• Un développement urbain pensé pour le capital étranger - #Panamá sans les Panaméens, par Allan Popelard & Paul Vannier (juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/POPELARD/53193 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton53193.png

    Abandonnées au marché, les formes urbaines de Panamá exemplifient la production oligarchique de l’espace. Dès le début du XXe siècle, de riches entrepreneurs mirent en chantier des pans nouveaux de la ville. Après avoir fait fortune dans le commerce de la banane, Minor Keith aménagea le quartier de Bella Vista dans les années 1910. Quatre décennies plus tard, les Duque, magnats de la presse, édifièrent le quartier chic de La Cresta. En cours d’urbanisation, le quartier de Costa del Este représente l’ultime avatar de cette histoire urbaine privatisée. « C’est un projet qui a commencé au début des années 1990, relate M. Uribe. Anticipant la construction de l’autoroute reliant le centre-ville à l’aéroport, l’homme d’affaires Roberto Motta a acheté à très bas prix une multitude de petites parcelles sur le site d’une ancienne décharge. » De cette « zone », il a fait l’un des quartiers les plus en vogue de la ville. De nombreux émigrés vénézuéliens soucieux de se mettre à l’abri de la « révolution bolivarienne » y ont trouvé refuge. Sur la promenade de palmiers où courent les joggeurs, l’entrepreneur urbain a érigé un monument à sa propre gloire.

    « Longtemps, les dix familles les plus puissantes du pays ont été tenues à l’écart des affaires du canal, explique Marco A. Gandásegui, professeur de sociologie à l’université de Panamá. Lorsque celui-ci était aux mains des Américains, elles ont été contraintes de se spécialiser dans d’autres activités. Avec l’arrivée de soixante mille travailleurs pour les besoins du chantier, au début du XXe siècle, elles se sont naturellement tournées vers la fourniture de logements. Elles ont ainsi pu se constituer des fortunes considérables en spéculant. »

    Alors que l’immobilier a crû à un rythme de 29 % en 2013, contre 8 % pour le produit intérieur brut (PIB), la fortune des oligarques panaméens continue de reposer sur l’exploitation de la rente urbaine. Résultat : 40 % de la population de la capitale vivraient au-dessous du seuil de pauvreté et 50 % n’auraient pas accès à l’eau potable. Aucun parti d’opposition ne semble parvenir à émerger. « Alors que dans les autres pays d’Amérique latine l’abstention est forte, ici, 78 % des électeurs ont voté à la dernière présidentielle », souligne Gandásegui. D’un oligarque l’autre, l’ordre électoral semble cadenassé.

    #finance #évasion_fiscale #ville #spéculation #panamaleaks


  • The Law Firm That Works with Oligarchs, Money Launderers, and Dictators | VICE | United States

    http://www.vice.com/read/evil-llc-0000524-v21n12

    Tiens c’est marrant, Ken Silverstein dans Vice News parlait déjà de Mossack Fonseca et de Bachar al Assad le 3 décembre 2014. Jérôme Fenoglio ce matin citait sur France Inter, très fier de lui - et en « exclusivité » s’il vous plait - le nom de Bachar dans les #panamaleaks :) Qu’on ne vienne pas me dire après que les journalistes du Monde font leur boulot correctement. #misère (du journalisme français).

    https://vice-images.vice.com/images/articles/meta/2014/12/03/evil-llc-0000524-v21n12-1417576773.jpg?resize=*:*&output-quality=75

    One purpose of a so-called shell company is that the money put in it can’t be traced to its owner. Say, for example, you’re a dictator who wants to finance terrorism, take a bribe, or pilfer your nation’s treasury. A shell company is a bogus entity that allows you to hold and move cash under a corporate name without international law enforcement or tax authorities knowing it’s yours. Once the money is disguised as the assets of this enterprise—which would typically be set up by a trusted lawyer or crony in an offshore secrecy haven to further obscure ownership—you can spend it or use it for new nefarious purposes. This is the very definition of money laundering—taking dirty money and making it clean—and shell companies make it possible. They’re “getaway vehicles,” says former US Customs investigator Keith Prager, “for bank robbers.”

    http://seenthis.net/messages/476264 via Reka


  • Rappel des épisodes précédents - « #SwissLeaks ou la grande évasion », par Ibrahim Warde (mars 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/WARDE/52733 #st

    Partout l’ambivalence règne. M. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s’est engagé à faire de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales en Europe une de ses priorités. Mais, en dix-neuf ans à la tête du gouvernement luxembourgeois, il n’a cessé d’encourager les multinationales à verser à son pays quelques dizaines de milliards d’impôts, en dépouillant les autres Etats européens de centaines de milliards de recettes fiscales leur revenant. Une anecdote suffit pour saisir l’ampleur de la fraude. En août 2009, M. Eric Woerth, le ministre du budget français, annonçait détenir une liste de trois mille évadés fiscaux présumés. Dans l’espoir d’éviter les sanctions, quatre mille sept cent vingt-cinq contribuables se sont alors déclarés auprès des pouvoirs publics pour régulariser leur situation. Parmi eux, seuls soixante-huit figuraient sur le document de Bercy.

    #évasion_ficale #panamaleaks #panama_papers

    • Juste pour mémoire, il y a tant de candidats au « retour fiscal » qu’il faudra plusieurs années pour régulariser ce beau monde. Mais il n’est pas venu à l’esprit de nos dirigeants d’embaucher du personnel. Apparemment, Bercy n’a pas besoin d’argent.
      A part ça, le choix de Juncker pour diriger l’Europe en dit long sur la détermination de Merckel, qui l’a nommé, à glisser sous le tapis le dossier de l’évasion fiscale. Cette dernière a aussi signé un accord « d’amende forfaitaire annuelle », avec la Suisse, pour permettre aux allemands de continuer à frauder avec la complicité des banques helvétiques. Sauf que, pas de chance, Obama a shooté dans la fourmilière. C’est la vraie raison de la panique, et non les listings de Woerth, qui ne sont d’ailleurs pas exploités à ma connaissance (MAM voulait même les rendre !!).
      Le montant annuel de l’évasion fiscale et sociale est évalué à 80 Milliards. (pour mémoire : Impôt sur le revenu : 50 milliards).
      Montant, en pourcentage moyen du bénéfice, de l’IS payé par les sociétés du Cac hors nationalisées, ou semi nationalisées : 8%.
      IS des PME : 33% + 2 à 3% (décalage entre bénéfice comptable et bénéfice fiscal)
      Montant, en pourcentage des revenus, de l’IR de Liliane Bettencourt : Entre 4 et 8% selon les années. Moins qu’un agent de maîtrise. Sa fortune est de l’ordre de 25 milliards.

      Si vous voulez payer moins d’impôts, faites fortune.


  • Mossack Fonseca warns customers of unauthorised ‘#Panamaleaks’ data breach - MaltaToday.com.mt
    http://www.maltatoday.com.mt/news/national/63693/mossack_fonseca_warns_customers_of_unauthorised_panamaleaks_data_brea

    Panamanian law firm Mossack Fonseca has informed customers of the impending media storm yet to be unleashed, as a leak of company information is scheduled to hit the headlines.

    voilà … vous pourrez dire “je l’ai vu en premier sur seenthis” :)

    #paradis_fiscaux #évasion_fiscale #piratage #enquête

    http://seenthis.net/messages/476001 via Fil