• Edouard Philippe #GrandDébat
    https://twitter.com/EPhilippePM/status/1115197304758317056

    Les Français ont compris, avec plus de maturité que certaines formations politiques, qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique. #GrandDébat

    Et aussi

    Edouard Philippe #GrandDébat
    https://twitter.com/EPhilippePM/status/1115196506791976960

    Notre pays a atteint aujourd’hui une sorte de tolérance fiscale zéro. Les débats nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts. #GrandDébat #ParolesdeFrançais

    C’était écrit, mais tout de même... ça mérite un gros #sans_vergogne.

    https://seenthis.net/messages/773151 via BigGrizzly


  • Voix de femme, « parole d’homme »
    https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/02/07/voix-de-femme-parole-d-homme_1708027

    La sous-représentation des femmes en politique est maintenant admise, et main sur le cœur, quasi unanimement déplorée. Qui ne serait en effet choqué par un système de représentation excluant de fait la moitié de ses citoyens, dans une « grande démocratie » comme la nôtre ?

    En 1991, j’ai 18 ans.

    Alors que j’apprends âprement que je suis femme avant que « d’être humain », Édith Cresson est nommée Premier ministre. La France sort soudain de sa torpeur mitterrandienne pour s’attacher à l’essentiel : le tailleur à carreaux d’Édith… jugé peu seyant, ses boucles d’oreilles, clinquantes, son « taux de féminité », bas. De son discours inaugural, quelques bribes, noyé qu’il fut par les allusions sexistes et les ricanements. De son passage éclair au pouvoir ensuite, j’avoue ne pas avoir retenu grand-chose d’autre que sa voix - non son discours, ni son action - mais sa voix : criarde, trop aiguë, émanation évidente d’un caractère hystérique, grossière autant qu’autoritaire, inaudible enfin, si bien qu’il fallut adapter les micros de l’Assemblée à cette voix extra-humaine - un scandale à l’époque.

    Cette voix, je ne l’ai alors en réalité que peu directement entendue ; mais c’est ainsi qu’elle s’est ancrée en moi, grâce à l’à propos des éditorialistes les mieux informés.

    Ainsi, que l’on soit Premier ministre ou simple militante - telle que je le suis depuis plus de 20 ans - j’ai tôt appris que la voix féminine assigne la parole à résidence.

    Or, quoi de plus essentiel, originel à toute décision, que la parole en politique ?

    D’emblée performative, elle édifie, annonce ou figure l’action, elle construit la pensée collective qui aura une incidence concrète dans la vie de tous.

    Mais si une « parole d’homme » est gage de sérieux et d’honnêteté à vertu universelle,

    une « parole de femme » ne concernera plus que la moitié de l’humanité, souvent placée dans le registre de la plainte, pas loin du rayon « grosse fatigue et couches-culottes ».

    Pourtant depuis 20 ans, je les côtoie en masse, ces femmes hautement conscientes et politiques : organisant des événements, tractant, collant, souvent petites mains techniques, présentes (malgré la maternité qui fatalement leur incombe) à chaque réunion ou AG locale. Quoique souvent majoritaires, elles prendront sensiblement moins la parole. On aura nettement plus tendance à la leur couper, ou à la qualifier, cette parole. Car on sait comme le locuteur, son statut (leader, porte-parole, militant aguerri, ou simple curieux), son âge… et son genre en l’occurrence, infléchit le sens de ce qui est perçu dans une assemblée, qu’elle soit locale ou Nationale…

    Les femmes doivent alors déployer des trésors d’inventivité pour faire slalomer leur propos entre toutes les caractéristiques dépréciantes de leur genre : volontiers rangées plutôt du côté du sensible que du rationnel, elles seront vite perçues comme autoritaires, intransigeantes, hystériques, si le propos est ferme - « madame je-sais-tout » si elles connaissent leur dossier ou avancent des compétences particulières - a contrario, cruches notoires à la moindre erreur ou lapsus.

    Au point que j’ai du mal à compter le nombre de fois où nous aurions décidé collectivement d’un positionnement ou d’une action… sur les arguments d’une femme. Je me demande même rétrospectivement si toutes les décisions collectives auxquelles j’ai souscrit n’étaient pas profondément genrées, à savoir masculines.

    Ainsi, dès les instances les plus modestes et les plus locales, l’exercice démocratique via la parole, écarte les femmes de leur pouvoir le plus élémentaire de citoyenne. On imagine assez bien, dès lors, comme il leur sera difficile ensuite de prétendre au moindre pouvoir politique de plus grande envergure…

    Il y a évidemment également la parole interdite : celle qui consisterait à dénoncer cet état de fait. Insultés, meurtris dans leurs convictions républicaines les plus profondes, les messieurs répondent « garde d’enfants » lorsqu’on parle de représentativité : ils perçoivent peu comme la sottise de leur réponse confirme la réalité du problème. L’épaisseur de l’interdit, hélas, s’accroît au fur et à mesure qu’on s’enfonce en terres de gauche : l’effroi saisit les unes d’être en position de « bruyantes victimes », les autres de « bourreaux inconscients ». Le tabou construit l’impensé politique d’un fonctionnement unijambiste… et n’empêche en rien d’aller battre le pavé au son de « Tous ensemble, tous ensemble ! Hey ! Hey ! ».

    Pourtant si la parole féminine est d’abord distincte puis péjorée par son genre, on les voit - parité oblige - ces femmes muettes et souriantes, adjuvant d’un pouvoir véritablement masculin, exhibées lors des photos officielles ! Elles sont légion comme conseillères territoriales ou locales, adjointes à pas grand-chose, féminisant de leurs tenues colorées le cliché de tel ou tel groupe politique supposé progressiste. Leur statut et pouvoir réel n’est en effet pas scotché sur leur front, ainsi que leurs indemnités nettement inférieures à leurs comparses masculins.

    On s’étonne ensuite de la faible présence féminine dans les médias - instances de la parole ? On s’étonne derechef de la faible représentation féminine dans les hauts lieux de décision politique - instance où la parole a un pouvoir accru ?

    Personnellement je m’étonne - et suis admirative - qu’il y ait maintenant quelques rares femmes qui parviennent à porter non pas une « parole de femme », mais un discours politique, au niveau national. Ninja de l’inconscient ou plutôt de l’inconscience collective, elles sont, à n’en pas douter, des surhommes.❞

    Le mot de la fin me donne un peu mal au cœur. Traité ces femmes de "surhommes" c’est un peu comme de complimenté les femmes d’avoir des couilles pour parler de leur courage. On en sortira pas si leurs seuls références positive dont nous disposons sont uniquement masculines.
    #parole #femmes #vocabulaire #silencialisation #voix #surhomme

    https://seenthis.net/messages/758658 via mad meg


  • Écriture inclusive : „On caricature le débat” Le Point - Baudouin Eschapasse - 27/10/2017

    Les promoteurs de l’écriture inclusive se défendent de créer une "novlangue". Raphaël Haddad et Éliane Viennot reviennent sur leur projet... Entretien.

    L’universitaire Éliane Viennot, spécialiste de l’histoire de la langue, et le chercheur Raphaël Haddad, par ailleurs fondateur du cabinet de conseil en communication MOTS-CLES http://www.motscles.net/nous-rejoindre https://seenthis.net/messages/654776 , plaident, depuis plusieurs années, pour que le français se débarrasse de traditions langagières qui perpétuent des préjugés sexistes. À l’heure où leur projet est largement débattu, Le Point.fr a souhaité les rencontrer pour qu’ils détaillent leur projet.
    http://www.lepoint.fr/images/2017/10/27/10966120lpw-10978036-article-jpg_4673657_660x281.jpg
    Le Point : Vous promouvez, depuis plusieurs mois, une nouvelle écriture que vous qualifiez d’inclusive. Comprenez-vous la bronca suscitée par votre projet ? Et avez-vous été surpris(e) par la polémique qui l’a accompagnée ?
    Éliane Viennot  : Pour être totalement franche, cela ne m’a pas vraiment étonnée. Pour avoir étudié l’histoire de la langue, je sais combien certaines personnes deviennent hystériques dès lors qu’on leur propose d’utiliser des termes féminins pour certaines activités prestigieuses. Je me suis penchée récemment sur la manière dont l’Académie française a traité ce dossier depuis la création de la commission instituée en 1984 par Yvette Roudy (à l’époque ministre des Droits de la femme, NDLR), qui préconisait de féminiser les noms de métiers, fonctions, grades et titres. Notamment pour désigner les femmes qui accèdent à de hautes fonctions administratives ou ministérielles. La levée de boucliers avait été terrible. Et à nouveau en 1998, quand des ministres ont demandé qu’on les nomme au féminin. Dans les deux cas, certains médias ont réagi avec une incroyable violence. Je pense surtout au Figaro. Mais faut-il s’en étonner quand on sait qu’à l’époque, les académiciens avaient table ouverte dans ce journal ?

    Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication (enseignant en communication à Paris I), Raphaël Haddad est, par ailleurs, fondateur de l’agence. Il est l’auteur du "Manuel d’écriture inclusive ».
    Raphaël Haddad  : Il est intéressant de souligner que la féminisation des métiers ne pose problème que quand il s’agit de professions intellectuelles ou de fonctions de responsabilité. Les académiciens n’ont jamais remis en cause le fait qu’on parle de boulangère ou d’infirmière. En revanche : préfète ou chancelière, cela semblait heurter leurs oreilles. De mon point de vue, cette réaction montre surtout que ces hommes se sentent en danger. L’idée même de féminiser ces termes les amène à considérer l’idée qu’ils devront un jour partager le pouvoir.
    E. V.  : J’ajouterai que les mots féminins que nous promouvons existent de longue date. On parlait au début du XVIIe siècle de philosophesse, d’écrivaine et d’autrice dans la meilleure société, et professeuse était employé au XIXe.
    Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes.

    Quand cela a-t-il changé ?
    E. V.  : Les premiers coups de boutoir datent des années 1600-1630, sous l’influence probable de personnes qui entouraient Malherbe, et qui voulaient « purifier » la langue des nombreux néologismes gascons et italianisants créés à l’époque. Mais ils en ont profité pour « masculiniser » la langue. Les résistances ont néanmoins été nombreuses jusqu’à ce que l’instruction devienne obligatoire. C’est l’école primaire obligatoire du XIXe sièce qui va achever ce mouvement.

    Votre projet n’ambitionne pas seulement de féminiser les noms de métier. Il va bien au-delà. Vous voulez débarrasser la langue française des règles grammaticales que vous présentez comme sexistes…
    E. V.  : Oui. Pour autant nous ne voulons pas créer une « novlangue » comme on l’écrit parfois. Ceux qui soutiennent cette idée caricaturent le débat. Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes. Nos détracteurs prétendent défendre la langue française. Mais la connaissent-ils vraiment ? J’en doute. Je veux par exemple réhabiliter l’accord de proximité, hérité du latin. Dans Athalie, Racine écrit : « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle. » Si l’on en croit nos bons académiciens qui veulent que le masculin l’emporte sur le féminin, nous aurions dû écrire « nouveaux ». De la même manière, Madame de Sévigné répondant à Gilles Ménage, qui se dit fatigué, lui répond : « Je la suis aussi. » Ce brave grammairien (né en 1613 et mort en 1692, NDLR) tente de la reprendre mais elle se refuse à dire « je le suis aussi ». Elle affirme que, si elle le faisait, « [elle] croirai[t] avoir de la barbe au menton » !
    Une langue « phallocentrée » (...) traduit une vision du monde dominée par les hommes

    R. H.  : Michel Foucault l’a bien dit. « Le discours n’est pas simplement ce qui traduit les luttes ou les systèmes de domination, mais ce pour quoi, ce par quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer. » Une langue « phallocentrée », pour reprendre une terminologie de la chercheuse Marlène Coulomb-Gully, traduit une vision du monde dominée par les hommes.

    On vous opposera que les nations dont les langues n’ont ni masculin ni féminin, comme le persan ou le turc, ne sont pas toutes des modèles d’égalité entre hommes et femmes.
    R. H.  : C’est un sophisme extraordinaire. Le langage inclusif est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu’une société soit moins sexiste. Sur un plan strictement logique, la seule objection valable à l’écriture inclusive serait celle-ci : l’existence d’une société strictement égalitaire où la langue ne le serait pas. Mais ce contre-exemple n’existe pas !
    E. V.  : J’ai entendu aussi parler de la langue bantoue qui cumulerait un nombre incroyable de genres. Ces références m’amusent d’autant plus que ceux qui les utilisent ne connaissent rien à cette langue africaine. C’est un peu comme les médecins de Molière qui prétendaient en imposer avec leur latin.

    Comment est né votre projet de langage inclusif  ?
    R. H.  : Cela fait longtemps que des intellectuel(le)s, travaillé(e)s par la question féministe y réfléchissent. J’ai découvert leurs travaux au moment de mes recherches doctorales sur les discours politiques. Les choses se sont ensuite décantées. J’ai publié un manuel de réflexion sur cette question, avec Carline Baric, (téléchargeable gratuitement ici) qui s’appuie notamment sur les travaux du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
    E. V.  : L’objet du langage inclusif est social et non grammatical. Nous souhaitons promouvoir une société plus égalitaire. Cela passe par la langue et par la déconstruction des stéréotypes « genrés » qu’elle véhicule. Cette démarche habite tous mes travaux…
    C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue...

    Cela passe par une forme d’interventionnisme difficile à supporter dès lors que cela concerne la manière de s’exprimer…
    R. H. : Cette objection de l’interventionnisme est amusante. Que fait-on d’autre chaque fois que l’on énonce un néologisme par exemple ? On intervient sur la langue ! Les jeunes, et les moins jeunes, qui parlent de « like », de « twittos » ou de « stiletto », trois termes entrés dans les dictionnaires récemment, n’ont pas attendu l’autorisation de l’Académie française. Critiquer l’écriture inclusive pour son interventionnisme, c’est lui refuser ce qu’on accepte et encourage volontiers de tout autre usage langagier.
    E. V.  : C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue... C’est pour cela que les dictionnaires s’enrichissent chaque année de mots nouveaux. Une langue n’est pas figée une fois pour toutes.

    Au final, ce qui choque les gens, n’est-ce pas simplement la graphie du point milieu ? Écrire les mots suivants, « chroniqueur·euse », « chercheur·e », « transporteur·euse », « président·e », ce n’est pas très esthétique.
    E. V.  : Je regrette qu’on restreigne le débat à cette simple question de point milieu. Nous préconisons simplement d’user des mots féminins chaque fois que c’est possible. Cela peut passer par la flexion (le fameux « mesdames et messieurs » lorsqu’on s’adresse à une population mixte, NDLR). Cela peut passer aussi par les termes épicènes : c’est-à-dire l’usage d’un mot neutre (exemples : « astronome » ou « membre »). Cela peut enfin passer par le point milieu ou d’autres signes graphiques. Nous ne sommes pas bloqués là-dessus. Personnellement, je suis pour « intellectuel·es » mais contre « acteur·trices ». Mais c’est un débat en cours, les protocoles vont s’affiner.
    R. H.  : L’écriture inclusive ne se limite pas au point milieu ! Ce point milieu résulte de la volonté d’abréger certaines formulations, exactement comme on écrit M. pour « Monsieur ». Quiconque a tenté de redonner de la place au féminin dans son écriture se rend compte de son utilité, surtout face à un e muet par exemple. Écrire « ami·e·s » peut paraître par exemple plus commode qu’« amis et amies ». Mais on peut appliquer pleinement l’écriture inclusive, sans ne jamais mobiliser le point milieu !
    Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive (...) sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes

    Vous dites que l’écriture inclusive fait progresser l’égalité. Quelles preuves en avez-vous ?
    R. H. : Sur le plan social, l’écriture inclusive produit deux effets principaux. D’abord, c’est un formidable levier de féminisation des effectifs. C’est la raison pour laquelle les écoles, les entreprises qui manquent de candidatures féminines observent cette démarche avec un intérêt prononcé. Ensuite, c’est un ancrage pratique sur les enjeux d’égalité. Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive dans sa pratique institutionnelle sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes, qui, rappelons-le, stagnent à 23 % en France, ou s’attaquer au « plafond de verre » qui bloque les carrières des femmes. J’en suis pour ma part convaincu : l’inconfort sémantique dans lequel on laisse les femmes produit et entretient de l’inconfort social.

    Vous expliquez que votre démarche est soutenue par 75 % de la population. En êtes-vous si sûr ?
    R. H.  : Quand on regarde les résultats de l’étude d’opinion, que constatons-nous ? Que 84 % des 1 000 personnes interrogées par l’institut Harris Interactive les 11 et 12 octobre derniers sont acquises à la féminisation des noms de métiers, de titres, de grades et de fonctions. Et que 81 % des personnes interrogées sont pour l’usage du féminin et du masculin plutôt que du masculin « générique » lorsqu’on s’adresse à la fois à des femmes et des hommes. Et 3 personnes sur 4 sont favorables aux deux dimensions simultanément, qui sont en fait les deux principes directeurs de l’écriture inclusive.
    E. V.  : Le général de Gaulle l’avait bien compris, lui qui veillait à commencer tous ses discours par la double flexion : « Françaises, Français ». Au grand dam de l’Académie !
    R. H.  : Tous les hommes politiques s’y sont mis depuis. Je m’intéresse de longue date aux discours de meetings. En 2002, Robert Hue était le seul homme à utiliser la double flexion (avec Arlette Laguiller et son célèbre « Travailleurs, Travailleuses », NDLR). En 2017, ils l’ont tous fait. C’est pleinement rentré dans les mœurs. Ce qui me fait dire que la bataille menée par nos détracteurs et nos détractrices est une bataille d’arrière-garde. Elles et ils ont déjà perdu, mais ne le savent pas encore. D’importants responsables institutionnels, comme Pierre Gattaz par exemple, utilisent aujourd’hui l’écriture inclusive ! Et les tweets vont l’imposer, puisque la place est restreinte !

     #écriture_inclusive #langage #langue #femmes #agence-de-publicité #publicitaire #lobbyistes #lobby #parole #communication #Raphaël-Haddad #Mots-Clés

    https://seenthis.net/messages/654778 via BCE 106,6 Mhz


  • « Hausse significative » de l’usage des armes à feu par les policiers au premier semestre 2017
    http://www.europe1.fr/societe/hausse-significative-de-lusage-des-armes-a-feu-par-les-policiers-au-premier-

    L’Inspection générale de la police nationale (#IGPN) a constaté au cours du premier semestre 2017, « une hausse significative de l’usage des armes à feu » par les policiers, particulièrement les #tirs_d'intimidation ou de #sommation, a indiqué une source policière, confirmant le contenu d’une note révélée mercredi par TF1-LCI. Au cours des six premiers mois de l’année, les déclarations d’usage de l’arme individuelle ont augmenté de 39,58% par rapport à 2016, en passant de 116 à 192. 

    Explosion des tirs de sommation. Le nombre de tirs en direction de personnes dangereuses « pour tuer ou blesser », reste stable d’une année sur l’autre, passant de 17 à 19 [#parole_de_flic, ndc]. En revanche, les tirs d’intimidation ou de sommation enregistrent « la plus forte progression », avec une hausse de 89,47% (de deux à 19 tirs). "Dans la majorité des cas, ces tirs sont effectués alors que les policiers sont encerclés et pris à partie par des groupes d’individus menaçants, armés et de plus en plus souvent cagoulés" , note l’IGPN.

    « Dans la plupart de ces situations, la légitime défense autoriserait les policiers à retourner leur arme en direction de leurs agresseurs. Ces tirs sont donc justifiés et justifiables et n’ont pas en l’état à être ’découragés’ », avance l’IGPN, selon qui, ils sont « révélateurs de la hausse des violences exercées contre les policiers ».

    Des relations tendues et une loi plus souple. L’annonce de cette augmentation s’inscrit en effet dans un contexte de tension des relations entre police et population : selon un rapport publié par le think tank « Terra Nova » en novembre 2016, 34% des jeunes ne font pas confiance aux forces de l’ordre et 40% les jugent « racistes ». Les réclamations transmises au Défenseur des droits pour des manquements à la « déontologie de la sécurité » ont parallèlement augmenté de 35% en 2016. 

    Mais ces chiffres sont aussi publiés un peu moins d’un an après l’adoption d’une loi modifiant la doctrine d’emploi des armes par les gardiens de la paix. Depuis février 2017, les policiers sont autorisés à utiliser leur arme « après deux sommations », pour arrêter « des personnes qui cherchent à échapper à leur garde et sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou celle d’autrui ». 

    De nombreux tirs accidentels avec de nouvelles armes. Dans une autre note publiée en juillet, l’IGPN s’alarme en outre du nombre « important » de #tirs_accidentels avec les nouvelles armes longues dont certaines équipent les unités de police, primo-intervenantes depuis les attentats de 2015. Au cours des six premiers mois de l’année, 19 tirs avec ces armes ont été répertoriés dont 18 sont accidentels.

    Pour 2016, « ce chiffre déjà élevé s’établissait à 65% », relève la police des polices. Ces déclarations de tir par imprudence concernent essentiellement l’utilisation des fusils d’assaut G36 et pistolets mitrailleurs Beretta 12SD. Selon l’IGPN, la cause de ces tirs accidentels s’explique « par un défaut de maîtrise d’armes plus complexes et plus encombrantes ».

    #police #armes

    https://seenthis.net/messages/636858 via colporteur


  • Les grandes gueules du Grand Conseil
    http://longforms.tdg.ch/grandconseil

    « Une femme ne s’exprime que si c’est utile »

    Surreprésentés, les députés masculins parlent aussi 27% plus longuement que les femmes en moyenne. Cet écart s’accentue dans tous les partis sauf chez les Verts et l’UDC, qui contrebalancent la tendance générale. Chez les Verts, seul parti à atteindre la parité, les élues s’expriment plus que les hommes. L’UDC ne compte plus de femme au Grand Conseil, mais Christina Meissner, avant d’être exclue de son groupe, parlait plus que la moyenne.

    Hommes-femmes : qui parle le plus par parti

    Dans la plupart des partis, les femmes s’expriment moins que les hommes, même en divisant le nombre de mots par le cumul du nombre de présences des hommes et des femmes.

    #politique #femmes #parole #parité #suisse #visualisation

    https://seenthis.net/messages/606004 via Fil


  • Ce weekend à La Parole Errante à Montreuil aura lieu la troisième édition du Festival pour la Paix en Colombie - Mémoires et Justice Sociale.

    Programme : http://festivalpourlapaixencolombie.blogspot.fr

    Participation de Pierre Carles, Bruno Muel, Maurice Lemoine, Enrique Santiago et pleins d’autres.
    Un bel espace où se croiseront débats, discussions, projections, lectures de poésie, créations artistiques, cumbia, salsa ... Toutes nos armes pour penser le conflit, son histoire, notre devoir de mémoire. Toutes nos armes pour penser la paix que nous voulons, nos actions et moyens de transformation depuis la France et ailleurs.

    Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/events/980907121985757

    #Festival
    #ParoleErrante
    #PaixColombie
    #JusticeSociale


  • #Petition & #Soutien à la Parole errante.

    Comme vous le savez peut-être la Parole errante est menacée. Le bail du Conseil Général de Seine-Saint-Denis arrive à son terme en juin 2016.
    Nous sommes quelques un.es à s’être regroupé.es pour penser un futur à ce lieu qui nous est cher. Nous avons envoyé une mouture de projet au CG que vous pouvez lire sur le site internet que nous avons monté. Le projet n’est pas figé, nous continuons à réfléchir pour l’enrichir au maximum et à intégrer celleux qui souhaitent nous accompagner dans cette aventure.

    Nous avons besoin de soutien, aussi nous avons mis en place une pétition sur notre site que je vous invite à signer. Il nous faut faire comprendre au CG que nous sommes légitimes pour imaginer et continuer à faire vivre ce lieu comme nous l’entendons.

    Nous allons également organiser des rencontres, projections, concerts, lectures, etc... pendant le mois de mars que Stéphane Gatti va entre autre consacrer à une rétrospective de son travail. Je vous tiendrai au courant quand le programme sera fixé.

    Je vous laisse découvrir le site http://laparoledemain.jimdo.com
    La pétition est en première page.

    N’hésitez pas à faire circuler l’information autour de vous. Nous avons besoin de soutien.

    #Armand_Gatti #Parole_errante

    http://seenthis.net/messages/452287 via Val K


  • Des femmes écrivent l’Afrique. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel
    http://www.karthala.com/1760-des-femmes-ecrivent-lafrique-lafrique-de-louest-et-le-sahel.html

    http://www.karthala.com/1760-1760-large/des-femmes-ecrivent-lafrique-lafrique-de-louest-et-le-sahel.jpg

    Des #femmes écrivent l’#Afrique est un projet de reconstruction culturelle qui a pour objectif de donner à entendre, de par le monde, des voix jusque là méconnues de femmes d’Afrique qui se sont élevées au cours des siècles. Par la publication d’une série d’anthologies régionales, ce projet s’attache à rendre compte de diverses formes d’expression « littéraire » propres aux femmes d’Afrique. Chaque volume met en lumière une variété de textes représentatifs qui, oraux ou scripturaux à leur origine, présentent une valeur à la fois historique et littéraire. Ce premier volume de la série à paraître en français propose en lecture 132 textes issus de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel - des récits, des contes, des chants, des panégyriques, des lettres, des extraits de mémoires, des documents d’archives, des interviews, des poèmes, des extraits de romans et de pièces de théâtre. L’anthologie comprend des textes de l’époque des grands empires africains du Soudan occidental, de la période coloniale, de l’ère des indépendances et enfin de l’époque contemporaine. Vingt langues africaines et douze pays sont représentés : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Conakry, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et la Sierra Leone. Chaque texte est précédé d’une note introductive, le replaçant dans son contexte socioculturel et historique. Quant à l’introduction au volume, elle tente de donner un aperçu général sur l’#histoire culturelle et littéraire de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, en accordant une attention particulière aux riches traditions orales des femmes de la région. Dès sa publication, en anglais, par la Feminist Press at the University of New York (2005), le volume sur l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a aussitôt été acclamé : " Un seul volume ne saurait combler le vide, mais c’est là un commencement. Les éditrices ont ouvert un espace d’expression aux voix des femmes africaines. Nous percevons l’urgence, la puissance et la modernité de certaines d’entre elles ; d’autres nous paraissent plus lointaines, comme affaiblies déjà, car emportées par le vent qui efface les langues et anéantit les cultures.

    #livre #écriture #littérature #poésie #parole

    http://seenthis.net/messages/415794 via odilon