• Un an après, la galère des anciens députés Caroline Fontaine - 3 aout 2018 - maris patch
    https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Un-an-apres-la-galere-des-anciens-deputes-1567013

    Seuls 25 % des élus de l’Assemblée nationale ont survécu au raz-de-marée En marche !. Parmi les battus, une grande majorité de socialistes. Leur difficulté à retrouver un emploi signe la fin de « l’ancien monde ».

    C’est le premier signe d’un changement d’importance : ils ne décrochent plus leur téléphone aux premières sonneries. D’ailleurs, ils ne le décrochent plus du tout. Et ils ne rappellent pas. Difficile pour eux, qui ont tant aimé prendre la lumière, d’annoncer qu’ils ne s’en sortent pas. Les élections législatives de 2017 ont laissé 434 sortants sur le carreau, dont environ deux tiers sont PS ou écologistes. Un an après, leur reconstruction personnelle et professionnelle est, pour beaucoup, loin d’être achevée. Digérer l’humiliation de la défaite – certains n’ont pas passé le premier tour – a pris du temps. « Pendant les cinq ans de mon mandat, je me suis investi à 110 %, confie Philippe Baumel, ancien élu socialiste de Saône-et-Loire. Mon échec m’a semblé profondément ingrat. J’ai vécu pendant six mois une forme de tétanisation. J’ai eu beaucoup de mal à tourner la page. »

    Six mois, c’est le temps qu’il a fallu à Véronique Massonneau, ex-députée écolo de la Vienne, pour ne serait-ce que sortir de chez elle : « J’avais du mal à supporter la compassion des gens. » Idem pour Catherine Lemorton, ancienne présidente PS de la commission des Affaires sociales, qui avait vendu sa pharmacie pour se consacrer à son travail d’élue. « Après le choc », elle a flirté avec les abîmes : « J’ai flanché. Ne plus me sentir utile a été très violent pour moi. » « On a eu peur qu’elle se suicide », glisse une de ses anciennes camarades. « La politique est une drogue dure », s’excuse Alexis Bachelay, ex-député socialiste des Hauts-de-Seine et porte-parole de Benoît Hamon pendant la campagne de la primaire. Tous sont habités par un profond sentiment d’injustice : s’ils n’ont pas été réélus, ce n’est pas leur faute, non, mais celle de François Hollande et de son gouvernement. « J’avais un seul défaut circonstanciel, celui d’être socialiste », dit Catherine Lemorton. Un an après, les plaies ne sont pas encore toutes cicatrisées.
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    Notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience
    Un sevrage violent, voilà donc le premier enseignement de notre enquête. Pour tous, même pour les 225 qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. « J’avais le sentiment de n’avoir pas démérité », confie Dominique Raimbourg, ancien patron socialiste de la commission des Lois à l’Assemblée. Mais eux, au moins, savent qu’à leur manière, ils ont eu « de la chance », selon les mots de Patricia Adam, son homologue PS à la Défense : « Je suis un privilégié dans le sens où je suis vieux ! » s’amuse Raimbourg. Leur téléphone sonne beaucoup moins, mais, grâce à leur pension, ils ont pu rester actifs – en s’impliquant dans des associations, des think tanks ou des fondations – sans crainte du lendemain. « Ça aide », confirme Jean-Christophe Cambadélis, ancien patron du PS et ex-député de Paris. Pour les autres, pour ceux qui, comme le dit Véronique Massonneau, ont eu « la mauvaise idée de n’avoir “que” 59 ans », notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience. Une première.

    « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau
    « Autrefois, les députés avaient des carrières longues, explique Emile Blessig, président du Groupe des anciens députés. S’ils perdaient leur siège, ils gardaient leur mairie, leur conseil général… » Désormais, l’interdiction du cumul des mandats les prive de cette possibilité de rebond. Autre changement, l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron a signé la fin de l’alternance, ce balancier qui garantissait un retour dans l’hémicycle : après la droite, la gauche et ainsi de suite. Résultat, beaucoup se sont retrouvés sans rien. « Je ne suis plus une personne publique, je n’ai plus à m’exprimer », coupe Sandrine Mazetier, ancienne vice-présidente socialiste de l’Assemblée nationale. « Je n’ai rien à vous dire. Je suis redevenu un citoyen ordinaire », prétend Kader Arif, autrefois plus bavard dans sa vie d’élu de Haute-Garonne ou de ministre délégué de François Hollande. « Certains ont pris de tels coups sur la gueule qu’ils ne veulent plus entendre parler de rien », décode Catherine Coutelle, présidente de l’Association des anciennes députées. Et ce d’autant moins que la poignée d’anciens députés qui ont raconté leurs difficultés ont récolté sur les réseaux sociaux une volée d’insultes, sur le thème : « Mais pour qui se prend ce privilégié ? » Alors ils préfèrent se taire.
     « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes »

    « La vague a touché beaucoup de monde, rappelle Véronique Massonneau. Il y a d’anciens ministres, des vice-présidents de l’Assemblée nationale sans emploi. Et comme on cherche tous dans les mêmes domaines – porte-parole de fondation, dans les relations institutionnelles –, les places sont rares. » Alors même que leur image s’est dégradée : « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes ! » Catherine Coutelle opine : « Elles n’ont pas envie de s’encombrer avec des gens battus et dévalués dans l’opinion. » De surcroît s’ils viennent du PS. Alexis Bachelay raconte : « J’ai passé quelques entretiens. Mon étiquette politique est complètement démonétisée. Dans l’ancien monde, on était recruté parce que, cinq ans plus tard, on allait être à nouveau au pouvoir. Là, on est tricard. » Tricard et ringardisé par les jeunes loups macronistes. « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau. Un « retour au réel » d’autant plus dur que certains « ont pris de mauvaises habitudes, admet Jean-Christophe Cambadélis. Ils ne veulent pas perdre leur position sociale. Ils cherchent donc des emplois plus élevés dans la hiérarchie que ceux qu’on leur propose. » Leurs difficultés n’avaient pas été anticipées. Rien n’a été prévu par l’Assemblée. Ici, aucun accompagnement pour les aider dans leur reconversion.

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi
    Même pour les fonctionnaires – un quart des sortants –, le retour au bureau s’est révélé compliqué. « Vous n’êtes pas toujours le bienvenu, rappelle Catherine Coutelle. Une directrice de recherche a été déclassée de trois échelons. Une autre mise au placard… » Alexis Bachelay a travaillé onze ans dans la fonction publique territoriale : « Ils me reprenaient à leurs conditions. Ce n’étaient pas les miennes. » Au terme de six mois de congé parental à 370 euros par mois, il s’est mis en disponibilité – sans droits au chômage – pour créer, comme tant d’autres, sa société de conseil. « Ce n’est pas très original, mais, quand vous avez été parlementaire, vous n’avez pas 50 000 possibilités de reconversion ! »

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi (contre 44 après les législatives de 2012). Un an après, ils sont encore 70 à la percevoir. Et certains, comme Alexis Bachelay ou Véronique Massonneau, qui a obtenu de son précédent employeur une rupture conventionnelle, n’y ont pas droit. En 2007, Guillaume Bachelay, ancienne figure montante du PS, député battu en 2017, publiait un livre au titre toujours d’actualité : « Désert d’avenir ? Le Parti socialiste, 1983-2007 ». Sollicité pour cette enquête, il n’a jamais donné suite à nos appels. Tout comme d’anciens ténors du PS – Christophe Borgel, François Lamy, Pascal Cherki… Signe que la nouvelle vie de ces ex-piliers de la Rue de Solferino doit être encore en construction. Un an après la défaite.

    #députés #députées #PS #politicards #chômage #chômeurses #chômeurs #précarité #assurance-chômage #crise #pauvreté #politique #exclusion , retour de bâton , subir les lois qu’ils/elles ont voté #tricard #ringard #réel #solferino #assistanat #galère

    https://seenthis.net/messages/713124 via BCE 106,6 Mhz


  • Chômage : Bruno Le Maire devrait apprendre à compter
    https://la-bas.org/5002

    Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, affirme que la création nette de 277 000 emplois dans le secteur privé en 2017 est une « excellente nouvelle » pour ceux qui cherchent du travail. C’est vite dit : car il « oublie » une donnée importante.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Usage_de_faux #Précarité_-_chômage #Economie
    https://la-bas.org/IMG/arton5002.png?1522165898


  • Manif, les retraités font reculer Macron ! Et si c’était les mêmes qu’en 68 ?
    https://la-bas.org/4995

    Jeudi 15 mars, 70 000 retraités dans la rue. Victoire ! Le gouvernement recule. 100 000 petites retraites ne sont plus concernées par la hausse de la CSG. Un premier recul encourageant pour le mouvement qui démarre. Mai 68, mai 2018 ? Quel rapprochement ? Et si c’étaient les mêmes ? Que faisaient-ils en Mai ? Attention, les retraités sont 16 millions en France, un quart de la population, ils ont des enfants, des petits enfants et de la mémoire.Continuer la lecture…

    #Radio #Luttes #Société #Précarité_-_chômage
    http://audiobank.tryphon.eu/casts/8dutg7b8.mp3


  • Boulots de merde : « On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité » (Julien Brygo et Olivier Cyran, BastaMag)
    https://www.bastamag.net/Intensification-du-travail-Le-patronat-et-ses-relais-politiques-sont-prets

    #Produire ou servir plus, avec moins : c’est l’#injonction faite à tous les #travailleurs, des chaînes de montage automobiles aux couloirs des hôpitaux, en passant par les salles de classe ou les bureaux de poste. A la souffrance de ces #boulots dégradés, s’ajoute la #précarité grandissante de travailleurs qui quittent le #salariat pour la « liberté » de l’#auto-entrepreunariat. [Julien Brygo et Olivier Cyran] y décrivent l’âpre quotidien de celles et ceux qui exercent des métiers difficiles et souvent utiles, à comparer avec certains boulots très bien payés et plutôt confortables, mais qu’ils jugent socialement nuisibles.
    […]
    « Ils veulent faire sauter les derniers verrous, ils veulent une société sans filets, où quelques privilégiés auront accès à des métiers survalorisés socialement et correspondant même à des compétences, tandis qu’en bas, ils poseront les jalons d’une société de logisticiens du dernier mètre payés à la tâche, esclaves des machines et de l’auto-exploitation auquel le #capitalisme les auront assignés presque naturellement. »

    #boulot_de_merde #rentabilité #lean_management #valeur_travail

    https://seenthis.net/messages/672649 via Benjamin Shevek



  • Charles Piaget : c’est possible !
    https://la-bas.org/4696

    Avant Macron et son monde, notre premier adversaire, c’est notre propre résignation. Un formidable appareil idéologique nous a persuadés que rien d’autre n’est possible et que nous n’y pouvons rien ou presque, tout juste nous en remettre à un homme qui va s’opposer en notre nom. Pourtant, notre histoire est pleine de #Luttes superbes, solidaires, ardentes, têtues et sans lesquelles l’avidité imbécile des patrons de Macron aurait fait de ce monde un petit tas de poussière. Il y a bientôt un demi-siècle, les murs disaient « l’imagination au pouvoir ». Une lutte formidable allait donner de la vie à ces mots. LIP.Continuer la (...)

    #Radio #Economie #Précarité_-_chômage #Portrait
    http://audiobank.tryphon.eu/casts/ozt1exoe.mp3


  • Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le #dumping_social et salarial !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/socle-europeen-de-droits-sociaux-cest-nivellement-bas-dumping-

    Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le dumping social et salarial ! démonstration avec l’analyse de l’accord du sommet de Gôteborg par les syndicalistes du Front Syndical de Classe. La preuve que si les travailleurs veulent s’en sortir, défendre leurs droits, leurs salaires, leurs emplois, leurs usines et leurs […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #europe.frexit #flexibilité #précarité #salaire #Sortir_de_l'euro #sortir_de_l'U.E. #Union_Européenne


  • Enquête chez les agents immobiliers, ces précaires en col blanc, Lise Bernard [« La précarité en col blanc : une enquête sur les agents immobiliers », PUF, Paris, 338 p. (collection Le lien social).]
    http://theconversation.com/enquete-chez-les-agents-immobiliers-ces-precaires-en-col-blanc-8763

    Les agents immobiliers sont confrontés à ce que je propose d’appeler une « précarité en col blanc ». La notion de « précarité en col blanc » revêt deux significations qui expriment la « double vérité » de l’existence sociale des agents immobiliers. C’est d’abord une précarité de cols blancs, c’est-à-dire une précarité que connaissent des cols blancs. C’est aussi une précarité qui porte (au sens métaphorique) un col blanc, c’est-à-dire une précarité à l’apparence soignée, qui peut présenter des aspects attrayants, contenir des promesses. Et ce notamment en termes de revenu et d’autonomie dans le travail. La précarité en col blanc n’est ainsi pas systématiquement vécue sur le monde du manque. Il existe des manières très diverses de vivre cette incertitude. Tous les agents immobiliers n’aspirent pas au salariat stable. Au total, la position des agents immobiliers est marquée par l’ambivalence : elle est à la fois attirante et fragile.

    Une condition révélatrice de tendances profondes

    Il importe d’étudier la condition de précarité en col blanc des agents immobiliers pour plusieurs raisons.

    Elle permet d’abord de mieux comprendre de nombreux aspects de leurs manières de faire au travail, les contraintes qui sont les leurs, leurs aspirations, ainsi que plusieurs dimensions de leur rapport au monde. Ensuite, cette condition est révélatrice de tendances profondes qui traversent la société française. Elle est, en particulier, intimement liée au développement du secteur tertiaire et à celui d’entreprises sans salarié. La multiplication des positions d’indépendants des services qui exigent, par comparaison à d’autres activités, un patrimoine relativement faible, prend sens dans le cadre du marché du travail contemporain.

    Dans un contexte de chômage, ces entreprises peuvent d’abord constituer un moyen de créer son propre emploi. De plus, dans un cadre de « course au diplôme », de déclassement et d’effritement du salariat, créer une entreprise de ce type, ne comportant souvent pas d’employé, peut apparaître comme plus attrayant et pas nécessairement plus risqué que certains postes de salariés. Être satisfait de son travail tout en occupant une position fragile s’observe aussi, mais sous des formes différentes (en particulier quand les perspectives de revenus sont moins prometteuses), dans d’autres régions de l’espace social, comme chez des artistes ou des « intellectuels précaires ». Ces précarités sont liées aux nouvelles formes du capitalisme.

    Ethnographie et statistiques

    Mon livre invite le lecteur à pénétrer dans l’univers de vie des agents immobiliers du secteur de la vente et à découvrir les coulisses de leur métier. Il fait le récit de leur quotidien, de leurs inquiétudes, de leurs représentations, de leurs valeurs.

    Il s’appuie sur un dispositif d’enquête articulant ethnographie et statistiques. J’ai effectué une enquête de terrain dans une agence immobilière parisienne dans laquelle j’ai travaillé pendant quinze mois. J’y étais chargée de tâches administratives, accompagnais les négociateurs dans leurs diverses activités, participais aux réunions de travail et aux formations. Afin de multiplier et de diversifier les interlocuteurs, j’ai également réalisé une cinquantaine d’entretiens avec des agents immobiliers travaillant dans des types d’agences différents, des villes et des quartiers variés, et présentant des degrés divers d’ancienneté et de réussite dans le métier. Par ailleurs, des analyses statistiques ont été menées à partir des enquêtes Emploi de l’Insee, afin notamment de mettre en évidence les groupes professionnels qui, au regard de plusieurs variables, sont les plus proches des agents immobiliers.

    À partir du cas des agents immobiliers, cet ouvrage contribue aussi à l’exploration d’un monde plus vaste, que l’on peut nommer les « cols blancs du commerce ». Ce dernier, en plein essor depuis le début des années 1980, est emblématique de transformations sociales récentes. Ce livre aide ainsi à réfléchir aux manières de travailler et de vivre dans une société où les services à la personne, les relations de clientèle et l’individualisation des trajectoires ne cessent de se répandre.

    #vente #précarité_en_col_blanc #indépendants_des_services #enquête #livre

    https://seenthis.net/messages/646315 via colporteur


  • A Berlin, la révolution anar et 2.0 des livreurs à vélo

    « De plus en plus crispés par leurs conditions de travail, les précaires à vélo de chez Foodora et Deliveroo s’organisent dans une lutte sociale 2.0, à base de groupes WhatsApp et de discussions Facebook, avec l’aide active d’un syndicat anarchiste. »

    http://www.liberation.fr/planete/2017/11/13/a-berlin-la-revolution-anar-et-20-des-livreurs-a-velo_1609702

    #Précarité #Travail #Anarchisme

    https://seenthis.net/messages/644948 via SerpentⒶPlumes


  • Derrière les belles plumes, les petites mains de l’édition précarisées | L’imprévu - L’imprévu
    https://limprevu.fr/affaire-a-suivre/maisons-edition-correcteurs-precaires
    https://limprevu.fr/wp-content/uploads/2017/11/edition-goncourt-correcteurs.jpg

    En marge de la foule, un groupe de femmes attire l’attention. #Lectrices-correctrices pour l’#édition, elles dénoncent avec fracas l’utilisation abusive du statut d’#auto-entrepreneur dont certaines d’entre elles sont victimes. Dans un secteur qui traverse une crise durable depuis le milieu des années 2000, elles seraient devenues la variable d’ajustement de leurs maisons lorsque les ventes sont en berne.

    L’envers du décor
    Elles représentent l’envers du décor de l’édition, doté habituellement d’un imaginaire glamour. Travailleuses de l’ombre, ces petites mains s’activent en coulisse pour que l’ouvrage que les lecteurs vont parcourir ne contienne aucun défaut susceptible de perturber leur expérience de lecture. L’œil acéré et l’esprit affûté, ces orfèvres de la langue française traquent chaque contresens, coquille, faute d’orthographe ou incohérence syntaxique contenue dans les copies remises à leurs éditeurs par les stars de la littérature, comme par les plus discrets auteurs de manuels scolaires. « Capitale de la douleur », « l’édition mérite une bonne correction »… Leur amour du bon mot ou de la formule-choc se devine à travers les slogans qui ornent leurs pancartes. Leur devise du jour ? « Non à l’uberisation de la profession ! ».

    À l’heure actuelle, le milieu de l’édition emploie en tout et pour tout 716 « lecteurs-correcteurs », essentiellement des #femmes, #salariées_à_la_tâche. Un chiffre très faible et qui n’a pas augmenté, malgré une production qui, elle, s’est accrue. Ces femmes craignent même que leur nombre soit amené à fondre dans les années qui viennent. « Nous vivions déjà dans la #précarité, mais notre situation empire depuis 2009 », commente Sylvie (le prénom a été modifié).

    #précaires #luttes

    https://seenthis.net/messages/643810 via colporteur


  • Fin des #emplois_aidés : veut-on d’une société où les politiques sociales sont décidées par les multinationales ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Fin-des-emplois-aides-veut-on-d-une-societe-ou-les-politiques-sociales-son
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6431.jpg?1510306697

    La confiance de la classe #politique dans les #associations de terrain s’est émoussée. A la suite de l’OPA de M. Macron et de ses acolytes sur l’État, la mauvaise conscience semble s’être évaporée. La #méritocratie serait-elle répandue au point que « ceux que ne sont rien » ne méritent plus d’assistance ? Les associations seraient-elles devenues inefficaces, inutiles ?

    Faut-il rappeler que nombre des actions proposées par les associations viennent combler des #lacunes des services publics ? Il s’agit d’aide aux devoirs, d’alphabétisation, de projets éducatifs, artistiques, sportifs…. Alors l’indépendance des associations n’est que très relative et surtout synonyme de #précarité de l’emploi et de conditions de travail dégradées. Combien coûteraient à l’État et aux collectivités locales toutes ces actions de terrain si elles n’étaient pas sous-traitées aux associations mais menées par des fonctionnaires décemment payés et avec une vraie sécurité de l’emploi ?

    https://seenthis.net/messages/643837 via Agnès Maillard



  • Des contrats vraiment pas aidés - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Des-contrats-vraiment-pas-aides

    Permanente à Asud, lieu d’auto­support pour usagers de drogue, Sylvie est « une ex-emploi jeune » : « Nous avons perdu deux postes cet été : un médiateur santé et un animateur de réduction des risques. Socialement stigmatisés, puisque eux-­mêmes usagers, ils l’ont mal vécu. On les a repris en CDD, mais avec leur salaire amputé, faute de trésorerie. On sera dans le rouge avant la fin de l’année. » Les #CUI‑­CAE n’étaient donc pas un raccourci vers le plein emploi, mais la voie rapide vers une radicalisation de la précarité. Pour que les gens acceptent des boulots de merde, il faut rendre inhospitalières ce genre de « niches ». La ministre du Travail Pénicaud se veut rassurante : on va activer le service civique. Hollande voulait déjà que la moitié d’une tranche d’âge fasse l’apprentissage de la vie active dans cette antichambre de la galère. Non salariés, les jeunes de moins de 26 ans reçoivent une indemnité de l’État à peine supérieure au RSA, assortie d’un petit bonus de 100 et quelques euros payables par l’employeur. Sans ouverture de droits au chômage, ni points retraite… « Notre syndicat réclame l’abrogation du service civique, se cabre Joris. Ainsi que le transfert des CUI‑­CAE vers le droit commun, des moyens pour la formation et le retour à des subventions de fonctionnement, pour pouvoir salarier de manière non précaire et se concentrer sur l’activité. » Claire, en CAE menacé et syndiquée CGT‑­Précaires : « Il faudrait trouver un outil juridique et monter des coopératives de travailleurs du secteur associatif, pour ne pas tomber dans l’auto‑­entreprenariat, qui nous isole et masque le caractère non marchand de nos activités. » Aide-­toi, car l’État ne t’aidera plus.

    #travail #précarité

    https://seenthis.net/messages/640891 via Agnès Maillard


  • SANS METTRE DE GANTS - Le dernier jour d’une technicienne de surface

    Elle a 65 ans, Jacqueline.
    Elle est « technicienne de #surface ». Ce qui veut dire ouvrière nettoyeuse.
    Mais ouvrière, ouvrier, ça ne se dit plus. Et surtout, ça ne se montre plus.
    Aujourd’hui, les femmes et les hommes au travail sont quasiment absents des écrans, du spectacle médiatique. Portés disparus de la modernité. Comme s’il fallait les rendre #invisibles, sans existence réelle, sans métier, sans œuvre, sans parole. Pour mieux taire l’#exploitation, la #précarité, l’aliénation ?
    Nous, on va faire exactement le contraire. On va vous emmener à la rencontre de Jacqueline. On va vous montrer son métier d’ouvrière nettoyeuse qu’elle exerce depuis 25 ans, à l’usine.
    Et vous allez vivre, avec elle, son dernier jour de travail avant la pension.

    « Le rêve moderne du #capitalisme est celui d’une société débarrassée des #ouvriers, de leurs salaires, de leurs revendications, de leurs syndicats, des lois sociales, du code du travail… Une société de robots, un cauchemar climatisé. Cachez ces ouvriers que je ne saurais voir ! » Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.

    Un film à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=GYpjc7hrt74&t=863s

    https://seenthis.net/messages/639412 via kaparia


  • Les enseignants précaires exploités par l’Education Nationale se mobilisent
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/enseignants-precaires-exploites-leducation-nationale-se-mobili

    Précarité et exploitation rime aussi avec éducation, puisque le ministère de l’Éducation du gouvernement Macron fait le choix de poursuivre et de renforcer l’exploitation du corps enseignants. Alors que l’objectif affiché du pouvoir est de faire sauter le statut des fonctionnaires, la situation scandaleuse des dizaines de milliers de personnelles non titulaire de l’Éducation Nationale […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #Education_Nationale #enseignant #éole #Fonction_publique #lutte #précarité #statu


  • Du #salariat au #précariat : témoignage d’une adjointe de magasin.
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/salariat-precariat-temoignage-dune-adjointe-de-magasin

    Travaillant actuellement au sein d’un magasin à prédominance alimentaire (appartenant à une célèbre enseigne nationale de commerce de proximité), je témoigne sur le quotidien de mon emploi et de celui des autres salariés de l’entreprise, et plus globalement sur le monde de la moyenne distribution, ayant travaillé dans différentes structures par le passé. Précarisation des […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #femme #flexibilités #lutte #Lutte_des_classes #précarité


  • allez jeune fainéant si tu veux pas rester chômeur c’est 2,93€ de l’heure

    Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (Clap75) :

    Joli message de @Deliveroo_FR pour inviter les livreurs dilettantes à remonter en selle.
    C’est sûr qu’à ce tarif là...
    #HonteDeRien

    https://twitter.com/_CLAP75/status/915299090266763264

    https://pbs.twimg.com/media/DLPKESvWsAIFC1p.jpg

    #précarité

    https://seenthis.net/messages/634647 via colporteur


  • Entretien avec une « héroïne du #Travail capitaliste » en #Tchéquie
    https://hu-lala.org/entretien-avec-journaliste-heroine-du-travail-capitaliste-en-tchequie

    Peut-on vivre dignement en République tchèque en touchant le #salaire minimum ? C’est la question à laquelle une journaliste a voulu répondre en menant l’enquête à ses propres dépens. Saša Uhlová raconte à Hulala une expérience qui l’a profondément marquée.

    Durant six mois, Saša Uhlová a exercé sous une fausse identité plusieurs emplois dans différentes #Sociétés et régions de République tchèque. Tous ces emplois avaient pour point commun d’offrir la rémunération la plus faible qu’un employeur est autorisé à verser à un employé selon la législation du pays.

    #Article_payant #capitalisme #chômage #précarité #Saša_Uhlová


  • « En direct de Mediapart » : les jeunes, victimes du « macronisme » ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060917/en-direct-de-mediapart-les-jeunes-victimes-du-macronisme

    Vidéo dans l’article De 20 h 30 à 22 h 30, notre émission « En direct de Mediapart » s’est penchée sur les premières mesures prises par le gouvernement : baisse des aides personnalisées au logement, fin des contrats aidés et des contrats d’avenir, asphyxie de l’université, #chômage massif... ces décisions vont fragiliser un peu plus la #jeunesse.

    #France #formation #précarité #universités


  • Que contiennent les #ordonnances ? une bombe anti sociale contre les travailleurs, exigée par l’UE, voulue par le CAC40 !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/contiennent-ordonnances-bombe-anti-sociale-contre-travailleurs

    Que contiennent les ordonnances  ? une véritable bombe antisociale. Une violente attaque, aussi totalitaire que brutale, qui est la poursuite de la #loi_travail, sous la forme d’une #loi_travail_xxl. Les ordonnances c’est la mise en oeuvre, avec un contournement total du débat parlementaire, des mesures que les travailleurs avaient réussi à repousser par […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #cdd #CDI #code_du_travail #Europe #précarité #Union_Européenne


  • Pays-Bas. Au bout de 20 ans de réformes du marché du #travail : l’emploi trop flexible ? - IRES
    http://www.ires-fr.org/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5188-pays-bas-au-bout-de-20-ans-de-reformes-du-marche-du-travail-l-emploi-t

    Les critiques des conséquences de la #flexibilisation accélérée du marché du travail commencent à se faire entendre du côté des universitaires mais aussi de grandes institutions économiques 16 : moindre formation continue des travailleurs flexibles, impossibilité pour eux d’accéder à la propriété et au crédit, surexposition au #chômage coûtant à la collectivité, et prise de conscience de l’augmentation des usages pervertis de la flexibilité, sapant les bases des accords collectifs et des assurances sociales (Asscher, 2013). La croissance de la flexibilité touche plus tôt et plus fort les plus faiblement qualifiés, à partir de 2003, tandis qu’elle ne débute qu’en 2009 pour les hautement qualifiés, avec la crise économique. En 2012, 18,5 % des faiblement qualifiés et 10 % des hautement qualifiés sont en emploi précaire (contre respectivement 12,5 % et 6 % en 2003) selon le CPB (2015) 17. La mobilité entre l’emploi instable et l’emploi stable décroît sur cette période. Le marché du travail connaît alors une progression continue des formes non stables d’emploi desquelles on a de plus en plus de mal à sortir, accentuée par la récession du début des années 2000. Ainsi, entre 1999 et 2006, un travailleur flexible sur huit (hors indépendants sans personnel) reste dans ces formes d’emploi trois ans et plus contre un sur trois entre 2006 et 2010 (Asscher, 2013).

    Au plan social, plusieurs facteurs se conjuguent pour conduire en 2013-2014 à lâcher un peu de lest sur le terrain de la flexibilité, mais ce ne sera pas sans nouvelles concessions du côté syndical. Le gouvernement Rutte II avait repris dans son programme de gouvernement de l’automne 2012 les projets de réformes du licenciement ainsi que de réduction de l’indemnisation du chômage, sur lesquels la Commission européenne, dans ses recommandations, n’a cessé d’insister, faisant pression pour une plus grande flexibilisation du marché du travail. Mais les travaillistes sont associés à ce gouvernement, et le vice-Premier ministre travailliste, également ministre des Affaires sociales, Lodewijk Asscher, reste attentif au mouvement syndical pour qui la réforme du licenciement n’est discutable que si un contrôle administratif préventif du licenciement est maintenu. Le gouvernement, en défaut de majorité parlementaire au Sénat, a tout à gagner à assurer ses propositions d’un bon soutien de la société civile et des corps intermédiaires concernés. La concertation sociale est ainsi réanimée en 2013 après une période de gel liée aux remous créés au sein de la FNV par un accord sur la réforme des retraites professionnelles (juin 2011). En effet, sortant avec peine de la grave crise interne qui l’a traversée suite à cet accord, la FNV a repris l’initiative à partir de 2012 et a adopté une ligne plus offensive sur le terrain de l’emploi. Face au chômage en augmentation, notamment dans le secteur de la santé et du social touché par de très fortes baisses de budget et à la déstructuration de l’emploi, elle a vigoureusement dénoncé les emplois en miettes, les excès des contrats courts (contrats zéro heure, contrats min/max) et le recours abusif aux indépendants.

    #précarité

    https://seenthis.net/messages/626631 via Agnès Maillard


  • #JRCF La précarité étudiante menace l’Enseignement supérieur
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/jrcf-precarite-etudiante-menace-lenseignement-superieur

    A lire sur le blog des #JRCF : http://jrcf.over-blog.org/2017/08/la-precarite-etudiante-menace-l-enseignement-superieur.html Le 20 août dernier l’UNEF a rendu pour la treizième fois consécutive un rapport sur le coût de la vie étudiante. Ce rapport, si ce n’est sur certains points comme le gel des frais d’inscriptions et des repas au restaurant universitaire, n’est pas très encourageant pour […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #enseignement_supérieur #étudiant #jeunes #Jeunesse #logement #luttes #pauvreté #précarité #Université


  • Des salariés de McDonald’s se mettent en grève en Aveyron après le licenciement d’un des leurs - 23/08/2017 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/23/2632466-salaries-mcdonald-mettent-greve-aveyron-apres-licenciement.html

    Ce mercredi après-midi, les locaux de l’union locale CGT de la rue Montlauzeur étaient en ébullition. Le conflit opposant le syndicat à la chaîne de fast-food remonte à décembre dernier lorsque Mc Donald’s attaqua la CGT pour avoir désigné un délégué syndical pour l’enseigne à l‘échelon local.

    S’en est suivie une procédure devant le Tribunal d’instance de Rodez dans le cadre du contentieux des élections professionnelles et le verdict donna raison au syndicat en condamnant la SAS Delta Sud-Ouest, exploitant l’enseigne McDonald’s de Villefranche, à verser 1 000 € de dommages et intérêts à l’UD CGT et 1 500 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile.

    Depuis, les sept salariés syndiqués à la CGT, -environ 50% du personnel- comme le précise le représentant syndical Quentin Leyrat, disent déplorer une dégradation du climat social au sein de l’entité villefranchoise, en allant jusqu’à dénoncer des discriminations à l’endroit de syndiqués. Pour l’heure, la situation semble dans l’impasse.« Nous sommes dans l’attente d’un PV de désaccord, précise Fabrice Guillot, de l’UL CGT, pour aller devant le tribunal des prud’hommes, voire au pénal ».

    Après deux accidents de travail recensés dans l’été, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la convocation d’un salarié, Donovan Alliotte devant les dirigeants de la société en fin de semaine dernière. Celle-ci faisait état d’absences, d’usage du téléphone portable et de propos injurieux en direction du manager.

    Ce mercredi 23 août, la notification de licenciement pour fautes graves lui était remise...

    #Grève #CDI_précaires #droit_du_travail #précarité

    https://seenthis.net/messages/624396 via colporteur


  • Galériens du #travail : Sophie, l’oubliée de la #nuit
    http://www.cafebabel.fr/article/galeriens-du-travail-sophie-loubliee-de-la-nuit.html
    http://m.cafebabel.com/cache/79/4c/794c09754ad7663bd0470d7713326e58.jpg

    Avant, Sophie jonglait entre deux boulots : la nuit à l’aéroport, le jour dans les supermarchés à présenter des offres promotionnelles. L’enfer. Le corps et le mental n’ont pas tenu. Alors quand il a fallu choisir entre le jour et la nuit, Sophie a « choisi » la nuit. Parce que ça rapporte plus. Aujourd’hui, c’est « moins pire qu’avant » mais c’est toujours compliqué. En bossant de nuit, elle peut espérer gagner entre 900 et 1800 euros par mois. Tout dépend si on l’appelle. Ce dont elle est sûre, en revanche, c’est qu’à la fin du mois, avec le mari et les trois gosses, le compte en banque est toujours à découvert. « T’es tout le temps en train d’appréhender le mois d’après. » Une #insécurité constante qui l’oblige à parer au pire. Sophie a des cartes de paiement en plusieurs fois plein le portefeuille. L’intérim de nuit, une aubaine pour certains. Mais pour Sophie, les gens ne se rendent pas compte : « On est mieux payés, mais à quel prix ? On ne sait jamais si on va travailler, on n’a pas de droits, on peut nous mettre à la porte du jour au lendemain ».

    Car même de nuit, l’intérim reste un monde sans sécurité. Chaque jour depuis dix ans, Sophie attend que son téléphone sonne, généralement à 17h, pour savoir si elle va pouvoir travailler cinq heures plus tard. Un contrat par nuit et « des montagnes de papier qui s’entassent à la cave ». L’intérim, c’est aussi ne pas faire de vagues. « Faut surtout pas se mettre mal avec la boîte d’#intérim. Si t’as un accident du travail, faut surtout pas le déclarer. Ils te blacklistent et te rappellent plus pendant des semaines. Et tu ne peux rien faire. » Pareil pour les formations. Sophie a longtemps pensé que c’était à elle de les payer. « Le chef d’agence me disait : on vous paye déjà, on ne va pas payer ça en plus. » Elle finit par réclamer le remboursement, s’accroche, se bat pour ses droits. Résultat : « J’ai plus eu de missions pendant trois semaines ».

    Ne pas trop en demander et se faire bien voir. C’est le créneau de certaines boîtes d’intérim comme celle de Sophie. « Il faut faire des petits cadeaux pour avoir beaucoup de missions, ça peut être du chocolat, des petits parfums… c’est monnaie courante ». Autrement dit : rincez votre patron, vous pourrez peut-être bosser. Et quand on a ce genre de petit pouvoir, ça peut aller encore plus loin. Trop loin. « Les superviseurs viennent te voir, te disent : "On pourrait boire un café ensemble, je vais donner ton nom…" » Des chefs d’agence qui se prennent pour des maquereaux, la totale. « Autant que j’aille au Bois de Boulogne, je gagnerai plus et au moins je travaillerai pas en plus ! » Des abus confirmés par l’USCI-CGT, principal syndicat de l’intérim, régulièrement alerté par les travailleurs.

    #précarité #exploitation

    https://seenthis.net/messages/621710 via Agnès Maillard