• https://i.imgur.com/DkdoA0I.jpg
    Un #syndicat français de policiers diffuse une liste de journalistes présentés comme des ennemis de la police nationale

    Le #Syndicat_Indépendant_des_Commissaires_de_Police (#SICP) a diffusé, le 7 décembre 2019, un message sur le réseau social Twitter désignant nommément cinq journalistes français (#David_Dufresne - @davduf, #Taha_Bouhafs, #Gaspard_Glanz, « #Le_Général » et #Alexis_Poulin) comme « les principaux acteurs » du « combat anti-Police Nationale », en #France. Les journalistes nommés sont affublés de qualificatifs insultants ("imposteur", « menteur », « harceleur », « usurpateur », « haineux »). Le SICP accuse ces journalistes d’ « alimenter cette haine » et de « se délecter de ce climat », après que la porte du domicile d’un officier de la brigade anti-criminalité (BAC) a été recouverte de slogans hostiles à la police. Plusieurs représentant de la profession, dont la Fédération Européenne des Journalistes, ont dénoncé le caractère intimidatoire et diffamatoire du message du syndicat policier, largement relayé sur Twitter.

    https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/detail-alert?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_col_id=c
    #intimidation #diffamation #presse #journalisme #réseaux_sociaux #police #conseil_de_l'Europe #maintien_de_l'ordre

    Le tweet en question du syndicat policier :
    https://i.imgur.com/bM9xZy4.png
    https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1203437519544684544

    https://seenthis.net/messages/815103 via CDB_77


  • Hess, nouveau (auto) média vidéo mêlant Histoire, Économie & Sciences Sociales.
    (clin d’oeil à l’expression « C’est la hess » qui vient d’un mot arabe, hessd, signifiant « volonté de nuire ».)

    +> // DÉCRYPTE#1 // avec Geoffroy de Lagasnerie
    De l’importance de questionner les habitudes et les non-dits dans une société, ce qui fait système, ce qu’il faut déconstruire : #violence ? #racisme ? #représentation ? /.../
    https://youtu.be/GepFayXop5I


    https://invidio.us/GepFayXop5I

    +> vidéo précédente, où on retrouve certains des passages décryptés :
    // SANSFILTRE#2 // La #Police
    https://youtu.be/ZTqzh9RfMx0
    https://invidio.us/ZTqzh9RfMx0

    +> première vidéo :
    // SANSFILTRE#1 // L’#Hôpital en colère, une mobilisation historique.
    https://youtu.be/HJ-SHDWKVuE


    https://invidio.us/HJ-SHDWKVuE

    https://seenthis.net/messages/814635 via ¿’ ValK.


  • Chili : les données personnelles de milliers de policiers piratées et diffusées
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/12/chili-les-donnees-personnelles-de-milliers-de-policiers-piratees-et-diffusee

    L’administration policière a été la cible d’une vague de piratages, en représailles aux violences commises durant l’état d’urgence. Des informations sensibles ont été dérobées et publiées. Alors que le Chili a été le théâtre d’un important mouvement de contestation en octobre, réprimé dans la violence, des hackeurs ont mis en ligne, le 10 novembre, un annuaire interactif comprenant les données professionnelles et personnelles de plus de vingt-neuf mille carabineros (« carabiniers »), les membres de la police (...)

    #police #data #hacking

    https://img.lemde.fr/2019/11/12/0/30/1326/663/1440/720/60/0/9f55df2_ODYjg_semegcUKEWtJ_ahA0v.png

    https://seenthis.net/messages/810958 via etraces


  • Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/809659 via CDB_77


  • Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    https://seenthis.net/messages/809980 via mad meg


  • Le #Pentagone attribue un contrat de 10 milliards à #Microsoft
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/26/le-pentagone-attribue-un-contrat-de-10-milliards-a-microsoft_6016976_3234.ht
    https://img.lemde.fr/2019/10/21/292/0/3500/1750/1440/720/60/0/fdc9495_FW1_EU-DATAPROTECTION-MICROSOFT_1021_11.JPG

    Malgré le vent de critiques soufflant sur la #Silicon_Valley à propos des #collaborations avec l’#armée ou la #police, Microsoft et Amazon avaient, peu après le retrait de Google, défendu leur participation à l’appel d’offres. « Tous ceux qui vivent dans ce pays dépendent de la puissance de sa défense », avait écrit dans un billet de blog Brad Smith, le président de Microsoft. Le patron d’Amazon Jeff Bezos avait estimé de son côté que le pays serait « en difficulté » si « les grandes entreprises de technologie tournaient le dos au ministère de la défense américain ».

    #GAFAM

    https://seenthis.net/messages/807967 via Kassem


  • Dans les affaires de féminicides, les alertes négligées par les forces de l’ordre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/21/feminicides-face-aux-signaux-d-alerte-les-rates-et-l-indifference-des-forces
    https://img.lemde.fr/2019/10/18/1775/0/3543/1767/1440/720/60/0/9e0d000_WxMLgbUX9j_Vl_TOdtLs7pFV.jpg

    Parmi les 120 femmes tuées en 2018, un tiers avait déposé une plainte ou une main courante. « Le Monde » poursuit son enquête pour mettre en lumière les éventuelles failles dans la prise en charge des victimes.

    Journal de référence oblige, hein...

    #féminicide #police #impunité

    https://seenthis.net/messages/807861 via Antonin


  • #Politique : sécurité intérieure & maintien de l’ordre
    |> Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la « subversion violente »
    |+|> cas pratiques ce week-end : comment la #Police maintient, non pas l’ordre, mais la terreur.

    Tout d’abord, lecture de l’article de Jean-Dominique Merchet [qui prépare] L’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-ministere-l-interieur-veut-s-adapter-a-subversion-violente-198969
    https://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/w_838/public/styles/paysage/public/images/2018/06/_black_bloc_sipa.jpg?itok=p0e-3Z91

    A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la #sécurité_intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ?

    La lecture de l’article fait froid dans le dos mais pour qui a suivi de près l’évolution du #maintien_de_l'ordre ces dernières années et la mutation de ces 3 derniers mois, rien de vraiment surprenant... hélas. Le scandale des #violences_policières, le nombre astronomique de blessures graves du mouvement des #gilets_jaunes a obligé les décideurs politiques à trouver une parade. Oui mais voilà, ils sont dans une panique totale d’une révolte qui les vire du pouvoir et au vu des choix d’orientation politique d’extrême-centre du président des riches, on ne saurait donner tord à ceux qui les font flipper. Ainsi donc au fur et à mesure, les #violences_judiciaires faisant beaucoup moins parler d’elles, c’est vers une répression à deux vitesses que souhaite s’orienter le pouvoir en place, et l’expérience du #G7 semble avoir conforté leur choix : arrêter préventivement, même avec des dossiers vides, même avec la plus parfaite mauvaise foi, des cibles connues ou totalement inconnues, et, ils imaginent, paralyser ainsi les "fomentateurs" de révolte. Un passage dans l’article est particulièrement significatif :

    « Nous avons modifié nos modes d’action opérationnels en un temps record, mais nous devons finaliser la doctrine dans les semaines qui viennent ». Un séminaire de travail sur le « schéma national du maintien de l’ordre » a eu lieu en juin place Beauvau, mais peu de voix critiques y avaient été conviées. Depuis lors, le sociologue de la police Sebastian Roché, qui plaide pour une politique alternative de « désescalade », s’est même vu retirer son cours à l’Ecole des commissaires… Le ministère de l’Intérieure ne manque pourtant pas de plaider pour « la concertation la plus large possible. »

    Ainsi donc ce samedi on apprend deux évènements qui font penser que ce nouvel ordre du maintient est acté :

    – à #Toulouse des observateurs de la LDH se font charger, puis prennent une pseudo leçon de loi par [le préfet ?] parce que l’un d’eux a voulu ramasser un projectile d’arme policière que les avait touchés. C’est la troisième fois qu’ils se font ainsi malmener :
    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1177984007386140674 + chez @gonzo (mais hélas avec RT comme source) : https://seenthis.net/messages/804242

    – à #Montpellier, c’est Ian B. de Desarmons-les, collectif contre les armes de la police, qui se fait arrêter pour la deuxième fois alors qu’il devait faire une conférence le soir même sur les armes de la police. A cette heure, il n’y a toujours pas de nouvelles.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1178342218895171586
    Pour mémoire, la fois précédente : https://desarmons.net/index.php/2019/03/30/ianb-revient-plus-precisement-sur-son-arrestation-des-25-et-26-mars-2019-

    Pendant ce temps, le CM du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police s’amuse à titiller @davduf / David Dufresne, tranquilou : https://twitter.com/davduf/status/1178376236395089920 , le syndicat Alliance fait des communiqués auxmenaces à peine voilées : https://twitter.com/davduf/status/1178285515730239488 & https://twitter.com/ValKphotos/status/1178294536155611142 et Linda Kebbab continue de se lâcher avec désormais une photo de profil des plus explicites : https://twitter.com/LindaKebbab/photo

    Bref : #ça_pue !

    https://seenthis.net/messages/804271 via ¿’ ValK.


  • UNE HISTOIRE FRANÇAISE DE LA RÉPRESSION D’ÉTAT
    Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris, défend des manifestants et des journalistes victimes de gardes à vue arbitraires, de violences policières ou d’autres atteintes aux libertés.

    Dans un livre paru récemment et intitulé « Ennemis d’État. Les lois scélérates, des anarchistes aux terroristes », il montre comment les lois souvent adoptées sous le coup de l’émotion (attentats, événements violents), présentées comme des réponses nécessaires pour la sécurité générale, aboutissent toujours tôt ou tard à de graves restrictions des droits politiques (liberté d’opinion, de manifestation, d’organisation, de circulation) pour TOUS les citoyens.

    Dans cet entretien, R. Kempf souligne en particulier comment les lois anti-terroristes de 2001, 2014, 2015 et 2017 ou encore la loi anti-casseurs de 2019, exactement comme les « lois scélérates » promulguées en 1893-1894 après des attentats anarchistes, servent en fait à tout autre chose qu’à lutter contre le terrorisme : elles créent des délits d’intention et d’opinion qui permettent d’empêcher les écologistes et tous les opposants en général, en particulier les gilets jaunes, d’exercer leurs droits fondamentaux. Elles représentent ainsi un fort recul de la démocratie en France.
    https://www.youtube.com/watch?v=r9ShmP7heXI


    #GiletsJaunes #Répression #État
    #Histoire #Justice #Police #Politique


  • #Nantes : une vidéo montre un policier en train d’étrangler un manifestant
    | Par Pascale Pascariello pour Mediapart + ajout d’un témoignage direct
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030919/nantes-une-video-montre-un-policier-en-train-d-etrangler-un-manifestant
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/09/03/845380.jpg

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.

    Témoin direct de la scène, [Bastien Gruchet] confirme tous les témoignages publiés dans cet article de Mediapart.
    https://www.facebook.com/bastien.gruchet/posts/10215250974734248

    Pris de convulsions puis tombé inconscient alors qu’il était menotté après avoir été étranglé, fouillé pendant que les pompiers le brancardaient.

    A noter que l’agent de la BAC avec le pull gris sur la photo, celui qui a mis la personne interpellée à terre en l’étranglant avec une très grande violence, tient tranquillement une grenade désencerclante dans sa main droite. Il semblerait (à la vue du pull et de la carrure) que ce soit la même personne qui, en 2017, avait passé plusieurs personnes à tabac avec sa matraque télescopique dans un camion de la CGT.
    Et c’est lui aussi qui balance de l’eau au visage sans réaction de sa victime, sans que cela ne l’émeuve.

    La #BAC, et tout particulièrement celle de Nantes, est un véritable danger public. Le fait que la #police soit munie d’une telle brigade en dit long sur ce qu’est cette institution... Le fait qu’elle soit envoyée faire du maintien de l’ordre alors qu’elle n’y est pas formée symbolise ce que l’Etat veut faire des mouvements sociaux : les effrayer et les mater dans la violence. Elle doit disparaître, dans les manifestations et ailleurs.

    Ci-dessous, le texte intégral de l’article (_vu le taf qu’on fait à Nantes sur le sujet, pas envie d’être bloqué-e-s par un #paywal_) :

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.
    À Nantes le 3 août, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Steve Maia Caniço, les images d’un homme à terre, hagard, paraissant inconscient, entouré de trois policiers en civil, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), Bruno Kaïk, 51 ans, perd connaissance et est conduit aux urgences. Trois jours après les faits, la police nationale, par la voix de son service de communication (Sicop), affirme à Libération que ce manifestant avait été hospitalisé « parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes ».

    Le ministère évacue de la sorte toute responsabilité policière, nonobstant la parole de la victime qui accuse l’un des policiers de l’avoir « étranglé jusqu’à l’étouffement ».

    Une nouvelle vidéo que Mediapart publie contredit la version du ministère de l’intérieur. Sur ces images, derrière un fourgon, on distingue un policier de la BAC, le visage masqué, qui serre de sa main puis de son bras le cou de Bruno Kaïk. Celui-ci tombe à terre, quasi inanimé.

    Le compte-rendu médical atteste que le « patient interpellé par [la] BAC lors d’une manifestation, a reçu plusieurs coups (…), a présenté une perte de connaissance » et a été « retrouvé inconscient sur la voie publique ». Il souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

    Le parquet de Nantes vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée par Bruno Kaïk pour tentative d’homicide.

    Contactée par Mediapart, la police nationale nuance désormais sa version initiale. « Un signalement fait par Bruno Kaïk auprès de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] est en cours d’instruction et des éléments complémentaires ont été demandés à la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique », assure le service de communication.

    Alors pour quelle raison la police nationale s’est-elle autorisée à communiquer une information inexacte ? Notre question est, à ce jour, restée sans réponse.

    « Ce n’est pas la première fois que j’assiste à des dérives des policiers de la BAC », explique Mathilde, l’auteure de la vidéo, dont l’appartement surplombe une des rues de Nantes régulièrement empruntée par les manifestations.

    Le 3 août, cette professeure des écoles et son conjoint décident de filmer ce qui se passe sous leur fenêtre parce qu’ils aperçoivent « une personne blessée ». Mais un autre événement retient rapidement leur attention. Mathilde observe trois policiers de la BAC : « Ils ramenaient derrière les camions et de façon musclée un homme. Ensuite l’un d’entre eux l’a étranglé et un autre l’a menotté. »

    « J’ai été choquée de voir autant de violence, confie-t-elle. Les policiers ont ensuite fait partir les passants qui filmaient. Seuls mon conjoint et moi, à l’abri dans notre appartement, pouvions continuer à filmer pour témoigner de ces dérives. »

    Mathilde ne peut oublier « l’image de cet homme à terre, menotté, qui haletait pour chercher de l’air. J’ai été très inquiète ensuite pour sa santé parce qu’il a commencé à avoir des convulsions ».

    La gratuité de cette violence a également affligé Grégory. Venu couvrir la marche, ce photographe de 34 ans passait à côté des fourgons de police lorsqu’il a « entendu plusieurs personnes qui demandaient aux policiers d’appeler les pompiers ».

    « J’ai vu cet homme à genoux, quasi inconscient, raconte Grégory. Il avait la bouche ouverte et avait du mal à respirer. J’ai alors demandé une bouteille d’eau à une passante pour la donner aux policiers. »

    L’un des agents de la BAC asperge alors la tête de Bruno Kaïk qui « n’a eu aucune réaction. J’ai été choqué. Et ce qui m’a interpellé c’est que les policiers ne faisaient rien pour lui venir en aide. Ils étaient davantage préoccupés par les témoins et ils nous ont demandé de partir de façon agressive. L’un d’eux me marchait sur les pieds alors que je reculais. C’était absurde. Ils ont même placé un caddie de supermarché devant cet homme pour le cacher », témoigne Grégory.

    Pris de convulsions, Bruno Kaïk sera gardé en observation plusieurs heures à l’hôpital. À sa sortie et après 24 heures de garde à vue, il ressort libre du commissariat sans qu’aucune poursuite ne lui soit notifiée. Le parquet de Nantes n’a pas apporté plus de précisions concernant cette procédure.

    Un policier formateur, qui a aussi fait du maintien de l’ordre et auquel nous avons fait visionner ces images, commente : « Tout d’abord, saisir à une main le cou d’un individu, ce n’est pas une technique référencée au sein de la police. Ensuite, concernant l’étranglement qu’il fait avec son bras, il ne respecte pas la technique de l’étranglement arrière. Cette technique est utilisée comme moyen d’amener un individu d’un endroit à un autre ou pour le neutraliser s’il est très récalcitrant voire dangereux, c’est-à-dire susceptible d’être armé. Or là, non seulement elle est mal maîtrisée mais elle n’est ni adaptée ni justifiée. La personne ne montre ni de signe d’opposition ni de dangerosité. C’est donc disproportionné. »

    Consterné par ces images, ce formateur déplore l’intervention de la BAC sur des manifestations. « Ils ne sont pas formés pour cela et on ne peut que constater les dérives qui en découlent. On ne doit pas s’arrêter à la responsabilité individuelle mais remonter à celle de notre hiérarchie qui décide de mettre des unités non formées sur ces dispositifs. Aujourd’hui, il y a un manque de formation continue dans la police nationale. Elle a quasiment disparu et se limite désormais aux tirs réglementaires, mais le métier de policier est plus complexe et il est impératif de revenir à une formation plus complète. »

    De son côté, un ancien policier de la BAC rappelle, sans les dédouaner, que « ses collègues doivent gérer des violences urbaines et surtout sont habitués à faire du “crâne”, c’est-à-dire le maximum d’interpellations ».

    Ce policier regrette cette évolution du maintien de l’ordre. « Quand vous avez une foule, hostile ou non, qui manifeste et que vous y opposez des spécialistes du maintien de l’ordre, équipés, formés, comme les CRS ou les gendarmes mobiles, la stratégie est de maintenir à distance les manifestants de manière à éviter tout contact direct. Et, à ce moment-là, la foule s’adapte. »

    « Or, depuis quelques années, notamment depuis 2016 et les mouvements contre la loi El Khomri, lors des manifestations, la BAC intervient en première ligne. Ce qui est la plus mauvaise des réponses, car la présence de la BAC n’apaise pas la situation mais engendre des tensions supplémentaires puisqu’il y a une volonté d’interpeller, souvent exacerbée par les ordres de la hiérarchie », déplore-t-il.

    « Aujourd’hui, on met à la tête de dispositifs de maintien de l’ordre des commissaires qui ne sont pas habitués à cela. Ils connaissent mal notamment le cadre d’emploi du LBD [lanceur de balles de défense – ndlr], qui a largement été dévié de son utilisation d’origine. Ces commissaires ont sous leurs ordres des policiers de la BAC dont beaucoup sont équipés de LBD et qui tirent sur tout manifestant un peu plus provocateur ou véhément que les autres. C’est du grand n’importe quoi, explique-t-il. Il est urgent de revenir à la doctrine de maintien de l’ordre fait par des professionnels et surtout dirigé par des spécialistes. »

    Pour Bruno Kaïk, faire le récit de cette interpellation est encore douloureux. « J’ai vécu un véritable cauchemar qui n’en finissait pas », confie-t-il.

    Le samedi 3 août, vers 15 h 30, ce traducteur rejoint avec son fils la marche organisée en mémoire de Steve Maia Caniço. « Très vite, les tirs de lacrymogènes se sont succédé à une cadence infernale. Nous étions pris au piège. D’un côté les nuages de gaz, de l’autre les agents de la BAC qui nous mettaient en joue avec leur LBD. J’ai alors décidé de filmer. Le chaos s’en est suivi. Mon fils a été victime d’un tir dans le dos. Plus tard, un autre manifestant est blessé », raconte Bruno Kaïk qui demande alors aux forces de l’ordre de laisser passer les pompiers afin qu’ils viennent secourir ce blessé.

    « Impuissant, j’étais ulcéré par les exactions répétées des forces de l’ordre. J’ai alors lancé une bouteille vide en direction de policiers cagoulés et casqués qui se trouvaient à quelque trente mètres de moi. Elle a échoué à plusieurs mètres devant eux », assure-t-il.

    Bruno Kaïk ne comprend pas la violence dont il a été victime. « Je n’ai blessé personne. Mon geste n’était que dérision et symbole face aux armes des policiers. Comme seule réponse, je n’ai eu que violence. Agressé sans sommation par-derrière, violemment jeté au sol et étranglé une première fois. Derrière les camions de police, j’ai à nouveau été victime de strangulations. Je ne trouvais plus mon souffle. Je me rappelle avoir hurlé de douleur lorsqu’ils m’ont menotté. Ensuite le silence et le néant. Plus rien. C’est le visage d’un pompier que je verrai lorsque je reprendrai enfin connaissance », explique-t-il.

    « J’ai décidé de faire un signalement auprès de l’IGPN, une semaine après. Le temps de reprendre mes esprits. Et je n’étais pas très convaincu d’un tel procédé. On voit bien comment l’IGPN enterre systématiquement les enquêtes et blanchit les policiers », regrette-t-il en précisant qu’il n’a pas été, à ce jour, contacté par l’IGPN.

    « Non seulement, j’ai eu très peur de la violence de la BAC mais après j’ai été confronté à la violence de la police nationale qui a menti en contestant publiquement les violences que j’avais subies », déplore-t-il.

    https://seenthis.net/messages/799961 via ¿’ ValK.


  • Les chasses à l’homme

    Chasse aux esclaves fugitifs, aux Peaux-Rouges, aux peaux noires ; chasse aux pauvres, aux exilés, aux apatrides, aux Juifs, aux sans-papiers : l’histoire des chasses à l’homme est une grille de lecture de la longue histoire de la violence des dominants. Ces chasses ne se résument pas à des techniques de #traque et de #capture : elles nécessitent de tracer des lignes de #démarcation parmi les êtres humains pour savoir qui est chassable et qui ne l’est pas. Aux #proies, on ne refuse pas l’appartenance à l’espèce humaine : simplement, ce n’est pas la même forme d’#humanité. Mais la relation de chasse n’est jamais à l’abri d’un retournement de situation, où les proies se rassemblent et se font chasseurs à leur tour.
    Si la chasse à l’homme remonte à la nuit des temps, c’est avec l’expansion du #capitalisme qu’elle s’étend et se rationalise. En Occident, « de vastes chasses aux pauvres concourent à la formation du #salariat et à la montée en puissance d’un pouvoir de #police dont les opérations de traque se trouvent liées à des dispositifs d’#enfermement… Le grand #pouvoir_chasseur, qui déploie ses filets à une échelle jusque-là inconnue dans l’histoire de l’humanité, c’est celui du #capital. »

    https://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2017/05/mp-FLASH_Chasses-667x1024.jpg
    https://lafabrique.fr/les-chasses-a-lhomme
    #exploitation #chasse #chasses #chasse_à_l'homme #livre

    En lien avec la question des #migrations, voici le petit extrait du mémoire de master de Sarah Bachellerie (pas encore soutenu), où elle cite le livre de #Grégoire_Chamayou :
    https://i.imgur.com/2Hfh2bN.png

    #asile #réfugiés

    https://seenthis.net/messages/798751 via CDB_77


  • A lire absolument ❗

    A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du #G7

    « Nous sommes donc loin d’avoir affaire à une simple indic de la police, comme il y en a bien sûr ici et là. Cette personne organisait, impulsait et poussait à des actions ; elle mettait en relation des gens afin que la police puisse procéder à des arrestations. C’est l’État qui organisait ses coups de filet... »

    https://nantes.indymedia.org/articles/46321 #NoG7 #G7EZ #g7welcometoparadise #infotraflicsG7 #police #infiltration

    https://seenthis.net/messages/798716 via ¿’ ValK.


  • « Les violences policières découlent directement de la volonté des gouvernants d’annihiler toute contestation »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/02/les-violences-policieres-decoulent-directement-de-la-volonte-des-gouvernants
    https://img.lemde.fr/2019/08/02/300/0/3600/1800/1440/720/60/0/15f6417_PsKzeqJkd5Uz70b34-YngeoU.jpg
    Lors de l’acte XXIII des « gilets jaunes », à Paris, le 20 avril 2019. ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

    Tribune. Les violences policières de ces derniers mois en France, dénoncées de toute part, ont été et sont toujours niées par ceux qui détiennent le pouvoir. Elles sont aussi toujours légitimées et justifiées par l’institution policière elle-même, à commencer par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), qui ne sanctionne que très rarement – pour ne pas dire jamais – les auteurs de violences, mortelles ou non mortelles.

    A défaut d’invoquer à chaque fois la légitime défense, qui est le principal fondement à l’usage des armes par la police, ses rapports et conclusions soulignent, pour la plupart, la nécessité de l’emploi de la force et son caractère proportionné, si ce n’est n’imputent la responsabilité des blessures et des décès aux victimes elles-mêmes.
    Dans le cadre du maintien de l’ordre, et c’est ce que montre de manière exemplaire le rapport relatif à la mort de Steve Maia Caniço, mort noyé à la suite d’une intervention policière dans la nuit du 21 juin au 22 juin, à Nantes, non seulement les agents sont toujours censés avoir « bien agi », avec discernement et professionnalisme, mais les violences sont constamment justifiées par les troubles à l’ordre public. Les déclarations de celles et ceux qui gouvernent, alliées à l’impunité dont bénéficient les policiers, tendent ainsi à étouffer les possibles scandales liés à ce que l’on peut appeler des « bavures », et à faire comme si elles n’avaient pas existé.

    Pour autant, personne ne peut raisonnablement ignorer les violences qui se déroulent depuis octobre 2018 dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » : la mort de Zineb Redouane, atteinte au visage par un tir de grenade lacrymogène le 1er décembre à Marseille, et dont l’auteur n’a toujours pas été identifié ; des milliers de blessés, des centaines de mutilés, sans compter toutes les personnes contrôlées, nassées, gardées à vue et arrêtées.

    Des violences qui font système
    Ces violences ne sont pas des actes isolés, encore moins le fait d’une addition d’initiatives individuelles, qui ont pu exister par ailleurs. Elles font système et sont une réponse à des ordres, soit de la hiérarchie policière, soit des préfets. Et, sans rejouer indéfiniment l’opposition Papon/Grimaud, c’est-à-dire entre un préfet très répressif responsable du massacre du 17 octobre 1961 et des morts du métro Charonne et un autre qui a sans doute évité le pire pendant Mai 68, il n’en reste pas moins que la trajectoire des préfets, leur histoire, leur « style » de maintien de l’ordre et la conception qu’ils en ont sont déterminants dans le traitement policier des manifestations de rue.

    Or, les préfets dépendent hiérarchiquement du pouvoir exécutif, qui peut les sanctionner en cas de « faiblesse », rarement pour la raison inverse. Le préfet Delpuech a ainsi été limogé de la préfecture de police à la suite à l’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes » et des dégradations sur les Champs-Elysées. Mais c’est dire également que le degré de brutalité policière, et donc le nombre de blessés et de morts, dépend des politiques de répression pensées et voulues par les membres du gouvernement. Et, dans le cas des « gilets jaunes », les intentions gouvernementales étaient claires : en finir avec cette « foule haineuse » (Emmanuel Macron), avec ces « factieux » et leurs « complices » (Edouard Philippe), et plus généralement avec toutes ces manifestations qui font le jeu des black blocs et des « casseurs » (Christophe Castaner).

    La compréhension des violences policières nécessite de les réinscrire dans deux stratégies de répression qui tendent aujourd’hui à s’indifférencier : l’antiterrorisme d’un côté et la gestion des mouvements sociaux l’autre. En réalité, la police n’a fait, ces derniers mois, que donner à voir la stratégie française de maintien de l’ordre, caractérisée notamment par la multiplication des corps-à-corps et des charges et par l’usage d’armes dites « de force intermédiaire », dont les grenades de désencerclement et les LBD, par ailleurs reconnus par la réglementation internationale comme « armes de guerre ».
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Maintien de l’ordre en manifestations : la France à l’écart des initiatives européennes pour une « désescalade »

    Police militarisée
    Produit d’une longue histoire, c’est bien ce maintien de l’ordre qui explique la brutalité à l’œuvre depuis au moins octobre 2018, tandis qu’il se renforce dans le contexte de la multiplication des attentats. En l’occurrence, dès le renouveau de la lutte antiterroriste au milieu des années 1980, la police y tient un rôle central : celui de neutraliser préventivement des individus avant qu’ils ne passent à l’acte, celui d’arrêter tous les suspects pris dans les affaires d’association de malfaiteurs, celui encore de trouver contre eux des éléments à charge dans le cadre d’une justice d’exception. Si ces prérogatives existent toujours, le rôle de la police s’est modifié au gré de la lutte contre le terrorisme dit « islamiste ».

    En raison de la potentialité meurtrière des attentats, dont les agents des forces de l’ordre sont une cible privilégiée, et de l’apparition d’une problématique sécuritaire inédite – « faire mourir » les terroristes –, la police s’est militarisée. C’est ce qu’attestent l’extension de la légitime défense policière, en février 2017, et l’alignement des conditions de tirs policiers sur celles de la gendarmerie – ce qui n’était arrivé en France que sous Vichy et pendant la guerre d’Algérie. On observe ainsi une progressive indistinction entre tâches policières et tâches militaires et un durcissement du maintien de l’ordre.

    A ce titre, la brutalité de la police dans le cadre des récentes manifestations est aussi l’un des effets du renouveau des mouvements sociaux au début des années 2000, par exemple l’apparition des black blocs. On assiste dès lors depuis à une radicalisation de la répression politique et des deux processus qui la caractérisent : la mobilisation de l’ensemble de l’appareil répressif contre les activistes (police, justice, services de renseignement, administration, armée) et l’application de la logique préventive antiterroriste à la gestion du militantisme. Empêcher de militer, de contester et de revendiquer est devenu le socle de cette nouvelle politique répressive. Ainsi, la violence du maintien de l’ordre découle directement de la volonté des gouvernants d’annihiler toute contestation de l’ordre politique, économique ou social.

    #police

    https://seenthis.net/messages/795609 via colporteur


  • Nantes : l’IGPN omet des éléments à charge pour la #POLICE
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010819/nantes-l-igpn-omet-des-elements-charge-pour-la-police

    Les zones d’ombre de l’enquête de l’IGPN sur la mort de Steve Maia Caniço sont patentes. Selon nos informations, le responsable de l’unité de CRS, présent sur les lieux, n’a pas été auditionné, et l’IGPN n’a pas rendu publiques les conclusions d’un compte-rendu d’opération sur l’appréciation de l’usage de la force. Mediapart en publie un extrait.

    #violences_policières,_Steve_Maia_Caniço,_Nantes
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/08/01/doc-crs.jpg

    https://seenthis.net/messages/795421 via Mediapart


  • #OùEstSteve ? - "Ici un corps dansant s’est noyé !" - Et c’est votre refus d’assumer votre responsabilité, vos mensonges @PoliceNat44, @Prefet44, @Place_Beauvau, @gouvernementFR, qui le noient un peu plus chaque jour depuis 29 jours... #PolicePartoutSteveN
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48336434062

    Flickr

    https://live.staticflickr.com/65535/48336434062_95396412da_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Nantes, le 18 juillet 2019. Depuis samedi 22 juin à 4h40 du matin, Steve Maia Caniço est porté disparu suite à une attaque policière extrêmement violente lors de la fin de la Fête de la Musique, ici même au bord de la Loire, Quai Wilson. Désormais, et devant le déni méprisant des respponsables, la question se pose, partout : OU EST STEVE ? Infos et affiches : frama.link/oueststeve

    https://live.staticflickr.com/65535/48336434062_95396412da_b.jpg

    https://seenthis.net/messages/793721 via ¿’ ValK.



  • Zineb Redouane : les CRS à l’origine des tirs ne se souviennent de rien
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020719/zineb-redouane-les-crs-l-origine-des-tirs-ne-se-souviennent-de-rien

    Les cinq policiers CRS armés de lance-grenades, à l’origine des 200 tirs de grenade lacrymogènes sur la Canebière le 1er décembre, ainsi que leur officier, ont affirmé à la police des polices ne pas se souvenir de celui qui a blessé Zineb Redouane. Ils ne reconnaissent pas non plus le tireur sur les images de vidéosurveillance. Trois des agents n’excluent cependant pas qu’il puisse s’agir d’eux.

    #JUSTICE #Police,_Zineb_Redouane,_Marseille

    https://seenthis.net/messages/790442 via Mediapart


  • Exclusif – Mort de Zineb #Redouane : l’autopsie algérienne qui contredit les autorités françaises
    https://lemediapresse.fr/politique/exclusif-mort-de-zineb-redouane-lautopsie-algerienne-qui-contredit-les

    Après nos révélations sur les conditions du décès, le 2 décembre 2018 à #Marseille, de Zineb Redouane et la façon dont l’enquête a été menée, nous publions la contre-autopsie réalisée à Alger, qui rend le traumatisme consécutif aux blessures causées par la #Police « directement responsable de [sa] mort ». Un document qui balaie la version officielle, jette une lumière crue sur le flou de l’autopsie française et contredit les déclarations du ministre de l’Intérieur Christophe #Castaner et du procureur de la République de Marseille.

    #Politique #Social #Algérie #Autopsie #Gilets_Jaunes #IGPN #Justice #Lacrymo

    https://seenthis.net/messages/790399 via lemediapresse [RSS]


  • Castaner demande des explications après la violente évacuation d’une manifestation d’Extinction Rebellion à Paris
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/30/evacuation-d-une-manifestation-ecologiste-castaner-demande-des-explications-
    https://img.lemde.fr/2019/06/28/211/0/3500/1750/1440/720/60/0/2577160_PAR12_CLIMATE-CHANGE-YOUTH-FRANCE_0628_11.JPG

    Il avait été nommé pour rétablir l’ordre, il est désormais sommé de s’expliquer sur des méthodes jugées trop musclées. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devra rendre un rapport au ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, après la diffusion d’images « extrêmement choquantes », selon les mots de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. On y voit l’évacuation, à l’aide de gaz lacrymogène, de militants écologistes qui occupaient pacifiquement le pont de Sully, au cœur de la capitale, vendredi 28 juin. Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

    Les vidéos, tournées par le journaliste indépendant Clément Lanot, montrent des personnes assises par terre, à l’appel d’Extinction Rebellion, un mouvement de désobéissance civile issu du Royaume-Uni, qui alertent sur le désastre écologique. Les militants, qui se revendiquent non violents, bloquent la chaussée – une manifestation non déclarée – et sont invités par les CRS à libérer la circulation.

    PARIS - Intervention des CRS qui utilisent des gazeuses pour tenter de déloger les militants. Plusieurs journalis… https://t.co/j2JGVsxTTR
    — ClementLanot (@Clément Lanot)

    Rapidement la situation dégénère, et les policiers tentent d’évacuer manu militari les personnes présentes en les traînant sur le sol, avant de se saisir de leurs bombes lacrymogènes et d’asperger les visages à bout portant, à de nombreuses reprises. L’opération, qui dure quarante-cinq minutes environ, se solde par l’évacuation complète de la voie. Lundi, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », du chef de « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».
    Images « insoutenables »

    Alors que les images d’affrontements entre les forces de l’ordre et les « gilets jaunes » sont devenues monnaie courante ces derniers mois, ne provoquant quasiment plus de réactions dans l’opinion publique, cette vidéo qui montre un usage disproportionné des aérosols à l’encontre de personnes pacifiques a provoqué une vive indignation, notamment chez des artistes engagés.

    Cyril Dion, le réalisateur du documentaire Demain, alertant sur l’urgence climatique, a annoncé, samedi, qu’il refusait sa promotion dans l’ordre du Mérite : « Comment accepter d’être décoré par un gouvernement qui fait usage d’une telle violence à l’encontre d’une partie de sa population ? »

    L’actrice Marion Cotillard, également mobilisée sur les enjeux environnementaux, a interpellé le gouvernement sur son compte Instagram, jugeant les images « insoutenables » : « Des activistes français et des étudiants en grève se font asperger de gaz lacrymogène alors qu’ils protestent pacifiquement, à Paris, contre une situation climatique désastreuse et trop ignorée. »
    Explications circonstanciées

    Le gouvernement a de son côté mis quarante-huit heures à se saisir du problème. François de Rugy, le ministre de la transition écologique et solidaire, interrogé sur BFM-TV, a dans un premier temps minimisé les faits, estimant qu’il s’agissait de militants « très radicaux », qui ignorent les sommations : « On est obligés de mobiliser des CRS pour prendre les personnes une par une et essayer de les enlever. » Avant d’ajouter, en guise de justification : « Ça se finit avec l’utilisation, en effet, de gaz qui ont pour but que les gens s’en aillent. »

    La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, s’est montrée plus critique sur LCI, dimanche soir : « Je crois que les militants en question participaient à un rassemblement qui n’était ni déclaré ni autorisé. » Mais « ça ne justifie pas le gazage en plein visage et avec une telle proximité, évidemment », a-t-elle noté. Elle a par ailleurs annoncé qu’outre les explications circonstanciées du préfet le gouvernement attendait le rapport de l’inspection technique des CRS pour faire toute la lumière.

    L’enquête interne doit notamment déterminer si les fonctionnaires sur le terrain ont agi sur une injonction directe de la salle de commandement, placée sous l’autorité directe du préfet, ou s’ils ont pris l’initiative de cette méthode radicale.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

    https://seenthis.net/messages/790448 via Davduf


  • Sebastian Roché : « Affirmer que la “police des polices” est indépendante est faux »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/27/sebastian-roche-affirmer-que-la-police-des-polices-est-independante-est-faux
    https://img.lemde.fr/2019/06/26/296/0/5568/2782/1440/720/60/0/3c6a934_gwa1OD3k-1mX9bqCx4IHDRe1.jpg

    Le système de contrôle français de la police s’est incontestablement modernisé, notamment sous l’impulsion de Marie-France Moneger, la précédente patronne de l’IGPN, qui a œuvré à la décision de publication d’un rapport annuel incluant une compilation de l’usage des armes et de la violence policière (les chiffres n’ont toujours pas été publiés à ce jour). Elle a aussi introduit des personnes non policières dans sa « mission d’appui et de conseil » (une sorte d’organe d’orientation), et a créé une plate-forme Internet pour que les citoyens puissent la saisir directement. Ce n’est pas rien. Mais transparence n’est pas indépendance.

    En effet, il n’en reste pas moins qu’on ne peut, hors de tout esprit de polémique, qualifier l’IGPN d’indépendante. Il n’y a qu’à lire l’article 1er du décret qui l’établit : « L’Inspection générale de la police nationale est un service actif de la direction générale de la police nationale. » Raisonnons par l’absurde : si un service de la police est qualifié d’indépendant, comment nomme-t-on un service d’inspection qui serait extérieur à la police mais dans le périmètre du ministère de l’intérieur ? L’Inspection générale de l’administration (IGA) serait alors « super-indépendante » ? Et que penser des « autorités indépendantes » qui n’ont pas de lien avec l’exécutif comme la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ? Elles aussi tomberaient dans la même catégorie fourre-tout ?

    L’indépendance ne se réduit pas au fait de ne pas recevoir d’instruction du ministre. Affirmer que l’IGPN est indépendante est simplement faux. Cela ne signifie nullement que les enquêteurs qui travaillent à l’IGPN ne sont pas professionnels, faut-il le préciser ?
    Deux concepts distincts

    Professionnalisme et indépendance sont deux concepts distincts. Mais il faut appeler un chat un chat : l’IGPN est non seulement un service du ministère de l’intérieur, mais en plus un service de police. Que les enquêtes pénales menées par l’IGPN soient dirigées par un juge, ce qui est une bonne chose, n’y change rien. Le directeur de l’IGPN est nommé par l’exécutif, les agents y sont affectés par le ministère de l’intérieur et leurs carrières en dépendent. Enfin, ce sont des policiers qui enquêtent sur des policiers.

    En matière d’indépendance, on doit pouvoir faire mieux. Et c’est précisément ces limites que les pays les plus attentifs à l’Etat de droit, et donc au contrôle de l’usage de la violence par la police, ont voulu corriger.

    C’est, par exemple, le cas du Royaume-Uni où, pour les affaires graves, l’Office indépendant du comportement policier (IOPC, Independant Office for Police Conduct) peut s’autosaisir. Il ne rend pas de comptes à l’exécutif, dispose de son propre budget, de ses propres enquêteurs, qui ne sont pas rattachés à un service actif de la police, et ses directeurs ne peuvent pas, du fait de la loi, être des policiers.

    Au Danemark, l’Autorité indépendante pour les plaintes à l’encontre de la police, qui a été créée en 2012, est dirigée par un bureau composé d’un juge, d’un avocat, d’un professeur de jurisprudence et de deux membres du public. Elle dispose d’enquêteurs. Isoler l’organe de l’influence directe et indirecte de l’exécutif, de la hiérarchie policière, donner un rôle aux personnels non policiers (pour échapper aux normes informelles de la profession), voilà les critères en vigueur.
    Gagner la confiance du public

    L’absence de complète indépendance, en toute logique, limite l’action du directeur d’un organe d’inspection, fût-il animé de la meilleure bonne volonté au monde. Comment expliquer autrement qu’un organisme dont les statuts lui donnent « une mission générale d’inspection, d’étude, d’audit et de conseil (…) de la direction générale de la police nationale » ne juge pas opportun de le faire de toute urgence, étant donné le nombre de blessés graves ?

    Si les propos tenus par la direction de l’IGPN lors de la conférence de presse de juin sont exacts, « dans une majorité de cas, nous n’avons pas pu identifier les policiers », pourquoi dire en même temps qu’il n’y a pas urgence à mettre sur pied une mission d’audit pour modifier profondément la traçabilité des violences ?

    Gagner la confiance du public, telle est chez nos voisins la motivation à l’origine de la création des organismes indépendants de contrôle de la police. Cette ambition nous fait défaut. Cela entrave la démocratisation de la police. Reconnaître les problèmes, plutôt que les couvrir d’un voile de novlangue, aiderait à sortir de la crise ouverte par un usage immodéré des armes « moins mortelles », lanceurs de balles de défense (LBD) et grenades au premier chef.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le lourd bilan des lanceurs de balles de défense de la police

    Dans la droite ligne des prises de parole du président de la République Emmanuel Macron et du ministre de l’intérieur Christophe Castaner, on constate que le procureur de Paris puis la directrice de l’IGPN réfutent en chœur – et en toute indépendance – le terme de « violence policière ». Il est pourtant aisé à comprendre.

    Une violence policière est une violence commise par un policier, une violence non policière est commise par un non-policier. Soyons-en conscients : si les violences policières sont légales dans notre pays, le problème n’est pas moindre, mais plus sérieux encore.

    Car violence légale n’est pas légitime pour autant, et il est préjudiciable que les deux concepts soient confondus. On se souvient que les révoltes de Los Angeles de 1992 n’ont pas été déclenchées par les violences des policiers qui frappaient au sol un citoyen sans défense, mais par la décision de justice : leurs actes étaient déclarés conformes à la loi, et les agents, innocents. C’est dire l’enjeu d’un examen impartial des faits par des organes indépendants auxquels le public fait confiance. Et de décisions justes dans les cours de justice. La tempête est devant nous.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice #igpn

    https://seenthis.net/messages/789678 via Davduf



  • L’interminable traque des black blocs - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-interminable-traque-des-black-blocs_2083881.html
    https://static.lexpress.fr/medias_12039/w_1702,h_1277,c_crop,x_0,y_85/w_605,h_350,c_fill,g_north/v1560928597/des-black-blocs-devant-l-arc-de-triomphe-le-16-mars-lors-de-l-acte-18-des-gilets-jaunes_6164350.jpg

    Alors que le mouvement des gilets jaunes semble à bout de souffle, des groupes d’enquête sont engagés dans un vrai travail de fourmi pour identifier les casseurs.

    Ils le surnomment le « Punisher » parce qu’il porte un masque de super-héros - une sorte de face de squelette. Le 23 février dernier, à Toulouse, lors de l’acte XV des gilets jaunes, la vidéosurveillance l’a surpris en train de jeter un cocktail Molotov sur les forces de l’ordre. Impossible de l’identifier, il est camouflé de la tête aux pieds. Comme n’importe quel pilier d’un black bloc - comprendre un regroupement ponctuel de manifestants qui ne se connaissent pas forcément mais passent à l’affrontement. Des heures durant, les enquêteurs toulousains écument toutes les sources d’images possibles : caméras de la ville ou des policiers eux-mêmes, photos de la presse régionale, live sur Facebook tournés par des manifestants... Et soudain, enfin, dans un banal reportage filmé par un Youtubeur, la chance leur sourit. A l’arrière-plan, on aperçoit le « Punisher » qui a relevé son masque deux minutes pour griller une cigarette...

    Ce genre de « traque » constitue le quotidien du « groupe d’enquête gilets jaunes » basé dans la Ville rose. Neuf policiers de la sûreté départementale ont été choisis et totalement détachés depuis le mois de janvier pour confondre les casseurs des rassemblements de chasubles. Des limiers de la brigade criminelle, de la financière ou de la lutte contre la cybercriminalité constituent cette force logée à l’hôtel de police, dans un open space dont les murs arborent des photos de suspects. Sur un tableau blanc, une trentaine d’hommes au visage immortalisé, auxquels aucun nom n’a encore été donné. « Des objectifs », selon la terminologie, qui accaparent leur journée. 80 % de celle-ci est occupée à visionner les 10 000 heures d’images stockées sur leurs ordinateurs.
    De nouvelles interpellations chaque semaine

    Une quinzaine de groupes similaires ont été mis en place en France, parfois brièvement, dans les villes marquées par les plus fortes tensions. Le mot d’ordre : « Ne laisser passer aucune exaction », selon Kevin Gutter, le chef adjoint de la sûreté départementale toulousaine. Un travail de fourmi qui perdure, malgré le déclin du mouvement : « Chaque semaine, à l’aube, il y a de nouvelles interpellations, assure ce commissaire. Encore aujourd’hui, nous identifions des individus pour des faits datant de janvier. » Dans la capitale occitane, où les services de renseignement jaugent le noyau dur à 500 ultras, les violences ont blessé 249 membres des forces de l’ordre. Il y en a eu plus de 1600 au niveau national. Le préfet d’Occitanie, Étienne Guyot, l’assure à L’Express : « On a parfois eu l’impression d’avoir en face de nous des gens prêts à tuer. »

    LIRE AUSSI >> Profession : avocats de black bloc

    Pour chaque manifestation décortiquée, la première étape consiste à cerner les faits commis, de la destruction de mobilier urbain aux tentatives d’homicide avec cocktails Molotov (les faits seront peut-être requalifiés en violences volontaires au moment du procès). Puis vient l’identification des auteurs. N’importe quel détail saisi par un zoom sur les images compte : une boucle d’oreille, la couleur d’une semelle, même un tic. Un vandale s’est, par exemple, trahi parce qu’il avait la manie de poser ses mains sur ses hanches. Ce même détail a ensuite été recherché sur les vidéos jusqu’à ce que la « cible » en laisse voir davantage.

    « On n’a pas affaire à des professionnels de la criminalité, ils font donc forcément des erreurs, même s’ils pensent être des maîtres en camouflage », constate le capitaine Vincent Escorsac, qui dirige le groupe. Mais la réalité n’est pas la science-fiction : même lorsqu’un visage finit par se découvrir, aucun logiciel à leur disposition ne permet la reconnaissance faciale. La plupart du temps, les portraits sont donc transmis aux différentes brigades dans l’espoir d’un contrôle fructueux sur la voie publique.
    Radicalisés en cours de mouvement

    La difficulté est d’autant plus grande qu’une large partie des suspects est inconnue des services de police et de renseignement. « Nous avons des profils qui se sont radicalisés au cours du mouvement, observe Kevin Gutter. Il y a ceux qui nourrissent une réelle haine des institutions et ceux qui se sont laissé entraîner par la foule. En général, ceux-là s’effondrent en garde à vue. Mais ceux qui nous intéressent le plus, ce sont les recruteurs. »

    Les profils débusqués ménagent parfois des surprises : comme ce sexagénaire, qui se prétendait légionnaire, et stimulait les cortèges. Ou cette étudiante en ergothérapie qui dévoilait les identités de policiers sur les réseaux sociaux dissimulée sous un pseudonyme masculin. Un phénomène qui porte un nom - le #copwatching - et qui a d’ailleurs attiré l’attention des services de renseignement au niveau national depuis la fin mars. A Toulouse, les investigations sur cette pratique ont également été confiées au groupe d’enquête spéciale.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

    https://seenthis.net/messages/788440 via Davduf




  • Toute la journée la presse a parlé de la répression à #Hongkong. Alors que notre #répression à nous est démocratique. C'est sans doute pour ça que personne ne parle du collègue #journaliste @T_Bouhafs agressé et arrêté par la #police. @LabasOfficiel @SNJ_national @gouvernementFR
    https://twitter.com/vslonskamalvaud/status/1138915717372399618

    Toute la journée la presse a parlé de la répression à #Hongkong. Alors que notre #répression à nous est démocratique. C’est sans doute pour ça que personne ne parle du collègue #journaliste @T_Bouhafs agressé et arrêté par la #police. @LabasOfficiel @SNJ_national @gouvernementFR