• En Espagne, le retour à l’#emploi se fait au prix d’un faible #salaire et de la #précarité
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/23/en-espagne-le-retour-a-l-emploi-se-fait-au-prix-d-un-faible-salaire-et-de-la

    L’économie espagnole recrée des emplois. Au deuxième trimestre, elle a enregistré 411 800 créations de postes par rapport au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi 23 juillet par l’Institut national des statistiques (INE). Par rapport au même trimestre de 2014, le nombre d’emplois a augmenté de 513 000 (+ 3 %). Quatre jeunes témoignent de leurs difficultés à (re) trouver un emploi, qui plus est stable.

    http://seenthis.net/messages/392257 via colporteur


  • Avec la loi Macron, le CPE pour tous ?
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/250615/avec-la-loi-macron-le-cpe-pour-tous

    Le projet de loi Macron était le premier texte, depuis le CPE en 2006, à être adopté avec le 49.3, il a maintenant un 2ème point commun : remettre en cause la clé de voûte du code du travail, la protection du salarié en cas de licenciement abusif.

    Lire http://www.monde-diplomatique.fr/2006/03/LEFRESNE/13264

    Etre salarié a longtemps représenté l’une des conditions les plus précaires du monde du travail. Tombaient dans le salariat l’artisan ou le paysan ruinés, le compagnon qui ne pouvait devenir maître... Il faut se souvenir que le principal parti de gouvernement de la IIIe République, le Parti radical, avait inscrit à son programme électoral, lors du congrès de Marseille de 1922, l’« abolition du salariat, survivance de l’esclavage ».

    Lire sur la loi macron le décryptage de @bulard dans le numéro du mois d’Avril
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/BULARD/52833

    #loi_Macron
    #code_du_travail
    #précarité
    #democratie


  • L’attachement à l’#école des #familles sans #logement à l’épreuve de l’instabilité résidentielle - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/L-attachement-a-l-ecole-des.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton850.jpg?1434342093

    Si l’école joue un rôle de point fixe pour les enfants sans logement, y accéder n’est pas toujours aisé. Ainsi, nous montrerons dans cet article les conséquences néfastes de l’instabilité résidentielle sur l’accès des enfants à l’école. Nous verrons qu’elle explique en partie l’absence de #scolarisation d’un certain nombre d’entre eux. Plus largement, elle suppose bien souvent une scolarisation en dehors de la commune de résidence. Cette disjonction entre lieux de résidence et lieux de scolarisation n’est pas sans répercussions sur les apprentissages des enfants et l’organisation familiale, en particulier sur la gestion des #déplacements domicile–école. Si l’enquête (cf. encadré ci-dessous) confirme l’importance de l’école pour les enfants, elle permet aussi de mesurer les contrecoups de l’investissement familial autour de la scolarisation, en particulier pour des enfants fortement mobiles ou éloignés de leur établissement scolaire.

    #mobilité #précarité #transport

    http://seenthis.net/messages/381054 via Agnès Maillard




  • La #pauvreté, une #discrimination non identifiée - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2015/05/25/la-pauvrete-une-discrimination-non-identifiee_1316321

    On peut choisir de ne pas être pauvre dans notre société. N’est-ce pas là une affirmation dénuée de sens ? Pourtant, elle semble faire consensus dans un imaginaire collectif souvent empreint d’idées fausses (1). Les pauvres sont suspectés d’être frauduleusement pour quelque chose dans leur situation. Elles et ils cumulent et profitent des avantages de leur #précarité en percevant, sans honte, le revenu de solidarité active (RSA) ou l’aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire (ACS), et en bénéficiant, si facilement et sans dignité, de la couverture maladie universelle (CMU). L’association de ces deux vocables, pourtant antagonistes, « avantages, précarité » ne semble paradoxalement gêner que très peu l’imagerie sociale ambiante, largement influencée par les #médias. Peut-être parce que l’on croit faussement aussi que ces « populations » ont leur propre culture en dehors des cadres intégrateurs officiels. Culture dont les pauvres seraient, qui plus est et par hérédité, fiers ou à l’autre extrême, rendus « névrosés » à en croire même certaines études sociologiques (2). Et leurs soi-disant valeurs spécifiques s’opposent « trop », socialement et même psychiquement, à celles qui doivent a fortiori faire référence. Surtout, si en plus d’être pauvres, ces enfants, femmes et hommes sont roms et/ou migrants. Etre pauvre, c’est être classé socialement comme étant hiérarchiquement inférieur et donc non prioritaire.

    #hiérarchie

    http://seenthis.net/messages/378207 via Agnès Maillard


  • La crise, cette grande machine à déclasser - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/2015/05/31/la-crise-cette-grande-machine-a-declasser_1320409

    La pression exercée sur les #chômeurs de longue durée, dont le nombre a plus que doublé depuis 2008, les conduit à accepter des postes de moins en moins qualifiés.

    Ancien ouvrier qualifié devenu vigile dans une grande surface après une longue période sans emploi : le personnage joué par Vincent Lindon dans la Loi du marché n’est pas qu’un rôle de fiction. C’est un phénomène - le chômage de longue durée suivi d’un déclassement social - en pleine explosion dans une France laminée par six ans de crise [Lire 36 ans 46 ans ?]. En mars, #Pôle_Emploi [avec une cap à #emploi, tiens donc...] recensait ainsi 2,3 millions de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d’un an), un chiffre en hausse de 10 % sur douze mois, et de 18 % pour les très longues durées (sans emploi depuis plus de trois ans). Soit une progression deux à quatre fois plus importante que pour les autres chômeurs.
    « Sédimentation ». Depuis le début de la crise, la hausse est même vertigineuse : + 128 % depuis janvier 2008. Les demandeurs d’emploi de longue durée représentent désormais quasiment un chômeur sur deux (43 %), contre un petit tiers il y a sept ans. « C’est l’effet mécanique d’une crise qui dure, où l’absence d’offres d’emploi fait gonfler le stock de chômeurs, en nombre et en durée, explique le chercheur Thomas Amossé, du Centre d’études de l’emploi (CEE). Mais c’est aussi dû au fait que cette crise a prospéré sur un niveau de chômage qui était déjà élevé. Crise après crise, il y a une sédimentation progressive de la #paupérisation par le chômage. »

    Outre la crise, Pôle Emploi estime que cette hausse est aussi liée, pour les plus âgés, à la suppression progressive, depuis 2008, de la dispense de recherche d’emploi (DRE), qui leur permettait d’attendre la #retraite sans être contraints de chercher un boulot. Suppression qui les a fait basculer, depuis, dans les statistiques du chômage. A cela s’ajoute la réforme des retraites de 2010 qui, en repoussant l’âge légal de départ de 60 à 62 ans, a maintenu des seniors au chômage deux années supplémentaires.

    Mais Lindon n’incarne pas seulement un chômeur de longue durée, c’est aussi un « déclassé social », autre phénomène en vogue dans la France en crise. Ouvrier qualifié, il subit de plein fouet la désindustrialisation entamée dans le milieu des années 2000. « Les usines qui ont fermé ou qui ferment sont souvent adossées à des villes moyennes, où retrouver un emploi du même type se révèle impossible, explique Thomas Amossé. A défaut d’obtenir une #indemnisation de longue durée, ou même après, les ouvriers concernés sont contraints d’accepter des boulots alimentaires, généralement dans le tertiaire : gardiennage, restauration, entretien. »

    Une tendance confirmée par les chercheurs Laurence Lizé et Nicolas Prokovas (1) : « Alors que les déclassements étaient encore très rares entre 1980 et 1985, la #mobilité_descendante a doublé depuis, sous l’effet de la destruction des emplois industriels et de l’essor des emplois de service de faible qualification. » Les femmes, notamment, « ont subi des suppressions d’emploi dans l’industrie et se sont reclassées dans des emplois de service avec un niveau de qualification inférieur, d’aide ménagère, par exemple ». Selon une étude sur un groupe de sortants de l’ANPE en 2007, les chercheurs ont relevé un taux de 24 % de déclassement. Et encore ces chiffres datent-ils d’avant la crise.

    Décalage. Mais ce que souligne également le film de Stéphane Brizé, c’est l’acceptation de ce déclassement, battant ainsi en brèche l’idée qu’un chômeur préfère rester au chaud à Pôle Emploi plutôt que de reprendre un travail en décalage avec ses prétentions. L’étude de Lizé et Prokovas montre ainsi que « les personnes acceptent les emplois déclassés qui leur sont proposés, même si leurs trajectoires antérieures sur le marché du travail leur ouvrent des droits à l’indemnisation ». Selon leurs auteurs, « il n’existe pas de comportement de refus d’emploi de la part des chômeurs : si trappe au chômage il y a, il faudrait en chercher les raisons du côté de la nature des emplois proposés, de leurs conditions d’exercice ou de leur rémunération ».

    Retrouver un #travail, même s’il ne correspond pas à ses qualifications, n’est-il cependant pas préférable au chômage ? Non, selon ces mêmes chercheurs : « L’acceptation des emplois déclassés n’apparaît pas comme une stratégie efficace de sortie du chômage car le déclassement n’accélère pas la reprise d’emploi et provoque souvent un enlisement dans la #précarité de statut et de #revenu. » Bref, « l’emploi à tout prix n’est pas forcément une voie satisfaisante de sortie du chômage ».

    (1) « Itinéraires de chômeurs sur longue période : étude des #parcours déclassants ». Laurence Lizé, Nicolas Prokovas, Centre d’économie de la Sorbonne
    attention, le lien qui suit impose le téléchargement du pdf

    www.cereq.fr/index.php/content/download/1295/.../relief29_p107.pdf

    #salaire #inégalités #parcours_de_vie #durée #rythmologie

    http://seenthis.net/messages/376067 via colporteur


  • Dans nos sociétés pressées, le migrant est transparent
    http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/01/dans-nos-societes-pressees-le-migrant-est-transparent_4644385_1654200.html

    C’est le paradoxe des #migrants. On commence à les #voir quand ils ont disparu. C’est vrai pour les morts de la Méditerranée. C’est aussi vrai au cœur de Paris. Les 380 Africains du #campement de la station de métro La Chapelle dans le 18e arrondissement devraient être évacués cette semaine. Ils étaient installés là depuis huit mois dans l’indifférence générale.

    Leurs récits fous de vie déplacée, ces histoires à dormir debout qu’ils sont toujours prêts à raconter, on préfère les entendre à la télévision que s’arrêter à les écouter. Dans nos sociétés pressées, le migrant est transparent. D’ailleurs, les autorités s’emploient à rendre toujours plus invisibles ces nouveaux parias. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire l’anthropologue Michel Agier. Il a longuement théorisé cette façon de repousser ces indésirables toujours plus loin de nos regards.

    Précarité silencieuse

    « Under the bridge », c’était le nom du campement de La Chapelle. Ce lieu était l’archétype de l’espace de relégation urbain. Un refuge improbable sous le métro aérien et sur les voies ferrées ; un lieu dantesque.

    http://s2.lemde.fr/image/2015/05/29/730x487/4643764_7_8ceb_kaled-un-migrant-soudanais-mange-son-seul_d0ec2551f74be87d309f52622ac2d0d9.jpg

    #évacuation #rendre_invisible #précarité_silencieuse #photos

    Via @paris (#luttes info)

    L’arrêté d’#expulsion du camp de la Chapelle a été affiché en préfecture, ce samedi.

    Il laisse 48 heures aux #réfugié-e-s pour quitter les lieux.

    Un appel à #mobilisation tourne sur listes, soyons nombreu-ses à montrer notre #solidarité (nourritures, vêtements, couvertures bienvenus) :

    Pour exprimer notre solidarité avec les migrant-es et s’organiser, retrouvons-nous lundi 1er juin [aujourd’hui] à 18h30 au campement du métro La Chapelle.

    http://seenthis.net/messages/376046 via colporteur


  • Les nouvelles frontières des webrédac - Stratégies (via @oliviertesquet)
    http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/1010773W/les-nouvelles-frontieres-des-webredac.html

    A CCM Benchmark (Journal du Net, L’Internaute, Journal des femmes..), son PDG Benoît Sillard emploie près de 200 salariés, dont 80 personnes dans sa rédaction. Chez lui, pas de journaliste à proprement parler puisqu’aucun ne dispose d’une carte de presse professionnelle.

    Avantage, le périmètre du métier des rédacteurs est défini par l’éditeur, dans une logique de verticales. _« Les gens arrivent chez nous non comme exécutants mais comme responsables de chaîne, explique le patron, 60% des effectifs suivent d’ailleurs une formation. Je veux qu’ils aient la mentalité de start-up ou d’autoentrepreneurs pour devenir la cheville ouvrière d’un écosystème dont ils ont la responsabilité. »

    Les rédacteurs en chef doivent donc se poser la question non seulement du public qui va les lire – en étant proactif dans le buzz – mais aussi du « moyen de monétiser leur audience »_. Dans l’escarcelle de ces responsables-rédacteurs, on trouve donc le community management (#CM), les relations avec la régie ou le #management des chroniqueurs et contributeurs…

    Pascal Chevalier, président de Reworld Media, n’hésite pas de son côté à parler « d’usine de production de contenus » pour tous les écrans. Sur le papier, n’est plus publié qu’une sorte de best of des contenus numériques. « On publie dans le mois ce qui a plu en ligne », dit-il. Face au risque ressenti par les journalistes de perdre la main face au marketing et à la régie publicitaire, il estime que « les journalistes doivent se demander s’ils sont prêts à prendre la main sur la régie, pas le contraire ».

    #journalisme #précarité #publicité

    http://seenthis.net/messages/375457 via tbn