• « Mélenchongate » : demandez le programme ! Régis de Castelnau - Vu du Droit - 21 Octobre 2018

    http://www.vududroit.com/2018/10/melenchongate-demandez-programme

    J’avais conclu mon précédent article http://www.vududroit.com/2018/10/derives-liberticides-cest-tour-de-melenchon relatif à ce que l’on va désormais appeler le « Mélenchongate » en prévenant le patron de la France Insoumise qu’il allait vivre des moments assez difficiles et qu’il devait s’y préparer. A-t-il compris ce qui l’attendait ?
    https://i1.wp.com/www.vududroit.com/wp-content/uploads/2018/10/M%C3%A9lenchon.jpg  ?

    L’utilisation cynique de la violence d’État
    On passera rapidement sur l’outrance maladroite de ses réactions, où il n’a pas compris que l’imprécation furieuse, registre où il excelle, n’était vraiment pas adaptée. Pas plus que ses attitudes précédentes face aux opérations judiciaires contre ses adversaires politiques. D’ailleurs, ses excès semblent le fruit d’une douloureuse surprise face à l’utilisation cynique de la violence d’État par le pouvoir. Comment ose-t-on infliger à Jean-Luc Mélenchon, pourtant consacré « adversaire et non ennemi » sur le Vieux-Port, le même traitement qu’à Sarkozy, Fillon et Le Pen ? Depuis le temps Jean-Luc Mélenchon, vous devriez savoir qu’en matière de justice politique, la recherche de la connivence avec celui qui tient le manche est toujours vouée à l’échec, mais également que l’innocence ne protège de rien. Là comme ailleurs seul compte le rapport de force, et privilégier la tactique au détriment de la défense des principes est toujours un très mauvais placement.

    Alors bien sûr cher Monsieur Mélenchon, vos emportements ont permis aux gens d’en haut d’exprimer la haine qu’ils vous portent. Non seulement ce n’est pas grave mais cela va présenter quelques avantages. D’abord ces gens-là, parmi lesquels tous les anciens amis du PS que vous essayez actuellement de débaucher, vous combattront toujours, quoi qu’il arrive, puisqu’ils ont définitivement choisi le camp d’en face. Quant aux couches populaires, celles à qui vous devriez vous adresser autrement qu’en enfilant les gilets de sauvetage de l’Aquarius, https://lafranceinsoumise.fr/2018/10/08/vagues-oranges-pour-sauver-laquarius il y a longtemps qu’elles ne sont plus dupes et qu’elles savent très bien à quoi s’en tenir concernant l’attitude et les discours des serviteurs de l’oligarchie. À quelque chose malheur est bon, vous pourrez ainsi compter ceux qui vous ont soutenu dans l’épreuve.

    Répétons une fois de plus que l’opération du 16 octobre avec ses 15 (17 ?) perquisitions n’a pas pu être organisée sans que non seulement le pouvoir exécutif soit au courant, mais ait pris lui-même la décision. Tout permet de l’affirmer et notamment, au-delà de l’expérience professionnelle, l’utilisation du simple bon sens. Une opération de cette ampleur, le jour de l’annonce du remaniement, menée par le parquet mobilisant 100 policiers (!) et dirigée contre un des premiers partis d’opposition, sans que les services de la place Vendôme et notamment le Garde des Sceaux soient au courant ? Sans que Madame Belloubet l’ait décidé en liaison étroite avec l’Élysée ? Une telle mobilisation policière sans que le ministère de l’intérieur ne soit au courant et ait donné son feu vert ? Il faut être sérieux.

    Demandez le programme !
    Je ne pense pas m’avancer beaucoup, en disant que la fameuse enquête préliminaire a dû déjà être fructueuse et que le parquet dispose d’un dossier bien étoffé. De la même façon il me semble probable que la décision de l’ouverture de l’information judiciaire et la saisine d’un ou plusieurs juges d’instruction est déjà prise, et les magistrats instructeurs choisis. Lors du déclenchement de l’affaire Fillon par le Parquet National Financier, tout le monde savait à l’avance dans le monde judiciaire qui serait le juge d’instruction désigné et que le candidat LR serait immédiatement mis en examen.

    Avec le grand cirque médiatico-judiciaire qui va se dérouler, le raid du 16 octobre va rapidement apparaître comme un léger hors-d’œuvre. Collection de convocations diverses et variées aux dirigeants et collaborateurs de la France Insoumise. Soit pour des mises en examen spectaculaires avec des qualifications sonores, de celles qui enjolivent les manchettes, « escroqueries en bande organisée, détournement de fonds publics en réunion, blanchiment de fraude fiscale etc. etc. ». Soit pour des gardes à vue fatigantes dont les durées seront fonctions des qualifications et pourront aller jusqu’à 96 heures… Nouvelles perquisitions bien sûr chez les mêmes, avec des écoutes téléphoniques tous azimuts. La presse sera comme d’habitude scrupuleusement alimentée de copies partielles de procès-verbaux, de pièces de procédure de toute nature, de transcriptions trafiquées d’écoutes téléphoniques. Il est d’ailleurs probable que les interlocuteurs privilégiés sont déjà choisis, l’officine Mediapart, fidèle et zélé petit télégraphiste du pouvoir étant bien sûr de la fête. Et dans les médias, la surenchère et l’effet de meute joueront à fond. Et naturellement comme d’habitude aussi toutes les plaintes pour violation du secret de l’instruction (protégé, il faut le rappeler, par la loi), seront soigneusement rangées par le parquet avec les autres dans l’armoire prévue à cet effet. Et comme d’habitude encore, rapidement couverts de poussière, ils ne donneront jamais lieu à la moindre investigation.

    Alors j’espère, qu’à la France Insoumise on ne va plus entendre psalmodier l’incantation imbécile : « il faut faire confiance à la Justice ! ». Tout le système judiciaire d’un pays démocratique repose sur la défiance qu’il faut avoir vis-à-vis de l’institution. Sinon, pourquoi avoir un avocat ? Pourquoi celui-ci doit-il disposer de prérogatives et de privilèges importants ? Pourquoi le double degré de juridiction, pourquoi la collégialité, pourquoi toutes ces règles de procédure ? Parce que l’on donne l’usage de la violence légitime de l’État à des Hommes faillibles qu’il faut impérativement encadrer en rappelant « qu’adversaire acharnée de l’arbitraire, la forme est- la sœur jumelle de la liberté ». Il y a ensuite l’autre incantation : « mais puisqu’on n’a rien fait ! » Je partage depuis longtemps l’opinion du cardinal de Richelieu qui disait : « Donnez-moi deux lignes de la main d’un homme, et j’y trouverai de quoi suffire à sa condamnation. » Je sais bien qu’en France où l’on préfère l’ordre à la justice, prétendre que l’innocence ne protège de rien est blasphématoire, alors que c’est pourtant la réalité. CE QUI PROTÈGE L’INNOCENT C’EST LE DÉBAT CONTRADICTOIRE DANS LE RESPECT DES RÈGLES ET DES PRINCIPES FONDAMENTAUX, DEVANT DES JUGES IMPARTIAUX. On ajoutera que dans les affaires politico-judiciaires le risque est moins la sanction finale si elle arrive un jour, que dans les mises en cause et le cirque médiatique qui les accompagne. Après son démarrage en fanfare, l’affaire Fillon a dormi paisiblement pendant près de deux ans. Les objectifs qui avaient justifié l’urgence initiale ayant été atteints avec l’élimination du candidat de droite. La particularité de ces affaires, et cela se vérifie à chaque fois, est que chaque emportement médiatique provoqué par des révélations opportunes issues des dossiers judiciaires, est toujours directement corrélé à une actualité politique concernant les mis en cause. Et c’est justement cette expérience de ce qui s’est produit pour Nicolas Sarkozy, François Fillon et Marine Le Pen, pour ne citer que les leaders politiques opposés au pouvoir de Hollande puis de Macron, qui permettent de faire ces prévisions.

    En route vers le gouvernement des juges ?
    Mais il y a deux autres facteurs qui viennent nourrir ce diagnostic. Tout d’abord Emmanuel Macron lui-même a délivré le verdict et annoncé à quelle sauce celui dont il avait dit qu’il n’était pas son ennemi va être dévoré. « L’autorité judiciaire est une autorité indépendante dans notre pays, et j’en suis le garant. Pour tout le monde. N’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception ». Invocation habituelle du mantra « indépendance » qui n’a aucun sens dès lors que l’on n’en fait pas uniquement le moyen de ce qui est essentiel à l’office du juge : l’impartialité. Et là, le président de la République sait parfaitement à quoi s’en tenir, il dispose d’un haut appareil judiciaire qui n’a plus besoin de recevoir des ordres pour agir selon ses vœux. Il existe désormais des connivences sociologiques, politiques professionnelles et idéologiques qui rendent en partie inutile la mise en place de courroies de transmission. C’est ici le deuxième facteur qui permet de prévoir ce qui va se passer. Dans la conduite des affaires politiques, les juridictions soi-disant spécialisées se sont transformées en juridictions d’exception appuyées par les chambres d’instruction et validées par la Cour de cassation. Utilisant des méthodes et mettant en place des jurisprudences qui portent directement atteinte à la liberté politique.

    Arrêtons-nous sur les questions en cause dans les deux dossiers qui concernent Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, les attachés parlementaires et les frais de campagne électorale. Les lois de 1988 et 1990 et les textes qui les ont complétées ont mis en place un système de financement public de la vie politique. Dont les trois principes essentiels étaient, le financement par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses pendant les campagnes électorales, le contrôle financier enfin exercé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Ce contrôle porte sur les recettes des partis afin d’éviter les dons interdits, et sur les dépenses en période électorale. Mais le contrôle des dépenses, ne doit porter que sur la réalité celle-ci afin de vérifier si celles-ci n’ont pas été minorées pour empêcher le dépassement du plafond avec toutes les conséquences désagréables qui en découlent. Mais, la stratégie électorale est libre et la commission nationale ne peut pas déterminer à la place du candidat ou du parti les dépenses qui étaient bonnes pour sa stratégie. Si un candidat pense que c’est bon pour son image de circuler en Ferrari, c’est son droit le plus strict. De même s’il pense qu’il faut s’adresser à un grand traiteur plutôt que de demander à ses militants de passer chez Picard surgelés, c’est également sa liberté. À condition d’inscrire les factures correspondantes à leur prix réel dans le compte de campagne. Les magistrats du pôle financier ont trouvé une astuce pour contourner cette évidence. Comme l’État rembourse une partie des frais de campagne aux candidats qui ont atteint un pourcentage minimum, leur raisonnement consiste à dire que du fait de ce versement de fonds publics le juge a un droit de regard sur la nature des dépenses exposées. Il peut contrôler si elles étaient bien justifiées par la campagne mais du point de vue du juge. Donc adieu la Ferrari, le traiteur Le Nôtre et les rémunérations conséquentes éventuellement versées à la société de Madame Chikirou. Ou tout autres dépenses qui auront l’heur de déplaire au président de la Commission nationale https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-de-melenchon-le-parquet-ouvre-une-enquete-pour-des-ver ou au juge d’instruction. Qui pourront ainsi les qualifier d’escroquerie non pas vis-à-vis du candidat, des équipes de campagnes, ou des militants mais vis-à-vis de l’État rembourseur. https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/22/comptes-de-campagne-le-parquet-demande-un-proces-pour-le-fn-et-deux-dirigean Adieu la liberté d’organiser votre campagne comme vous l’entendez, cette prérogative appartient désormais au juge.

    Aucune surprise quand on voit de quelle façon la même Cour de cassation, suivant le pôle financier, a balancé par-dessus les moulins les principes de liberté politique et de séparation des pouvoirs à propos des assistants parlementaires. Un certain nombre de moyens matériels sont mis à la disposition de celui qui a recueilli les suffrages nécessaires pour devenir représentant de la nation. Il n’a de compte à rendre sur l’exécution de son mandat qu’à ses électeurs. Le choix des assistants parlementaires l’organisation et la nature du travail qu’ils effectuent relèvent de sa liberté politique. Dans une affaire qui concernait le Sénat et en justifiant indirectement le raid judiciaire contre François Fillon, la Cour de cassation vient de considérer que le juge avait un droit de regard sur l’organisation de leur travail par les parlementaires. https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_8743/2018_8744/juin_8746/1469_27_39733.html C’est aussi ce qui s’est passé dans l’affaire Fillon et ce qui se passera dans l’affaire Mélenchon. Nouvelles atteintes aux principes, et par la grâce de la cour suprême, les députés de la République devront renoncer à la liberté d’exécuter leur mandat comme ils l’entendent, c’est désormais le juge qui imposera ses choix.

    La liberté politique sous la grêle
    Cette volonté devenue évidente de la haute fonction publique judiciaire de s’abstraire des principes fondamentaux de la liberté politique et de la séparation des pouvoirs génère des dérives particulièrement inquiétantes. Inquiétude renforcée par le fait qu’aux procédures spectaculaires dirigées contre les représentants de l’opposition politique, s’ajoute une passivité troublante vis-à-vis des affaires concernant les entourages du pouvoir. Comment ne pas soupçonner que la gestion de ces dossiers puisse être conduite par des subjectivités politiques et idéologiques qui n’ont rien à y faire ?

    Ce que nous rappelle l’agression médiatico-judiciaire dont sont l’objet aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon et son organisation politique c’est bien l’existence de ces dérives dangereuses pour les libertés publiques. Alors quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est nécessaire aujourd’hui de le défendre. Parce que ce sera défendre nos libertés et « quand elles sont sous la grêle, fol qui fait le délicat ».

    #justice #juges #répression #france #censure #violence #police #violence_judiciaire #connivence #PS #magistrats #mediapart #politico-judiciaire #cirque_médiatique #partialité #juridictions_d_exception #dépenses_électorales #mélenchon #FI #France_Insoumise

    https://seenthis.net/messages/730689 via BCE 106,6 Mhz


  • « Les crêpes que j’ai mangé » : un nouvel accord pour le participe passé - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/09/02/les-crepes-que-j-ai-mange-un-nouvel-accord-pour-le-participe-passe_167613

    La fédération Wallonie-Bruxelles souhaite modifier les règles du fameux « accord du participe avec l’auxiliaire avoir », jugées complexes et grammaticalement peu pertinentes. Et invite les autres pays francophones à la suivre.

    « Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède (les crêpes que j’ai mangées). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable (j’ai mangé les crêpes). »

    A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi. L’incohérence des règles traditionnelles les empêche de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la #syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique.

    Pourquoi l’esprit critique s’arrête-t-il au seuil de l’orthographe ? Parce tout le monde a appris à ne plus se demander pourquoi. Enfin, pas tout le monde. La fédération Wallonie-Bruxelles, en accord avec ses instances linguistiques, envisage sérieusement d’instaurer l’invariabilité du participe passé avec l’auxiliaire avoir. Elle s’appuie pour cela sur les avis du Conseil de la langue française et de la politique linguistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (#CLFPL) et du Conseil international de la langue française (#Cilf). Elle suit aussi les recommandations d’André #Goosse, successeur de Maurice #Grevisse au Bon Usage, du groupe de recherche #Erofa (Etude pour une rationalisation de l’orthographe française d’aujourd’hui), de la Fédération internationale des professeurs de français et de sa branche belge, de certains membres de l’Académie royale de Belgique et de l’Académie de langue et de littérature françaises de Belgique, ainsi que des responsables des départements de langue, de littérature et de didactique du français de la plupart des universités francophones… Quant à l’Académie française, n’étant pas composée de linguistes, elle n’est jamais parvenue à produire une grammaire décente et ne peut donc servir de référence.

    Pour comprendre les raisons de ce changement, revenons au Moyen Age. Les moines copient alors au fil de la plume. Quand ils écrivent, par exemple : « Les pieds que Jésus a lavés », un simple regard vers la gauche permet d’identifier ce que Jésus a lavé. Il a lavé quoi ? Les pieds. Donc le moine accorde. Par contre, quand il écrit : « Jésus a lavé », il s’interroge. Jésus a lavé quoi ? Je ne sais pas, je vais attendre la suite du texte. Le moine poursuit : « Avant la fête de Pâques, sachant que son heure était venue, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, et patati et patata, … les pieds. » A tous les coups, quand le moine est arrivé à « les pieds », il a oublié qu’il avait un participe à accorder, ou il n’a plus la place pour écrire le « s » parce qu’au Moyen Age, les mots sont souvent attachés les uns aux autres. C’est cet oubli qui est à l’origine de la règle des accords avec l’auxiliaire avoir. Au XVIe siècle, Clément Marot, constatant le même phénomène en italien, en fait la promotion à l’aide d’un joli poème, ce qui fera dire à Voltaire : « Il a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé. Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages ». Le Bescherelle désigne cette règle comme « la plus artificielle de la langue française ». Elle entraînera une cohorte de complications, comme les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse.

    Voici donc la nouvelle règle sur laquelle s’appuyer : « Le participe passé, avec l’auxiliaire être, s’accorde comme un adjectif (c’est-à-dire avec le mot auquel il se rapporte). Avec l’auxiliaire avoir, il ne s’accorde pas. » L’invariabilité du participe avec avoir peut heurter certaines personnes, que nous renvoyons à la formulation complète que le Cilf a proposé. Ainsi, dans cette dernière phrase, « la formulation que le Cilf a proposé », rien ne permet de considérer qu’il y a une faute grammaticale car le participe avec avoir n’a plus valeur d’adjectif, contrairement à ce qui se passe quand on utilise l’auxiliaire être.

    L’usage oral s’est fait l’écho de cette logique. L’invariabilité est une tendance en augmentation dans tous les milieux, dans tous les médias et dans tous les pays francophones. Parce que cet accord n’est plus porteur de sens. Il ne s’agit pas de justifier une faute, mais de rappeler que cet usage est légitime et qu’il serait injuste de le sanctionner. Les linguistes vous le diront : l’orthographe n’est pas la langue, mais l’outil graphique qui permet de transmettre, de retranscrire la langue, comme les partitions servent la musique. Puisque les langues évoluent, leur code graphique devrait en faire autant, ce qu’il n’a cessé de faire en français. Il serait absurde de croire que notre orthographe aurait atteint un degré de perfection intangible. Cela reviendrait à la considérer comme morte.

    Evitons les faux dilemmes. Il ne s’agit pas de tout changer, de déstabiliser tout le système ou de supprimer ce qui est porteur de sens dans notre orthographe, mais de maintenir une norme unique, renforcée dans sa cohérence. Il est surprenant de constater le peu de rigueur dont nous faisons preuve envers l’orthographe elle-même. La plupart des formes ou des règles sont justifiables, mais d’autres le sont moins, voire pas du tout. Tout dans l’#orthographe ne peut avoir la même valeur. Osons l’affirmer : les règles d’accord du participe passé actuelles sont obsolètes et compliquées jusqu’à l’absurde. Compte tenu du fait qu’elles ne sont pas fautives, qu’elles suivent l’usage, qu’elles libèrent du temps scolaire, qu’elles sont recommandées par toutes les instances officielles d’avis sur la langue et les universités, on est en droit de se demander pourquoi ces règles ne sont pas appliquées.
    Plus d’informations et liste des soutiens sur www.participepasse.info.
    Arnaud Hoedt et Jérôme Piron Anciens professeurs de français

    Vive les Belges !

    les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse

    ça c’est une règle qui m’a toujours tuée !!!

    #grammaire #linguistique #Belgique #Wallonie #participe_passé

    https://seenthis.net/messages/719459 via ninachani


  • Qui est coupable d’antisémitisme ? Le #Parti_Travailliste britannique face à un défi.

    Un article très clair sur le site de l’éditeur #Verso
    https://www.versobooks.com/blogs/3959-who-s-guilty-of-antisemitism-questioning-labour-s-definition-bind

    Peter Hallward is a political philosopher best known for his work on Alain Badiou and Gilles Deleuze. He has also published works on post-colonialism and contemporary Haiti. Hallward is a member of the editorial collective of Radical Philosophy and a contributing editor to Angelaki: Journal of Theoretical Humanities.

    Jeremy Corbyn is being urged on all sides to adopt the ‘internationally accepted’ definition of antisemitism proposed by the International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Just accept the definition in full, he’s told, and the whole ugly row about Labour being a ‘class enemy’ of the Jewish people will go away. What could be simpler?

    So what does this IHRA definition involve? Would its adoption actually help make it easier to identify and condemn expressions of antisemitism? Or are key parts of it worded in such a way as to invite further confusion, and to make it harder to criticise some ongoing and far-reaching injustices?

    ....Perhaps the most important and most debatable assertion of the document, however, is the claim that ‘manifestations [of antisemitism] might include the targeting of the state of Israel, conceived as a Jewish collectivity.’ This is the point worth pondering.

    It’s not entirely clear what ‘targeting’ involves, as the term is again vague enough to evoke anything from hostile criticism to mere designation or reference. Targeting can’t simply be reducible to criticism, though, since the document adds an immediate caveat to that effect: ‘criticism of Israel similar to that levelled against any other country cannot be regarded as antisemitic.’ That means, I assume, that it wouldn’t be antisemitic to grumble about the fact that in Israel, as in some other places, taxes might be too high, or the delivery of public services too poor. It would only be antisemitic to target, criticise or refer to Israel as a state acting specifically like a Jewish collectivity.

    Now it’s no secret that the Israeli state regularly pursues policies that favour Jewish over non-Jewish members of the population it controls. Jewish people, for instance, enjoy a ‘right of return’ that is denied to Palestinian refugees whose homes were destroyed when Israel was created. Israel’s long-running colonisation of West Bank lands would also be quite hard to describe, let alone criticise, without making some reference to the way its settlements distinguish between Jewish and Arab collectivities.

    This puts would-be critics of Israeli colonialism in a bit of a bind. Presumably it’s ok to object to colonial projects in general, projects of the sort that might be undertaken by ‘any other country’. But it isn’t easy to criticise settlement programmes specifically designed to replace Palestinian inhabitants with Jewish ones without referring to the state promoting them as a ‘Jewish collectivity’. Is criticism of Israeli settlements thus antisemitic by definition? If not why not, according to the IHRA’s formulation?

    Voir également https://seenthis.net/messages/711737
    #Labour #Corbyn #IHRA #antisémitisme #antisemitism #racisme #racism #Peter_Hallward

    https://seenthis.net/messages/714306 via David Sharp


  • Les #Kurdes qui rient, les Kurdes qui pleurent
    https://orientxxi.info/magazine/les-kurdes-qui-rient-les-kurdes-qui-pleurent,2529

    Qu’est-ce qu’une victoire ? Qu’est-ce qu’une défaite ? À l’annonce des résultats des élections en #Turquie, dimanche soir, cette question était dans toutes les têtes kurdes. Fallait-il célébrer le succès du HDP, ou bien s’inquiéter de la victoire de Recep Tayyip Erdoǧan ? À l’annonce des résultats des élections, les habitants de la « capitale » du Kurdistan turc Diyarbakir n’ont pas eu le moindre doute : dès 19 h 30, la ville entière semblait être descendue dans la rue. Les routiers et leurs remorques bourrées de gens (...)

    #Magazine

    / Turquie, #Élection_présidentielle, #Élections_législatives, Parti de la justice et du développement (AKP), Kurdes, #Reportage, Parti démocratique des peuples (...)

    #Parti_de_la_justice_et_du_développement_AKP_ #Parti_démocratique_des_peuples_HDP_
    « https://www.youtube.com/watch?time_continue=28&v=iHDbkwdg3So

     »


  • #turquie #turquie_élections #parti_d'opposition_HDP #Selahattin_Demirtas
    Selahattin Demirtas, leader du parti d’opposition pro-kurde HDP, et candidat à l’élection présidentielle malgré sa détention depuis novembre 2016, s’est adressé depuis sa prison aux électeurs. Voici la traduction en anglais de sa déclaration
    ANF | Demirtaş’ TV speech from prison
    https://anfenglishmobile.com/news/demirtas-tv-speech-from-prison-27522
    https://anfenglishmobile.com/uploads/en/articles/2018/06/20180618-20180617-66a0964f-image9ec006-image.JPG

    Demirtaş’ TV speech from prison

    “On June 24th, don’t put your fear in the envelope that you will cast in the ballot box, but your hopeful message for the future. Say “One vote HDP, one vote for Demirtas.”

    ANF NEWS DESK Monday, 18 Jun 2018, 12:38

    Below is the election speech of HDP (Peoples’ Democratic Party) Presidential candidate Selahattin Demirtaş, aired yesterday (June 17) on the TRT News channel.

    “Dear brothers and sisters, the beautiful people of my country,

    I greet you with my warmest feelings, love and longing. In this election campaign, one that will be called a disgrace in terms of our political history, I am unfortunately forced to address you from Edirne F Type High Security Prison.

    On 4 November 2016, I and my twelve deputy friends were put in jail in disregard of the law. I’ve been held here unlawfully for more than twenty months. We did not have a fair and impartial trial in any way. In these twenty months, I stood trial only twice regarding the case for which I have been arrested. While the trial process could have been done easily without any arrest, I was remanded in prison at every stage due to political pressures. All of the charges against me are from the speeches that you have listened to repeatedly, and I have not come across any other criminal charges.

    The only reason I am still here is that the AKP is afraid of me. They think is it is bravery to tie my hands and slander me here and there. While I do not have even a single conviction, they are clearly violating the constitution by declaring me guilty, and they are trying to mislead the public by misinforming them.

    They do not hesitate to openly lie and smear in order not to lose their lavish and luxurious lives. I have difficulty in understanding how those who have lost their morals and conscience dare to want to rule the country. You should have no doubt that I will be acquitted before the law soon as long as the judicial authorities are based on the rule of law, not the expectations of government.

    But they should also bear what Seyit Rıza said in mind: “I wasn’t able to cope with your tricks and lies, that’s my problem. But I didn’t kneel before you, and that is your problem." Well, with God’s help, I will deal with your lies, too!

    Dear citizens,

    If this bullying and unlawfulness were limited to me, I would not feel the need to bring them up. But you see and live in this kind of bullying and unlawfulness every day. You are the victim of this persecution. I see and hear that every moment of your life has turned into a great tragedy. There is a deep despair, fear and pessimism, trying to capture the entire community. The turmoil, polarization and tension have reached frightening dimensions. Neighbors, siblings doubt and fear each other. In addition, unemployment, poverty, inflation, and the unstoppable increase in currency exchange has made life unbearable. While the AKP gallivants in the palaces, mansions, villas in luxury, millions of our citizens have become desperate for even bread. The politics of war that bless death inside and outside for the sake of their political interests are carried on at the expense of our children’s lives.

    Dear brothers and sisters,

    Of course, in democratic regimes, elections are extremely important decision steps. You will elect our representatives who will make the laws and govern the country with your votes. Your decision will concern not only today, but also our future, our children’s and our grandchildren’s future. You will decide which direction the country, which has reached a crucial junction, will be heading on June 24th elections.

    If you use your choice with the AKP and Erdoğan, then the fate of the whole country will be between the lips of a single person. The very important authorities of the legislative, judicial and executive powers will be consolidated in one person. There will be no institution to monitor, control or limit even the smallest error that one person will make. The fate of 81 million people will be abandoned altogether at the mercy of that one person.

    While the rest of the world will move towards democracy, Turkey will be alienated by an outdated understanding of governance; it will turn into an authoritarian, oppressive, and undemocratic country. All the democratic gains of the Republic, with its pros and cons, will be lost overnight. There won’t be any authority you can apply for injustices that you face under the one man regime. Neither the courts nor the other government offices will be a remedy for you. Everything will be arranged in accordance with the desire, pleasure and interests of one man. You will feel unable to breathe in a regime of fear and despair; you will feel like you are strangled.

    I’m not saying this based on my anticipation or predictions, but by looking at what happened in the last few years. What you go through nowadays is only a trailer of the one man regime. The most frightening part of the movie hasn’t even started yet. You will decide whether this fear atmosphere will begin or not with your own votes on 24th June.

    I have no doubt that your decision will favor democracy and freedom. Your insubmissive stance despite all this persecution and threats is the guarantee of a bright future for Turkey. There is no need to fall in despair, fear or frustration in the face of this dark picture. There is a serious opportunity ahead of us before entering an obscure dark tunnel. We will evaluate this opportunity together, and you will see that we will pull our country from the edge of a cliff.

    Those ignorant bullies who use all of the state’s resources for their election campaigns, with governors and district governors, the judiciary, the media and the entire bureaucracy working under AKP orders, yet still do not manage to full up squares, do not let them discourage you.

    They cling on by just one vote. By shouting, insulting and demonizing, these political caricatures think they will get the public to submit but it is not hard to show them who the public are and their strength.

    On June 24, when you go to cast your vote be sure to put the two ballots that show you want democracy in the envelope, vote for the HDP and Demirtaş; leave the rest to us. In the evening when the ballot boxes are opened you will see what state those finger-wagging, shouting until their veins pop, fake bullies find themselves! Do not let this opportunity to teach these third-rate small-time politicians who think they are world leaders a lesson. For this reason alone, go vote. Use your right to vote and protect the ballot boxes.

    Especially my young friends: you must take on the duty of being election observers wherever you are. In my current situation, I became a candidate placing my trust utmost in women and youth. My resources are very limited here. I am being kept in a high-security cell but I know that you are carrying out the election campaign in my name with joy and conviction. And I know that you will protect the ballot boxes with the same joy and conviction.

    Do not worry about me. As long as you are well, I shall be well. As long as you are free, I shall be free. Even if they keep me in this cell for not 20 months but 20 years, I will not submit to this tyranny. For peace, for democracy and freedoms, I will continue my resistance here for your sake. Those who think they can scare us with prison, with cells, with death have become fearful of their own shadows. Let us leave them alone with their fears and walk hand in hand towards sunny, bright days.

    And who are we? We are Kurds and Turks, women and men, Alevis and Sunnis, but above all: we are human. We are not superior to one another. Our anger is only directed at tyranny. Our name is Sheikh Bedreddin in Serez’s bazaar. Pir Sultan is one side of us. On the tables of torture, we became Mansur al-Hallaj. We were Ibrahim. We were the oppressed. We were Deniz. We were Hüseyin. Our heads were held high walking to the gallows. We were Yusuf. Our name was Sait in Dağkapı square. If we had submitted to the Bolu Bey, we wouldn’t have gotten the name Köroğlu. We wouldn’t have been Mahir, a symbol of courage. We were Joseph in the well, Hussein in Karbala. Our name is Ahmet Kaya in exile, Yılmaz Güney in prison.

    Remember we set off by saying;

    When planted, we come back as crop,

    When crushed, we come back as flour,

    When one of us is gone, we come back in thousands,

    Is killing us a way out?

    This is why we are different. We are not one man, we are many people. We are not afraid of one man as so many people. We will ride out the storm all together hand in hand for the future of our children. We will not submit to those who threaten us with the death penalty.

    On June 24th, don’t put your fear in the envelope that you will cast in the ballot box, but your hopeful message for the future. Say “One vote HDP, one vote for Demirtas.” Give light, hope, peace, and confidence a chance, not darkness, fear or nightmare; let’s believe we can do this and let’s do it together. Remember, everything changes with you. Come and change it together and we all win.

    Before finishing the first part of my speech, that I give in prison, I would like say that I criticize TRT for its unfair treatment, I don’t approve TRT officials’ stance, but that I also salute all the workers of the TRT with respect and clarify that they don’t have any role in this injustice.

    With these feelings, I salute you once more with respect, with love, I celebrate your blessed Ramadan, I wish you all happy and hopeful future.”

    Selahattin Demirtaş

    17 June 2018

    Edirne Prisone



  • 21 degrés de liberté – 21
    https://framablog.org/2018/06/11/21-degres-de-liberte-21

    Dans ce bilan de nos degrés de liberté perdus, il est question de déterminer les responsabilités et de réaffirmer la nécessité de lutter collectivement contre la menace d’extinction des droits que nous avions crus acquis. Voici le dernier article de … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Droits_numériques #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Non_classé #Falkvinge #PartiPirate #ViePrivee


  • China Will Always Be Bad at Bioethics – Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2018/04/13/china-will-always-be-bad-at-bioethics
    https://foreignpolicymag.files.wordpress.com/2018/04/gettyimages-53309209.jpg

    It’s no accident that the Chinese government is leading the world in medical advances — and in dangerous ethical lapses.

    (…) the justification of individual sacrifice for the greater good is contrary to any principle-based bioethics framework. When Jesse Gelsinger died at the University of Pennsylvania as the first casualty of gene therapy in 1999, the tragedy halted this type of experimental treatment on humans for several years in the United States, and it still serves as a somber reminder for the medical community. Had the death occurred in China, it would most likely have been either covered up or turned into propaganda depicting Gelsinger as a national martyr.

    le titre est affreux et l’article sans doute biaisé, mais aussi plein de bonnes questions et d’infos

    #santé #médecine #recherche #éthique #Chine #parti_unique

    https://seenthis.net/messages/689200 via Fil


  • ترکيه و ايالات متحده؛ روابطي متلاطم اما مستحکم
    https://orientxxi.info/magazine/articles-en-farsi/article2348

    روابط بين ترکيه و ايالات متحده دوراني سخت را مي گذراند و درطول ماه هاي گذشته موارد تنش زاي آن چند برابر شده است. تشديد ملي گرايي توسط مقامات اجرايي ترکيه به ژرفناي قطبي شدن جامعه مي افزايد و به اين ترتيب احساسي قوي از بدگماني نسبت به دنياي غرب پديد مي آورد. به گفته مقامات ترکيه، دو موضوع اصلي مورد اختلاف در روابط آنکارا- واشنگتن ناشي از ضديت با تروريسم است. اين اختلاف درمورد مسايل مربوط به «حزب اتحاد دموکراتيک» (PYD) [کردهاي شمال سوريه] و «سازمان تروريستي فتح الله» (FETO)، نامي که اکنون به طور سيستماتيک هواداران فتح الله گولن با آن خوانده مي شوند، است. (...)

    #Articles_en_farsi

    / ترکیه, دیپلوماسی, Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), روابط دو جانبه, Parti de l’union démocratique (PYD), Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ایالات متحده, (...)

    #ترکیه #دیپلوماسی #Parti_des_travailleurs_du_Kurdistan_PKK_ #روابط_دو_جانبه #Parti_de_l'union_démocratique_PYD_ #Organisation_du_traité_de_l'Atlantique_Nord_OTAN_ #ایالات_متحده #Hizmet


  • « Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix ».

    Xavier Niel, patron de Free, actionnaire majoritaire du groupe « Le Monde »
    (Le Monde, Télérama, L’Obs, La Vie et Courrier International).

    Cette citation qui ressort régulièrement est rapporté dans le livre Un si petit Monde, publié aux éditions Fayard en 2011, et qui raconte les coulisses du rachat du Monde fin 2010 par le trio Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé (mort en 2017). Dans le chapitre consacré au patron de Free, la journaliste Odile Benyahia-Kouider, ex-Libération, désormais au Canard enchaîné, écrit :

    Un jour qu’Eric Fottorino, alors président du directoire du Monde, lui demandait pourquoi il avait investi dans Electronlibre, le site d’information sur les médias, Xavier Niel lui a répondu : "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix".

    « Un trait d’humour bien sûr... », commente la journaliste dans son livre.

    Cette citation colle depuis à Niel. Et pas seulement sur les réseaux sociaux. Elle a été reprise par plusieurs médias, le Monde diplomatique , Télérama ou Francetvinfo . En 2013, l’un de ses principaux concurrents, Martin Bouygues, s’en est même servi pour dénoncer les pratiques du patron de Free.

    Cette citation apparaît aussi dans un autre ouvrage, plus récent. Une biographie non autorisée de Niel, la Voie du pirate , parue en 2016 aux éditions First. Contacté par CheckNews, l’un des deux auteurs, le journaliste de l’Express Emmanuel Paquette, raconte : « On a demandé à Niel si cette citation était vraie. Il nous a répondu que oui, qu’il l’avait bien dit, mais que c’était du off, et sous forme de boutade. »

    Ce qu’Odile Benyahia-Kouider, contactée par CheckNews, dément formellement : « Niel raconte à posteriori que c’était une boutade, sans doute pour en minimiser la portée. Ce n’est pas ainsi que cela a été interprété par les personnes présentes. Et nous sommes suffisamment de journalistes à connaître les réactions pour le moins épidermiques de Xavier Niel quand on écrit sur un sujet qui lui déplaît pour s’interroger sur son sens de l’humour... ».

    Reste un autre mystère : à qui Niel a-t-il dit cette fameuse phrase ? Dans le livre Un si petit Monde , c’est à Eric Fottorino, alors directeur du Monde . Contacté, l’ancien directeur du Monde , co-fondateur de l’hebdo Le 1 , assure n’avoir aucun souvenir de cette phrase. « Je ne me souviens pas l’avoir entendu de sa bouche. Je l’ai lu, oui, j’ai entendu des gens la répéter, mais lui le dire en ma présence, ça ne me dit rien du tout. S’il me l’avait dit, je m’en souviendrais, franchement », répond le co-fondateur de l’hebdo Le 1 . Avant d’ajouter : « J’aurais aimé vous dire que j’ai entendu cette phrase, parce que je pense qu’elle correspond à une réalité, mais ce n’est pas le cas. »

    Xavier Niel donne une version différente, affirmant depuis des années en off à plusieurs journalistes qu’il a réservé cette « boutade » à la seule auteure du livre, Odile Benyahia-Kouider. Ce que la journaliste nie aussi.

    On résume donc : Niel a bien prononcé cette phrase, de son propre aveu. Mais difficile, huit ans plus tard, de savoir précisément à qui, et sur quel ton.

    Une chose est sûre : depuis cette date, le patron de Free a investi massivement dans les médias français. Il est, avec Mathieu Pigasse, actionnaire majoritaire du groupe « Le Monde », qui détient donc le Monde, mais aussi plusieurs hebdomadaires, dont Télérama, l’Obs, la Vie et Courrier international. Niel a aussi investi (de manière beaucoup plus symbolique et sans aucun droit particulier) 200 000 euros dans Mediapart, au moment de la création du site, et 300 000 dans Bakchich, magazine d’information satirique disparu depuis. En 2016, il est aussi entré au capital du site les Jours , à hauteur de 3,47%.

    https://liberation.checknews.fr/question/44111/xavier-niel-a-t-il-bien-dit-quand-les-journalistes-memmerdent-j

    #parti_médiatique #médias

    https://seenthis.net/messages/674809 via marielle


  • Avec le #PGE le #PCF soutient #Tsipras, Syriza et l’UE qui écrasent les travailleurs
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/pge-pcf-soutient-tsipras-syriza-lue-ecrasent-travailleurs

    G.Gysi et P. Laurent, chefs de file du Parti de la Gauche Européenne (PGE), refusent d’exclure Tsipras/Syriza du Parti de la gauche européenne (PGE) : l’adhésion au PGE, auquel les membres du PCF sont affiliés d’autorité par leur direction, devient de plus en plus indécente pour les communistes de France et d’ailleurs ! Communiqué du […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #austérité #Europe #FREXIST #Gizy #mutation #Parti_de_Gauche #Pierre_LAURENT #Union_Européenne


  • Le #parti_communiste Polonais remercie le PRCF
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/parti-communiste-polonais-remercie-prcf

    Nos camarades du PCP (KPP) ont adressé un message au secrétaire national du PRCF pour remercier notre organisation dans son rôle d’initiateur et de fédérateur dans l’action de solidarité que nous avons mené le 27 janvier devant l’ambassade de #Pologne : “Au nom du président du Parti et de moi-même, merci d’avoir participé au rassemblement […]

    #1-PRCF #articles #Europe #KPP #PRCF ?


  • Hongrie, Tchéquie et Slovaquie pressées d’agir contre la #Pollution_atmosphérique
    https://courrierdeuropecentrale.fr/hongrie-tchequie-slovaquie-pressees-dagir-contre-pollution-a

    Le commissaire européen chargé de l’environnement, #Karmenu_Vella, a convoqué à Bruxelles ce mardi neuf États membres qui ne luttent pas assez contre la pollution de l’air. La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni..., mais aussi la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie et la Slovaquie. Ces neuf Etats n’ont pas pris assez de mesures pour respecter les normes européennes en matière de #Pollution_de_l'air.

    #Société #Article_payant #dioxyde_d'azote #environnement #particules #une-sous


  • Plus que jamais, LE #parti #Communiste, MANIFESTEMENT !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/plus-jamais-parti-communiste-manifestement

    170ème anniversaire du #manifeste_du_parti_communiste de #Karl_Marx et Friedrich Engels… Par #Georges_Gastaud et #Aymeric_Monville, philosophes, militants du PRCF C’est au début du mois de février 1848 qu’a paru à Londres, en allemand[1], le célèbre Manifeste du #parti_communiste, l’un des rares textes politiques qui ait fait le tour du monde […]

    #1-PRCF #articles #Communisme #Friedriech_Engels #Marxisme-léninisme #PCF #PRCF ? #renaissance_communiste


  • 80km/h : vitesse de la lumière révolutionnaire ou #partialitarisme ?
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/80km-h-vitesse-de-lumiere-revolutionnaire-partialitarisme

    Par Loïc Chaigneau – JRCF pour www.initiative-communiste.fr Il est bien loin le temps où la voiture figurait en bonne place parmi les symboles de ce que l’opinion commune se représente comme un moyen d’accéder à une forme de liberté. Désormais, de la gauche institutionnelle ou écolo à la droite sécuritaire, l’automobile se voit accabler de […]

    #5-CULTURE_DEBATS #articles #Loic_Chaigneau #repression #sécurité_routière #transports


  • Le PRCF invité aux vœux du #Parti_de_Gauche
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf-invite-aux-voeux-parti-de-gauche

    Lundi 22 janvier 2018, une délégation officielle du PRCF a assisté, sur invitation, aux vœux du Parti de Gauche pour cette nouvelle année. Outre l’accueil chaleureux et fraternel pour lequel nous adressons nos félicitations et nos remerciements, cette soirée a été l’occasion pour les représentants du PRCF d’échanger avec des camarades et militants d’autres formations […]

    #1-PRCF #articles #france_insoumise #jean_luc_mélenchon #PG #PRCF ?


  • L’urgence : un vrai #parti_communiste
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/lurgence-vrai-parti-communiste

    En 2018, le #PCF tiendra son congrès de façon anticipée. En son sein de nombreux communistes mène bataille, pour un vrai parti communiste. Nous avons de solides raisons de penser que le PCF, affilié au PGE, socialo-dépendant sur le plan électoral et en mutation social-démocrate depuis le milieu des années 70, n’est plus redressable du […]

    #5-CULTURE_DEBATS #articles


  • Socialisme ou barbarie ? retrouvez la force révolutionnaire d’Octobre[20/01 – Roman sur #isère#ASSEDES / PRCF38 / FV&R PCF)]
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/socialisme-barbarie-retrouvez-force-revolutionnaire-doctobre20

    L’ASSEDES (ASSOCIATION D’ETUDE ET DEVELOPPEMENT DES SCIENCES POLITIQUES ET SOCIALES), Avec le soutien du PRCF et du réseau FVRPCF organise une réunion publique le Samedi 20 Janvier 2018 à la maison de quartier Saint Nicolas à Romans sur Isère (14 rue du Chapitre) A 14h00. Pour débattre de l’actualité de la #révolution d’Octobre. Il y […]

    #1-PRCF #articles #Faire_vivre_et_renforcer_le_PCF #octobre #parti_communiste #PRCF_38 #renaissance_communiste #revolutionnaire.


  • Au #PS, déjà quatre candidats pour le poste de premier secrétaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100118/au-ps-deja-quatre-candidats-pour-le-poste-de-premier-secretaire

    Après l’ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés socialistes Olivier Faure a fait connaître mercredi sa candidature. Tous deux rejoignent Luc Carvounas et Emmanuel Maurel dans la bataille. Quatre hommes et pas une femme. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 janvier.

    #France #congrès #parti_socialiste


  • #Venezuela: el gobierno destaca multitudinaria participación popular en creación del Plan de la Patria 2019-2025
    https://www.nodal.am/2018/01/venezuela-gobierno-destaca-multitudinaria-participacion-popular-creacion-del-p

    El ministro del Poder Popular para la Planificación, destacó este domingo la respuesta multitudinaria del pueblo de #venezuela en las 184 asambleas que se desarrollaron este fin de semana en todo el país para iniciar la discusión del Plan de la Patria...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #otras_noticias #Participación_Ciudadana


  • Usul. Les #Bobos : tentative d’autocritique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080118/usul-les-bobos-tentative-d-autocritique

    Peut-on encore sauver les bobos ? Nos spécialistes en bobologie Usul et Cotentin relèvent le défi, en se confrontant à de nombreuses questions. Qui sont-ils ? Qui les détestent et pourquoi ? Qu’ont-ils donc fait de travers pour devenir la cible de tant de critiques ?

    #France #bourgeois #classes_populaires #François_Ruffin #gauche #La_France_insoumise #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #parti_socialiste #social-démocratie


  • #Goncourt : #henri_barbusse, #le_feu de la lutte pour la #paix et contre le Capitalisme brule toujours. Par #Pierre_Pranchère – résistant FTPF
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/goncourt-henri-barbusse-feu-de-lutte-paix-contre-capitalisme-b

    Henri BARBUSSE et la Grande Révolution socialiste d’Octobre par Pierre Pranchère (*) En invoquant Henri Barbusse qui contribua en France dès 1916, avec son ouvrage le Feu, récompensé par le #prix_goncourt, à lever l’étendard de la révolte contre la guerre impérialiste, véritable boucherie, nous évoquons un homme qui rejoignit pleinement le combat des révolutionnaires […]

    #5-CULTURE_DEBATS #articles #ARAC #parti_communiste #PCF #prix_renaudot


  • Usul. Qui en veut à la #démocratie ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020118/usul-qui-en-veut-la-democratie

    Pour démarrer 2018, Usul et Cotentin se demandent ce qu’ils peuvent faire pour la démocratie. Il se pourrait en effet que, dans les mois à venir, les tensions entre l’élitisme des classes dominantes et les aspirations démocratiques populaires nous forcent à muscler notre défense… de l’idée démocratique elle-même.

    #France #Emmanuel_Macron #La_France_insoumise #laurent_Delahousse #loi_travail #parti_socialiste #Raphaël_Enthoven #réseaux_sociaux


  • 2018 : Macron face à Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010118/2018-macron-face-macron

    « J’ai fait en 2017… Je ferai en 2018. » Le président de la République a présenté hier soir ses premiers vœux. Il y a un an, personne ne l’imaginait à l’Élysée. Et cet été, nul ne le voyait en position solide. Or il est là, et son assise paraît stabilisée. Il aurait tort, pourtant, de pavoiser trop vite.

    #France #Emmanuel_Macron #France_insoumise #Les_Républicains #parti_socialiste #vœux_présidentiels


  • David Cormand (EELV) : « Le macronisme est un hyper-pouvoir qui accouche d’une hypo-politique »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291217/david-cormand-eelv-le-macronisme-est-un-hyper-pouvoir-qui-accouche-d-une-h

    David Cormand © Reuters Le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts revient, dans un entretien à Mediapart, sur le processus de refondation engagé depuis l’été. Convaincu qu’un #parti écolo reste plus que jamais nécessaire, il voit dans le chamboulement politique en cours une « opportunité pour l’écologie politique d’entrer dans l’âge adulte », et évoque la bataille des européennes de 2019.

    #France #Ecologie #EELV #environnement #Europe_Ecologie-Les_Verts #ONG