• Couple de policiers d’Othis : deux versions et de lourdes peines
    https://www.arretsurimages.net/articles/couple-de-policiers-dothis-deux-versions-et-de-lourdes-peines

    Un peu plus de deux heures d’audience, deux versions qui s’opposent, pas de témoins lors du procès... Et en définitive une peine de prison ferme qui va au-delà des réquisitions du procureur pour les deux frères de 27 et 24 ans, accusés de « violence volontaire aggravée » contre un couple de policiers à (...)

    #Police,_justice_et_citoyens


  • Interventions policières mortelles : les autorités publient pour la première fois des chiffres officiels
    https://www.bastamag.net/Interventions-policieres-mortelles-les-autorites-publient-pour-la-premiere

    Le 14 juin, Basta ! publiait une base de données inédite sur les interventions policières létales. Nous y recensions 478 morts des suites d’interventions policières en France entre 1977 et mai 2018. Moins de deux semaines plus tard, l’Inspection générale de la police nationale présentait, lors d’une (...)

    #Police,_justice_et_citoyens







  • « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison

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  • Vous ne nous écraserez pas
    https://reporterre.net/Vous-ne-nous-ecraserez-pas
    https://reporterre.net/IMG/arton14779.jpg

    Au total, environ 40 habitats sur les quelque 100 que comptait la Zad ont été détruits ou murés, et leurs occupants chassés. En termes monétaires, l’opération a coûté 300.000 € par jour selon une estimation de journalistes de France Inter : environ 100.000 € pour chaque cabane ou habitat détruit !

    Ce qui s’est passé est la plus importante opération de « maintien de l’ordre » engagée depuis 1968. Avec, pour la première fois depuis encore beaucoup plus longtemps, l’emploi de moyens militaires, confirmant l’analyse que la guerre civile est engagée à bruit plus ou moins bas.

    Le plus impressionnant, et qui apparaîtra nettement avec le recul du temps, est que cette force démesurée a été déployée pour mater quelque… trois cents personnes, qui se revendiquaient paysans, boulangers, brasseurs, charpentiers… ou rien du tout. Quelle menace justifiait-elle une si invraisemblable disproportion des forces ?

    L’enjeu apparent était de faire croire que « l’ordre républicain » — une invention de la novlangue macronienne — était « de retour », de satisfaire l’envie de vengeance de tous ceux qui rêvaient d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, de tenter de persuader tous les mouvements sociaux — réprimés par ailleurs — que l’État des riches ne lâcherait rien, d’affirmer la position autoritaire de M. Macron.

    #zad #répression #maintien_de_l'ordre #police

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  • À Paris, un rassemblement en mémoire d’Ismaïl Bokar Deh, mort percuté par la police - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/paris-un-rassemblement-en-memoire-dismail-bokar-deh-mort-percute-par-la-po
    https://www.bondyblog.fr/app/uploads/2018/05/ismael-deh.png

    Ismaïl Bokar Deh, vendeur d’articles de souvenirs devant le château de Versailles, est décédé le 30 avril percuté par un fourgon de police alors qu’il tentait de fuir un contrôle d’identité. Collectifs et associations d’aide aux #sans-papiers ont manifesté, vendredi 11 mai, pour exprimer leur désarroi et réclamer justice pour le Sénégalais de 58 ans arrivé en France en 2001, époux et père de huit enfants.

    #police #violences_policières #mort #racisme

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  • Flashback vs Flashball | Se défendre de la police
    https://collectif8juillet.wordpress.com/2018/05/16/flashback-vs-flashball
    https://collectif8juillet.files.wordpress.com/2018/05/fbvsfb1.jpg

    FLASHBACK VS FLASHBALL

    16 mai 2018 · par huitjuillet · dans Uncategorized · Poster un commentaire
    Tribune du collectif 8 juillet. Fin 2016, trois policiers ont été jugés et condamnés par le TGI de Bobigny pour avoir tiré au Flashball et blessé six personnes, dont l’une a perdu un œil, le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil. Les policiers ont fait appel. Au premier jour de ce nouveau procès, nous revenons sur « la défense » des policiers et ce qu’elle dit de la violence qu’ils exercent au quotidien. Collectif Huit Juillet.

    Ici deux mondes s’affrontent : les forces de l’ordre et des gens dont la passion est de déstabiliser l’ordre. Franck Liénard, avocat de Patrice Le Gall.

    Il faut imaginer cette salle remplie de policiers armés venus soutenir leurs collègues, ajoutés à d’autres policiers en service que rien ne distingue des précédents, ajoutés à ceux habituellement en charge des procès, ajoutés au peloton de CRS présents à l’extérieur comme à l’intérieur du tribunal, pour mesurer notre sentiment d’insécurité. Mais une fois n’est pas coutume, et à la faveur d’un rapport de force obtenu grâce à de nombreuses interventions publiques, un protocole relativement égalitaire est mis en place. Une moitié de la salle est réservée aux soutiens des victimes, l’autre à ceux des policiers. Alors qu’ils sont en charge de ce protocole, les policiers ne le respecteront évidemment pas et c’est à deux reprises que nous obtiendrons que la salle soit vidée et les soutiens des deux partis strictement recomptés. Ce moment dont chacun aura pu mesurer le caractère exceptionnel est à l’image du combat que mènent les collectifs et les familles contre l’impunité policière. Le corps policier en charge de tous les actes de la procédure est à tout moment susceptible d’exercer des menaces et des pressions, de brouiller les pistes par des procès-verbaux mensongers, des manipulations de preuve, des expertises partisanes et autres chausse-trappes judiciaires… Ce n’est qu’en mettant en lumière les petites combines, magouilles et autres arrangements qui font l’ordinaire de l’impunité policière que les familles arrivent parfois à rompre les solidarités corporatistes et contraindre les magistrats à instruire les dossiers.

    #toctoc suggèrent les #blessés du 8 juillet 2009 actuellement en #procès
    #police #flashball « #armes_non_létales » #justice

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  • 21 degrés de liberté – 17
    https://framablog.org/2018/05/14/21-degres-de-liberte-17

    Journaux intimes et courriers privés ont longtemps été considérés comme littéralement sacrés, inviolables pour tout le monde. Qu’en est-il aujourd’hui quand nos vies intimes s’expriment sur des supports numériques ? Voici déjà le 17e article de la série écrite par Rick … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Internet_et_société #Non_classé #Corespondance #Falkvinge #Journal_intime #Loi #Police #ViePrivee


  • En Flandre, des arbres abattus « pour que les migrants ne puissent pas se cacher »

    le débat porte à la fois sur la question des #migrants et sur le sort réservé aux #oiseaux en cette saison. « Pour nos autorités, les transmigrants sont une sorte d’oiseau migrateur que nous devons chasser »...

    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_en-flandre-des-arbres-abattus-pour-que-les-migrants-ne-puissent-pas-se-c

    #calais #migration #police #frontière #Belgique

    https://seenthis.net/messages/691006 via kaparia



  • Expulsion de Tolbiac ce matin, un occupant dans le coma, rassemblement à 18h ! - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/expulsion-de-tolbiac-ce-matin-9973
    https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/arton9973.jpg?1524224396

    Un jeune homme entre la vie et la mort suite à l’évacuation de Tolbiac
    D’après des témoignages recueillis sur place un des blessés de ce matin serait dans le coma.
    Vers 5h10, 5h20 alors que les flics étaient déjà à l’intérieur, les CRS restaient en bas dans la fosse mais des membres de la BAC sont montés sur les terrasses (amphis d’été) pour chopper des gens. Un groupe a réussi à sortir en sautant mais au moment où la dernière personne allait sauter, un bacqueux lui a attrapé la jambe. Le mec a perdu l’équilibre et est tombé, la tête la première, par dessus le muret. Il s’est éclaté la tête par terre (chute d’au moins 3m) et ne s’est pas relevé. Il saignait des oreilles.

    Un étudiant a été très gravement blessé lors de l’évacuation très violente de Tolbiac par la police
    https://reporterre.net/Un-etudiant-a-ete-tres-gravement-blesse-lors-de-l-evacuation-tres-violen

    #police #répression #facs_en_lutte #Communelibredetolbiac

    https://seenthis.net/messages/688513 via colporteur


  • Est-ce que « Libé » a déraillé dans son traitement de l’affaire #Tarnac ? - Libération
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/13/est-ce-que-libe-a-deraille-dans-son-traitement-de-l-affaire-tarnac_163586
    http://md1.libe.com/photo/1104456-1lultragauche-deraille.jpg?modified_at=1520960042&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    « Tout n’est toujours pas tranché, pourtant, répondait Eric Hazan, en décembre 2008, à Indymedia. Après la manchette "L’ultra-gauche déraille" de Joffrin, il y a eu une émeute à Libé, une vague de protestation des journalistes qui ne partageaient pas ce point de vue. » Une émeute peut-être pas, mais un débat c’est certain, nous rapportent plusieurs sources dans la rédaction. Certains en ont peu de souvenirs – pour d’autres, c’était une véritable algarade.

    Le journaliste David Dufresne, ancien de Libération qui a couvert l’affaire après son départ et en a tiré un livre, Tarnac, magasin général (Calmann-Lévy), se souvient : « On m’a raconté la joie [au ministère de l’Intérieur] place Beauvau à la vue de la une de Libé. Pour une raison simple : Libé, par un jeu de mot, associait l’idée d’un terrible danger, le déraillement, à des faits qui n’avaient rien à voir. » Et Dufresne de rappeler que « jamais aucun crochet n’a fait dérailler un train. Les crochets sont posés pour ralentir les trains, pas pour les saboter. »

    Cette une « renvoyait aussi à l’image d’un Libération qui a cédé du terrain sur les grandes questions dites de gauche, comme celles des libertés publiques et privées, poursuit le journaliste spécialiste du dossier. Et puis, il y a aussi un inconscient collectif. Libé a toujours été fameux pour ses unes et des manchettes. Celle-ci, jouant sur les mots, était un peu la couverture de trop. »

    Retour à ce 11 novembre 2008, la veille de l’inoubliable une. C’est un jour férié, les locaux sont dépeuplés. Contrairement à ce que dit Hazan, la manchette n’est pas celle « de Joffrin » : il est absent de la rédaction. « L’ultra-gauche déraille » ? « C’est moi qui l’ai proposé », explique aujourd’hui François Sergent, directeur adjoint à l’époque. Il affirme que lors de la réunion pour en décider, personne n’a critiqué l’idée, les débats sont venus plus tard. Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs : du côté de la rédaction, certains journalistes racontent aujourd’hui « une après-midi à batailler pour ne pas titrer comme ça ». Avec le recul, François Sergent concède que « le jeu de mot l’a emporté sur le fond ». Est-ce qu’il regrette cette une ? « Je ne sais pas, le regret c’est un sentiment très chrétien », sourit-il. Puis, le plus sérieusement du monde : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas. »

    #presse #médias #journalisme #police

    https://seenthis.net/messages/676220 via Davduf


  • 365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 1 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=L3IwO7YKZYw


    365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 2 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=lm7NnvHP8WQ

    365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 3 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=9SP-3xiXi3E

    Film de Ladj Ly découpé en 3 parties qui relatent de l’intérieur (Ladj Ly est de Montfermeil) ce qu’il se passe à Clichy-Montfermeil après la mort de Zyed et Bouna.
    Il existe une version en une seule partie sur Youtube (de meilleure qualité je pense), mais pour ça il faut prouver qu’on est majeur o_Ô
    Le début de la 3ème partie montre la rencontre avec le maire qui tient des propos d’un mépris éhonté.
    Dans une interview récente Ladj Ly racontait que ce film n’a jamais été diffusé par une chaîne française alors qu’il a eu énormément de succès à l’étranger. Une chaîne nationale voulait le diffuser à la condition de refaire le montage (rien que ça…) ce que le réalisateur a refusé.
    #zyed_et_bouna #quartiers_populaires #police #violences_policières #clichy #montfermeil #ladj_ly

    https://seenthis.net/messages/666802 via ninachani


  • Regarde ailleurs
    https://vimeo.com/251551551

    Arthur Levivier a rencontré les exilés à Calais pendant et après le démantèlement de la « jungle ». Durant plus d’un an, il a parlé avec des hommes et des femmes d’origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne, mais aussi des habitants de Calais. Surtout, il a filmé ce que les médias mainstream ne montrent jamais : les violences policières, les injustices… et la force des réfugiés, leurs espoirs et leur capacité à rire de la situation, quoiqu’il arrive.

    #démantèlement #exilés #Calais #documentaire #droits_humains_bafoués #on_n'arrête_pas_la_migration #jungle #France #police #violence_policière

    https://seenthis.net/messages/661725 via marielle


  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».

    http://md1.libe.com/photo/1089472-capture-yann-moix-documentaire.jpg?modified_at=1516554264&width=960#jpg
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/662074 via CDB_77




  • Assa Traoré : Lettre à mon frère par Assa Traoré | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/01/assa-traore-lettre-a-mon-frere-38167
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    Assa Traoré : Lettre à mon frère

    Nous n’avons pas eu plus de courage que les autres. Nous avons pleuré 24 heures à peine, rassemblé nos peines, pour survivre et protéger ce qui de toi ne nous quittera jamais : ta mémoire.

    #violences_policières #quartiers_populaires #racisme #impunité #adama_traoré #assa_traoré #police #noirs

    https://seenthis.net/messages/659384 via ninachani


  • Défenestrée après 23 coups de couteau, Mariama Kallo, 32 ans, tuée par son mari | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201801101244/defenestree-apres-23-coups-de-couteau-mariama-kallo-32-ans-tuee-par-son-ma

    La femme de 32 ans est morte fin décembre, victime de 23 coups de couteau par son époux et défenestrée du 4ème étage de leur appartement, cité de l’Amitié, à Montreuil. Orpheline, mère d’une fille de deux ans restée en Guinée, Mariama est décrite comme une battante mais peu connue de son quartier. Portrait posthume.

    https://twitter.com/ajplusfrancais/status/951498970106249216

    Cette histoire est totalement inadmissible, sordide, scandaleuse du début jusqu’à la fin où le corps est resté pendant 9h sur le trottoir dans la cité. Ça me fout la haine !
    #Montreuil #quartiers_populaires #violences_conjugales #féminicide #police

    https://seenthis.net/messages/659099 via ninachani


  • Les policiers français ont abattu 18 personnes en 2017 - Basta !
    https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

    Selon le décompte que nous réalisons chaque année, 17 personnes ont été tuées par balles par des policiers ou gendarmes en France en 2017, et une personne est décédée des suites d’un tir de flashball, à Auxerre, le 6 janvier 2017. Spécificité de l’année 2017 : la moitié des personnes abattues l’ont été par des policiers en dehors de leur service. (...)

    Dans le cas des neuf autres personnes abattues lors de mission traditionnelle de maintien de l’ordre, cinq n’étaient pas armées, trois étaient armées d’une arme blanche (couteaux) [1], une avait ouvert le feu sur un policier – le 26 septembre, lors de l’expulsion d’un logement à Draguignan (Var). En plus de ces 18 personnes tuées par balles ou par flashball, 16 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en 2017.

    Trois sont décédées pendant leur garde à vue suite à un malaise : un motard arrêté pour excès de vitesse meurt dans sa cellule du commissariat d’Arpajon (Essonne) le 3 juillet ; un jeune homme de 16 ans issu de la communauté des « gens du voyage » décède pendant sa détention dans une gendarmerie en Charente le 13 octobre ; un Espagnol d’origine sénégalaise de 24 ans meurt des suites d’une asphyxie après avoir été interpellé à Paris le 22 novembre.

    Parmi ses 16 personnes tuées lors d’une intervention, cinq se sont tuées en fuyant la police, deux alors qu’elles tentaient d’échapper en voiture à des patrouilles à Toulouse, deux autres à Lille poursuivies par une équipe de la brigade anticriminalité, une par noyade en se jetant dans la Seine après avoir été menottée. Enfin, un quinquagénaire est renversé par une voiture de patrouille alors qu’il circule à scooter, à Créteil (Val-de-Marne) le 14 juin.

    #police

    https://seenthis.net/messages/658589 via colporteur


  • Dix ans après, un policier sera jugé aux #assises pour #coups_mortels
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060118/dix-ans-apres-un-policier-sera-juge-aux-assises-pour-coups-mortels

    Un brigadier-chef qui avait tué un père de famille en 2007, à #Poitiers, sera jugé aux assises de la Gironde dans les mois qui viennent. Son pourvoi en cassation vient d’être rejeté.

    #France #bavures #Bordeaux #Chauveau #Cour_de_cassation #Justice #Massonnaud #Olivier_Massonnaud #Police #violences_policières