• Covid-19 en Seine-Saint-Denis (1/2) : quand l’#épidémie aggrave les #inégalités sociales de #santé - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Covid-19-en-Seine-Saint-Denis-1-2-quand-l-epidemie-aggrave-les-inega
    https://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1540.jpg?1593680217

    Cette morphologie sociale peut éclairer la prévalence du Covid-19 dans le département et la #surmortalité qui en a découlé (Brun et Simon 2020), car les personnes racisées sont surreprésentées dans les emplois de service précaires (chauffeurs, livreurs, caissières, femmes de ménage, aides-soignantes) et nombre d’entre elles sont exposées à des contacts répétés tout au long de la journée, vecteurs possibles de contamination. 52,7 % des salarié·es prennent les transports en commun pour aller travailler, la Seine-Saint-Denis se classant en la matière au deuxième rang des départements, derrière Paris (68,6 %) et devant le Val-de-Marne (48,9 %). En période de confinement, l’impossibilité de télétravailler pour une grande partie des professions manuelles signifie en outre que les salarié·es du département ont davantage qu’ailleurs pris les #transports en commun, facteur qui, avec la pollution, joue dans la diffusion du virus. Dans ce contexte, ces salarié·es figurent au rang des premiers de corvée, aux côtés des soignant·es.

    Ces conditions de #travail s’articulent avec des conditions de vie plus dégradées qu’ailleurs, en matière alimentaire et de #logement. La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France hexagonale : 27,9 % de personnes y vivaient en dessous de seuil de #pauvreté en 2017, contre 15,2 % à Paris. La faiblesse des ressources économiques de la population a des effets sur l’alimentation, et par conséquent sur la santé (diabète, maladies cardiovasculaires). Cette question fait l’objet de campagnes de prévention et d’expérimentations depuis plusieurs années dans les villes du département qui développent une politique de santé publique, telles que Rouvil. En matière de logement, outre les foyers de travailleurs – habitat collectif avec une forte densité – plus nombreux en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs, une partie importante des habitant·es du département vit dans des logements en #suroccupation. En 2016, plus d’un quart des logements du département était suroccupé (26,5 %), le plaçant au deuxième rang des départements de France hexagonale en la matière, derrière Paris (32,3 %). Or, le logement a des effets sur l’état de santé : avant l’épidémie déjà, notre enquête à Rouvil a notamment montré les effets sanitaires de l’#insalubrité des logements, en particulier sur les pathologies respiratoires. Suroccupation et insalubrité participent à intensifier la progression de l’épidémie en Seine-Saint-Denis (Gilbert 2020), provoquant ce que des journalistes ont qualifié de « clusters familiaux », en reprenant cette catégorie épidémiologique désignant un foyer de contamination.

    #coronavirus

    https://seenthis.net/messages/865028 via Agnès Maillard


  • The answer to police violence is not ’reform’. It’s defunding. Here’s why
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/may/31/the-answer-to-police-violence-is-not-reform-its-defunding-heres-why

    Bias training, body cameras, community dialogues – Minneapolis has tried them all. We need a better response Every time protests erupt after yet another innocent black person is killed by police, “reform” is meekly offered as the solution. But what if drastically defunding the police – not reform – is the best way to stop unnecessary violence and death committed by law enforcement against communities of color ? Minneapolis, where George Floyd was killed by a police officer who kneeled on his (...)

    #algorithme #CCTV #militaire #police #racisme #criminalité #vidéo-surveillance #biais #discrimination #pauvreté (...)

    ##criminalité ##pauvreté ##surveillance
    https://i.guim.co.uk/img/media/5dd33e6513026c9df47a3511451f0848b47b2d7a/0_421_4870_2923/master/4870.jpg

    https://seenthis.net/messages/864714 via e-traces


  • Court Corrects Flaw in UK’s Automated Benefits System
    https://www.hrw.org/news/2020/06/24/court-corrects-flaw-uks-automated-benefits-system

    Ruling a Victory for Claimants’ Rights, but Problems Remain When Rachelle, 35, a single working mother in London, received her first Universal Credit payment in March, she had a panic attack. It was far short of what she needed to pay the rent and support her two children, one of whom has a disability. “I am living on whatever I can find in my cupboard at the moment,” she said when we spoke in March. “I skip a meal so my children can eat and to ensure the bills are paid.” This week, the Court (...)

    #algorithme #biais #discrimination #pauvreté

    ##pauvreté
    https://www.hrw.org/sites/default/files/media_2020/06/202006eca_uk_business_jobcentreplus.JPG

    https://seenthis.net/messages/864703 via e-traces


  • IBM (not) ending facial recognition - our quick thoughts
    https://www.privacyinternational.org/news-analysis/3898/ibm-not-ending-facial-recognition-our-quick-thoughts

    On June 9th, in light of the global debate against racial injustices, the company IBM announced they would stop selling facial recognition. Here are 4 quick-fire thoughts we have on this. Key points This latest announcement is a PR stunt to distract from the reality : IBM has been profitting from the sale of technology to the police and it is at the heart of their business model. IBM is also harming the very communities it is pretending to protect by selling states technology aiming at (...)

    #Facewatch #IBM #Huawei #Amazon #algorithme #CCTV #SmartCity #biométrie #police #facial #fraude #reconnaissance #extrême-droite #pauvreté #urbanisme (...)

    ##pauvreté ##PrivacyInternational
    http://www.privacyinternational.org/sites/default/files/styles/large/public/2020-06/joan-villalon-6V_afeAKg9g-unsplash.jpg

    https://seenthis.net/messages/862719 via etraces


  • The use of social media monitoring by local authorities – who is a target ?
    https://privacyinternational.org/explainer/3587/use-social-media-monitoring-local-authorities-who-target

    In the UK, Local Authorities (Councils) are looking at people’s social media accounts, such as Facebook, as part of their intelligence gathering and investigation tactics in areas such as council tax payments, children’s services, benefits and monitoring protests and demonstrations. This has particular consequences and a disproportionate negative impact on certain individuals and communities. Social media platforms are a vast trove of information about individuals, including their personal (...)

    #Facebook #Twitter #activisme #migration #consentement #fiscalité #fraude #BigData #discrimination #enfants #pauvreté #SocialNetwork #surveillance (...)

    ##fiscalité ##pauvreté ##PrivacyInternational
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    https://seenthis.net/messages/861470 via etraces


  • Plus on est pauvre, moins on a de chances d’obtenir un logement social
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/11/plus-on-est-pauvre-moins-on-a-de-chances-d-obtenir-un-logement-social_604250

    Une enquête menée par six associations humanitaires met au jour les discriminations dont sont victimes les demandeurs de HLM les plus modestes. Par Isabelle Rey-Lefebvre

    Il s’agit là d’un paradoxe. Alors que la vocation première du logement social est d’accueillir les ménages les plus modestes, plus on est pauvre, moins on a de chances d’en obtenir un. C’est la cinglante conclusion à laquelle aboutit l’enquête, publiée jeudi 11 juin, menée par six associations à partir des données extraites du système national d’enregistrement de la demande de logement social, de l’analyse des dossiers de 96 ménages, en principe prioritaires, mais victimes de cette logique de refus et d’entretiens avec des travailleurs sociaux.
    « Après avoir été broyées par le mécanisme opaque et sélectif d’attribution, les familles pauvres qui pensent avoir enfin franchi la dernière étape sont bloquées par la cherté des loyers qui, bien que sociaux, sont encore trop élevés pour elles » , analyse Michel Platzer, vice-président de ATD Quart Monde, partenaire, pour cette enquête, du Secours catholique, de Solidarités nouvelles pour le logement, de la Fondation Abbé Pierre, d’Habitat et humanisme et de Solidarité DALO.

    Depuis 1973, le nombre de demandeurs d’un logement social n’a pas cessé d’augmenter – la barre des deux millions a été franchie en 2018 –, tandis que leur situation financière s’est dégradée : 51 % des candidats appartiennent au quart de la population aux revenus les plus bas, contre 25 % en 1978.

    Le bailleur social a le dernier mot

    Dans son rapport, publié en 2017, la Cour des comptes constatait que le taux d’attributions d’un logement social aux familles disposant de moins de 500 euros par mois et par unité de consommation n’était, en 2015, que de 19 %, contre 26 % pour l’ensemble des ménages demandeurs, sept points d’écart qui constituent une forme de discrimination finement analysée par cette enquête.

    Les auteurs estiment à 224 000 le nombre de familles bloquées pendant des années sur la liste d’attente sans qu’aucune proposition leur ait été faite ou, pire, ayant été refusées à la toute dernière étape du long parcours d’attribution par le bailleur social, qui a, de droit, le dernier mot.

    Moussa (le prénom a été changé), 32 ans, français d’origine malienne, est intérimaire dans les travaux publics, notamment pour Eurovia, filiale de Vinci spécialisée dans les chantiers routiers. Il gagne bien sa vie, entre 2 300 et 2 600 euros par mois. Depuis 2016, il habite le 14e arrondissement de Paris, dans une sous-pente de 2,5 mètres carrés déclarée « impropre à l’habitation » par arrêté préfectoral.

    Prioritaire par définition pour accéder à un logement social, solidement soutenu par la Fondation Abbé Pierre, il a déjà essuyé quatre refus en commission d’attribution, à Nanterre, Courbevoie et Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), alors que son dossier était classé deuxième des trois candidats sélectionnés. « Franchement, je ne comprends pas, témoigne-t-il. Il manque toujours un papier, on oublie de me téléphoner, on m’invente une dette locative… C’est décourageant, car, à chaque fois, j’ai l’espoir, mais rien ne se passe. »

    Après quatre ans et demi d’hébergement, à cinq (grands-parents, parents et fils) dans une chambre d’hôtel, la famille A., arrivée d’Arménie en Bretagne en 2012, avait réussi à réunir toutes les conditions exigées pour accéder à un logement social – titres de séjour, bourse d’études pour le fils –, mais s’est vu refuser un appartement par le bailleur social qui a jugé trop incertaines les ressources de la mère, en CDD comme femme de ménage dans des bureaux.

    « Cette attitude nous a déconcertés, car les ressources couvraient largement le loyer et, surtout, il y avait des appartements vides disponibles » , se souvient Marie-Annonciade Petit, chargée des relations publiques pour Habitat et humanisme. Pour rassurer le bailleur, l’association a signé le bail et la famille a pu emménager en 2018.

    Ne pas prendre de risque d’impayé

    La réticence des bailleurs sociaux s’explique par leur souci de ne pas prendre de risque d’impayé de loyer. Alors, dès qu’ils sentent que les finances sont fragiles, qu’une dette de loyer a pu être contractée auparavant, ils referment la porte. Par ailleurs, la présence d’enfants proches de la majorité, qui fera bientôt chuter le montant des allocations familiales et des aides au logement, ou la précarité des emplois les rendent frileux.

    Le risque financier n’est pourtant pas un critère légal de prise en compte du dossier, et il cache parfois des motifs moins avouables, comme l’origine des demandeurs : « J’ai entendu des phrases comme : “Avec un Comorien, c’est toute la famille qui arrive.” » , raconte Mme Petit. Un candidat qui ose refuser le logement qu’on lui propose prend, lui, le risque de voir son dossier enterré.

    Le législateur a bien tenté, et ce à plusieurs reprises, de forcer l’ouverture des portes des HLM aux cas les plus difficiles. La loi sur le droit au logement opposable (DALO, du 5 mars 2007), un statut accordé au demandeur qui oblige l’Etat à le reloger dans les six mois, laisse toujours 54 360 « ménages DALO » sans solution.

    « Nous avons bien un accord départemental avec les bailleurs sociaux de l’Ile-de-France pour qu’ils mettent à la disposition des associations et des personnes hébergées 2 000 logements par an, mais ils n’en proposent que 1 000 et beaucoup d’entre eux ne jouent pas le jeu et refusent nos candidats », dit Odile Pécout, travailleuse sociale pour Solidarités nouvelles pour le logement.

    En 2009, la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion oblige Action Logement (ex-1 % logement des entreprises) à réserver un quart de ses attributions aux publics prioritaires, ce qui n’a jamais été fait. Plus récemment, la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté, du 27 janvier 2017, a, elle, instauré l’obligation faite aux bailleurs de réserver, hors quartiers prioritaires de la ville, 25 % des attributions aux 25 % des demandeurs les plus modestes ; 18,7 % des demandeurs en ont profité sur le plan national, mais seulement 15 % à Nice ou 11 % en Ile-de-France.

    Un obstacle majeur est le loyer trop élevé des logements sociaux qui se libèrent. Leur montant est tout à fait déconnecté de la situation des demandeurs, ainsi victimes, selon les termes du rapport, « d’exclusion économique » . Les six associations à l’origine de l’enquête demandent, entre autres, la revalorisation de l’aide personnalisée au logement et une nouvelle politique des loyers sociaux, à ajuster aux ressources des candidats pour parvenir à une « quittance adaptée » . Une possibilité déjà envisagée par les lois ELAN (du 23 novembre 2018) et « égalité et citoyenneté », mais très peu usitée, sauf à Rennes.

    Les étapes dans l’attribution d’un logement social

    Le candidat doit d’abord s’inscrire auprès du site demande-logement-social.gouv.fr, en indiquant ses, au plus, sept communes de prédilection, le type d’appartement demandé et, après avoir joint les pièces justificatives (toujours plus nombreuses), obtenir un numéro d’enregistrement. La demande doit être renouvelée tous les ans.
    Il soumet ensuite son dossier à différents guichets : celui de la préfecture, s’il est prioritaire ; celui d’Action Logement, s’il est salarié d’une entreprise cotisante ; celui de la mairie, s’il habite la commune ; ou directement auprès d’un bailleur social.
    Chacun de ces acteurs dispose d’un contingent de réservations : 30 % pour le préfet (dont 5 % pour les fonctionnaires et 25 % pour les prioritaires), le plus souvent 20 % pour la collectivité locale, 20 % pour Action Logement et le solde pour le bailleur social.
    Lorsqu’un logement est libéré sur son contingent, le réservataire doit présenter trois dossiers en commission d’attribution (composée de représentants des locataires, de la collectivité locale et du bailleur). Mais tout se joue avant, lors du choix de ces trois dossiers, dans une opacité totale.

    #logement #logement_social #discrimination #racisme #pauvres

    https://seenthis.net/messages/860281 via colporteur


  • Automated Systems Trapping Citizens in Bureaucratic Limbo
    https://time.com/5840609/algorithm-unemployment

    Lindsay Perry was 30 weeks pregnant and on bedrest when her husband Justin was accused of unemployment fraud and fined $10,000 after losing his job as a chef in 2014. The couple, who disputed the charges, tried calling the state unemployment agency, sending messages online, and even repeatedly showing up in person, but nothing worked. “There was the panic of, ‘oh my gosh, the government’s coming after us, what did we do wrong ?’” says Lindsay Perry, now 39. It didn’t take long for the couple’s (...)

    #algorithme #fraude #discrimination #pauvreté #surveillance #bug

    ##pauvreté
    https://api.time.com/wp-content/uploads/2020/05/perry-family-midas-michigan-01-1.jpg

    https://seenthis.net/messages/858746 via etraces


  • Désubériser, reprendre le contrôle
    https://editionsdufaubourg.fr/livre/desuberiser-reprendre-le-controle

    Parce que l’ubérisation n’est pas une fatalité, des solutions pour un nouveau contrat social à l’heure du numérique. L’ubérisation est devenue un symbole : celui des transformations que le numérique impose à notre modèle social, remis en cause jusque dans ses fondements. Le salariat est-il en danger ? Faut-il au contraire l’imposer aux plateformes et à leurs travailleurs ? La précarisation généralisée est-elle le prix à payer pour ces innovations sans précédent ? Au-delà des réponses toutes faites, il (...)

    #algorithme #technologisme #domination #BigData #GigEconomy #pauvreté #travail

    ##pauvreté
    https://editionsdufaubourg.fr/assets/ico/social.jpg

    https://seenthis.net/messages/858292 via etraces


  • An algorithm was taken to court – and it lost (which is great news for the welfare state)
    https://thecorrespondent.com/276/an-algorithm-was-taken-to-court-and-it-lost-which-is-great-news-for-the-welfare-state/332703675876-c4efec81

    As governments and big tech team up to target poorer citizens, we risk stumbling zombie-like into an AI welfare dystopia. But a landmark case ruled that using people’s personal data without consent violates their human rights. An algorithm was taken to court in the Netherlands last week. The System Risk Indication (SyRI) has been legal since 2014 and is intended to detect any social security fraud – benefits, taxes, you name it. SyRI combines all kinds of data sources and dumps them into (...)

    #algorithme #SyRI #fraude #pauvreté #santé

    ##pauvreté ##santé
    https://useruploads.cdn-thecorrespondent.com/image/EApdq5rwHwLDHAnSfTCHIQzzR2w=/1024x576/tc-useruploads-images/aff086e474324d60a2a981f8c3bf739c.jpg

    https://seenthis.net/messages/858151 via etraces


  • Jeff Bezos Shouldn’t Be a Billionaire, Much Less a Trillionaire
    https://jacobinmag.com/2020/05/jeff-bezos-trillionaire-amazon-billionaire

    Jeff Bezos is reportedly on pace to be the world’s first trillionaire. That’s a grotesque indictment of our society — and the only way to change it is to organize Amazon workers to wrest back the extraordinary power and wealth that Bezos is hoarding. Jeff Bezos may become the world’s first trillionaire. The Amazon founder’s net worth grew by an average of 34 percent over the last five years, and according to a recent analysis, he is on track to reach trillionaire status by 2026. The nauseating (...)

    #Google #Airbnb #Amazon #Uber #bénéfices #chômage #conditions #COVID-19 #licenciement #lutte #pauvreté #santé (...)

    ##pauvreté ##santé ##travail
    https://images.jacobinmag.com/wp-content/uploads/2020/05/22051624/GettyImages-1078542150.jpg

    https://seenthis.net/messages/856861 via etraces


  • Le ministère des colonies américaines
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/Le-ministere-des-colonies-americaines.html

    Le vendredi 5 juin, à 18 heures, villa des Violettes, impasse Odeau à Billère : discussion autour de l’article de Guillaume Long « Le ministère des colonies américaines » (Le Monde diplomatique – mai 2020). La réélection du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), M. Luís Almagro, le 20 mars dernier, prolonge le climat de guerre froide qui s’est installé en Amérique latine ces dernières années. Depuis son ascension à la tête de l’organisation, en 2015, l’ancien ministre des affaires (...)

    #Pau

    / Une

    « https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/LONG/61774 »


  • Les milliardaires américains ont gagné 398 milliards pendant la pandémie de Covid-19
    http://www.slate.fr/story/190881/milliardaires-americains-enrichis-434-milliards-pendant-crise-coronavirus

    Jeff Bezos est toujours l’homme le plus riche du monde, mais avec 34,6 milliards de dollars en plus. Si la crise du coronavirus a porté un coup à l’économie mondiale, elle profite au moins à quelques-un·es. Entre le 18 mars et le 19 mai 2020, la valeur nette des 600 plus grosses fortunes américaines a augmenté de 434 milliards de dollars. Cela représente 398 milliards d’euros, et un bond de 15% en seulement deux mois. Les cinq premiers milliardaires américains, Jeff Bezos, Bill Gates, Mark (...)

    #Microsoft #Amazon #Facebook #bénéfices #pauvreté

    ##pauvreté
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/000_1hb26m-2.jpg

    https://seenthis.net/messages/855114 via etraces


  • Le coopérationisme ou comment en finir avec cette peste économique
    https://aoc.media/analyse/2020/05/11/marches-et-pandemie/?loggedin=true

    Alors que trente millions d’Américains se sont inscrits au chômage depuis le début de la pandémie, les marchés boursiers américains ont enregistré en avril leur meilleur mois depuis 1987. Il devient donc urgent de repenser notre modèle économique et remplacer notre système de dirigisme de gladiateurs par une éthique de la distribution équitable. Cette période exige une révolution juridique, politique et économique capable d’ouvrir une nouvelle ère de coopération. Plus de trente millions d’Américains (...)

    #racisme #domination #fiscalité #bénéfices #COVID-19 #discrimination #pauvreté #santé

    ##fiscalité ##pauvreté ##santé
    https://aoc.media/wp-content/uploads/2020/05/capture-d-e-cran-2020-05-11-a-17-06-30.png

    https://seenthis.net/messages/852753 via etraces


  • American billionaires have gotten $280 billion richer since the start of the COVID-19 pandemic
    https://www.fastcompany.com/90502816/one-thing-the-u-s-can-do-to-treat-single-moms-more-fairly

    Their net worth is rising at a time when millions and millions of people are finding themselves out of work. Though the coronavirus itself may not discriminate in terms of who can be infected, the COVID-19 pandemic is far from a great equalizer. In the same month that 22 million Americans lost their jobs, the American billionaire class’s total wealth increased about 10%—or $282 billion more than it was at the beginning of March. They now have a combined net worth of $3.229 trillion. The (...)

    #Amazon #Zoom #fiscalité #bénéfices #COVID-19 #pauvreté

    ##fiscalité ##pauvreté
    https://images.fastcompany.net/image/upload/w_1280,f_auto,q_auto,fl_lossy/wp-cms/uploads/2020/05/p-1-one-thing-the-u-s-can-do-to-treat-single-moms-more-fairly.jpg

    https://seenthis.net/messages/852073 via etraces


  • Logiques de #tri et #discriminations à l’#hôpital public : vers une nouvelle morale hospitalière ? | Cairn.info (Dans Agone 2016/1 (n° 58), pages 89 à 104 )
    https://www.cairn.info/revue-agone-2016-1-page-89.htm

    Quoi qu’ils en disent, les soignants trient. Reste à savoir en fonction de quels critères. S’agit-il uniquement de critères médicaux, comme les chances de survie d’un patient à l’issue d’une intervention ? Quelle place occupent les considérations relatives au statut administratif, à la condition sociale ou économique des patients ? Ce tri peut-il amener à une exclusion pure et simple de certains patients de l’hôpital public ? Les considérations comptables modifient-elles les critères du tri médical ? Et surtout, comment les soignants, souvent peu diserts spontanément sur le sujet, résistent-ils ou négocient-ils avec les obligations du tri ?

    Des travaux d’inspiration interactionniste fondés sur l’observation directe de consultations ont déjà mis en évidence les traitements différentiels voire discriminatoires appliqués aux catégories les plus dominées à l’hôpital, notamment celles relevant des dispositifs spécifiques de couverture maladie que sont la CMU-complémentaire et l’aide médicale d’État  [6], que ce soit dans le cadre des urgences  [7], des consultations ou des hospitalisations  [8]. L’enquête présentée ici se propose d’en chercher les causes avec les méthodes de l’historien, en utilisant des sources écrites inédites. Une approche sur la longue durée permet de nuancer un discours parfois stéréotypé postulant par principe une dégradation continue de l’accès aux #soins des plus #pauvres.

    Partagé et commenté sur Mastodon par Julien, sociologue de la santé

    Avec la crise du Covid, on a entendu nombre d’alertes d’origine médicale, pointant la triste nécessité de trier les malades.

    Ça peut laisser croire que le tri est exceptionnel, le recours à cette exception étant scandaleuse.

    Sauf que le tri est consubstantiel à l’activité médicale et hospitalière. Ma lecture (à peine entamée) est celle d’un numéro de la revue Agone « Quand la santé décuple les inégalités ».

    L’article « Logiques de tri et discriminations à l’hôpital public […] » explique que la logique de tri à l’hôpital, qui laissait sur le carreau essentiellement les étrangers non solvables, est lgtps apparue comme une réalité non assumée, car ne collant pas aux valeurs humanistes.

    Depuis les années 2010 et la tarification à l’activité, apparaît une morale alternative qui assume le tri : soigner les insolvables, c’est mettre le système en danger, c’est donc immoral.

    https://seenthis.net/messages/851674 via Agnès Maillard


  • Super SyRI : de volgende stap naar de kijkdoosmaatschappij
    http://platformburgerrechten.nl/2020/05/03/super-syri-de-volgende-stap-naar-de-kijkdoosmaatschappij

    De Wet Gegevensverwerking door Samenwerkingsverbanden (WGS) biedt volgens ons kabinet een ‘slimmere aanpak’ om ondermijnende criminaliteit in kaart te brengen. Wie echter denkt dat ‘Super SyRI’ zich enkel richt op criminele netwerken en malafide bedrijven, doet er goed aan om verder te kijken dan de communicatie vanuit de overheid omtrent deze wet. Alweer een tijd terug werd ik door een voormalig student van me benaderd om een presentatie te geven aan een gezelschap van het Ministerie van (...)

    #algorithme #criminalité #fraude #SyRI #pauvreté

    ##criminalité ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/851353 via etraces


  • La précarité étudiante à l’heure du #confinement par les #JRCF #COVID-19
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/la-precarite-etudiante-a-lheure-du-confinement-par-les-jrcf-co

    https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2020/05/20200503-précarité-étudiante-logement-300x300.jpeg

    Les JRCF et le PRCF maintiennent leur appel à respecter le plus strictement possible les gestes barrières et à tenir le confinement, seule possibilité pour l’instant d’endiguer la propagation du virus. La jeunesse française doit montrer l’exemple et éviter de désobéir à ces prérogatives. Cela étant dit, nous ne sommes pas aveugles à la réalité du […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #covid-19 #étudiant #logement_étudiant #pauvreté #précarité


  • Antonio Casilli : I nuovi conflitti del lavoro digitale nella società virale | il manifesto
    https://ilmanifesto.it/antonio-casilli-i-nuovi-conflitti-del-lavoro-digitale-nella-societa-vira

    Verso il primo Maggio 2020. Intervista al sociologo Antonio Casilli : « Economie delle app, grande distribuzione, e-commerce. Organizziamoci senza essere subalterni alla retorica dell’innovazione. A Madrid i rider hanno scioperato in quarantena. Azioni sindacali sono previste anche il primo maggio negli Stati Uniti » La crisi pandemica ha fatto emergere un mercato del lavoro a tre teste – afferma Antonio Casilli, docente di sociologia presso l’università Télécom Paris – Ci sono persone che (...)

    #pauvreté #travail #santé #lutte #GigEconomy #femmes #discrimination #conducteur·trice·s #algorithme #Zoom #WhatsApp #Uber #Instagram #Glovo #Amazon (...)

    ##pauvreté ##santé ##WholeFoods
    https://static.ilmanifesto.it/2019/02/amazon-antigentrification.jpg

    https://seenthis.net/messages/848862 via etraces


  • A Brief History of the Gig
    https://logicmag.io/security/a-brief-history-of-the-gig

    Where does the gig economy come from ? In early 2012, San Francisco taxi drivers began to raise the alarm at organizing meetings and city hearings about “bandit tech cabs” pilfering their fares. “I’ll sit at a hotel line, and I see one of these guys in their own car come up, hailed by some guy’s app, and they’ll turn down my fare,” Dave, who had been driving a taxi for fourteen years, said at a meeting that April. “They steal it. It’s insulting.” Other cabbies said they were seeing the same thing, (...)

    #discrimination #travail #pauvreté #lutte #GigEconomy #domination #technologisme #algorithme #Uber #Lyft #AmazonMechanicalTurk (...)

    ##pauvreté ##Amazon
    https://images.ctfassets.net/e529ilab8frl/Jbpd7qRglJZtQecM6dbe7/0dc321d7169ebb17debdc32cf92d3da4/15.png

    https://seenthis.net/messages/848514 via etraces


  • A pandemic of power grabs - Autocrats see opportunity in disaster | Leaders | The Economist
    https://www.economist.com/leaders/2020/04/23/autocrats-see-opportunity-in-disaster?fsrc=newsletter

    The world is distracted and the public need saving. It is a strongman’s dream ALL THE world’s attention is on covid-19. Perhaps it was a coincidence that China chose this moment to tighten its control around disputed reefs in the South China Sea, arrest the most prominent democrats in Hong Kong and tear a hole in Hong Kong’s Basic Law (see article). But perhaps not. Rulers everywhere have realised that now is the perfect time to do outrageous things, safe in the knowledge that the rest of the (...)

    #activisme #surveillance #santé #pauvreté #COVID-19 #domination #manipulation #journalisme #censure (...)

    ##santé ##pauvreté ##algorithme
    https://www.economist.com/sites/default/files/images/print-edition/20200425_LDD002_0.jpg

    https://seenthis.net/messages/847438 via etraces


  • 6 à 7 millions de Français ont du mal à payer leur logement - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220420/6-7-millions-de-francais-ont-du-mal-payer-leur-logement?page_article=2

    Il faut d’abord rappeler qu’une des premières mesures prises par le gouvernement a consisté à réduire les APL et qu’il s’apprêtait à les réduire encore plus fortement le 1er avril. Les présidents du Conseil national des luttes contre la pauvreté (CNLE) et de l’Observatoire national de la pauvreté (ONPES) s’étaient élevés contre cette mesure à l’été 2017, en soulignant que les APL étaient le dispositif qui réduisait le plus la pauvreté. La réforme de l’assurance-chômage, dont le second volet a été repoussé de quelques mois, réduit aussi considérablement le montant des allocations. Il y a de toute évidence un désengagement de l’État concernant l’aide aux personnes les plus fragiles.

    Par rapport à la question soulevée par Jean-Baptiste Eyraud, un premier point important est de bien distinguer la population des familles pauvres de celle, bien plus large, des familles que l’on peut qualifier de précaires. La pauvreté est souvent appréhendée à travers un critère monétaire en fixant arbitrairement un seuil statistique de revenus (un seuil de pauvreté). Les statisticiens ont l’habitude de fixer ce seuil à 60 % du niveau de vie médian, soit aujourd’hui un peu plus de 1 000 euros par mois pour une personne seule. La population pauvre est celle dont les revenus sont inférieurs ou égaux à ce seuil.

    Les travaux de l’ONPES ont montré qu’il existe au-delà de cette population pauvre, au sens statistique, une population à bas revenus, en grande fragilité. On peut qualifier cette population de précaire au sens où elle ne dispose pas d’un minimum décent, c’est-à-dire du revenu nécessaire pour participer, même de façon minimale, à la vie sociale et y être intégrée. Les travaux de l’ONPES sur les budgets de référence ont permis de chiffrer ce minimum décent à environ 1 500 euros par mois pour une personne seule. En France, environ 35 % de la population n’atteint pas ce minimum décent. Le mouvement des « gilets jaunes » a été un révélateur de cette population qui, sans être dans le dénuement, ne parvient pas à joindre les deux bouts.

    Jusqu’à présent, il est clair que l’action des pouvoirs publics n’a pas permis d’apporter de réponse satisfaisante aux difficultés que connaissent ces familles précaires ou pauvres. En ce sens, on peut parler de défaillance. Mais il faut aussi souligner que la lutte contre la précarité et la pauvreté nécessite d’articuler un ensemble de politiques publiques qui ne se limitent pas à l’octroi d’aides financières. Le dernier livre d’Anthony Atkinson, un expert internationalement reconnu sur les questions d’inégalités, formule ainsi une série de propositions qui vont bien au-delà de la simple redistribution monétaire.

    L’association Droit au logement lance un appel au moratoire des loyers. Cela vous semble-t-il une bonne solution ? A-t-elle déjà été appliquée avec succès dans l’histoire ?

    Dans la situation exceptionnelle que nous traversons, il est nécessaire d’utiliser tous les leviers pour desserrer la contrainte budgétaire, parfois insupportable, que connaissent certains ménages. Le soutien des revenus est un de ces leviers.

    #logement #pauvreté #précarité

    https://seenthis.net/messages/846561 via odilon


  • How Dutch activists got an invasive fraud detection algorithm banned – AlgorithmWatch
    https://algorithmwatch.org/en/story/syri-netherlands-algorithm

    The Dutch government has been using SyRI, a secret algorithm, to detect possible social welfare fraud. Civil rights activists have taken the matter to court and managed to get public organizations to think about less repressive alternatives. In its fight against fraud, the Dutch government has been cross-referencing personal data from citizens in various databases since 2014. This system, called SyRI (for “system risk indication”), wants to find “unlikely citizen profiles” that warrant (...)

    #bug #surveillance #algorithme #fraude #pauvreté #SyRI #AlgorithmWatch

    ##pauvreté
    https://algorithmwatch.org/wp-content/uploads/2020/03/5640667981_a60f5b340e_k.jpg

    https://seenthis.net/messages/846507 via etraces


  • Coronavirus : l’aide alimentaire confrontée à l’arrivée de nouveaux publics
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/22/coronavirus-l-aide-alimentaire-confrontee-a-l-arrivee-de-nouveaux-publics_60
    https://img.lemde.fr/2020/04/20/929/0/5568/2784/1440/720/60/0/578f0d0_SDN3ktmM8FC-kYJ6hXqRAhot.jpg
    Distribution d’aide alimentaire organisée par une association de voisins à la cité Maison Blanche, à Marseille, le 31 mars. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

    Alors que certains de leurs sites sont fermés en raison du confinement, les associations doivent prendre en charge davantage de monde, étudiants précaires ou habitants sans ressources.

    Vingt-deux heures, à Montreuil (Seine-Saint-denis), dans une rue déserte pour cause de confinement, un homme frappe au carreau d’un appartement : « J’ai ouvert et il s’agissait d’un sans-abri qui m’a dit avoir faim, à qui j’ai donné des pommes, du chocolat et 10 euros. C’était la première fois que je me retrouvais en face d’une personne affamée » , raconte Jean-Yves Marinière, retraité de la RATP, qui en a pourtant vu d’autres.

    A Gagny, dans le même département, une institutrice, qui souhaite rester anonyme, explique qu’elle a cherché à prendre contact avec l’un de ses élèves et découvert que la famille manquait de tout, y compris de quoi manger. Elle a sollicité ses réseaux et le voisinage pour leur venir en aide.

    S’adapter et innover [troncature neutralisante : la dame dit plus bas : « ... aux institutions de... » ndc]

    A Toulouse, dans le quartier défavorisé de Bellefontaine, Omar, 40 ans, ouvrier du bâtiment privé de chantier, qui souhaite conserver l’anonymat, a déjà, avec son collectif d’habitants Les Invisibles, organisé deux distributions alimentaires pour une centaine de familles « repérées par leurs voisins et le bouche-à-oreille , explique-t-il. Mais notre collectif n’est pas agréé pour accéder à la Banque alimentaire, donc on a dû se débrouiller pour collecter des denrées auprès des commerces du coin. La ville a mis un local à disposition et on a suivi une formation d’hygiène pour faire cela dans les règles, à deux équipes de cinq personnes » .

    Malgré le maillage efficace des grandes associations humanitaires, certains publics et lieux ne sont pas dans les radars… qui plus est en temps de confinement. « A Bellefontaine interviennent d’ordinaire 94 associations, mais leurs bénévoles ne sont en général pas du quartier et dès que le confinement est entré en vigueur elles ont presque toutes arrêté leurs activités. Il n’en reste que deux ou trois » , observe Lina Duprat, de la régie de quartier, restée, elle, sur le terrain pour rendre mille services, par exemple imprimer des attestations, distribuées dans les boîtes aux lettres, et donner un coup de main aux Invisibles.

    « Plus de foot, plus de loisirs, tout a fermé sauf le soutien scolaire, déplore Omar. Et surtout, plus de boulot pour les femmes de ménage, les agents de sécurité ou les intérimaires, ni de cantine pour les enfants. La Poste, seule banque présente dans ces quartiers, n’ouvre qu’entre 9 heures et 13 heures et la file d’attente dépasse 200 mètres, ce qui a, une fois, provoqué une altercation à l’approche de la fermeture » , se souvient-il.

    « Il faut tenir compte des spécificités de cette population vivant dans les cités, très solidaire mais parfois méfiante envers les autorités, et très démunie en informatique et en liaison Internet dont le besoin redouble par temps de confinement » , analyse Lina Duprat. « C’est aux institutions de s’adapter et d’innover » , suggère-t-elle.

    « Une crise sociale majeure »

    Les préfectures et les grandes organisations comme l’Armée du salut, le Secours populaire, le Secours catholique ou les Restos du cœur n’oublient pas les personnes vivant en bidonville, campement ou squat, et la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement alimente une banque de données sur tous ces lieux, environ 413 en France, où vivent 19 000 personnes (selon les chiffres de janvier).

    « Mais en Haute-Garonne, par exemple, la préfecture ne recensait que 939 personnes en campement, alors que nous-même en connaissons 1 800 et que le chiffre total est plus proche de 4 000 » , constate Thomas Couderette, du Collectif d’entraide et d’innovation sociale, dont l’alerte a permis d’organiser une aide mieux distribuée.

    Patrice Blanc, président des Restos du cœur, ne cache pas, lui, son inquiétude. Ses 1 400 centres encore ouverts, au lieu de 1 700 habituellement, font face à une affluence sans précédent. A Bordeaux, les flux à chaque distribution alimentaire sont multipliés par cinq, de 80 à 400 personnes ; à Toulouse, par trois, de 100 à 300 personnes, réparties sur deux sites ; à Paris, au Carreau du Temple (3e arrondissement), les Restos du cœur, associés à cinq autres opérateurs, servent chaque jour entre 800 et 1 000 repas…

    « Nous avons, heureusement, pu faire le plein de denrées grâce à la collecte organisée juste avant le confinement, et nous disposons d’un stock de 600 000 masques qui devrait permettre d’assurer l’activité jusqu’en juin, mais allons-nous tenir jusqu’à l’été ?, s’interroge Patrice Blanc. D’autant que le public est de plus en plus nombreux, avec l’apparition de nouvelles catégories : des étudiants qui n’ont plus accès aux restaurants universitaires, des microentrepreneurs sans boulot ni droit à des indemnités de #chômage… Même pour les personnes éligibles à l’assurance-chômage, nous redoutons les nouvelles règles d’indemnisation plus restrictives qui doivent être mises en œuvre le 1er septembre [après avoir été programmées pour le 1er avril]. Nous allons vers une crise sociale majeure » , craint-il.

    Affamés depuis plusieurs jours

    « A Belfort, des étudiants en IUT et en école de commerce viennent nous donner un coup de main en tant que bénévoles mais aussi s’approvisionner, car certains sont très démunis , témoigne Sylvie Feige, responsable départementale des Restos du cœur. Il y a aussi des jeunes en alternance, un jeune maçon, un apprenti cuisinier, qui auraient dû être embauchés le 1er mars et se retrouvent sans rien. »
    A l’université Paris-VIII, une cinquantaine de volontaires, enseignants, étudiants, syndicalistes ont, avec l’aide de l’antenne locale du Secours populaire, organisé le financement et la distribution de colis alimentaires : en à peine trois jours, du 18 au 20 avril, 700 étudiants, dont certains se disant affamés depuis plusieurs jours, ont demandé à en bénéficier.

    « Dans nos permanences, nous rencontrons des personnes qui ne fréquentent pas, d’habitude, les services sociaux , confirme Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Ils ne perçoivent ni RSA [revenu de solidarité active] ni allocation logement, leurs revenus se situant juste au-dessus des seuils, et beaucoup ont de plus en plus de mal à payer leur loyer. Il faut très vite les aider pour éviter d’accumuler les dettes » , recommande-t-il.

    Dans un communiqué sur les oubliés du confinement daté du 16 avril, le Collectif des associations unies, qui en fédère trente-six parmi les plus importantes, d’Emmaüs à ATD Quart Monde, appelle, pour l’après-confinement, « à des changements profonds pour éviter, à chaque crise ou chaque hiver, de bricoler des solutions palliatives en urgence » et réclame « de s’orienter vers le logement d’abord, d’augmenter les minima sociaux et de faciliter les régularisations administratives » .

    #crise_sanitaire #faim #aide_alimentaire #solidarité #entraide #droit_au_chômage #pauvreté #précaires

    https://seenthis.net/messages/846221 via colporteur


  • Bordering under the corona virus pandemic

    In our recent book Bordering (Yuval-Davis, Wemyss & Cassidy, 2019), we discuss the paradoxical phenomenon that, under neoliberal globalisation, borders did not disappear but rather proliferated off-and in-shore, from consulates across the globe to everyday spaces like railways and places of work. We described the functioning of bordering as processes rather than static boundary lines that, like computer firewalls, are invisible to some, impermeable to many others. We showed the ways these have crucially contributed to multi-scalar – from the global to the local – inequalities and precarities, forcing more and more people to be precariously stuck in limbo grey borderzones with no possibility of building regular lives with civil, political and social rights.

    It is important to examine the ways the pandemic has affected these processes of everyday bordering, both locally and globally. Of course, it is far too early to know, or even predict, the longer-term transformations in bordering that the pandemic will bring. However, it is safe to say that, as after earlier major crises, such as 9/11 and the AIDS crises – to mention just two major transformatory crises in recent decades – the ‘new normal’ is not going to go back to how things were, in several major ways. Everyday bordering, from the lockdown of individuals in their homes to the lockdown of regional and national borders, is at the heart of the technologies of control used to try to contain the pandemic and it is thus hard to believe that free movement would be restored any time soon.

    Except that, as we’ve shown in our book, free movement has never been free for most people. Border controls have been operating like computers’ firewalls, invisible to some, blocking many others, with money and required skills for the neoliberal economy being the main facilitators. We can see these firewalls continuing to operate today as well – at different ends of the scale, the super-rich flying in private jets able to travel without being subject to the usual restrictions and seasonal workers from Eastern Europe being flown into the UK by the farming industry to ensure that fruit is being picked. Two weeks into the lockdown, the Home Office published its guidance for post-Brexit immigration rules aimed at preventing low paid workers – the key workers on which healthcare services are depending – from working in the UK.

    These are just some of the paradoxes of ‘lockdown’ and ‘social distancing’ policies. On the one hand, a neo-liberal governmentality that puts the onus of responsibility on the individuals, where people are required to isolate themselves at home and keep away from others, while others are forced to carry on working – not only because they fulfil essential medical, social and economic roles, but also because many of them would not get any money to live on if they stop working.

    This is just one of the intersectional growing inequalities impacts of everyday bordering. Given their disproportionate presence in frontline health and public services, the percentage of BAME people who have died under the pandemic is still unknown but feared to be to very high. Of course, this is not just due to the kind of jobs they do, but also their poor and crowded living conditions, as well as a distrust of governmental and scientific authorities which have not helped them in the past.

    In addition to unequal class and racialised effects, the lockdown bordering has also had a major gendered effect, such as a sharp rise in domestic violence, as can be expected when nuclear family members are locked down together.

    In our book we discussed the ways everyday bordering as a top down technology of control has been reinforced by and reinforces the growth of bottom up nativist extreme right movements, which have brought to power authoritarian rulers in many countries in the globe and arguably Brexit in the UK. Blaming and scapegoating the ‘Others’ have been a major multi-scalar reaction to the pandemic, from Trump calling the corona virus ‘the Chinese virus’, to social media blaming George Soros in the traditional antisemitic blood conspiracy theories, to street hate crimes, including health workers reporting abuse from strangers for leaving their homes.

    One of the positive ‘side effects’ of the lockdown has been the development and reinforcement of mutual aid groups in local communities. Neighbours have got to know each other, help elderly and vulnerable people with their shopping etc. However, the other side of the strengthening of local bonds has been the rejection of ‘others’. Local media report people crossing county borders’ violating lockdowns – Kent Online reported ‘Lockdown louts from London have been fined after once again invading the county’ and being found by ‘enforcement officers from the council who were patrolling the area’. This is aided by regional bordering policies, which in some countries, such as Italy, has meant the official closure of regional borders for non-essential traffic, while in the UK, Sussex police, for example, praised ‘the amazing community spirit across Sussex’, whilst noting that ‘Unfortunately, a small number of people from outside of the county deemed it appropriate to visit the area’.

    The aim of this blog post is not to oppose bordering policies in the age of the pandemic, but rather to argue that using it as almost the only counter-pandemic measure is dangerous, both at present and for the future.

    At present, we have seen that when voluntary lockdown policies are used, without mass testing and sufficient protective equipment for those who are not in isolation, they cost many lives as well as create psychological, social and economic hardships. In comparison, other states, including Germany and South Korea, have used mass testing and contact tracing to slow down the rate of infection.

    Moreover, these borderings, like the borderings we described in our book, are an intersection of political projects of governance and of belonging. Very few states, including Ireland and Portugal, have recognised all migrants to be full entitled members of society during the pandemic; only a few states have recognized the right of all members of societies for minimum income during the pandemic, and policies aimed at exclusion and deprivation of all those in national and global grey limbo zones endanger the lives of millions across the globe.

    Everyday bordering policies are evolving in which the surveillance of people is reaching sci-fi dimensions. Similar COVID-19 related technologies are being developed globally by authoritarian and liberal governments. While Israel has authorised counter-terrorism surveillance to track corona virus patients, compulsory colour-coded health apps determine whether individuals can travel in China, while Russia uses face recognition technologies to enforce self-isolation. In Hong Kong and Singapore, COVID 19 apps identify locations and contacts of individuals. European governments are copying these apps whilst also collecting telecom data and using drones to spot transgressors.

    Such developments combine with rumours and debates about national and global digital monitoring of vaccinations, adding force to Yuval Noah Harari’s speculations that the epidemic may normalise biometric surveillance with authorities becoming able to detect people’s emotions as well as their lifestyles and whereabouts. This would be the utmost paradox: a borderless world with the most tightly operated everyday bordering technology.

    https://i2.wp.com/politybooks.com/wp-content/uploads/2018/10/9781509504947-e1539183572658.jpg
    https://acssmigration.wordpress.com/2020/04/20/bordering-under-the-corona-virus-pandemic-georgie-wemyss-and-nira-yuval-davis/amp/?__twitter_impression=true

    #frontières #coronavirus #covid-19 #bordering #frontiérisation #surveillance #frontières_mobiles #riches #pauvres #immobilité #hyper-mobilité #travailleurs_étrangers #confinement #responsabilité_individuelle #travail #inégalités #everyday_bordering #classes_sociales #inégalités_raciales #violence_domestique #altérité #solidarité #racisme #xénophobie #surveillance_biométrique #drones

    La conclusion autour d’un #paradoxe :

    This would be the utmost paradox: a borderless world with the most tightly operated everyday bordering technology.

    Pour @etraces :

    Everyday bordering policies are evolving in which the surveillance of people is reaching sci-fi dimensions. Similar COVID-19 related technologies are being developed globally by authoritarian and liberal governments. While Israel has authorised counter-terrorism surveillance to track corona virus patients, compulsory colour-coded health apps determine whether individuals can travel in China, while Russia uses face recognition technologies to enforce self-isolation. In Hong Kong and Singapore, COVID 19 apps identify locations and contacts of individuals. European governments are copying these apps whilst also collecting telecom data and using drones to spot transgressors.

    Pour @karine4 :

    Moreover, these borderings, like the borderings we described in our book, are an intersection of political projects of governance and of belonging. Very few states, including Ireland and Portugal, have recognised all migrants to be full entitled members of society during the pandemic; only a few states have recognized the right of all members of societies for minimum income during the pandemic, and policies aimed at exclusion and deprivation of all those in national and global grey limbo zones endanger the lives of millions across the globe.

    ping @isskein @mobileborders

    https://seenthis.net/messages/845795 via CDB_77


  • Amazon-owned Whole Foods is quietly tracking its employees with a heat map tool that ranks which stores are most at risk of unionizing
    https://www.businessinsider.fr/us/whole-foods-tracks-unionization-risk-with-heat-map-2020-1

    Stores’ risk scores are based on more than two dozen metrics, including racial diversity, employee turnover, and “tipline” calls. Amazon-owned Whole Foods is tracking and scoring stores it deems at risk of unionizing, according to five people with knowledge of the effort and internal documents viewed by Business Insider. The scores are based on more than two dozen metrics, including racial diversity, employee loyalty, “tipline” calls, and violations recorded by the Occupational Safety and (...)

    #GigEconomy #travail #surveillance #pauvreté #notation #marche #lutte #discrimination #délation #racisme #algorithme #Amazon #WholeFoods (...)

    ##pauvreté ##Walmart
    https://tra.img.pmdstatic.net/fit/https.3A.2F.2Fi.2Einsider.2Ecom.2F5e9a0fb692e8ba0bda6a1ace/1200x630/quality/80/whole-foods-tracks-unionization-risk-with-heat-map-2020-1.jpg

    https://seenthis.net/messages/845856 via etraces