• En fait, les nouvelles d’#Italie, font vraiment vraiment vraiment #peur!
    C’est un #cauchmar.
    En Italie, le #fascisme n’est pas en marche... il va au galop!

    Quelques liens, que je mets ici en vrac, juste titre et lien...

    Novara, nel nuovo regolamento di polizia divieti su alcol in vetro, abiti succinti e bici legate ai pali

    https://www.lastampa.it/2018/11/02/novara/novara-nel-nuovo-regolamento-di-polizia-divieti-su-alcol-in-vetro-abiti-succinti-e-bici-legate-ai-pali-SZ2qRWWsy9coUXb6p80yNP/pagina.html

    ’’I bambini stranieri occupano le nostre altalene’’, le parole della nuova consigliera della Lega fanno il giro del web tra ironia e condanne
    https://www.ildolomiti.it/politica/2018/i-bambini-stranieri-occupano-le-nostre-altalene-le-parole-della-nuova-con

    Regione Veneto stanzia 50mila euro: premiate le scuole che fanno il presepe
    https://www.tgcom24.mediaset.it/cronaca/veneto/regione-veneto-stanzia-50mila-euro-con-cui-premia-le-scuole-che-far

    Bomba carta e bottiglie molotov contro il centro di accoglienza per migranti
    http://www.riminitoday.it/cronaca/bomba-carta-e-bottiglie-molotov-contro-il-centro-di-accoglienza-per-migr

    Friuli, stretta su case a stranieri: il ’metodo-Lodi’ diventa modello e colpisce anche italiani

    https://video.repubblica.it/cronaca/friuli-stretta-su-case-a-stranieri-il-metodo-lodi-diventa-modello-e-colpisce-anche-italiani/318614/319243?ref=fbpr

    On parle de #méthode_Lodi, voici #Lodi:
    https://seenthis.net/messages/729303

    #fascismo_galoppante

    cc @isskein @wizo

    https://seenthis.net/messages/733276 via CDB_77


  • Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’#hôpital public - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2018/05/le-plan-de-macron-et-de-l-ue-pour-detruire-l-hopital-publ
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20180513/ob_11015c_capture-d-ecran-2018-05-13-a-07-31.png

    La réalité est là : les instruments de #destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du #capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, #privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), gestion allégée (« lean management ») du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la #peur et la #flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de #Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    https://seenthis.net/messages/694649 via Agnès Maillard


  • “J’ai peur que…” (Séance d’écriture-flash n°3, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « J’ai peur que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – J’ai peur que j’aie une mauvaise note à mon évaluation.
    – J’ai peur qu’un jour je me casse une jambe ou un bras.
    – J’ai peur que j’aie des mauvaises notes à l’école parce que mon père me frappe.
    – J’ai peur des araignées. J’ai peur d’aller au collège. J’ai peur des films d’horreur.
    – J’ai peur que ma mère aille à la piscine avec mon père. J’ai peur que la rentrée scolaire soit demain.
    – J’ai peur que la maîtresse me fasse redoubler et aussi que ma mère me gronde à la manière physique quand je vais redoubler. J’ai aussi peur que la maîtresse ne puisse pas venir à l’école parce quelle est malade.
    – J’ai peur que ma meilleure amie me trahisse et qu’elle oublie les promesses qu’on s’est faites.
    – J’ai peur que ma maison brûle, qu’il y ait une guerre en France, que ma famille meure, qu’il y ait des catastrophes climatiques et que l’état de la Terre empire.
    – J’ai peur que quand je vais à l’école il y ait un homme qui me fixe et qui me kidnappe.
    – J’ai peur que.
    – J’ai peur que je déménage et change d’école et que je ne vois plus mes amies et qu’on ne m’accepte pas dans l’autre école.
    – J’ai peur que tu me tapes quand je fais une bêtise. Pourquoi tu me fais ça ? Ma petite sœur me tape et moi je veux me défendre et je la tape et toi tu me grondes.
    – J’ai peur que ma maison brûle et qu’il y ait un monstre sous mon lit qui m’attrape par le pied et qu’il me mange.
    – J’ai peur qu’on me tape. J’ai peur qu’on me crie dessus. J’ai peur qu’on me punisse. J’ai peur que j’aie un mot sur le cahier.
    – J’ai peur que je me retrouve sans famille parce que ma famille m’apporte de la nourriture, des frères et sœurs, le sommeil et plein d’autres choses encore. Elle me fait découvrir des pays et des villes et m’apporte surtout le bonheur.
    – J’ai peur que quelqu’un prenne mon petit copain, que ma famille et moi on soit dans la rue, que je meure bientôt.
    – J’ai peur que ce soit la fin du monde comme ça : boum, de mourir. Mais j’ai peur de partir au collège, dans la cour des grands il y a des harceleurs.
    – J’ai peur que mon père me frappe et me tire les cheveux.
    – J’ai peur que la souris me voit parce que je vais la donner au mammouth. J’ai trop peur du mammouth, mais pas pour de vrai.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #peurs

    https://seenthis.net/messages/681542 via Pierre Coutil


  • Les écueils du débat sur les différences cognitives et cérébrales entre les sexes | Ramus méninges
    http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/ecueils-debat-differences-cognitives-cerebrales-sexes

    Le #débat sur les différences cognitives et cérébrales entre les sexes est parsemé d’embûches. Dans ce chapitre, nous ne reviendrons pas sur les nombreuses données disponibles concernant les différences entre les sexes et leurs origines. Il existe de multiples ouvrages et articles fiables que le lecteur intéressé pourra consulter (Becker et al., 2008 ; Berenbaum & Beltz, 2016 ; Halpern, 2012 ; Hines, 2004 ; Hyde, 2014), ainsi que des tentatives de réfutations (Fine, 2010, 2017 ; Jordan-Young, 2016) et des contre-arguments (Berenbaum, 2017 ; McCarthy & Ball, 2011). Ici, nous nous focaliserons plutôt sur les principaux écueils de ce débat et nous nous efforcerons de délimiter les conditions d’un débat plus serein et plus rationnel.

    #exagération #négation #nativisme #socioconstructivisme #homme_de_paille #paralogisme_naturaliste #paralogisme_moraliste #procès_d_intention #peur_du_déterminisme
    #culture_du_viol #éducation

    https://seenthis.net/messages/673215 via Crapaud


  • Autodéfense et politique de la rage. Extrait de « Se défendre », par Elsa Dorlin (2017)
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=180002

    Constituer la « #sécurité » comme norme de vie n’est possible qu’à la condition de produire des insécurités contre lesquelles l’État apparaît (et se présente) comme le seul recours. Dans les années soixante-dix, les groupes de lesbiennes noires, Women of Color, Third World, ne cessent de dénoncer cette logique qui a des effets sur l’agenda du féminisme. La violence policière dont elles (et aussi leurs enfants) sont parmi les cibles privilégiées, va de pair avec la construction raciste des femmes noires réputées à ce point capables de se défendre qu’elles n’auraient pas à être défendues, pire, qu’il est nécessaire de se défendre d’elles – et à plus forte raison lorsqu’elles sont en groupe. L’équipe de softball Gente, auto-organisée en groupe d’autodéfense féministe de lesbiennes noires fondé à Oakland, souligne en 1974 combien les lesbiennes de couleur paraissent « invisibles si elles sont seules, violentes si elles sont en groupe ». En mars 1984, le journal ONYX, premier périodique états-unien lesbien africain-américain, sort un numéro dont le dessin de couverture représente un groupe de femmes noires se défendant de la violence d’un policier blanc à cheval qui vient de frapper l’une d’entre elles, étendue sur le sol.

    La promotion d’un pacte de sécurité et son incorporation dans certains agendas militants ont donc eu pour ultime conséquence, non seulement de blanchir la violence d’État, mais aussi de prédéterminer des modes de contestation et de coalition, de créer un certain type de militance, une forme d’autodéfense protectionniste, délétère parce que articulée à une cartographie émotionnelle piégée. « Se défendre » a ainsi consisté à répondre à l’injonction de « se mettre en sécurité », à s’engager dans des actions de protection en fonction de la manière dont des quartiers, des rues, des identités, des individus ou des groupes affectaient des collectifs ou des causes ; ou en fonction de ce qui leur faisait violence (un individu « menaçant », « déviant », « étranger »). Les politiques sécuritaires ont ainsi été coproduites dans et par un « système de marques affectives » : une territorialité sentimentale qui non seulement quadrille des espaces, stigmatise des corps et naturalise le rapport agression/victimation, sécurité/insécurité, Nous/Eux, peur/confiance, mais, plus encore, opère une mutation des subjectivations politiques en sentimentalisme de la menace et du risque. C’est le tournant émotionnel des luttes qui se (re)joue ici. Et le dénominateur commun sur lequel des coalitions sont possibles devient à ce point indéfendable qu’il finit effectivement par relayer les stratégies de division opérées par les dispositifs de pouvoir.

    Il faut aussi prendre la mesure de ce que ces stratégies ont fait aux collectifs eux-mêmes, aux vies militantes, aux corps militants ; les impasses dans lesquelles ces derniers se sont épuisés, voire autodétruits. L’injonction à être safe, en sécurité « #entre_soi », « chez soi », équivaut à une politique de contrôle des mouvements de contestation qui s’avère des plus efficaces pour les cantonner. Acculer à des stratégies séparatistes plus ou moins réfléchies où les militant.e.s se protègent en délimitant des espaces « sécurisés », répondant de façon mimétique à un « pacte de sécurité », le relayant, le généralisant. Dans ces espaces prétendument safe, où l’on se retranche entre pair.e.s, ces dernier.e.s seraient, par définition, sans danger. L’entre-soi safe est alors défini par opposition à une extériorité insecure, suscitant la #peur ou la haine ; ce qui rend proprement impensable ou inacceptable de considérer que les rapports de pouvoir, la conflictualité, les antagonismes subsistent inévitablement à l’intérieur et s’exercent sans discontinuité. En restant dans un tel cadre d’intelligibilité imposé, la seule « défense » face à l’insécurité tapie dans l’intimité même des collectifs, pour ceux d’entre eux qui refusent légitimement de s’en remettre à la police ou à la justice d’État, est de cloisonner, quadriller, sécuriser encore un peu plus les lieux communautaires – isolant telle personne pour que sa seule présence ne fasse pas violence à telle autre ; excluant, excommuniant, tel.l.e pair.e, parce qu’elle/il a failli, trahi, en exerçant son pouvoir dans l’entre-soi. Des institutions judiciaires DIY se constituent alors comme des simulacres monstrueux : s’il s’agit de ne pas s’en remettre à la police et à la justice dominantes, on en autorise de fait des émanations qui colonisent les collectifs. Cette gestion au quotidien des violences intermilitantes, ne pouvant être vécues que sur le mode d’offenses et de blessures subjectives, est chronophage, anthropophage pour les collectifs. Elle entame l’imaginaire qui rend possible la création d’autres modalités de travail de la #violence. Elle est aussi émotionnellement et politiquement épuisante, elle désoriente les processus de conscientisation politique, elle abîme les engagements.

    #safe_space @sanae @mona (juste pour l’occurrence de « chez soi » !)

    https://seenthis.net/messages/661156 via tbn


  • VIOL: Cʹest quoi la culture du viol ?

    Lʹassociation Viol-Secours à Genève reçoit des femmes ayant subi des violences sexuelles. Agnès Molnar, travailleuse sociale, nous raconte comment lʹélément de culpabilité revient systématiquement dans leurs témoignages. Coupable de se faire violer ? Coline de Senarclens, de lʹassociation #Slutwalk nous explique le concept de culture du viol qui imprègne toute notre société.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/viol-cest-quoi-la-culture-du-viol-?id=8540519

    #culture_du_viol #viols #espace_public #peur

    https://seenthis.net/messages/605808 via CDB_77


  • Flu pandemic likelihood increasing as new strains emerge, UNSW researchers warn
    http://www.smh.com.au/national/health/flu-pandemic-likelihood-increasing-as-new-strains-emerge-unsw-researchers-wa

    “Some of the reasons involve things like climate change and its impact on pathogens, changes like urbanisation, but none of these things have increased at the rate the virus is increasing so there’s something else going on.”

    The Spanish flu, which killed 50 million people in 1918-19, was followed by a 40-year hiatus during which no new flu strains emerged, and then a 10-year gap from the one after that to the next.

    But the emergence of strains has gathered pace in the past 15 years.

    Professor MacIntyre said a repeat of the Spanish flu was “very possible” and countries and sectors such as health, agriculture, defence and emergency services needed to collaborate better on how to respond in such an event.

    #it_has_begun #grippe #pandémie #santé #peur et test de la capacité de #résilience des sociétés

    https://seenthis.net/messages/586349 via Fil


  • « Écrémage » en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment) - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/ecremage-en-entreprise-la-methode-rh-qui-tue-vraiment
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/sat-caisse.jpg

    En octobre 2006, Didier Lombard avait annoncé à ses cadres qu’il faudrait que d’ici trois ans, 22.000 salariés aient quitté l’#entreprise. « Je ferai [ces départs] d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte », avait-il ajouté. Il ne croyait pas si bien dire. Soixante personnes se sont suicidées en trois ans, dans la foulée du plan de restructuration baptisé "Next". Une jeune femme de trente-deux ans s’est littéralement jetée du quatrième étage d’un immeuble du groupe…
    « On le casse pour qu’il se casse »

    Ces techniques ont émergé dans les années 2000, explique Patrick Légeron. C’était avant l’affaire France Telecom, une époque où l’on faisait l’apologie du #stress en couverture des magazines. À ce moment-là, certains patrons ne s’en cachaient même pas. Le psychiatre se souvient d’un débat où Noël Goutard, ex-PDG de Valeo, affirmait tranquillement qu’il fallait que les gens arrivent « la #peur au ventre ». « Ceux qui ne sont pas formables doivent partir », affirme le dirigeant dans une conférence baptisée "Réussir par la fermeté". Ce "#management par le stress" a aussi été utilisé, selon la CGT, chez Renault par son dirigeant Carlos Ghosn, avec là aussi des conséquences terribles et des #suicides à répétition...

    https://seenthis.net/messages/586013 via Agnès Maillard


  • Le #syndrome_du_grand_méchant_monde
    https://4emesinge.com/le-syndrome-du-grand-mechant-monde

     Comme toute personne ayant regardé attentivement un journal télévisé, vous vous êtes certainement questionnés sur les raisons qui poussaient les journaux d’informations à se focaliser sur les informations négatives. Cette #peur abondamment véhiculée durant chaque journal télévisé, dans la presse écrite, dans les discours politiques, etc. Cette peur générée par le monde qui nous entoure… Où plutôt devrais-je dire, […]

    #Conditionnement_/_Manipulation #Documentaires_/_reportages #Marketing/Publicité #Médias #Psychologie #Vidéos #hacking_social #horizon-gull #manipulation_médiatique


  • Le #syndrome_du_grand_méchant_monde
    http://4emesinge.com/le-syndrome-du-grand-mechant-monde

     Comme toute personne ayant regardé attentivement un journal télévisé, vous vous êtes certainement questionnés sur les raisons qui poussaient les journaux d’informations à se focaliser sur les informations négatives. Cette #peur abondamment véhiculée durant chaque journal télévisé, dans la presse écrite, dans les discours politiques, etc. Cette peur générée par le monde qui nous entoure… Où plutôt devrais-je dire, […]

    #Conditionnement_/_Manipulation #Documentaires_/_reportages #Marketing/Publicité #Médias #Psychologie #Vidéos #hacking_social #horizon-gull #manipulation_médiatique


  • Slavoj Žižek a au moins le mérite d’exhumer cette citation d’Orwell : « Nous daubons tous allègrement sur les particularismes de classe, mais bien peu nombreux sont ceux qui souhaitent vraiment les abolir. On en arrive ainsi à constater ce fait important que toute opinion révolutionnaire tire une partie de sa force de la secrète conviction que rien ne saurait être changé. »

    #Etats-Unis — « La chance d’une gauche plus radicale » (Le Monde, 12/10/2016)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/12/une-chance-de-recreer-une-gauche-authentique_5029953_3232.html

    Dans La Lucidité (Point, 2007), José Saramago raconte d’étranges événements survenus dans la capitale sans nom d’un pays démocratique sans nom. Le matin des élections, il pleut à torrent et le faible taux de participation inquiète, mais, en milieu d’après-midi, le ciel se dégage enfin et la population se rend aux urnes en masse. Le soulagement du gouvernement est toutefois de courte durée : le décompte des voix révèle 70 % de bulletins blancs.

    Déconcerté par cette apparente erreur civique, le gouvernement veut donner aux citoyens une chance de se racheter et organise une nouvelle élection la semaine suivante. Mais c’est encore pire : c’est fois, on compte 83 % de votes blancs.

    S’agit-il d’un complot organisé pour renverser non seulement le gouvernement en place mais l’ensemble du système démocratique ? Si tel est le cas, qui se cache derrière tout ça et comment a-t-on pu convaincre, sans qu’on le remarque, des centaines de milliers de personnes de se révolter ainsi ? La ville a continué de fonctionner quasiment normalement, les gens parant tous les efforts du gouvernement dans un inexplicable unisson et dans une résistance non violente tout à fait gandhienne…

    La leçon à tirer de cette expérience de pensée est claire : le danger, aujourd’hui, ne réside pas dans la passivité, mais dans la pseudo-activité, l’envie d’être « actif », de « participer », pour masquer la vacuité de la situation. Nous ne cessons d’intervenir, de « faire quelque chose », les universitaires participent à des débats ineptes, etc. Le plus dur est de reculer, de se retirer.

    Ceux qui sont au pouvoir préfèrent souvent une participation, même « critique », un dialogue plutôt que le silence – juste pour nous forcer à « dialoguer », pour être sûr de briser notre toujours inquiétante passivité. L’abstention des électeurs est donc un véritable acte politique : elle confronte énergiquement à la vacuité des démocraties actuelles.

    C’est exactement ainsi qu’auraient dû réagir les citoyens qui avaient à choisir entre Hillary Clinton et Donald Trump. Quand, à la fin des années 1920, on a demandé à Staline quel penchant était le pire, la droite ou la gauche, il a répondu « les deux sont pires ! »

    L’élection présidentielle de 2016 n’a-t-elle pas confronté les Américains à la même situation ? Trump est de toute évidence le « pire », pour le tournant droitier qu’il nous réserve et la décomposition de la moralité publique qu’il engage. Mais au moins promet-il un changement. Tandis que Hillary est la « pire », parce que c’est le statu quo qu’elle rend désirable.

    Face à un choix pareil, il aurait fallu garder son calme et choisir le « pire » qui représentait un changement : même si c’est un changement dangereux, cela peut ouvrir la voie à un autre changement plus authentique. C’est pour cela qu’il ne fallait pas voter Trump – pas seulement parce qu’on ne devrait pas voter pour lui, mais parce qu’on ne devrait même pas participer à de telles élections. Il faut se demander froidement : quelle victoire sert au mieux un projet radical d’émancipation, celle de Clinton ou de Trump ?

    Les libéraux épouvantés par Trump excluent la possibilité que sa victoire puisse engager une dynamique qui fera émerger une véritable gauche – leur contre-argument se fondant sur la référence à Hitler. De nombreux communistes allemands avaient vu dans la prise de pouvoir des nazis une chance pour la gauche radicale, seule force capable de les battre. Leur appréciation d’alors fut, comme on sait, une terrible erreur.

    La question est de savoir s’il en va de même avec Trump. Celui-ci représente-t-il un danger face auquel il faudrait constituer un large front où conservateurs « raisonnables » et ultralibéraux se battraient ensemble, aux côtés des libéraux progressistes traditionnels et (de ce qui reste) de la gauche radicale ? Pas encore ! (Soit dit en passant, le terme de « fascisme », tel qu’on l’emploie aujourd’hui, n’est souvent plus qu’un mot vide que l’on agite quand quelque chose de manifestement dangereux surgit sur la scène politique. Mais nous ne savons plus vraiment ce qu’il recouvre. Non, les populistes d’aujourd’hui ne sont pas de simples fascistes !).

    Craindre qu’une victoire de Trump transforme les Etats-Unis en un Etat fasciste est une exagération ridicule. Les Etats-Unis ont tout un ensemble d’institutions politiques et civiques suffisamment contradictoires pour qu’une mise au pas (Gleichshaltung [euphémisme nazi désignant la suppression de toute vie démocratique après 1933]) si directe soit impossible.

    Alors, d’où vient cette #peur ? Elle sert clairement à nous unir tous contre Trump et à masquer ainsi les véritables divisions qui existent entre la gauche ressuscitée par Sanders et Hillary, qui était LA candidate de l’establishment, soutenue par une large coalition arc-en-ciel incluant les figures belliqueuses de l’ancienne administration Bush comme Paul Wolfowitz et l’Arabie saoudite.

    Le fait est que Trump a été porté par la même colère que celle où Bernie Sanders a puisé pour mobiliser les militants : il est perçu par la majeure partie de ses sympathisants comme LE candidat anti-establishment.

    N’oublions jamais en effet que la colère populaire est, par définition, flottante, et qu’elle peut être réorientée. Les libéraux, que la victoire de Trump effraie, n’ont pas vraiment peur d’un virage radical à droite. Ce qui les effraie, en réalité, c’est un changement social radical.

    Pour reprendre les mots de Robespierre, ils reconnaissent les injustices profondes de notre vie sociale (et s’en inquiètent sincèrement), mais ils veulent s’y attaquer par « une révolution sans révolution » (exactement de la même manière que le consumérisme actuel nous vend du café sans caféine, du chocolat sans sucre, de la bière sans alcool, du multiculturalisme sans conflits violents, etc.). C’est une vision du changement social sans vrai changement, un changement qui laisse tout le monde indemne, où les libéraux bien intentionnés restent bien à l’abri dans leur cocon.

    On imagine aisément, si Hillary avait gagné, le soulagement de l’élite libérale : « Merci mon Dieu, le cauchemar est terminé, nous avons frôlé la catastrophe ! » Mais un tel soulagement n’aurait fait que précipiter la véritable catastrophe parce qu’il aurait signifié : « Merci mon Dieu, la va-t-en-guerre de l’establishment politique qui représente les intérêts des grosses banques a gagné, le danger est derrière nous ! »

    En 1937, George Orwell écrivait : « Nous daubons tous allègrement sur les particularismes de classe, mais bien peu nombreux sont ceux qui souhaitent vraiment les abolir. On en arrive ainsi à constater ce fait important que toute opinion révolutionnaire tire une partie de sa force de la secrète conviction que rien ne saurait être changé. »

    Ce que veut dire Orwell, c’est que les radicaux brandissent la nécessité d’un changement révolutionnaire comme un gri-gri destiné à les en protéger et à faire advenir le contraire ; autrement dit, pour que le seul changement qui compte, le changement de ceux qui nous gouvernent, ne puisse pas voir le jour.

    La victoire d’Hillary aurait été la victoire du statu quo, assombri par la perspective d’une nouvelle guerre mondiale (elle est définitivement la démocrate belliqueuse type), statu quo dans une situation où nous nous enfonçons pourtant, peu à peu mais sûrement, dans d’innombrables catastrophes, écologiques, économiques, humanitaires, etc.

    Oui, la victoire de Trump représente un grand danger, mais la gauche a besoin de la menace de la catastrophe pour se mobiliser – dans l’inertie du statu quo actuel, jamais il n’y aura de mobilisation de gauche. Je suis tenté ici de citer Hölderlin : « Là où il y a péril croît aussi ce qui sauve. »

    Qu’est-ce que cela aurait changé qu’Hillary Clinton soit la première femme présidente des Etats-Unis ? Dans son nouveau livre, La Vraie Vie (Fayard, 128 pages, 14 euros), Alain Badiou met en garde contre les dangers que recèle le nouvel ordre nihiliste post-patriarcal, qui prétend être l’espace de nouvelles libertés.

    Nous vivons une époque inouïe, où il est devenu impossible de fonder notre identité sur une tradition, où aucun cadre de vie digne de ce nom ne nous permet plus d’accéder à une existence qui ne soit pas simple reproduction hédoniste.

    Ce nouveau désordre mondial, cette civilisation sans monde qui émerge peu à peu sous nos yeux, affecte en particulier la jeunesse, qui oscille entre l’intensité de l’épuisement total (jouissance sexuelle, drogue, alcool, jusqu’à la violence) et l’effort pour réussir (faire des études, faire carrière, gagner de l’argent… à l’intérieur de l’ordre capitaliste existant). L’unique échappatoire étant de se retirer violemment dans une « Tradition » artificiellement ressuscitée.

    Cette désintégration d’une substance éthique partagée affecte différemment les deux sexes. Les hommes deviennent progressivement d’éternels adolescents sans qu’un véritable rite d’initiation marque leur entrée dans la maturité (service militaire, apprentissage d’un métier – même l’éducation ne remplit plus cette fonction). Il n’est dès lors pas étonnant que prolifèrent, pour pallier ce manque, des gangs de jeunes offrant un ersatz d’initiation et d’identité sociale.

    A l’opposé, les #femmes aujourd’hui sont mûres de plus en plus tôt : traitées comme de jeunes adultes, on attend d’elles qu’elles contrôlent leur vie, qu’elles planifient leur carrière… Dans cette nouvelle version de la différence sexuelle, les hommes sont des adolescents ludiques, vivant en dehors des lois, tandis que les femmes semblent dures, mûres, sérieuses, soucieuses de la légalité et vindicatives.

    L’idéologie dominante ne demande plus aux femmes d’être des subordonnées ; elle les invite, leur enjoint de devenir juge, administrateur, ministre, PDG, professeur et même d’entrer en politique et dans l’armée. L’image paradigmatique que véhiculent quotidiennement nos institutions sécuritaires est celle d’une femme professeur/juge ou psychologue s’occupant d’un jeune homme délinquant, immature et asocial…

    Une nouvelle figure de l’Un est en train de s’imposer, celle d’un agent de pouvoir compétitif et froid, séduisant et manipulateur, qui atteste du paradoxe suivant : « Dans les conditions du capitalisme, les femmes peuvent faire mieux que les hommes. » (Badiou) Il ne s’agit en aucun cas de suspecter les femmes d’être des agents du capitalisme, mais simplement de montrer que le capitalisme contemporain a inventé sa propre image idéale de la femme.

    On retrouve exactement la situation décrite par Badiou dans cette triade politique : Hillary-Duterte-Trump. Hillary Clinton et Donald Trump représentent aujourd’hui le couple politique par excellence : Trump est l’éternel adolescent, un jouisseur irresponsable sujet à des accès violents qui peuvent lui jouer des tours, tandis que Hillary est le nouvel Un féminin, une redoutable manipulatrice, toujours dans le contrôle, qui ne cesse d’exploiter sa féminité pour se poser comme la seule capable de prendre soin des marginaux et des victimes – sa féminité rend la manipulation d’autant plus efficace.

    Il ne faut donc pas se laisser avoir par l’image qu’elle renvoie de victime d’un mari volage, flirtant à tout-va et ayant des relations sexuelles dans son bureau : Bill Clinton est un clown, c’est Hillary qui commande et concède à son serviteur de petits plaisirs insignifiants.

    Quant à Rodrigo Duterte, le président philippin qui appelle ouvertement au meurtre des toxicomanes et des dealers et n’hésite pas se comparer à Hitler, il incarne à lui seul le déclin de l’Etat de droit, ayant transformé la puissance étatique en une loi de la foule où l’emporte la loi de la jungle. Or il ne fait rien d’autre que ce qu’il n’est pas encore permis de faire ouvertement dans nos pays occidentaux « civilisés ».

    Si l’on rassemble ces trois figures en une, on obtient l’image idéale de l’homme politique d’aujourd’hui : Hillary Duterte Trump – « Hillary Trump », la principale opposition, plus « Duterte », le président philippin, l’intrus gênant qui révèle la violence sur laquelle les deux autres s’appuient.

    En conclusion, ne cédons pas à la fausse panique qui nous fait craindre la victoire de Trump comme l’horreur suprême, qui devrait nous forcer à soutenir Hillary malgré ses évidentes défaillances. La victoire de Trump a créé une situation politique totalement inédite, qui est la chance d’une gauche plus radicale.

    Si vous aimez l’Amérique (comme je l’aime), c’est le moment de se battre par amour, de s’impliquer dans le long processus de formation d’une gauche politique radicale aux Etats-Unis… ou de conclure sur la version Mao du vers d’Hölderlin : « Sous le ciel tout est grand chaos, la situation est excellente. » (Traduit de l’anglais par Pauline Colonna d’Istria)

    via @didier2 & @opironet cc @mona (pour tes archives)

    https://seenthis.net/messages/542259 via tbn


  • SUD #Éducation - Exercices de confinement « #attentat-intrusion »
    http://sudeducation.org/Exercices-de-confinement-attentat.html

    Face à des logiques sécuritaires inutiles et qui ne sont pas les nôtres, nous réaffirmons que nous ne voulons pas enseigner la #peur, que nous ne voulons pas devenir les vigiles anti-terroristes d’une école confinée et bunkérisée.

    https://seenthis.net/messages/539717 via Agnès Maillard


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Je n’ai pas porté plainte
    http://hypathie.blogspot.fr/2016/11/je-nai-pas-porte-plainte.html
    https://4.bp.blogspot.com/-fw5EBiLZM6c/WBGq7u5N3EI/AAAAAAAAEgM/oM_hdj-qYGg0NiBjsbGF8VC2kIOIMgrdQCLcB/w1200-h630-p-nu/Jenaipasporteplainte-1.jpg

    Mercredi 2 novembre, le Jury Médicis a attribué son prix 2016 à l’ouvrage d’Yvan Jablonka, chercheur en sciences sociales : Laëtitia ou la fin des hommes, récit du « fait divers » -comme est il malheureusement habituel de désigner les féminicides en France- Laëtitia Perrais, assassinée puis démembrée par Thierry Meilhon en 2011 à la Bernerie en Retz (Loire-Atlantique). Dénonçant la #prédation masculine (jamais nommée par la société), le #silence et la #peur qu’inspirent aux #femmes l’engrenage meurtrier des #violences masculines répétées, de l’inceste et du viol, le cynisme des hommes politiques instrumentalisant au profit de leur pouvoir le #féminicide sans jamais le nommer ni a fortiori le dénoncer, l’inertie de la justice et de la police devant le malheur d’être femme en France encore aujourd’hui, le livre de Jablonka nomme le féminicide, le meurtre misogyne, dans une société anesthésiée et amorale qui laisse tuer des femmes et des enfants par des prédateurs récidivistes. A commander à votre bibliothèque et à lire d’urgence.

    https://seenthis.net/messages/539439 via Agnès Maillard


  • #Julien_Jeandesboz : « Tout ce qui entrave la liberté des #migrants entrave aussi la nôtre »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180216/julien-jeandesboz-tout-ce-qui-entrave-la-liberte-des-migrants-entrave-auss

    Le Conseil européen se réunit ce jeudi et ce vendredi à Bruxelles. Au menu : la « crise » des #réfugiés, que l’Union européenne a échoué à gérer depuis cet été. Revue des impasses et des solutions européennes avec Julien Jeandesboz, chercheur et spécialiste des questions frontalières et migratoires.

    #International #Commission_européenne #europe #Frontex #frontières #Grèce #mer_Egée #Otan #peur #Schengen #turquie



  • Le blog de Christine Delphy
    https://delphysyllepse.wordpress.com/2016/01/04/446

    Depuis, j’ai peur de tous les drapeaux, de toutes les hordes. Hier soir, en regardant à la télévision les hordes d’Ajaccio avec leur drapeau, en train de caillasser des fenêtres de prétendus musulmans, en voyant des mamans en larmes à leurs fenêtres, je me suis instantanément transportée à l’intérieur de ces appartements, enfant de tous les pogromes perpétrés au nom de tous les drapeaux, de toutes les religions.

    #drapeaux #haine_de_l'autre #peur #racisme etc...

    http://seenthis.net/messages/445970 via Sombre Hermano


  • La leçon de #Palerme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/301215/la-lecon-de-palerme

    Roberto #Scarpinato, le 12 octobre 1999, au procès Andreotti. © Reuters Dernier volet de notre série sur la #mafia et la #peur écrite par Roberto Scarpinato, procureur général au parquet de Palerme. Mémoire historique de la lutte anti-mafia en #Sicile, cette haute figure de la justice en Europe n’a cessé de donner un sens politique et historique à son travail de magistrat. Un texte publié en partenariat avec le MuCEM.

    #International


  • La #peur au sein du pouvoir
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291215/la-peur-au-sein-du-pouvoir

    Roberto #Scarpinato et son escorte. © DR Mediapart poursuit la publication d’un texte sur la #mafia et la peur écrit par Roberto Scarpinato, procureur général au parquet de Palerme. Mémoire historique de la lutte anti-mafia en #Sicile, cette haute figure de la #Justice en Europe n’a cessé de donner un sens politique et historique à son travail de magistrat. Dans ce second volet, publié en partenariat avec le MuCEM, Scarpinato raconte comment la peur règne à tous les échelons de la société mafieuse, là aussi où se décide le pire.

    #France


  • Le Triomphe de la mort
    https://www.mediapart.fr/journal/international/271215/le-triomphe-de-la-mort

    Roberto #Scarpinato © Reuters Mediapart entame la publication d’un texte en trois volets sur la #mafia et la #peur écrit par Roberto Scarpinato, procureur général au parquet de #Palerme. Mémoire historique de la lutte anti-mafia en Sicile, cette haute figure de la #Justice en Europe n’a cessé de donner un sens politique et historique à son travail de magistrat. Son texte offre une plongée saisissante dans les ténèbres de la société sicilienne et du genre humain.

    #International #France #Assassinat #Corruption


  • A l’encontre » Etats-Unis. Une réponse à l’attaque de Charleston
    http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-une-reponse-a-lattaque-de-charleston.html

    La vérité qui doit être dite est que même le premier président noir de notre nation doit affronter le fait que la #violence contre les Noirs est une épidémie aux proportions colossales. Dans la mesure où la démographie de ce pays se déplace vers une majorité de personnes de couleur [entre autres en raison des migrations du Mexique, d’Amérique centrale, du Sud], une #peur rationnelle et irrationnelle est présente que les personnes mêmes qui ont subi et subissent le poids d’une violence aussi brutale et flagrante résisteront un jour. Les paroles de Roof : « vous êtes en train de prendre le contrôle de notre pays. Et vous devez partir » reflètent la crainte sur laquelle la droite capitalise depuis les années 1970 : la peur que la majorité devienne la minorité.

    Et, comme les Noirs ne le savent que trop bien, être la minorité où que ce soit peut littéralement signifier la différence entre la vie et la mort.

    Jeudi 18 juin, le président Obama a fait une déclaration : « Une fois de plus, des gens innocents ont été tués en partie parce que quelqu’un qui voulait faire du mal n’a eu aucun problème à porter la main sur une arme. » Malgré ce que notre président a dit, il ne s’agit pas simplement d’une question de contrôle des armes. Il s’agit, en réalité, de la question de la prédominance du #racisme contre les Noirs qui aboutit, dans de nombreux cas, à une violence contre les Noirs et, trop souvent, à l’assassinat de Noirs.

    http://seenthis.net/messages/382939 via Agnès Maillard


  • #Espagne : « C’est une vague de soulèvements qui commence » (Paul B. Preciado) via @vacarme
    https://www.mediapart.fr/article/offert/af4f98483a7de6ef19452f3d418435be

    Vous connaissez bien la France, où le paysage politique semble davantage gelé. Il n’y a pas eu un moment fondateur comme le 15-M en 2011. Y-a-t-il tout de même des éléments à copier de l’Espagne, des leçons à tirer ?

    J’aimerais bien que l’effervescence prenne aussi en France, que l’extrême droite ne soit pas la seule à profiter de la crise. L’appareil de gouvernement néolibéral opère au niveau européen, et mondial. Il faut donc un grand réseau d’alliances de micropolitiques révolutionnaires en Europe. Ce ne sont pas simplement des révoltes éparses, mais une vague de soulèvements qui commence. Il ne s’agit pas tant de copier des techniques – des scratches ou des primaires ouvertes sur Internet, etc/ –, que de réussir à repolitiser le tissu social en France. Comment faire, pour repolitiser autrement que par une politique ultra-identitaire ? Car la politisation en France passe par un langage nationaliste, par la question de l’identité française, par la politique de la #peur. La question, c’est donc de modifier ces variables, de trouver un autre langage, d’autres pratiques capables de transformer le désir collectif.

    http://seenthis.net/messages/375321 via tbn


  • CMU complémentaire : 500 000 contrôles de comptes bancaires par an
    http://www.leparisien.fr/economie/cmu-complementaire-les-comptes-bancaires-controles-13-05-2015-4767331.php

    D’ici à cet été, l’Assurance maladie va vérifier les #comptes_bancaires des bénéficiaires de la #CMU-C. 10 % des assurés seront contrôlés chaque année. Une première.
    (...) 500 000 vérifications par an
    Les agents vont scruter les comptes courants et d’épargne des bénéficiaires de la CMU-C et comparer les revenus déclarés et les mouvements sur ces comptes. Une première.

    Jusque-là, seuls le fisc, les douanes, Tracfin, les caisses de retraite, Pôle emploi ou la Répression des fraudes étaient habilités à réclamer aux banques des relevés de compte. Et si la Caisse d’allocations familiales y a parfois recours, ce n’est que dans le cadre de contentieux sur le versement d’une pension alimentaire.

    Selon nos informations, la Caisse nationale d’assurance maladie, qui a vérifié à titre expérimental les comptes d’un millier de bénéficiaires de la CMU-C, a constaté des « anomalies significatives ». Son directeur général, #Nicolas_Revel*, a décidé de lancer un contrôle de tous les comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-C. Pas question pour autant de réduire la voilure de ce dispositif : « Ce n’est pas parce qu’il existe des phénomènes minoritaires d’abus ou de fraudes qu’il faut renoncer à aider l’immense majorité des assurés dans l’accès à leurs droits », précise Nicolas Revel, qui veut améliorer l’accès à ce dispositif loin de faire le plein.

    3 millions de bénéficiaires potentiels en plus

    Au 31 décembre dernier, 5,2 millions de personnes bénéficiaient de la CMU-C. Mais près de 3 millions de personnes restent à l’écart du dispositif. Pour eux, la Caisse nationale d’assurance maladie a mis en place des stratégies de repérage et d’aide qui portent leurs fruits. « La responsabilité de l’Assurance maladie, c’est de promouvoir l’accès à la CMU-C de tous ceux qui y ont vocation et de contrôler strictement le respect des conditions pour en bénéficier », résume le directeur de la Cnam. La carotte et le bâton, donc, pour mettre de l’ordre dans ce dispositif devenu indispensable depuis sa création en 1999 mais dont les failles donnaient encore du grain à moudre à ses détracteurs.

    * Nicolas Revel, inspecteur des finances, ex directeur de cabinet de Delanoé à la Ville de Paris, ex cour des comptes, ex conseiller présidentiel...

    Ici, la résorption du #non-recours prétexte à... sa fabrication. L’exemple du du #RSA offre un précédent dont on peut systématiser les effets (5,3 milliards d’euros par an d’économies dues au non recours). On avait introduit dans le formulaire de demande d’allocation des questions sur l’épargne disponible, avec un barème de calcul du RSA qui les prend en compte.
    Le principe c’est d’avoir toujours en réserve une menace, par exemple celle d’une « obligation alimentaire » qui viendrait à frapper parmi les proches, menace qui dissuade et inhibe la #demande.

    Les pauvres sont tellement malades qu’ils coûteraient plus cher que les autres si ils étaient soignés :

    http://www.leparisien.fr/images/2015/05/13/4767653_eco-sante-cmu-complementaire-v2.jpg

    #contrôle_des_ressources #management #peur

    http://seenthis.net/messages/370307 via colporteur


  • Varoufakis : « la #peur emplit l’âme » du président de la #BCE, Mario Draghi :

    Mr. Varoufakis did not backpedal from separate comments he made to the Greek Parliament on Thursday, saying that the “soul” of the central bank’s president, Mario Draghi, was “filled with fear” at the thought of giving Greece a break on its debts, because of the potential reaction among hard-liners in Germany.

    http://www.nytimes.com/2015/05/15/business/international/varoufakis-lashes-out-at-draghi.html

    #dette #Grèce

    http://seenthis.net/messages/370655 via tbn