• #Adrexo condamné après la mort d’un salarié de 75 ans
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250316/adrexo-condamne-apres-la-mort-dun-salarie-de-75-ans

    Raymond, malade et bénéficiaire d’une toute petite retraite, avait voulu travailler. Embauché par Adrexo pour distribuer des prospectus, il n’avait pas subi de visite médicale préalable, et était mort quelques jours plus tard. Son fils a obtenu réparation devant les #prud'hommes.

    #France #pauvreté #précarité #retraités


  • #Adrexo condamné après la mort de Raymond, 75 ans, travailleur démuni
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250316/adrexo-condamne-apres-la-mort-de-raymond-75-ans-travailleur-demuni

    Raymond, malade et bénéficiaire d’une toute petite retraite, avait voulu renouer avec le travail. Embauché par Adrexo pour distribuer des prospectus, il n’avait pas subi de visite médicale préalable, et était mort quelques jours plus tard. Son fils a obtenu réparation devant les #prud'hommes : Adrexo a été condamné pour défaut de visite médicale et manquement à l’obligation de santé et de sécurité.

    #France #pauvreté #précarité #retraités


  • Cash investigation sur les salariés à prix cassé ce soir sur France 2, sur France 2 le ...
    http://www.linternaute.com/television/actualites/magazine-cash-investigation-p3123550/salaries-a-prix-casse-le-grand-scandale-e3436102

    C’est en ce moment et bientôt fini, à voir en replay

    Depuis son instauration en 1996, la directive européenne 96/71/CE sur le détachement des travailleurs a bénéficié à plusieurs millions de salariés. En quinze ans, le recours à ces travailleurs n’a cessé d’augmenter. La fraude sociale des entreprises s’est, elle aussi, envolée. En 2010, en France, on estimait à 300 000 le nombre de travailleurs détachés non déclarés contre un peu plus de 200 000 « salariés légalement détachés ». Soit un manque à gagner estimé à 380 millions d’euros pour le système de protection sociale. Le premier reportage de ce numéro de « Cash investigation » fait découvrir le chantier du terminal méthanier de Dunkerque, où des travailleurs détachés ont été exploités et dont la vie a parfois été mise en danger.

    #travail #précarité #capitalisme

    http://seenthis.net/messages/472467 via odilon


  • Des étudiants lillois : « On se bat contre la loi mais surtout contre la précarité » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120316/des-etudiants-lillois-se-bat-contre-la-loi-mais-surtout-contre-la-precarit
    https://static.mediapart.fr/files/2016/03/11/fullsizerender.jpg

    Les étudiants se mobilisent contre la loi sur le travail, inquiets des mesures qui devraient contribuer à les fragiliser un peu plus. À Lille, ils font part de leur inquiétude face à un avenir déjà incertain. « On se bat surtout contre la précarité », disent-ils.

    #Manif #LoiTravail #Precarite #Jeunes @mdiplo


  • #Droit du #travail : l’occasion manquée ? | Jean Zin
    http://jeanzin.fr/2016/03/08/droit-du-travail-loccasion-manquee

    Il est assez douteux que la #mobilisation des #syndicats soit assez forte pour repousser le projet mais ce ne serait que partie remise car le prochain président ne devrait pas prendre de gants pour aller encore plus loin. Le débat parlementaire pourrait quand même l’améliorer un peu mais sans en changer l’essentiel. Cependant, le reproche principal qu’on devrait lui faire, c’est le même qu’à ses opposants, c’est de manquer d’ambition et de vision du futur. La seule mesure relativement positive, c’est le compte personnel d’activité, sous une forme bien trop insuffisante. Chacun voit bien le déséquilibre entre une #précarité accrue, qui est celle de l’accélération technologique plus que du droit du travail, et l’absence de contrepartie pour sécuriser les parcours professionnels. Au lieu de la refuser verbalement, reconnaître cette précarité comme liée à une #économie en évolution rapide permettrait de revendiquer les mesures nécessaires pour y faire face, en premier lieu un #revenu garanti, au lieu de se battre en vain contre l’évolution économique. Les chances pour qu’on prenne cette orientation sont à peu près nulles même si l’idée progresse, rejetée encore très majoritairement aussi bien par la droite que par la gauche (même si on en a déjà une petite préfiguration avec la prime d’activité). La perspective de revenus inférieurs au smic complétés par un revenu de base n’a certes rien d’idéal (rien d’une mesure révolutionnaire) mais vaut peut-être mieux que le chômage de masse ou les travailleurs pauvres sous-payés sans revenu supplémentaire.

    http://seenthis.net/messages/468542 via Agnès Maillard


  • Les « petites mains » de la #Cinémathèque se révoltent. Serge Toubiana et son successeur Frédéric Bonnaud affichent leur #mépris.
    http://codedo.blogspot.fr/2016/02/les-petites-mains-de-la-cinematheque-se.html

    Le départ de Serge Toubiana, à la tête de la Cinémathèque pendant treize ans, qui a tout fait pour étouffer cette affaire, notamment lors d’une #grève des personnels en mai 2014, pouvait laisser espérer une attitude plus compréhensive de son successeur, Frédéric Bonnaud. qui a pris ses fonctions le 2 février. Il semblerait qu’il n’en soit rien, comme le laisse entrevoir son interview à France Musique, au cours de laquelle Frédéric Bonnaud aura ces mots quelque peu choquants dans la bouche d’un ancien journaliste qu’on a connu défendant de belles et nobles causes, notamment lorsqu’il fut viré de France Inter : « Je pense que hôtesse d’accueil, guichetier et ouvreuse, ça doit rester de petits jobs d’étudiant, au risque de choquer. Moi, je ne me vois pas bien faire un CDI à vie pour que des gens vendent des billets à la cinémathèque. »

    #précarité #exploitation #lutte

    http://seenthis.net/messages/460858 via Agnès Maillard


  • Louis Gallois : « Il y a une stigmatisation des titulaires du RSA »
    http://www.europe1.fr/economie/louis-gallois-il-y-a-une-stigmatisation-des-titulaires-du-rsa-2666529

    Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA, a déploré, sur Europe 1, la #stigmatisation des titulaires du #RSA, "qui est inacceptable".

    Le RSA doit-il être alloué sous conditions ? La semaine dernière le président du conseil départemental du Haut-Rhin a pris une mesure décriée conditionnant l’octroi du RSA à des heures de bénévolats. Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA et président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, a réagi à cette proposition dans Europe 1 Soir : “Il y a une stigmatisation des titulaires du RSA qui est inacceptable. Ils sont en situation de #pauvreté et on sait que la pauvreté s’intensifie."

    Fraude. "Je rappelle que le #non_recours aux droit auxquels les gens peuvent souscrire rapporte 6 à 8 milliards par an. La #fraude au RSA, c’est peut être 1 milliard d’euros [???, ndc] . C’est beaucoup, mais la fraude fiscale c’est 60 à 80 milliards. On pourrait hiérarchiser les bassins de fraude.”

    Dégressivité des allocations chômage. Début février, la ministre du Travail a relancé les débats sur une dégressivité des allocations chômage. "Je suis très réservé sur une mesure à appliquer alors qu’il y a un #chômage de masse. Ce n’est pas en réduisant les ressources des personnes qui sont à 18 mois de chômage qu’on va les remettre à l’emploi. Les expériences montrent que cela ne marche pas", commente Louis Gallois. "C’est enlever du pouvoir d’achat à des personnes déjà en #précarité".

    "Ceci dit on peut faire des #économies. Je constate qu’il y a des salariés qui travaillent 15 jours par mois en accord avec l’entreprise et l’assurance chômage paye le prix du mi-temps."

    http://seenthis.net/messages/458618

    #Patron #FNARS #philanthrope

    http://seenthis.net/messages/460555 via colporteur


  • Lettre ouverte à la Cinémathèque Française - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=5kcezvrbQbc

    "Lors de la soirée d’ouverture du cycle consacré à #Depardieu, j’ai appris que la passation de direction serait effective le 1er Février. Lors de cette soirée, Monsieur Toubiana, vous évoquiez « la perte de l’insouciance » qui est, selon vous « une chose rare et précieuse ». Vous m’avez donc décidé à raconter mon expérience de la perte de cette chose rare et précieuse. Je profite de votre départ et de l’arrivée de Monsieur Bonnaud pour témoigner d’une indifférence voire d’un mépris du « petit personnel », ces gens qui font tourner la #Cinémathèque et dont les conditions de #travail sont déplorables. Alors, plutôt que de contenir ma tristesse je vais tenter d’en faire un acte #politique, en soutien à toutes les personnes qui ont connu ou qui vivent encore cette situation.
    "
    #Souffrance #Précarité

    https://youtu.be/5kcezvrbQbc


  • Auteur de BD, un métier de plus en plus précaire
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/27/auteur-de-bd-un-metier-de-plus-en-plus-precaire_4854255_3234.html

    Il ne fait pas bon être auteur de bande dessinée en ce moment. Une précarité alarmante plane sur la corporation, comme en témoigne une enquête réalisée par la profession et à laquelle Le Monde a eu accès avant sa communication au Festival d’Angoulême, qui se déroule du 28 au 31 janvier. Plus d’un auteur sur deux (53 %) ayant répondu y déclarent toucher un revenu inférieur au smic brut, et même au seuil de pauvreté pour 36 % d’entre eux. La situation est pire pour les femmes : 67 % des auteures interrogées disent gagner moins que le smic, et moins que le seuil de pauvreté pour 50 % d’entre elles.

    #BD #Angoulême #femmes #précarité

    http://seenthis.net/messages/454478 via mad meg


  • Sensurer la pauvreté, mode d’emploi
    http://www.intermag.be/?id=540

    "A l’approche des fêtes, voici le retour des émissions philanthropiques, dont Viva For Life, qui prépare à grand bruit sa troisième édition. Bien des annonceurs ont rejoint la caravane et rivalisent d’imagination pour titiller la mauvaise conscience du public et s’offrir de la publicité, en passant. C’est une de ces publicités, celle de Belfius, que Jean Blairon analyse ici.

    C’est en effet un exemple de ce que l’écrivain Bernard Noël nomme la Sensure. Il a forgé ce terme à partir du mot censure, qui touche à la privation de parole. Pour lui, la sensure est la privation de sens, ce qui fait que dans notre société et spécialement dans les médias, on peut parler de tout puisque tout s’évanouit dans un brouillard de bruit et un brouillage de (...)

    #précarité #marketing

    http://seenthis.net/messages/435897 via Alexis J.


  • La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/26/la-hausse-atypique-des-demandeurs-d-emploi-qui-travaillent_4818205_823448.ht

    C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du #chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste.

    Alors que les chiffres d’#octobre ont été publiés jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « #activité_réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à #Pôle_emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

    Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des #missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. » (...)

    Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un #CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la #pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »
    L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La #précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »
    Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’#Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’#assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

    « Coûts massifs »
    Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les #salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.
    Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’#intérim ».
    Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

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  • Le CDD pour les nuls (et pour la ministre du Travail) - Ration
    http://www.liberation.fr/france/2015/11/05/le-cdd-pour-les-nuls-et-pour-la-ministre-du-travail_1235091

    Interrogée quelques heures après sa mauvaise réponse sur le nombre de renouvellement possible d’un CDD, la ministre s’est justifiée en mettant sur la table la complexité du #code_du_travail, qu’elle entend d’ailleurs réécrire, comme elle l’a annoncé la veille. Mais elle a aussi ajouté qu’il existait « autant de formes de #CDD possibles qu’il y a de dérogations possibles ». Le site Service-public.fr en recense en effet au moins 11 types distincts… Preuve que la palette de contrats de travail offerte aux patrons pour s’adapter aux spécificités de leur activité est plutôt large !

    Qu’il soit « classique », d’« usage » ou « de chantier », tour d’horizon des principaux contrats de travail en droit français. Et des principaux points à retenir en cas d’interrogation surprise sur le sujet.

    Le CDD « classique »
    Conclu pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, il ne doit pas avoir ni pour objet, ni pour effet, de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Depuis août 2015 et la loi Rebsamen (sur laquelle la benjamine du gouvernement semble avoir fait l’impasse), il peut être renouvelé deux fois et dans la limite de dix-huit mois (dans la plupart des cas).

    Le CDD « sans terme précis »
    A la différence du CDD « classique », il ne prévoit qu’une période minimale et prend fin avec la réalisation de son objet. Il peut être utilisé pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, dans l’attente de l’arrivée d’un salarié recruté en CDI ou encore pour du travail saisonnier. Dans ce cas, la durée du CDD (renouvellement compris) n’est pas encadrée.

    Le CDD « d’usage »
    Il peut être signé dans certains secteurs d’activité pour lesquels il est d’usage de ne pas embaucher sous CDI. Soit, dans le secteur du déménagement, des services à la personne, de l’hôtellerie et de la restauration, des activités foraines, des spectacles, de l’audiovisuel, de l’enseignement, ou plus atypique, de la réparation navale et de l’entreposage et stockage de la viande. C’est aussi le contrat de travail des intermittents du spectacle. Pouvant être renouvelé indéfiniment, il n’entraîne pas non plus, à la différence des autres CDD, le versement d’une #indemnité_de_précarité en fin de contrat (sauf dispositions conventionnelles plus favorables).

    Le contrat à durée déterminée (CDD) « senior »
    Créé pour favoriser le retour à l’emploi des salariés âgés, il peut être conclu avec une personne de plus de 57 ans inscrite depuis plus de trois mois comme demandeur d’emploi ou bénéficiant d’une convention de reclassement personnalisé. C’est avec le CDD de mission, créé pour l’embauche des cadres, le seul à pouvoir durer trente-six mois. Ce qui donne quand même, au moins en partie, raison à Myriam El Khomri, qui a évoqué une durée maximale de trois ans pour les CDD.

    Proche du CDD, le CDI dit « de chantier »
    Utilisé dans le secteur du bâtiment, ce type de CDI autorise un employeur à recruter des salariés pour la réalisation d’un travail commandé par un client rendant obligatoire le recours à de nouveaux salariés. A la fin du chantier, l’employeur peut les licencier sans que cela ne constitue un licenciement pour motif économique. Le #salarié perçoit alors, sans condition d’ancienneté, une indemnité de licenciement égale au double de l’indemnité légale de licenciement.

    #travail #précarité

    http://seenthis.net/messages/426111 via colporteur


  • L’« Ubérisation » de l’emploi est déjà partout !, Marie-Claire Carrère-Gée (Présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE))
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/05/l-uberisation-de-l-emploi-est-deja-partout_4803410_1698637.html

    Les débats sur les nouvelles #formes_d’emploi sont marqués par la nostalgie d’un passé imaginaire – l’âge d’or du CDI – et la fascination pour un avenir fantasmagorique – la fin du salariat.

    Or, l’âge d’or du CDI n’a jamais existé. La construction législative et jurisprudentielle du #CDI comme emploi protégé et stable ne date que des crises des années 1970. Au même moment, le législateur reconnaissait l’#intérim et le #CDD, leur assurant ainsi une progression fulgurante.

    En fait, depuis le début des années 2000, la répartition des grandes composantes de l’emploi – en CDI, temporaires, indépendant – est stable. En France, comme ailleurs, le CDI demeure la forme ultradominante d’emploi, autour de 87 % de l’emploi salarié. L’explosion du CDD et de l’intérim est derrière nous. Et nous n’assistons pas non plus à une explosion du #travail_indépendant : il s’est stabilisé autour de 10 % de l’emploi total, avec un regain récent tiré par l’autoentrepreneuriat.

    C’est vrai, on assiste à une diversification des formes juridiques d’emploi aux confins du salariat et du travail indépendant, avec le portage salarial, les coopératives d’activité et d’emploi, ou lorsqu’un indépendant exerce son activité dans un cadre contraint (la franchise, l’agent commercial mandataire indépendant, le gérant non-salarié de succursales de commerce de détail). Mais ces formes d’emploi, récentes ou plus anciennes, sont ultraminoritaires.

    Le CDI déjà minoritaire

    Alors, rien n’aurait changé ? Si, bien sûr. C’est même à un véritable bouleversement auquel nous assistons, avec une grande vague de #flexibilisation et d’#individualisation, qui touchent toutes les conditions d’emploi.

    A tout seigneur, tout honneur, le premier concerné est le CDI : le fameux « CDI à temps plein avec des horaires stables et chez un seul employeur » est déjà minoritaire, avec la progression du #temps_partiel, qui concerne un peu plus de 4 millions de #salariés, et des horaires décalés et variables. Près d’un tiers des salariés travaillent habituellement ou occasionnellement le dimanche, contre un sur cinq il y a vingt ans. La part des horaires à la carte a aussi quasiment doublé et dépasse les 10 %. L’unité de lieu du travail est également remise en question avec l’essor du #télétravail, qui concerne près de 17 % des actifs.

    La flexibilisation progresse aussi de façon fulgurante au sein des CDD : les contrats temporaires les plus courts explosent. Les flux d’emploi de moins de trois mois en CDD ou intérim représentent neuf embauches sur dix. L’explosion est encore plus forte pour les contrats de moins d’un mois.

    L’emploi indépendant s’individualise également de plus en plus : c’est, en son sein, l’emploi indépendant sans aucun salarié qui progresse avec notamment 1 million d’#autoentrepreneurs.

    Individualisation de l’activité

    Mais le phénomène le plus marquant de ces dernières années est l’individualisation de l’activité elle-même, avec l’explosion de la #pluriactivité – avoir plusieurs emplois salariés, ou un emploi salarié et un autre indépendant. Elle concerne aujourd’hui plus de 2,3 millions d’actifs, contre 1 million il y a dix ans. Un tiers des autoentrepreneurs le sont en complément d’un emploi salarié.

    A l’origine de ces évolutions, il y a des facteurs économiques : la crise, la financiarisation et la mondialisation de l’économie, qui conduisent les entreprises à réduire leurs coûts ; l’essor du secteur tertiaire ; l’installation d’un #chômage de masse, qui réduit les capacités de négociation des actifs.

    Mais des facteurs sociologiques sont aussi à l’œuvre, avec des aspirations croissantes à davantage d’autonomie dans le travail, et de liberté dans la gestion de son temps. Enfin, l’essor des nouvelles technologies donne un formidable élan à toutes les formes d’activité dans lesquelles le travail ne s’exerce pas dans l’#entreprise qui embauche.

    C’est le cas des sites de « jobbing » entre particuliers, des plates-formes de services entre professionnels, des sites de free-lance, où un nombre important de personnes, rémunérées ou non, contribuent à la réalisation d’un #projet divisé en microtâches.

    Stress, flou entre vie professionnelle et personnelle

    Pour les entreprises, les avantages vont de soi. Mais, énormément d’actifs y trouvent également leur compte, et davantage encore le pourraient : meilleur accès à l’emploi, revenus supplémentaires parfois très significatifs, diminution du risque en multipliant les employeurs ou donneurs d’ordre, souplesse dans l’organisation de son temps, plus grand intérêt d’un travail autonome et varié, acquisition de nouvelles compétences, possibilités accrues de reconversion, envie de faire autre chose en plus ou à la place de l’activité habituelle.

    Les risques sont tout aussi clairs : stress, flou entre vie professionnelle et personnelle, enfermement dans la #précarité, difficulté d’accès aux prêts et au logement pour les CDD très courts et les indépendants, déplacement du partage du risque économique, pertes de chance d’accéder à la formation, perte de ressources pour les assurances sociales, difficulté d’application de la législation du travail (notamment pour la rémunération minimale, la durée maximale et la santé), nécessité d’inventer d’autres formes de dialogue social…

    Il n’y a pas l’ancienne économie, d’un côté, et la nouvelle économie, de l’autre, les salariés et les « anciens indépendants » contre les « ubérisés » : la nouvelle économie est partout. L’enjeu n’est pas d’inventer de nouvelles formes juridiques d’activité, mais de maximiser les avantages de la flexibilisation et de l’individualisation de toutes les formes d’emploi, et d’en minimiser les risques pour tous.

    http://seenthis.net/messages/426107 via colporteur


  • APL : les députés veulent atténuer l’ampleur de la réforme, Actualité/Actu Immobilier
    http://argent.boursier.com/immobilier/actualites/apl-les-deputes-veulent-attenuer-lampleur-de-la-reforme-2832.html

    185 millions d’euros en 2016 et 274 millions d’euros en 2017. A première vue, l’impact de la #réforme_des_APL souhaitée par le gouvernement sera limité d’un point de vue budgétaire. En présentant ses projets, il y a un mois, l’exécutif a d’ailleurs pris soin de présenter l’ensemble comme un simple aménagement afin d’assurer « une plus grande #équité entre les bénéficiaires ».

    Reste que pour les députés qui ont déjà examiné l’article en question en commissions, ces mesures risquent d’avoir des conséquences néfastes sur certains #allocataires. Ainsi, plusieurs amendements ont été adoptés pour atténuer l’effet des mesures envisagées.

    La #dégressivité des #loyers

    Parmi les mesures envisagées, le gouvernement veut que les aides deviennent dégressives en cas de gros loyers. S’il est prévu de fixer le seuil par décret, l’étude d’impact met déjà en avant un niveau correspond à 2 fois le loyer plafond. Or, certains parlementaires jugent que dans les zones tendues, comme à Paris, ce niveau est rapidement atteint. Il correspond par exemple à 586 euros pour une personne seule.

    La commission des Finances a donc validé un amendement qui prévoit que le seuil à partir duquel l’aide devient dégressive ne peut être inférieur à 2,8 fois le loyer plafond. A Paris, cela donnerait donc 820 euros environ pour une personne seule.

    Les travailleurs de moins de 25 ans

    Faut-il ou non donner un coup de pouce aux jeunes travailleurs ? Actuellement, les moins de 25 ans ayant un contrat de travail autre qu’un CDI bénéficient d’un avantage : leurs ressources sont minorées dans le calcul de leur aide au logement. Ainsi, ils peuvent percevoir une aide accrue.

    Le gouvernement souhaite supprimer cette faveur [qui pallie pourtant fort mal l’absence d’accès au RSA]. Néanmoins, plusieurs députés ont proposé en commissions (finances et affaires économiques) de laisser les choses en l’état, afin de ne pas pénaliser un public souvent fragile, notamment lorsque l’entrée dans la vie active se fait via des #CDD.

    La prise en compte du patrimoine

    Le dernier grand axe de réforme concerne la prise en compte du #patrimoine (et plus seulement des #revenus) dans le calcul de l’aide. Là aussi, les modalités devront être définies par décret. Mais l’étude d’impact souligne déjà que la mesure « concernera principalement les 10% d’allocataires qui ont un patrimoine supérieur à 30.000 euros ». [par ex, comme le souligne https://twitter.com/feeskellepeut "30000 de patrimoine ça veut dire que les nanas divorcées qui ont la moitié de la vente de la maison du couple après remboursement bank..."]

    Pour la commission des affaires économiques, le coup de rabot risque d’être trop important. Elle a adopté un amendement qui préconise de ne prendre en compte le patrimoine que lorsqu’il dépasse 75.000 euros. Ce qui toucherait 4% des allocataires.

    Les débats à venir

    Bien entendu, il ne s’agit là que de propositions préliminaires. C’est le vote en séance qui déterminera le cadre définitif du texte. On peut donc s’attendre à ce que les mesures envisagées soient à nouveau retouchées par les députés. Ces derniers pourraient aussi décider de regarder au-delà de ce que propose le gouvernement.

    Un amendement adopté en commission des affaires économiques suggère par exemple de regarder également les ressources des parents des étudiants, afin de tenir compte des transferts familiaux des étudiants les plus aisés. Cela pourrait passer par la création d’un nouveau barème mêlant ressources des parents et éloignement géographique de l’étudiant.

    APL : LE DISCOURS AMBIGU DU GOUVERNEMENT
    http://argent.boursier.com/immobilier/actualites/apl-le-discours-ambigu-du-gouvernement-2845.html

    Il ne soutiendra pas certains amendements controversés proposés par les députés concernant les étudiants. Mais cela ne signifie pas qu’il abandonne tous ses projets de réforme

    La réforme des aides au logement
    http://www.humanite.fr/la-reforme-des-aides-au-logement-met-la-jeunesse-en-peril-588754

    En attendant, trois autres coups de rabot sur les #APL risquent d’être actés ce mercredi à l’Assemblée. Tout d’abord, l’exécutif souhaite prendre en compte le patrimoine des allocataires dans le calcul de cette prestation, sans préciser lequel… Les familles modestes ayant hérité d’une maison familiale seront-elles obligatoirement privées d’APL ? Quid, aussi, des employés qui ont péniblement constitué un peu d’épargne sur un Livret A ? Un décret précisera ce point, encore très flou.

    Une mesure dénoncée par 
le député PCF André Chassaigne

    Le deuxième coup de lame vise à instaurer un plafond de loyer au-delà duquel le montant de l’allocation serait dégressif. Une mesure dénoncée par le député ­communiste André Chassaigne en ­commission. «  Cela risque d’affecter des locataires du secteur privé qui, malgré de modestes ressources, payent un loyer cher pour de petits logements.  » Et pénaliser ainsi «  les mal-logés, les jeunes, qui affichent souvent un taux d’effort budgétaire proche des 50 %  ».

    Enfin, les salariés de moins de 25 ans verraient leurs APL calculées en fonction de leurs revenus de la seule année en cours et non plus des deux années précédentes. «  Cette dérogation permettait, jusqu’ici, de solvabiliser des jeunes et de favoriser leur accès à l’autonomie  », insiste Sylvie Reysset, présidente de l’Union nationale pour le logement autonome des jeunes (Uncllaj) de Paris. Résultat : un jeune embauché avec un revenu légèrement supérieur au Smic perdrait immédiatement tout le bénéfice de l’aide. Or ce public n’a souvent accès qu’au logement locatif privé, le plus cher, avec d’importants frais liés à l’installation (caution, meubles…). Et Sylvie Reysset de prévenir : cette réforme du mode de calcul mettrait à mal «  l’accès au logement, déjà complexe pour ces jeunes touchés par la #précarité de l’emploi  ». François Hollande, qui avait fait de la jeunesse une priorité, est prévenu.

    HLM, les perdants du budget. Le 24 septembre, au congrès de l’Union sociale pour l’habitat, François Hollande avait assuré que l’État resterait 
 «  un financier direct du #logement_social  » 
et promis qu’il verserait «  250 millions  » 
de crédits de paiement dans le nouveau Fonds national d’aide à la pierre (Fnap), destiné à financer la construction HLM. 
Las, dans le projet de loi de finances 2016, seuls 100 millions ont été affectés par 
l’État à ce Fnap, contre 270  millions pour 
les bailleurs sociaux (et donc les locataires eux-mêmes)… Un désengagement de l’État assurément. D’autant plus inquiétant 
que l’article 56 précise, en plus, que 
cette participation de l’État au financement du Fnap est finalement «  optionnelle »...

    http://seenthis.net/messages/425061 via colporteur


  • « Facteurs sociaux ’très défavorables’ » + « ’insuffisante prise en compte’ des conditions de vie des patientes précaires par les professionnels de santé en Seine-Saint-Denis » = « mortalité périnatale et infantile de 40 % à 50 % plus élevée que la moyenne française depuis le début des années 2000 » dans le 93
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/10/20/surmortalite-infantile-en-seine-saint-denis-la-precarite-n-explique-pas-tout

    #santé #précarité #inégalités

    http://seenthis.net/messages/422690 via Sabine Blanc


  • Inégalités et pauvreté: l’effet solitude - Olivier Galland, Telos
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/inegalites-et-pauvrete-leffet-solitude.html

    Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle : en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur, les inégalités de #revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexés sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la #vie_solitaire tient une place importante. 

    Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes : les « #singletons » forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers ! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.

    La progression de la vie solitaire a été spectaculaire : la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012 (passant de 8% à 19%). Les #familles_monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975, 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.

    Il y a bien sûr une assez grande #hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la #précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense.

    En réalité deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social : la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans) ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.

    Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de #pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire : en 2014 28% des allocataires du #RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants) dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée : 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants : pour preuve 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants dont 64% d’hommes. Au total 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans ! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté. (...)

    On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif. ...

    ...il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’#allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les #fraudes et assurerait un #revenu décent _aux plus #pauvres_ .

    #bureaucratie #contrôle #tri_des_pauvres

    http://seenthis.net/messages/421428 via colporteur


  •  » Accès aux soins : Médecins du Monde alerte sur la #précarité
    https://destinationsante.com/acces-aux-soins-medecins-du-monde-alerte-sur-la-precarite.html

    Les espaces ruraux sont loin d’être épargnés par la précarité. Un exemple ? Depuis mai 2013, Médecins du Monde a mis en place en Auvergne un dispositif qui accompagne les personnes vulnérables en milieu rural. A ce jour, plus de 300 consultations sociales, plus de 100 consultations de santé (médicales, infirmières, psychologiques) et plus de 100 accompagnements physiques vers des structures de droit commun ont été effectués.

    Une grande majorité des sujets déclare rencontrer des difficultés et se sentir isolée. Près de 50% reconnait avoir déjà renoncé à des soins alors que la majorité a au moins un problème de #santé et considère son état de santé comme mauvais ou médiocre.

    #ruralité #paupérisation

    http://seenthis.net/messages/418815 via Agnès Maillard


  • Amazon invente Flex, le travail à la demande
    http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/09/30/amazon-invente-flex-le-travail-a-la-demande_4777417_1656994.html

    « Soyez votre propre chef : livrez quand vous voulez, autant que vous voulez. » Tel est le nouveau slogan d’Amazon pour lancer un nouveau type de contrat de #travail : le #livreur payé à la tâche. Le distributeur sur Internet a annoncé, mardi 29 septembre, qu’il allait embaucher des employés intermittents pour livrer ses colis. Le nouveau service, baptisé Flex, consiste à proposer de devenir livreur sur des créneaux de deux, quatre ou huit heures, quitte à reprendre ses activités traditionnelles entre-temps.

    #précarité

    http://seenthis.net/messages/413515 via colporteur


  • RSA : l’Etat pourrait reprendre à sa charge une partie du financement
    http://www.leparisien.fr/economie/rsa-l-etat-pourrait-reprendre-a-sa-charge-une-partie-du-financement-27-09

    L’urgence est telle que l’ADF [asso des départements de France] a fixé un ultimatum au gouvernement. « Le congrès des #départements se tient les 15 et 16 octobre. Il faut avoir trouvé une réponse d’ici là, ajoute Dominique Bussereau. Au-delà du #RSA, c’est l’investissement qui commence à être touché. La Seine-Saint-Denis, par exemple, n’est pas en mesure de construire les collèges rendus nécessaires par sa croissance démographique ! »

    Si les départements sont dans l’incapacité de payer, les 2,5 millions d’#allocataires risquent-ils de ne rien percevoir ? « Pas forcément, dans la mesure où (les allocations) sont versées par les Caisses d’allocations familiales, rassure le patron de l’ADF. En revanche, les départements, qui sont censés rembourser la Caisse, ne le feront pas. »

    La solution d’une renationalisation du RSA est donc sérieusement envisagée par le gouvernement. « Cela fait partie des pistes mises sur la table par Manuel Valls lors des universités d’été du PS à la Rochelle », explique André Viola, le président du Conseil départemental de l’Aube dans le JDD.

    Une solution intermédiaire pourrait voir le jour dans un premier temps. « L’’Etat pourrait reprendre le versement du RSA à son compte, explique Dominique Bussereau. Les départements, dans ce cas, ne garderaient que le volet insertion, qui doit continuer d’être géré au plus près du terrain. » Avant cette solution, il est possible que l’Etat gèle le « reste à charge » des départements, estimé à 3,3 milliards d’euros au niveau de 2014, et assume les nouvelles dépenses de 2015, estimées à au moins 700 millions d’euros.

    #CAF #précarité

    http://seenthis.net/messages/413508 via colporteur


  • Au Royaume-Uni, le nombre de « contrats zéro heure » ne faiblit pas
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/au-royaume-uni-le-nombre-de-contrats-zero-heure-ne-faiblit-pas-502101.html

    Le nombre de Britanniques déclarant être employés dans le cadre d’un contrat sans garantie horaire et sans salaire minimal a augmenté de 20% à 744.000 sur un an. Ils sont près de 1,5 million en réalité.

    #royaume-uni #travail #précarité #contrat-zéro-heure

    http://seenthis.net/messages/404599 via herveg


  • Comment Pôle emploi s’est fait uberiser - L’Express L’Expansion
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/comment-pole-emploi-s-est-fait-uberiser_1709586.html

    Le Bon Coin, acteur low cost du #recrutement, domine le segment des #jobs peu qualifiés. Au-dessus d’eux trônent les agrégateurs, des métamoteurs comme Jobijoba ou Indeed qui centralisent des dizaines de milliers d’offres déjà publiées sur d’autres sites. 

    En marge de ce #marché principal, on trouve aussi les jobeurs comme YoupiJob ou SeFaireAider.com pour les besoins ponctuels qui ne seraient probablement pas passés par #Pôle_emploi (femme de ménage, jardinier, baby-sitter...). Les fonctions du haut de la pyramide demeurent l’apanage des chasseurs de têtes.

    #travail #emploi #précarité

    http://seenthis.net/messages/402415 via colporteur


  • Petit coup de gueule de ma part... contre ceux qui se félicite avec la Conseillère d’Etat, Mme Anne Emery-Torracinta (https://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/membres-emery-torracinta.asp), chargée de l’instruction publique parce qu’elle a posté le succès de l’Université de Genève dans le Ranking de Shanghai.

    Voici ce qu’elle a posté :
    http://i.imgur.com/DtcASKb.jpg
    Et ce que j’ai répondu :
    http://i.imgur.com/MrXbmM5.jpg

    #université #précarisation #chargé_de_cours #travail #science #ranking #Université_de_Genève #précarité
    cc @reka

    http://seenthis.net/messages/398952 via CDB_77


  • La #précarité, dit-on beaucoup, est la condition préalable pour retrouver la « #croissance » mais disparaît progressivement une fois cette dernière installée,

    2013 :
    En Espagne, plus d’#emplois, mais plus de précarité
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/01/en-espagne-plus-d-emplois-mais-plus-de-precarite_3439709_3234.html
    http://s1.lemde.fr/image/2012/01/16/600x315/1630394_3_654e_a-peine-7-des-1-28-million-de-contrats_56fec4f8edf7913d3bdcb215ab5decd1.jpg

    L’Espagne va mieux. C’est en tout cas le message qu’a essayé de faire passer le gouvernement de Mariano Rajoy en annonçant les chiffres du chômage pour mai : près de 100 000 sans-emploi de moins qu’un mois plus tôt. Un recul inédit depuis le début de la crise.

    Mais la « récupération de l’emploi » s’accompagne d’une augmentation des contrats précaires. Un an et demi après la réforme du marché du travail et quelques mois après l’annonce d’un plan pour l’entrepreneuriat et contre le chômage des jeunes, le début de la « reprise », si reprise il y a, passe par les emplois saisonniers et les contrats à temps partiel.

    A peine 7 % des 1,28 million de contrats signés en mai sont de période indéterminée, soit 95 800. Et non seulement ce type de contrats se raréfie (2 500 de moins en mai par rapport à avril), mais près de 40 % sont à temps partiel.

    Deux ans plus tard,
    New world of work : political cost of Spain’s recovery - FT.com
    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/036e760c-1b50-11e5-8201-cbdb03d71480.html#axzz3iE5s4cKh

    Over the past two years, Spain has won international admiration for turning around its once-shaky economy. At the height of the crisis, Madrid pushed through unpopular austerity measures and painful economic reforms, including a sweeping overhaul of the labour market.

    Wage costs fell and exports boomed, allowing the rest of the economy to recover as well.

    Employers and business leaders said reform helped companies regain competitiveness lost during the boom years. Spain is now on course to grow by more than 3 per cent this year, twice as fast as Germany, and jobless numbers are falling at last.

    The price of that recovery, however, is a notable rise in the number of workers who labour in precarious conditions.

    The share of workers in temporary employment, which fell in the downturn partly because of their vulnerability, is still lower than before the crisis but is on the rise again.

    In July, the Spanish unemployment roll dropped by 74,000, the best July since 1998. But of the 1.8 million labour contracts that were signed during the month, only 6.9 per cent of the contracts were for permanent positions. Despite the reforms, Spain’s two-tier labour market remains entrenched.

    http://seenthis.net/messages/396628 via Kassem


  • TGVflop
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/030815/tgvflop

    La #SNCF expérimente durant l’été le TGVpop qui ne part que si assez de voyageurs s’engagent, sur Internet, à le prendre. Un produit qui rassemble savamment les ingrédients les plus actuels, analyse le juriste Laurent Quessette : réseaux sociaux et démocratie numérique, #flexibilité généralisée même de son temps de vacances et #précarité étendue à sa destination.

    « Si un nombre suffisant d’acheteurs se manifeste, votre train partira. Si la desserte prévue ne recueille pas assez de likes sonnants et trébuchants, elle restera à quai.
    Avec le TGVpop, l’individu croit programmer sa vie alors qu’il subit les injonctions d’une vie que l’économie de marché lui fabrique. »

    #transport #tgv #libéralisme

    http://seenthis.net/messages/395259 via nicod_


  • En Espagne, le retour à l’#emploi se fait au prix d’un faible #salaire et de la #précarité
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/23/en-espagne-le-retour-a-l-emploi-se-fait-au-prix-d-un-faible-salaire-et-de-la

    L’économie espagnole recrée des emplois. Au deuxième trimestre, elle a enregistré 411 800 créations de postes par rapport au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi 23 juillet par l’Institut national des statistiques (INE). Par rapport au même trimestre de 2014, le nombre d’emplois a augmenté de 513 000 (+ 3 %). Quatre jeunes témoignent de leurs difficultés à (re) trouver un emploi, qui plus est stable.

    http://seenthis.net/messages/392257 via colporteur