• Malaise dans la #police
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/malaise-dans-la-police
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/10/e6edea80-cd02-48ac-bc4b-9bed40a2b74f/600x337_maxnewsfrthree804329.jpg

    Où il est question du dernier chantier de @vacarme.

    Insurrection policière : Démocratie en danger | La réaction du SAF (via @osezkarl)
    http://lesaf.org/insurrection-policiere-democratie-en-danger

    Depuis plusieurs jours et plusieurs nuits, les policiers défilent dans les rues sans déclaration préalable, pour certains cagoulés, voire avec leurs véhicules de fonctions, leurs insignes et parfois leurs armes de service. Depuis le 25 octobre 2016, ils ont choisi de se rassembler devant les Palais de Justice à l’appel de certains de leurs #syndicats (ALLIANCE, UNSA).

    Ni le caractère dramatique de l’événement déclencheur de ce mouvement, ni les difficultés avérées des conditions de travail de nombre de policiers, ne rendent acceptable cette volonté désormais officielle d’intimider l’institution judiciaire.

    Si tu as d’autres choses pertinentes à me faire lire, n’hésite pas surtout, @chirine.

    https://seenthis.net/messages/536796 via tbn


  • Les syndicats policiers peinent à reprendre la main sur le mouvement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/251016/les-syndicats-policiers-peinent-reprendre-la-main-sur-le-mouvement

    À la veille d’une rencontre avec Hollande, le rassemblement organisé par une intersyndicale à Paris ce mardi a peiné à mobiliser. Alors que les manifestations non déclarées de policiers se sont poursuivies lundi soir dans plusieurs villes.

    #France #légitime_défense #mouvement_social #Police


  • Courrier ironique adressé par Solidaires aux ministres de l’intérieur et de la justice :
    https://www.solidaires.org/Liberte-de-manifester-Solidaires-adresse-un-courrier-aux-ministres-de-l

    A l’attention de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
    Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice

    Paris, le 21 octobre 2016

    Monsieur le ministre de l’Intérieur, Monsieur le ministre de la justice

    Au vu des images abondamment diffusées ces derniers jours dans les médias, l’Union syndicale Solidaires prend note que contrairement aux directives utra-répressives régulièrement produite par vos services (la dernière en date étant celle du ministère de la justice relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs) , il est tout à fait possible d’organiser, sans intervention des forces de l’ordre, des manifestations et des rassemblements non déclarés, avec des participant-es encagoulés et armés.

    Nous prenons note que Jean-Marc Falcone, directeur général de la Police Nationale, a précisé ce jour que face à ces actes, il fallait « faire preuve de pédagogie » et non sanctionner.

    Ne pouvant imaginer qu’il existerait, aux yeux du gouvernement, une tentation d’appliquer une politique basée sur l’arbitraire, nous vous demandons donc de prendre toutes les mesures afin que soit abandonnées les poursuites dont ont pu être victimes notamment des participant-es à la lutte contre la « loi travail », à la solidarité avec les réfugié-es ou à la défense de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Dans l’attente d’une réponse que nous espérons positive, recevez, Messieurs les ministres, nos salutations syndicales.

    Pour l’Union syndicale Solidaires

    Cécile Gondard-Lalanne et Eric Beynel, co-délégué-es généraux

    #France #Police #Solidaires #Milice #Manifestation #Impunité #Deux_poids_Deux_mesures

    https://seenthis.net/messages/535522 via Dror@sinehebdo


  • Manifestations policières : « Le problème n’est pas une question de moyens »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211016/manifestations-policieres-le-probleme-nest-pas-une-question-de-moyens

    Pour la quatrième nuit consécutive, des manifestations spontanées de policiers ont eu lieu à travers la #France, deux semaines après l’attaque au cocktail Molotov contre les forces de l’ordre à Viry-Châtillon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, François Hollande a annoncé qu’il recevrait les syndicats en début de semaine prochaine. Certains d’entre eux peinent à croire qu’un compromis sera trouvé.

    #Bernard_Cazeneuve #délinquance #Jean-Jacques_Urvoas #Justice #manifestation #Police


  • #Migrants : violences policières quotidiennes
    http://www.vacarme.org/article2945.html

    Parmi les pratiques violentes de l’#État et de sa #police, il en est une particulièrement invisible, bien qu’elle soit permanente et toujours plus aigüe : celle commise sur les migrants. Cette invisibilité, on la doit au déni du pouvoir, à l’impunité de ses agents mais aussi à l’insoutenable banalité que semblent revêtir ces violences. Nan Suel propose ici de revenir, dans un bref portrait de la situation du littoral nord de la #France, sur cette brutalité qui s’exerce et s’exacerbe au quotidien à l’égard de ces femmes, ces hommes et ces enfants, sans sembler rencontrer de limite.

    https://seenthis.net/messages/534767 via Vacarme


  • La police à la « une » ! Ces jours-ci, certain·e·s organisent même des manifestations sauvages (pardon, « surprises »). Le chantier de la dernière livraison de Vacarme parle aussi de #police, mais avec un autre objectif : briser l’isolement des nasses, des camps et des quartiers.

    Violences policières, résistances minoritaires
    http://www.vacarme.org/rubrique496.html
    http://www.vacarme.org/local/cache-vignettes/L520xH347/rubon496-c4343.jpg

    https://seenthis.net/messages/534765 via Vacarme


  • Le « bras gauche d’Alain Juppé » ironise sur le Kärcher de Sarkozy
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/10/18/bras-gauche-dalain-juppe-ironise-karcher-sarkozy-265439

    Twittos volontiers sarcastique, Gilles Boyer se présentait encore il y a quelques mois sur son profil #Twitter comme « bras gauche d’Alain Juppé » – ce qu’il a remplacé par « Ne vous énervez pas, c’est mauvais pour le coeur #AJ2017 ». Par le truchement de Twitter, le directeur de campagne d’Alain Juppé pour la primaire de la droite a feint lundi soir de répondre à un courrier de Kärcher. Lettre à tous les candidats L’entreprise a écrit (en recommandé avec accusé de réception, s’il vous plaît) à « l’ensemble des candidats déclarés à l’élection présidentielle », pour...

    #juppé #Nicolas_Sarkozy #Police #primaire_LR #RACISME


  • Il est interdit de critiquer le Dieu Capitaliste :

    Biocoop vient d’être condamnée pour une affiche, parce que "la Justice a estimé que cette campagne de publicité pouvait être considérée comme un appel au boycott. « Il est établi que cette campagne publicitaire repose non pas sur la valorisation des pommes issues de l’agriculture biologique, mais au contraire sur le dénigrement de celles des autres filières, aux fins de dissuader les consommateurs d’acheter ces fruits », ont ainsi indiqué les juges en rendant leur décision. L’enseigne bio a donc été condamnée à verser 10.000 euros à chacun des plaignants."

    Biocoop condamné pour avoir critiqué les pommes non bio
    Sybille de la Rocque, Conso Globe, le 13 octobre 2016
    http://www.consoglobe.com/biocoop-condamne-pour-avoir-critique-pommes-non-bio-cg

    Il est interdit de braver le Dieu Policier :

    "Yasser Louati, militant contre l’islamophobie, et Mathieu Rigouste, sociologue et militant anti-sécuritaire devaient intervenir ce lundi 17 octobre à l’Université d’Evry Val d’Essonne à l’occasion d’une rencontre-débat sur le thème « Mais que fait la police ? », mais l’événement a été censuré par le président de l’université, et la faculté a été entièrement interdite aux militant..e.s du « Comité de mobilisation de l’université d’Evry », né à l’occasion du mouvement contre la Loi Travail et son monde, et organisateur de la rencontre."

    Mathieu Rigouste et Yasser Louati face à la censure
    Radical Cinema, le 17 octobre 2016
    https://seenthis.net/messages/534225

    #France #liberté_d'expression #censure_d'Etat #répression #commerce #bio #boycott #police #islamophobie #débat #université #Evry #Yasser_Louati #Mathieu_Rigouste

    https://seenthis.net/messages/534252 via Dror@sinehebdo



  • La colère monte dans les rangs de la #Police
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111016/la-colere-monte-dans-les-rangs-de-la-police

    L’exaspération des policiers est à son comble, après l’agression dont ont été victimes leurs collègues ce week-end à #Viry-Châtillon. Depuis deux ans, la menace terroriste et l’encadrement des manifestations contre la loi sur le travail ont épuisé des hommes et des femmes qui doivent vivre avec l’idée qu’on peut s’en prendre à eux sur leur lieu de travail comme à leur domicile.

    #France #Grande_Borne #Violences_urbaines


  • « Mutiler quelques-uns pour faire peur à tous » – Procès de policiers du 21-25 nov. à Bobigny | Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/mutiler-quelques-uns-pour-faire-peur-a-tous-proces-de-policiers-du-2
    http://www.etatdexception.net/wp-content/uploads/2016/10/Nassons-la-police.jpg

    Le #flashball ne remplace pas « l’arme de service ». Avec cette arme, comme avec les grenades de désencerclement, les forces de police se réhabituent à tirer dans le tas, et mettent en œuvre un certain type de gestion des foules : mutiler quelques-uns pour faire peur à tous. Ce printemps, au cours de la lutte contre la loi travail, tout le monde a en effet pu assister, dans la rue ou sur des vidéos, à l’ampleur de la #violence de la #police qui n’a eu de cesse de nasser, gazer, tabasser, arrêter, blesser, mutiler, tirer dans le tas. Grenades, LBD 40, 49-3, état d’urgence, répression, sont les modalités du dialogue social actuel.

    Les policiers responsables de #mutilations ou de #morts sont rarement inquiétés. Dans la quasi totalité des affaires impliquant flash ball et LBD 40, les policiers ont bénéficié de classements sans suite, de non-lieux ou de relaxes : on compte seulement trois condamnations sur une quarantaine d’affaires. Une #impunité instituée qui est également la règle dans les affaires de meurtres policiers. Dernier exemple en date, cet été, Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est mort entre les mains des gendarmes à Beaumont sur Oise. Sans surprise, le procureur a tenté d’étouffer l’affaire en omettant de communiquer des éléments de l’autopsie. Plusieurs nuits d’émeutes, des journées de mobilisation, une famille déterminée et un avocat combatif ont réussi à mettre en échec cette pratique systématique.

    https://seenthis.net/messages/532011 via Agnès Maillard


  • #violences_policières : ce que révèlent les cas Vadot et Jounin
    https://www.mediapart.fr/journal/france/071016/violences-policieres-ce-que-revelent-les-cas-vadot-et-jounin

    Aller au-delà des cas personnels. Jeudi au tribunal de #Bobigny, le procès de #Nicolas_Jounin, sociologue accusé de violences sur un policier lors d’une mobilisation contre la loi sur le travail, a tourné au procès des pratiques policières. Pratiques mises en cause le matin même par #Guillaume_Vadot, insulté et agressé par des #policiers le 22 septembre à #Saint-Denis.

    #France #Justice #Police


  • A #Calais, la police a pour consigne d’arrêter 80 migrants par jour

    80 arrestations de migrants par jour dont 40 « expulsables », c’est la consigne donnée aux agents de la police aux frontières de Calais. La préfecture nie mais plusieurs fonctionnaires confirment l’info à StreetPress.

    https://pbs.twimg.com/media/Ct2MLYkXYAAQC4J.jpg
    http://www.streetpress.com/sujet/1475499643-calais-police-consigne-arreter-80-migrants
    #arrestations #chiffres #asile #migrations #réfugiés #expulsabilité #France #police
    cc @isskein

    https://seenthis.net/messages/530161 via CDB_77


  • #Attentat_de_Nice : le téléphone du tueur, clé de voûte de l’enquête
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/10/03/attentat-nice-telephone-tueur-cle-voute-lenquete-265320

    Dans l’habitacle du camion que conduisait Mohamed Salmene Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice, les policiers trouvent trois armes factices et le téléphone portable du chauffeur-livreur de 31 ans, toujours allumé. « [Le portable] va rapidement devenir la clé de voûte de l’enquête », retrace Soren Seelow, dans une enquête publiée dans Le Monde. Comme dans les autres affaires terroristes, les traces numériques de Mohamed Salmene Lahouaiej Bouhlel vont être analysées et sur la base de ces indices, des personnes seront interpellées. Les enquêteurs découvrent à...

    #Police


  • La préfecture de Paris valide le retour (contrôlé) des #ultras au Parc
    http://www.sofoot.com/la-prefecture-de-paris-valide-le-retour-des-ultras-au-parc-432725.html

    Volonté affichée depuis quelques mois par le président Nasser Al-Khelaïfi, et par les joueurs comme Blaise Matuidi, le retour de ces ultras vient d’être validé par la préfecture de police de Paris, suite à l’entretien du président du #PSG avec le préfet Michel Cadot de ce jeudi : « La préfecture de #police prend acte de la volonté du Paris Saint-Germain d’accueillir en tribune les supporters ultras du club par le biais de ventes individuelles de billets. En cas d’incidents constatés, la préfecture de police s’opposera à la poursuite de cette présence des ultras au sein du Parc des Princes. »

    https://seenthis.net/messages/529964 via tbn


  • Les dérives des ex-flics de la Sarkozie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270916/les-derives-des-ex-flics-de-la-sarkozie

    Bernard Squarcini, l’ancien patron du renseignement intérieur, et #Christian_Flaesch, l’ancien patron du 36, quai des Orfèvres, sont placés en garde à vue dans une affaire de trafic d’influence. Une fâcheuse habitude chez les anciens policiers ayant servi #Nicolas_Sarkozy et reconvertis dans le privé.

    #France #Bernard_Squarcini #Police


  • Se disant victime de #violences_policières, un enseignant de Paris-1 porte plainte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260916/se-disant-victime-de-violences-policieres-un-enseignant-de-paris-1-porte-p

    Guillaume Vadot a publié vendredi un témoignage anonyme sur un contrôle d’identité qui a mal tourné pour lui jeudi soir. Les faits qu’il décrit – des violences verbales et physiques, des menaces de viol et de mort – l’ont poussé à prendre un avocat. Une plainte devait être déposée mardi. Le défenseur des droits devrait être saisi.

    #France #Justice #Police #policiers #Saint-Denis


  • Chronique de la folie policière ordinaire
    https://blogs.mediapart.fr/christian-salmon/blog/230916/chronique-de-la-folie-policiere-ordinaire

    Je sortais d’une gare de banlieue avec une copine, en fin de journée. Au moment de passer les tourniquets, on entend des hurlements. Pas un cri normal, mais un cri de douleur, intense, et l’on comprend immédiatement qu’il se passe quelque chose. Comme tous les autres à côté de nous, mon regard est capté par la scène qui se déroule sur notre gauche. Une femme noire d’une cinquantaine d’années est menottée, et c’est elle qui hurle que les menottes lui broient les mains, qu’elle n’en peut plus. Entre elle et le petit attroupement d’habitants qui s’est formé, une trentaine de policiers équipés, avec un chien d’assaut. Il y a la sûreté ferroviaire et la police nationale.

    Les gens sont inquiets, l’ambiance est très tendue, tout le monde demande ce qui se passe, pourquoi ils torturent cette femme en pleine rue. La scène est marquante, elle ressemble à cet été après l’assassinat d’Adama, ou aux images de la mobilisation aux Etats-Unis : une rangée de policiers, face à une autre rangée d’habitantes et habitants noirs de la ville. Ces derniers sont clairs, ils n’ont aucune confiance. Un homme raconte comment son frère a été interpellé sans raison, mis en garde à vue et violenté. Les flics nous disent de « nous casser ».

    J’avais peur pour la victime de cette interpellation, peur de cette scène raciste, je voyais la police déraper à tout moment. J’ai sorti mon téléphone pour filmer, en me disant que cela pourrait cadrer les choses, faire baisser le niveau d’impunité. Ça n’a pas duré plus d’une minute. L’un des flics m’attrape par l’épaule gauche et me fait pivoter : « celui-là on lui fait un contrôle d’identité ». Je demande pourquoi, il m’arrache mon téléphone. Je lui dis qu’il n’a pas le droit de le consulter sans mandat de perquisition.

    Mais tout s’accélère : dès qu’ils ont réussi à me tirer de leur côté du cordon formé par leurs collègues, ils se mettent à deux sur moi, chacun me faisant une clé à l’un des bras. Une douleur énorme me traverse les articulations. J’ai les deux bras torsadés dans le dos, avec ces deux hommes dans des positions qu’ils ont apprises, qui pèsent de toute leur force pour me plaquer contre le mur. A plusieurs reprises, ils m’écartent un peu et me rebalancent, pour que je me cogne. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait juste de m’intimider et de me mettre à l’écart. Mais ils ne relâchent pas. J’ai le souffle coupé et je ne proteste plus, je me dis qu’ils vont m’embarquer pour « outrage » ou « rébellion », et sont en train de chercher à créer des faits de toutes pièces.

    Le pire en réalité n’était pas la douleur. Les deux flics qui sont sur moi sont surexcités. Et ils se lâchent. Crânes rasés, les yeux brillants, j’ai du mal à croire que la scène qui suit est réelle. « On va te tuer, tu es mort, on va te défoncer, je te crève là sur place dans dix minutes ». Et au fur et à mesure que les cartilages s’étirent sous la torsion, ils remontent mes poignets dans mon dos, et augmentent la torsion. Celui de gauche me met la main sur les fesses. « T’as cru que t’allais jouer avec la police ? Regarde comme on va jouer avec toi ». Et il me met une première béquille. Puis il remet sa main sur mes fesses. Avec les clés de bras, je ne peux plus respirer normalement. Nouvelle béquille. « On va te violer, ça te plaît ça ? Je vais te violer et on va voir si après tu filmeras la police ».

    Ça continue. « Tu soutiens Daesh c’est ça ? ». « Quand ils vont venir tu feras quoi ? Tu vas les sucer ? ». « Faudra pas pleurer et demander qu’on te protège ». Je n’ai réalisé que plus tard qu’ils étaient en train de parler de Daesh...pour justifier leur attitude face à une femme racisée qui avait oublié son pass navigo.

    Ils ouvrent mon sac et prennent mon portefeuille, le vident dans mon dos. Ils me prennent mes clopes en me disant de m’asseoir dessus. Ils trouvent ma carte de prof précaire à la fac. « T’es prof ? Quand l’Etat islamique viendra à la Sorbonne tu vas les regarder en te branlant ? ». Celui de gauche : « Regarde-moi sale pédé. Sale pute. Tu habites là-bas hein ? (il montre mon immeuble). Je vais venir chez toi, je vais mettre une cagoule et je vais te violer ». Je suis vraiment abasourdi, je pense qu’il a répété les mêmes menaces une bonne vingtaine de fois en tout. J’ai affaire à des flics politisés, des flics de l’état d’urgence permanent, qui se vivent comme en guerre contre Daesh, un Daesh qu’ils assimilent à toute personne racisée, et avec qui j’aurais pactisé en me solidarisant de leur victime du jour.

    Ils montent encore d’un cran. « Maintenant on va te mettre des coups de tazer, tu vas voir comment ça pique ». Et, toujours celui de gauche, m’envoie une décharge dans le bras. Je sursaute, et je me mets à trembler. J’essaie de ne pas le montrer, je ne dis rien, mais la pensée qui me vient à ce moment est que la situation va peut-être déraper encore plus. Qu’ils vont me faire une autre clé, ou me frapper avec leur tonfa avant de m’embarquer. « Tu vas crever ». « Je vais t’enculer ». Avec toujours les attouchements. Et la douleur est telle dans les bras, les épaules, le dos, que je me dis que je dois me préparer à ce qu’une de mes articulations lâche.

    Derrière, j’entends la copine avec qui j’étais qui crie, qui leur dit de me lâcher. Je voudrais lui dire de laisser tomber. J’ai une boule au ventre : qu’est-ce que ces tarés lui feront s’ils l’interpellent ? Mais entre-temps, l’attroupement a probablement un peu grossi, et le groupe de policiers doit savoir qu’il ne peut pas faire durer indéfiniment la situation. Celui qui me torsade le bras droit me dit : « Il faut qu’on chope la meuf, on la charge pour appel à rébellion ».

    J’entends qu’ils discutent entre eux. Un des deux hommes me lâchent le bras et me dit : « Tu regardes le mur, si tu te retournes, si tu bouges, on t’ouvres le crâne ». Je ne bouge pas. « On va venir à la Sorbonne, on va vous exterminer toi et tes collègues, sale gauchiste ». Puis ils me retournent et je me retrouve devant les yeux exorbités du flic qui me tenait le bras gauche. « T’es contractuel sale bâtard ? On va te faire un rapport salé, ta titu tu peux te la mettre ». Je ne dis rien. Ils m’appuient sur la poitrine. « Maintenant tu déverrouilles ton téléphone et tu effaces la vidéo ». Je m’exécute, en me disant que c’est dans ma tête et pas sur ces images de l’attroupement statique que ce qui vient de se passer est gravé. Il m’arrache l’appareil, et ouvre le dossier photo, commence à tout regarder.

    Puis tout à coup, le reste de leur groupe charge les habitants qui s’étaient regroupés. C’est rapide et extrêmement violent. Je vois leur chien se jeter sur les gens, et eux avec les gazeuses et les tonfas. Tout le monde fuit, en panique, y compris les personnes âgées. Les deux policiers qui m’ont agressé me jettent mon portefeuille et son contenu à la figure et partent en courant. Je craint pour mon amie, je ne la vois pas. Mais je l’aperçois finalement qui revient, elle avait réussi à s’échapper. Rien à faire d’autre que rentrer chez nous, la rage au ventre, et tout le torse ankylosé et douloureux. Je me dis que cette police raciste serait allée encore plus loin si j’étais racisé. Un homme nous explique que c’est comme ça dans toute la ville depuis ce matin. « Vous voyez on ne fait rien, mais ils tabassent des gens au hasard pour susciter des troubles ». On se réconforte mutuellement, se souhaite bon courage. Il en faudra ; mais on n’en manque pas.

    #violence #police

    https://seenthis.net/messages/527187 via tbn


  • Y a-t-il une #justice d’#exception pour les #militants #politiques en France ?
    http://www.le-journal-de-sophie.fr/2016/09/peine-tres-severe-pour-eric-petetin-une-justice-aux-ordres-mais
    Acharnement judiciaire contre un #militant.
    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça pue du cul grave…

    Le gars sort du tribunal où il soutenait d’autres militants dans le calme, des policiers l’alpaguent sur les marches du tribunal et le « retiennent » au commissariat jusqu’à trouver une broutille qui permet à un juge moins clément de le coller en prison fissa…

    Nous étions en train de nous réjouir de la conclusion du procès devant le tribunal - très calmement, sans chien ni canette ni autres choses qui font rire - comme le faisaient d’autres personnes sortant du tribunal, le juge ayant été clément ce jour là, quand tout à coup deux policiers et un homme en civil au physique de catcheur s’approchèrent de notre petit groupe.

    l’homme en civil interpella directement Éric qui était assis à coté de moi en lui disant « monsieur Pétetin avez-vous vos papiers s’il vous plait, vérification d’identité ».

    Certains se mirent un rire, car pourquoi demander des papiers si on reconnait la personne ! Eric donna sa carte d’identité mais il lui fut demandé d’aller jusqu’à l’hôtel de #police pour « des vérifications ».

    Les vérifications duraient longtemps et au bout d’une heure nous rentrâmes à trois dans le poste de police afin de demander si Éric été mis en examen pour quoi que ce soit.

    Pas de garde à vue mais une « retenue »

    Le planton répondit qu’il y avait pas de garde à vue pour l’instant mais qu’Eric était « retenu ».

    Une retenue, nous l’ignorions, est un espace de #non-droit administratif qui peut durer jusqu’à 4h pendant lesquels la personne n’a pas la possibilité de contacter son avocat. Nous précisons alors à la police que Éric étant rentré dans le bâtiment à 15h15 nous allions attendre jusqu’à 19h15, ce à quoi il nous fut répondu que de toute façon la police fermait à 19 heures et qu’il serait sorti avant.

    #démocratie

    https://seenthis.net/messages/526688 via Agnès Maillard


  • Le manifestant éborgné jeudi a porté plainte, décidé à « ne rien lâcher »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210916/le-manifestant-eborgne-jeudi-porte-plainte-decide-ne-rien-lacher

    Blessé à l’œil jeudi lors de la #manifestation à Paris, Laurent Theron a été entendu samedi matin par l’IGPN. Son syndicat, Solidaires, dénonce « une nouvelle doctrine du maintien de l’ordre depuis la #loi_travail, qui vise à faire peur aux manifestants ».

    #France #Police #violences_policières


  • Un syndicaliste éborgné jeudi lors de la #manifestation à Paris
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160916/un-syndicaliste-eborgne-jeudi-lors-de-la-manifestation-paris

    Laurent, syndicaliste Sud Santé de 43 ans, a été touché jeudi 15 septembre par un projectile place de la République, à la fin de la manifestation parisienne contre la loi sur le travail. Pris en charge à l’hôpital Cochin, le chirurgien n’a pu sauver son œil. Son syndicat récolte les éléments, en vue de déposer plainte en début de semaine prochaine.

    #France #loi_travail #Police #violences_policières


  • Un manifestant éborgné jeudi lors de la #manifestation à Paris
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160916/un-manifestant-eborgne-jeudi-lors-de-la-manifestation-paris

    Laurent, syndicaliste Sud Santé de 43 ans, a été touché jeudi par un projectile place de la République, à la fin de la manifestation parisienne contre la loi sur le travail. Pris en charge à l’hôpital Cochin, le chirurgien n’a pu sauvé son oeil. Son syndicat récolte les éléments, en vue de déposer plainte en début de semaine prochaine.

    #France #loi_travail #Police #violences_policières


  • Un film confus sur « le chaos égyptien »
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/un-film-confus-sur-le-chaos-egyptien,1468

    Le Caire, été 2013. Au lendemain de la destitution de Mohamed Morsi, un jour de violentes révoltes, des dizaines de manifestants de tous bords sont embarqués dans un fourgon de #Police. La mise en scène de Clash, ce huis clos du réalisateur égyptien Mohamed Diab présenté au dernier Festival de Cannes, reflète la vision des médias dominants du « chaos égyptien ». Huis clos symbolique, respectant avec virtuosité les trois unités classiques de temps, de lieu et d’action, Clash (Eshtebak) se présente de prime (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / #Égypte, #Répression, #Frères_musulmans, #Coup_d'État, Police, #Cinéma


  • [infokiosques.net] - Ceci n’est pas une #bavure
    https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1303

    « Depuis le début des années 2000, douze personnes en moyenne par an sont tuées par la police. Vous êtes au courant que 2012 a été l’année la plus meurtrière en terme de #crimes policiers ? Le collectif Vies Volées [1] en a recensé 18, soit un tous les vingt jours ! Le profil-type de celui qui tombe : un jeune homme des quartiers populaires, dont la famille vient du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. »
    Au-delà des « courses-poursuites », il y a tous ceux qui décèdent des suites de mauvais traitements infligés par les forces de l’ordre dans les voitures de la BAC et les fourgons de police, ou au cours de gardes-à-vue. Certains s’en sortent avec quelques hématomes, d’autres se retrouvent à l’hôpital avec des séquelles physiques plus lourdes, ou dans le coma. Ainsi, Lamine Dieng, 25 ans, meurt en juin 2007 à Paris dans un fourgon de police, après avoir été immobilisé sur le sol, face contre terre, le bras droit passé par-dessus l’épaule et menotté à son bras gauche replié dans le dos, une sangle de contention entravant ses pieds [2]. Abdelhakim Ajimi, 22 ans, est interpellé par la BAC en pleine rue suite à une altercation avec son banquier, en mai 2008 à Grasse. Les « baqueux [3] » lui font une clé d’étranglement, le frappent et s’assoient sur lui, entourés de policiers municipaux, sous le regard de nombreux témoins qui le voient devenir violacé et perdre conscience. Embarqué, il arrive mort au commissariat [4]. Ou encore Wissam El Yamni, 30 ans, interpellé et lynché sur un parking de son quartier à Clermont-Ferrand, alors qu’il fêtait le Nouvel An 2012. Arrivé inanimé au commissariat, il tombe dans le coma et décède à l’hôpital neuf jours plus tard [5].
    Les armes dites « non-létales » (flashball, taser) qui prolifèrent dans l’arsenal policier depuis quelques années ont elles aussi fait de nombreux blessés et morts. À l’instar de Mahamadou Marega, 38 ans, tué par la BAC dans un foyer de travailleurs immigrés à Colombes en 2010. Il est matraqué, reçoit des salves de gaz lacrymogène puis dix-sept décharges électriques de 50 000 volts administrées au taser, pistolet à impulsion électrique. Il décède dans l’ascenseur, entravé aux mains et aux pieds [6].
    Depuis plus de quarante ans, l’historien Maurice Rajsfus fait le décompte des morts causées par la police [7]. Son recensement éclaire une réalité largement ignorée. Dans les années 1980, en moyenne cinq personnes par an décédaient au cours d’une opération de police, onze dans les années 1990, douze depuis 2001 [8]. Ces décès ne sont pas que le fait de brutes épaisses d’extrême-droite. Les méthodes s’étant en quelque sorte « policées », les faits semblent moins sensationnels, et il est plus aisé d’invoquer l’accident. Il n’en reste pas moins que les policiers « polis » et « bien formés » tuent, avec des méthodes aussi banalisées que mortelles. La clé d’étranglement ou le pliage – techniques d’immobilisation pouvant entraîner la perte de conscience et l’asphyxie – sont enseignés à l’école de police. N’importe quel policier assermenté les maîtrise. Les agents qui ont tué Abdelhakim Ajimi, par exemple, n’avaient pas la réputation d’être particulièrement violents. Traînés devant le tribunal par la famille du jeune homme, ils déclareront n’avoir fait qu’appliquer les gestes appris [9].
    La violence, les mutilations et les crimes commis par les policiers et les gendarmes français ne font pas couler l’encre et la salive des journalistes et des sociologues, par ailleurs très enclins à commenter les « statistiques de la délinquance », le « malaise des banlieues » ou les agissements des « casseurs » dans les manifestations. Comment expliquer ce déni ?

    #police

    https://seenthis.net/messages/524758 via Agnès Maillard


  • Les logiciels de #Police prédictive « aggravent la discrimination »
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/09/13/les-logiciels-police-predictive-aggravent-discrimination-265145

    Depuis plusieurs années, on parle beaucoup (avec référence obligée à la prédiction des crimes du film « Minority Report » et de son inspirateur, l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick) des logiciels dits de « police prédictive », qui déterminent les endroits où crimes et délits sont le plus susceptibles de se produire. Pour ce faire, rapporte Mediapart (article payant), « PredPol, la société californienne leader du marché, s’est inspirée d’un #algorithme de prédiction des répliques de tremblements de terre créé par le sismologue David Marsan. Mais selon les...

    #Etats-Unis #discriminations #RACISME #gendarmerie