• Etudiants : la fin de la compensation et des rattrapages à l’Université ? #loiORE #Parcoursup #NonALaSelection
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/etudiants-la-fin-de-la-compensation-et-des-rattrapages-a-luniv

    https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2017/12/JRCF-université-LREM-300x200.jpeg

    Le gouvernement envisage actuellement un projet d’arrêté qui permettrait aux établissements de l’enseignement supérieur de « personnaliser » le contenu, la durée et les règles d’évaluation de la licence. Ce projet sera examiné par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche le 9 juillet prochain. Le syndicat étudiant la FAGE et les syndicats professionnels […] L’article Etudiants : la fin de la compensation et des rattrapages à l’Université ? #loiORE #Parcoursup #NonALaSelection est apparu en premier sur INITIATIVE COMMUNISTE.


  • Parcoursup, coulisses d’une réforme précipitée - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/05/parcoursup-coulisses-d-une-reforme-precipitee_1664445

    Au moment où sont dévoilés les résultats du bac, plus de 300 000 jeunes sont sans affectation définitive. Avec l’impression de faire les frais d’une stratégie bulldozer visant à éviter toute contestation.

    Les résultats du #bac, qui tombent ce vendredi, vont-ils faire du ménage dans les listes d’attente de Parcoursup ? Jeudi, ils étaient encore 350 000 à ne pas savoir ce qu’ils deviendraient à la prochaine rentrée, dans moins de deux mois. Aujourd’hui, 220 000 ont une proposition, mais n’ont pas validé définitivement leur choix dans l’espoir de remonter sur les listes d’attente de leurs autres vœux. 130 000 n’ont, eux, rien du tout : ils ont parfois écopé de « non » dans les filières sélectives et collectionnent les « en attente » pour leurs demandes en fac. Enfin, 68 000 ont abandonné la procédure.

    La semaine dernière, devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, (r)assurait de sa voix calme et convaincante : « Chacun pourra accéder à une formation qui lui correspond. » Mais les listes d’attente patinent, évoluant à la vitesse d’un escargot. Stressant pour les candidats et leurs familles, qui, en prime, ont ce sentiment pénible d’essuyer les plâtres.

    Le nouveau système d’affectation, radicalement différent de l’ancien, a été mis en place à toute allure, en l’espace de quelques mois. Le 22 novembre, le projet de loi était présenté en Conseil des ministres. Deux mois plus tard, le 21 janvier, la nouvelle plateforme Parcoursup entrait en application… avant même le vote de la loi. Pourquoi être allé aussi vite ? Pourquoi ne pas avoir pris le temps ?

    Une étincelle et le ministère embraye

    Tout s’est emballé l’été dernier en quelques heures. Certes, l’incendie couvait. La situation est en effet tendue depuis plusieurs années. Conséquence du baby-boom des années 2000, plus de 30 000 étudiants supplémentaires déboulent chaque année dans l’enseignement supérieur et le nombre de places ouvertes dans les formations, en fac, comme en BTS ou classe prépa, ne suit pas… Jusqu’alors, l’algorithme #APB était paramétré de telle sorte qu’en dernier recours, les candidats étaient départagés par tirage au sort. Ainsi, 8 900 élèves ont été déboutés de leur premier vœu dans leur académie. Ils étaient 5 300 dans ce cas en 2016 et 7 500 en 2015. Cette pratique, très critiquée et critiquable, touchait depuis des années les filières les plus demandées, comme Staps (sports) ou psycho, sans que cela n’émeuve outre mesure. Mais voilà que l’année dernière, une étincelle a tout dynamité.

    C’était le 8 juin. Un article, publié sur le site internet de l’Etudiant. « Exclusif. 857 candidats ont été victimes du premier tirage au sort en première année commune aux études de santé (Paces) en Ile-de-France. » Le ministère embraye dans la seconde. Un communiqué, daté du 9 juin au matin, annonce une réunion de crise. Les doyens des sept facs de santé franciliennes sont convoqués fissa pour « trouver une solution ». Jean-Luc Dumas, doyen de la fac de médecine de Bobigny jusqu’à peu, raconte : « Il y a eu un vent de panique. Quand je suis arrivé au ministère, j’ai d’emblée proposé d’accueillir 250 élèves supplémentaires, je pouvais le faire, les locaux le permettaient. » Les autres doyens suivent. « En un quart d’heure, le problème était réglé. » Rien que d’y repenser, cette histoire le met en pétard : « On a fait porter à la médecine le chapeau du problème des capacités d’accueil saturées. Or, il n’en était rien. Nous avions la place. On a utilisé l’émotion d’un possible tirage au sort en médecine pour justifier l’urgence de cette réforme. » L’histoire de Parcoursup ressemble à un coup politique de maître. Ou de chance. Ou les deux.

    En réalité, les places n’ont jamais manqué en première année de #médecine en Ile-de-France, et le tirage au sort n’a pas été utilisé. Des efforts pour pousser les murs n’étaient même pas nécessaires. Jean-Luc Dumas l’a compris après-coup. Le problème était en fait technique, lié à un changement de paramétrage d’APB, qui incluait désormais dans l’entonnoir initial les élèves en réorientation ou venant de l’étranger. « Sauf que les places que nous réservions d’ordinaire pour ces élèves n’avaient pas été numériquement versées aux autres », explique l’ancien doyen. Le chiffre des refusés s’est naturellement dégonflé, façon neige au soleil. A l’université de Versailles, il est même resté au bout du compte 70 places vacantes, raconte le doyen de l’UFR de santé, Djillali Annane. Lui aussi reconnaît, à mots mesurés, « qu’il y a eu un peu d’affolement pour pas grand-chose. Il faut se replacer dans le contexte. La nouvelle équipe venait d’arriver au ministère, ils ont vu monter la polémique, certainement n’ont-ils pas eu le recul nécessaire. » Jean-Luc Dumas est plus incisif : « Tout s’est emballé, la pression sociétale était très forte, d’accord. Mais le fond de ma réflexion : il y avait une volonté politique de certains de faire exploser le système. »

    Quelques heures après la réunion, nouveau communiqué de Frédérique Vidal. « La ministre salue l’engagement de tous les acteurs qui ont rendu cette solution possible. » Puis :« La situation de la filière Paces d’Ile-de-France illustre les limites du système APB. Frédérique Vidal s’est clairement exprimée sur la nécessité de réduire au maximum les effets du tirage au sort pour la rentrée 2017, et de mettre fin au classement aléatoire, qui n’est ni juste ni souhaitable pour la rentrée 2018. » La presse nationale entretient le feu, « Des lycéens tirés au sort pour entrer en médecine » (le Monde), « APB : les ratés en médecine » (le Figaro).

    « On parle de la fac de médecine… à Paris ! C’est malheureux, mais c’est comme ça en France : toute la presse nationale - parisienne - a foncé, tête baissée. Le ministère a ajouté un peu d’huile sur le feu, et le tour était joué. La réforme légitimée », résume, avec une once de cynisme, un observateur aux premières loges. Maintenant que la partie est jouée (gagnée ?), les langues se délient. Un proche de Jean-Michel #Blanquer, le ministre de l’Education, abonde : « On va dire qu’il y a eu une utilisation exagérée d’un épisode pour présenter une réforme comme nécessaire, alors que des ajustements à l’ancien système auraient peut-être suffi. Le discours a pris dans l’opinion. Ils ont foncé, il ne fallait pas louper le coche. » Une fenêtre d’opportunité en or, comme on dit dans les amphis de sciences politiques où l’on décortique l’action publique. En plus, coup de bol pour Macron, pile à ce moment-là, l’Unef, deuxième syndicat étudiant, est empêtré dans des histoires internes de harcèlement sexuel, donc tout à fait incapable d’organiser la rébellion. La mise en demeure de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui reproche à l’algorithme APB de déterminer le sort des élèves « sans intervention humaine », est le coup de grâce.

    Le Parlement regarde le train passer

    La ministre a un boulevard. Elle rappelle quand même en catastrophe l’ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem pour piloter concrètement la réforme. Le ministère navigue à vue et à toute vitesse. Le rythme imposé par « l’urgence » est redoutablement efficace. Les fameux « attendus », ces compétences estimées nécessaires pour réussir sa licence, sont publiés le 12 décembre. Les équipes universitaires ont alors un petit mois pour éventuellement les amender, mais avec les fêtes de fin d’année, la plupart n’ont pas le temps de se retourner. Ni même de saisir ce qui était en train de se jouer. D’autant qu’au démarrage, la plupart des enseignants-chercheurs étaient favorables à une réforme, partageant la même envie d’avoir une prise sur le choix de leurs futurs élèves.

    Les parlementaires, aussi, ont regardé le train passer. Un collaborateur se remémore ce calendrier « totalement dingue », ces vingt jours (et les nuits courtes) entre la découverte du texte de loi et son examen en séance à l’Assemblée. Express pour décrypter un texte et lire entre les lignes. Régis Juanico, député du groupe socialiste : « On a voté à l’aveugle, clairement. Sous les apparences qu’il fallait aller vite pour des aspects techniques, nous n’avions que très peu d’informations sur la façon dont le système allait fonctionner, sur l’existence d’algorithmes locaux par exemple. Nous n’avions aucune étude d’impact. » Le texte sera adopté à l’Assemblée en un jour et demi, sans réel débat. Quand le projet débarque au Sénat, les 810 000 élèves sont déjà en train d’inscrire leurs vœux dans Parcoursup… La loi est entrée en application avant même d’en être une.

    Les socialistes, insoumis et communistes vitupèrent, en portant la question devant le Conseil constitutionnel. L’argument n’a même pas été repris dans la réponse des « sages ». La loi ORE (relative à l’orientation et à la réussite des étudiants) est publiée au Journal officiel le 9 mars. Dans les facs, les enseignants-chercheurs - même les enthousiastes du début - commencent à tiquer sur ces nouvelles règles du jeu, très variables dans l’application d’une fac à l’autre. Dans les amphis, les étudiants se réveillent doucement : des universités sont bloquées, d’autres perturbées, la mobilisation s’agrippe à celle des cheminots. Mais sans coordination nationale, le mouvement étudiant ne parvient pas à avoir assez de visibilité pour mettre en difficulté la ministre. Et puis, il est tard. Le système s’applique déjà, les dés sont jetés. Au même moment, Frédérique Vidal et son équipe ont une tout autre angoisse, bien plus terre à terre : que l’algorithme #Parcoursup mouline, sans plantage.

    « L’opinion publique ne l’a pas mesuré, mais aucune analyse de convergence n’a été faite en amont. Aucune modélisation des données », assure un observateur. Dans les colonnes de Libé, le 5 juin, le think-tank Terra Nova s’étonnait qu’on ose ce genre « d’expérience grandeur nature ». Effectivement, 810 000 jeunes citoyens, ça fait beaucoup de cobayes

    Désespérant mais nécessaire à savoir. Ce gouvernement n’est qu’un ramassis de vautours prêts à dépecer le moindre dispositif qui n’œuvre pas suffisamment au maintien de l’élite en place.

    #éducation #sélection #manipulation #discrimination #loi_ORE #vidal

    https://seenthis.net/messages/706984 via ninachani


  • Dans les classes de terminale : #Parcoursup, l’épreuve anticipée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040618/dans-les-classes-de-terminale-parcoursup-l-epreuve-anticipee

    Des manifestants protestent contre la réforme de l’entrée à l’université, le 3 mai 2018. © Reuters Près de quinze jours après la délivrance des premiers résultats, un tiers des candidats n’ont toujours pas d’affectation pour la rentrée prochaine. Dans les classes de terminale, à deux semaines du (...)

    Parcoursup


  • #Parcoursup : en 2018, on déconseille à des lycéens d’utiliser une application mobile
    https://www.numerama.com/politique/382126-parcoursup-en-2018-on-deconseille-a-des-lyceens-dutiliser-une-appli

    Plusieurs élèves auraient rencontré des problèmes en validant leur vœux sur l’application mobile du ministère de l’Éducation nationale, qui permet de trouver des affectations dans le supérieur. Un comble pour une génération qui utilise désormais plus son mobile que son ordinateur.

    Parcoursup


  • Partiels annulés, examens aménagés : où en est la situation dans les facs ?
    https://www.bastamag.net/Partiels-annules-examens-amenages-le-point-sur-la-situation-dans-les-facs

    Après des blocages et des occupations d’intensité variable, la mobilisation étudiante se poursuit en cette période d’examens. La tension est montée d’un cran avec le blocage et l’annulation de certains partiels, mais aussi l’intervention des forces de l’ordre sur plusieurs sites. Le gouvernement et (...)

    #Parcoursup



  • Parcoursup : « Sept refus et trois "en attente", j’ai encore rien dit à mes parents » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/05/23/parcoursup-sept-refus-et-trois-en-attente-j-ai-encore-rien-dit-a-mes-pare

    Élèves, profs, enseignants-chercheurs… Tous sont en première ligne face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, qui se met en place à toute vitesse. « Libération » leur donne la parole pour qu’ils racontent les bouleversements en cours. Aujourd’hui, Salem, 17 ans.

    Aujourd’hui, Salem, 17 ans, en terminale ES au lycée Jean Dautet, à La Rochelle

    « Sur dix vœux, j’ai sept refus et on m’a mis sur liste d’attente pour les trois autres vœux dans des universités. J’avais demandé des DUT d’informatique et de techniques de commercialisation. Et l’université, en droit et en informatique. Être sur liste d’attente pour des facs, c’est quand même affolant.

    Je ne suis pas un élève très mauvais, ni très bon, je suis un élève moyen qui donne de lui-même, ma moyenne générale tourne autour de 10-12. J’ai de bonnes notes en maths et mes appréciations sont bonnes. J’ai juste raté un trimestre sur deux ans.

    Je n’appréhendais pas vraiment l’arrivée des réponses, d’ailleurs je ne me suis pas précipité à 18 heures pour voir ce qu’il en était, puisque je m’étais dit que j’allais être accepté au moins dans une université sans difficulté. J’espérais même avoir une chance d’être sur liste d’attente pour les DUT, même si je ne suis pas prioritaire pour ces formations. Là, c’est un « non » catégorique. J’aurais aimé avoir un entretien au moins pour montrer ma motivation et qu’ils se basent sur autre chose que des notes et des appréciations.

    Je n’ai pas encore annoncé la nouvelle à mes parents. Ils vont percevoir ça comme un échec scolaire et j’ai peur qu’ils soient déçus. On se projette dans le futur et quand on n’a rien, le retour à la réalité est plutôt désagréable. Je garde l’espoir de remonter dans la liste d’attente et d’être accepté dans une des universités. Beaucoup ont demandé des facs en roue de secours, donc des places vont se libérer, mais ça m’énerve de savoir que même si je suis accepté, c’est par défaut.

    J’ai vu qu’on pouvait voir sa place sur les listes d’attente. Pour la fac de droit, je suis 598e sur 1040 (pour 300 places), pour celle d’informatique 355e sur 532 (pour 140 places disponibles) et la troisième en informatique à Pau 236e sur 251 (pour 30 places disponibles). Cela donne une idée, mais finalement ça m’inquiète encore plus. Le système est d’autant plus pervers que les réponses arrivent avant le bac. J’ai déjà un ami qui m’a dit que ça le décourageait. Ceux qui ont été acceptés, ça les motive bien sûr à décrocher le diplôme, mais quand on essuie des refus, qu’on est en attente, c’est plutôt l’inverse.

    Ça perturbe également nos révisions. Je trouve ça complètement ridicule de regarder sans cesse sur Parcoursup pour voir si on a gagné des places ou non. Certains ont envie de réviser, de se débarrasser de ça et d’avoir l’esprit tranquille. En plus, c’est contraignant, si on est accepté, mais qu’on n’a pas validé notre choix [dans les 7 jours, ndlr], on peut se retrouver sans rien. Du coup, on va être obligé de regarder tous les jours.

    Le plus angoissant est de se dire : "Si je n’ai rien à la fin de la semaine, qu’est-ce que je fais l’an prochain ?" Je sais qu’on peut avoir des réponses jusqu’en septembre, mais c’est angoissant. J’aimerais passer un été tranquille. »
    Marlène Thomas

    Tout ça veut donc dire, contrairement aux annonces officielles (mais on a l’habitude de leurs mensonges érigés en technique de communication), qu’un postulant peut tout à fait se retrouver sans aucune solution et n’être accepté nulle part même quand il met des vœux pour des formations à l’université.
    #parcoursup #enseignement_supérieur #sélection #discrimination #éducation

    https://seenthis.net/messages/696485 via ninachani


  • Université de Lorraine : À Nancy, étudiants et personnels font le point après une répression policière « sans précédent »
    http://www.nouveaujourj.fr/copinages/rendez-vous/280-universite-de-lorraine-etudiants-et-personnels-font-le-point-apres-

    Il y a eu une invitation, une table, des chaises et même des journalistes. Une conférence de presse tout ce qu’il y a de plus ordinaire, en somme. Mais il n’y a quasiment pas eu d’articles pour rendre compte des échanges. Ou très peu : L’Est Républicain a disserté 333 mots. Voilà tout. Pour (...)

    #Parcoursup


  • #Parcoursup : la sélection frappe durement les bacheliers des filières technologiques et professionnelles
    https://rapportsdeforce.fr/societe/parcoursup-la-selection-frappe-durement-les-bacheliers-des-filieres-

    Selon un premier recensement du syndicat Sud-éducation de Paris, 61 % des élèves venant des filières technologiques n’ont obtenu aucun de leurs vœux pour accéder à l’enseignement supérieur. Ce chiffre grimpe à 65 % pour ceux issus des lycées professionnels. Le […] L’article Parcoursup : la sélection (...)

    Parcoursup


  • Parcoursup : sélection et injustice #parcoursupercherie
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/untitled-42

    La macronie l’avait promis avec parcoursup : « aucun candidat à l’université ne recevra un “non” “ et pourtant la macronie a menti : Les premiers résultats sont arrivés et alors qu’avec le précédent système APB 80% des lycéens avaient une proposition d’admission début juin, bien avant le Bac, la moitié des impétrants bacheliers 2018 peuvent réviser […] L’article Parcoursup : sélection et injustice #parcoursupercherie est apparu en premier sur INITIATIVE COMMUNISTE.


  • Le jeune président de la Start-up Nation était en fait un vieux con comme les autres. affordance.info
    http://www.affordance.info/mon_weblog/2018/05/jeune-president-vieux-con.html

    Je partage à peu près autant les idées d’Emmanuel Macron que la déclaration d’impôt de Patrick Balkany. Mais il est deux points sur lesquels j’espérais que la raison puisse l’emporter sur mes convictions. Primo il était « jeune ». Et deuxio il ne se ferait pas prendre le mulot dans le bon coin puisqu’à l’instar du proctologue, il voyait du digital partout. 

    Et puis il y eut #Parcoursup. Alors là j’avoue qu’au delà de l’algorithme tout moisi, en plus de faire bien pire que le déjà sinistre APB, ma sidération fut totale. Tout le monde savait que la fin de la hiérarchisation des voeux allait causer un bordel innommable. Tout le monde l’avait expliqué et démontré. En tout cas tous les gens sérieux. Mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas qu’un gouvernement et un ministère puissent en toute connaissance de cause assumer le fait que sur les 750 000 lycéens de terminale, plus de 400 000 d’entre eux soient « en attente » ou « sans affectation » alors que le démarrage des épreuves du bac était fixé au 8 juin. Je ne comprenais pas davantage, sauf à vouloir littéralement mettre le feu aux lycées et à la jeunesse, que ce même gouvernement assume et revendique l’éventuel déblocage de places en université « au fil de l’eau » : c’est à dire qu’il puisse choisir de distiller le stress au jour le jour pour que cette jeunesse là n’ait jamais de répit. Et puis d’un coup j’ai compris. La logique du truc m’est apparue.

    J’ai compris que le projet politique de notre jeune président était de semer une graine : celle de l’humiliation quotidienne, celle de l’intranquillité permanente qui fait grandir la résignation qui, à son tour, façonnera le corps et l’âme de la chair à Managers dont a besoin le patronat. Et puis bien sûr, la graine de la concurrence. Toujours mettre les gens en concurrence.

    Le lendemain des résultats de Parcoursup il y eut des classes entières de terminale où aucun, je dis bien aucun lycéen n’avait autre chose que « refusé » ou « en attente ». Je vous laisse juste imaginer l’ambiance et la tête du prof y débarquant le matin. Et si l’imagination vous fait défaut alors allez voir sur Twitter, sur Facebook, ou dans les journaux. 

    Donnez-moi les explications que vous voudrez mais les faits sont têtus : plus de la moitié d’une classe d’âge s’est trouvée, à 15 jours de l’examen du baccalauréat, avec un avenir qui indiquait « refusé » ou « en attente ». On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Mais l’on n’a pas davantage envie d’être « refusé » ou « en attente » comme seule alternative sérieuse.

    #concurrence #management #éducation #capital_humain

    https://seenthis.net/messages/696982 via colporteur


  • affordance.info : Le jeune président de la Start-up Nation était en fait un vieux con comme les autres.
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/05/jeune-president-vieux-con.html

    Ce pari de l’humiliation de la jeunesse, s’il était mené à son terme, serait une victoire éclatante : la victoire des managers. Car toute cette histoire n’est rien d’autre qu’un conditionnement, une préparation aux formes routinières de management par le stress qui attend cette jeunesse et que réclame le Medef.

    Comme dans tout pari osé bien sûr il y avait un risque. Le risque d’une rébellion. Et que cette rébellion prenne. Toute étincelle si faible qu’elle soit devait immédiatement être douchée.

    Ils sont une vingtaine de lycéens et de lycéennes, tous et toutes mineur(e)s, à avoir passé 48 heures en garde à vue et à être aujourd’hui mis en examen. A 17 ans. Motif ? Refus de résignation. Refus d’humiliation. Refus du bâillon. Ils ont, avec des adultes dont certains sont enseignants, osé tenté d’occuper un lycée parisien. Je dis bien « tenté d’occuper ». Pacifiquement qui plus est. Le jeune président et son ministre de l’intérieur cacochyme, mais le jeune président avant tout, a collé en garde à vue et mis en examen plus d’une vingtaine de lycéens mineurs parce qu’ils ont voulu manifester leur sentiment d’humiliation devant une machinerie sociale qui craque de toute part et où chaque repère est patiemment foutu en l’air par une agitation qui se veut « réformatrice » et qui n’est que destructrice.

    On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. On n’est pas sérieux, on n’est pas en garde à vue, on n’est pas mis en examen. La honte et la colère que je ressens ce soir n’est pas prête de s’éteindre. Mais ma colère ne compte pas.

    #parcoursup

    https://seenthis.net/messages/697011 via Agnès Maillard


  • Les trompettes de #Parcoursup
    https://blogs.mediapart.fr/ingenieur-different/blog/180418/les-trompettes-de-parcoursup

    Voici quelques- unes des nouvelles règles de la plateforme Parcoursup

    La première règle a fait ces derniers mois la fortune des coachs en orientation quand bien même les lettres de motivations et les CV n’auront qu’un impact limité dans le classement réalisé par les institutions. D’autant plus que ces documents ne seront pas lu pour cause de manque flagrant de ressources dans la plupart des institutions d’enseignement supérieur. Les rares fois ou ces documents auront un impact, elles avantageront les candidats issus de catégories sociales favorisées. Un fils de DRH possède les ressources familiales pour écrire une lettre de motivation et un CV qui se démarquera positivement de la masse des post-adolescents qu’il a pour concurents.

    Les conséquences des deux règles suivantes sont tout autant inquiétantes. L’algorithme Parcoursup perd le cœur du réacteur de l’algorithme de Gale Shapley, le classement des vœux par le candidat.

    Il est fort probable qu’un candidat en tête d’un classement réalisé par une institution d’enseignement supérieure le soit également dans les classements de toutes les autres institutions dans lesquelles il aura déposé des vœux. En effet, si vous avez des bonnes notes dans toutes les matières, vous êtes dans le peloton de tête quel que soit la pondération choisie.

    Le jour ou les candidats recevront leurs réponses, une petite élite scolaire « trustera » donc la quasi totalité des places dans toutes les filières. Les autres attendront leur tour. Seules des simulations numériques peuvent prédire la taille des nombreuses et géantes files d’attente qui se formeront. Au vu du calendrier décidé par le gouvernement, 7 jours du 22 mai au 25 juin, 3 jours du 26 juin au 20 août et 1 jour à partir du 21 août ce risque d’explosion des files d’attente est connu au niveau gouvernemental. Cela va grandement contribuer à l’anxiété des 887 681 candidats à quelques semaines du bac.

    En première approximation, il est raisonnable de se placer dans le cadre de la loi de Pareto, 20% des candidats monopoliseront alors 80% des places disponibles. Winners take all. Imaginez seulement le niveau de panique des candidats laissés sur le carreau pendant les premiers rounds. Ceux qui auront les moyens économiques et/ou culturels fuiront vers les institutions privées hors Parcoursup.

    Bon plan : c’est le moment d’acheter des actions d’écoles de commerce post bac.

    https://seenthis.net/messages/696798 via Agnès Maillard


  • Que reproche-t-on a Parcoursup ?

    Les éléments contestés sont notamment :
    – Le fait que les formations choisissent dorénavant les étudiants et non plus les étudiant·e·s qui choisissent leur formation. C’est donc l’introduction officielle de la sélection à l’Université.
    – Le fait que les critères de sélection propres à chaque formation sont opaques et éventuellement problématiques éthiquement.
    – Le fait que les étudiant·e·s ne peuvent plus hiérarchiser leurs choix comme dans #APB, ce qui généralise l’incertitude y compris stratégiques même pour les élèves ayant eu des réponses positives mais pas à la formation qui a leur préférence.
    – Le manque de moyens des formations pour réellement étudier les différents éléments du dossier, notamment les informations qualitatives (lettre de motivation, fiche avenir).
    – Le fait que les éléments du dossier dépendent du lycée, voire des enseignant·e·s, du type de notation. L’évaluation sur laquelle est basée la sélection est donc en partie arbitraire et le baccalauréat, évaluation nationale, intervient après le classement algorithmique des candidat·e·s.
    – Les dysfonctionnements induits comme la tentation pour certaines formations moins prisées de pratiquer l’overbooking.
    – Le fait que le réel problème, “l’insuffisance de places et de moyens”, disparait des analyses médiatiques et du traitement politique alors même que le boom démographique des générations 2000 était (pré)visible depuis au moins leur arrivée en petite section de maternelle, il y a 15 ans…

    Comment les élèves ont été classés dans Parcoursup (Faïza Zerouala, Médiapart)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220518/comment-les-eleves-ont-ete-classes-dans-parcoursup

    Si le ministère a rendu public l’algorithme de classement, les critères utilisés en amont dans les universités pour ordonner les dossiers restent opaques.

    Parcoursup, une certaine vision de la société (Louise Tourret, Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/162111/parcoursup-certaine-vision-societe

    L’ancien algorithme attribuait les places en fonction du classement des élèves et des places disponibles. Tout le monde n’était pas content, des élèves étaient en attente au moment de passer le bac ; il y a eu des tirages au sort pour certaines filières. Les mécontents et mécontentes étaient minoritaires, mais ce choix de sélection, avec le hasard comme juge de paix, a largement scandalisé.
    Le nouveau système met tous les acteurs dans une logique totalement différente.
    […]
    Du côté des universités, Parcoursup instaure, en creux, une sorte de sélection en obligeant les facs à regarder qui s’inscrit dans leurs cursus. Sans beaucoup de moyen et sans beaucoup de transparence parfois, celles-ci ont mis en place leur propre système de classement.
    […]
    Parcoursup n’est finalement qu’un avater de la numérisation de notre société. Tout était censé être plus simple mais tout est plus compliqué pour les individus, vous, moi, nos enfants. Il faut se conformer à un mode d’organisation numérique et s’y adapter en étant non pas plus réflexif mais plus connecté, et surtout, plus patient. Parcoursup est pleinement un outil contemporain : c’est nous qui nous adaptons à la « machine » au système, et devons en fluidifier le fonctionnement.
    […]
    En organisant ainsi l’orientation et donc la vie des élèves, l’institution prend une énorme responsabilité. Et en montant au front pour défendre leur plateforme, les ministres Vidal et Blanquer ont surtout défendu une vision du monde, une manière d’organiser la vie et l’avenir.

    #éducation #post-bac #Parcoursup #orientation #éducation_supérieure #algorithme #sélection

    https://seenthis.net/messages/696583 via Pierre Coutil



  • #Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales
    https://www.bastamag.net/Parcoursup-un-algorithme-kafkaien-qui-renforce-les-inegalites-sociales

    L’algorithme Parcoursup a rendu ses premières sentences : la moitié des 810 000 potentiels bacheliers n’ont pas reçu de proposition d’affectations, un mois avant le début des épreuves du bac. Ce fiasco était pourtant attendu, tant la logique opaque et élitiste du nouvel algorithme était critiquée. Explications.

    Parcoursup


  • La « violence institutionnelle » de #Parcoursup déstabilise les lycéens
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240518/la-violence-institutionnelle-de-parcoursup-destabilise-les-lyceens

    Les élèves de Terminale ont reçu le 22 mai les premières réponses des établissements d’enseignement supérieur concernant leur orientation post-bac. C’est le baptême du feu de Parcoursup, la nouvelle plateforme. Résultat : la moitié des 810 000 candidats sont en attente. Mediapart a suivi le parcours de (...)

    Parcoursup


  • #Parcoursup : après le jour J, l’angoisse va continuer pour les futurs bacheliers
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220518/parcoursup-apres-le-jour-j-langoisse-va-continuer-pour-les-futurs-bachelie

    Après des mois de spéculations, les élèves de Terminale ont reçu mardi à 18 heures les premières réponses concernant leur affectation dans l’enseignement supérieur. La ministre Frédérique Vidal a d’ores et déjà prévenu, il devrait y avoir une forte attente et plus de 400 000 jeunes sans réponse dans (...)

    Parcoursup


  • A cause de #parcoursup un quart de lycéens sur le carreau en plus qu’avec #APB #parcoursupercherie #NonALaSelection
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/a-cause-de-parcoursup-un-quart-de-lyceens-sur-le-carreau-en-pl

    Hier 22 mai, les premiers résultats de la sélection par la réforme Parcoursup des lycéens sont tombés. Et les chiffres font froids dans le dos. Près de la moitié des lycéens se retrouvent aujourd’hui dans l’incertitude. Là où le système précédant déjà imparfait laissait en 2017. 120 000 à 140 000 lycéens sans affectations, en […] L’article A cause de #parcoursup un quart de lycéens sur le carreau en plus qu’avec #APB #parcoursupercherie #NonALaSelection est apparu en premier sur INITIATIVE COMMUNISTE.


  • Peit point d’étape sur #ParcoursSup, la sélection à la fac.

    « À l’université de Nantes, devant le refus de trier les dossiers, la présidence riposte » (en fait, la présidence dissout les commissions réfractaires pour ne conserver que des commissions obéissantes)
    http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/parcoursup-a-l-universite-de-nantes-la-presidence-riposte-au-refus-de-trie

    Devant le refus de plusieurs formations de classer les candidatures sur Parcoursup, l’université de Nantes a décidé de nommer de nouvelles commissions d’examen des vœux dans ces filières. Une décision qui suscite l’incompréhension des équipes pédagogiques.

    Plus que l’incompréhension, c’est la consternation - voir par exemple la réaction d’Olivier Ertzscheid
    https://twitter.com/affordanceinfo/status/985978450996596737

    OK donc c’est apparemment confirmé. Olivier Laboux président de @UnivNantes a pris la décision de DISSOUDRE toutes les commissions pédagogiques deTOUS les UFR de l’Université s’étant positionnéesCONTRE l’application de la réforme ORE #ParcoursSup C’est dingue. Totalement
    dingue

    Et ça ne va pas s’arranger, si l’on en croit @Ipochocho
    https://twitter.com/Ipochocho/status/986282551965872133

    Thread étendu qui explique pourquoi l’algorithme #Parcoursup est beaucoup moins efficace que #APB et pourquoi nous devons nous attendre à un #Parcoursupocalypse le 22 mai, jours des résultats.

    Sélection :

    Il est fort probable qu’un candidat en tête d’un classement réalisé par une institution d’enseignement supérieure le soit également dans les classements de toutes les autres institutions dans lesquelles il aura déposé des voeux.

    –-

    Le jour ou les candidats recevront leurs réponses, une petite élite scolaire « trustera » donc la quasi totalité des places dans toutes les filières.

    –-

    En première approximation, il est raisonnable de se placer dans le cadre de la loi de Pareto, 20% des candidats monopoliseront alors 80% des places disponibles. Winners take all.

    –-

    7 millions de voeux ont été déposés sur la plateforme En faisant de l’abatage, imaginons qu’on peut classer un candidat en 3 minutes. 21 millions de minutes seront nécésaires pour réaliser ce travail

    –-

    350 000 heures de travail seront nécéssaires pour réaliser ce travail. Nos héros stakanovistes peuvent fournir 7 heure de travail par jour. 50 000 jours de travail seront nécessaires pour réaliser ce travail.

    –-

    Un candidat moyen venant d’un lycée moyen risque d’attendre pas mal de temps pour avoir ne serait ce qu’un de ses vœux (qui ne sera sans doute pas son vœux le plus désiré) et soit contraint de donner une réponse par défaut.

    –-

    Rendez vous le 22 mai, le jour du crash test pour voir si cette prévision se réalise.

    Et pour conclure :
    https://twitter.com/Epithumia/status/983327268176089089

    /soupir #Parcoursup
    https://pbs.twimg.com/media/DaV604hX0AA-UDm.jpg

    #université

    https://seenthis.net/messages/687845 via intempestive


  • Pétition : "Universités : Abriter les exilés, pas Parcoursup"

    Asile, enseignement supérieur, services publics en général… La stratégie du choc continue. Objets de réformes différentes, ces questions sont intriquées dans notre quotidien : les universités deviennent des lieux où, faute de mieux, les exilés trouvent asile, au moment même où la réforme portée par Frédérique Vidal vient ébranler en profondeur les institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. Et nous laissons faire, à nouveau, chacun dans nos silos, courant pour écoper ce que produisent les effets de la destruction en marche de nos façons de défendre la vérité, le savoir, la science, et des institutions assez fortes pour porter ces exigences. Les universitaires des institutions privilégiées, celles dont les dirigeants ont l’air de penser que le mot « sélection » est à lui seul un label de qualité, hésitent pour certains à soutenir une occupation par des exilés dans une des facs les plus pauvres, mais aussi les plus vibrantes, de la région parisienne, Paris 8 Saint-Denis, de peur d’avoir l’air de donner des leçons et d’ignorer les difficultés. Les autres, qui rament dans des universités en crise, baissent la tête de peur que cela leur arrive au milieu du désordre immense que va produire Parcoursup, la dernière réforme qui déstabilise tout l’enseignement supérieur. Certes il y a le programme Pause, qui a permis d’accueillir quelques dizaines de chercheurs persécutés – mais faut-il avoir Bac + 10 et des publications pour que l’on vous tende la main ? Pendant ce temps tout le monde évite de se poser la question : est-ce que ce qui se passe est juste ?

    Se joue aujourd’hui la plus grave crise de l’asile et de l’accueil depuis la guerre. Des gens qui dorment dans la rue depuis des mois. Des tentes sous la neige. Des exilés aspergés de gaz lacrymogènes, dont le moindre abri est rendu inhabitable, et qu’il faudrait priver d’eau, de soins, du minimum de compassion. Des migrants qui se suicident à force d’être « dublinés » (c’est-à-dire renvoyés dans le premier pays d’Europe par lequel ils sont passés), ballottés, violentés. Qui osera dire que l’Afghanistan, l’Érythrée, le Soudan, la Syrie, sont des pays où tout va bien ?

    Aurons-nous seulement fait notre part face à ce qui se passe ? Avons-nous seulement saisi qu’une crise historique se produit, et qu’elle n’est pas la lubie d’une poignée d’exaltés ?

    Il nous faudrait accepter cette catastrophe à bas bruit parce que nous avons tellement à faire, parce que nous nous prenons dans la figure tant de contre-réformes qui démolissent des institutions certes imparfaites mais soucieuses d’une justice, d’une égalité et d’une liberté qui avaient parfois l’air d’être un peu plus que des principes abstraits ? Il faudrait dire à nos étudiants que décidément tout cela est bien compliqué, qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde alors que nous ne prenons pas seulement notre part ? Il faudrait dire oui – parce que nous sommes fatigués, très occupés, inquiets – à la sélection par la noyade en Méditerranée, à la sélection par les tentes lacérées, par l’expulsion et le suicide ?

    Nous demandons un accueil décent des exilés. Puisque, on nous le dit assez, les moyens de l’État ne sont pas infinis, nous demandons que ces moyens cessent d’être affectés au harcèlement des exilés et qu’ils soient redéployés vers un accueil digne. Nous demandons la fin des expulsions au titre de la procédure Dublin. Nous nous opposons à une nouvelle loi liberticide sur l’asile et la migration (le projet de loi qui sera présenté au Parlement au printemps) parce que la haine, maquillée sous l’indifférence, n’a pas à être le nouveau référentiel des politiques publiques, et que si nous laissons faire ce sera un signal terrible pour la suite.

    #migrants #parcoursup #universités

    http://rogueesr.fr/?page_id=328


  • Des enseignants s’opposent à la réforme des #universités
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/des-enseignants-sopposent-la-reforme-des-universites

    Les enseignants sont restés discrets face au projet de #Loi d’accès à l’enseignement supérieur. Seulement, la mise en place d’attendus, ces compétences requises pour les futurs étudiants, divise dans les universités. Certains refusent d’appliquer un texte de loi qui n’est pas encore définitivement voté.

    #France #Frédérique_Vidal #Mobilisation #orientation #Parcoursup


  • Sophie Orange : « On enferme les bacheliers dans un destin scolaire »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211217/sophie-orange-enferme-les-bacheliers-dans-un-destin-scolaire

    Le projet de loi modifiant l’accès à l’université en premier cycle a été adopté à l’Assemblée nationale le 19 décembre. L’accès à l’université est désormais conditionné à la possession d’un certain nombre de compétences. La sociologue Sophie Orange considère qu’une #sélection est ainsi installée et que cela va fragiliser les plus faibles.

    #France #APB #Parcoursup #Université