• La #ville intelligente n’aime pas les #pauvres ! | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2017/02/20/la-ville-intelligente-naime-pas-les-pauvres
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    La ville moderne n’aime pas les pauvres, les femmes, les bouseux, etc.

    Dominique Alba se fait un peu mordante, en soulignant que le réseau de fibre optique se déploie à l’Ouest de Paris, mais pas à l’Est, hormis notamment autour de Plaine Commune. Les opérateurs ne s’intéressent pas aux gens qui n’ont pas les moyens de se raccorder. Le risque, c’est le développement d’#inégalités territoriales au regard de l’accès lui-même. La Smart City n’aime pas la pauvreté sociale. Qu’offre-t-on comme services au bout de la fibre aux gens, à part d’être chez eux avec leur bouquet de chaîne télé ? On propose des produits finis à des habitants qui n’ont pas d’espace pour bricoler. Ouvrir une capacité de résistance, de résilience, dans un monde qui semble en proposer de moins en moins, c’est certainement ce qui explique le succès de l’urbanisme transitoire que propose le plateau urbain. Reste que si elle ouvre des possibilités, elle ne résout pas le risque de développement et de renforcement de l’inégalité territoriale.

    #territoire
    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/571408

    https://seenthis.net/messages/571578 via Agnès Maillard


  • Americans Are Dying Faster. Millennials, Too - Bloomberg
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-10-28/americans-are-dying-faster-millennials-too
    https://assets.bwbx.io/images/users/iqjWHBFdfxIU/i3nA5TQX5j48/v0/-1x-1.jpg

    Plus précisément,

    According to research earlier this year in the Journal of the American Medical Association, a 40-year-old man in the top 1 percent can expect to live 14 years longer than his counterpart in the bottom 1 percent. Education may also make a difference: A college-educated 25-year-old can expect to live a decade longer than a high school dropout of the same age, according to the Population Reference Bureau.

    If you’re trying to figure out how long you’re likely to live, estimates of “average” life expectancy may not be that helpful. That’s getting worse in an age of rising inequality. Great medical care and good fortune may add decades to the lives of the wealthy and educated, while much of the rest of America is left behind.

    #espérance_de_vie #Etats-Unis #inégalités #pauvres #riches #éducation

    https://seenthis.net/messages/537950 via Kassem


  • Teasing : « La rue des allocs » : le bienvenue chez les #pauvres de M6 fait déjà polémique - L’Express
    http://www.lexpress.fr/actualite/medias/la-rue-des-allocs-le-bienvenue-chez-les-pauvres-de-m6-fait-deja-polemique_1

    Le 17 août, M6 diffusera La rue des allocs, un « docu-réalité » tourné dans le quartier de Saint-Leu à Amiens. Un reportage sur la pauvreté qui fait déjà bondir.
    Misérabilisme ou documentaire nécessaire sur la pauvreté ? La rue des allocs, nouveau format « docu-réalité » de M6 sera diffusé le 17 août prochain. 
    Pendant six mois, les équipes de tournage de la chaîne ont suivi certains habitants du quartier #ouvrier de Saint-Leu, à Amiens.

    #allocataires #RSA #Surendettement #travail_au_noir

    https://seenthis.net/messages/512514 via colporteur


  • Disparity in Life Spans of the Rich and the Poor Is Growing - The New York Times
    http://www.nytimes.com/2016/02/13/health/disparity-in-life-spans-of-the-rich-and-the-poor-is-growing.html

    The poor are losing ground not only in income, but also in years of life, the most basic measure of well-being. In the early 1970s, a 60-year-old man in the top half of the earnings ladder could expect to live 1.2 years longer than a man of the same age in the bottom half, according to an analysis by the Social Security Administration. Fast-forward to 2001, and he could expect to live 5.8 years longer than his poorer counterpart.

    New research released on Friday contains even more jarring numbers. Looking at the extreme ends of the income spectrum, economists at the Brookings Institution found that for men born in 1920, there was a six-year difference in life expectancy between the top 10 percent of earners and the bottom 10 percent. For men born in 1950, that difference had more than doubled, to 14 years.

    For women, the gap grew to 13 years, from 4.7 years.

    #Inégalités #pauvres #riches #pays_riches #Etats-Unis #espérance_de_vie

    http://seenthis.net/messages/460427 via Kassem


  • #Ebola illustre le manque de #recherche sur les #maladies des plus #pauvres | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/aide-au-developpement/ebola-illustre-le-manque-de-recherche-sur-les-maladies-des-plus
    http://www.euractiv.fr/sites/default/files/ebola_epidemie_weisshelme.jpg

    L’#épidémie d’Ebola a cependant mis en lumière certains dysfonctionnements du système de recherche sur les maladies touchant les populations pauvres.

    En effet, les premières étapes de développement d’un vaccin contre Ebola ont été franchies il y a plus de dix ans. Mais les épidémies ont généralement affecté des zones rurales des pays en développement et ont systématiquement été maitrisées, rendant ainsi le vaccin non prioritaire pour les #laboratoires.

    « Gavi joue un rôle crucial pour la santé publique en s’assurant que personne ne manque de vaccin suite à un dysfonctionnement du marché, » a reconnu le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, Président du Conseil de Direction de Gavi. « Notre devoir nous impose de faire en sorte que personne ne soit exclu de la vaccination sous prétexte qu’il n’est pas né au bon endroit, ou qu’il ne peut pas payer. »

    L’exemple d’Ebola n’est pas isolé. « La tuberculose est un autre exemple de l’échec de ce modèle de recherche qui laisse de côté les maladies de la pauvreté », explique Bruno Rivallan de Global Health Advocate. « En 40 ans, seules deux nouvelles molécules ont été mises sur le #marché par les laboratoires. Donc les traitements de cette maladie très présente dans les pays en développement n’évoluent pas, alors qu’on voit l’apparition de tuberculoses multi résistantes » déplore-t-il.

    C’est d’autant plus ballot que :

    Le développement d’un vaccin contre Ebola s’annonce d’autant plus urgent qu’au lendemain de la fin de l’épidémie d’Ebola, annoncée par l’Organisation mondiale de la Santé, un nouveau cas a été confirmé en Sierra Leone le 15 janvier.

    http://seenthis.net/messages/452414 via Agnès Maillard


  • Avoir ou devenir un problème social | Pédagogie sociale développement communautaire
    http://recherche-action.fr/intermedes/2015/12/12/avoir-ou-devenir-un-probleme-social

    Les #pauvres, nos ennemis

    Josiane Reymond, pédagogue sociale, et fondatrice de l’association Terrain d’Entente (en Pédagogie Sociale, à Saint – Etienne) a écrit une réflexion forte sur le titre : » Ces pauvres qui deviennent peu à peu les ennemis des #services_sociaux  ».

     

    Elle y développe (...) comment l’impuissance du #Travailleur_Social actuel, pousse inexorablement ses acteurs à s’opposer et à prendre progressivement en grippe les pauvres et #précaires pour qui ils ne peuvent plus rien faire.

    Elle exprime à ce sujet comment ce processus repose sur une inversion extraordinaire : le problème, les problèmes amenés par les personnes qui les subissent font que c’est la victime elle même qui devient le problème.

    Le secteur Social évolue ainsi, au travers de ses pratiques, qu’il identifie de plus en plus les pauvres comme des problèmes au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans l’#impuissance à agir sur les processus d’exclusion, de discrimination et de précarisation ;

    Le manque d’outillages, de possibilités d’agir sur les racines et les causes des phénomènes de destruction des liens sociaux, amène les acteurs du lien social à identifier les publics aux problèmes à éliminer. Dès lors, la pénalisation des victimes est en marche et prendra la forme de « contrats rompus » de « conditions non remplies », d’exclusion des dispositifs ou de simple renvoi vers un monde extérieur où on ne met plus les pieds.

    Il faut bien comprendre cette sourde relation entre l’impuissance où sont rendus les professionnels sociaux par le cours de leurs propres institutions et la tendance à la mise en distance, au refus de prendre en compte ou carrément au renvoi et à la répression des publics qui signent cet échec.

    Une machine à produire les précaires

    C’est à partir d’un tel processus que ceux qui n’étaient auparavant que des pauvres (au sens de manque de ressources ou d’accès aux ressources) sont progressivement construits et produits par le traitement institutionnel lui même comme des précaires qui s’isolent, se replient sur eux mêmes, se renferment sous le coup d’une telle expérience.

    #société_punitive

    http://seenthis.net/messages/442252 via colporteur



  • Logement social parisien : gabegie et usine à gaz à tous les étages | Contrepoints, Nathalie Nafy et h16
    http://www.contrepoints.org/2015/12/16/232962-logement-social-parisien-gabegie-et-usine-a-gaz-a-tous-les-etag

    Depuis des années, le discours est le même : Paris perdrait ses #pauvres et ses #classes_moyennes à cause de propriétaires trop méchants. Il faut donc protéger les #locataires de leurs griffes, ce que s’emploie ensuite à faire le législateur en pondant loi absurde sur loi absurde, quitte à corriger ensuite ses nombreuses erreurs… par d’autres lois. Et comme les autres, sœur Anne, bourgmestre parisienne, est partie en croisade à coup de lois.

    La dernière invention de la #Mairie_de_Paris, le dispositif « #multiloc’ » en est l’illustration la plus absurde puisqu’on prétend ainsi ramener les classes moyennes intramuros en payant les propriétaires pour qu’ils leur louent leurs logements. Et dans le même temps, la mairie a aussi lancé une politique de récupération/expropriation des chambres de bonne inoccupées, au prétexte qu’un million de mètres carrés seraient inutilisés dans les beaux quartiers.
    Toute l’idée derrière ces bricolages législatifs est de pousser à la #mixité_sociale puis de se féliciter bruyamment des dispositifs permettant soi-disant d’y arriver. Sur le site du parti socialiste on se glorifie ainsi qu’un immeuble social de 51 logements ait vu le jour près de la place Vendôme (1er arrondissement) et des Champs-Élysées (8ème). On apprend aussi qu’avenue de La Motte-Piquet au cœur du 7ème arrondissement, la Mairie de Paris a racheté un immeuble à 18.000 euros du m2 afin de faire vingt logements sociaux dont certains avec terrasses et balcons. Il sera possible pour une famille d’obtenir un logement de 89m2 avec vue somptueuse sur la tour Eiffel pour 900 euros par mois, charges comprises.

    Maintenant, le contribuable parisien tiquera peut-être un peu sur le fait de loger quelques familles seulement, sous prétexte de mixité, en pleine crise du #logement et à un tel prix. Par extension, il pourra calculer ce qui lui en coûtera au final lorsque la mairie sera parvenue aux 30% de logements sociaux fixée par la loi SRU, et bien se rappeler ce que scande le communiste [P"c"F] Ian Brossat, adjoint chargé du logement, qui martèle obstinément que « Les #logements_sociaux ne doivent pas être cantonnés dans le nord-est de Paris, nous devons faire de la mixité sociale partout ».

    Encore que la notion de mixité sociale à Paris fait parfois doucement sourire.

    Prenez le dispositif multiloc’, ou celui de réappropriation des chambres de bonne : normalement à destination des « classes moyennes », les petites lignes d’explication dévoilent une version très socialiste de ces dernières. Avec des revenus inférieurs aux plafonds du logement intermédiaire (41 000 euros pour une personne, 62 000 euros pour deux et 90 000 euros pour quatre), on comprend aisément qu’avec l’impératif de gagner trois fois le montant du loyer, ne seront retenus que les locataires les plus aisés et non les plus modestes.

    Quant aux HLM, leur mode d’occupation est très révélateur.

    En 2010 un article de la Tribune nous apprend que

    « (…) dans Paris, 31,4 % des locataires du parc locatif social parisien comptaient à la fin 2007 parmi les 30 % des ménages les plus #riches de France »
    Décidément, le social se niche vraiment à des endroits insoupçonnables. Mieux encore, si l’on s’amuse à lister des politiciens ou des hauts fonctionnaires qui occupent de tels logements, indépendamment de leur tendance politique, on obtient une énumération pléthorique, étayée par des scandales réguliers, que ce soit avec la gauche, avec la droite ou même le centre, personne n’est épargné.

    Un article du Monde de décembre 2013 commençait même un début de liste d’élus parisiens, toutes tendances confondues, en HLM et indiquait que les politiciens concernés « (…) invoquent en général la « précarité » de leur statut et leurs difficultés à se loger dans le privé de ce fait », ce qui ne fera sourire qu’au lendemain d’élections charnières, et encore.

    Il faut s’y résoudre, les chiffres sur l’occupation des logements HLM en région parisienne montrent un curieux paradoxe : en 2011 par exemple, 47% des locataires HLM ont des revenus supérieurs d’au moins 60% au plafond de ressources , alors que dans le parc privé, 36% des locataires ont des revenus inférieurs à ce plafond. En 2009, un des locataires HLM avait même déclaré 256.000 euros de revenus. Ces chiffres sont connus, et même commentés dans un rapport de la Cour des comptes d’avril 2015 qui y souligne que « les bailleurs franciliens ont tendance, pour équilibrer leurs opérations, à privilégier les logements du type prêt locatif social (#PLS), assortis des niveaux de loyers les plus élevés, au détriment des logements de types #PLAI et prêt locatif à usage social, accessibles aux plus modestes. »
    Ce n’est pas tout. Ce même rapport précise ainsi que « les subventions et les efforts se sont concentrés dans les zones où le coût de construction est le plus élevé et le foncier le plus rare. Ces contraintes ont souvent conduit à acquérir et conventionner des logements existants pour leur donner un statut social, sans accroissement de l’offre globale, ni modification du peuplement quand les immeubles étaient occupés. On observe en outre une part importante de petits logements au détriment des logements familiaux, car ils sont comptabilisés de la même manière dans les statistiques. »

    #Ville_de_Paris À #parti_de_notables, politique de la #rente

    http://seenthis.net/messages/440923 via colporteur


  • Inégalités et pauvreté: l’effet solitude - Olivier Galland, Telos
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/inegalites-et-pauvrete-leffet-solitude.html

    Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle : en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur, les inégalités de #revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexés sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la #vie_solitaire tient une place importante. 

    Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes : les « #singletons » forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers ! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.

    La progression de la vie solitaire a été spectaculaire : la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012 (passant de 8% à 19%). Les #familles_monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975, 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.

    Il y a bien sûr une assez grande #hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la #précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense.

    En réalité deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social : la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans) ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.

    Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de #pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire : en 2014 28% des allocataires du #RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants) dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée : 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants : pour preuve 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants dont 64% d’hommes. Au total 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans ! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté. (...)

    On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif. ...

    ...il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’#allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les #fraudes et assurerait un #revenu décent _aux plus #pauvres_ .

    #bureaucratie #contrôle #tri_des_pauvres

    http://seenthis.net/messages/421428 via colporteur


  • «Les effets inattendus du « dézonage » du Pass Navigo»
    http://transports.blog.lemonde.fr/2015/08/31/les-effets-inattendus-du-dezonage-du-pass-navigo

    70€ le mois, 770€ l’année (dont la moitié remboursée par l’employeur). Valable pour tous les moyens de transport public, d’un bout à l’autre de la région. Le dézonage du #Pass_Navigo (l’ex-carte orange) est présenté par la région #Ile-de-France comme une « mesure de justice sociale », censée profiter aux travailleurs #pauvres.

    (...) Mais à quoi ressemblent ces heureux bénéficiaires ? Si l’on en croit les statistiques de l’Insee, il s’agit essentiellement de cadres, davantage que d’ouvriers et d’employés. En effet, d’après les chiffres des recensements, si « la moitié des salariés travaillent à moins de 8 kilomètres de chez eux », la distance médiane des cadres par rapport à leur bureau est de 9,9 km. Cela signifie que la moitié d’entre eux habite plus loin et l’autre moitié en-deçà. Pour les employés, la médiane est à 5,6 km et pour les ouvriers à 8,2.

    (...) En pratique, les personnes qui perçoivent des revenus à la fois bas et aléatoires, les « vrais pauvres », ne souscrivent à aucun abonnement, qu’ils jugent trop cher. « Ils préfèrent payer leur ticket à l’unité, en cas de besoin, et donc au prix fort », expliquait, en mars, Eric Chareyron, directeur de la prospective de Keolis.

    (...) Les habitants des régions voisines (Centre, Nord-Picardie, Normandies, notamment) qui travaillent en Ile-de-France, ont rapidement fait le calcul. A 70€ mensuels, mieux vaut prendre le #train dans la gare francilienne la plus proche que de choisir sa gare régionale, qui ne bénéficie d’aucun tarif préférentiel. Résultat : les réseaux TER de ces régions subissent un préjudice que l’Ile-de-France évalue à 10 millions d’euros, et compense à hauteur de cette somme.

    #transports_en_commun #transports_publics

    http://seenthis.net/messages/403718 via intempestive


  • C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! A propos de la révolte de l’automne 2005
    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/09/PIERROT/13948

    Dell’Umbria retrace, dans ce pamphlet percutant, l’histoire idéologique des grands ensembles. Il montre comment se sont construits, depuis le XIXe siècle, ces espaces anonymes, volontairement pensés comme des bulles privées « pour salariés domestiqués ». Une série de clivages achèvent le morcellement des solidarités : Français contre étrangers, jeunes contre vieux, salariés contre chômeurs. Le portrait est sévère : banalisation des états d’exception, « tolérance zéro », violences policières et clientélisme. Les associations subventionnées sont devenues les marionnettes de l’ordre municipal. La gauche erre, se présente comme le dernier rempart avant le fascisme et finit par psalmodier des positions de principe. Elle n’offre pourtant comme programme qu’une version particulière de la #criminalisation des #pauvres.

    Revenant sur les récupérations de la « marche des beurs » et des mouvements d’ouvriers immigrés, l’auteur raconte l’échec de la convergence des luttes antiraciste et sociale. Il fustige enfin tous les discours monolithiques, de l’islam aux complaintes républicaines, et analyse l’importance des drogues dans le maintien de la paix sociale.

    ALÈSSI DELL’UMBRIA (PART.I) : « LE DISCOURS IDÉOLOGIQUE RÉPUBLICAIN A ANESTHÉSIÉ TOUTE CULTURE DE LA RÉVOLTE »
    http://www.article11.info/?Alessi-Dell-Umbria-part-I-Le

    POSTFACE À L’ÉDITION CASTILLANE DE "C’EST DE LA RACAILLE ? EH BIEN, J’EN SUIS !"
    https://infokiosques.net/spip.php?article786

    #racaille est ici utilisé le plus souvent de façon antiphrastique pour désigner des dominants, il m’a semblé nécessaire d’en revenir au sens littéral, là où le terme désigne non pas les tenants ou les bénéficiaires de l’ordre social actuel mais bien le populaire et l’ingouvernable.

    http://seenthis.net/messages/401342 via colporteur


  • Refonder l’#école devrait être une priorité pour faire réussir les plus #pauvres
    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=2076

    Les écarts de réussite scolaire associés aux origines sociales mettent en danger à la fois l’école publique française et notre #République car, depuis l’origine, les destins de l’école publique et de la République sont liés. Á ce niveau d’inégalités, il devient absurde de parler d’égalité des chances : c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler.

    http://seenthis.net/messages/384622 via Agnès Maillard


  • La justice française, une machine à punir les plus faibles
    http://blogs.mediapart.fr/blog/simone-gaboriau/080615/la-justice-francaise-une-machine-punir-les-plus-faibles
    #Justice lente et faible pour les #riches, expéditive, lourde et toute-puissante pour les #pauvres : #injustice globale et #inégalités totales.

    Seule une alliance de compétences permettra de s’attaquer à la délinquance astucieuse qui sévit dans ce domaine. Il faut doter les services d’outils juridiques et techniques garants de leur efficacité dans ce difficile combat (voir notamment les préconisations du Service central de prévention de la #corruption).

    A cet égard pour contribuer à l’indispensable effectivité de l’égalité devant la justice pénale de telle façon que ceux qui possèdent argent et pouvoir ne soient pas épargnés, il importe d’abroger un des obstacles au rôle tant du ministère public que de la société civile surnommé « le verrou de Bercy » qui empêche toute poursuite en matière de #fraude fiscale en l’absence du feu vert du ministère des finances. En temps de crise, alors que l’on demande de plus en plus d’efforts à la population, la question fiscale devient plus que jamais une question de justice sociale et la question de la répression de la fraude fiscale une question de justice.

    Faut-il rappeler, à l’appui de cette impérieuse exigence de l’égalité devant la loi pénale la surreprésentation des catégories sociales les plus démunies au sein des prisons françaises qui demeurent surpeuplées malgré une très légère baisse du nombre des détenus (sous écrou : 78.708, détenus : 66.967, la différence s’expliquant notamment par le nombre de personnes portant un « bracelet électroniques » ) certains établissements pénitentiaires restant toujours insalubres (voir les recommandations urgentes récentes du contrôleur des lieux de privation de liberté). Non les précaires ne sont pas des activistes de la délinquance mais ils sont les plus exposés aux mécanismes procéduraux d’incarcération de leur interpellation à leur jugement, très souvent pratiqué selon la procédure expéditive de la comparution immédiate. La délinquance des plus démunis n’est ni complexe ni sophistiquée au contraire de la délinquance économique et financière évoquée plus haut ; l’intervention de la police et de la justice s’en trouve d’autant facilitée et le système fonctionne comme une « machine à punir ». Et la #prison aggrave cette précarité sans apporter des gages de sécurité à la population française, tout au contraire.

    http://seenthis.net/messages/378936 via Agnès Maillard




  • L’Art d’ignorer les #pauvres, par John K. Galbraith
    http://www.les-crises.fr/ignorer-les-pauvres-galbraith
    http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/06/john-kenneth-galbraith.jpg

    Chaque catastrophe ” naturelle ” révèle, s’il en était besoin, l’extrême fragilité des #classes populaires, dont la vie comme la survie se trouvent dévaluées. Pis, la compassion pour les pauvres, affichée au coup par coup, masque mal que de tout temps des penseurs ont cherché à justifier la #misère – en culpabilisant au besoin ses victimes – et à rejeter toute #politique sérieuse pour l’éradiquer.

    Je voudrais livrer ici quelques réflexions sur l’un des plus anciens exercices humains : le processus par lequel, au fil des années, et même au cours des siècles, nous avons entrepris de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet des pauvres. Pauvres et riches ont toujours vécu côte à côte, toujours inconfortablement, parfois de manière périlleuse. Plutarque affirmait que ” le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques “. Les problèmes résultant de cette coexistence, et particulièrement celui de la justification de la bonne fortune de quelques-uns face à la mauvaise fortune des autres, sont une préoccupation intellectuelle de tous les temps. Ils continuent de l’être aujourd’hui.

    http://seenthis.net/messages/375943 via Agnès Maillard