• Vous ne nous écraserez pas
    https://reporterre.net/Vous-ne-nous-ecraserez-pas
    https://reporterre.net/IMG/arton14779.jpg

    Au total, environ 40 habitats sur les quelque 100 que comptait la Zad ont été détruits ou murés, et leurs occupants chassés. En termes monétaires, l’opération a coûté 300.000 € par jour selon une estimation de journalistes de France Inter : environ 100.000 € pour chaque cabane ou habitat détruit !

    Ce qui s’est passé est la plus importante opération de « maintien de l’ordre » engagée depuis 1968. Avec, pour la première fois depuis encore beaucoup plus longtemps, l’emploi de moyens militaires, confirmant l’analyse que la guerre civile est engagée à bruit plus ou moins bas.

    Le plus impressionnant, et qui apparaîtra nettement avec le recul du temps, est que cette force démesurée a été déployée pour mater quelque… trois cents personnes, qui se revendiquaient paysans, boulangers, brasseurs, charpentiers… ou rien du tout. Quelle menace justifiait-elle une si invraisemblable disproportion des forces ?

    L’enjeu apparent était de faire croire que « l’ordre républicain » — une invention de la novlangue macronienne — était « de retour », de satisfaire l’envie de vengeance de tous ceux qui rêvaient d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, de tenter de persuader tous les mouvements sociaux — réprimés par ailleurs — que l’État des riches ne lâcherait rien, d’affirmer la position autoritaire de M. Macron.

    #zad #répression #maintien_de_l'ordre #police

    https://seenthis.net/messages/695892 via RastaPopoulos


  • À Paris, un rassemblement en mémoire d’Ismaïl Bokar Deh, mort percuté par la police - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/paris-un-rassemblement-en-memoire-dismail-bokar-deh-mort-percute-par-la-po
    https://www.bondyblog.fr/app/uploads/2018/05/ismael-deh.png

    Ismaïl Bokar Deh, vendeur d’articles de souvenirs devant le château de Versailles, est décédé le 30 avril percuté par un fourgon de police alors qu’il tentait de fuir un contrôle d’identité. Collectifs et associations d’aide aux #sans-papiers ont manifesté, vendredi 11 mai, pour exprimer leur désarroi et réclamer justice pour le Sénégalais de 58 ans arrivé en France en 2001, époux et père de huit enfants.

    #police #violences_policières #mort #racisme

    https://seenthis.net/messages/694734 via ninachani


  • Flashback vs Flashball | Se défendre de la police
    https://collectif8juillet.wordpress.com/2018/05/16/flashback-vs-flashball
    https://collectif8juillet.files.wordpress.com/2018/05/fbvsfb1.jpg

    FLASHBACK VS FLASHBALL

    16 mai 2018 · par huitjuillet · dans Uncategorized · Poster un commentaire
    Tribune du collectif 8 juillet. Fin 2016, trois policiers ont été jugés et condamnés par le TGI de Bobigny pour avoir tiré au Flashball et blessé six personnes, dont l’une a perdu un œil, le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil. Les policiers ont fait appel. Au premier jour de ce nouveau procès, nous revenons sur « la défense » des policiers et ce qu’elle dit de la violence qu’ils exercent au quotidien. Collectif Huit Juillet.

    Ici deux mondes s’affrontent : les forces de l’ordre et des gens dont la passion est de déstabiliser l’ordre. Franck Liénard, avocat de Patrice Le Gall.

    Il faut imaginer cette salle remplie de policiers armés venus soutenir leurs collègues, ajoutés à d’autres policiers en service que rien ne distingue des précédents, ajoutés à ceux habituellement en charge des procès, ajoutés au peloton de CRS présents à l’extérieur comme à l’intérieur du tribunal, pour mesurer notre sentiment d’insécurité. Mais une fois n’est pas coutume, et à la faveur d’un rapport de force obtenu grâce à de nombreuses interventions publiques, un protocole relativement égalitaire est mis en place. Une moitié de la salle est réservée aux soutiens des victimes, l’autre à ceux des policiers. Alors qu’ils sont en charge de ce protocole, les policiers ne le respecteront évidemment pas et c’est à deux reprises que nous obtiendrons que la salle soit vidée et les soutiens des deux partis strictement recomptés. Ce moment dont chacun aura pu mesurer le caractère exceptionnel est à l’image du combat que mènent les collectifs et les familles contre l’impunité policière. Le corps policier en charge de tous les actes de la procédure est à tout moment susceptible d’exercer des menaces et des pressions, de brouiller les pistes par des procès-verbaux mensongers, des manipulations de preuve, des expertises partisanes et autres chausse-trappes judiciaires… Ce n’est qu’en mettant en lumière les petites combines, magouilles et autres arrangements qui font l’ordinaire de l’impunité policière que les familles arrivent parfois à rompre les solidarités corporatistes et contraindre les magistrats à instruire les dossiers.

    #toctoc suggèrent les #blessés du 8 juillet 2009 actuellement en #procès
    #police #flashball « #armes_non_létales » #justice

    https://seenthis.net/messages/694722 via colporteur


  • 21 degrés de liberté – 17
    https://framablog.org/2018/05/14/21-degres-de-liberte-17

    Journaux intimes et courriers privés ont longtemps été considérés comme littéralement sacrés, inviolables pour tout le monde. Qu’en est-il aujourd’hui quand nos vies intimes s’expriment sur des supports numériques ? Voici déjà le 17e article de la série écrite par Rick … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Internet_et_société #Non_classé #Corespondance #Falkvinge #Journal_intime #Loi #Police #ViePrivee


  • En Flandre, des arbres abattus « pour que les migrants ne puissent pas se cacher »

    le débat porte à la fois sur la question des #migrants et sur le sort réservé aux #oiseaux en cette saison. « Pour nos autorités, les transmigrants sont une sorte d’oiseau migrateur que nous devons chasser »...

    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_en-flandre-des-arbres-abattus-pour-que-les-migrants-ne-puissent-pas-se-c

    #calais #migration #police #frontière #Belgique

    https://seenthis.net/messages/691006 via kaparia



  • Expulsion de Tolbiac ce matin, un occupant dans le coma, rassemblement à 18h ! - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/expulsion-de-tolbiac-ce-matin-9973
    https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/arton9973.jpg?1524224396

    Un jeune homme entre la vie et la mort suite à l’évacuation de Tolbiac
    D’après des témoignages recueillis sur place un des blessés de ce matin serait dans le coma.
    Vers 5h10, 5h20 alors que les flics étaient déjà à l’intérieur, les CRS restaient en bas dans la fosse mais des membres de la BAC sont montés sur les terrasses (amphis d’été) pour chopper des gens. Un groupe a réussi à sortir en sautant mais au moment où la dernière personne allait sauter, un bacqueux lui a attrapé la jambe. Le mec a perdu l’équilibre et est tombé, la tête la première, par dessus le muret. Il s’est éclaté la tête par terre (chute d’au moins 3m) et ne s’est pas relevé. Il saignait des oreilles.

    Un étudiant a été très gravement blessé lors de l’évacuation très violente de Tolbiac par la police
    https://reporterre.net/Un-etudiant-a-ete-tres-gravement-blesse-lors-de-l-evacuation-tres-violen

    #police #répression #facs_en_lutte #Communelibredetolbiac

    https://seenthis.net/messages/688513 via colporteur


  • Est-ce que « Libé » a déraillé dans son traitement de l’affaire #Tarnac ? - Libération
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/13/est-ce-que-libe-a-deraille-dans-son-traitement-de-l-affaire-tarnac_163586
    http://md1.libe.com/photo/1104456-1lultragauche-deraille.jpg?modified_at=1520960042&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    « Tout n’est toujours pas tranché, pourtant, répondait Eric Hazan, en décembre 2008, à Indymedia. Après la manchette "L’ultra-gauche déraille" de Joffrin, il y a eu une émeute à Libé, une vague de protestation des journalistes qui ne partageaient pas ce point de vue. » Une émeute peut-être pas, mais un débat c’est certain, nous rapportent plusieurs sources dans la rédaction. Certains en ont peu de souvenirs – pour d’autres, c’était une véritable algarade.

    Le journaliste David Dufresne, ancien de Libération qui a couvert l’affaire après son départ et en a tiré un livre, Tarnac, magasin général (Calmann-Lévy), se souvient : « On m’a raconté la joie [au ministère de l’Intérieur] place Beauvau à la vue de la une de Libé. Pour une raison simple : Libé, par un jeu de mot, associait l’idée d’un terrible danger, le déraillement, à des faits qui n’avaient rien à voir. » Et Dufresne de rappeler que « jamais aucun crochet n’a fait dérailler un train. Les crochets sont posés pour ralentir les trains, pas pour les saboter. »

    Cette une « renvoyait aussi à l’image d’un Libération qui a cédé du terrain sur les grandes questions dites de gauche, comme celles des libertés publiques et privées, poursuit le journaliste spécialiste du dossier. Et puis, il y a aussi un inconscient collectif. Libé a toujours été fameux pour ses unes et des manchettes. Celle-ci, jouant sur les mots, était un peu la couverture de trop. »

    Retour à ce 11 novembre 2008, la veille de l’inoubliable une. C’est un jour férié, les locaux sont dépeuplés. Contrairement à ce que dit Hazan, la manchette n’est pas celle « de Joffrin » : il est absent de la rédaction. « L’ultra-gauche déraille » ? « C’est moi qui l’ai proposé », explique aujourd’hui François Sergent, directeur adjoint à l’époque. Il affirme que lors de la réunion pour en décider, personne n’a critiqué l’idée, les débats sont venus plus tard. Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs : du côté de la rédaction, certains journalistes racontent aujourd’hui « une après-midi à batailler pour ne pas titrer comme ça ». Avec le recul, François Sergent concède que « le jeu de mot l’a emporté sur le fond ». Est-ce qu’il regrette cette une ? « Je ne sais pas, le regret c’est un sentiment très chrétien », sourit-il. Puis, le plus sérieusement du monde : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas. »

    #presse #médias #journalisme #police

    https://seenthis.net/messages/676220 via Davduf


  • 365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 1 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=L3IwO7YKZYw


    365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 2 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=lm7NnvHP8WQ

    365 JouRS a CLiCHy - MoNTFeRMeiL ( 3 sur 3 ) Kourtrajmé - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=9SP-3xiXi3E

    Film de Ladj Ly découpé en 3 parties qui relatent de l’intérieur (Ladj Ly est de Montfermeil) ce qu’il se passe à Clichy-Montfermeil après la mort de Zyed et Bouna.
    Il existe une version en une seule partie sur Youtube (de meilleure qualité je pense), mais pour ça il faut prouver qu’on est majeur o_Ô
    Le début de la 3ème partie montre la rencontre avec le maire qui tient des propos d’un mépris éhonté.
    Dans une interview récente Ladj Ly racontait que ce film n’a jamais été diffusé par une chaîne française alors qu’il a eu énormément de succès à l’étranger. Une chaîne nationale voulait le diffuser à la condition de refaire le montage (rien que ça…) ce que le réalisateur a refusé.
    #zyed_et_bouna #quartiers_populaires #police #violences_policières #clichy #montfermeil #ladj_ly

    https://seenthis.net/messages/666802 via ninachani


  • Regarde ailleurs
    https://vimeo.com/251551551

    Arthur Levivier a rencontré les exilés à Calais pendant et après le démantèlement de la « jungle ». Durant plus d’un an, il a parlé avec des hommes et des femmes d’origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne, mais aussi des habitants de Calais. Surtout, il a filmé ce que les médias mainstream ne montrent jamais : les violences policières, les injustices… et la force des réfugiés, leurs espoirs et leur capacité à rire de la situation, quoiqu’il arrive.

    #démantèlement #exilés #Calais #documentaire #droits_humains_bafoués #on_n'arrête_pas_la_migration #jungle #France #police #violence_policière

    https://seenthis.net/messages/661725 via marielle


  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».

    http://md1.libe.com/photo/1089472-capture-yann-moix-documentaire.jpg?modified_at=1516554264&width=960#jpg
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/662074 via CDB_77




  • Assa Traoré : Lettre à mon frère par Assa Traoré | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/01/assa-traore-lettre-a-mon-frere-38167
    https://static.politis.fr/medias/articles/2018/01/assa-traore-lettre-a-mon-frere-38167/thumbnail_large-38167.jpg

    Assa Traoré : Lettre à mon frère

    Nous n’avons pas eu plus de courage que les autres. Nous avons pleuré 24 heures à peine, rassemblé nos peines, pour survivre et protéger ce qui de toi ne nous quittera jamais : ta mémoire.

    #violences_policières #quartiers_populaires #racisme #impunité #adama_traoré #assa_traoré #police #noirs

    https://seenthis.net/messages/659384 via ninachani


  • Défenestrée après 23 coups de couteau, Mariama Kallo, 32 ans, tuée par son mari | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201801101244/defenestree-apres-23-coups-de-couteau-mariama-kallo-32-ans-tuee-par-son-ma

    La femme de 32 ans est morte fin décembre, victime de 23 coups de couteau par son époux et défenestrée du 4ème étage de leur appartement, cité de l’Amitié, à Montreuil. Orpheline, mère d’une fille de deux ans restée en Guinée, Mariama est décrite comme une battante mais peu connue de son quartier. Portrait posthume.

    https://twitter.com/ajplusfrancais/status/951498970106249216

    Cette histoire est totalement inadmissible, sordide, scandaleuse du début jusqu’à la fin où le corps est resté pendant 9h sur le trottoir dans la cité. Ça me fout la haine !
    #Montreuil #quartiers_populaires #violences_conjugales #féminicide #police

    https://seenthis.net/messages/659099 via ninachani


  • Les policiers français ont abattu 18 personnes en 2017 - Basta !
    https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

    Selon le décompte que nous réalisons chaque année, 17 personnes ont été tuées par balles par des policiers ou gendarmes en France en 2017, et une personne est décédée des suites d’un tir de flashball, à Auxerre, le 6 janvier 2017. Spécificité de l’année 2017 : la moitié des personnes abattues l’ont été par des policiers en dehors de leur service. (...)

    Dans le cas des neuf autres personnes abattues lors de mission traditionnelle de maintien de l’ordre, cinq n’étaient pas armées, trois étaient armées d’une arme blanche (couteaux) [1], une avait ouvert le feu sur un policier – le 26 septembre, lors de l’expulsion d’un logement à Draguignan (Var). En plus de ces 18 personnes tuées par balles ou par flashball, 16 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en 2017.

    Trois sont décédées pendant leur garde à vue suite à un malaise : un motard arrêté pour excès de vitesse meurt dans sa cellule du commissariat d’Arpajon (Essonne) le 3 juillet ; un jeune homme de 16 ans issu de la communauté des « gens du voyage » décède pendant sa détention dans une gendarmerie en Charente le 13 octobre ; un Espagnol d’origine sénégalaise de 24 ans meurt des suites d’une asphyxie après avoir été interpellé à Paris le 22 novembre.

    Parmi ses 16 personnes tuées lors d’une intervention, cinq se sont tuées en fuyant la police, deux alors qu’elles tentaient d’échapper en voiture à des patrouilles à Toulouse, deux autres à Lille poursuivies par une équipe de la brigade anticriminalité, une par noyade en se jetant dans la Seine après avoir été menottée. Enfin, un quinquagénaire est renversé par une voiture de patrouille alors qu’il circule à scooter, à Créteil (Val-de-Marne) le 14 juin.

    #police

    https://seenthis.net/messages/658589 via colporteur


  • Dix ans après, un policier sera jugé aux #assises pour #coups_mortels
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060118/dix-ans-apres-un-policier-sera-juge-aux-assises-pour-coups-mortels

    Un brigadier-chef qui avait tué un père de famille en 2007, à #Poitiers, sera jugé aux assises de la Gironde dans les mois qui viennent. Son pourvoi en cassation vient d’être rejeté.

    #France #bavures #Bordeaux #Chauveau #Cour_de_cassation #Justice #Massonnaud #Olivier_Massonnaud #Police #violences_policières


  • La #Police mise en cause après la mort de jeunes Lillois
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/la-police-mise-en-cause-apres-la-mort-de-jeunes-lillois

    Jeudi soir, le parquet a finalement reconnu la présence d’une brigade de police à proximité de la voie ferrée où quatre jeunes Lillois ont été percutés par un #TER vendredi dernier. Accréditant ainsi la thèse de l’un des rescapés, selon laquelle ils fuyaient la police. Après le décès de deux des victimes, une enquête judiciaire a été ouverte.

    #France


  • De jeunes Lillois percutés par un #TER, des policiers présents
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/de-jeunes-lillois-percutes-par-un-ter-des-policiers-presents

    Hier, le parquet a finalement changé de version et a reconnu la présence d’une brigade de #Police à proximité de la voie ferrée où quatre jeunes Lillois ont été percutés par un TER vendredi dernier. Accréditant ainsi la thèse de l’un des rescapés, selon laquelle ils fuyaient la police. Après le décès de deux des victimes, une enquête judiciaire a été ouverte.

    #France


  • BAC de Lille. Deux morts. Deux jeunes fauchés par un TER à Lille : les parents vont porter plainte
    https://blogs.mediapart.fr/ibanez-martinez-amparo/blog/191217/deux-morts-deux-jeunes-fauches-par-un-ter-lille-les-parents-vont-por

    Témoignage d’un survivant (vidéo FR3)
    https://seenthis.net/sites/1325604

    2 morts qui cherchaient à échapper à la police, et la Voix du Nord.
    Lille Insurgée - [RÉPONSE VOIX DU NORD] [POST TRÈS LONG]... | Facebook
    https://www.facebook.com/LilleInsurg/posts/520643498313543
    https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/25508171_520587458319147_5383611441056550900_n.png?oh=84b4b5887b015fbc97cb8bdf0a604bfb&oe=5AC64052

    [RÉPONSE VOIX DU NORD] [POST TRÈS LONG]
    #JusticePourSelomEtMatisse
    Nous avions posté ceci (voir photo 1) sous le dernier article de la voix du nord concernant le décès de Selom et Matisse, fauchés par un TER, Vendredi dernier après avoir fuit un contrôle de police.
    Ils nous ont répondu en commentaire de l’article. (voir photo 2)
    Nous allons faire un peu de pédagogie.
    « Nous souhaitons répondre ici à certains commentaires, notamment celui de Lille Insurgée. Le tragique accident dont ont été victimes deux jeunes lillois a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. »
    La mort de Selom et Matisse n’est pas qu’un « tragique accident ». C’est le résultat d’une politique menée de concert par la mairie et la préfecture. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, si les décideurs s’obstinent, nous verrons d’autres « tragiques accidents ». En effet, Fives est un quartier populaire à deux pas d’une gare TGV. Il aiguise donc l’appétit des promoteurs immobiliers et des politiciens adeptes de la rénovation urbaine comme réponse aux problèmes sociaux. Il s’agit pour eux de transformer ce quartier en annexe du centre-ville et donc d’en virer les indésirables.
    Des habitants, « honnêtes citoyens » autoproclamés, mènent une campagne active sur les réseaux sociaux, à coup de pétitions et de tweets rageurs, réclamant une action ferme des pouvoirs publics vis-à-vis des jeunes qui foutent le bordel. Oui, il y a du deal, il y a des rodéos. S’en étonner ? Bonne blague. Ce quartier ouvrier construit autour de l’usine Five Caille s’est fait laminer par 40 ans de crise.
    La mairie, cédant à la démagogie électorale habituelle, a répondu aux revendications de ces honnêtes gens et a obtenu un quadrillage du quartier par la police, comme à Moulin. Celle-ci patrouille sans cesse et fait preuve de son habituel manque de retenue. Résultat : des jeunes flippent. Voilà le contexte local. Celui-ci prend place dans un contexte national de violences policières qui se généralisent (Adama, Théo, Curtis, Yassine, Angelo.... la liste est longue), sans parler de la répression, devenue systématique, des mouvements sociaux et de l’état d’urgence permanent (Loi antiterroriste). Lire à ce sujet le rapport d’Amnesty International.
    « Dès vendredi sur le net et samedi dans le journal, nous avons relaté les faits en émettant l’hypothèse d’un raccourci donnée au secours par l’un des blessés. »
    Au début, la VdN n’a émis qu’une seule hypothèse alors qu’il y en avait deux. Samedi déjà à Fives, des « rumeurs » couraient concernant une potentielle mise en cause de la police dans l’accident. La VdN s’est bien gardée d’évoquer les raisons des « incidents » de Caulier, faisant passer tranquillement les brûleurs de voitures pour une bande de barbares inconséquents.
    De plus l’hypothèse du « raccourci », validée par la police, la préfecture puis le parquet, s’est rapidement révélée bancale. Un point important. L’argumentation de la VdN repose sur le soit-disant témoignage qu’un blessé aurait fait aux secours, en l’occurrence, des CRS et des agents de sécurité de la SNCF.
    Mise en situation : Vous vous mettez à la place de la victime. Vous fumez un joint avec des potes (ouloulou). La police arrive. Vous flippez. Vous cherchez à fuir. Vous avez un accident. Vous perdez deux amis. Vous êtes blessés. Que dites vous aux CRS ? Vous trouvez une excuse du type « raccourci », ou vous leurs dites que vous avez fui leurs collègues ?
    Sans parler d’une autre possibilité. Il n’est pas dit que les policiers n’aient pas tout simplement menti pour protéger leurs collègues. Il est sur que pour la VdN la possibilité que des forces de l’ordre mentent est inenvisageable, cependant, ne leur en déplaise, c’est déjà arrivé. Leurs victimes font souvent des attaques cardiaques, voire ont une maladie grave qu’ils ignoraient. #AdamaOnOubliePas
    « Nos journalistes ont tenté de vérifier ces rumeurs sans parvenir à les étayer. »
    Les journalistes de la VdN auraient alors tenté de vérifier ces rumeurs sans parvenir à les étayer ? Ont-ils mis les pieds à Fives sans escorte policière ? Parlé aux jeunes du quartier ? Dès le samedi ? Car toutes les personnes au courant de l’affaire étaient unanimes sur la version des faits.
    "Samedi sur le net et dimanche dans le journal, nous avons néanmoins fait part de nos doutes en parlant de « l’étonnante explication du raccourci ».
    Leur scepticisme les honore. Mais pourtant quelques heures plus tard, la VdN relaie, sans la nuancer, la parole du procureur qui confirme la thèse du raccourci et balaie les « rumeurs » et autres « spéculations » des « pourfendeurs de la police » et des « médias libres » avec des guillemets.
    Au lieu de dire dans l’un de leurs articles sur le sujet « Des violences ont eu lieu suite à des rumeurs », il aurait pu être intéressant, par déontologie, de développer quelles étaient ces rumeurs. Dire, par exemple, qu’elles mettent en cause la police. Mais non. La VdN a préféré les contre-vérités officielles à une vérité de la rue. Pas très étonnant.
    "Le témoin dont parle « Lille insurgée » (votre vidéo) témoigne le visage masqué, sa voix semble déformée.Son témoignage est peut-être digne de foi mais comme nous ne l’avons pas rencontré nous-mêmes, nous ne pouvons pas en être sûrs."
    En réalité, ce n’est pas très difficile de discuter avec des gens à Fives. De plus, ce n’est pas notre vidéo, mais celle d’un média indépendant, Legacy News. Pour l’anonymat et la voix transformée, il faudra s’adresser à eux. Nous l’avons juste relayé. Mais bon, on est a pas une approximation près. Passons.
    « Tout en donnant la version officielle nous avons pourtant continué notre enquête qui nous a menée jusqu’à Aurélien dont nous avons publié le témoignage sur notre site ce lundi et dans le journal le mardi. »
    LOL. Prix Pulitzer... Ils ont envoyé un gratte-papier au rassemblement de solidarité. Ca va ? Pas trop dure à trouver ? C’était un peu risqué, chapeau. Quelle enquête. Vous avez trouvez l’info sur notre page ?
    Après avoir écrit 4 articles mettant en avant la version policière des faits, l’opinion publique reste sur les premières versions. Il n’y a qu’à lire la multitude de commentaires, en mode « ils l’ont bien cherché », sous les articles. De plus le témoignage d’Aurélien, dans la version papier, n’occupe qu’une petite place en bas de page au fond du journal. Résultat : la foule des lecteurs de faits divers ne retient que les gros titres et l’hypothèse officielle. Bien joué.
    « Il s’agissait d’un témoignage important pour nous car le jeune homme était sur les lieux. Son témoignage nous paraissant probant et étant recoupé par d’autres sources, nous l’avons donc publié sans problème. »
    Il manquerait plus qu’ils ne l’aient pas publié. Après la merde publiée avant, il faut bien sauver les meubles et revoir la copie. D’ailleurs l’ensemble des articles produits ne sont plus accessibles et chaque lien ramène vers une « chronologie d’un drame en quatre jours » bien expurgée. Heureusement que France 3 a pris le temps de l’interviewer sérieusement. Pour le coup, c’était plutôt un bon boulot de journaliste.
    « La vérité se construit dans la durée. Tant qu’un journaliste ne détient pas de preuves ou/et de certitudes, il ne peut publier que des hypothèses, ce que nous avons fait avant de pouvoir aller plus loin. »
    Attention instant philo... La vérité ? Manifestement, d’après la VdN, ce sont les journalistes qui produisent la vérité au fil de leurs articles. Drôle d’approche constructiviste de la vérité. Désolé mais la vérité existe avant qu’ils impriment leur papier. Et en l’occurence, la VdN s’est bien assise dessus avant de se retrouver le nez dans son caca. D’ailleurs en l’absence de preuves ou/et de certitudes, ils n’ont publié qu’une seule hypothèse. Devinez laquelle ?
    « Il n’en reste pas moins qu’il reste encore une part de mystère sur ces faits. Le principal témoin explique que les jeunes ont repéré des policiers et que pour, les éviter, ils ont donc décidé de prendre ce chemin. Mais il ne parle nullement de course-poursuite, ce qui semblerait accréditer les explications des policiers en patrouille dans le quartier ce soir-là, qui disent ne pas avoir vu les jeunes. »
    Mystère ! Suspens ! Il n’en reste pas moins que ça va être la même histoire que d’hab’. Les flics vont s’en tirer à bon compte. S’il y a un procès, ils seront blanchis. La politique de quadrillage des quartiers, la guerre contre les classes populaires vont continuer à faire des morts que seules leurs familles, leurs proches et quelques « pourfendeurs de la police » pleureront. Et les jeunes continueront de flipper car ce ne sont pas, dans leur grande majorité, des apprentis Scarface imperméables à la peur.
    Oui il n’y a peut-être eu que quatre jeunes ayant eu peur des flics qui ont cherché à fuir par le mauvais chemin. Mais cette sale histoire ne tombe pas du ciel. Aujourd’hui, dans cette situation, voilà ce qu’il se passe dans la tête d’un jeune de quartier populaire. Soit, je prends la fuite en prenant un risque inconsidéré, soit je me frotte aux équipes de choc de la police républicaine. Résultat : je fuis. Cela ne vous rappelle rien ? 2005 Zyed et Bouna...
    Dur à capter pour des journalistes faitdiversiers qui passent leur temps à pomper les infos des autorités pour remplir leur journal de faits-divers anxiogènes. Mais la VdN appartient au groupe Rossel qui n’a jamais fait preuve de modération en la matière. Ni en matière de plans sociaux, hein ?
    Une petite morale ? Que la VdN cherche à se justifier et à répondre à nos accusations montre bien qu’ils ne sont pas clairs sur le traitement de ce « fait-divers ». C’est en soi un aveux. Aveux renforcé par une tentative maladroite de cacher la poussière sous le tapis en rendant inaccessibles leurs articles précédents. Ils ont assuré, une fois de plus, le service de com’ de la police et de la préf’. Rien de très étonnant pour un canard aussi boiteux, au service de la notabilité locale. Ils peuvent se donner des airs de philosophes spécialistes en déontologie journalistique. Il n’y aura que les naïfs pour leur donner du crédit. La question que nous leur posons : l’avez vous fait de bonne foi ? Auquel cas vous êtes des imbéciles. L’avez vous fait délibérément ? Auquel cas vous êtes des ordures. L’un n’excluant pas l’autre, par ailleurs...
    Et au passage, ils nous ont banni de leur Page...

    Depuis quelques semaines, les effets mortels de l’impunité policière sont si nombreux que je ne suis pas en mesure de faire le point.

    Justifier les morts, a priori (cf le JDD et son article policier contre la ZAD), et a postériori (cf Rémi Fraisse).
    #police #hécatomberampante #media #rememberZyedetBouna

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  • Ce qu’il s’est passé vendredi 15 décembre à la cité Saint-Maurice à Fives Lille43000 - mercredi 20 décembre 2017 20:06
    http://lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-peignoir/873-ce-qu-il-s-est-passe-vendredi-15-decembre-a-la-cite-saint-maurice-a-

    Nous relayons ci-dessous un texte publié ce matin par le C.R.I.M.E ( https://fr-fr.facebook.com/notes/le-crime/justice-pour-selom-et-mathis/1118772024925643 ) revenant sur l’affaire des jeunes happés par un train vendredi dernier à Lille, dont deux y sont restés. Alors que le parquet contredit formellement la mise en cause de la police, les survivants racontent comment ils ont couru justement pour lui échapper. Leur témoignage est accablant et rappelle la mort de Zyed et Bouna survenue il y a douze ans.

    • Il y a des textes qu’on aimerait ne pas devoir écrire. Vendredi 15 décembre vers 21 heures, quatre jeunes ont été happés par un Train Express Régional (TER) sur la ligne Lille-Calais-Dunkerque au niveau de la cité Saint-Maurice, à la frontière des quartiers de Fives et de Saint-Maurice Pellevoisin. Deux d’entre eux sont morts. Malgré le choc et les blessures, les deux rescapés témoignent. Et démentent dignement la version de la police et de la presse locale.
    Lundi dernier, à 20h45, une centaine de personnes se rassemblent sur la place Degeyter à Fives pour rendre hommage à Selom et Mathis, morts pendant le week-end.

    Quelques heures plus tôt, le procureur de la République explique que la version d’une course poursuite avec la police n’est qu’une « rumeur » et que les quatre jeunes auraient voulu prendre un « raccourci » le long des lignes SNCF… Les médias – La Voix du Nord en tête – se contentent de relayer cette version. Affaire classée.

    Un accident, vraiment ?
    Pour Ashraf et Aurélien, les deux rescapés que nous avons rencontrés, il ne s’agit pourtant pas d’un accident. Leurs témoignages se recoupent alors qu’ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se parler. Ashraf, dans une chambre de l’hôpital Roger Salengro où il est encore en observation pour quelques jours, revient sur les faits :  « C’est allé hyper vite, entre trois et cinq minutes. On était assis dans la cité, ils sont entrés à six en uniformes avec leurs matraques. Ils ont couru vers nous, ils voulaient nous attraper. On a eu peur et on est partis en courant ». « Ils », ce sont les nouvelles unités de la police nationales déployées en grand nombre dans le quartier depuis septembre, tout particulièrement autour de la cité Saint-Maurice et de la place Degeyter. Le résultat ? Un net regain de tensions entre jeunes et forces de l’ordre. « Depuis deux-trois semaines, c’est vraiment tendu dans le quartier. »

    « On ne voulait pas se faire éclater encore une fois »
    Pourquoi ont-ils eu peur ? « C’est ceux qui nous frappent tout le temps, pour rien, explique Aurélien, blessé au bassin et au visage et obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Encore hier, ils ont frappé quelqu’un. On ne voulait pas se faire éclater encore une fois. Tu sais combien de fois je me suis fait frappé ? Tu sais comment ils m’appellent ? Par mon nom de famille. Ils nous connaissent très bien et c’est toujours la même histoire. La nationale, ils te lâchent seulement quand tu cries et tu pleures... »

    Arrivés sur la voie ferrée, les jeunes ont à peine eu le temps de comprendre. « On a entendu un gros coup klaxon, raconte Ashraf. J’ai volé et je suis retombé plus loin. J’ai vu que les deux autres étaient tombés. Les secours me mettaient des claques pour pas que je m’endorme et m’obligeaient à regarder vers les buissons pour ne pas voir mes potes. Et après je me suis évanoui. Ça a été très violent : quand je me suis réveillé ici [à l’hôpital], je courais encore, dans ma tête, j’étais encore dans la poursuite. » Si Ashraf perd rapidement connaissance, Aurélien se souvient :

    « C’est un passager du train qui est venu faire les premiers secours et ensuite les contrôleurs et la sécu [la sûreté générale, la police de la SNCF] sont arrivés. »
    Contrairement à ce qui est dit dans la presse, le groupe de
    « CRS »
    arrivé sur place n’intervient pas suite au drame mais semble être celui qui a entrainé toute cette histoire.

    Les flics qui les poursuivaient ont-ils pu savoir ce qu’il leur est arrivé par la suite ? « Quand on a sauté vers les rails, ils étaient à cinq mètres derrière nous », explique Ashraf. Pour Aurélien, c’est sûr, « ils ont vu le train passer deux secondes après nous. Ils nous ont coursés jusqu’au bout. »

    Concernant la thèse du raccourci relayée dans la presse : « On va pas prendre un raccourci pour aller sur les rails ! s’exclame Ashraf. Un raccourci pour aller où ? »

    Intox
    On se pose donc la question : d’où vient cette version des faits ? Peut-être a-t-elle été recueillie lors d’interrogatoires réalisés le soir même, sur le lieu de l’accident (avec Aurélien) ou à l’hôpital (avec Ashraf), ce dernier ayant dû signer des documents pré-remplis et sans les lire. Au-delà du fait de témoigner contre la police auprès de la police, on imagine aussi ce que signifie ce genre de témoignage lorsqu’on vient de connaitre un traumatisme aussi important. « C’est que hier [lundi 18 décembre] que j’ai vraiment réalisé ce qui s’est passé », _ explique Ashraf.

    On comprend mieux ce qui a entrainé les feux de voitures de ce week-end à Fives. Et pourquoi les versions officielles de la justice, de la police et de la presse ont toujours autant de mal à passer aujourd’hui. L’affaire n’est donc pas classée. C’est tout un quartier qui réclame vérité et justice pour Selom et Mathis.

    Le C.R.I.M.E Lille
    Le 20 décembre 2017 *
    http://lille43000.com/images/banderolecourraient.jpg

    #Lille #Guerre-aux-pauvres #police #presse #lille_Fives #train


  • Police shoot far more people than anyone realized, a VICE News investigation reveals

    VICE News sought records on officer-involved shootings from the country’s 50 largest local police departments; 47 responded with data sufficient for analysis. Many fought hard to keep the information secret, and some responded to our requests only under threat of legal action.

    https://framapic.org/v9eUDuoaA3AR/41VU4iquv01s.png
    https://framapic.org/2vI9jMbhYLgg/bkPMbJns076d.png

    #états-unis #police #violences #racisme #visualisation

    code et données pour #réplication :
    https://github.com/vicenews/shot-by-cops
    https://news.vice.com/story/nonfatal-police-shootings-data

    https://seenthis.net/messages/652106 via Fil


  • Un #Plan_Soros ? La #Police hongroise, elle, n’en voit pas
    https://hu-lala.org/pas-de-plan-soros-selon-la-police-hongroise

    Le Bureau National d’Investigation (NNI) de la police hongroise n’ouvrira pas d’enquête en lien avec les allégations selon lesquelles #George_Soros représenterait une menace pour la Hongrie, en raison d’un manque de preuves. La situation est ubuesque. Face à la propagande paranoïaque du #Fidesz, c’est le parti post-fasciste #Jobbik qui monte au créneau. Un député du Jobbik, #Ádám_Mirkóczki, a en effet mis au défi le Fidesz de prouver les allégations contenues dans la « consultation nationale » concernant le « plan Soros ».

    #Politique #Article_payant #consultation_nationale #immigration #ONG #une-sous


  • Quelles conséquences a eu l’autorisation du port d’arme en dehors du service pour les policiers ? - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/21/quelles-consequences-a-eu-l-autorisation-du-port-d-arme-en-dehors-du-serv

    Pour l’heure, cet assouplissement permis à la suite des attentats du 13 Novembre, il y a deux ans, n’a pas été utilisé dans des cas d’actions terroristes. Si le ministère ne fait pas de comptage, on trouve dans la presse essentiellement des cas de policiers qui ont tué leur conjointe ou qui se sont suicidés. (...)
    Les autres affaires concernant des policiers armés ne plaident pas pour que ce droit soit maintenu. Certaines n’ont pas eu de conséquences dramatiques, comme ce mouvement de panique dans un cinéma de la Défense, en mai 2016, lorsque des spectateurs ont aperçu un homme armé qui n’était autre qu’un policier en civil. Ou bien cette altercation entre automobilistes à Dole (Jura), en février, qui a dégénéré lorsque l’un d’eux, policier en civil, a dégainé son pistolet… avant de se voir dépossédé de son arme.

    Mais surtout, le triple meurtre de Sarcelles avait des précédents. En février 2016, à Alès, une femme de 25 ans a été tuée par balles par son ancien compagnon, un policier. Trois mois plus tard, à Nailly (Yonne), une femme de 30 ans a été abattue par son compagnon, un policier en repos. En août 2016, un policier de Toulon (Var) a tué deux pompiers (car l’un d’eux aurait été l’amant de sa femme) avant de se suicider. Et en septembre dernier, un policier de 38 ans a abattu sa femme et deux de ses enfants sur un quai de gare dans l’Oise, avant de se suicider. A chaque fois, les meurtriers ont fait usage de leur arme de service. Leurs actes sont venus alourdir le bilan des féminicides, un meurtre de masse qui se reproduit chaque année.

    A LIRE AUSSI :
    220 femmes : tuées par leur conjoint, ignorées par la société

    Et puis il y a les suicides de policiers, au nombre de 46 depuis le début de l’année. Après plusieurs années de baisse consécutive, 2017 devrait donc afficher un lourd bilan en la matière – Gérard Collomb abordera le sujet avec les syndicats vendredi matin. Mais de source policière, l’usage de l’arme de service, qui représente environ un cas sur deux, est stable depuis plusieurs décennies. Et si l’accès à des armes à feu et le fait de savoir s’en servir est bien un « facilitateur », complète cette source, il est compliqué de lier le nombre de suicides à la réglementation sur le port d’arme en dehors du service. De même, disent nos interlocuteurs, ce serait « fausser le débat » que de lier les récents féminicides à la réglementation des deux dernières années, car même sans autorisation, rien n’empêche physiquement un policier décidé à commettre un crime de quitter son poste de police avec une arme à feu.

    Le grand flou
    Reste qu’on nage dans un grand flou quand il s’agit d’évaluer concrètement les effets du port d’arme hors service. Au ministère, on nous assure qu’il est très courant que des policiers en civil interviennent pour mettre fin à des infractions. Mais rien ne permet de déterminer si et dans quelle mesure le port de leur arme, quand ils en avaient une, a eu une quelconque influence sur la situation. En somme, les interventions hors service seraient trop nombreuses pour être dénombrées, et l’usage d’une arme à feu dans ces situations trop exceptionnel pour faire l’objet d’un comptage.

    #police #armes

    https://seenthis.net/messages/648124 via colporteur


  • La #CEDH condamne la #France pour une intervention policière mortelle
    https://www.mediapart.fr/journal/france/161117/la-cedh-condamne-la-france-pour-une-intervention-policiere-mortelle

    Huit ans après la mort de Mohamed #Boukrourou dans un fourgon de #Police, la Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France pour traitements inhumains et dégradants.

    #bavures #dignité_humaine #Justice #libertés_individuelles #violences_policières