• Grandmother on oxygen dies after PSE&G cuts off her power, grieving family says | NJ.com
    https://www.nj.com/essex/index.ssf/2018/07/grandmother_on_oxygen_dies_after_pseg_cuts_off_her.html
    https://image.nj.com/home/njo-media/width620/img/essex_impact/photo/2018/07/08/24672561-standard.jpg

    A 68-year-old Newark woman in hospice care, who depended on oxygen to survive, died last week after PSE&G turned off her electric because of an overdue bill, her grieving family said Sunday.

    Linda Daniels was in her Shephard Avenue home with her family for hours after her oxygen tank powered by electricity and air-conditioning stopped working about 10 a.m. Thursday. She died at 4:23 p.m. of heart failure, her family said.

    Pour ceux et celles qui ne lisent pas l’anglais, je résume grossièrement la situation : la vieille dame devait de l’argent depuis un moment à la compagnie PSE&G. Elle a fini par payer mais 2 jours après, ils ont quand même coupé l’électricité pour défaut de paiement un jour où la chaleur était extrême. La dame en question avait une aide respiratoire grâce à un appareil qui fonctionnait à l’électricité. Elle est morte étouffée malgré les appels répétés de la famille à la compagnie pendant la journée. Les faits se sont passés ) Newark aux États-Unis.

    #privatisation #pauvreté #capitalisme #libéralisme_économique

    https://seenthis.net/messages/707842 via ninachani


  • Les dents - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/07/04/les-dents
    https://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2018/07/entretien-dentier.jpg

    Je viens d’un milieu suffisamment pauvre pour savoir que la malnutrition n’est pas l’amie des dents. Les dents, c’est plus souvent ce qui fait honte que ce qui s’affiche : tâchées, jaunies, gâtées, manquantes… les pauvres sont souvent emmerdés par leurs dents. C’est peut-être pour cela qu’elles sont si mal remboursées par la Sécu → un problème de pauvres, un problème de « sans-dents ».

    #santé #pauvreté #inégalité #vieux

    https://seenthis.net/messages/706441 via Agnès Maillard


  • Cynisme désinhibé Philippe Bach - jeudi 14 juin 2018 - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2018/06/14/cynisme-desinhibe

    Emmanuel Macron semble pressé de faire sienne la politique de la droite dite décomplexée chère à Nicolas Sarkozy. Mercredi, il a fait diffuser de manière ostentatoire par son équipe de communicants une vidéo éclairante où il prépare son discours sur l’aide sociale. Un concentré de #cynisme où le président pérore sur ces aides « qui coûtent un pognon de dingue » sans résoudre la #pauvreté. Et qui s’inscrit dans la continuité de ses déclarations sur les #salariés #illettrés et les #costards qu’il faut pouvoir se payer où le locataire de l’Elysée fait montre d’une #arrogance de classe nauséabonde. Mais tellement révélatrice.

    On pourrait se dire que le le président veut réformer le système d’aide sociale pour améliorer les politiques de réinsertion. Rêvons un peu. Mais pas trop longtemps. Selon Le Canard enchaîné, ce sont 7 milliards d’euros qu’il est prévu purement et simplement de couper dans ce #budget. Le premier ministre, Edouard Philippe, a tenté de démentir. Mais l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi est généralement bien informé…
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L290xH350/arton33487-47d43.jpg
    Parallèlement à ces coupes, le président des riches prévoit de supprimer l’Exit Tax, ce mécanisme visant à freiner un tant soit peu la propension des Français les plus nantis à aller planquer leur fortune dans des paradis fiscaux. Avec à la clef, un manque gagner de 6 milliards d’euros pour les caisses de l’Etat.

    Dam. Faire financer les cadeaux fiscaux faits aux nantis en étranglant encore plus les milieux les plus modestes, il fallait oser. Emmanuel Macron n’est pas étouffé par la pudeur. Il a entamé une fuite en avant, privatise à tour de bras – il prévoit la vente de #ADP (aéroport de Paris), d’#Engie (ex-GDF Suez) et de la Française des jeux pour un montant de 15 milliards d’euros ! – et à ceux qui tentent de résister, il fait donner la maréchaussée comme à #Notre-Dames-des-Landes ou durant les manifs de #cheminots.

    Cette dérive autoritaire doit inquiéter. Le capitalisme dans une opération d’enfumage idéologique laisse accroire qu’il est le garant des #libertés ; on voit plutôt qu’il est capable de faire donner la pleine puissance de l’Etat pour défendre les intérêts de quelques-uns au détriment des plus défavorisés.

    En cela les sorties désinhibées d’Emmanuel Macron ont au moins un mérite : elles procèdent d’une logique du dévoilement génératrice d’indignation, voire de révolte, sur laquelle il sera possible de bâtir une stratégie de reconquête idéologique et politique du pouvoir au profit du bien commun.

    #France #manu #macron #emmanuel _macron

    https://seenthis.net/messages/702972 via BCE 106,6 Mhz


  • Des employés de Disneyland réclament des salaires leur permettant de « vivre » Belga - 15 Juin 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-employes-de-disneyland-reclament-des-salaires-leur-permettant-de-viv

    Manifestation, pétition : les employés du parc d’attraction Disneyland en Californie font monter la pression sur le géant du divertissement pour réclamer des salaires leur « permettant de vivre », Disney dénonçant de son côté une « mise en scène politique ».
    https://can2-prod.s3.amazonaws.com/petitions/photos/000/097/664/original/C2C51FE3-2424-4EC3-9391-ED6EF94ECCBB-86549-00000E5903B35722.jpg
    Une lettre signée par plus de 120.000 personnes d’après le site de pétitions Actionnetwork.org https://actionnetwork.org/petitions/tell-disney-ceo-pay-your-workers-a-living-wage?nowrapper=true&referre a été remise à la direction du groupe vendredi. La veille, des centaines d’employés de « l’endroit le plus heureux du monde » _surnom du célèbre parc ont manifesté dans le site d’Anaheim, au sud de Los Angeles, a affirmé le syndicat SEIU qui a diffusé des vidéos de ce rassemblement sur les réseaux sociaux.

    « Les bénéfices de Disney n’apparaissent pas par magie : ils sont gagnés par les employés qui travaillent dur pour s’assurer que les visiteurs bénéficient d’une agréable expérience » et « devraient être partagés », dénonce la lettre, qui souligne que la multinationale va bénéficier « de retombées de 1,5 milliard de dollars des baisses d’impôts » _ de l’administration Trump. Les derniers résultats trimestriels du groupe affichaient un bond des bénéfices de 23% sur un an, notamment grâce à la bonne santé des parcs d’attraction.

    Une étude de l’université californienne Occidental, publiée en début d’année, affirmait qu’un dixième des employés de Disneyland a été sans domicile fixe et que la majorité d’entre eux ne pouvait se payer trois repas quotidiens. Disney qualifie cette enquête d’"inexacte" et biaisée, ajoutant que la crise du logement et des SDF en Californie dépasse largement le cadre du parc d’attraction.

    Verser au moins 15 dollars de l’heure
    Les syndicats représentant les employés de Disneyland ont aussi déposé une pétition auprès des autorités du comté d’Orange, où se trouve Anaheim, pour demander un référendum visant à forcer les principaux employeurs de la ville -Disneyland est le premier avec 30.000 travailleurs- à verser au moins 15 dollars de l’heure à leurs salariés à partir de 2019, 18 dollars d’ici 2022.

    Disney affirme qu’une telle mesure « aurait des conséquences graves et non souhaitées » sur l’emploi, qu’il paie déjà ses salariés au-dessus du salaire minimal et a proposé aux syndicats une augmentation de ses taux horaires planchers de 36% en trois ans pour 9500 employés.

    Cela les ferait passer de 11 dollars actuellement à 15 dollars de l’heure d’ici 2020, « deux ans avant le relèvement obligatoire en Californie » du salaire minimum à 15 dollars. Ce serait l’une des augmentations « les plus fortes dans l’histoire du groupe », insiste Disney, qui se targue d’avoir créé 10.000 nouveaux emplois en une décennie.

     #disney #disneyland #pauvreté #économie #travail #états-unis #stopDisneyPoverty

    https://seenthis.net/messages/702282 via BCE 106,6 Mhz


  • In Britain, Austerity Is Changing Everything - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/05/28/world/europe/uk-austerity-poverty.html
    https://static01.nyt.com/images/2018/05/23/world/europe/28austerity-promo/xxausterity-slide-0LCN-facebookJumbo.jpg
    #austérité #pauvreté

    Britain’s Big Squeeze
    In Britain, Austerity Is Changing Everything

    After eight years of budget cutting, Britain is looking less like the rest of Europe and more like the United States, with a shrinking welfare state and spreading poverty.

    Raised in the Liverpool neighborhood of Croxteth, Emma Wilde has lost the welfare benefits she depended on to support herself and her two children.CreditAndrea Bruce for The New York Times

    By Peter S. Goodman

    May 28, 2018

    PRESCOT, England — A walk through this modest town in the northwest of England amounts to a tour of the casualties of Britain’s age of austerity.

    The old library building has been sold and refashioned into a glass-fronted luxury home. The leisure center has been razed, eliminating the public swimming pool. The local museum has receded into town history. The police station has been shuttered.

    Now, as the local government desperately seeks to turn assets into cash, Browns Field, a lush park in the center of town, may be doomed, too. At a meeting in November, the council included it on a list of 17 parks to sell to developers.

    “Everybody uses this park,” says Jackie Lewis, who raised two children in a red brick house a block away. “This is probably our last piece of community space. It’s been one after the other. You just end up despondent.”

    In the eight years since London began sharply curtailing support for local governments, the borough of Knowsley, a bedroom community of Liverpool, has seen its budget cut roughly in half. Liverpool itself has suffered a nearly two-thirds cut in funding from the national government — its largest source of discretionary revenue. Communities in much of Britain have seen similar losses.

    For a nation with a storied history of public largess, the protracted campaign of budget cutting, started in 2010 by a government led by the Conservative Party, has delivered a monumental shift in British life. A wave of austerity has yielded a country that has grown accustomed to living with less, even as many measures of social well-being — crime rates, opioid addiction, infant mortality, childhood poverty and homelessness — point to a deteriorating quality of life.

    When Ms. Lewis and her husband bought their home a quarter-century ago, Prescot had a comforting village feel. Now, core government relief programs are being cut and public facilities eliminated, adding pressure to public services like police and fire departments, just as they, too, grapple with diminished funding.

    By 2020, reductions already set in motion will produce cuts to British social welfare programs exceeding $36 billion a year compared with a decade earlier, or more than $900 annually for every working-age person in the country, according to a report from the Center for Regional Economic and Social Research at Sheffield Hallam University. In Liverpool, the losses will reach $1,200 a year per working-age person, the study says.

    “The government has created destitution,” says Barry Kushner, a Labour Party councilman in Liverpool and the cabinet member for children’s services. “Austerity has had nothing to do with economics. It was about getting out from under welfare. It’s about politics abandoning vulnerable people.”

    Conservative Party leaders say that austerity has been driven by nothing more grandiose than arithmetic.

    “It’s the ideology of two plus two equals four,” says Daniel Finkelstein, a Conservative member of the upper chamber of Parliament, the House of Lords, and a columnist for The Times of London. “It wasn’t driven by a desire to reduce spending on public services. It was driven by the fact that we had a vast deficit problem, and the debt was going to keep growing.”

    Whatever the operative thinking, austerity’s manifestations are palpable and omnipresent. It has refashioned British society, making it less like the rest of Western Europe, with its generous social safety nets and egalitarian ethos, and more like the United States, where millions lack health care and job loss can set off a precipitous plunge in fortunes.

    Much as the United States took the Great Depression of the 1930s as impetus to construct a national pension system while eventually delivering health care for the elderly and the poor, Britain reacted to the trauma of World War II by forging its own welfare state. The United States has steadily reduced benefits since the Reagan Revolution of the 1980s. Britain rolled back its programs in the same era, under the leadership of Margaret Thatcher. Still, its safety net remained robust by world standards.

    Then came the global financial panic of 2008 — the most crippling economic downturn since the Great Depression. Britain’s turn from its welfare state in the face of yawning budget deficits is a conspicuous indicator that the world has been refashioned by the crisis.

    As the global economy now negotiates a wrenching transition — with itinerant jobs replacing full-time positions and robots substituting for human labor — Britain’s experience provokes doubts about the durability of the traditional welfare model. As Western-style capitalism confronts profound questions about economic justice, vulnerable people appear to be growing more so.

    Conservative Party leaders initially sold budget cuts as a virtue, ushering in what they called the Big Society. Diminish the role of a bloated government bureaucracy, they contended, and grass-roots organizations, charities and private companies would step to the fore, reviving communities and delivering public services more efficiently.

    To a degree, a spirit of voluntarism materialized. At public libraries, volunteers now outnumber paid staff. In struggling communities, residents have formed food banks while distributing hand-me-down school uniforms. But to many in Britain, this is akin to setting your house on fire and then reveling in the community spirit as neighbors come running to help extinguish the blaze.

    Most view the Big Society as another piece of political sloganeering — long since ditched by the Conservatives — that served as justification for an austerity program that has advanced the refashioning unleashed in the 1980s by Mrs. Thatcher.

    “We are making cuts that I think Margaret Thatcher, back in the 1980s, could only have dreamt of,” Greg Barker said in a speech in 2011, when he was a Conservative member of Parliament.

    A backlash ensued, with public recognition that budget cuts came with tax relief for corporations, and that the extensive ranks of the wealthy were little disturbed.

    Britain hasn’t endured austerity to the same degree as Greece, where cutbacks were swift and draconian. Instead, British austerity has been a slow bleed, though the cumulative toll has been substantial.

    Local governments have suffered a roughly one-fifth plunge in revenue since 2010, after adding taxes they collect, according to the Institute for Fiscal Studies in London.

    Nationally, spending on police forces has dropped 17 percent since 2010, while the number of police officers has dropped 14 percent, according to an analysis by the Institute for Government. Spending on road maintenance has shrunk more than one-fourth, while support for libraries has fallen nearly a third.

    The national court system has eliminated nearly a third of its staff. Spending on prisons has plunged more than a fifth, with violent assaults on prison guards more than doubling. The number of elderly people receiving government-furnished care that enables them to remain in their homes has fallen by roughly a quarter.

    In an alternate reality, this nasty stretch of history might now be ending. Austerity measures were imposed in the name of eliminating budget deficits, and last year Britain finally produced a modest budget surplus.

    But the reality at hand is dominated by worries that Britain’s pending departure from the European Union — Brexit, as it is known — will depress growth for years to come. Though every major economy on earth has been expanding lately, Britain’s barely grew during the first three months of 2018. The unemployment rate sits just above 4 percent — its lowest level since 1975 — yet most wages remain lower than a decade ago, after accounting for rising prices.

    In the blue-collar reaches of northern England, in places like Liverpool, modern history tends to be told in the cadence of lamentation, as the story of one indignity after another. In these communities, Mrs. Thatcher’s name is an epithet, and austerity is the latest villain: London bankers concocted a financial crisis, multiplying their wealth through reckless gambling; then London politicians used budget deficits as an excuse to cut spending on the poor while handing tax cuts to corporations. Robin Hood, reversed.

    “It’s clearly an attack on our class,” says Dave Kelly, a retired bricklayer in the town of Kirkby, on the outskirts of Liverpool, where many factories sit empty, broken monuments to another age. “It’s an attack on who we are. The whole fabric of society is breaking down.”

    As much as any city, Liverpool has seen sweeping changes in its economic fortunes.

    In the 17th century, the city enriched itself on human misery. Local shipping companies sent vessels to West Africa, transporting slaves to the American colonies and returning bearing the fruits of bondage — cotton and tobacco, principally.

    The cotton fed the mills of Manchester nearby, yielding textiles destined for multiple continents. By the late 19th century, Liverpool’s port had become the gateway to the British Empire, its status underscored by the shipping company headquarters lining the River Mersey.

    By the next century — through the Great Depression and the German bombardment of World War II — Liverpool had descended into seemingly terminal decline. Its hard luck, blue-collar station was central to the identity of its most famous export, the Beatles, whose star power seemed enhanced by the fact such talent could emerge from such a place.

    Today, more than a quarter of Liverpool’s roughly 460,000 residents are officially poor, making austerity traumatic: Public institutions charged with aiding vulnerable people are themselves straining from cutbacks.

    Over the past eight years, the Merseyside Fire and Rescue Service, which serves greater Liverpool, has closed five fire stations while cutting the force to 620 firefighters from about 1,000.

    “I’ve had to preside over the systematic dismantling of the system,” says the fire chief, Dan Stephens.

    His department recently analyzed the 83 deaths that occurred in accidental house fires from 2007 to 2017. The majority of the victims — 51 people — lived alone and were alone at the time of the deadly fire. Nineteen of those 51 were in need of some form of home care.

    The loss of home care — a casualty of austerity — has meant that more older people are being left alone unattended.

    Virtually every public agency now struggles to do more with less while attending to additional problems once handled by some other outfit whose budget is also in tatters.

    Chief Stephens said people losing cash benefits are falling behind on their electric bills and losing service, resorting to candles for light — a major fire risk.

    The city has cut mental health services, so fewer staff members are visiting people prone to hoarding newspapers, for instance, leaving veritable bonfires piling up behind doors, unseen.

    “There are knock-on effects all the way through the system,” says Chief Stephens, who recently announced plans to resign and move to Australia.

    The National Health Service has supposedly been spared from budget cuts. But spending has been frozen in many areas, resulting in cuts per patient. At public hospitals, people have grown resigned to waiting for hours for emergency care, and weeks for referrals to specialists.

    “I think the government wants to run it down so the whole thing crumbles and they don’t have to worry about it anymore,” says Kenneth Buckle, a retired postal worker who has been waiting three months for a referral for a double knee replacement. “Everything takes forever now.”

    At Fulwood Green Medical Center in Liverpool, Dr. Simon Bowers, a general practitioner, points to austerity as an aggravating factor in the flow of stress-related maladies he encounters — high blood pressure, heart problems, sleeplessness, anxiety.

    He argues that the cuts, and the deterioration of the National Health Service, represent a renouncement of Britain’s historical debts. He rattles off the lowlights — the slave trave, colonial barbarity.

    “We as a country said, ‘We have been cruel. Let’s be nice now and look after everyone,’” Dr. Bowers says. “The N.H.S. has everyone’s back. It doesn’t matter how rich or poor you are. It’s written into the psyche of this country.”

    “Austerity isn’t a necessity,” he continued. “It’s a political choice, to move Britain in a different way. I can’t see a rationale beyond further enriching the rich while making the lives of the poor more miserable.”

    Wealthy Britons remain among the world’s most comfortable people, enjoying lavish homes, private medical care, top-notch schools and restaurants run by chefs from Paris and Tokyo. The poor, the elderly, the disabled and the jobless are increasingly prone to Kafka-esque tangles with the bureaucracy to keep public support.

    For Emma Wilde, a 31-year-old single mother, the misadventure began with an inscrutable piece of correspondence.

    Raised in the Liverpool neighborhood of Croxteth, Ms. Wilde has depended on welfare benefits to support herself and her two children. Her father, a retired window washer, is disabled. She has been taking care of him full time, relying on a so-called caregiver’s allowance, which amounts to about $85 a week, and income support reaching about $145 a month.

    The letter put this money in jeopardy.

    Sent by a private firm contracted to manage part of the government’s welfare programs, it informed Ms. Wilde that she was being investigated for fraud, accused of living with a partner — a development she is obliged to have reported.

    Ms. Wilde lives only with her children, she insists. But while the investigation proceeds, her benefits are suspended.

    Eight weeks after the money ceased, Ms. Wilde’s electricity was shut off for nonpayment. During the late winter, she and her children went to bed before 7 p.m. to save on heat. She has swallowed her pride and visited a food bank at a local church, bringing home bread and hamburger patties.

    “I felt a bit ashamed, like I had done something wrong, ” Ms. Wilde says. “But then you’ve got to feed the kids.”

    She has been corresponding with the Department for Work and Pensions, mailing bank statements to try to prove her limited income and to restore her funds.

    The experience has given her a perverse sense of community. At the local center where she brings her children for free meals, she has met people who lost their unemployment benefits after their bus was late and they missed an appointment with a caseworker. She and her friends exchange tips on where to secure hand-me-down clothes.

    “Everyone is in the same situation now,” Ms. Wilde says. “You just don’t have enough to live on.”

    From its inception, austerity carried a whiff of moral righteousness, as if those who delivered it were sober-minded grown-ups. Belt tightening was sold as a shared undertaking, an unpleasant yet unavoidable reckoning with dangerous budget deficits.

    “The truth is that the country was living beyond its means,” the then-chancellor of the Exchequer, George Osborne, declared in outlining his budget to Parliament in 2010. “Today, we have paid the debts of a failed past, and laid the foundations for a more prosperous future.”

    “Prosperity for all,” he added.

    Eight years later, housing subsidies have been restricted, along with tax credits for poor families. The government has frozen unemployment and disability benefits even as costs of food and other necessities have climbed. Over the last five years, the government has begun transitioning to so-called Universal Credit, giving those who receive benefits lump sum payments in place of funds from individual programs. Many have lost support for weeks or months while their cases have shifted to the new system.

    All of which is unfortunate yet inescapable, assert Conservative lawmakers. The government was borrowing roughly one-fourth of what it was spending. To put off cuts was to risk turning Britain into the next Greece.

    “The hard left has never been very clear about what their alternative to the program was,” says Neil O’Brien, a Conservative lawmaker who was previously a Treasury adviser to Mr. Osborne. “Presumably, it would be some enormous increase in taxation, but they are a bit shy about what that would mean.”

    He rejects the notion that austerity is a means of class warfare, noting that wealthy people have been hit with higher taxes on investment and expanded fees when buying luxury properties.

    Britain spends roughly the same portion of its national income on public spending today as it did a decade ago, said Paul Johnson, director of the Institute for Fiscal Studies.

    But those dependent on state support express a sense that the system has been rigged to discard them.

    Glendys Perry, 61, was born with cerebral palsy, making it difficult for her to walk. For three decades, she answered the phones at an auto parts company. After she lost that job in 2010, she lived on a disability check.

    Last summer, a letter came, summoning her to “an assessment.” The first question dispatched any notion that this was a sincere exploration.

    “How long have you had cerebral palsy?” (From birth.) “Will it get better?” (No.)

    In fact, her bones were weakening, and she fell often. Her hands were not quick enough to catch her body, resulting in bruises to her face.

    The man handling the assessment seemed uninterested.

    “Can you walk from here to there?” he asked her.

    He dropped a pen on the floor and commanded her to pick it up — a test of her dexterity.

    “How did you come here?” he asked her.

    “By bus,” she replied.

    Can you make a cup of tea? Can you get dressed?

    “I thought, ‘I’m physically disabled,’” she says. “‘Not mentally.’”

    When the letter came informing her that she was no longer entitled to her disability payment — that she had been deemed fit for work — she was not surprised.

    “They want you to be off of benefits,” she says. “I think they were just ticking boxes.”

    The political architecture of Britain insulates those imposing austerity from the wrath of those on the receiving end. London makes the aggregate cuts, while leaving to local politicians the messy work of allocating the pain.

    Spend a morning with the aggrieved residents of Prescot and one hears scant mention of London, or even austerity. People train their fury on the Knowsley Council, and especially on the man who was until recently its leader, Andy Moorhead. They accuse him of hastily concocting plans to sell Browns Field without community consultation.

    Mr. Moorhead, 62, seems an unlikely figure for the role of austerity villain. A career member of the Labour Party, he has the everyday bearing of a genial denizen of the corner pub.

    “I didn’t become a politician to take things off of people,” he says. “But you’ve got the reality to deal with.”

    The reality is that London is phasing out grants to local governments, forcing councils to live on housing and business taxes.

    “Austerity is here to stay,” says Jonathan Davies, director of the Center for Urban Research on Austerity at De Montfort University in Leicester, England. “What we might now see over the next two years is a wave of bankruptcies, like Detroit.”

    Indeed, the council of Northamptonshire, in the center of England, recently became the first local government in nearly two decades to meet that fate.

    Knowsley expects to spend $192 million in the next budget year, Mr. Moorhead says, with 60 percent of that absorbed by care for the elderly and services for children with health and developmental needs. An additional 18 percent will be spent on services the council must provide by law, such as garbage collection and highway maintenance.

    To Mr. Moorhead, the equation ends with the imperative to sell valuable land, yielding an endowment to protect remaining parks and services.

    “We’ve got to pursue development,” Mr. Moorhead says. “Locally, I’m the bad guy.”

    The real malefactors are the same as ever, he says.

    He points at a picture of Mrs. Thatcher on the wall behind him. He vents about London bankers, who left his people to clean up their mess.

    “No one should be doing this,” he says. “Not in the fifth-wealthiest country in the whole world. Sacking people, making people redundant, reducing our services for the vulnerable in our society. It’s the worst job in the world.”

    Now, it is someone else’s job. In early May, the local Labour Party ousted Mr. Moorhead as council leader amid mounting anger over the planned sale of parks.

    https://seenthis.net/messages/697649 via Agnès Maillard


  • Dès 2019, certains chômeurs devront détailler leurs recherches dans un « journal de bord numérique »
    https://www.nextinpact.com/news/106541-des-2019-certains-chomeurs-devront-detailler-leurs-recherches-dan

    Pôle emploi s’apprête à expérimenter dans certaines régions un « journal de bord numérique », dans lequel chaque chômeur devra consigner mensuellement ses démarches de recherche d’emploi. Faute de quoi, une désinscription sera de mise. Chaque mois, afin de confirmer qu’elles sont toujours à la recherche d’un emploi, toutes les personnes inscrites à Pôle Emploi doivent s’actualiser (au travers de leur espace en ligne ou par téléphone). Aucun justificatif particulier ne leur est alors demandé. Tout du moins (...)

    #PôleEmploi #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/691300 via etraces


  • La traque aux fraudeurs avec GPS et drones fait mouche
    https://www.24heures.ch/suisse/traque-fraudeurs-gps-drones-mouche/story/11326426

    Un sondage de Tamedia montre un large soutien à la loi sur la surveillance des assurés, combattue par référendum. Recourir à des GPS ou à des drones pour pincer des fraudeurs aux assurances ? Une large majorité de la population y est favorable, selon un sondage réalisé par Tamedia en collaboration avec l’institut LeeWas. Il en ressort que 62% des personnes interrogées soutiennent la nouvelle loi sur la surveillance des assurés. Le texte dote les compagnies d’assurances sociales d’une panoplie de (...)

    #GPS #drone #géolocalisation #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/690747 via etraces


  • Dans les arrondissements fortunés de Paris, 44,5% des gynécos refusent de soigner les plus démunies | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1520431938-arrondissements-fortunes-paris-445-gynecos-refusent-cmu

    StreetPress a mis en place un petit testing pour connaître le nombre de gynécos qui refusent la complémentaire maladie universelle (CMU) dans les 6,7,8 et 16e arrondissement. Bilan : près de la moitié d’entre eux sont hors-la-loi.

    Ahh les refus de soin… tout un programme ! Je suis déjà allée à la CPAM signaler des médecins qui ont ce genre de pratique et on me répond invariablement « on ne peut rien faire contre ça » sans même relever le nom du médecin en question.
    Souvenir d’un refus de la part d’une kiné dans un quartier chic : « Mais pourquoi vous n’allez pas voir un kiné dans votre quartier ? »
    Ben oui c’est chiant ces pauvres qui restent pas chez eux merde alors !
    #cmu #pauvreté #santé #médecins #refus_de_soin #discriminations

    https://seenthis.net/messages/684545 via ninachani


  • Qui a tué Rico Carpaye ? - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/qui-a-tue-rico-carpaye-2155.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2155.png

    « Tu es #pauvre. Ils sont puissants », déclare #PaulVergès dans un #cimetière, au milieu d’une foule prise entre #colère et #chagrin alors que tombe la nuit, ce #16mars 1978. Deux jours auparavant, le #14mars 1978, il y a quarante ans, #RicoCarpaye, Portois de 17 ans, trouvait la #mort au carrefour du Sacré-Cœur sous les roues d’une camionnette conduite par un #nervi. Son ou ses #assassins n’ont pas été poursuivis par la #Justice.

    #LaRéunion #CoeurSaignant #politique #repression #violence #LePort


  • Des détectives privés pour tracer les potentiels fraudeurs
    http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/suisse/des-detectives-prives-pour-tracer-les-potentiels-fraudeurs

    Des détectives pourront à nouveau surveiller d’éventuels fraudeurs aux assurances sociales, au besoin avec des GPS. La base légale qui faisait défaut en Suisse est en passe d’être assurée. Au Conseil national, la gauche a échoué à couler ou du moins adoucir le projet. (ats) En 2016, la Cour européenne des droits de l’homme a rappelé la Suisse à l’ordre, donnant raison à une Zurichoise espionnée par des détectives engagés par son assurance. Les bases légales ont été jugées trop vagues pour une surveillance (...)

    #GPS #géolocalisation #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/676075 via etraces


  • Joseph Tafiki, l’oeuvre de sa vie pour Saint-Expédit (4) - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/0101762-1061.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1061.png

    « Serviteur des #pauvres », pêcheur, vendeur de pistaches, #, père de 14 enfants... La vie de #JosephTafiki a été bien remplie mais c’est dans un autre registre qu’il trouvera la postérité. Dans le #Sudsauvage, au lieu-dit Mare Longue, Joseph Tafiki a édifié une #chapelle. Rouge et bleue. Dédiée à #SaintExpédit, il ne s’agit pas d’une petite guérite au bord du chemin, mais bien d’une véritable chapelle constituée de trois constructions. L’œuvre de sa vie !

    #laReunion #croyance


  • Ce qui préoccupe vraiment les Hongrois et les Polonais
    https://courrierdeuropecentrale.fr/sante-publique-pauvrete-corruption-inquietent-polonais-hongr

    Santé publique, pauvreté et #corruption. Voici les thématiques qui inquiètent le plus les Hongrois, et dans une moindre mesure les Polonais, selon un grand sondage récurrent réalisé par Ipsos Mori dans 27 pays et intitulé « What Worries the World ». Des 27 pays étudiés de par le monde par Ipsos, c’est en #Hongrie et en #Pologne que les répondants citent la #Santé_publique au premier rang de leurs principales préoccupations : à 72 % et 62 % respectivement

    #Société #Article_payant #inégalités #Pauvreté #une-sous


  • Austerity is an Algorithm
    https://logicmag.io/03-austerity-is-an-algorithm

    The Australian government recently tried to replace social services with software. What does fully automated austerity look like ? First there are the text messages. Impersonal, incessant, and devoid of context, they reveal few hints of their purpose. The language is so vague you’d be forgiven for thinking it was spam. “Message from the Probe Group regarding an urgent matter. Please call us.” Then, a deluge of phone calls—up to ten times a day, often after-hours—from an unknown mobile number. (...)

    #algorithme #surveillance #pauvreté

    ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/666495 via etraces


  • L’austérité est un algorithme
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/lausterite-est-un-algorithme

    L’excellent webzine Logic (@logic_magazine) revient sur le remplacement récent par le gouvernement australien de services sociaux par un logiciel. Non sans échos aux propos de Virginia Eubanks qui s’intéressait à ce phénomène aux États-Unis, l’écrivaine Gillian Terzis (@gillianterzis) nous montre à quoi ressemble l’austérité automatisée en Australie. En Australie, les (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #algorithmes #big_data #eAdministration #pauvreté #politiques_publiques #services_publics #surveillance

    https://seenthis.net/messages/666462 via InternetActu [RSS]


  • « Un tiers des retraités vit sous le seuil de pauvreté » en Hongrie
    https://courrierdeuropecentrale.fr/tiers-retraites-vit-seuil-de-pauvrete-hongrie

    « Une chose est sûre, un tiers des retraités vit en dessous du seuil de pauvreté », a déclaré le Président du Conseil national des retraités (NYOK), #György_Földényi, sur la chaîne d’informations ATV. Soit avec une retraite d’un montant inférieur à 88 000 forints par mois (285 euros). György Földényi s’est montré très critique du gouvernement en place, estimant que les « petits coups de pouces » de 10 000 forint pour les retraités lors des fêtes de Noël ne sont loi d’être suffisants pour aider des personnes qui « luttent pour leur survie douze mois de l’année ».

    #Société #Article_payant #Pauvreté #personnes_âgées #Retraites #une-sous


  • Les riches encore plus riches, les pauvres toujours plus pauvres - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/rapport-2131.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2131.png

    Le #capitalisme financier mène le monde à sa perte. Un rapport rendu public par #Oxfam et intitulé « Partager la #richesse avec ceux qui la créent » dévoile des chiffres hallucinants. Un seul exemple : 82 % de la #croissance des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches. Les solutions proposées par Oxfam sont pertinentes et recoupent en très grande partie le programme de la #Franceinsoumise.

    #pauvreté #inégalités


  • Pauvre consultation - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/01/23/pauvre-consultation
    https://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2018/01/Sélection_202.png

    Je suis joie. Je suis fête. Je suis pure allégresse. Faute de créer une commission, notre gouvernement a décidé de se pencher sur le sort des pauvres et de lancer une grande consultation numérique pour trouver de bonnes idées pour lutter contre la pauvreté.

    Hasard du calendrier, Oxfam nous annonce hier qu’on est vraiment tous très très forts et très très productifs et que nous avons collectivement créé tout plein de cette sacrosainte croissance qui nous manquait tant.

    #argent #civilisation #inégalités #libéralisme #marketing #pauvreté #politique #services_publics

    https://seenthis.net/messages/662397 via Agnès Maillard


  • Économie. Les #inégalités en hausse sur toute la planète

    Un groupe de chercheurs emmené par les Français #Thomas_Piketty et #Lucas_Chancel publie ce jeudi une étude sur cette question de plus en plus débattue. Résultat : les inégalités de richesse ont augmenté presque partout dans le monde depuis 1990.

    https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/2017-12-14_ramses.png?itok=EoT9jQMt#.jpg
    https://www.courrierinternational.com/article/economie-les-inegalites-en-hausse-sur-toute-la-planete
    #monde #riches #pauvres #richesse #pauvreté #monde #statistiques #chiffres

    Site « World wealth and income database » :
    http://wid.world/fr/monde
    #ressources_pédagogiques

    Je ne trouve par contre pas l’étude en question (mais j’ai fait une recherche super rapide)... si jamais tu as un tout petit peu de temps @simplicissimus...

    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/652357 via CDB_77


  • A San Francisco, des robots empêchent les sans-abri d’installer leurs campements
    http://www.businessinsider.fr/robots-utilises-pour-empecher-sans-abris-dinstaller-leurs-campements

    À San Francisco, des robots autonomes qui luttent contre la criminalité sont utilisés pour patrouiller les parkings, les stades et les campus d’entreprises tech pour tenir à distance les sans-abris. Le San Francisco Business Times a rapporté la semaine dernière que le SPCA de San Francisco, un groupe de protection des animaux et pour l’adoption d’animaux domestiques, a placé un robot de sécurité devant de ses locaux dans le quartier en cours de gentrification de Mission. La présence du robot devrait (...)

    #Knightscope #robotique #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté

    https://seenthis.net/messages/652246 via etraces


  • Usul. #Gérard_Collomb à l’intérieur, une cuisine lyonnaise
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111217/usul-gerard-collomb-l-interieur-une-cuisine-lyonnaise

    Début décembre, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, avec sa conception brutale et bien peu généreuse de la lutte contre la pauvreté, a réussi à se mettre à dos une vingtaine de grandes associations caritatives. Les Lyonnais, eux, vivent dans une ville où ces méthodes sont en application depuis 2001.

    #France #Lyon #migrants #ministre_de_l'Intérieur #pauvreté #prostitution #Sans_papiers


  • Mensonges de l’ONU sur la #faim dans le #monde | Le Vilain Petit Canard
    https://levilainpetitcanard.be/articles/ailleurs/mensonges-onu-sur-la-faim-dans-le-monde_1059349057
    https://levilainpetitcanard.be/sites/default/files/field/image/yementwogirls.jpg

    Pour l’#ONU, le réchauffement climatique et les #guerres en tout genre sont les principaux responsables de la malnutrition. Mais cette imputation de la misère humaine à des causes accidentelles a pour effet de minimiser les causes structurelles. Les mécanismes de l’#exploitation capitaliste sont lavés de tout soupçon, et le message implicite est que les #multinationales n’y sont pour rien. L’incrimination du réchauffement climatique, en revanche, étend la responsabilité de la misère au citoyen-lambda. Le salarié qui prend sa voiture pour aller au boulot n’est-il pas aussi coupable que Monsanto ?

    Ce n’est pas à cause du réchauffement climatique que des milliers d’enfants sont contraints de travailler dans les plantations de cacao en Côte-d’Ivoire. L’asservissement de ce petit pays aux multinationales du chocolat en est directement responsable. Sa spécialisation dans cette monoculture d’exportation depuis l’époque coloniale en a fait un appendice précaire des économies développées. Soumise aux fluctuations du marché et aux opérations spéculatives, la Côte d’Ivoire s’appauvrit pour enrichir des actionnaires, sans compter l’effet désastreux des cures d’austérité imposées par les institutions internationales.

    Pays d’une extrême #pauvreté, le Mali est en proie à l’instabilité politique et fait face à une rébellion sur laquelle s’est greffé le terrorisme. Mais le #pillage de ses richesses minières par la France n’est pas étranger à ce chaos sécuritaire. La rébellion touareg est repartie de plus belle lorsque Areva a signé avec le Niger un accord pour l’exploitation des gisements d’uranium faisant bon marché des populations nomades. Simple coïncidence ? Les pays du Sahel sont les plus pauvres du monde et les troupes françaises y sont plus présentes que jamais.

    Avec son hypocrisie coutumière, l’ONU oublie de dire que la famine règne dans les pays où l’Occident s’est évertué à semer le chaos. Au Sud-Soudan, il a favorisé une sécession catastrophique. En Somalie, il a déployé ses troupes et favorisé l’éclatement du pays. En Syrie, il a attisé les feux d’une guerre interminable. En Libye, il a détruit un Etat souverain et livré le pays aux milices. Au Yémen, il fournit les armes avec lesquelles Riyad massacre les populations civiles. L’ONU a raison de dire que les guerres ont détérioré la situation alimentaire. Il fallait seulement préciser que ces guerres sont des guerres impérialistes.

    https://seenthis.net/messages/645616

    https://seenthis.net/messages/645624 via Agnès Maillard


  • Avec sa politique familiale, #Viktor_Orbán veut que les pauvres restent pauvres
    https://hu-lala.org/politique-familiale-viktor-orban-veut-pauvres-restent-pauvres

    Il n’y a pas grand chose de nouveau qui est sorti du congrès du #Fidesz, destiné à donner une nouvelle virginité à Viktor Orbán. Il y a néanmoins eu quelques déclarations fortes, parmi lesquelles la bonne vieille rengaine mensongère anti-pauvres : celle des « gens qui vivent des allocations familiales ». 

    « Il n’y a pas d’avenir chez nous pour le mode de vie selon lequel l’on ne vit pas pour ses enfants, mais par ses enfants », a déclaré le Premier ministre.

    #Idées #Article_payant #CSOK #inégalités #Pauvreté #une-sous


  • Le nombre de pauvres a augmenté d’un million en dix ans
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/101117/le-nombre-de-pauvres-augmente-d-un-million-en-dix-ans

    Selon une étude de l’Observatoire des inégalités, le nombre de pauvres a augmenté de 1 million entre 2005 et 2015. La baisse des APL comme la dérégulation du travail et son “ubérisation” risquent de creuser la tendance, même si l’économie redémarre lentement.

    #Economie #Observatoire_des_inégalités #pauvreté


  • « Les femmes sans abri ont peur des viols, elles se cachent » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/08/les-femmes-sans-abri-ont-peur-des-viols-elles-se-cachent_1608808
    http://md1.libe.com/photo/1070909-social.jpg?modified_at=1510168412&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Après avoir passé dix-sept ans dans la rue, Anne, 48 ans, est aujourd’hui bénévole au sein d’une association qui vient en aide aux SDF. Elle raconte à « Libération » ses années d’errance, décrit la vulnérabilité des femmes sans domicile fixe. Et comment elle s’en est sortie.

    Après avoir été victime d’inceste, Anne s’est retrouvée, à 18 ans, sans toit. Aujourd’hui âgée de 48 ans, elle est logée dans un appartement HLM et enseigne le français à des adultes étrangers. Mais cette mère de deux enfants se consacre avant tout à Entourage, une association d’aide aux SDF. Son but : sensibiliser le public à l’importance de la communication avec les sans-abri. De sa situation actuelle, elle dit : « C’est vrai que je fais encore la manche de temps en temps. Mais avant, quand un homme me proposait de me donner de l’argent contre une "faveur", je disais oui parce que j’étais bien obligée. Aujourd’hui, j’ai le choix. » Retour sur ce sauvetage, et l’errance qui l’a précédé.

    A quoi ressemble le quotidien d’une femme sans abri ?
    Pour être la plus discrète possible, je me cachais tous les soirs, sous un pont, sur les quais. Je résumerais mes années de rue en trois périodes. D’abord, les viols. J’ai été en état de choc pendant mes trois premières années. Je ne parlais plus. Black-out total. Ma seule action de la journée, c’était de manger. J’avais honte de mon corps qui s’était fait violer. Ensuite, j’ai rencontré d’autres femmes SDF, et ça allait un peu mieux. Puis, je suis tombée amoureuse d’un homme sans abri. Malheureusement, être avec lui ne m’a pas protégée pour autant des agressions. On se faisait tous les deux violer.

    Enfin, la troisième période c’est quand j’ai eu mon premier enfant. Réussir à le garder a été mon combat de tous les jours. La Ddass [Direction des affaires sanitaires et sociales] voulait me le prendre. Quand vous êtes une femme SDF, vous n’avez pas le droit d’être mère. Alors, elles ne font pas de papiers à leurs enfants, ce qui donne lieu à des accouchements sauvages. Elles ne peuvent pas non plus les inscrire à l’école, c’est un cercle vicieux.

    Selon le Samu social de Paris, 22 % des SDF de la capitale sont des femmes. Ce chiffre vous étonne ?
    Oui, parce que je pense qu’elles représentent plutôt 40 %. Les gens ne se doutent pas que les femmes sans abri peuvent être si nombreuses, car ils ne les voient pas. Elles ont peur des viols, des racketteurs, alors elles se cachent dans des parcs, des bibliothèques, des piscines gratuites. A Paris, elles n’ont que deux lieux d’accueil d’urgence non mixtes. Les femmes SDF n’ont aucune chance de s’en sortir. Elles ont peur d’aller dans des centres mixtes. Je me suis déjà fait violer à l’intérieur même de ces refuges. Alors, quand on est sans abri, on préfère la rue. Les femmes s’isolent et deviennent des proies plus faciles. Leur dédier plus de centres d’accueil, qui soient dirigés uniquement par des femmes bénévoles, est une urgence.

    Vous n’êtes plus dans la rue depuis treize ans. Qu’est-ce qui vous a sauvée ?
    Les gens de mon quartier. Une femme médecin en particulier. Elle passait tous les jours devant moi et venait me voir régulièrement. Elle m’auscultait et m’aidait à soulager mes douleurs. On a développé une vraie relation. C’est ce lien qui m’a sauvé. Elle a été mon repère. J’avais simplement besoin qu’on me parle. Cette femme a d’ailleurs longtemps été mon médecin traitant lorsque j’ai réussi à trouver un logement. Les SDF, en France, ne meurent pas de faim, mais d’isolement, et de manque d’hygiène médicale. Seuls 5 % des sans-abri sont visibles. C’est de cette manière qu’on peut les repérer, puis les aider : en développant une vraie relation avec les SDF de votre quartier, en allant les voir tout le temps.

    Comment peut-on réussir à se reconstruire après ce que vous avez subi pendant ces dix-sept ans de rue ?
    Avant tout, grâce à mes enfants. Ils sont mon moteur. Grâce à eux, j’ai réussi à survivre. Ils savent tout sur ma vie d’avant, sur les viols, et sont fiers de moi.Ils font même régulièrement des maraudes pour venir en aide aux sans-abri. Ensuite, il faut se créer des amitiés, même si c’est difficile : quand on vit aussi longtemps dans la rue, une autoprotection se développe dans la solitude. On ne fait plus confiance à personne. Mais être entouré par des amis bienveillants est malgré tout indispensable. Un autre moyen auquel on pense moins, c’est Facebook. Pour certaines de mes amies SDF, ça a été une façon de garder contact avec leurs proches, même si, souvent, elles ne leur disent pas qu’elles sont sans-abri. Pour moi, Facebook a été un bon convecteur pour trouver de l’aide, c’est ce qu’on appelle la « cyber-mendicité ». Enfin, bien sûr, il y a le suivi psychologique, même si le processus est très lent. Depuis que j’ai quitté la rue, je suis suivie par une psychologue. Mais comme vous pouvez le voir, je continue à pleurer encore aujourd’hui.

    Vous êtes bénévole pour Entourage, une association d’aide aux SDF. Quelles sont vos missions ?
    Sensibiliser. C’est quoi être SDF ? Comment aider un SDF ? Au lieu de lui jeter une pièce, il vaut mieux par exemple lui demander de quoi il a besoin, et le lui donner. Avec Entourage, je veux éduquer, expliquer à quel point communiquer avec un sans-abri peut lui sauver la vie. Malheureusement, ceux qu’on voit sont souvent les pires : alcooliques, drogués, agressifs… Mais il ne faut pas généraliser. Les sans-abri ont avant tout besoin de parler, l’indifférence des passants les enfonce. Ils sont fidèles avec ceux qui sont bienveillants avec eux. Je considère que créer un lien social, c’est la clé pour aider un SDF à se relever.

    On peut quand même noter que l’Aide sociale à l’enfance a pour solution 1ère d’enlever un enfant à sa mère plutôt que de les mettre tous les deux à l’abri. Mais ça ne m’étonne pas outre mesure vu ce que j’ai pu voir de l’action de leurs services.

    #SDF #sans_abri #femmes #viols #pauvreté

    https://seenthis.net/messages/643357 via ninachani


  • Les pauvres sont priés de quitter #Kladno, en #Tchéquie
    https://hu-lala.org/les-pauvres-pries-de-quitter-kladno-en-tchequie

    Kladno, une ville de soixante-dix mille habitants, se trouve non loin de Prague. Dans le centre historique, des vitrines vides, des magasins « tout à 3 couronnes » et des magasins de seconde-main. La vie a quitté le centre-ville il y a deux ans, en faveur d’un centre commercial construit dans sa périphérie. La ville est connue pour le hockey et l’industrie métallurgique mais aussi pour sa pauvreté, ses centres d’accueil pour sans-abri et ses nombreux « entrepôts humains » aux conditions de vie lamentables. Ces derniers sont en nombre de vingt-quatre.

    #Société #Article_payant #droit_au_logement #Pauvreté #Sans-abrisme #une-sous