• La #police et les indésirables
    http://www.laviedesidees.fr/La-police-et-les-indesirables.html

    Les pratiques policières de contrôles-éviction, visant à évincer certaines populations de l’espace public, participent aux processus de gentrification. M. Boutros met en lumière le rôle central des forces de l’ordre dans les dynamiques de transformation urbaine.

    #Essais

    / #discrimination, #violence, police, #racisme, #espace_public

    https://seenthis.net/messages/721987 via La Vie des idées


  • Le gouvernement commande 40.000 grenades lacrymogènes _ Reporterre -
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-commande-40-000-grenades-lacrymogenes

    Dans un avis de marché public paru le 23 août, le gouvernement lance la commande de 40.000 grenades lacrymogènes de « désencerclement », pour un montant de 1,7 million d’euros.

    En mai, il avait déjà lancé la commande de grenades pour 17 millions d’euros.

    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L614xH407/arton15336-91e63.jpg?1535470556

    #grenades #guerre_aux_pauvres #violence #en_marche #police #France

    https://seenthis.net/messages/718208 via BCE 106,6 Mhz


  • *L’extrême gauche doit cesser de dénigrer les femmes qui ont recours au système de justice lors de situations d’agression*

    Lorsque nous cherchons des solutions de rechange à l’appareil de justice pénale, il nous faut être plus réalistes qu’idéalistes.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/29/lextreme-gauche-doit-cesser-de-denigrer-les-femmes-qui-

    #féminisme #violence #police


  • La police talonne les cyclistes du South Side
    Mary Wisnievki, reporter au Chicago Tribune, spécialiste de la mobilité, a mis en évidence en mars 2017, que la police verbalisait différemment les cyclistes noirs.. En un an, rien n’a changé sous le ciel de la Chi-City
    http://residenchi.constantvzw.org/2018/07/30/mobilite-la-police-talonne-les-cyclistes-du-south-side
    http://residenchi.constantvzw.org/wp-content/uploads/2018/07/43327960982_435f04126f_z.jpg
    #chicago #mobilité #vélo #discrimination #police

    https://seenthis.net/messages/716042 via Supergéante


  • #Police: devenez «#collaborateur occasionnel» - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/devenez-collaborateur-occasionnel-de-la-police_2031269.html
    https://static.lexpress.fr/medias_11315/w_605,h_350,c_fill,g_north/v1486102747/controle-routier-le-6-juillet-2013-sur-l-a6-a31-a-hauteur-de-beaune_5793655.jpg
    #les_mots_sont_importants

    Un policier peut-il réquisitionner un scooter ?

    La réquisition du scooter et de son pilote par le fonctionnaire de police mis en cause sont elles conformes à la loi et aux pratiques en vigueur ? « Pour commencer, ce terme de réquisition est un abus de langage qui vient semer le doute », estime notre source. « Une réquisition c’est une notion précise appuyée par l’article 60 du code procédure pénale. On est dans ce cas de figure par exemple quand la police appel à un serrurier pour ouvrir une porte ». Pour être précis, il faut parler de « sollicitation », développe ce policier. « Dans le cas de figure de la rue Condorcet, on a un fonctionnaire qui propose à un particulier de devenir un collaborateur occasionnel de la police ».

    Mais ce type de sollicitations est extrêmement rare. « Je ne l’ai vu faire qu’une fois en 25 ans de carrière », assure un gradé contacté par L’Express.

    https://seenthis.net/messages/715830 via Agnès Maillard


  • Invisible Institute Relaunches the Citizens Police Data Project
    https://theintercept.com/2018/08/16/invisible-institute-chicago-police-data

    The long effort by the Invisible Institute to gain access to internal police files is an important chapter in the struggle for civil rights in Chicago. Today the Invisible Institute, in collaboration with The Intercept, releases the Citizens Police Data Project 2.0, a public database containing the disciplinary histories of Chicago police officers. The scale of CPDP is without parallel : It includes more than 240,000 allegations of misconduct involving more than 22,000 Chicago police (...)

    #police #surveillance #discrimination

    https://theintercept.imgix.net/wp-uploads/sites/1/2018/08/chicago-part-2-feature-edit-1534369226.jpg

    https://seenthis.net/messages/715446 via etraces


  • La typographie du mal _ Stéphane Baillargeon - 16 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/534580/la-typo-gothique-n-a-pas-reussi-sa-redemption-apres-1945

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Dernier texte d’une série estivale consacrée au sujet.

    Le traitement de texte Word, de très, très loin le plus populaire du monde, propose des dizaines de polices de caractères — le Brunel Poster, le Tahoma, le Verdana et l’Optima —, mais pas le gothique, qui ne fait pas partie du lot de base. Normal. Qui en voudrait ? Qui s’en servirait ? Ce que les Anglais appellent la « black letter » et les Allemands, l’écriture brisée ou fracturée (Gebrochene Schrift ou Frakturschrift) a pratiquement disparu de l’usage courant.

    La typo caractéristique, avec ses arcs rompus, ne survit que dans les logos d’anciennes compagnies (Seagram) et de très vieux journaux (The New York Times), sur les pochettes de disque de groupes de musique métal et les écussons de clubs de méchants motards.

    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/pt_647870_494933/image.jpg

    C’est un peu beaucoup la faute aux nazis. Le gothique est sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, mais pas exactement pour les raisons que l’on pourrait croire. Les virages abrupts ne manquent pas avec cette manière d’écrire…

    Antiqua-Fraktur
    En Allemagne, les caractères de l’écriture fracturée (la Fraktur en allemand) ont été en concurrence avec l’écriture dite latine ou antique (l’Antiqua) bien avant 1933. L’opposition reposait sur des fondements politico-idéologiques multicentenaires.

    Sur son passionnant site http://j.poitou.free.fr/pro/html/ltn/gothique-a.html consacré aux langages, aux écritures et aux typographies, le professeur d’études germaniques Jacques Poitou rappelle que Luther exigeait les lettres gothiques pour sa traduction en allemand de la bible, laissant les formes latines aux textes en latin. Gutenberg a donc imprimé en Textura http://www.gutenbergdigital.de/bibel.html# (une variante gothique du XIVe siècle) ses premiers exemplaires du Livre.

    Au contraire, les frères Grimm, pourtant folkloristes à souhait, n’avaient que de mauvais mots pour cette typographie dite nationale. Ils la trouvaient « informe et laide », « dégénérée et sans goût ».

    Les Allemands parlent de la Schriftenstreit ou de l’Antiqua-Fraktur-Streit. Cette querelle (Streit) s’est amplifiée après l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

    Pour les nationalistes, l’Antiqua « vide et creuse » symbolisait tout ce qui était étranger. La « profondeur » de la Fraktur devenait une spécificité nationale. Otto von Bismarck aurait refusé un livre qui n’était pas publié en gothique.

    Au contraire, une société pour l’ancienne écriture (Verein für Altschrift) a tenté à partir de 1885 de favoriser dans l’empire allemand l’expansion de l’écriture latine dominante dans le monde depuis la Renaissance. L’ancienne manière était à l’évidence la plus moderne. Le Reichtag a voté contre cette proposition en 1911.

    Une révolution culturelle
    Les nazis ont plongé dans la controverse politicotypographique. Dans un essai récent intitulé La révolution culturelle nazie (Gallimard), l’historien Johann Chapoutot expose la cohérence intellectuelle et rationnelle du projet hitlérien. Cette révolution conservatrice préconise un retour aux origines en s’appuyant sur les notions de la race, du sang et de la terre.

    Dans cette conception du monde, la communauté prime l’individu et la lutte pour la préservation du peuple germanique se fait en préservant les traits intrinsèques fantasmés tout en combattant à mort les supposées menaces extérieures biologiques, intellectuelles ou culturelles. Tous les éléments de la vie passent au tamis sombre, de l’histoire à la géographie, de l’art à l’éthique. Le professeur Chapoutot cite le juriste nazi Hans Frank qui modifie l’impératif catégorique universel de Kant avec cette formule : « Agis de telle sorte que le Führer, s’il prenait connaissance de ton acte, l’approuverait. »

    L’écriture est donc aussi enrôlée dans la révolution culturelle. Le gothique est célébré comme distinction graphique du peuple aryen. Les SS en pincent aussi pour l’alphabet runique. L’État militaire et totalitaire a trouvé sa police. Un décret de 1934 interdit aux éditeurs juifs d’utiliser la Fraktur. Le nombre d’ouvrages en allemand imprimés dans cette fonte passe de 5 % avant 1933 à près de 50 % en 1935. Mein Kampf, livre programmatique du Führer, est publié avec les caractères fracturés.

    Cette position change radicalement après le début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis se rendent à l’évidence que le reste de l’Europe utilise l’Antiqua. La propagande doit donc délaisser la Fraktur pour rejoindre les peuples conquis, habitués aux styles latins depuis des siècles.

    Dès mars 1940, Berlin décide que les publications préparées pour le Reich doivent se faire dans l’antique manière. Le 3 janvier 1941, la chancellerie publie un décret décrivant le gothique comme une « écriture juive », une de ses versions datant du Moyen Âge, la Schwabacher.

    Le 10 janvier, un communiqué de presse explique ainsi la décision : « Un peuple qui a l’ambition d’être une puissance mondiale doit avoir une écriture qui permette à tous les peuples d’étudier la langue allemande, sans qu’une prétendue écriture nationale les en empêche. »

    Folklorique
    Le pouvoir interdit aussi aux écoles d’enseigner la Sütterlin, une forme cursive dérivée de la Fraktur. Cette calligraphie inventée en Prusse en 1915 est remplacée par la Normalschrift, en fait la cursive latine qu’apprennent encore les écoliers allemands, comme tous les Européens.

    Dans les faits, le virage idéologico-typographique n’empêche pas le gothique de continuer une partie de sa vie enténébrée dans le IIIe Reich, bien qu’à moindre échelle. Der Stürmer, torchon antisémite de Julius Streicher, condamné du procès de Nuremberg, est publié avec les fontes cassantes jusqu’à son dernier exemplaire en 1945. D’autres journaux, comme le Berliner Morgenpost, mélangent les deux caractères : les titres en Fraktur et les sous-titres en Antiqua.

    L’Allemagne conquise va poursuivre un temps dans cette situation de « double écriture ». Dans les zones occupées, les consignes alliées s’affichent en style latin tandis que le nom des rues demeure en gothique. À la longue, la Fraktur a toutefois pris un sens folklorique, par exemple en publicité pour exprimer une idée de tradition. Une seule lettre a réussi son transfert d’une manière à l’autre, le eszett (ß), équivalent d’un double S.

    Pour le reste, la vieille police quasi millénaire ne s’est pas remise de l’association ambiguë avec le régime totalitaire. Dans l’imaginaire occidental, le gothique est en partie devenu la typographie du mal…

    _ D’une écriture à l’autre
    Le théologien Alcuin (mort en 804) encouragea la copie de nombreux manuscrits en utilisant une nouvelle écriture cursive ronde et régulière, la minuscule Caroline (nommée en l’honneur de l’empereur Charlemagne), qui s’imposa vite dans toute l’Europe. L’écriture gothique et ses tracés anguleux entrent en concurrence à partir du tournant de l’an 1000. Elle imite, ou en tout cas rappelle, l’arc brisé en architecture et devient l’écriture moyenâgeuse par excellence. Plusieurs manières gothiques se succèdent : primitive (jusqu’au XIIIe siècle) ; textura (XIIIe et XIVe siècles) ; rotunda (XIVe et XVe) ; bâtarde ou Schwabacher (XVe siècle) ; puis Fraktur (XVIe), qui va finir par désigner tous les gothiques allemands par opposition aux écritures latines (ou Antiqua). En langue allemande, tous ces styles sont des écritures brisées (Gebrochen Schriften), tandis que seule la textura est désignée comme « Gothische Schrift ».

    #Imprimerie #Police de #Caractère #Gothique #Histoire #livre #médias #littérature #art #typographique #typographie #mise_en_page #Lay_out #Allemagne

    https://seenthis.net/messages/715366 via BCE 106,6 Mhz


  • Les caméras corporelles de la police ouvertes aux pirates
    https://www.zdnet.fr/actualites/les-cameras-corporelles-de-la-police-ouvertes-aux-pirates-39872403.htm#xtor=RS

    Sécurité : Il est possible que des enregistrements cruciaux puissent être modifiés ou supprimés en raison de vulnérabilités dans le logiciel des caméras corporelles équipant les policiers. L’utilisation de caméras corporelles par les forces de l’ordre est un sujet controversé. Bien que de telles technologies puissent aider à protéger les policiers en dissuadant les comportements physiques inappropriés et en donnant aux citoyens qui ont été injustement accusés de crimes des moyens de preuve, la question de (...)

    #camera #police #surveillance #vidéo-surveillance #hacking

    https://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2018/08/camera-corporelle-620.jpg

    https://seenthis.net/messages/715384 via etraces


  • Polizei-Übergriffe nehmen zu, Opfer sind vor allem IT-Projekte | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Polizei-Uebergriffe-nehmen-zu-Opfer-sind-vor-allem-IT-Projekte-4119397.html

    En Allemagne tu as intérêt à te tenir tranquille si tu es un militant politique de gauche qui soutient des projets par internet. On assiste à une série de rafles chez des associations de défense des droits civiques sous prétexte d’avoir aidé des activités illégales. Il suffit de soutenir l’association Riseup qui propose des adresses mail anonymes et tu es fait. Les adresses mail @riseup étant utilisées par de nombreux militants qui veulent rendre publiques leurs activités sans dévoiler leur identité, le soutien pour leur prestataire mail suffit à la police pour envahir et détruire les locaux des défenseurs des droits civiques.

    L’intérêt de ces descentes qui n’ont qu’un trè faibles prétexte juridique et aucune justification concrète est sans doute la tentative de mettre la main sur des listes de personnes et d’associations par la police. L’ananlyse de ces données permet de comprendre les réseaux de militants susceptibles d’enfreindre
    les activités de répression dans l’avenir. Protégez vos donnés.

    Einbrüche waren in den letzten Jahren bundesweit ein großes Thema. Nun werden die Erfolge bei der Bekämpfung aber von Chaoten in den eigenen Reihen bei Hausdurchsuchungen konterkariert

    Moritz Bartl führt durchs Openlab in Augsburg, gewissermaßen Bayerns aktuell heißeste Bombenwerkstatt. Die Metallregale, die sich eine lange Wand entlang ziehen, nennt er „unser Lager-Regal“. Da haben verschiedene Mitglieder alle möglichen Kisten. Mit Hardware, USB, Festplatten, LAN-Kabel, undsoweiter, was sich so in einem Hackerspace ansammelt." Das Openlab ist ein großer Raum mit einigen Tischen, diversen Apparturen, einer Sofa-Ecke mit einer Regalwand voller Bücher sowie einer Küchenzeile. Hier hatte Bartl am 20. Juni ein hässliches Erlebnis mit der Polizei.

    „Ich hab’ meine Kiste rausgenommen und versucht, möglichst schnell mit den Beamten wieder rauszugehen“, erzählt der Mittdreißiger. „Im Rausgehen ist aber einem der Beamten aufgefallen, dass auf dem Whiteboard hier eine chemische Formel stand.“ So nahm die Polizeimaßnahme gegen Bartl eine neue Wendung. Um sechs Uhr in der Früh hatte die Polizei bei ihm geklingelt und einen Durchsuchungsbefehl präsentiert, weil der Informatiker Vorstandsmitglied des bundesweiten Vereins Zwiebelfreunde ist.

    Wegen der chemischen Formel und einiger Chemikalien, die in dem Bastelverein herumstanden, verbrachte der Hacker und Aktivist den Großteil des Tages im Polizeigewahrsam. Im Openlab brach die Polizei die Schränke auf, ohne nach einem Schlüssel zu fragen, erzählt er. Eine Liste der beschlagnahmten Gegenstände fehle bis heute.

    Das ursprüngliche Verfahren richtet sich gegen die Internetseite „Augsburg für Krawalltouristen“ die zu gewalttätigen Protesten gegen den AfD-Bundesparteitag aufrief, der zehn Tage nach der Razzia stattfand. In Sachen Openlab ermittelt die Polizei in diesem Zusammenhang immer noch wegen des Herbeiführens einer Sprengstoffexplosion. Doch schon der Ursprung der bundesweiten Razzia war seltsam, denn der Verein Zwiebelfreunde hat mit dem Gewaltaufruf nichts zu tun.

    „Wir als Verein Zwiebelfreunde verwalten Projektgelder aus verschiedenen Quellen und für verschiedene Projekte aus dem Bereich Anonymität im Internet“, erklärt Bartl. „Das bekannteste ist das Tor-Projekt.“ Für das in den USA beheimatete Kollektiv Riseup führt der Verein das offizielle europäische Spendenkonto und wickelt ein paar Zahlungen ab. Riseup bietet kostenlose E-Mail-Postfächer an, ohne Daten zu erheben. Und eine Riseup-E-Mail-Adresse stand als Kontakt in dem Internetauftritt, gegen den sich das Verfahren richtet. Deshalb der Schlag gegen die Zwiebelfreunde.

    Verantwortlich ist die Generalstaatsanwaltschaft München, denn bei ihr ist die Bayerische Zentralstelle zur Bekämpfung von Extremismus und Terrorismus angesiedelt. Die Auszüge des Spendenkontos hat sie sich von der Bank geholt. In dem Durchsuchungsbeschluss des Amtsgerichts München gegen Moritz Bartl geht es darüber hinaus um „Nutzerdaten von Personen, die Riseup in Anspruch nehmen“. Damit haben die Zwiebelfreunde aber offensichtlich nichts zu tun. Doch das ist nicht alles. „Die haben alle unsere Unterlagen beschlagnahmt“, hält Bartl fest. „Mitgliederlisten, Konten, die für andere Projekte genutzt werden, Quittungen, undsoweiter. Wir haben momentan gar nichts.“

    Der Durchsuchungsbeschluss hält aber klar fest, dass nur Gegenstände mit Bezug auf das laufende Jahr mitgenommen werden sollen. Deshalb bezeichnet der Anwalt der Zwiebelfreunde die Beschlagnahmungen in einem Fax an die Staatsanwaltschaft vom 3. Juli als offensichtlich grob rechtswidrig. Die Behörde teilte dennoch auf Anfrage mit, Zitat: Es gibt keine Anhaltspunkte für rechtswidriges Verhalten der Polizei bei den Durchsuchungen. Dem Anwalt antwortete sie am 7. Juli, die Beschlagnahme der Gegenstände sei von den Durchsuchungsbeschlüssen gedeckt. Sie habe aber immerhin einen Stopp der Auswertung angeordnet, bis ein Gericht darüber entschieden hat.

    Es geht nicht zuletzt auch um Daten von Menschen, die an Anonymisierungssoftwares wie Tails arbeiten und das über die Zwiebelfreunde abrechnen, erklärt Bartl. „Und diese ganzen Quittungen waren in einem feuerfesten Safe, den die Polizei geöffnet hätte, wenn wir sie nicht rausgerückt hätten. Das sind natürlich hochsensible Aktivistendaten. Das betrifft Leute aus verschiedenen Ländern: aus den USA, aus Spanien, aus Italien, aus Deutschland, die jetzt sozusagen davon ausgehen müssen, dass ihre Identität polizeibekannt ist.“

    Bartl, der auch Vorstandsmitglied der Stiftung Erneuerbare Freiheit ist, kann sich vorstellen, dass es von vornherein um diese Daten ging.

    Eine ähnlich seltsame Polizeiaktion gab es am 4. Juli in Dortmund. Dort ging es um einen Server des kleinen Anbieters Free, der im Projekthaus „Langer August“ im Büro des „Wissenschaftsladen Dortmund“ steht.

    Laut dem Wissenschaftsladen Dortmund, gegen den sich die Durchsuchung richtete, brach die mit Maschinenpistolen bewaffnete Polizei mit Hilfe der Feuerwehr fünf Türen auf, von denen nur drei zum Wissenschaftsladen gehören, und nahm statt eines Servers vier mit. Menschen in anderen, eigentlich nicht betroffenen Büros seien festgehalten worden, ohne nach außen kommunizieren zu dürfen. Zudem sei die zuständige Anwältin zunächst nicht ins Gebäude gelassen worden.
    „Strukturelle Repression“

    Gehörte der Server der Telekom oder stünde er in einem normalen Geschäftshaus, würde so etwas nicht passieren, sagt Constanze Kurz, Sprecherin des Chaos Computer Club (CCC). „Aus meiner Sicht wird das nur bei solchen Initiativen so hart durchgezogen, weswegen es eine Form von Repression ist.“ Das sei umso auffälliger, als bei einem Server Daten verloren gehen könnten, wenn er ohne Kooperation der Betreibenden ausgeschaltet wird. Nach so einer Kooperation habe die Polizei aber gar nicht gefragt.

    Das Dortmunder CCC-Büro war ebenfalls von der Polizeimaßnahme betroffen. Kurz sieht eine lange Tradition solcher Repressionsmaßnahmen gegen politische Projekte: „In Berlin wurden jahrelang linke Wissenschaftler ausspioniert. Wir leben in einem Land, wo jemand wie Rolf Gössner 30 und mehr Jahre lang vom Verfassungsschutz belästigt wurden und ewig durch die Instanzen klagen mussten, um sich diese Spionagebehörde vom Hals zu halten. Ich glaube schon, dass es eine Form von struktureller Repression gibt, die man thematisieren muss.“

    Obwohl die Vorstandsmitglieder der Zwiebelfreunde nur als Zeugen durchsucht wurden, wurden ihnen alle privaten Computer abgenommen (teilweise aber mittlerweile zurückgegeben). Diese Einschränkungen der privaten und geschäftlichen Computernutzung sowie der Schrecken für eine Familie, am frühen Morgen die Polizei in allen Räumen zu haben, wirken sich abschreckend aus.

    „Nach wie vor sind viele Leute noch sehr paranoid drauf, kann man fast sagen“, erklärt Moritz Bartl die Stimmung im Openlab. „Wir haben ja eigentlich viele Besucher, die werden jetzt aber alle sehr viel kritischer beäugt als vorher. Wir sind schon alle ziemlich angespannt. Das ist eine schreckliche Situation, wenn man eigentlich einfach nur kulturelle Bildungsarbeit macht.“

    Kurz und Bartl berichten beide, dass sich viele politisch aktive Menschen nun Gedanken über ihre Rechte machen, ihre Daten besser verschlüsseln und sich Telefonnummern von Anwältinnen und Anwälten zurechtlegen. Einige zeigen sich demnach eingeschüchtert und fahren ihr Engagement zurück, um ihre Familien und ihre berufliche Tätigkeit zu schützen. Viele andere lassen sich aber nicht abschrecken.

    Am 19. Juli gab es übrigens in Greifswald schon die nächste seltsam begründete Durchsuchung eines politischen Projektes, bei der die Polizei obendrauf offensichtlich die Befugnisse des Durchsuchungsbeschluss grob missachtete. (Ralf Hutter)

    #Allemagne #police #répression #activisme

    https://seenthis.net/messages/713105 via klaus++


  • En pleine affaire Benalla, la police gaze des agriculteurs en colère et le peloton sur le Tour de France Henri Carmona - 24 Juillet 2018 - Revolution Permanente
    http://www.revolutionpermanente.fr/En-pleine-affaire-Benalla-la-police-gaze-des-agriculteurs-en-co

    Ce 24 juillet, après 30km de course, des agriculteurs en colère entendaient bloquer la route du Tour de France. La police, comme à l’accoutumée, a largement arrosé de lacrymogène les manifestants... au point que les coureurs eux mêmes ont dû mettre pied à terre et être soigné !

    https://www.dailymotion.com/video/x6q01b9


    Vidéo que j’ai ajouté à l’article

    http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH423/arton12709-b69ee.jpg
    La répression au grand air / Crédit photo : Reuters

    La répression a encore frappée. Une fois de plus, à coup de lacrymogène, et les traditionnelles images voyant les victimes se soigner avec du sérum physiologique qui vont avec. Sauf que, surprise, il s’agit aujourd’hui des coureurs du Tour de France qui ont dû recourir à la petite pipette bien connue des manifestants, surtout depuis 2016.

    http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH368/1-29-27813.jpg
    Un coureur soigné après l’intervention musclée de la police / Crédit photo : F. Mons / L’Équipe

    La raison de ce gazage massif ? Des agriculteurs entendaient bloquer la route pour exprimer leur colère après la fin du classement en zone défavorisée de l’Ariège. Et comme il est de coutume en macronie, les forces de répression ont eu recourt à la force pour disperser les manifestants. Les images sont explicites, tandis que les commentateurs de la course parlait de violents affrontements pour légitimer l’acte répressif des policiers.

    Sauf que les quelques images disponibles ne révèlent aucune violence des manifestants, mais au contraire une intervention musclée des CRS où la grosse dizaine d’agriculteurs présents avait disposé de bottes de pailles. Le comble du grotesque semble même être atteint lorsque les forces de répression décident de faire face, matraque à la main, à... des moutons ! En effet, les agriculteurs semblaient vouloir bloquer la route, si besoin, à l’aide du troupeau. C’est ainsi que l’agence Reuters a saisi ce cliché, où l’on voit les policiers prêt à en découdre... On ne rigole pas avec le « monopole de la violence légitime ».

    http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH368/2-24-0bcd8.jpg  ?
    La police face au sheep block ? / Crédits photo : Reuters

    Alors que l’affaire Benalla ébranle l’ensemble de la V° République, il semble que les forces (officielles) de répression ont tenu à « remettre les points sur les i », et démontrer que leurs méthodes d’intervention sont dignes des barbouzes de l’Élysée. Un épisode répressif de plus en macronie.

    #police #violence #en_marche #etat_de_guerre #Agriculteurs #Tour_de_France #répression #politique

    https://seenthis.net/messages/710387 via BCE 106,6 Mhz


  • Pour ceux qui sont mutilés par des flashball. Un conseil juridique. | Face aux armes de la police
    https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2018/07/20/pour-ceux-qui-sont-mutiles-par-des-flashball-un-co

    Ces derniers jours les mutilations aux flashball/LBD se sont multipliées sur fond de victoire de l’équipe de France. A Lyon, Grenoble et aussi à Villeneuve-la-Garenne pour les affaires qui sont relayées dans la presse. Dans les trois cas nous apprenons qu’une plainte a été déposée.
    Il y a quelques semaines trois policiers étaient acquittés après avoir blessé une mère de famille avec une grenade à Villemomble en 2013.

    Nous tentons de faire parvenir ce message aux personnes blessées. Merci de leur faire suivre l’info si vous les connaissez, ou de faire circuler.

    #flashball #maintien_de_l'ordre #police « #armes_non_létales » #blessés_par_la_police #droit #défense_militante #tribunal_administratif

    https://seenthis.net/messages/709438 via colporteur


  • Couple de policiers d’Othis : deux versions et de lourdes peines
    https://www.arretsurimages.net/articles/couple-de-policiers-dothis-deux-versions-et-de-lourdes-peines

    Un peu plus de deux heures d’audience, deux versions qui s’opposent, pas de témoins lors du procès... Et en définitive une peine de prison ferme qui va au-delà des réquisitions du procureur pour les deux frères de 27 et 24 ans, accusés de « violence volontaire aggravée » contre un couple de policiers à (...)

    #Police,_justice_et_citoyens


  • Interventions policières mortelles : les autorités publient pour la première fois des chiffres officiels
    https://www.bastamag.net/Interventions-policieres-mortelles-les-autorites-publient-pour-la-premiere

    Le 14 juin, Basta ! publiait une base de données inédite sur les interventions policières létales. Nous y recensions 478 morts des suites d’interventions policières en France entre 1977 et mai 2018. Moins de deux semaines plus tard, l’Inspection générale de la police nationale présentait, lors d’une (...)

    #Police,_justice_et_citoyens







  • « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison

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  • Vous ne nous écraserez pas
    https://reporterre.net/Vous-ne-nous-ecraserez-pas
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    Au total, environ 40 habitats sur les quelque 100 que comptait la Zad ont été détruits ou murés, et leurs occupants chassés. En termes monétaires, l’opération a coûté 300.000 € par jour selon une estimation de journalistes de France Inter : environ 100.000 € pour chaque cabane ou habitat détruit !

    Ce qui s’est passé est la plus importante opération de « maintien de l’ordre » engagée depuis 1968. Avec, pour la première fois depuis encore beaucoup plus longtemps, l’emploi de moyens militaires, confirmant l’analyse que la guerre civile est engagée à bruit plus ou moins bas.

    Le plus impressionnant, et qui apparaîtra nettement avec le recul du temps, est que cette force démesurée a été déployée pour mater quelque… trois cents personnes, qui se revendiquaient paysans, boulangers, brasseurs, charpentiers… ou rien du tout. Quelle menace justifiait-elle une si invraisemblable disproportion des forces ?

    L’enjeu apparent était de faire croire que « l’ordre républicain » — une invention de la novlangue macronienne — était « de retour », de satisfaire l’envie de vengeance de tous ceux qui rêvaient d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, de tenter de persuader tous les mouvements sociaux — réprimés par ailleurs — que l’État des riches ne lâcherait rien, d’affirmer la position autoritaire de M. Macron.

    #zad #répression #maintien_de_l'ordre #police

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  • À Paris, un rassemblement en mémoire d’Ismaïl Bokar Deh, mort percuté par la police - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/paris-un-rassemblement-en-memoire-dismail-bokar-deh-mort-percute-par-la-po
    https://www.bondyblog.fr/app/uploads/2018/05/ismael-deh.png

    Ismaïl Bokar Deh, vendeur d’articles de souvenirs devant le château de Versailles, est décédé le 30 avril percuté par un fourgon de police alors qu’il tentait de fuir un contrôle d’identité. Collectifs et associations d’aide aux #sans-papiers ont manifesté, vendredi 11 mai, pour exprimer leur désarroi et réclamer justice pour le Sénégalais de 58 ans arrivé en France en 2001, époux et père de huit enfants.

    #police #violences_policières #mort #racisme

    https://seenthis.net/messages/694734 via ninachani


  • Flashback vs Flashball | Se défendre de la police
    https://collectif8juillet.wordpress.com/2018/05/16/flashback-vs-flashball
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    FLASHBACK VS FLASHBALL

    16 mai 2018 · par huitjuillet · dans Uncategorized · Poster un commentaire
    Tribune du collectif 8 juillet. Fin 2016, trois policiers ont été jugés et condamnés par le TGI de Bobigny pour avoir tiré au Flashball et blessé six personnes, dont l’une a perdu un œil, le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil. Les policiers ont fait appel. Au premier jour de ce nouveau procès, nous revenons sur « la défense » des policiers et ce qu’elle dit de la violence qu’ils exercent au quotidien. Collectif Huit Juillet.

    Ici deux mondes s’affrontent : les forces de l’ordre et des gens dont la passion est de déstabiliser l’ordre. Franck Liénard, avocat de Patrice Le Gall.

    Il faut imaginer cette salle remplie de policiers armés venus soutenir leurs collègues, ajoutés à d’autres policiers en service que rien ne distingue des précédents, ajoutés à ceux habituellement en charge des procès, ajoutés au peloton de CRS présents à l’extérieur comme à l’intérieur du tribunal, pour mesurer notre sentiment d’insécurité. Mais une fois n’est pas coutume, et à la faveur d’un rapport de force obtenu grâce à de nombreuses interventions publiques, un protocole relativement égalitaire est mis en place. Une moitié de la salle est réservée aux soutiens des victimes, l’autre à ceux des policiers. Alors qu’ils sont en charge de ce protocole, les policiers ne le respecteront évidemment pas et c’est à deux reprises que nous obtiendrons que la salle soit vidée et les soutiens des deux partis strictement recomptés. Ce moment dont chacun aura pu mesurer le caractère exceptionnel est à l’image du combat que mènent les collectifs et les familles contre l’impunité policière. Le corps policier en charge de tous les actes de la procédure est à tout moment susceptible d’exercer des menaces et des pressions, de brouiller les pistes par des procès-verbaux mensongers, des manipulations de preuve, des expertises partisanes et autres chausse-trappes judiciaires… Ce n’est qu’en mettant en lumière les petites combines, magouilles et autres arrangements qui font l’ordinaire de l’impunité policière que les familles arrivent parfois à rompre les solidarités corporatistes et contraindre les magistrats à instruire les dossiers.

    #toctoc suggèrent les #blessés du 8 juillet 2009 actuellement en #procès
    #police #flashball « #armes_non_létales » #justice

    https://seenthis.net/messages/694722 via colporteur


  • 21 degrés de liberté – 17
    https://framablog.org/2018/05/14/21-degres-de-liberte-17

    Journaux intimes et courriers privés ont longtemps été considérés comme littéralement sacrés, inviolables pour tout le monde. Qu’en est-il aujourd’hui quand nos vies intimes s’expriment sur des supports numériques ? Voici déjà le 17e article de la série écrite par Rick … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Internet_et_société #Non_classé #Corespondance #Falkvinge #Journal_intime #Loi #Police #ViePrivee


  • En Flandre, des arbres abattus « pour que les migrants ne puissent pas se cacher »

    le débat porte à la fois sur la question des #migrants et sur le sort réservé aux #oiseaux en cette saison. « Pour nos autorités, les transmigrants sont une sorte d’oiseau migrateur que nous devons chasser »...

    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_en-flandre-des-arbres-abattus-pour-que-les-migrants-ne-puissent-pas-se-c

    #calais #migration #police #frontière #Belgique

    https://seenthis.net/messages/691006 via kaparia