la-baisse-du-chomage-masque-la-hausse-de-la-precarite

    L’annonce de 60 000 chômeurs de moins le mois dernier offre un bol d’air frais au gouvernement. Mais les sortants semblent en réalité être passés dans les catégories regroupant les #demandeurs_d'emploi à activité réduite. La pression administrative s’accentue également pour comptabiliser radiations et cessations d’inscriptions.

    #France #François_Hollande #Myriam_El_Khomri #Pôle_Emploi #reprise


  • Ces vies de chômeurs derrière les catégories de Pôle #emploi
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110416/ces-vies-de-chomeurs-derriere-les-categories-de-pole-emploi

    Roselyne et Pascal © MG/MP Cela fait longtemps que les chômeurs sont rangés par catégories, A, B ou C, tordues à l’envi pour faire plier la courbe qui monte. Mais la différence est-elle si grande entre ceux qui ne travaillent pas du tout (les A) et l’océan de précaires demandeurs d’emploi (B et C) ? Tentative de réponse en quatre portraits.

    #France #chiffre_du_chômage #chômage #insee #pauvreté #Pôle_Emploi #précarité


  • A Pôle Emploi, des services civiques sous-payés et non-formés pour accueillir les chômeurs
    http://larotative.info/a-pole-emploi-des-services-1471.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L650xH300/service_civique-70221.png?1459262102

    Depuis plusieurs mois, des centaines de jeunes sont apparus dans les agences Pole Emploi pour aider les chômeurs et chômeuses à utiliser les outils numériques. Si le discours officiel évoque un engagement volontaire au service de l’intérêt général, la réalité dont témoignent les jeunes est bien différente.

    Affublés de gilets bleus, Marion, Ethan et Loïc sont en première ligne face aux chômeurs. Depuis plusieurs mois, ils réalisent un service civique au sein de Pôle Emploi en Indre-et-Loire. Sur le papier, chacun d’entre eux est venu « vivre de nouvelles expériences, acquérir de nouvelles compétences, augmenter sa confiance en lui et s’ouvrir à d’autres horizons », dans le cadre d’un « engagement volontaire au service de l’intérêt général ». Dans les faits, le recours à des services civiques au sein de Pôle Emploi soulève de nombreuses critiques, et les volontaires ne sont pas les derniers à s’en plaindre. Le mot « exploitation » revient souvent. Certains parlent d’une « main d’œuvre gratuite » utilisée abusivement.

    L’après-midi, il arrive à Loïc d’animer des ateliers d’écriture de CV. Comme c’est le cas pour de nombreuses tâches que les volontaires sont amenés à effectuer, il n’a pas été formé. Il explique sa frustration : « On n’est pas censés le faire : on est accompagnateurs, pas animateurs ». Depuis que les agences sont fermées l’après-midi, sauf pour les chômeurs ayant rendez-vous avec leur conseiller, il doit aussi ouvrir la porte de l’agence. Au passage, il doit refuser l’entrée à celles et ceux qui n’ont pas de rendez-vous mais sont passés faire une photocopie, ou dans l’espoir d’obtenir un renseignement. C’est donc lui qui se fait engueuler par les demandeurs d’emploi laissés à la porte par la nouvelle organisation des agences.

    En janvier, François Hollande annonçait une augmentation du nombre de jeunes qui devraient être amenés à réaliser un service civique, avec un objectif de 350 000 volontaires par an en 2018. L’objectif 2016 s’élève à 110 000 volontaires, et le patron de Pôle Emploi annonçait en juillet 2015 dans L’Opinion que 2 000 services civiques seraient « embauchés » (sic). Marc, qui travaille régulièrement au contact de volontaires en service civique, est très critique de cette politique :

    « Il y a des objectifs complètement hallucinants en ce qui concerne le nombre de jeunes qui doivent faire un service civique. Le gouvernement cherche à en placer un maximum à travers de grands programmes nationaux, comme Pôle Emploi, la CAF, l’Education Nationale... C’est fait à la va-vite, sans préparation, sans explication de ce qu’est le service civique. Ce dispositif peut être intéressant, mais là ils inversent le mécanisme : on n’est pas face à des besoins qui émergent d’associations ou de structures locales, mais face à des objectifs nationaux qui s’imposent. »

    Concernant les services civiques à Pôle Emploi, il explique :

    « Ce dispositif s’inscrit dans le contexte d’une casse du service public de l’emploi : on confie à des jeunes non qualifiés des missions qui relèvent normalement d’agents formés. Le fait de mettre des jeunes non formés face à des demandeurs d’emploi qui peuvent être en souffrance ou en difficulté, ça n’est pas une réponse satisfaisante. »

    Pour recruter des services civiques, Pôle Emploi peut même recourir au chantage. C’est ce à quoi Marion affirme avoir été confrontée. Inscrite à Pôle Emploi depuis un an, elle ne s’était encore jamais vu proposer d’offre de boulot. Quand la proposition de faire un service civique lui est parvenue, elle n’a pas pu dire non : son conseiller lui a indiqué que si elle refusait, la formation qu’elle avait démarrée ne serait pas financée. Et tant pis pour le caractère « volontaire » du service civique.

    #service_civique #pole_emploi #chômage #jeunesse #rezo

    http://seenthis.net/messages/474741 via La Rotative


  • Plus y’a de chômeurs, moins y’a d’accueil
    http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr/2016/01/plus-ya-de-chomeurs-moins-ya-daccueil.html

    http://3.bp.blogspot.com/-8upWzWZ5_s8/VpOprq0z23I/AAAAAAAABLI/OF3P-TANHQ0/s1600/interphone.jpg

    Modernitude : Pôle emploi s’associe à un “génie” du big data pour combattre le chômage
    http://www.france24.com/fr/20160127-pole-emploi-paul-duan-big-data-chomage-application-bayes-impact

    Décrit comme un génie du "#big_data", il est, en outre, fondateur d’une ONG pour “changer le monde” à coups d’algorithme. Un algorithme pour réduire le taux #chômage en France et réussir là où François Hollande a jusqu’à présent échoué. #Pôle_emploi a décidé de vérifier si celui mis au point par le jeune entrepreneur français Paul Duan peut contribuer à réduire le nombre de personnes sans #emploi, a annoncé l’organisme public mardi 26 janvier dans un communiqué.

    Marronnier : le #relooking pour les chômeurs à Pôle emploi
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/pole-emploi-experimente-des-seances-relooking-pour-les-chomeurs-145391259

    Au Pôle Emploi d’Harfleur, près du Havre, des séances de « relooking » ont débuté en fin d’année dernière. En plus de revoir leur CV et lettre de motivation, les demandeurs d’emplois sont conseillés sur leur image. Une expérimentation qui a vocation à s’étendre.

    Pôle emploi / Convention assurance chômage :les négociations s’ouvrent, les agences pôle emploi ferment, personnels et #chômeurs protestent
    http://paris.demosphere.eu/rv/44346
    Préavis de #grève des agents Pôle emploi dans plusieurs régions (IDF, Auvergne, Rhône Alpes, ...) le 8 février.

    #accueil

    http://seenthis.net/messages/454917 via colporteur


  • Pôle emploi attend une vague de recrutement - SudOuest.fr
    http://www.sudouest.fr/2015/11/26/pole-emploi-attend-une-vague-de-recrutement-2198560-4945.php

    Les seniors, qui seront de plus en plus nombreux, contribueront à l’essor des secteurs des #services_à_la_personne, de la #santé, de la domotique ou encore du #tourisme
    #Pôle_emploi voit d’un bon œil l’arrivée de la vague de la #silver_économie. Annoncée en 2013 par Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, elle impacte déjà directement l’activité locale. « On parle de 600 000 emplois créés en France d’ici 2020, explique Kader Adda, directeur de l’agence Pôle emploi de Bayonne. On peut imaginer que des services spécifiques vont se développer au Pays basque, région qui attire beaucoup de seniors. » Ils représentaient près de 190 000 personnes dans les Pyrénées Atlantiques en 2013.
    La silver économie « traditionnelle » a toujours autant besoin de bras. Grâce aux politiques de prise en charge à domicile, le secteur de l’aide aux personnes âgées est en forte progression. Selon la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares), la silver économie pourrait créer, en France, 300 000 #emplois d’#aides_à_domicile. Des emplois non délocalisables [surtout si on ne compte pas la délocalisation des "seniors " vers des pays voisins où leurs pensions de retraite autorisent une consommation plus grande : Maroc et Tunisie hier, Portugal demain ?] , de mieux en mieux formés.

    Aussi, le secteur du thermalisme continue de recruter. On parle de tourisme médical ou de tourisme adapté aux seniors à Cambo-les-Bains, à Dax ou Saint-Paul. C’est une évidence, le secteur de la santé embauche toujours dans les maisons de retraite et les cliniques. Aides -soignantes, aides à domicile, infirmières, psychologues, agents d’entretien, le gros des offres d’emploi se situe dans ces secteurs. Et pour nourrir tout ce beau monde, il faut de la main-d’œuvre dans l’hôtellerie de collectivité.

    http://seenthis.net/messages/436235 via colporteur


  • La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/26/la-hausse-atypique-des-demandeurs-d-emploi-qui-travaillent_4818205_823448.ht

    C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du #chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste.

    Alors que les chiffres d’#octobre ont été publiés jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « #activité_réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à #Pôle_emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

    Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des #missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. » (...)

    Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un #CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la #pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »
    L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La #précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »
    Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’#Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’#assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

    « Coûts massifs »
    Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les #salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.
    Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’#intérim ».
    Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    http://seenthis.net/messages/433529 via colporteur


  • Intérimaires chez PSA
    http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/11/03/interimaires-chez-psa

    La mise en place d’une nouvelle équipe, le week-end à partir du 5 décembre, a obligé PSA Peugeot-Citroën à recruter 650 #intérimaires depuis la mi-septembre. Après avoir découvert comment les agences d’intérimaires travaillaient (notre édition du 7 octobre), nous suivons aujourd’hui Medhi et Aurélie, intégrés à l’usine de montage.

    Les deux intérimaires que nous rencontrons ont peu ou prou le même profil. 30 ans pour Aurélie Faria d’Altkirch, 28 pour Medhi Merchi, le Mulhousien. Ils font partie des premières vagues de recrutement et sont tous les deux en contrat avec l’agence Manpower, via une Action de formation préalable au recrutement (#AFPR) de #Pôle_emploi.

    Avant d’arriver sur le site de la Hardt début septembre, Aurélie était au #chômage et Medhi travaillait seulement à mi-temps, dans le bâtiment. « Je crois qu’avant de venir ici, j’ai tout fait. J’ai été en caisse, j’ai travaillé dans la vente, en périscolaire, dans la plasturgie… » , précise la jeune mère de famille du Sundgau. Mehdi était dans le bâtiment. « Mais j’avais déjà travaillé pour PSA il y a une dizaine d’années, également au #montage » , souligne-t-il. La première question tombe tout naturellement : quelles sont les différences entre aujourd’hui et il y a dix ans ? « La #cadence, le speed. C’est clairement plus rapide aujourd’hui… » Aurélie confirme : « C’est vrai qu’au niveau cadence, c’est rapide. On n’a pas le temps de faire quoi que ce soit. » Mehdi travaille à installer le levier de vitesse, la climatisation ou la radio, quand Aurélie est spécialisée sur les éléments de planche de bord, de sécurité…, aussi bien pour la Peugeot 2008 que pour la Citroën C4 ou la DS4. « Ça, c’est bien : il n’y a pas une voiture pareille, ça évite la monotonie » , précise Aurélie.

    Les cadences, c’est speed
    Le montage, c’est évidemment le cœur du site industriel, la plus grosse usine, l’endroit qui va absorber la très grande majorité des 650 intérimaires recrutés. C’est aussi là que le #travail des #opérateurs est jugé le plus difficile. Ici, la chaîne avance, il ne faut pas traîner pour des opérations précises et techniques à réaliser. « Moi, c’est simple, j’ai une minute et huit secondes par voiture » , calcule Mehdi. « Moi, je n’ai pas calculé, mais c’est super rapide… » , explique Aurélie.

    Medhi et Aurélie ont donc suivi le même cursus de formation, un #recrutement par #Manpower via un AFPR. Et aujourd’hui, Medhi souhaite revenir sur cette période. « On a eu une mauvaise information volontaire sur l’AFPR. Il fallait faire vite, recruter beaucoup et on ne nous a pas précisé que, durant les trois semaines de formation, sur le site, on allait continuer à percevoir notre indemnité de Pôle emploi. Pour ceux qui touchaient 2000 € par mois, pas de souci. Mais moi, j’avais 400 €. Comment on fait pour venir travailler tous les jours avec 400 € ? J’ai été obligé de demander une avance… » Aujourd’hui, le #salaire net des intérimaires, « c’est 1200 €, alors qu’on nous avait parlé de 1400 par mois… » Mélange entre le net et le brut, avec ou sans les congés payés ? Là encore, il reste une incompréhension entre des agences obligées de recruter rapidement et certains intérimaires déçus par un manque de clarté de leur employeur.

    L’équipe de week-end
    On connaît l’objectif de la création de cette équipe de week-end qui commencera à fonctionner le samedi 5 décembre, composée par les 650 intérimaires, 25 salariés venus d’autres sites du groupe PSA et 50 personnes du site de Mulhouse. Il faut produire plus, la demande commerciale en particulier pour la Peugeot 2008 étant toujours forte, quand les C4 et DS4 devraient bénéficier d’un regain d’intérêt après leur récent restylage. Actuellement, Medhi et Aurélie travaillent une semaine, de 5 h à 13 h, et la semaine suivante, de 13 h à 20 h 30, cinq jours par semaine.

    À partir du 5 décembre, l’organisation de leur vie va profondément changer, puisque la fameuse équipe du week-end prévue jusqu’aux vacances d’été - son avenir à long terme dépendra du marché - tournera le samedi de 13 h à 1 h du matin et du dimanche 17 h jusqu’au lundi 5 h du matin, soit 22 heures de travail en deux fois 11 heures (payées 35). « Pour mes enfants, c’est vraiment bien. Je serai là la semaine » , explique Aurélie, même si elle sait déjà qu’il faudra faire des efforts, y compris physiquement pour pouvoir tenir le choc. « Quand on débute, on souffre vraiment les premiers jours, mais même aujourd’hui, après deux mois, on a toujours des courbatures, des douleurs, en particulier dans les mains et les bras. »

    Mehdi apprécie également de travailler le week-end, d’avoir sa semaine pour faire autre chose. « J’avais vraiment aimé ma première expérience chez PSA. J’aime l’industrie, même si c’est dur. » Les deux n’osent pas trop se projeter dans l’avenir : ce premier contrat d’intérimaire prendra fin pour eux le 3 avril prochain. L’#intérim, c’est ça aussi : un tremplin et une bouffée d’air quand on est sans emploi, mais l’impossibilité de pouvoir se projeter sur le long terme.

    http://seenthis.net/messages/426104 via colporteur