• *Le « campisme ». Une vision idéologique des questions internationales*

    A l’époque de la guerre froide, nombre de mouvements de gauche, et pas seulement les partis communistes orthodoxes, professaient la défense absolue du « camp socialiste », nouvelle forme supposée « internationaliste » du right or wrong my country.
    Un nouveau « campisme » consiste à soutenir certains mouvements ou certaines politiques d’Etats considérés comme « anti-impérialistes » au nom de leur résistance supposée à l’impérialisme hégémonique états-unien et occidental, ce dernier étant accusé d’être à l’origine de toute contestation populaire qui s’opposerait à ces Etats ou mouvements… Un « campisme » sans camp et sans alternative anti-impérialiste réelle …, consistant à soutenir certains Etats, certains régimes au nom de présupposés géopolitico-idéologiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/19/le-campisme-une-vision-ideologique-des-questions-intern

    #politique #international


  • #Police: devenez «#collaborateur occasionnel» - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/devenez-collaborateur-occasionnel-de-la-police_2031269.html
    https://static.lexpress.fr/medias_11315/w_605,h_350,c_fill,g_north/v1486102747/controle-routier-le-6-juillet-2013-sur-l-a6-a31-a-hauteur-de-beaune_5793655.jpg
    #les_mots_sont_importants

    Un policier peut-il réquisitionner un scooter ?

    La réquisition du scooter et de son pilote par le fonctionnaire de police mis en cause sont elles conformes à la loi et aux pratiques en vigueur ? « Pour commencer, ce terme de réquisition est un abus de langage qui vient semer le doute », estime notre source. « Une réquisition c’est une notion précise appuyée par l’article 60 du code procédure pénale. On est dans ce cas de figure par exemple quand la police appel à un serrurier pour ouvrir une porte ». Pour être précis, il faut parler de « sollicitation », développe ce policier. « Dans le cas de figure de la rue Condorcet, on a un fonctionnaire qui propose à un particulier de devenir un collaborateur occasionnel de la police ».

    Mais ce type de sollicitations est extrêmement rare. « Je ne l’ai vu faire qu’une fois en 25 ans de carrière », assure un gradé contacté par L’Express.

    https://seenthis.net/messages/715830 via Agnès Maillard


  • Ponts, routes, rail : un inquiétant manque d’entretien en France (titre qui a remplacé « Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises »), Grégoire Allix et Philippe Jacqué, Le Monde 17/08/2018
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/17/route-rail-canaux-la-grande-souffrance-des-infrastructures-francaises_534328

    Un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier français était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    Un tiers des ponts du réseau routier national à réparer, dont 7 % présentent un « risque d’effondrement »… Après l’écroulement catastrophique du viaduc Morandi à Gênes, mardi 14 août, la France n’est pas épargnée par les débats qui divisent l’Italie concernant le mauvais état des infrastructures routières.

    Si le réseau italien, avec une dizaine de ponts écroulés ces cinq dernières années, apparaît particulièrement vulnérable, un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier de l’Hexagone était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    C’est la maladie des infrastructures de transports en France : tout comme la route, le rail et les canaux souffrent d’un sous-investissement chronique, qui a entraîné pendant des années un manque de maintenance aux conséquences potentiellement dramatiques. Tour d’horizon des réseaux les plus vulnérables, alors que le gouvernement doit annoncer, à la rentrée, une loi de programmation des infrastructures.

    Un réseau routier qui se dégrade

    Rendu public par le ministère des transports en juin, l’audit réalisé par deux sociétés suisses sur les 10 000 km et les 12 000 ponts du réseau routier national non concédé au privé est passé relativement inaperçu jusqu’à la catastrophe de Gênes. Ses conclusions sont pourtant alarmistes : un pont sur trois à réparer, 17 % des chaussées qui nécessitent des réparations structurelles, des équipements menacés de vétusté…

    Surtout, les budgets ne suivent pas. La France investit 50 000 euros par kilomètre dans son réseau chaque année, quand le Royaume-Uni y consacre 80 000 euros. Dans l’Hexagone, un pont n’est réparé en moyenne que vingt-deux ans après l’apparition des premières dégradations, souligne l’audit.

    Quant aux 380 000 km de routes départementales, aucune raison de penser qu’elles sont en meilleur état, vu les baisses de dotations auxquelles les collectivités sont confrontées. « On est dans des pourcentages de mauvais entretien similaires à ceux des routes nationales révélés par l’audit suisse », estime-t-on à l’Observatoire national de la route, qui mène actuellement une analyse de l’état de ce patrimoine.

    « Le réseau routier français est plutôt très performant, mais il se dégrade très rapidement. D’année en année, il y a un sous-investissement de 200 millions à 300 millions d’euros », note Matthieu Orphelin, député La République en marche (LRM) du Maine-et-Loire et membre du Conseil d’orientation des infrastructures (COI).

    « Cela remonte à quinze ans, estime le président du COI, l’ancien député (PS) du Calvados Philippe Duron. Il y a d’abord la disparition du ministère de l’équipement, qui fait passer cette priorité au second plan. Puis le déni de la route à partir des années 2000, renforcé par le Grenelle de l’environnement. Et enfin les politiques de restriction budgétaire. »

    Pas de péril imminent, à en croire les experts. « Il n’y a pas d’urgence absolue dans les cinq ans qui viennent et, étant donné les inspections auxquelles les ouvrages sont soumis en France, le risque n’est pas forcément que les ponts s’effondrent, mais plutôt qu’on soit obligés de les fermer. Mais plus on attend pour réaliser ces travaux de maintenance, plus il y aura urgence et plus ça coûtera cher », prévient Jean-Michel Torrenti, ingénieur des ponts et directeur du département matériaux et structures de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar).

    Un effort tardif sur le rail

    Le réseau ferré national a été le premier à sonner l’alarme, en 2005. Alors que la France s’enorgueillissait à l’époque de ses succès sur la grande vitesse, qui concentrait l’essentiel des investissements, les gros nœuds ferroviaires, qui accueillent l’immense majorité des passagers, étaient jugés en voie d’obsolescence par Robert Rivier, le rapporteur d’un audit. « Si la situation actuelle devait perdurer, ne subsisterait à l’horizon 2025 qu’un tiers des 50 000 kilomètres du réseau », insistait l’ingénieur suisse dans cette étude.

    « Sur le rail, ça a longtemps été la folie des grandeurs, le mythe du TGV partout, au détriment de la mobilité du quotidien, rappelle Matthieu Orphelin. Résultat : des nœuds ferroviaires congestionnés, avec des trains qui arrivent en retard et repartent encore plus en retard ».

    Depuis ce rapport-choc, les gouvernements successifs ont augmenté les budgets alloués à la régénération du réseau. Ils sont passés de moins de 800 millions d’euros en 2004 à une fourchette de 2,5 milliards à 3 milliards d’euros par an aujourd’hui. Un effort trop tardif pour empêcher, en juillet 2013, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait sept morts et une trentaine de blessés, et les multiples incidents qui compliquent les trajets des passagers.

    Sur le front de la régénération et de la modernisation du rail, l’Etat devrait aller plus loin en portant les moyens de rénovation à près de 3,6 milliards d’euros par an. Et à partir de 2022, il vient de s’engager à ajouter encore 200 millions d’euros par an.

    Si les sommes sont remarquables, cela pourrait ne pas suffire. En 2018, un quart des lignes sont au-delà de leur durée de vie théorique, contre 10 % à 20 % en 2012. En début d’année, Jean-Cyril Spinetta, auteur d’un rapport sur la SNCF, prévenait : « Si l’investissement reste constant, près de la moitié des 9 000 km de “petites” lignes pourraient être fermés aux voyageurs d’ici à 2026 en raison de leur obsolescence. »

    Des canaux prometteurs, mais négligés

    Le secteur ne fait jamais parler de lui. Pourtant, les canaux constituent l’un des réseaux de transport les plus prometteurs. Et les plus négligés. « Les plus mal lotis, ce sont les voies d’eau, confirme Philippe Duron. Beaucoup de gens ont cru que le fluvial n’avait pas d’avenir. Or il connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années, mais l’état préoccupant des infrastructures pourrait entraîner des pépins. »

    Avec 6 700 km de voies d’eau (canaux, fleuves, rivières) et quelque 4 000 ouvrages installés (écluses, déversoirs, ponts, aqueducs, etc.), gérés par Voies navigables de France (VNF) et ses 4 300 agents, ce patrimoine est essentiel pour le pays à l’heure de la transition énergétique. Deux audits remis début 2018 au gouvernement soulignent le sous-investissement chronique et l’extrême fragilité de ce réseau.

    Alors que VNF investissait encore, en 2013, 157 millions d’euros dans ses infrastructures, il n’en a investi que 136 millions en 2017. Or, selon ces audits, il faudrait dépenser plus du double pour les dix ans à venir pour maintenir un réseau, dont de nombreuses voies sont aujourd’hui déclarées impropres à la navigation.

    Problème : VNF, doté d’un budget de 500 millions d’euros, ne dispose que de 8 % de ressources propres, trop peu aujourd’hui pour espérer investir davantage. Le COI encourage le gouvernement à investir, pour ce seul réseau, 150 % de plus qu’aujourd’hui.

    #infrastructures #routes #ponts #rail #canaux #transports

    https://seenthis.net/messages/715621 via colporteur



  • Alain Deneault : « Ce système a un cancer généralisé »
    https://la-bas.org/5202

    À l’heure où, un peu partout, les destructions et les dégâts du néo-libéralisme entraînent des rejets et des mouvements profonds, en France, Emmanuel Macron, le leader du « free market » s’impose avec violence. Une violence que le philosophe québécois Alain Deneault nomme « l’extrême centre ». Deneault démonte et montre l’extrémisme de cet extrême centre, qui confisque, étouffe et finit par éliminer toute vitalité, toute démocratie réelle, et tout ce qui n’a pas un but lucratif, c’est-à-dire la plus grande majorité de l’humanité. Prenez le temps lire la version transcrite de cet entretien particulièrement lucide et stimulant par un des intellos les plus motivants d’aujourd’hui. Continuer la (...)

    #Articles #Idées #Politique #Mondialisation_libérale
    https://la-bas.org/IMG/arton5202.png?1534151770


  • Invisible Institute Relaunches the Citizens Police Data Project
    https://theintercept.com/2018/08/16/invisible-institute-chicago-police-data

    The long effort by the Invisible Institute to gain access to internal police files is an important chapter in the struggle for civil rights in Chicago. Today the Invisible Institute, in collaboration with The Intercept, releases the Citizens Police Data Project 2.0, a public database containing the disciplinary histories of Chicago police officers. The scale of CPDP is without parallel : It includes more than 240,000 allegations of misconduct involving more than 22,000 Chicago police (...)

    #police #surveillance #discrimination

    https://theintercept.imgix.net/wp-uploads/sites/1/2018/08/chicago-part-2-feature-edit-1534369226.jpg

    https://seenthis.net/messages/715446 via etraces


  • La typographie du mal _ Stéphane Baillargeon - 16 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/534580/la-typo-gothique-n-a-pas-reussi-sa-redemption-apres-1945

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Dernier texte d’une série estivale consacrée au sujet.

    Le traitement de texte Word, de très, très loin le plus populaire du monde, propose des dizaines de polices de caractères — le Brunel Poster, le Tahoma, le Verdana et l’Optima —, mais pas le gothique, qui ne fait pas partie du lot de base. Normal. Qui en voudrait ? Qui s’en servirait ? Ce que les Anglais appellent la « black letter » et les Allemands, l’écriture brisée ou fracturée (Gebrochene Schrift ou Frakturschrift) a pratiquement disparu de l’usage courant.

    La typo caractéristique, avec ses arcs rompus, ne survit que dans les logos d’anciennes compagnies (Seagram) et de très vieux journaux (The New York Times), sur les pochettes de disque de groupes de musique métal et les écussons de clubs de méchants motards.

    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/pt_647870_494933/image.jpg

    C’est un peu beaucoup la faute aux nazis. Le gothique est sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, mais pas exactement pour les raisons que l’on pourrait croire. Les virages abrupts ne manquent pas avec cette manière d’écrire…

    Antiqua-Fraktur
    En Allemagne, les caractères de l’écriture fracturée (la Fraktur en allemand) ont été en concurrence avec l’écriture dite latine ou antique (l’Antiqua) bien avant 1933. L’opposition reposait sur des fondements politico-idéologiques multicentenaires.

    Sur son passionnant site http://j.poitou.free.fr/pro/html/ltn/gothique-a.html consacré aux langages, aux écritures et aux typographies, le professeur d’études germaniques Jacques Poitou rappelle que Luther exigeait les lettres gothiques pour sa traduction en allemand de la bible, laissant les formes latines aux textes en latin. Gutenberg a donc imprimé en Textura http://www.gutenbergdigital.de/bibel.html# (une variante gothique du XIVe siècle) ses premiers exemplaires du Livre.

    Au contraire, les frères Grimm, pourtant folkloristes à souhait, n’avaient que de mauvais mots pour cette typographie dite nationale. Ils la trouvaient « informe et laide », « dégénérée et sans goût ».

    Les Allemands parlent de la Schriftenstreit ou de l’Antiqua-Fraktur-Streit. Cette querelle (Streit) s’est amplifiée après l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

    Pour les nationalistes, l’Antiqua « vide et creuse » symbolisait tout ce qui était étranger. La « profondeur » de la Fraktur devenait une spécificité nationale. Otto von Bismarck aurait refusé un livre qui n’était pas publié en gothique.

    Au contraire, une société pour l’ancienne écriture (Verein für Altschrift) a tenté à partir de 1885 de favoriser dans l’empire allemand l’expansion de l’écriture latine dominante dans le monde depuis la Renaissance. L’ancienne manière était à l’évidence la plus moderne. Le Reichtag a voté contre cette proposition en 1911.

    Une révolution culturelle
    Les nazis ont plongé dans la controverse politicotypographique. Dans un essai récent intitulé La révolution culturelle nazie (Gallimard), l’historien Johann Chapoutot expose la cohérence intellectuelle et rationnelle du projet hitlérien. Cette révolution conservatrice préconise un retour aux origines en s’appuyant sur les notions de la race, du sang et de la terre.

    Dans cette conception du monde, la communauté prime l’individu et la lutte pour la préservation du peuple germanique se fait en préservant les traits intrinsèques fantasmés tout en combattant à mort les supposées menaces extérieures biologiques, intellectuelles ou culturelles. Tous les éléments de la vie passent au tamis sombre, de l’histoire à la géographie, de l’art à l’éthique. Le professeur Chapoutot cite le juriste nazi Hans Frank qui modifie l’impératif catégorique universel de Kant avec cette formule : « Agis de telle sorte que le Führer, s’il prenait connaissance de ton acte, l’approuverait. »

    L’écriture est donc aussi enrôlée dans la révolution culturelle. Le gothique est célébré comme distinction graphique du peuple aryen. Les SS en pincent aussi pour l’alphabet runique. L’État militaire et totalitaire a trouvé sa police. Un décret de 1934 interdit aux éditeurs juifs d’utiliser la Fraktur. Le nombre d’ouvrages en allemand imprimés dans cette fonte passe de 5 % avant 1933 à près de 50 % en 1935. Mein Kampf, livre programmatique du Führer, est publié avec les caractères fracturés.

    Cette position change radicalement après le début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis se rendent à l’évidence que le reste de l’Europe utilise l’Antiqua. La propagande doit donc délaisser la Fraktur pour rejoindre les peuples conquis, habitués aux styles latins depuis des siècles.

    Dès mars 1940, Berlin décide que les publications préparées pour le Reich doivent se faire dans l’antique manière. Le 3 janvier 1941, la chancellerie publie un décret décrivant le gothique comme une « écriture juive », une de ses versions datant du Moyen Âge, la Schwabacher.

    Le 10 janvier, un communiqué de presse explique ainsi la décision : « Un peuple qui a l’ambition d’être une puissance mondiale doit avoir une écriture qui permette à tous les peuples d’étudier la langue allemande, sans qu’une prétendue écriture nationale les en empêche. »

    Folklorique
    Le pouvoir interdit aussi aux écoles d’enseigner la Sütterlin, une forme cursive dérivée de la Fraktur. Cette calligraphie inventée en Prusse en 1915 est remplacée par la Normalschrift, en fait la cursive latine qu’apprennent encore les écoliers allemands, comme tous les Européens.

    Dans les faits, le virage idéologico-typographique n’empêche pas le gothique de continuer une partie de sa vie enténébrée dans le IIIe Reich, bien qu’à moindre échelle. Der Stürmer, torchon antisémite de Julius Streicher, condamné du procès de Nuremberg, est publié avec les fontes cassantes jusqu’à son dernier exemplaire en 1945. D’autres journaux, comme le Berliner Morgenpost, mélangent les deux caractères : les titres en Fraktur et les sous-titres en Antiqua.

    L’Allemagne conquise va poursuivre un temps dans cette situation de « double écriture ». Dans les zones occupées, les consignes alliées s’affichent en style latin tandis que le nom des rues demeure en gothique. À la longue, la Fraktur a toutefois pris un sens folklorique, par exemple en publicité pour exprimer une idée de tradition. Une seule lettre a réussi son transfert d’une manière à l’autre, le eszett (ß), équivalent d’un double S.

    Pour le reste, la vieille police quasi millénaire ne s’est pas remise de l’association ambiguë avec le régime totalitaire. Dans l’imaginaire occidental, le gothique est en partie devenu la typographie du mal…

    _ D’une écriture à l’autre
    Le théologien Alcuin (mort en 804) encouragea la copie de nombreux manuscrits en utilisant une nouvelle écriture cursive ronde et régulière, la minuscule Caroline (nommée en l’honneur de l’empereur Charlemagne), qui s’imposa vite dans toute l’Europe. L’écriture gothique et ses tracés anguleux entrent en concurrence à partir du tournant de l’an 1000. Elle imite, ou en tout cas rappelle, l’arc brisé en architecture et devient l’écriture moyenâgeuse par excellence. Plusieurs manières gothiques se succèdent : primitive (jusqu’au XIIIe siècle) ; textura (XIIIe et XIVe siècles) ; rotunda (XIVe et XVe) ; bâtarde ou Schwabacher (XVe siècle) ; puis Fraktur (XVIe), qui va finir par désigner tous les gothiques allemands par opposition aux écritures latines (ou Antiqua). En langue allemande, tous ces styles sont des écritures brisées (Gebrochen Schriften), tandis que seule la textura est désignée comme « Gothische Schrift ».

    #Imprimerie #Police de #Caractère #Gothique #Histoire #livre #médias #littérature #art #typographique #typographie #mise_en_page #Lay_out #Allemagne

    https://seenthis.net/messages/715366 via BCE 106,6 Mhz


  • Petite révolution chez les libertaires : AL et la CGA tentent leur unification
    https://rapportsdeforce.fr/pouvoir-et-contre-pouvoir/petite-revolution-chez-les-libertaires-al-et-la-cga-tentent-leur-uni

    Après plus de 15 années marquées par les scissions au sein du mouvement libertaire, deux organisations esquissent un rapprochement. Alternative libertaire (AL) et la Coordination des groupes anarchistes (CGA), ont annoncé publiquement le 3 juillet avoir lancé un processus […] L’article Petite (...)

    #Politique


  • Les caméras corporelles de la police ouvertes aux pirates
    https://www.zdnet.fr/actualites/les-cameras-corporelles-de-la-police-ouvertes-aux-pirates-39872403.htm#xtor=RS

    Sécurité : Il est possible que des enregistrements cruciaux puissent être modifiés ou supprimés en raison de vulnérabilités dans le logiciel des caméras corporelles équipant les policiers. L’utilisation de caméras corporelles par les forces de l’ordre est un sujet controversé. Bien que de telles technologies puissent aider à protéger les policiers en dissuadant les comportements physiques inappropriés et en donnant aux citoyens qui ont été injustement accusés de crimes des moyens de preuve, la question de (...)

    #camera #police #surveillance #vidéo-surveillance #hacking

    https://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2018/08/camera-corporelle-620.jpg

    https://seenthis.net/messages/715384 via etraces


  • Atlas de l’Océan | La Fondation Heinrich Böll (Heinrich Böll Stiftung) Paris, France
    http://fr.boell.org/fr/2018/01/01/atlas-de-locean
    http://fr.boell.org/sites/default/files/uploads/2018/05/couv.jpg

    L’#océan couvre plus des deux tiers de la surface de notre planète et occupe un vaste volume en trois dimensions, dont une grande partie est encore inexplorée. Il est riche en ressources et nous fournit de la nourriture, de l’énergie et des minéraux. Nous l’utilisons pour transporter des marchandises entre les continents. L’océan est également d’une importance cruciale pour la stabilité de notre climat et des conditions météorologiques. Sans l’océan et ses ressources, la richesse et le bien-être d’une partie de la population mondiale seraient compromis. Aujourd’hui, l’avenir de cet écosystème unique est confronté à une grave menace. Le principe de la liberté de navigation, qui est en vigueur depuis des centaines d’années et accorde à chacun un accès illimité à l’océan et à ses ressources, a conduit à la surpêche, à la perte de biodiversité et à la pollution.

    Nos #mers et nos côtes sont des éléments importants de notre environnement et ont un besoin urgent de protection. Au niveau international, les premiers pas ont été faits et ils vont dans la bonne direction. Le concept de durabilité est de plus en plus présent dans les accords et traités internationaux de protection, qui ont en commun l’objectif de permettre aux générations actuelles et futures de vivre en équilibre avec la nature, d’assurer la santé et l’intégrité de l’écosystème mondial et de le restaurer partiellement.

    Dans le document final de la Conférence Rio+20 de 2012, les États membres des Nations unies ont exigé des approches globales et intégrées du développement durable et une approche durable de l’océan. La recherche s’est améliorée au fil des ans, permettant ainsi de mieux comprendre le système océanique et de développer des solutions pour gérer l’océan de façon durable. L’Agenda 2030, ratifié par l’ONU en 2015, prend également en considération l’importance de l’océan pour le développement durable. Parmi les 17 objectifs de développement durable (ODD), l’ODD 14 lui est consacré. Pour atteindre cet objectif, des efforts importants devront être déployés en faveur de la coopération institutionnelle afin de mettre en œuvre les plans d’action nationaux, régionaux et mondiaux nécessaires.

    #atlas #cartographie #visualisation #climat #pollution

    http://fr.boell.org/sites/default/files/atlasdelocean2018boell.pdf

    https://seenthis.net/messages/714818 via odilon


  • Henry de Monfreid et la baleine-fantôme de l’océan Indien - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/henry-de-monfreid-et-la-baleine-2224.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2224.png

    Le 12 août 1958, un #voilier de 8,5m porté disparu depuis 10 jours dans l’#océanIndien fait son apparition au large de #Tamatave (#Madagascar). Parti de #LaRéunion le 3 août, le #Rodali était sous la direction d’un #capitaine prestigieux : #HenrydeMonfreid. Récit d’une rocambolesque traversée qui commence dans le #port de la Pointe-des-Galets.

    #baleine #aventure


  • *Afrique du Sud, France, Turquie ou comment se banalise la militarisation de la société*

    En dehors des stricts constats de situation de guerre ouverte ou de mouvement de troupes, la militarisation peut être étudiée sous l’angle de ses impacts quotidiens sur les relations sociales en tant que processus construit. Ce texte propose d’analyser cette construction. Dans un premier temps, nous isolerons les définitions : militarisation, militaire, militarisme, militarité. Dans un deuxième temps, nous établirons que la militarisation se base sur la subordination/attachement des États et populations aux forces armées, sur leur fonctionnement militaire et les valeurs qui l’accompagnent – ordre, obéissance, hiérarchie, sublimation de la virilité1, etc. Nous verrons qu’en tant que telle, la militarisation n’est pas figée dans le temps. Elle est le produit d’une histoire coloniale autant qu’elle produit de nouveaux effets économiques, politiques et sociaux, de nouveaux comportements, rapports sociaux et épistèmês et renforce les rapports de domination (race, classe, genre) existants.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/13/afrique-du-sud-france-turquie-ou-comment-se-banalise-la

    #politique


  • En 1974 j’avais 15 ans, je n’ai pas pu voter pour René Dumont, le candidat écologiste. A l’époque on savait tout sur la malbouffe, la pollution, les dangers forcément inévitables du nucléaire, le pillage des pays du tiers-monde (on dit en voie de développement, maintenant) avec l’aide de dictateurs alliés, de la dette qui opprime, etc ... Un des trucs qu’on savait pas, c’était le réchauffement climatique car les compagnies pétrolières qui le connaissaient avaient garder secrète leur découverte. Il a fallu attendre que des chercheurs sachent analyser des bulles de gaz dans des carottes glaciaires pour nous révéler ce phénomène. Donc, j’étais sûr qu’il serait élu. Résultat : 1.3 % .
    C’est peut-être un moment où la dystopie s’est affirmée.
    CAMPAGNE ELECTORALE POUR LE CANDIDAT ECOLOGIQUE POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES. - Economie RENE DUMONT
    http://www.ina.fr/video/CAF92033886
    #écologie #René_Dumont #politique #élections #dystopie


  • *#Notallporn : pourquoi les « bons côtés » ne comptent pas*

    Sur la page d’accueil du site pornographique le plus connu au monde, on trouve des vidéos dont les titres me donnent la nausée. Des titres comme « Une salope bien conne adore baiser devant la caméra » ; « Trou du cul des quartiers pilonné par une bite blanche » ; « Elle a besoin de thune, et lui d’une chatte ». Il suffit de quelques mots-clés et d’un clic pour y accéder. Quelques clics de plus suffisent pour en voir 100 000 autres. C’est le porno tel qu’il existe aujourd’hui – et c’est, statistiquement, ce que la plupart des hommes regardent.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/10/notallporn-pourquoi-les-bons-cotes-ne-comptent-pas

    #porno #féminisme


  • La proportion des Etats-uniens agés de plus de 65 ans et se déclarant en banqueroute a triplé depuis 1991, selon une nouvelle étude (NYT, site payant).

    ‘Too Little Too Late’ : Bankruptcy Booms Among Older Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/05/business/bankruptcy-older-americans.html

    For a rapidly growing share of older Americans, traditional ideas about life in retirement are being upended by a dismal reality: bankruptcy.

    The signs of potential trouble — vanishing pensions, soaring medical expenses, inadequate savings — have been building for years. Now, new research sheds light on the scope of the problem: The rate of people 65 and older filing for bankruptcy is three times what it was in 1991, the study found, and the same group accounts for a far greater share of all filers.

    Accès direct à l’étude :
    Graying of U.S. Bankruptcy : Fallout from Life in a Risk Society by Deborah Thorne, Pamela Foohey, Robert M. Lawless, Katherine M. Porter :: SSRN
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3226574

    Abstract
    The social safety net for older Americans has been shrinking for the past couple decades. The risks associated with aging, reduced income, and increased healthcare costs, have been off-loaded onto older individuals. At the same time, older Americans are increasingly likely to file consumer bankruptcy, and their representation among those in bankruptcy has never been higher. Using data from the Consumer Bankruptcy Project, we find more than a two-fold increase in the rate at which older Americans (age 65 and over) file for bankruptcy and an almost five-fold increase in the percentage of older persons in the U.S. bankruptcy system.

    #personnes_agées #retraités #old_people #pensions #USA #Etats-Unis #misère #poverty #banqueroute #bankruptcy

    https://seenthis.net/messages/713195 via David Sharp


  • Polizei-Übergriffe nehmen zu, Opfer sind vor allem IT-Projekte | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Polizei-Uebergriffe-nehmen-zu-Opfer-sind-vor-allem-IT-Projekte-4119397.html

    En Allemagne tu as intérêt à te tenir tranquille si tu es un militant politique de gauche qui soutient des projets par internet. On assiste à une série de rafles chez des associations de défense des droits civiques sous prétexte d’avoir aidé des activités illégales. Il suffit de soutenir l’association Riseup qui propose des adresses mail anonymes et tu es fait. Les adresses mail @riseup étant utilisées par de nombreux militants qui veulent rendre publiques leurs activités sans dévoiler leur identité, le soutien pour leur prestataire mail suffit à la police pour envahir et détruire les locaux des défenseurs des droits civiques.

    L’intérêt de ces descentes qui n’ont qu’un trè faibles prétexte juridique et aucune justification concrète est sans doute la tentative de mettre la main sur des listes de personnes et d’associations par la police. L’ananlyse de ces données permet de comprendre les réseaux de militants susceptibles d’enfreindre
    les activités de répression dans l’avenir. Protégez vos donnés.

    Einbrüche waren in den letzten Jahren bundesweit ein großes Thema. Nun werden die Erfolge bei der Bekämpfung aber von Chaoten in den eigenen Reihen bei Hausdurchsuchungen konterkariert

    Moritz Bartl führt durchs Openlab in Augsburg, gewissermaßen Bayerns aktuell heißeste Bombenwerkstatt. Die Metallregale, die sich eine lange Wand entlang ziehen, nennt er „unser Lager-Regal“. Da haben verschiedene Mitglieder alle möglichen Kisten. Mit Hardware, USB, Festplatten, LAN-Kabel, undsoweiter, was sich so in einem Hackerspace ansammelt." Das Openlab ist ein großer Raum mit einigen Tischen, diversen Apparturen, einer Sofa-Ecke mit einer Regalwand voller Bücher sowie einer Küchenzeile. Hier hatte Bartl am 20. Juni ein hässliches Erlebnis mit der Polizei.

    „Ich hab’ meine Kiste rausgenommen und versucht, möglichst schnell mit den Beamten wieder rauszugehen“, erzählt der Mittdreißiger. „Im Rausgehen ist aber einem der Beamten aufgefallen, dass auf dem Whiteboard hier eine chemische Formel stand.“ So nahm die Polizeimaßnahme gegen Bartl eine neue Wendung. Um sechs Uhr in der Früh hatte die Polizei bei ihm geklingelt und einen Durchsuchungsbefehl präsentiert, weil der Informatiker Vorstandsmitglied des bundesweiten Vereins Zwiebelfreunde ist.

    Wegen der chemischen Formel und einiger Chemikalien, die in dem Bastelverein herumstanden, verbrachte der Hacker und Aktivist den Großteil des Tages im Polizeigewahrsam. Im Openlab brach die Polizei die Schränke auf, ohne nach einem Schlüssel zu fragen, erzählt er. Eine Liste der beschlagnahmten Gegenstände fehle bis heute.

    Das ursprüngliche Verfahren richtet sich gegen die Internetseite „Augsburg für Krawalltouristen“ die zu gewalttätigen Protesten gegen den AfD-Bundesparteitag aufrief, der zehn Tage nach der Razzia stattfand. In Sachen Openlab ermittelt die Polizei in diesem Zusammenhang immer noch wegen des Herbeiführens einer Sprengstoffexplosion. Doch schon der Ursprung der bundesweiten Razzia war seltsam, denn der Verein Zwiebelfreunde hat mit dem Gewaltaufruf nichts zu tun.

    „Wir als Verein Zwiebelfreunde verwalten Projektgelder aus verschiedenen Quellen und für verschiedene Projekte aus dem Bereich Anonymität im Internet“, erklärt Bartl. „Das bekannteste ist das Tor-Projekt.“ Für das in den USA beheimatete Kollektiv Riseup führt der Verein das offizielle europäische Spendenkonto und wickelt ein paar Zahlungen ab. Riseup bietet kostenlose E-Mail-Postfächer an, ohne Daten zu erheben. Und eine Riseup-E-Mail-Adresse stand als Kontakt in dem Internetauftritt, gegen den sich das Verfahren richtet. Deshalb der Schlag gegen die Zwiebelfreunde.

    Verantwortlich ist die Generalstaatsanwaltschaft München, denn bei ihr ist die Bayerische Zentralstelle zur Bekämpfung von Extremismus und Terrorismus angesiedelt. Die Auszüge des Spendenkontos hat sie sich von der Bank geholt. In dem Durchsuchungsbeschluss des Amtsgerichts München gegen Moritz Bartl geht es darüber hinaus um „Nutzerdaten von Personen, die Riseup in Anspruch nehmen“. Damit haben die Zwiebelfreunde aber offensichtlich nichts zu tun. Doch das ist nicht alles. „Die haben alle unsere Unterlagen beschlagnahmt“, hält Bartl fest. „Mitgliederlisten, Konten, die für andere Projekte genutzt werden, Quittungen, undsoweiter. Wir haben momentan gar nichts.“

    Der Durchsuchungsbeschluss hält aber klar fest, dass nur Gegenstände mit Bezug auf das laufende Jahr mitgenommen werden sollen. Deshalb bezeichnet der Anwalt der Zwiebelfreunde die Beschlagnahmungen in einem Fax an die Staatsanwaltschaft vom 3. Juli als offensichtlich grob rechtswidrig. Die Behörde teilte dennoch auf Anfrage mit, Zitat: Es gibt keine Anhaltspunkte für rechtswidriges Verhalten der Polizei bei den Durchsuchungen. Dem Anwalt antwortete sie am 7. Juli, die Beschlagnahme der Gegenstände sei von den Durchsuchungsbeschlüssen gedeckt. Sie habe aber immerhin einen Stopp der Auswertung angeordnet, bis ein Gericht darüber entschieden hat.

    Es geht nicht zuletzt auch um Daten von Menschen, die an Anonymisierungssoftwares wie Tails arbeiten und das über die Zwiebelfreunde abrechnen, erklärt Bartl. „Und diese ganzen Quittungen waren in einem feuerfesten Safe, den die Polizei geöffnet hätte, wenn wir sie nicht rausgerückt hätten. Das sind natürlich hochsensible Aktivistendaten. Das betrifft Leute aus verschiedenen Ländern: aus den USA, aus Spanien, aus Italien, aus Deutschland, die jetzt sozusagen davon ausgehen müssen, dass ihre Identität polizeibekannt ist.“

    Bartl, der auch Vorstandsmitglied der Stiftung Erneuerbare Freiheit ist, kann sich vorstellen, dass es von vornherein um diese Daten ging.

    Eine ähnlich seltsame Polizeiaktion gab es am 4. Juli in Dortmund. Dort ging es um einen Server des kleinen Anbieters Free, der im Projekthaus „Langer August“ im Büro des „Wissenschaftsladen Dortmund“ steht.

    Laut dem Wissenschaftsladen Dortmund, gegen den sich die Durchsuchung richtete, brach die mit Maschinenpistolen bewaffnete Polizei mit Hilfe der Feuerwehr fünf Türen auf, von denen nur drei zum Wissenschaftsladen gehören, und nahm statt eines Servers vier mit. Menschen in anderen, eigentlich nicht betroffenen Büros seien festgehalten worden, ohne nach außen kommunizieren zu dürfen. Zudem sei die zuständige Anwältin zunächst nicht ins Gebäude gelassen worden.
    „Strukturelle Repression“

    Gehörte der Server der Telekom oder stünde er in einem normalen Geschäftshaus, würde so etwas nicht passieren, sagt Constanze Kurz, Sprecherin des Chaos Computer Club (CCC). „Aus meiner Sicht wird das nur bei solchen Initiativen so hart durchgezogen, weswegen es eine Form von Repression ist.“ Das sei umso auffälliger, als bei einem Server Daten verloren gehen könnten, wenn er ohne Kooperation der Betreibenden ausgeschaltet wird. Nach so einer Kooperation habe die Polizei aber gar nicht gefragt.

    Das Dortmunder CCC-Büro war ebenfalls von der Polizeimaßnahme betroffen. Kurz sieht eine lange Tradition solcher Repressionsmaßnahmen gegen politische Projekte: „In Berlin wurden jahrelang linke Wissenschaftler ausspioniert. Wir leben in einem Land, wo jemand wie Rolf Gössner 30 und mehr Jahre lang vom Verfassungsschutz belästigt wurden und ewig durch die Instanzen klagen mussten, um sich diese Spionagebehörde vom Hals zu halten. Ich glaube schon, dass es eine Form von struktureller Repression gibt, die man thematisieren muss.“

    Obwohl die Vorstandsmitglieder der Zwiebelfreunde nur als Zeugen durchsucht wurden, wurden ihnen alle privaten Computer abgenommen (teilweise aber mittlerweile zurückgegeben). Diese Einschränkungen der privaten und geschäftlichen Computernutzung sowie der Schrecken für eine Familie, am frühen Morgen die Polizei in allen Räumen zu haben, wirken sich abschreckend aus.

    „Nach wie vor sind viele Leute noch sehr paranoid drauf, kann man fast sagen“, erklärt Moritz Bartl die Stimmung im Openlab. „Wir haben ja eigentlich viele Besucher, die werden jetzt aber alle sehr viel kritischer beäugt als vorher. Wir sind schon alle ziemlich angespannt. Das ist eine schreckliche Situation, wenn man eigentlich einfach nur kulturelle Bildungsarbeit macht.“

    Kurz und Bartl berichten beide, dass sich viele politisch aktive Menschen nun Gedanken über ihre Rechte machen, ihre Daten besser verschlüsseln und sich Telefonnummern von Anwältinnen und Anwälten zurechtlegen. Einige zeigen sich demnach eingeschüchtert und fahren ihr Engagement zurück, um ihre Familien und ihre berufliche Tätigkeit zu schützen. Viele andere lassen sich aber nicht abschrecken.

    Am 19. Juli gab es übrigens in Greifswald schon die nächste seltsam begründete Durchsuchung eines politischen Projektes, bei der die Polizei obendrauf offensichtlich die Befugnisse des Durchsuchungsbeschluss grob missachtete. (Ralf Hutter)

    #Allemagne #police #répression #activisme

    https://seenthis.net/messages/713105 via klaus++


  • Un an après, la galère des anciens députés Caroline Fontaine - 3 aout 2018 - maris patch
    https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Un-an-apres-la-galere-des-anciens-deputes-1567013

    Seuls 25 % des élus de l’Assemblée nationale ont survécu au raz-de-marée En marche !. Parmi les battus, une grande majorité de socialistes. Leur difficulté à retrouver un emploi signe la fin de « l’ancien monde ».

    C’est le premier signe d’un changement d’importance : ils ne décrochent plus leur téléphone aux premières sonneries. D’ailleurs, ils ne le décrochent plus du tout. Et ils ne rappellent pas. Difficile pour eux, qui ont tant aimé prendre la lumière, d’annoncer qu’ils ne s’en sortent pas. Les élections législatives de 2017 ont laissé 434 sortants sur le carreau, dont environ deux tiers sont PS ou écologistes. Un an après, leur reconstruction personnelle et professionnelle est, pour beaucoup, loin d’être achevée. Digérer l’humiliation de la défaite – certains n’ont pas passé le premier tour – a pris du temps. « Pendant les cinq ans de mon mandat, je me suis investi à 110 %, confie Philippe Baumel, ancien élu socialiste de Saône-et-Loire. Mon échec m’a semblé profondément ingrat. J’ai vécu pendant six mois une forme de tétanisation. J’ai eu beaucoup de mal à tourner la page. »

    Six mois, c’est le temps qu’il a fallu à Véronique Massonneau, ex-députée écolo de la Vienne, pour ne serait-ce que sortir de chez elle : « J’avais du mal à supporter la compassion des gens. » Idem pour Catherine Lemorton, ancienne présidente PS de la commission des Affaires sociales, qui avait vendu sa pharmacie pour se consacrer à son travail d’élue. « Après le choc », elle a flirté avec les abîmes : « J’ai flanché. Ne plus me sentir utile a été très violent pour moi. » « On a eu peur qu’elle se suicide », glisse une de ses anciennes camarades. « La politique est une drogue dure », s’excuse Alexis Bachelay, ex-député socialiste des Hauts-de-Seine et porte-parole de Benoît Hamon pendant la campagne de la primaire. Tous sont habités par un profond sentiment d’injustice : s’ils n’ont pas été réélus, ce n’est pas leur faute, non, mais celle de François Hollande et de son gouvernement. « J’avais un seul défaut circonstanciel, celui d’être socialiste », dit Catherine Lemorton. Un an après, les plaies ne sont pas encore toutes cicatrisées.
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBLqE98.img?h=414&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f&x=459&y=258.jpg
    Notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience
    Un sevrage violent, voilà donc le premier enseignement de notre enquête. Pour tous, même pour les 225 qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. « J’avais le sentiment de n’avoir pas démérité », confie Dominique Raimbourg, ancien patron socialiste de la commission des Lois à l’Assemblée. Mais eux, au moins, savent qu’à leur manière, ils ont eu « de la chance », selon les mots de Patricia Adam, son homologue PS à la Défense : « Je suis un privilégié dans le sens où je suis vieux ! » s’amuse Raimbourg. Leur téléphone sonne beaucoup moins, mais, grâce à leur pension, ils ont pu rester actifs – en s’impliquant dans des associations, des think tanks ou des fondations – sans crainte du lendemain. « Ça aide », confirme Jean-Christophe Cambadélis, ancien patron du PS et ex-député de Paris. Pour les autres, pour ceux qui, comme le dit Véronique Massonneau, ont eu « la mauvaise idée de n’avoir “que” 59 ans », notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience. Une première.

    « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau
    « Autrefois, les députés avaient des carrières longues, explique Emile Blessig, président du Groupe des anciens députés. S’ils perdaient leur siège, ils gardaient leur mairie, leur conseil général… » Désormais, l’interdiction du cumul des mandats les prive de cette possibilité de rebond. Autre changement, l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron a signé la fin de l’alternance, ce balancier qui garantissait un retour dans l’hémicycle : après la droite, la gauche et ainsi de suite. Résultat, beaucoup se sont retrouvés sans rien. « Je ne suis plus une personne publique, je n’ai plus à m’exprimer », coupe Sandrine Mazetier, ancienne vice-présidente socialiste de l’Assemblée nationale. « Je n’ai rien à vous dire. Je suis redevenu un citoyen ordinaire », prétend Kader Arif, autrefois plus bavard dans sa vie d’élu de Haute-Garonne ou de ministre délégué de François Hollande. « Certains ont pris de tels coups sur la gueule qu’ils ne veulent plus entendre parler de rien », décode Catherine Coutelle, présidente de l’Association des anciennes députées. Et ce d’autant moins que la poignée d’anciens députés qui ont raconté leurs difficultés ont récolté sur les réseaux sociaux une volée d’insultes, sur le thème : « Mais pour qui se prend ce privilégié ? » Alors ils préfèrent se taire.
     « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes »

    « La vague a touché beaucoup de monde, rappelle Véronique Massonneau. Il y a d’anciens ministres, des vice-présidents de l’Assemblée nationale sans emploi. Et comme on cherche tous dans les mêmes domaines – porte-parole de fondation, dans les relations institutionnelles –, les places sont rares. » Alors même que leur image s’est dégradée : « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes ! » Catherine Coutelle opine : « Elles n’ont pas envie de s’encombrer avec des gens battus et dévalués dans l’opinion. » De surcroît s’ils viennent du PS. Alexis Bachelay raconte : « J’ai passé quelques entretiens. Mon étiquette politique est complètement démonétisée. Dans l’ancien monde, on était recruté parce que, cinq ans plus tard, on allait être à nouveau au pouvoir. Là, on est tricard. » Tricard et ringardisé par les jeunes loups macronistes. « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau. Un « retour au réel » d’autant plus dur que certains « ont pris de mauvaises habitudes, admet Jean-Christophe Cambadélis. Ils ne veulent pas perdre leur position sociale. Ils cherchent donc des emplois plus élevés dans la hiérarchie que ceux qu’on leur propose. » Leurs difficultés n’avaient pas été anticipées. Rien n’a été prévu par l’Assemblée. Ici, aucun accompagnement pour les aider dans leur reconversion.

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi
    Même pour les fonctionnaires – un quart des sortants –, le retour au bureau s’est révélé compliqué. « Vous n’êtes pas toujours le bienvenu, rappelle Catherine Coutelle. Une directrice de recherche a été déclassée de trois échelons. Une autre mise au placard… » Alexis Bachelay a travaillé onze ans dans la fonction publique territoriale : « Ils me reprenaient à leurs conditions. Ce n’étaient pas les miennes. » Au terme de six mois de congé parental à 370 euros par mois, il s’est mis en disponibilité – sans droits au chômage – pour créer, comme tant d’autres, sa société de conseil. « Ce n’est pas très original, mais, quand vous avez été parlementaire, vous n’avez pas 50 000 possibilités de reconversion ! »

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi (contre 44 après les législatives de 2012). Un an après, ils sont encore 70 à la percevoir. Et certains, comme Alexis Bachelay ou Véronique Massonneau, qui a obtenu de son précédent employeur une rupture conventionnelle, n’y ont pas droit. En 2007, Guillaume Bachelay, ancienne figure montante du PS, député battu en 2017, publiait un livre au titre toujours d’actualité : « Désert d’avenir ? Le Parti socialiste, 1983-2007 ». Sollicité pour cette enquête, il n’a jamais donné suite à nos appels. Tout comme d’anciens ténors du PS – Christophe Borgel, François Lamy, Pascal Cherki… Signe que la nouvelle vie de ces ex-piliers de la Rue de Solferino doit être encore en construction. Un an après la défaite.

    #députés #députées #PS #politicards #chômage #chômeurses #chômeurs #précarité #assurance-chômage #crise #pauvreté #politique #exclusion , retour de bâton , subir les lois qu’ils/elles ont voté #tricard #ringard #réel #solferino #assistanat #galère

    https://seenthis.net/messages/713124 via BCE 106,6 Mhz



  • Le fascisme italien a bien été totalitaire
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/050818/le-fascisme-italien-bien-ete-totalitaire

    Marie-Anne Matard-Bonucci revient sur la banalisation choquante dont a fait l’objet le régime fasciste italien ces jours-ci à Rome. À travers plusieurs exemples (l’usage de la violence, la transformation de la langue), elle insiste sur sa dimension (...)

    #Politique


  • *Les vertus de l’échec *

    L’intérêt des échecs est de pousser à en analyser les causes. Or depuis plus de trente ans, nous sommes arc-bouté.es sur la défense des acquis ou de ce que l’on appelle le « modèle social français » pour ne cesser d’aller de reculs en reculs.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/06/les-vertus-de-lechec

    #politique


  • *Au feu !*

    Les campagnes et les villes brûlent, ici et ailleurs, les températures montent, le changement climatique fait son œuvre. Au même moment, en France, une affaire entre toutes occupe toutes les ondes. Ou presque. Avec elle, ses commentaires, ses polémiques, ses non-dits… Le mois de juillet 2018 est fébrile et cache une pathologie sournoise et délétère.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/05/au-feu

    #politique




  • Geoffroy de Lagasnerie : « la violence policière c’est la question de la vie ou de la mort »
    https://la-bas.org/5160

    Comment ne pas être complice, volontairement ou involontairement, des systèmes de pouvoirs ? Cet été, prenez le temps de lire la version écrite de l’entretien avec le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie l’auteur de "Penser dans un monde mauvais"Continuer la lecture…

    #Articles #Luttes #Idées #Politique #Société
    https://la-bas.org/IMG/arton5160.png?1531844168


  • Dareen Tatour : Une ode à la résistance palestinienne - IFEX
    https://www.ifex.org/israel/2016/09/07/profile_dareentatour/fr
    https://www.ifex.org/israel/2016/09/12/dareen-looking-down__468x312.jpg

    Comme Tatour a vécu des exécutions extrajudiciaires de jeunes palestiniens dans son entourage, elle s’est reportée sur les médias sociaux pour exprimer son indignation et sa douleur. Elle a posté un poème sur YouTube intitulé « Résistez mon peuple, résister-leur ». Ce poème, qui, au moment de son arrestation, n’avait que 113 vues, deviendra plus tard l’argument principal de l’affaire contre elle.

    Selon Adalah-NY, une organisation basée à New York qui milite pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël, au cours de la dernière année et surtout depuis le mois d’octobre 2015, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté plus de 400 Palestiniens à cause de leurs activités sur des médias sociaux. Tatour est l’une d’entre eux.

    Après son arrestation peu avant l’aube, menée sans mandat de recherche ni d’arrêt, la
poétesse a passé les trois premiers mois de détention allant d’une prison à une autre. Elle-même et sa famille n’ont pris connaissance des charges portées contre elle qu’au bout de 20 jours d’emprisonnement. Elle était détenue pour « incitation à la violence » à cause de deux messages postés sur Facebook et d’une vidéo sur YouTube comme indiqué plus haut. Si elle est reconnue coupable de tous ces faits, Tatour risque jusqu’ à huit ans de prison.

    Le 14 janvier 2017, Tatour a été libérée et placée en résidence surveillée en attendant son procès, qui a débuté en mars.

    En définitive, c’est 5 ans de prison.

    https://al-akhbar.com/Literature_Arts/255295

    #poésie_arabe #palestine #israël

    https://seenthis.net/messages/712096 via gonzo